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Full text of "Annales de la Société entomologique de France"

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MUSEUM OF COMPARATIVE ZOÛLOGY 


ANNALES 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 


DE FRANCE 


ANNALES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 
DE FRANCE 


FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 


RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE 


par décret du 23 août 1878 


Natura maxime miranda in minimis 


nanimerers en orne ms 


6° SÉRIE. — TOME TROISIÈME. 


e 


PARIS 


AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ 
M. LUCIEN BUQUET 


rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain). 


1885 


ARTICLE 52 DES STATUTS ET DU RÈGLEMENT. Les opinions émises dans 
les Annales sont entierement propres à leurs auteurs ; la Société 
n'entend aucunement en assumer la responsabilité. 


Paris — Typographie ÉDOUARD DURUY #r Cie, rue Dussoubs, 22. 
(Ancienne maison FéLix MALTESTE et Ce.) | 


A7 PARTIE 


ANNALES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 


OBSERVATIONS 


SUR QUELQUES 


Chenilles nouvelles ou imparîfaitement connues 


Par M. A. CONSTANT. 
(Séance du 27 Décembre 1882.) 


4, BOTYS AURANTIACALIS F. R. — Voici une espèce connue depuis 
longtemps déjà à l’état parfait, puisqu'elle a été décrite par Fischer von 
Rôslerstamm; cependant, elle est toujours restée assez rare dans les 
collections, sans doute parce qu’elle n’habite que des localités circons- 
crites. En outre, sa chenille, d’après un renseignement fourni par 
M. Ragonot, n’est connue que par une note très incomplète publiée par 
Lederer. Je l’avais déjà trouvée et élevée en 1862, dans les environs de 
Celte; mais j'avais alors négligé d’en conserver la description. Ayant eu 
l’occasion de la retrouver en 1881 et 1882 dans le département des 
Alpes-Maritimes, je puis en donner aujourd’hui l'historique complet. 

Chenille jeune d’un blanc verdâtre ou jaunâtre, transparente, luisante 
et comme vernie, avec la tête et l’écusson noirs. Adulle, elle est plus 
renflée, d’un jaune clair ou d’un blanc d'os. Segments bien découpés, 
avec un sillon transversal sur chacun d’eux. Tête alors d’un brun foncé. 
Écusson de même couleur, avec une large éclaircie médiane, Trapézoi- 

Ann. Soc. ent. Fr, — Juillet 1883. 


6 A, CONSTANT. 


daux insérés sur une sorte de plaque concolore, luisante, comme elli- 
ptique, à contours bien nets, et à niveau un peu inférieur à celui de la 
surface du corps; les autres points pilifères placés sur une plaque ana- 
logue, mais de forme circulaire. Ventre et pattes concolores. 


Cette chenille vit, de la fin d’août à la fin de septembre, sur le Pista- 
cia terebinthus et sur le Rhus cotinus ; on la trouve cependant plus sou- 
vent sur ce dernier arbuste. Elle roule deux ou trois feuilles et les 
attache en forme de cylindre assez gros, dans lequel on la trouve quel- 
quefois par groupes de deux à quatre dans sa jeunesse, mais toujours 
isolément à l’âge adulte. Elle se construit, soit avec des feuilles sèches, 
soit avec d’autres débris, une coque assez solide, très vaste pour sa 
taille, et y passe tout l’hiver à l’état de chenille; sa métamorphose en 
chrysalide n’a lieu qu’au mois de mai, et le papillon éclôt dans le cou- 
rant de juin. 


Le B. aurantiacalis habite plusieurs points de la région méridionale de 
la France; mais il s’en faut de beaucoup qu’on le tronve partout où 
croissent les deux arbustes qui servent de nourriture à sa chenille. Je ne 
l’ai jamais rencontré à l’état parfait. 


2. Borys PYGMÆALIS Dup. (obfuscata Scop.). — Chenille très sensi- 
blement fusiforme, et atténuée surtout à l’extrémité antérieure, Segments 
profondément séparés, d’un gris verdâtre, avec une bande médiane lon- 
gitudinale jaunälre sur laquelle se dessine la vasculaire nettement tracée. 
Trapézoïdaux noirs, de forme irrégulière, cerclés de jaunâtre; les deux 
antérieurs, sur chaque anneau, beaucoup plus gros que les deux posté- 
rieurs. Points latéraux el stigmales saillants, noirâtres. Flancs et ventre 
jaunâtres, Leintés de vert. Têle très petite, d’un roux clair, parsemée de 
fines macules brunes. Écusson un peu plus pâle que le fond, irrégulière- 
ment ponctué de noirâtre,. 


Vit en mai sur diverses Inula, se tenant sur la surface supérieure des 
euilles, dont elle courbe légèrement les bords, maintenus par une toile 
légère, Sa chrysalide est enfermée dans une coque rousse fixée à la feuille, 
Éclosion en juin. 


3. ACROBASIS GLAUCELLÀ, — Cette espèce n’est pas très rare dans 
certaines localités du littoral dans le département des Alpes-Maritimes ; 


Chenilles nouvelles ou peu connues. 7 


cependant, je ne crois pas que, jusqu’à présent, elle ait élé signalée 
comme appartenant à la faune française. Quoi qu’il en soit, sa chenille 
élant inconnue, en voici la description : 


D'un gris verdâtre ou vert olivâtre, avec la vasculaire et deux lignes 
latérales fines d’un brun rougeâtre. Une tache noire pupillée de blanc sur 
le deuxième segment. Chaque anneau divisé en deux parties inégales par 
un pli transversal. Tête de même couleur que le corps, avec un petit trait 
brun de chaque côté. Premier anneau luisant et pointillé de noir. Quel- 
ques poils blanchâtres insérés sur les trapézoïdaux, qui sont à peine 
visibles. Région ventrale d’un vert pâle, avec les pattes concolores. 


Elle vit de janvier à mai sur divers Quercus à feuilles caduques ou 
persistantes ; on la trouve de préférence sur les sujets dont la végétation 
est chétive, et qui croissent en maigres broussailles. Elle réunit deux ou 
rois feuilles en les appliquant l’une à l’autre, sans les rouler ni les 
tordre, et y installe ses galeries sinueuses, de forme cylindrique, forte- 
ment adhérentes à la feuille, et couvertes de ses déjections. Elle se mé- 
tamorphose toujours dans la dernière loge qu’elle a occupée, et éclôt 
dans le courant de juillet, 


L. MYELOIS CRIBRUM. — Cette chenille est connue depuis trop long- 
temps pour qu’il soit utile d’en faire une description nouvelle. Je veux 
seulement signaler une anomalie que j’ai eu l’occasion d'observer dans 
ses mœurs lors d’une éducation que j'en ai faite pendant l'été de 1882. 


On sait que la chenille de la Myel. cribrum se trouve ordinairement, 
du milieu à la fin de l'été, dans les calathides des grandes Carduacées 
pendant tout le temps de la floraison; qu’elle pénètre de là dans l’inté- 
rieur de la tige, où elle passe l’hiver toujours à l'état de chenille, vivant 
de la moelle de la plante tout en acheyant sa croissance; qu’elle se chry- 
salide vers le mois de mai, et qu’elle donne son papillon en juin ou 
juillet; d’où il suit que l’évolution complète de l’espèce occupe l’année 
iout entière. 


Or, j'ai recueilli l'été dernier, dans les mois de juin et de juillet, des 
chenilles vivant dans les calathides du Kentrophyllum lanatum qui se 
sont comportées d’une manière toule différente. D'abord, on remarquera 
l’époque, qui est précisément celle où éclôt le papilion de la génération 
normale. Peu de jours après leur capture, ces chenilles sortirent des 


8 A. CONSTANT. 


capitules du chardon et se construisirent une coque en soie blanche très 
légère; la métamorphose en chrysalide eut lieu en peu de temps et le 
papillon apparut au bout d’une quinzaine de jours, à la fin de juillet et 
au commencement d'août. 


J'ai pensé qu’il y avait là un phénomène intéressant à signaler, et qui 
prouve que l’évolution de cette espèce n’a rien de régulier. La génération 
que je viens d'observer, et qui ne met que quelques semaïnes pour 
arriver à l’état parfait, est-elle parallèle de l’autre, ou supplémentaire? Je 
ne sais; mais il n’en est pas moins très singulier de voir la même espèce 
demeurer indifféremment à l’état de chenille quatre ou cinq semaines 
dans l’un des cas et dix mois environ dans l’autre. 


Je dois ajouter que, dans l’éducation que j'ai faite de la génération 
rapide sur des sujets recueillis tous en même temps, et sur les mêmes 
plantes, j'ai remarqué quelques chenilles qui, arrivées à tout leur déve- 
loppement, ne parvenaient cependant pas à se métamorphoser et mou- 
raient, après avoir longtemps dépéri, plusieurs semaines après l’éclosion 
du papillon des autres. Peut-être ces chenilles étaient-elles destinées, par 
leur constitution ou leur tempérament, à hiverner dans les tiges? Ce qui 
expliquerait comment celles-ci venant à leur manquer, elles n’ont pu 
vivre assez pour açcomplir leurs diverses métamorphoses. 


5. DIORYCTRIA MENDACELLA Stgr. — Chenille un peu déprimée, légè- 
rement atténuée aux extrémités; d’un brun rougeâtre ou violacé, par- 
semée sur la région dorsale de macules blanches, à contours sinueux et 
indécis. Vasculaire épaisse, entrecoupée. Trapézoïdaux noirâtres, bien 
marqués. Sligmates gris. Tête d’un brun roussâtre, ainsi que l’écusson. 
Ventre et patles de même couleur que le dessus du corps, mais plus 
pâles. 


Vit de mars à mai dans les jeunes cônes du Pinus halepensis. Elle 
ronge l’intérieur, qui est encore à celte époque de consistance herbacée, 
et lorsqu'il ne reste plus que la partie extérieure des écailles, la chenille 
se met en quête d’un autre cône. Son trou d’entrée, assez grand, reste 
toujours ouvert; il sert d’issue aux excréments de la chenille et à la 
résine abondante dont la sécrétion est déterminée par le travail de l’in- 
secte, Le tout forme, au bord de l'ouverture, et toujours en dessous du 
cône, un bourrelet assez volumineux qui donne beaucoup de facilité pour 


Chenilles nouvelles ou peu connues. 9 


la recherche de la chenille. Elle se chrysalide, en captivité, quelquefois 
dans le dernier cône qui lui a servi de demeure, mais plus souvent dans 
la terre ou dans des débris à sa surface. Mais il est probable qu’en 
liberté, sa métamorphose n’a jamais lieu dans le cône, car celui-ci se 
remplit rapidement de résine dès que la chenille a cessé de manger, et 
la chrysalide se trouverait ainsi étouffée ou noyée par l’afflux de la sève. 
Cette résine, d’ailleurs, une fois desséchée et solidifiée, sert alors de 
nourriture, plus tard, à la chenille d’une autre espèce dont je publierai 
la description et les mœurs dans un prochain travail. 


L’éclosion du papillon est assez irrégulière; elle commence dans le 
courant de juillet; mais comme certaines chenilles demeurent longtemps 
dans les cônes avant de se chrysalider, il s’ensuit qu’on obtient des éclo- 
sions jusqu’à la fin de septembre. 


La Dioryctria mendacella à été découverte en Andalousie par M. O. 
Staudinger ; elle était donc nouvelle pour la faune française lorsque 
M. Millière la prit aux environs de Cannes et la décrivit, en 1876, sous le 
nom d’Euzophera maritanella. 


Parmi les éclosions que j'ai obtenues de D. mendacella, il s’est trouvé 
un certain nombre de D. pineæ Stgr. dont les chenilles ont les mêmes 
mœurs, et avaient été prises en même temps. Ces deux chenilles ont sans 
doute entre elles la plus grande ressemblance, car, ne me doutant pas 
que j'avais deux espèces, leurs différences m’ont échappé. Je me propose, 
l'année prochaine, de les étudier de plus près et de publier la chenille 
de la D. pineæ; en attendant, on peut déjà considérer cette espèce, 
d’origine espagnole aussi, comme appartenant à la faune française. 


6. DIORYCTRIA COENULENTELLA Z. — Chenille d’un gris vineux ou 
violacé, nuancée par places de quelques teintes rougeâtres. Vasculaire 
fine, droite et bien tracée; plusieurs autres lignes longitudinales très 
déliées, légèrement ondulées, d’un gris blanchâtre, et d’autant plus pâles 
qu’elles s’éloignent davantage de la ligne dorsale. Deux de ces lignes, 
plus foncées à leur partie antérieure, figurent, sur l’écusson et sur les 
premiers segments, un lrait latéral noirâtre, comme géminé, plus ou 
moins distinct selon les individus, et dont la coloration va décroissant 
d’avant en arrière, 


40 À, CONSTANT. 


Tête brune, plus claire sur le front, Écusson gris brun, avec les deux 
traits latéraux dont je viens de parler. Trapézoïdaux et points pilifères 
noirâtres. Région ventrale bleuâtre clair ou vert d’eau. 


Elle varie beaucoup pour le ton et l’expression des lignes, tantôt bien 
marquées, tantôt très pâles et se détachant à peine sur le fond. 


Vit au printemps d’abord, puis en juillet-août, sur le Lotus Alliont, et 
sans doute aussi sur d’autres espèces. La génération du printemps passe 
sa vie dans la terre, où elle se construit un tube de soie dont l’ouverture 
aboutit au dehors, a portée des feuilles qui touchent au sol. La chenille 
d'été habite également une galerie tubulaire; mais celle-ci est simple- 
ment fixée par un bout à la surface du sol, et de là s'étend le long des 
tiges de la plante, en s’allongeant à mesure que la chenille dévore les 
feuilles. Les excréments sont rejetés au dehors. 


Le papillon éclôt en juin d’abord, puis en août-septembre. La géné- 
ralion d’été donne des sujets d’une teinte beaucoup plus foncée que ceux 
de la chenille vernale. L'espèce, est, je crois, nouvelle pour la faune 
française. 


7. NEPHOPTERYX SUBLINEATELLA Slgr. — Chenille d’un gris terreux, 
plus ou moins foncé selon les individus, ridée transversalement sur les 
trois premiers anneaux et sur les côlés tout le long du corps. Vascu- 
laire assez distincte en teinte plus foncée; deux ou trois lignes lalérales 
confuses et sinueuses, qui disparaissent à peu près entièrement à l’âge 
adulte. Trapézoïdaux et autres points pilifères paraissant plutôt concaves 
que proéminenis. Tête et écusson très noirs; ce dernier divisé d’avant en 
arrière par une ligne médiane plus pâle. Venire et paties de la couleur 
du dos, mais d’une teinte plus claire. 


De même que beaucoup d’autres chenilles de Phycidées, celle-ci passe 
sa vie dans un long tube de soie confectionné par elle; mais la galerie 
qui lui sert d'habitation est particulièrement remarquable. Elle est acco- 
lée sur toute sa longueur, qui est au moins de 10 à 12 centimètres, à une 
tige d'Helichrysum angustifolium, et se compose du tégument tomenteux 
qui, comme on sait, est très abondant sur toutes les parties de cetie 
plante. Toutefois, le tube consiruit par la chenille étant long et gros, et 
ses parois assez épaisses, elle ne trouverait pas sur une seule tige une 


Chenilles nouvelles ou peu connues, LL 


quantité de bourre cotonneuse suffisante pour l’entier achèvement de sa 
demeure ; elle a donc été vraisemblablement obligée d'aller emprunter 
un supplément de matériaux aux tiges voisines à mesure qu’elle agran- 
dissait sa galerie. Son travail, du reste, témoigne d’une assez grande 
habileté. Elle confectionne une véritable étoffe feutrée, solide et résis- 
tante, recouverte d’une sorte de coton cardé si épais et si moelleux qu'il 
est difficile, au toucher, de saisir l’endroit précis où se trouve la chenille 
dans sa galerie. 

La métamorphose a lieu, du moins en caplivilé, dans une coque de 
même composition que le tube, et située à l’une de ses extrémités. On 
trouve cette chenille, dans la région littorale des Alpes-Maritimes, 
en mars et avril; l’éclosion a lieu en juin. L'espèce est nouvelle dans la 
faune française. 


C’est sans doute par sa manière de vivre que. cette chenille est pro- 
tégée contre les altaques des parasites; sur une quarantaine d’éclosions 
obtenues, je n’ai pas observé un seul cas de parasitisme. 


8. EPHESTIA GNIDIELLA Mill, — Il serait superflu de donner la des- 
cription de la chenille de cette espèce, dont l'historique complet a été 
publié par M. Millière (Ic., IT, p. 308, pl. 83); si j'en parle ici, ce n’est 
que pour compléter, par quelques observations, les renseignements déjà 
fournis par notre collègue. 


Cette chenille est extrêmement polyphage; M. Millière, au moment où 
il l’a décrite, ne lui connaissait pas d’autre nourrilure que le Daphne 
gnidium; depuis, on l’a signalée sur un Tamarix, sur le Chænomeles 
japonica et sur le Citrus aurantium, rongeant l’intérieur du fruit (1); 
mais, d’après ce que j'ai observé cetle année (1882), sa nourriture de 
prédilection semble être le raisin. Cest, en effet, sur ce fruit que je l’ai 
trouvée en plus grande abondance, de juillet en septembre, dans mon 
ardin, et j’évalue au moins à 40 pour 400 de la récolte le dégât qu’elle a 
causé. Elle circule entre les grains déjà gros, les soudant l’un à l’autre 
pour $’y cacher, el les rongeant à la périphérie sans pénétrer à l’inté- 
rieur ; de plus, elle enveloppe la rafle d’un lissu aranéeux où ses excré- 
ments sont engagés. On la trouve dans une grappe par pelils groupes de 
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(1) Renseignements fournis par M. Ragonot. 


49 A, CONSTANT. 


deux à six individus qui paraissent vivre en famille, el qui proviennent 
sans doute d’une même ponte, quoique leurs tailles soient souvent très 
inégales. Ce n’est pas que la consommation qu’elles font soit bien consi- 
dérable; mais comme elles attaquent des grains déjà parvenus à un état 
voisin de la maturité, et qu’à ce point, les lésions du fruit ne peuvent 
plus se cicatriser, il s'ensuit que tout grain entamé tombe en pourri- 
ture, et que la contagion s’étend de proche en proche à toute la grappe, 
surtout si la saison est tant soit peu humide. 


La chenille de l’Eph. gnidiella n’est pas seule à travailler, dans la 
région du Midi, à la destruction du raisin; elle est aidée dans celte 
œuvre par la chenille de l’Eudemis botrana, qu'on trouve en même 
temps dans les mêmes grappes; ce sont donc deux espèces qu’on peut 
ajouter à la liste déjà si longue des ennemis de la vigne. 


9. COCHYLIS CONTRACTANA Z. — Chenille courte, molle, lente à se 
mouvoir, renflée au milieu jusqu’à en devenir presque ovoïde. Elle est 
d’abord d’une teinte unie, fauve ou jaunâtre clair. A l’âge adulte, elle se 
colore de gris ou de verdâtre, avec les régions dorsale et latérales lavées 
de roux brun plus ou moins foncé selon les individus, mais seulement 
sur la partie la plus saillante des segments, ce qui donne à cette teinte 
une apparence maculaire. Une ligne longitudinale de points de même 
couleur au niveau des stigmates. Trapézoïdaux el points verruqueux 
bruns. Tête d’un testacé jaunâtre. Écusson de coloration variable, tantôt 
de la même couleur que le corps, lavé ou marbré de noir, tantôt figuré 
par deux plaques à peu près triangulaires, rousses, bordées postérieure- 
ment de noir, et séparées par une ligne claire longitudinale. Région ven- 
trale et pattes de la même couleur jaunâtre que le dessus du corps. 


Elle vit, pendant tout l’élé, et jusqu’en octobre, dans les calathides 
de diverses Lactuca, à la manière de la Grapholitha conterminana; mais, 
tandis que celle-ci n’a qu’une seule génération par an, les métamor- 
phoses de la C. contractana sont, au contraire, assez rapides. Elle se 
chrysalide dans la dernière calathide qui lui a servi de demeure, et éclôt 
au bout de quelques jours. Je l'ai vue fréquemment voltigeant par groupes 
autour des laitues en état de fructification dans les jardins. 


La C. contractana habite l'Europe méridionale; je ne crois pas qu’on 
l'ait signalée dans le centre ou le nord de la France. 


Chenilles nouvelles ou peu connues. 13 


10. RETINIA TESSULATANA Slgr. — Chenille d’un gris sale ou ver- 
dâtre, sans dessins apparents. Vasculaire à peine indiquée par un trait 
sur quelques-uns des segments du milieu. Tête d’un noir intense, assez 
petite, échancrée à sa partie postérieure. Écusson noirâtre, parlagé en 
deux parties, d'avant en arrière, par une ligne claire. Pattes écailleuses, 
noirâtres. 


Elle habite les cônes du Cupressus sempervirens, et c’est sans doute 
parce que ces cônes restent au moins deux ans sur l'arbre que la che- 
nille n’a pas d’époques bien précises pour ses évolutions. Il y a cepen- 
dant deux générations principales : l’une à l’automne, se chrysalidant 
pendant les mois d’hiver, et donnant naissance à l’insecte parfait en 
mars-avril ; l’autre, qui vit en juin et qui éclôt en juillet-août. Mais, en 
dehors de ces deux saisons, on trouve presque en tout temps, même au 
milieu de l’hiver, des insectes parfaits et des chenilles. 


La métamorphose en chrysalide s’opère à l’intérieur du cône, dans un 
tube de soie blanche dont une extrémité aboutit au trou de sortie, 
recouvert d’un mince opercule. La chrysalide est d’un brun clair à tête 
mucronée, et porle au segment anal une couronne de crins raides, courts 
et divergents. 


11. EUDEMIS AMARYLLANA Mill. — Cette espèce étant sur le point 
d’être décrite par M. Millière, d’après des individus pris au vol, je ne 
m'occuperai point de l’insecte parfait, me bornant à donner la descrip- 
tion de la chenille que notre collègue, je crois, n’a pas connue. 


Elle est raccourcie et renflée, peu agile, d’un vert plus ou moins 
sombre, sans autres dessins que la vasculaire, faiblement indiquée en 
couleur plus obscure. Trapézoïdaux blanchâtres, peu visibles. Tête d’un 
roux clair, avec deux petiles taches latérales brunes. Écusson jaunâtre, 
irrégulièrement bordé de brun. 


On la trouve, à l’automne, dans les épis fructifères de divers Echium, et 
plus souvent encore dans ceux de l’Onosma echioides, dont les graines et 
les calices plus serrés et plus épais lui offrent une retraite mieux cachée. 
Elle s’installe sur le rachis de l’épi près de son extrémité, entre les deux 
rangs de semences, et mange à droite et à gauche en avançant dans un 
léger tube de soie, à mesure que les progrès de l’anthèse font allonger 


â/ A. CONSTANT. 


l’épi, ayant ainsi toujours à sa portée des graines verles et tendres. Sa 
métamorphose a lieu le plus souvent à la place même où elle a vécu; elle 
passe l'hiver en chrysalide, et éclôt dès le commencement de mars, ce 
qui permet de penser qu’elle a deux générations ; mais jusqu’à présent, je 
ne connais que celle dont je viens de parler. 


Elle est très souvent attaquée par un petit Diptère parasite, 


19, DICHRORAMPHA ACUMINATANA Z. — En élevant cetté chenille, aû 
printemps de 4889, sur deux plantes différentes et à deux époques dis- 
tinctes, je croyais fermement à l'existence de deux espèces, d'autant 
mieux que ces chenilles n’étaiént point absolument semblables, et que les 
plus faibles différences ont une assez grande valeur dans une faïñille où là 
plupart des espèces se ressemblent de si près sous leur$ premiers états. 
Mais l’examen de l’insecte parfait n’est pas venü confirmer celte opinion, 
et les types issus des deux séries ne peuvent être séparés spécifiquement. 
Je vais donc décrire la chenille qui est la plus abondante, et subsidiaire- 
ment l’autre race, en indiquant les différences qui existent de l’une à 
l’autre. 

Chenille fusiforme, d’un blanc jaunâtre qui va quelquefois jusqu’à la 
couleur ambrée luisante et translucide; on aperçoit sous la peau les 
mouvements de la circulation et de la digestion. Vasculaire vaguë et peu 
distincte, confondue avec le tube digestif. Pas d’autres lignes. Trapézoi- 
daux, points pilifères et stigmates d’un gris pâle, mais difficilement visi- 
bles. Tête brune où noire. Écusson fortement teinté d’une couleur brune 
qui l’envahit parfois entièrement. 


Vit en mai et juin au sommet des jeunes tiges du Ghrysanthemum sege- 
tum, logée dans le canal médullaire. Elle arrête la croissance de la plante, 
qui émet alors des rameaux latéraux au-dessous du point habité par la 
chenille, ce qui rend cette dernière très facile à découvrir ; on peut . 
recueillir presque à coup sûr les sommités qui renferment l’insecte ron- 
geur, Elle cesse de manger dans le courant de juin et se construit, dans 
la terre, une coque où elle demeure assez longtemps avant de se méla- 
morphoser ; enfin, l’éelosion du papillon a lieu en octobre. 


Quant à l’autre race, elle est d’un jaune généralement plus pâle; sa 
forme semble être plus déprimée: en outre, sa tête est d’un jaune teslacé 


Chenilles nouvelles ou peu connues. 15 
au lieu d’être brune ou noire, et l’écusson est à peine distinct, pour la 
couleur, du reste du corps. Elle vil en mars et jusqu’au 20 ou 25 avril 
dans les souches du Leucanthemum pallens; je ne l'ai jamais trouvée dans 
les parties aériennes de la plante. Elle est en coque depuis environ un 
mois lorsqu'on commence à trouver l’autre sur le Gkrysanthemum segelum 
en mai, et son papillon éclôt dans le courant d’août. J’ajoutcrai qu’elle 
est beaucoup moins abondante que la précédente. 


18. ACROLEPIA ÉGLANTERIBLLA Mann. — Espèce décrile pour la pre- 
mière fois en 4855, par Mann; cité par M. Släinton dans son Téncina of 
Southern Europe. Mais les deux exemplaires qui lui avaient servi à l’éla- 
blissemént de l’espèce avaient été, dit-il, pris au vol, aux environs 
d’Ajaccio, sur un buisson de roses (1) : il n’en connaissait donc pas les 
premiers états. Douze ans plus tard, en 4867, M. Slainton trouva à 
Cannes, sur l’Helichrysum Stæchas, une clienille qu'il ne put élever, mais 
qu’il supposa être celle de l’Acrolepia eglanteriella, d'après un renseigne- 
ment fourni par M. Staudinger. Il est probable que notre habile collègue 
avait deviné jusle, car la manière de vivre de la chenille, l’époque de sa 
découverte, et la description succincte qu’il en donne conviennent assez 
bien à l'espèce en question. 


J'ai eu moi-même l’occasion d'élever cette chenille en 4882, et voici le 
résultat de mes observations. 


Elle est d’un vert pâle et terne, atlénuée postérieurement, sans autres 
lignes que la vasculaire, très peu apparente en teinte plus foncée, et 
encore seulement à la fin de sa croissance. Têle d’un jaune testacé, 
Écusson un peu plus pâle, avec deux traits postérieurs transversaux bruns 
ou noirs. 

Habite, en avril, les sominités des, jeunes pousses de l'He/ichriysuin 
angustifolium ; elle s’y tient cachée et mine les feuilles voisines, tout en 
changeant souvent de retraile, ce qui, joint à son éxtrême petitesse, la 
rend difficile à découvrir. Son éclosion arrive du milieu à la fin de mai, 

La chrysalide est d’un vert jaunâtre, enveloppée dans le tomentum des 
feuilles, du moins pour les chenilles élevées en captivité. 


(1) D'où vient le nom d'eglantierella créé par Mann, et qui donne une fausse 
idée des mœurs de la chenille. 


16 A. CONSTANT. 


Geite espèce est toujours demeurée très rare, et je crois que peu d’en- 
tomologistes l'ont trouvée en France jusqu’à présent. 


1h. DEPRESSARIA SUBPROPINQUELLA Stgr. (var. rhodochrella H.-S.), — 
On est d'accord pour considérer le type de la Depr. rhodochrella comme 
constituant une simple variété de la Depr. subpropinquella ; les chenilles 
ne sont pas d’un grand secours pour aider à trancher cette question, 
attendu que le genre Depressaria est un de ceux où les chenilles se res- 
semblent le plus entre elles pour la forme, pour les mœurs et pour les 
couleurs. Cependant, j’ai toujours remarqué que la chenille de la var. rho- 
dochrella est d’une teinte plus pâle et plus jaune que celle de la subpro- 
pinquella, qui est d’un vert généralement assez sombre. Quoi qu'il en soit, 
je trouve ici, dans la région littorale, une forme de la rhodochrella assez 
remarquable, à l’état parfait, pour mériter quelques lignes d’une mention 
spéciale. Voici d’abord la description de la chenille : 


Elle est allongée, atténuée postérieurement, d’un vert pâle, lavé de 
jaunâtre sur les flancs; ces teintes plus foncées dans l’âge adulte. Pas 
d’autres lignes que la vasculaire, vaguement indiquée. Trapézoïdaux, 
stigmates et autres points, noirs et fins. Tête et écussontrès noirs, lui- 
sants. Région ventrale de même couleur que le dessus, avec les pattes 
antérieures jaunâtres. 

Elle vit en avril-mai dans les feuilles du Carduus Sanctæ-Balmæ qu’elle 
plie légèrement en dessus, dans le sens de la longueur; ses mœurs ne 
diffèrent pas, en cela de celles de la subpropinquella typique. Mais l’in- 
secte parfait a constamment une teinte spéciale : il est d’un beau jaune 
orangé, vif et brillant; sur environ cinquante individus obtenus de che- 
nilles récoltées dans diverses localités, sur cette plante, aucun ne pré- 
sente la moindre modification dans cette couleur. D’un autre côté, les 
nombreuses subpropinquella que j'ai élevées sur d’autres Composées, 
Cynara, Cirsium, Carduus, Tyrimnus, Centaurea diverses, ne m'ont 
jamais donné un seul exemplaire du même coloris que celles du Card. 
Sanctæ-Balmaæ. 


15. GELECHIA BASIGUTTELLA Hein. — Chenille allongée, un peu renflée 
au milieu, d’un vert jaunâtre, avec quelques nuances éparses plus foncées, 
paraissant dues à la transparence de la peau qui laisse entrevoir les 


Glienilles nouvelles ou peu connues, 17 


organes intérieurs. Vasculaire à peine indiquée ; pas d'autres lignes, Points 
ordinaires peu ou pas distincts. Tête d’un jaune testacé. Segment anal 
d’un vert plus foncé que le reste. 


Vil en mai dans les jeunes pousses de diverses espèces de Salix, d'où 
elle s'échappe au moindre attouchement avec une extrême vivacité. Se 
métamorphose dans la terre et éclôl en juin. 


Très voisine de la Gel. albicans du même auteur, cependant les deux 
espèces me semblent être distinctes. La chenille de l’albicans m'est 
inconnue ; elle vit aussi, dit-on, sur les saules: du reste, il est peu pro- 
bable que les chenilles de deux Géléchides si voisines puissent présenter 
entre elles des différences bien profondes. 


16. GELECHIA CYTISELLA Tr. — En publiant le premier celte espèce, 
en 4833, Treitschke a aussi donné une notice sommaire sur la chenille. 
Mais, depuis cette époque, la G. cytisella n’a pas cessé d’être assez rare; 
peu d'amateurs connaissent sa chenille, et quelques renseignements sur 
elle ne seront pas inutiles pour aider à la trouver. 


Elle varie un peu pour la couleur. Le fond est d’un brun plus ou moins 
foncé, qui va quelquefois jusqu’au noir terne ou violacé, avec la ligne 
dorsale généralement plus claire. Segments bien marqués, chacun d’eux 
divisé en deux parties par un petit sillon transversal. Trapézoïdaux et 
autres points assez gros, noirs, luisants, presque verruqueux, surtout les 
deux antérieurs sur chaque anneau. Ils sont ordinairement cerclés de gris 
cendré, et celte couleur forme quelquefois une bande confuse au niveau 
des stigmates. Tête et pailes antérieures noires ou brunes selon que la 
chenille est d’une couleur plus ou moins sombre. Écusson conservant les 
mêmes proportions pour la teinte, et souvent divisé en deux parties par 
un trait pâle. Ventre et pattes membraneuses verdâtres. 


Treitschke dit que cette chenille est quelquefois d’un gris verdâtre ou 
d’un vert clair. Je ne l’ai jamais vue de ces deux couleurs. 


Elle vit, en hiver, c’est-à-dire de novembre à février, dans la région 
méditerranéenne, sur le Galycotome spinosu, seule plante où je l’aie 
jamais trouvée. Elle est très rare et difficile à découvrir, car sa retraite se 
compose, quand elle est jeune, d’une foliole unique, de deux au plus 

(1885) 4°° partie, 2, 


4 A. CONSTANT. 


CO 


dans l’âge adulle, et ces deux folioles très proprement soudées par leurs 
bords, échappent aisément aux regards au milieu de l’abondant feuillage 
de l’arbuste. 


Elle se chrysalide, du moins en captivité, entre les dernières feuilles 
qu’elle a habitées, et l’éclosion a lieu depuis le milieu de février jusqu’en 
avril, 


Selon Treitschke, la G. cytisella, qui habite aussi l'Allemagne et la 
Hongrie, vit sur le Cytisus nigricans, se chrysalide en octobre, et éclôt 
en ayril. On voit qu'elle ne se comporie pas absolument de la même 
manière dans les deux régions. 


47. TELEIA MYRICARIELLA Frey. — La chenille est, dans sa jeunesse, 
entièrement d’un jaune verdâtre uni, avec la tête brune. Adulte, elle 
passe au brun plus ou moins foncé, et l’écusson se colore de la même 
teinte que la tête: quelquefois l’un et l’autre deviennent presque noirs, 
mais l’écusson conserve toujours une teinte un peu plus claire que la tête. 

Elle habite les Tamarix africana qui croissent dans les sables du lit- 
toral; mais on ne la trouve que çà et là. Elle réunit en paquets assez 
volumineux les brindilles terminales de ces arbustes, et se ménage au 
cenire une galerie cylindrique ouverte à ses deux extrémités; elle change 
souvent de demeure, car on trouve beaucoup de loges désertées par leurs 
habitants. 


Sa métamorphose s'opère dans la terre, vers le milieu de juin; l’éclosion 
arrive en juillet, Encore assez rare dans les collections. 


Â8. MEÉSOPHLEPS TRINOTELLUS H.-S. — Chenille très allongée, d’un 
rouge safrané foncé ; segments bien distincts; chacun d’eux marqué dun 
petit sillon ou pli transversal. Points ordinaires difficilement visibles, 
même à la loupe. Tête très noire. Écusson à peine plus brun que le reste 
du corps. Ventre et pattes de la couleur du dos. 


Elle vit, à l'automne, dans les siliques de la Moricandia arvensis; sa 
forme est si mince et si allongée qu’elle lui permet de circuler dans toute 
la longueur de ces fruits, malgré leur exiguité ; elle n’éprouve même pas 
Le besoin de rejeter ses excréments au dehors de la silique pour éviter 
l'encombrement. Elle passe tout l'hiver à l'état de chenille dans lasilique 


Chenilles nouvelles ou peu connues, 49 


et s’y chrysalide au printemps. L’éclosion a lieu vers la fin de mai ou le 
commencement de juin. 


M. Stainton, qui a publié une courte notice sur cette espèce (The 
Tineina of Southern Europe, p. 222 et 233), dit qu’elle vit aussi dans les 
siliques du Cheüranthus cheiri, d’où il suit qu’on peut la trouver dans 
beaucoup de localités; cependant, jusqu'à présent, l'espèce est restée 
assez rare. 


19. NoTHRIS ASINELLA Hb, — Cetle chenille se présente sous deux 
aspects assez différents selon qu’elle est jeune ou adulte. Elle est d’abord 
très allongée, à segments presque unis, entièrement d’un vert gai, tirant 
quelquefois un peu sur le jaune clair. Pour tout dessin, les sous-dorsales 
marquées en teinte plus pâle; la tête et l’écusson un peu plus jaunes 
que le reste du corps. Adulle, elle paraît plus raccourcie relativement à 
sa taille, plus cylindrique, et les segments sont surtout mieux divisés. 
Fond d’un vert clair, avec six lignes longitudinales bien tracées d’un 
brun clair ou rougeûtre; la tête est souvent marbrée de teintes rousses. 


On la trouve en mai sur les Salix alba, incana et autres espèces à 
feuilles lancéolées ; elle habite le sommet des pousses herbacées, alta- 
chant l’une à l’autre les feuilles terminales par leur face supérieure, sans 
les rouler ni les plier. Elle est extrêmement vive el frétillante, et se pré- 
cipite hors de sa retraite à la moindre secousse. Sa métamorphose a lieu 
dans la terre ; mais en captivité, il lui arrive souvent de se construire une 
coque en soie blanche et mince entre les feuilles où elle a vécu. 


Le papillon éclôt à la fin de juin et au commencement de juillet; il est 
encore très peu répandu dans les collections. 

20. CHAULIODUS ÆQUIDENTELLUS Hofm.-Chenille lente et molle, assez 
renflée, atténuée aux extrémités, d’un jaune plus ou moins verdâtre, à 
peu près de la même nuance que les carpelles dont elle se nourrit. Pas de 
lignes ni de dessins. Trapézoïdaux gros et saillants, d’un brun presque 
noir. Points pilifères et stigmates de la même couleur. 


Tête et paites écailleuses noires. Écusson brun, marqué au milieu pa 
un lrait longitudinal jaunâtre. 


Elle se nourrit des semences jeunes de plusieurs Ombellifères, Peuceda= 


39 À, CORSTANT, — Chentlles nauvelles au pe éonhties, 


num officinale el cervaria, Ferula comimunis, ele. Kile ne pénèlre pas 
dans l’intérieur des carpelles, comme sa congénère éniquellus; elle étend 
seulement des fils de soie entremêlés à travers les rayons d’une Ombel- 
lule, et se tient au milieu de son ouvrage en mangeant les graines voi- 
sines, sans prendre la peine de se cacher; aussi la trouve-t-on aisément. 
J'ajoute qu’elle est loin d’être commune et que les localités qu’elle habite 
sont toujours reslreintes. 


Elle se chrysalide dans une petite coque fusiforme, allongée, à tissu en 
réseau rappelant un peu les coques des Acrolepia; l’état de chrysalide ne 
dure que peu de jours. Deux générations par an: la première au prin- 
temps, donnant le papillon en juin; la seconde, en septembre, avec l’in- 
secte parfait en octobre et novembre. Cette dernière paraît être la plus 
abondante des deux. 


21. PYRODERCES ARGYROGRAMMOS Zell. — Chenille épaisse el courte, 
d'un bianc d'os, presque diaphane, au point qu’on aperçoit à l’intérieur 
le tube digestif et les aïiments qu’il contient. Pas de lignes ni de points 
apparents. Tête et écusson d’un brun clair ou roussâtre. 


On la trouve dans les calathides de plusieurs Composées : Carlina 
corymbosa, Kentrophyllum lanatum, Centaurea aspera, Pycnomon 
acarna, elc. Elle se nourrit du réceptacle aussi bien que des akènes, 
Deux générations par an : l’une hiverne à l’état de chenille et éclôt en 
juin; l’autre, vit en été, et donne son papillon en août. Il y a, en outre, 
un certain nombre d’éclosions irrégulières pendant toute la belle saison. 

a métamorphose a toujours lieu à travers les paillettes des capilules. 


a —O) == mm 


NOTE 


SUR 


Diverses variétés de Lépidoptères 


Par M. J. FALLOU. 


(Séances des 14 Décembre 1881 et 28 Mars 1883.) 


1° PARARGE IpA Esper. Aberratlion ALBOMARGINATA Faliou. — Ce 
Satyridé est un individu mâle offrant un cas d’albinisme partiel d’une 
régularité parfaite; il me semble n’avoir élé décrit par aucun auteur et je 
n’en ai pas vu de semblables dans toutes les collections que j'ai examinées. 

La tête, le thorax et l'abdomen sont blanchâtres, au lieu de présenter, 
comme dans le type, une coloration brune en dessus. Le fond des quatre 
ailes a conservé la couleur ordinaire de l'espèce, c’est-à-dire un fauve 
vif; mais la tache du disque et toute la bordure des quatre ailes, qui 
sont habituellement brunes, n'existent plus et sont remplacées par du 
blanc. L’œil apical noir bipupillé a presque disparu pour ne laisser voir 
distinctement que la pupille supérieure, quoique en dessous des ailes les 
deux pupilles soient apparentes. Les dessins, ordinairement d’un gris 
nébuleux du dessous des ailes inférieures, sont effacés ; la couleur blan- 
che paraît seule et remplace toutes les nuances foncées habituelles, ce 
qui donne à ce Pararge un faciès tout particulier. 

GCelte variété a été prise volant avec un grand nombre d'individus typi- 
ques de l’espèce, en juillet 1878, à Roquefavour, entre Marseille et Aix, 
par M. P. Dognin, qui a bien voulu en enrichir ma collection. — La 
planche 1'°, n° II comprend deux figures de l’aberration «/bomarginata 
(a, en dessus; b, en dessous), gravées d’après d’habiles peintures dues à 
M. G.-A. Poujade. 


9° CHELONIA CAJA Lalr. Aberration nouvelle Fallou. — Get Hétérocère 
est l’une des espèces où l’on rencontre le plus de sujets dissemblables : 
aussi les auteurs anciens et modernes en ont-ils décrit et souvent figuré 
des séries des plus curieuses. 

La variété nouvelle est un mâle qui se rapproche de celle qu’Engramelle 
a représentée dans son grand ouvrage, pl. cxzir, n° 187, c, c. Comme 
cette dernière, elle a les ailes {supérieures complètement brunes: les 
nférieures sont de la même couleur, mais d’une teinte plus claire et 


Ann. Soc, éut. Fr. — Juillet 1833. 


22 J, FALLOU. — Variélés de Lépidopières, 


laissant voir les taches ordinaires du type, quoique quelques-unes soient 
confluentes. Le corselet est normal avec les ptérygodes d’un gris rosé, au 
lieu d’être brun. L’abdomen est d’un gris noirâtre. Les bords internes 
des ailes inférieures offrent une frange rosée. 

Ge Lépidoptère est éclos de chrysalides provenant de chenilles captu- 
rées aux environs de Champrosay (Seine-et-Oise) par M. Hucherard, qui 
a bien voulu me le donner, Il est éclos dans des conditions atmosphéri- 
ques toutes particulières : c’est le 28 mai 1882, après une nuit des plus 
orageuses qu'il a été trouvé dans la boîte renfermant les chrysalides. 

Des faits ayant de l’analogie avec l’éclosion de celle Chelonia ont déjà 
été signalés. M. E. Bellier de la Chavignerie (Ann. 1858, p. 299), cite 
plusieurs Lycæna Adonis Fabr. qu’il a pris par un temps d'orage, et dont 
la coloration était lilas au lieu d’être bleu. Le regretté marquis de Lafitole, 
à propos de la Chelonia caja, a écrit (Pelites Nouv. entom., septem- 
bre 1876, p. 62), que toutes les tentatives faites par lui pour obtenir arti- 
ficiellement des variétés n’ont pas réussi, mais qu’il a remarqué que c'était 
toujours par des temps orageux qu’il avait obtenu par éclosion des variétés, 
aussi en conelut-il qu’il est probable que l'électricité soit un des princi- 
paux agents de la variation de couleurs chez les Lépidoptères. 

De mon côlé, j'ai recueilli quelques observations qui viennent à lappui 
de celle hypothèse. 4° Le 3 juillet 1873, je trouvais dans la forêt de 
Sénart, en chassant par un lemps humide et très orageux, un Arge 
Galathca Lin. ®, qui présentait un cas d’albinisme très remarquable; la 
couleur noire a complètement disparu et est remplacée par du blanchâtre 
sur lequel domine des atômes grisâtres; 2° Le 46 août 1877, je capturai 
en Suisse, au Simplon, dans les mêmes conditions atmosphériques, un 
Polyommalus Xanthe Fabr. Q, chez lequel la coloralion ordinaire brune 
des ailes supérieures est passée au jaune paille, tandis que le fond des 
ailes inférieures est noir et non de couleur brune ;°3° Enfin, le 26 juil- 
let 4889, j'ai pris, par un temps analogue, dans la forêt de Sénart, un 
Pararge Janira ®, atteint largement @albinisme des ailes supérieures et 
inférieures du côlé droit. 

Sans vouloir rien conclure d’une manière positive de ces diverses re- 
maiques, il n'est toulefois permis de supposer que le fluide électrique 
doit exercer une certaine action sur la variabilité chez les Eépidoptères. 
1! serait bien à désirer que les entomologistes placés dans des conditions 
favorables puissent étudier cet intéressant sujet el arriver à une solution 
définilive. 


QE 


MÉTAMORPHOSES 


D'UN 
DIPTÈRE de la famille des SYRPHIDES 
GENRE ÉEicrodeon Mric, — Amplaritis LATR, 


(Microdon mutabilis Lin.) 


Par M. G.-A, POUJADE, 


(Séance du 12 Juillet 1882.) 


Dans une excursion entomologique que je fis au mois de mars dernier, 
dans les marais de La Ferté-Milon (Aisne), avec M. E. Simon, nous 
découvrimes des troncs de peupliers abaltus depuis un certain temps, et 
dont l'écorce, se détachant facilement, abritait des colonies du Lasius 
niger. Au milieu de ce peuple de Formicides, nous aperçümes çà et là, 
parfois en groupes de trois ou quatre individus, de singuliers animaux de 
la forme et de la grosseur d’un grain de café, grisâtres, réticulés, forte- 
ment adhérents à l’aubier et dont l’immobilité complète contrastait avec 
l'activité fiévreuse de leurs hôtes. A première vue, je les pris pour de 
petits Limaciens au repos, mais M. Simon me dit en avoir vu chez 
M. Valéry Mayet, de Montpellier, et que c’étaient des larves de Diptères. 
Je m'en emparai, les mis dans une boîte avec de la mousse humide et 
n’y touchai plus. Elles élaient à leur taille, car, le 24 mars, j'en vis six 
dont la peau avait bruni et durci, c’est-à-dire se métamorphosaient en 
nymphe ; quatre jours après environ, les pelites cornes respiratoires 
parurent et m'indiquèrent que j'avais des Syrphides. Dans cet état, elles 
étaient tellement adhérentes aux parois de la boîle qu’on les aurait brisées 
plutôt que de les en détacher. 

Le 24 avril au matin, j’eus en effet l’éclosion d’un Syrphide : le Micro- 
don mutabilis, et, deux heures après seulement ses ailes furent complète- 
ment développées, mais encore écartées et incolores ; ce ne fut qu’au bout 

Ann, Soc. ent, Fr. — Juillet 1883, 


9! G.-A, POUJADE. 


de trois quarts d'heure qu’il les croisa sur son dos, position que ces 
insectes prennent au repos. Il était alors encore mou et de couleurs pâles ; 
sa coloration et son raffermissement complets ne s’effecluèrent que bien 
plus tard; c’est à ce moment que sur les ailes parurent des taches 
brunâtres aux nervures transversales. 


Je communiquai celte découverte à notre savant collègue M. le docteur 
Laboulbène, qui me dit avoir trouvé anciennement à Fontainebleau cette 
larve sur des écorces de pin et dans les cavités de cet arbre, mais n'eut 
pas la chance de voir éclore l’insecte parfait. Depuis il en reçut de 
M. Puton, de Remiremont, de M. Valéry Mayet, de Montpellier, à qui il 
annonça déjà que c'était un Syrphide. Enfin, tout dernièrement, M. Valéry 
Mayet lui communiqua larves, nymphes, insectes parfaits et la Fourmi 
(également le Lasius niger) avec laquelle vit ce curieux animal, le tout 
accompagné de notes intéressantes, confirmant et complétant ce que j'en 
ai dit plus haut et que je vais résumer ici (4). 


M. Valéry Mayet a toujours trouvé les larves de Microdon avec les 
Fourmis, dans leurs galeries de l’intérieur des arbres ou en terre et 
quelquefois à une profondeur de 25 centimètres. Il n’a pas pu découvrir 
de quoi elles se nourrissent, peut-être, suppose-t-il, des premiers élals 
des Fourmis. Lorsqu’elles sont sur le point de se métamorphoser en 
nymphe, elles se rapprochent de l'extérieur; ainsi, quand la fourmilière 
est établie dans une souche, elles viennent se mettre sous l’écorce; si 
elle est souterraine, les larves cheminent jusqu’à la surface du sol sous 
les pierres qui la recouvrent. L’insecte parfait a été quelquefois rencontré, 
venant d’éclore, dans les fourmilières mêmes. 


M. le docteur Laboulbène ayant mis généreusement ces objets à ma 
disposition pour m'aider dans mon travail, j'ai pu constater que les 
insectes obtenus appartiennent également au Microdon mutabilis. Du 
reste, larves et nymphes sont absolument semblables à celles que j'ai 
trouvées. 


Schiner (Fauna Austriaca, Die Fliegen, Wien., 1862) dit avoir rencon- 
tré des larves de Microdon sous l'écorce du saule, en compagnie de 
légions de Formica fusca; il en donne une très courte description, les 


(4) Laboulbène, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bull., p. 118 et 198. 


Métlamorphoses d’un Syrphide. 25 
compare à des Mollusques nus et dit qu’elles ont été considérées comme 
telles primitivement. Je crois donc utile de donner ici une description 
détaillée des divers états de ce curieux Diptère, 


S 1°". Larve. (PI 1°, n° I, fig. 1 à 6.) 


Larva elliptica, brevis, subgrisea ; superne valde convexo, corpore satis 
fimo, annulis non conspicuis ; dorsum reti eminenti præditum, latusque 
margine striato et fimbriato. Subtus plana est, carnosaque; oculi nulli, 
necnon pedes. Pars postica, protuberans, duo stigmata gerens. 


Habitat cum Formicis. 
Longueur : 9 millim.; largeur : 7 millim.; épaisseur : 5 millim. 


Elliptique, fortement bombée en dessus, plate et charnue en dessous, sans 
aucune trace d'annulation; tégument de consistance, assez ferme, d’une 
couleur grisâtre pâle en dessus et un peu couleur de chair en dessous. 
La partie supérieure est parsemée de fortes réticulations saillantes, rousses, 
formant des polygones irréguliers dont les intervalles sont lisses; sur le 
dos, les réticulations laissent libres deux espaces formant des bandes 
sinueuses longitudinales, espacées de 2 millimètres, se rejoignant à la 
partie antérieure du corps et se réunissant postérieurement aux deux 
sligmates. De chaque côte du corps on remarque une bande semblable, 
mais dont l'intervalle est relié par des lignes transversales élevées comme 
le reste des réticulations. Lorsqu'on examine ces réliculations avec un 
fort grossissement, on les voit garnies de poils roussâtres frisés, relenant 
les parcelles de bois ou de terre du milieu dans lequel elles ont vécu, ce 
qui rend ces éminences encore plus saillantes. 

Les côtés du corps se terminent presque à angles droits et sont munis 
d’une bordure finement striée latéralement et garnie d’une frange étroite 
de cils roux ; cette bordure est plus large et plus apparente en dessous 
(fig. 2 et 6). 

La partie postéricure présente une prolubérance d’un demi-millimètre 
de longueur, ayant la forme d’un cylindre comprimé horizontalement et 
terminé par deux mamelons bosselés, entre lesquels sont placés un peu 
obliquement les deux stigmates. Celte partie, vue à la loupe, est par- 


26 _ G.-A, POUJADE. 


semée de lignes latérales élevées, régulièrement inter rompues, qui la font 
paraître écailleuse (fig. 4 et 5). 


Le dessous du corps (fig. 2) est à peu près lisse au milieu et finement 
ridé sur les côlés; il est séparé par une fossette longitudinale s'étendant 
depuis l'extrémité postérieure jusqu’à l'ouverture de la bouche. Celle-ci 
est invisible extérieurement ; on ne voil saillir que deux tiges coniques 
et rétractiles, qui sont probablement les antennes (fig. 6). 


Aucune apparence d'organes de vision ni de pattes. 


Les larves séchées ou conservées dans Palcool laissent un peu appa- 
raître, par suite de la contraclion, les segments qui semblent être au 
nombre de huit. 


Cette larve se déplace avec une extrême lenteur, en rampant de côlé; 
j'ai remarqué que pendant cetle opération elle humecte la place qu’elle 
occupe avec un liquide incolore sortant de la bouche. Ge liquide est pro- 
bablement destiné à la fixer solidement lorsqu’arrive le moment de la 
nymphose, 


S 11. Nymplhe. (PL 4°, no I, fig. 7 à 11.) 


Pupa elliptica, brunnea, superne valde conveæa, reticulata; subtus 
plana loco vehementissime adhærens ; pars anterior duos habens pedun- 
culos stigmale præditos ; pars postica leviter protuberans. 


Long. 9 millim. 


Arrivée à terme, la larve s'immobilise complètement, se colle forte- 
ment sur place, sa peau brunit et se solidifie, tout en conservant la 
même forme avec les réticulations. Quatre jours après environ, percent à 
la partie antérieure et sur les lignes dorsales les deux cornes respiratoires 
ou stigmatifères, qui sont droites et de 3/4 de millimètre de longueur, 


Lorsqu'on ouvre cette peau durcie, qui est devenue la coque de la 
nymphe, on voit cette dernière (fig. 10 et 11) montrant les formes 
emmailloltées de l’insecte fulur : la tête infléchie sur la poitrine, les 
antennes appliquées sur le front et débordant de chaque côté sur les yeux, 
les six pattes repliées et appliquées sur la poitrine et l'abdomen, le four- 
reau des ailes également ramené contre les paltes postérieures. La partie 


Mélamorphoses d’un Syrphide. 97 


dorsale montre implantées sur l'extrémité du prothorax les cornes respi- 
ratoires qui communiquent avec deux grosses trachées, 


Quand l’insecte vient à éclore, la partie antérieure et supérieure de Ja 
coque éclale en trois pièces au-dessous des cornes respiratoires, laissant 
une ouverture coupée latéralement d’une façon assez nelte, environ au 
cinquième de la longueur. 


S IIL Ensecte parfait. (PI 41°, n° I, fig. 142 à 16.) 


MICRODON MUTABILIS Lin. 
—  apiformis Deg. 
—  apiarius Fabr, 
—  novus Schrk. 


Æneo-olivaceus, pubescentia sat longa, aurato-rubida vel olivacea. Caput 
tribus ocellis munitum in triangulum obtusangulum dispositis, Antennæ 
basi approximatæ, nigræ, tres articulos habentes. Thorax fere quadratus, 
angulis posticis præcisis. Scutellum fere semicirculare, duobus mucroni- 
bus minimis prædilum. Abdomen basi angustum, fere conicum, apice 
rotundalum, supra conveæum, sublus concavum. Alæ leviter adumbratæ, 
nervis brunneës, Pedes salis validi, villosi, lutei, nigro annulati. 


Longueur : 9 à 40 millim.; largeur prise au thorax : 3 à 3 1/2 millim. 


Couleur générale vert olive bronzé, quelquefois avec une teinte pour- 
prée; abdomen plus foncé, presque noir, avec reflets violacés ; une pubes- 
cence assez fournie, soyeuse, dorée, rougeâtre ou olivâtre, garnit la têle, 
le thorax, le bord des segments abdominaux et la partie anale, 


Téle (fig. 14 et 15) un peu plus large que le thorax, semi-elliplique, 
‘bombée; yeux brun foncé ; verlex assez large, surlout chez la femelle, 
muni de trois ocelles petits, peu saillants, à peu près invisibles à l'œil nu 
et disposés eu triangle à sommet oblus; front garni de poils jaune rou- 
gealre ou verdâtre très brillants; antennes rapprochées à leur base, plus 
longues que la tête, noires, de trois articles, le premier finement velu, 
presque aussi long que les deux suivants qui forment un fuseau, le second 


98 G.-A, POUJADE, 


moilié plus court que le dernier qui est aplati et porte à sa base un style 
glabre. 


. Thorax assez convexe, presque carré, avec les angles postérieurs coupés, 
traversé en longueur par trois lignes obscures à peine visibles à travers 
les poils soyeux. 


Écusson (fig. 16) égalant la moitié de la largeur du thorax, presque 
en demi-cercle, muni postérieurement de deux petites pointes mousses 
visibles seulement à un fort grossissement et cachées dans les poils. 


Abdomen formant la moitié de la longueur totale du corps de l’insecte, 
à base étroite, s’élargissant au second anneau d’une fois et demie la lar- 
geur du thorax, puis finissant en cône avec l'extrémité arrondie; assez 
convexe en dessus, presque concave en dessous, 


Ailes dépassant l’abdomen pendant le repos, un peu obscures, rous- 
sâtres à la base, avec les nervures transversales plus ou moins bordées 
de brun. Balanciers d’un jaune pâle. 


Pattes assez fortes, velues: cuisses et tarses postérieurs noirs; tarses 
antérieurs et tibias d’un jaune doré soyeux, ces derniers ornés d’un 
anneau noirâtre. 


L 


Une espèce extrêmement voisine de la précédente se trouve également 
en France: c’est le 


MicrODON DEvIUS Lin. (PI. 1"°, n° I, fig. 17, 18 et 19. 


—  piger Schrank. 
— micans Meigen. 
— anthinus Meig. 


dont je crois utile de signaler les caractères différentiels. 


Nitide aurato-virens, pubescentia brevi. CGaput rotundatum. Verteæ 
angustus : ocelli magni, eminentes, in triangulum æquilateralem dispositi. 
Scutellum fere trapezoideum, cum duobus mucronibus sublongis. Alæ fere 
hyalineæ. 


Les couleurs sont à peu près les mêmes, cependant généralement d’un 
vert plus brillant; la pubescence est plus courte sur la têle et le thorax. 


Mélamorphoses d'un Syrphiie, 0 


Téte (Ag. 17 et 48) plus arrondie, avec le vertex plus étroit, notamment 
chez le mâle : ocelles plus gros, plus saillants, visibles à l'œil nu et dis- 
posés en triangle équilatéral. 


Écusson (Gg. 19) presque #'apézoïdal, muni postérieurement de deux 
pointes aiguës assez fortes et visibles à l’ail nu, même à travers les 
poils. 


Les ailes sont plus rarement bordées de brun aux nervures transver- 
sales. 


11 serait inléressant de savoir si la larve diffère beaucoup de celle du 


M. mutabilis et si elle vit, ce qui est très probable, dans les mêmes 
condilions. 


Les insectes parfaits du genre Microdon se trouvent au printemps sur 
les fleurs ou cachés sous les herbes dans les prairies humides. Ils ne 
paraissent pas êlre très communs : je n'ai pu trouver qu’une quinzaine de 
larves et pupes du M. mulabilis à La Ferté-Milon; j'ai rencontré une 
seule fois le M. devius à Chaville. M. le docteur Laboulbène a pris un 
individu de ce dernier à Bar-sur-Seine, en juin, et il en possède deux ou 
trois capturés par Éd. Perris à Mont-de-Marsan, en mai 1849. Latreille 
(Hist. Nat. gén. et parl. des Crust. et Ins., 1805) dit qu’il a trouvé à 
Montmorency le M. mulabilis, qu'il nomme Aphritis auropubescens, et 
qu'il est plus commun dans le midi de la France. Schiner (loc. cit.) dit 
cependant qu’on trouve souvent les Microdon en grand nombre blotlis 
près du sol parmi les herbes et les feuilles. 


EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE RENE 


Fig. 4. Larve du Microdon mutabilis grossie au double, vue en dessus. 
D D° d° vue en dessous. 
de D° profil de grandeur naturelle. 


h. Protubérance postérieure de la larve portant les stigmates, 
5. Les sligmales placés à l'extrémité de celle prolubérance. 


G.-A, POUJADE, — Mélamorphoses d’un Syrphide. 


6. Partie antérieure de la larve, en dessous, montrant l’ouverlure 
buccale et la bordure striée et ciliée, 


7. La pupe grossie au double. 
8  D° de grandeur naturelle, 
D° après l’éclosion de l’insecte. 
10, La nymphe vue de ventre, 


11. D° vue de dos. 

19. Mécrodon mutabilis, état parfait. 

13. D° d° de grandeur naturelle et à l’étal 
de repos. 


1. Tête du mâle. 

45. Tête de la femelle. 

Écusson du M. mutabilis. 

17. Tête du Microdon devius Lin., mâle, 
AS an d° femelle. 

49, Écusson du M. devius. 


= 
Ce) 


DESCRIPTIONS 


DE 


Trois nouvelles espèces de Cochenilles 


Par M. P. GENNADIUS (d'Athènes). 


(Séance du 1% Mars 1882.) 


1. LEUCASPIS EPIDAURICA, — Parmi les nombreuses. Cochenilles qui 
attaquent l'olivier, il faut classer une nouvelle espèce de Leucaspis qui 
n’a été envoyée sur des fruits et des feuilles d’olivier provenant de l’épar- 
chie Epidaurus Limera (Péloponèse). Le bouclier du mäle de Leucaspis 
est long de un demi-millimètre et celui de la femelle de presque un 
millimètre. La partie céphalique du bouclier est noir et le restant blanc. 


Cet insecte attaque surtout les fruits et Les feuilles qui, vu de loin, 
paraissent comme si elles étaient tachetées de points blancs. 


2. DACTYLOPIUS GARIGUS. — Vers la fin de 1884, je visilais près 
Mylassa (capitale de la Carie, Asie-Mineure), une forêt dont l’essence était 
le Pinus laricio, var. tauricus. Les arbres de celte forêt étaient en 
grande parlie altaqués par un Dactylopius qu’on pourrait nommer caricus, 
en désignant ainsi le pays où il a élé trouvé pour la première fois. 

La femelle de cet insecte, dans son état adulte, est grande de deux 


millimètres. Elle a une couleur rougeâtre, et, comme tous les insectes de 
ce genre, elle est toujours couverte d’une substance cotonneuse. 


Ce Coccus attaque indistinctement les branches et les troncs de toute 
dimension. De son corps suinte un liquide sucré et abondant qui est la 
principale nourriture des nombreuses Abeilles que les paysans y élèvent. 

On sait qu’en général, sur les arbres attaqués par des Cochenilles, se 
présente le Fumago dont l’abondance est parfois telle qu’on voit noireir 
presque toute la surface de l'arbre attaqué. Un cas pareil est celui des 
pins en question. Quand ces arbres sont attaqués par le M. caricus, ils 
ont leurs troncs et leurs branches couvertes par la substance cotonneuse 
qu’exsude linsecte et par le Fumago. Ainsi, ils ont l'apparence d'arbres 
récemment brûlés. 

Les Zeïbecks, qui habitent la forêt, distinguent les pins attaqués de ceux 
qui ne le sont pas, en appelant les premicrs noirs et les seconds bancs: 

Ann, Soc, ent, Fr, — Juillet 1883, 


53 BP, GENNABIUS «= Trois nouvelles eepèces de Gachentites, 


Pour presque ious leurs besoins, ils préfèrent le bois des pins qu'ils 
appellent blancs, parce que l'expérience leur a montré que le bois des pins 
noirs n’est pas aussi durable ni aussi souple que celui des pins blancs. 

Le Fumago du pin en question se développe parfois tellement que la 
couche qui se forme sur l'écorce de l'arbre prend une épaisseur de deux 
à trois centimètres. Les feuilles du pin ne sont attaquées ni par l’insecte 
ni par le champignon. Les arbres attaqués ne sont jamais isolés; ils sont 
de tout âge et ils se trouvent toujours par touffes de plusieurs ensemble, 
distingués de loin par leurs troncs gris et leur aspect languissant. 


3. MONOPHLEBUS HELLENICUS (fuscipennis?).— J'ai trouvé celle espèce 
de Monophlchus dans l’Altique, sur le Pinus halepensis. 

La femelle, quand elle est jeune, est presque cachée sous le duvet 
cotonneux qu'exsude le corps des insectes de ce groupe. Celle substance 
est beaucoup moins épaisse sur la femelle adulte. On la voit seulement 
sur les sommets des segments du corps. — La femelle à l’état adulte a 
une couleur d’orange; elle est longue de 7 à 8 millimètres et large de 
2 1/2 à 3 millimètres. Ses paltes et ses antennes sont noires. 

Get insecle attaque le tronc, les branches et surlout les rameaux qui 
portent les feuilles. Quand les rameaux sont attaqués par plusieurs de ces 
Monophlebus, ils se dessèchent ; de sorte que le pin, de loin, paraîl avoir 
été roussi par le feu. 

Pour détruire les Cochenilles dans de grandes plantations, on ne peut 
pas employer les gratlages et le nelloyage que quelques auteurs conseil- 
lent. Pour lutter contre ces insectes, il faut se servir de moyens plus 
pratiques et plus héroïques. Il faut d’abord bien émonder les arbres 
attaqués et ensuite il faut les asperger au moyen d’une pompe-seringue 
avec le mélange suivant : émultionner dans huit parties d’eau une partie 
de pétrole et une partie de chaux grasse très finement trilurée. J'ai essayé 
ce mélange avec beaucoup de succès. 

J'ai aussi essayé avec le même succès le moyen proposé par le doc- 
teur J. Inzenga, directeur de l’Institut agronomique de Palerme. Son 
procédé consiste à saupoudrer les arbres attaqués pendant qu'ils sont 
mouillés par la rosée avec de la cendre de bois non lessivée, Il paraît que 
la potasse de la cendre, aidée par l'humidité, détruit les Gallinsectes, 
même les mieux protégés par leurs boucliers. 


LE SR — 


Groupe des GYDNIDES 


9e PARTIE (1). 


Par M. Vicron SIGNORET, Membre honoraire. 


(Séance du 22 Novembre 1882.) 


Genre GEOTOMUS Mulsant et Rey, Punaises de France (1866), 34. 


Annales 1882, pl. 14, fig. 442 ; 1883, pl, 2 à 5 et 9. 
(Cydnides, pl. XVI à XXL.) 


Ce genre, très nombreux en espèces, ressemble beaucoup aux Cydnus 
proprement dits, mais en diffère par l’absence de spinules sur la tête. 
Les autres caractères sont tous plus ou moins négatifs. Le rostre est 
court, ne dépassant ordinairement jamais les trochanters intermédiaires, 
ce qui le distingue des Gampsotes et des Stenocoris; le bord antérieur 
du prothorax n'est pas marginé, ce qui le différencie très bien des Pan- 
gæus ; de plus, on ne voit pas à la base du prothorax le gonflement des 
angles latéraux du disque qui cache l’angle réel lorsque l’on regarde les 
Macroscytus en dessus, et si l’on joint à cela le caractère des cuisses 
postérieures épineuses au sommet, on voit que les Geotomus s’en séparent 
très facilement et offrent de particulier que, sans aucun caractère réel, 
on peut cependant très bien les considérer comme constituant un bon 
genre. En outre, le canal ostiolaire est terminé par un lobe en forme de 
rein ou en forme de cornet. 


1. GEOTOMUS SENEGALENSIS KI, et Erichs., Stett, Ent. Zeit, (1859), 86, 
218. — rufipes Koll. (Coll. Spin.). 


Annales 1882, pl. 44 (Gydnides, pl. XVI), fig. 142, 


Sénégal, Kordofan, Sennaar. — Long. 7 mill., larg. 3 4/2 mill, (Mus. 
de Berlin (type), coll. Mayr, coll. Signoret.) 


(1) Voir {re à 8° partie, Annales 1881 et 1882. 
Ann. Soc. ent. Fr. — Juillet 1883. 
(1883) 1" partie, à 


3 V. SIGNORET. (174) 


Ovalaire allongé, d’un brun noir; le rostre, les antennes, les pattes 
brun jaune, les tarses jaunes. 


Tête arrondie, échancrée en avant, les lobes latéraux englobant le 
médian et présentant six ou sept poils ; vertex ponctué, très impressionné 
en dessus des yeux ; ocelles plus près de ceux-ci que de la ligne médiane. 
Antennes avec le deuxième article plus long que le troisième; rostre 
atteignant à peine le sommet des hanches ‘intermédiaires. Prothorax 
très convexe, fortement échancré en avant. Quelques petits points très 
serrés entre les deux points piligères internes, l’espace entre ceux-ci 
et les externes lisse; côtés latéraux en dessous de ces derniers abon- 
damment et très finement ponctués sur le sillon transverse à peine 
visible; une série de petits points et d’autres excessivement faibles au delà 
sur le disque postérieur du prothorax. Écusson arrondi à l'extrémité, 
abondamment ponctué sur le disque et surtout sur les côtés. Élytres 
très ponctuées, un peu moins sur la corie ; côte marginale avec six ou sept 
points piligères ; membrane blanche. Abdomen lisse au milieu, très ponc- 
tué sur les côtés. Plaques ostiolaires légèrement sillonnées, les supé- 
rieures se continuant le long de la suture mésosternale jusqu’au bord 
latéral, l’espace lisse avec quelques points obsolètes en dessus. Canal 
ostiolaire sillonné transversalement et terminé par un lobe arrondi avec 
une valve dans l’échancrure postérieure. 


9, GEOTOMUS AMERICANUS Släl, Bid. till Rio (1858), 19, 4. — 
Enum, (1876) (nec americanus Berg, Hemipt, Arg.). 


Annales 1883, pl. 2 (Cydnides, pl. XVIL), fig. 448. 


Rio-Janeiro. — Long. & 7 mill, larg. 8 2/3 mill. (Coll. Stockh.) 


D'un brun pâle, ovale, plus large en avant au niveau de la base du pro- 
thorax qu’en arrière, brillant, presque lisse, à peine ponctué, les antennes, 
les pattes et le rostre plus pâtes; ne présentant que les points piligères 
ordinaires aux Cydnides. 


Tête transversale, arrondie, à peine plus longue que l’espace entre 
les yeux ; ceux-ci gros, globuleux transversalement; ocelles aussi rap- 
prochées de la ligne médiane que des yeux. Antennes longues, le troi- 
sième article et le deuxième presque égaux et les plus courts après le 
premier, le quatrième et le cinquième les plus longs et égaux (Stàl dit : le 


(175) Groupe des Cydnides 9D 


second article plus court). Rostre atteignant les pattes intermédiaires, le 
second article un peu plus court que les deux derniers réunis. Prothorax 
aplati en arrière, convexe et fortement échancré en avant, presque 
droit au bord postérieur, avec une faible dépression qui correspond à 
une petite échancrure des bords latéraux, mais à l’extrémité elle forme 
un profond sillon: sur la dépression médiane quelques points rares. Écus- 
son presque lisse, finissant en une pointe aiguë, avec une impression 
médiane ; quelques rares points sur le disque dans la moitié basilaire. 
Élytres lisses, aplaties, avec la série de points près de la suture clavienne, 
une sur le clavus et une sur la corie; à côté de celle-ci quelques points 
formant le commencement de la seconde ligne, les deux lignes formant 
la nervure près de la côte et celle-ci elle-même, sans points enfoncés; au 
bord marginal trois points piligères ; membrane d’un blanc sale. Abdomen 
lisse. Tibias antérieurs élargis au sommet, avec sept ou huit épines exté- 
rieures, trois au côté interne (Stàl dit: extus haud crenatis vel dentatis); 
sur la face supérieure quelques poils ; sur la face interne trois ou quatre 
épines et plusieurs poils. Méso- et métasternum présentant, en haut de la 
partie mate du premier et à la base du second, une série de fortes stries 
ou sillons longitudinaux peu prononcés, la partie mate du second ne 
laissant qu’une bande très étroite entre elle et le bord latéral; canal 
osliolaire s’étendant au delà du milieu du mésosternum et terminé par 
un lobe arrondi avec une valve dans l’échancrure postérieure. 


3. GEOTOMUS LEVIPENNIS, NOV. Sp. 
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVITL), fig. 144. 


Cayenne. — Long. 9 4/2 à 10 mill., larg. 5 1/2 mill. (Coll. du Musée 
civ. de Gênes ; Amazones (Bates), coll. Büchanan White.) 


D'un brun marron ; antennes, rostre et tarses jaunâtres. 


Tête arrondie, légèrement marginée ; trois cils longs de chaque côté, 
en plus des cils qui sont indiqués dans les caractères génériques. Antennes 
longues, deuxième article un peu plus court que le troisième, le qua- 
trième le plus long, cinquième un peu plus petit et plus pâle. Rostre 
atteignant l'insertion des pattes postérieures, le second article très courbé 
en arc, logé à sa base dans une large gouttière formée de deux carènes 
élevées, Prothorax avec une ligne de points vers son bord antérieur et 


36 V. SIGNORET. (176) 


üne faible impression longitudinale, une seule ligne de points sur le 
sillon transverse ; six ou sept cils sur les bords latéraux marginés. Écusson 
avec une ligne serrée de points sur les côtés et une vinglaine sur Île 
disque, le sommet anguleux. Élytres lisses, en dehors des lignes de points 
ordinaires, la seconde, près de la suture, interrompue dans le milieu ; 
dans l’espace marginal quelques petits points au sommet, sur la côte trois 
points pilifères; membrane dépassant un peu l'abdomen, d’un jaune hya- 
lin doré. Pattes brunes, les tibias antérieurs plus pâles et présentant 
huit épines externes et quatre plus longues internes, tibias postérieurs 
arqués. Abdomen noir, lisse, et offrant une ligne de pelites dents 
interrompue sur le milieu; au bord de chaque segment ventral, sur les 
côtés et à l'extrémité, des cils assez longs. Canal ostiolaire atteignant le 
milieu de l’épisternum, arrondi à l'extrémité, avec une valve dans l’échan- 
crure en dessous. Portions mates faiblement sillonnées, l'inférieure finis- 
sant par un angle aigu, la supérieure arrondie en haut et finissant en 
bas avant d’arriver au bord par un angle très arrrondi. 


Cet insecte se rapproche du M. brunneus Fab., mais est un peu plus 
grand et s’en distingue par les carènes sternales et par la corie lisse; il 
est très voisin de l’espèce que nous prenons pour le serrèpes de Hope, 
mais en diffère par les carènes siernales qui sont plus petites dans ce 
dernier, et surtout par l’absence de ponctuation près du bord marginal 
antérieur du prothorax, et au contraire par l'abondance des points au 
delà du sillon médian. La tête, de même forme dans les deux, offre en 
dehors des cils ordinaires du vertex, trois cils sur le bord de chaque 
lobe, deux près des yeux et un au milieu de la distance entre ceux-ci et 
le lobe médian, pour le levipennis, et un seul près des yeux. 


Li. GEOTOMUS BERGI, NOV. Sp. — M. americanus (Stài) Berg, 
Hem. Argent., 13, 7. 
Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 445. 


Missiones (Berg). — Long. 9 mill., larg. 5 mill. (Coll. Berg.) 


De l’examen des deux individus de la collection de M. Berg et du type 
de Stäl de la collection du Musée royal de l’Académie des Sciences de 
Stockholm, nous avons reconnu que l'espèce de la Confédération Argen- 

ne m'élait pas semblable à l’americanus Släl; aussi sommes-nous obligé 


(177) Groupe des Cydnides. 37 


d’en faire une espèce distincte sous le nom de Berg, qui diffère par une 
taille plus grande, par plus de largeur, par la ponctuation du prothorax 
un peu plus abondante ; ici il y a plusieurs lignes de points au delà du 
sillon transverse, tandis que dans l’americanus il n’y à qu’une ligne sur 
le sillon même : le bord antérieur est lisse dans ce dernier, et au con- 
traire il y a plusieurs lignes de petits points; l’écusson du Berger est 
ponctué discrètement dans toute son étendue, et dans americanus il n’y 
a que quelques points à la base; les’élytres n’offrent que deux lignes de 
points, l’une sur le clavus et l’autre sur la corie ; dans Bergi il y a plu- 
sieurs lignes; la corie est faiblement ponctuée, ainsi que l’espace marginal. 
La tête n'offre au bord qu’un seul poil ou cil dans l’americanus, et, au 
contraire, plusieurs dans Bergi. De plus, le canal ostiolaire, qui a à peu 
près la même forme, diffère cependant par l'ouverture ostiolaire : dans 
americanus, c’est une ouverture valvulaire complète (fig. 143); dans Berg, 
c’est une valvule formant une squame ne remplissant pas complètement 
l’échancrure ostiolaire (fig. 145). 


D'un brun noirâtre, avec les antennes, pattes et rostre jaunâtres. 


Bords de la tête et du prothorax ciliés. Prothorax ponctué au delà du 
sillon transverse. Écusson angulairement arrondi, discrètement ponctué 
sur le disque. Élytres avec plusieurs lignes de points à la base du clavus, 
se réduisant en une seule au sommet. Sur la corie, deux lignes de points 
près de la suture, mais la seconde très rare au sommet, plus serrées à la 
base; corie discrètement ponctuée, excepté à la base ; espace marginal 
faiblement ponctué. Côte marginale avec trois points piligères. Abdomen 
lisse; une fossette latérale sur le premier segment. Épisternum faiblement 
sillonné dans les portions mates. Canal ostiolaire sinueux, avec une large 
valvule arrondie dans l’échancrure ostiolaire. 


5. GEOTOMUS SUBPARALLELUS, NOV. Sp. 


Rio-Grande do Sul. — Long, 6 1/2 mill., larg. 3 4)2 mill. (Mus. civ. 
de Gênes.) 


Ovalaire, subparallèle à la base des élytres. Brun noirâtre, avec les 
antennes plus claires à la base, jaune au sommet, les pattes antérieures 
brunes, les postérieures noirâtres, le rostre et les tarses jaunes. 


Tête arrondie, aussi longue que large entre les yeux. Vertex strié et 


98 V. SIGNORET. (178) 


ponctué. Ocelles plus rapprochés des yéux que de la ligne médiane. 
Antennes avec le deuxième article très peu plus court que le troisième. 
Rostre atteignant le sommet des hanches intermédiaires. Prothorax ponc- 
tué, lisse sur le disque antérieur et le long du bord postérieur. Écusson 
long, subarrondi à l'extrémité, très ponclué, surlout sur les bords laté- 
raux, les angles basilaires lisses. Élytres avec les lignes ponctuées ordi- 
naires, la corie à peine ponctuée, l’espace marginal très finement, la côle 
presque tranchante, avec un seul point pilifère. Membrane plus longue 
que l'abdomen, d’un jaune hyalin doré. Abdomen lisse. Plaques males 
sillonnées, l’antérieure atteignant les bords latéraux, la postérieure ne 
laissant qu’une pelite bande lisse sur les côtés. Canal ostiolaire finissant 
par un lobe sinueux, arrondi, avec l’échancrure postérieure sans dent ni 


valve. 


Cette espèce, comme forme, ressemble au senegalensis, mais en diffère 
par la rareté des cils sur la tête et des points piligères de la côte margi- 
nale qui ici n’en présente qu’un, tandis que nous en voyons six au moins 
dans l’autre espèce, où, de plus, il y a une valve dans l’échancrure ; le 
lobe médian de la tête est libre ici, tandis que dans senegalensis il est 
englobé. 


6. GEOTOMUS FORATUS, NOV. Sp. 
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 146. 


Amazones. — Long. 6 mill., larg. 3 mill. (Coll. Buchanan White.) 


D'un noir brun foncé, le rostre, les tarses, les antennes d’un brun 
jaune, le premier article de ces dernières jaune. 


Tête arrondie, les lobes latéraux plus longs que les médians, se tou- 
chant presque au delà et offrant trois cils sur les bords, dont un très 
près des yeux et les deux autres espacés au milieu de la distance de ce 
dernier au lobe médian. Vertex peu ponctué. Rostre atteignant le sommet 
des hanches intermédiaires ; le premier article entièrement enchâssé entre 
les carènes rostrales. Antennes avec le deuxième article plus long que le 
troisième. Prothorax offrant une très forte ponctuation, très brillant, avec 
quatre ou cinq cils sur les bords latéraux: derrière le bord antérieur 
une ligne transverse de forts points entre les deux points piligères. sous- 
ocellaires, sur les côlés latéraux et sur l'impression transverse de forts 


(179) Groupe des Cydnides. 39 


points bien détachés. Écusson avec l'extrémité subarrondie ; une forte 
ligne de points de chaque côté et le disque fortement ponctué. Élytres 
fortement ponctuées, excepté sur la corie, où la ponctuation est obsolète ; 
la côte marginale est très forte jusqu’au milieu, à peine visible ensuite et 
offrant deux points piligères vers la base. Membrane d’un jaune hyalin, 
dépassant d’un quart l'abdomen; celui-ci lisse, très brillant. Plaque méso- 
sternale arrondie en avant, faiblement striée, avec uné forte ligne au- 
dessus de la suture; quelques points sur la partie lisse en dessus. Plaque 
métasternale presque droite sur les côtés, avec quelques stries. Canal 
ostiolaire finissant par un lobe arrondi subélevé, avec une dent dans 
l’échancrure. Dans l’espace post-métasternal une forte ligne de points 
limitant les hanches postérieures. A la base de chaque segment, une ligne 
ponctuée-crénelée. 


Cette espèce est assez voisine du subparallelus, dont elle diffère par 
une taille moindre, par la ponctualion plus discrète, mais beaucoup plus 
fortement accentuée, par deux points piligères sur la côte marginale, par 
le lobe apical du canal ostiolaire plus détaché, par une dent visible dans 
l’échancrure. Le caractère le plus saillant est la ligne de points très forts 
entre les deux points piligères sous-oculaires. 


7. GEOTOMUS OBSCURUS, nOV. Sp. 
Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 147. 


Ocana. — Long. 5 mill., larg. 2 3/4 mill. (Goll. Signoret.) 


Noir, les tarses bruns, les premier et deuxième articles des antennes 
jaunes, ovalaires; une ligne de forts points sur le sillon prothoracique. 
ll 


Tête arrondie en avant, le lobe médian libre, relevé à l'extrémité et 
plus étroit, les lobes latéraux l’englobant presque; ceux-ci offrant cinq 
cils, dont trois au-dessus des yeux et un en avant, près du lobe médian ; 
entre celui-ci et les autres, le dernier, plus rapproché de la série près des 
yeux que de l’unique antérieur. Vertex presque lisse, très faiblement 
sillonné. Antennes avec le deuxième article plus court que le troisième, 
les quatrième et cinquième les plus longs. Rostre atteignant l’extrémité 
des hanches intermédiaires. Prothorax avec le sillon très prononcé et 
très ponctué près des points piligères, à peine visible au milieu, qui est 


L0 V. SIGNORET. (180) 


lisse, mais au delà, sur le disque postérieur, on observe quelques points 
obsolètes, de chaque côté en avant quelques autres, et derrière l’échan- 
crure une ligne très obsolète entre les deux points piligères sous-ocu- 
laires, Écusson anguleusement arrondi au sommet, discrètement ponctué 
sur le disque, la base lisse. Élytres très obsolètement ponctuées sur la 
corie, la côte marginale se perdant aux deux tiers et offrant deux points 
piligères. Membrane d’un jaune hyalin, ne dépassant pas l'abdomen ; 
celui-ci lisse. Plaques mates très faiblement sillonnées, l’antérieure attei- 
guant les bords latéraux le long de la suture mésosternale. Canal ostio- 
laire finissant par un lobe plus ou moins arrondi, avec une valve arrondie 
dans l’échancrure. 


8. GEOTOMUS NIGROCINCTUS, NOV. Sp. 
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 148. 


Brésil. — Long. 5 4/2 mill., larg. 3 mill. (Mus. imp. de Vienne.) 


Ovalaire, d’un brun de poix, la tête plus claire et bordée de noir à 
l'extrémité. 

Lobe médian plus étroit au sommet qu’au milieu, les lobes latéraux 
présentant cinq points pilifères. Vertex sillonné et ponctué. Antennes 
avec le second article plus long que le troisième. Rostre atteignant les 
hanches intermédiaires ; celles-ci et celui-là d’un jaune clair, ainsi que 
les tarses. Prothorax avec le sillon transverse ponctué ; quelques points 
plus faibles en arrière sur le disque postérieur; bords latéraux et pourtour 
du point piligère finement ponctués; derrière le bord antérieur, une ligne 
de points plus forts, d’un des points piligères sous-oculaire à l’autre; 
bord avec cinq ou six cils. Écusson angulairement arrondi au sommet, 
très ponclué sur le disque, excepté les angles basilaires. Élytres forte- 
ment ponctuées, moins sur la corie même, surtout le long de la seconde 
radiale qui se perd avant d'arriver à l'extrémité; sur la côte, un seul 
point piligère. Membrane d’un blanc hyalin. Abdomen lisse. Plaque mate 
supérieure sillonnée, atteignant le bord latéral ; plaque mate postérieure 
sillonnée-ponctuée, séparée de la partie lisse par une ligne droite. Canal 
ostiolaire fortement sillonné transversalement, terminé par un lobe arrondi 
échancré en arrière et offrant une valve en forme de dent. 


Getle espèce ressemble à la précédente ; en diffère par le vertex sillonné 


(181) Groupe des Cydnides. HA 


et ponctué, par la série plus forte de points derrière l’échancrure anté- 
rieure du prothorax et par la disposition différente des points ciliés du 
bord de la tête. 


9. GEOTOMUS DIFFICILIS Slàl, Vet. Akad. Forh. (1853), 214, 4, 
et Hem. Afric. (1864), 26, 6. 


Annales, pl. 2 (Gydnides, pl. XVIL), fig. 149, 


Cafrerie. — Long. 6 1/2 mill., larg. 3 1/2 mill. (Coll. Mus. Stockholm, 
type). — Madagascar et Nossi-Bé (coll. Signoret). — Chinchoxo (Levis, 
Musée de Berlin). 


Corps ovale, d’un brun noir; antennes plus pâles, avec les trois der- 
niers articles et les tarses d’un jaune brun; ponctué sur le vertex et sur le 
prothorax ; disque, partie en avant, derrière l’échancrure, très déprimé 
dans le mâle. 

Tête transversale, arrondie en avant, rugueuse, avec quelques spinules 
le long des bords latéraux. Rostre ne dépassant pas les pattes anté- 
rieures. Antennes avec le troisième article le plus court. Prothorax par- 
tiellement ponctué en avant le long des bords latéraux et transversale- 
ment au milieu; six ou sept points pilifères latéralement; plus ou moins 
déprimé au milieu du bord antérieur. Écusson finement ponctué ; une 
impression longitudinale au sommet qui est anguleux. Élytres finement 
ponctuées sur le disque, plus fortement à la base et aux séries de points; 
un seul point piligère à la base sur la côte marginale, un peu réfléchi. 
Membrane blanchâtre. Abdomen lisse, très finement ruguleux sur les 
bords ; quatrième segment fortement échancré. Pattes noires, les tarses 
jaunâtres. Plaque ostiolaire longue, finissant par un lobe fortement échan- 
cré en dessous; la portion lisse mésosternale finement striée longitudi- 
nalement, la partie mate triangulaire s'étendant jusque près du bord; 
la partie mate formant les deux tiers de l’épisternum. 


Sous le nom de levis, nous avions nommé un individu provenant de 
Chinchoxo et de la collection du Musée de Berlin, qui doit être une 
simple variété du déficilis; il est plus lisse, moins impressionné: la 
valvule de l’échancrure ostiolaire est beaucoup plus petite et la ponctua- 
tion des portions lisses des méso- et métasternum est, au contraire, 
plus forte, 


12° V. SIGNORET. (182) 


10. GEoTOMuS PiCINUS Stàl, Vet. Akad. Forh. (1853), 315, 5, 
et Hemipl. Afric. (1864), 25, 4. 


Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVIT), fig. 450. 
Cafrerie, — Long. G' 6 mill., larg. 3 1/4 mill. (Coll. Mus. Stockholm.) 


Ressemble comme forme au M. brunneus, mais de moitié plus petit et 
d’une couleur plus claire. 


Ovale, d’un brun clair, avec les antennes, le rostre et les paltes plus 
pâles, les crochets des tarses antérieurs et les épines des tibias noirâtres, 
l’écusson d’un brun noirâtre. 

Tête lisse, vertex obsolètement sillonné, le lobe médian atteignant 
l'extrémité, les lobes latéraux avec quatre cils. Ocelles plus près des yeux 
que de la ligne médiane. Antennes avec le second article presque égal 
au troisième, plutôt plus court, le quatrième article le plus long. Rostre 
atteignant les hanches intermédiaires, le deuxième article à peine plus 
long que le troisième. Prothorax convexe, ponctué sur la ligne transverse 
et le long des bords latéraux, très faiblement derrière l’échancrure anté- 
rieure. Bords latéraux avec six cils. Écusson discrètement ponctué, l’ex- 
trémité angulairement arrondie et légèrement impressionnée. Élytres très 
larges au milieu de la corie, avec la côte s'étendant jusqu’au sommet et 
offrant deux points piligères. Corie discrètement et faiblement ponctuée, 
la seconde radiale très obsolète, se perdant avant le sommet. Membrane 
hyaline. Abdomen lisse, brillant, très obsolètement et finement strié sur 
les côtés, avec plusieurs cils sur chaque segment. Méso- et métasternum 
avec les plaques mates très grandes, sillonnées, la portion lisse supérieure 
très petile et très striée, celle du métasternum offre quelques pelits 
points très éloignés. Canal ostiolaire beaucoup plus large vers le sommet, 
celui-ci comme tronqué, anguleux en avant, avec l’échancrure présentant 
une dent anguleuse, laquelle ne sort pas de l’ouverture ostiolaire, mais 
prend naissance sur le bord postérieur du canal. 


11. GEOTOMUS HIRTIPES Pal. de Beauv., Ins., p. 144 (1805), 
Hem., pl. 8, fig. 9. 
Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 151. 


Sierra-Leone. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Mus. Stockholm, 
coll. Signoret.) 


(183) Groupe des Cydnides. 43 


Ovalaire, d’un brun noir, les antennes, le rostre et les pattes plus 
clairs. 

Tête arrondie, les lobes égaux, les latéraux présentant quatre cils au- 
dessus des yeux, dont le supérieur un peu écarté des autres. Vertex 
discrètement ponctué (dans le glaber, tout à fait lisse) et sillonné. Pro- 
thorax faiblement ponctué sur le sillon transverse: derrière l’échancrure 
antérieure une forte ligne de points irréguliers entre les deux points pili- 
gères (moins nombreux chez le mâle que chez la femelle, dit Stäl, Hem. 
 Afr., loc. cit.; ce serait tout le contraire, d’après nous, si l’on considère 
le glaber comme synonyme, suivant Stàl; notre exemplaire femelle d’Old- 
Calabar étant glabre avec quatre ou cinq points presque obsolètes). Bords 
latéraux avec quatre ou cinq cils. Écusson anguleux, la pointe infléchie ; 
disque fortement et abondamment ponctué, surtout sur la ligne médiane. 
Élytres ponctuées, mais plus discrètement sur la corie, l’espace marginal 
très obsolètement ; côte marginale sans points piligères et visible jusqu’au 
sommet ainsi que la radiale interne. Abdomen lisse, striolé sur les côtés. — 
Notre exemplaire, mulilé par l’épingle, ne nous permet pas de donner la 
description des méso- et métasternum. 


12. GEOTOMUS GLABER Sign., Archiv. Thoms. (1858), II, 279, 513. — 
hirtipes Pal. de Beauv. (sec. Stàl). 


Annales, pl. 2 (Cydnides, pl. XVII), fig. 152. 


Old-Calabar. — Long. $ 4 4/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Coll. Signoret.) 


Ovalaire, brun, les antennes, le rostre et les pattes moins foncés. 


Entièrement glabre sur la tête, le lobe médian atteignant les latéraux, 
ceux-ci ne présentant que deux cils (au lieu de quatre dans htripes). 
Prothorax présentant derrière l’échancrure antérieure un rebord marginé 
avec quelques pelits points vers le milieu (et non une série arquée de 
gros points); sur les côtés, quatre cils; sillon à peine visible, très faible- 
ment ponciué, ainsi qu'autour des points piligères. Écusson acuminé, 
faiblement ponctué sur le disque. Élytres ponctuées, ainsi que l’espace 
marginal, mais très distinctement, excepté au sommet; membrane enfu- 
mée. Abdomen lisse, finement striolé sur les côlés. Espace lisse des 
méso- et métasternum sillonné-ponctué. Canal ostiolaire terminé par un 
lobe arrondi avec une valve arrondie dans l’échancrure. 


Ll V. SIGNORET, (184) 


13. GEOTOMUS PARCGIMONIUS Sign., Archiv. ent. Thoms. (1858), 278, 512. 
Stàl, Hem. Afr. (1864), 25, 2. 


Old-Calabar, — Long. 6 mill., larg. 3 1/2 mill. (Coll. Signoret. — 
Sierra-Leone (coll. du Mus. de Stockholm). 


Ovale, allongé, la plus grande largeur sur le prothorax ; d’un noir brun; 
antennes brunes, rostre et pattes plus clairs: tarses jaunes; très visible- 
ment ponctué sur l’écusson et la corie, sur le disque postérieur et les 
bords latéraux du prothorax, plus fortement derrière le bord antérieur 
du prothorax. 


Tête arrondie, le bord légèrement réfléchi, avec les lobes égaux en 
longueur, les latéraux avec deux cils sur les bords. Vertex diserète- 
ment ponctué. Antennes avec le deuxième article un peu plus long que 
le troisième. Rostre court, atteignant à peine la base des hanches inter- 
médiaires. Ocelles à peine plus rapprochés des yeux que de la ligne 
médiane. Prothorax offrant la plus grande largeur de l’insecte, très con- 
vexe en avant, fortement ponclué le long du bord antérieur entre les 
points piligères médians, lisse entre les deux points piligères latéraux; 
sillon transverse visible sur les côtés seulement, le milieu très subtile- 
ment ponctué; côtés latéraux ponciués; bord maginal avec cinq cils, 
Écusson discrètement ponctué, le sommet anguleux. Élytres très faible- 
ment ponctuées, plus discrètement dans l’espace marginal, la côte réflé- 
chie, visible jusqu’au sommet et sans points piligères, mais ponctuée. 
Membrane hyaline avec les nervures teintées de brun. Abdomen lisse, 
finement striolé sur les côtés et cilié. Méso- et métasternum très striés 
dans les espaces lisses, les plaques sillonnées assez grandes, Canal ostio- 
laire arrondi au sommet, avec une petite valve arrondie, 


Cette espèce est très voisine du picinus, et en diffère par l’absence de 
points pilifères sur la côte marginale des élytres et par la forme plus 
étroite en arrière, plus fuyante, par le canal ostiolaire arrondi à l’extré- 
mité. Pour le reste, elle s’en rapproche beaucoup. 


A4. GEOTOMUS SEMILEVIS, NOV. Sp. 
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVILL), fig. 158. 


Mexique. — Long. 6 mill., larg. 3 mill. (Coll. Distant.) 


(185) Groupe des Cydnides. 45 


Ovalaire, subparallèle, d’un brun noirâtre, les pattes et les antennes 
d’un brun plus clair. 


Tête arrondie, le lobe médian très élroit en avant, paraissant englobé 
par les latéraux, ceux-ci avec six ou sept cils sur les bords. Vertex ponc- 
tué et sillonné. Prothorax impressionné derrière l’échancrure antérieure 
et ponctué. Sillon transversal assez prononcé, avec une ligne de points, 
ainsi qu’autour des points piligères, et au-dessus, le long des bords laté- 
raux, sur les bords mêmes, cinq ou six cils. Écusson anguleux, fortement 
ponctué sur le disque. Gorie lisse au sommet, avec quelques points très 
subtiles dans l’angle et dans l’espace marginal. Côte avec un point pili- 
gère. Plaquès mates de même forme que dans le précédent. Canal ostio- 
laire largement et irrégulièrement arrondi, avec une valve large à la base 
et aiguê au sommet dans l’échancrure postérieure. 


Sous le nom de pangæoides, nous avons indiqué dans plusieurs collec- 
tions, notamment dans la nôtre et dans celle de Stockholm, un type 
très voisin dont nous n’osons aujourd'hui faire une espèce ; il pro- 
vient de la Guayra et du Mexique, et n’en diffère que par la taille plus 
petite de 5 mill. de longueur sur 2 1/2 mill. de largeur et par trois 
points piligères sur la côte externe des élytres. Pour le reste, en tout 
pareil. 


15. GEOTOMUS vIDUUS Stäl (Æthus), Bidrag til Rio (1858), 13, 3. — 
Stäl (Macroscytus), Enum. (1876). 


Annales, pl. 3 (Gydnides, pl. XVIII), fig. 154. 


Rio. — Long. d 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 mill. (Mus. de Stockholm.) — 
Botofogo (Mus. roy. de Bruxelles). 


Ovale, peu convexe, brun noirâtre brillant, glabre, les antennes, le 
rostre, les pattes, plus pâles, les tarses jaunes. 


Tête arrondie semi-circulairement en avant, rebordée, le lobe médian 
plus étroit en avant, plus large au milieu, aussi long que les latéraux, 
ceux-ci ne présentant sur les bords qu’un seul cil au-dessus des yeux: 
ocelles aussi rapprochés de ceux-ci que de la ligne médiane. Antennes 
avec le second article plus court que le troisième, le dernier le plus long, 
Rostre atteignant les coxis intermédiaires, le second article très long. Pro- 


46 V. SIGNORET. (186) 


thorax avec quelques points derrière l’échancrure antérieure el une ligne 
plus forte sur le sillon transverse ; sur les bords latéraux, cinq cils. ÉCus- 
son lisse, brillant, avec une ligne latérale non ponctuée ou très obsolète- 
ment. Élytres glabres, à peine ponctuées sur la première série de points 
près de la suture cubitale qui elle-même est très obsolète; sur l’espace 
marginal quelques petits points au sommet près de la corie qui est entière- 
ment lisse ; radiale interne visible seulement jusqu'aux deux tiers de la 
corie ; côte externe sans point piligère. Abdomen lisse. Plaque male 
antérieure très arrondie, en s’obliquant sur la suture, très faiblement 
sillonnée-ponctuée: partie lisse, avec quelques points obliques ; plaque 
mate postérieure plus sillonnée que l’antérieure, occupant les deux tiers 
du métasternum, séparée de la portion lisse par une ligne courbe. Canal 
ostiolaire finissant par un lobe avec échancrure postérieure présentant 
une très petite valve. 


16. Georomus LuGuBrIs Slàl (Æthus), Bid. till Rio (1858), 13, 3. — 
Stàl (Macroscytus), Enum. (1876), 49 (nec lugubris Berg), Hem. 
Argent. (1879), 14, 


Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL) fig. 155. 


Rio. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 4/4 mill. (Coll. Mus. Stockholm.) 


De même forme que le précédent, ovalaire et brun, avec le rostre, les 
antennes plus clairs. 

Tête circulairement arrondie, offrant cinq cils sur les bords: lobe 
médian aussi long que les latéraux. Rostre avec le second article très 
long, presque le double du troisième. Antennes ayant le deuxième article 
plus court que le troisième. Prothorax très obsolètement ponctué derrière 
l’échancrure antérieure, très abondamment mais très subtilement sur le 
sillon transverse, le long des bords latéraux antérieurs et autour des 
points piligères médians. Écusson angulairement arrondi, subtilement 
ponctué sur le disque. Élytres ponctuées, excepté sur l’espace marginal ; 
côle externe sans points piligères et visible jusqu'au sommet de la corie, 
celui-ci plus distinctement ponctué que la base; radiale interne arrêtée 
vers les quatre cinquièmes. Membrane hyaline dépassant un peu l’abdo- 
men ; celui-ci lisse. Plaques mates sillonnées et ponctuées, l’espace lisse 
mésosternal fortement strié, celui du métasternum très subtilement. Canal 


(187) Groupe des Cydnides. 17 


ostiolaire finissant par un lobe arrondi grandement échancré en arrière, 
avec une valve en forme de dent, 


Cette espèce se rapproche de la précédente, mais en diffère par la 
ponctuation de l’écusson, du prothorax et des élytres ; par le bord de la 
tête plus cilié et par la dent très forte de l’échancrure ostiolaire. — Ainsi 
que toutes les espèces précédentes, elle ne peut faire parlie du genre 
Macroscytus, dans lequel nous ne conservons que les espèces portant une 
épine au sommet des fémurs postérieurs. 


47, GEOTOMUS SCUTELLOPUNCTATUS, NOV. Sp. 
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 156. 


Nossi-Bé. — Long. ah 1/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Coll. Signoret.) 


Ovalaire, moins allongé que dans les espèces précédentes, dont il se 
rapproche beaucoup, maïs dont il se distingue par les lobes latéraux englo- 
bant le médian et présentant au bord sept cils équidistants ; noir brun, 
les pattes plus claires. 


Tête arrondie, rebordée, plus claire à l'extrême bord. Vertex sillonné- 
ponctué. Ocelles plus près des yeux que de la ligne médiane. Prothorax 
impressionné derrière l’échancrure, avec une ponctuation très obsolète 
irrégulière, les côtés très ponctués ainsi que le disque postérieur, les 
bords latéraux avec cinq ou six cils. Écusson angulairement arrondi et 
impressionné au sommet, plus fortement ponctué sur le disque. Élytres 
plus larges que dans les espèces précédentes, fortement ponctuées sur les 
séries, à la base et sur l’espace marginal; sur la côte externe, trois points 
piligères, celle-ci très visible jusqu’au sommet de la corie, ainsi que les 
radiales ; corie plus obsolètement ponctuée au sommet. Membrane légère- 
ment enfumée, presque hyaline, dépassant de très peu l’abdomen ; celui-ci 
lisse au milieu, striolé sur les côtés, surtout sur les deux premiers seg- 
mens. Plaques mates sillonnées, les espaces lisses présentant quelques 
points obsolètes. Canal ostiolaire finissant par un lobe arrondi avec une 
dent aiguë dans l’échancrure. 


Comme grandeur et forme, cette espèce est très voisine des précé- 
dentes, dont elle diffère par l'élargissement plus grand des élytres, par 
conséquent plus largement ovalaire-arrondie en arrière, tandis que dans 


L8 V. SIGNORET. (188) 


glaber et hirtipes, à partir du prothorax, la forme s’allonge et s’effile, de 
manière que la plus grande largeur se remarque à Ja base du prothorax, 
et, en fait, cette espèce se rapproche énormément du G. punctulatus, une 
des plus communes de l’Europe, et dont elle se distingue par la forme 
particulière de l’ostiole. 


48. GEOTOMUS LANDSBERGI, NOV. SP. 
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 157. 


Java oriental (Ardjoeno). — Long. $ 5 mill., larg. 3 mill. (Mus. de 
Bruxelles.) 


De même taille, forme et couleur que le punctulatus Costa: en diffère 
surtout par la forme de l’ostiole tout à fait dissemblable, par une ponc- 
iuation plus abondante ét par le disque antérieur du prothorax plus con- 
vexe. Nous pensions avoir en main le rarociliatus Ellenrieder, que nous 
considérons comme synonyme de pygmæus Dall., et dont il se distingue 
par l'impression thoracique très distincte ici dans le milieu par suite de 
la convexité du disque antérieur, tandis que pour l'espèce d’Ellenrieder, 
il dit que l'impression est visible seulement sur le côté. 


D'un brun noirâtre, les antennes et le rostre brun jaune, tarses jaunâtres. 


Tête arrondie, les lobes égaux, le médian avec deux cils, les latéraux 
avec sept, les uns plus courts, les autres plus longs, le vertex très peu 
strié avec quelques faibles points. Ocelles très près des yeux. Rostre offrant 
le second article épaissi, à peine plus long que le troisième, le quatrième 
la moitié de longueur du précédent. Antennes avec le second article éga- 
lant le troisième. Prothorax ayant le disque antérieur très convexe et 
lisse, le postérieur très finement et densément ponctué ainsi que près des 
bords, ceux-ci avec huit ou neuf cils. Écusson très finement et densément 
ponctué, excepté aux angles basilaires, le sommet angulairement arrondi. 
Élytres très densément ponctuées, la côte marginale épaisse, visible 
jusqu’au sommet de la corie et offrant quatre points piligères. Membrane 
d’un jaune brun hyalin et débordant d’un tiers l’abdomen ; celui-ci lisse 
au milieu, obsolètement strié sur les côtés. Plaque mate supérieure forte- 
ment Striée, arrondie au sommet et laissant entre elle et la suture un 
espace lisse qui se prolonge jusqu’au tiers apical du canal ostiolaire ; 


(189) Groupe des Cydnides. 19 


plaque mate inférieure occupant les trois quarts de la surface métaster- 
nale et beaucoup moins striée, les parties lisses imponctuées. Canal 
ostiolaire dont le sommet se perd vers les deux tiers dans la suture méso- 
sternale ; l’échancrure ostiolaire en dessous avec une valvule arrondie. — 
Ce caractère seul suffit assez pour distinguer cette espèce de toutes celles 
qui en sont voisines, 


19. GEOTOMUS JAKOWLEFI, NOV. Sp. 
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 158. 


Leukoran (Leder), mer Caspienne (Coll. Hortväh). — Caucase (Reitter) 
(Musée de Vienne). — Long. 5 1/2 mill., larg. 3 1/4 mill. 


Brun noir, en ovale allongé, les antennes, le rostre et les tarses un peu . 
plus clairs; finement ponctué. 


Tête arrondie, avec cinq ou six cils de chaque côté sur les lobes laté- 
raux qui sont finement ponctués sur le disque, la base de la tête lisse. 
Antennes avec le second article égalant le troisième. Rostre atteignant le 
milieu de l’espace intermédiaire, le premier article ne dépassant pas les 
buceules, le deuxième un tiers plus long que le troisième, celui-ci à peine 
plus long que le quatrième. Les angles antérieurs du prothorax très 
arrondis, très ponctués derrière l’échancrure antérieure et en travers au 
delà du sillon transverse, lisse sur le disque antérieur et à la base ; sur 
les bords, huit ou neuf cils. Écusson plus discrètement et finement ponc- 
tué, les angles basilaires lisses, le sommet étroitement arrondi et faible- 
ment impressionné. Élytres avec la côte marginale forte, se perdant vers 
les deux tiers, le sommet de la corié plus discrètement et finement 
ponctué. Membrane hyaline, ne dépassant pas l’abdomen et présentant 
cinq ou six nervures. Abdomen lisse au milieu, très ponctué sur les 
côtés. Mésosternum avec la plaque male plus ou moins striée, n’attei- 
gnant ni les bords latéraux, ni la suture mésosternale, et laissant entre 
cette dernière et la plaque un espace lisse; sur les côtés quelques points 
larges plus ou moins confluents. Plaque métasternale occupant les deux 
tiers de l’espace du métasternum, celui-ci sillonné et largement ponctué 
sur les côtés. Canal ostiolaire sillonné et finissant par un lobe étroit, 
arrondi, avec l’ostiole en dessous et présentant une petite valve. — Par 
ce caractère, cette espèce se distingue facilement du G. punctulatus dont 
elle se rapproche beaucoup. 

(1883) 1'° partie, Li, 


50 V. SIGNORET. (190) 


920. GEOTOMUS LETHIERRYI, NOV. SP. 
Annales, pl. 3 (Gydnides, pl. XVIIL), fig. 159. 


Java. — Long. d 3 2/3 mill.; larg. 2 mill. (Coll. Lethierry.) 


D'un brun ferrugineux, avec les antennes et les pates jaunes ; ponctué 
et à peine cilié, ce qui nous reporterait, moins la couleur, au rarociliatus 
de M. Ellenrieder: mais nous en sommes écarté par le caractère d’une 
fossette triangulaire ponctuée indiquée par l’auteur comme devant exister 
sur. le disque du prothorax, encore bien qu’avec beaucoup d'attention on 
puisse voir une faible dépression antérieure sur le disque du prothorax. 
Quant aux autres caractères, ils sont identiques avec ceux du pygmæus 
Dallas, auquel nous ne pouvons rapporter notre espèce, abstraction même 
de la couleur, qui peut être très variable pour la même espèce, suivant 
l'état de maturité, mais il en diffère essentiellement par la forme ostio- 
laire. 


rête plus longue que large entre les yeux, moins longue, compris les 
yeux, ne présentant que deux cils au bord latéral en dehors des cils du 
vertex et du front. Vertex presque lisse, convexe. Rostre atteignant et 
dépassant les coxis intermédiaires, atteignant presque les hanches posté- 
rieures, le deuxième article deux fois plus long que le troisième. Antennes 
avec le deuxième article grêle, égalant le troisième, épaissi à l'extrémité, 
les quatrième et cinquième les plus longs. Prothorax fortement, mais 
discrètement ponctué le long des bords latéraux antérieurs, sur le sillon 
transverse, et présentant une ligne ponctuée le long de l’échancrure 
antérieure, très légèrement impressionné au milieu ; le long des bords 
latéraux, quatre ou cinq cils seulement. Écusson arrondi à l’extrémité, 
légèrement impressionné ; disque densément ponctué et plus fortement à 
la base que vers le sommet; sur le disque, on remarque quatre macules 
plus ou moins ovalaires, un peu plus foncées que le reste. Élytres assez 
fortement ponctuées à la base surtout et le long des nervures; espace 
marginal plus finement. Membrane d’un jaune hyalin, avec une macule 
basilaire plus teintée, formant deux macules près du sommet de l’écusson. 
Dessous du corps finement striolé sur les côtés. Plaques mates finement 
striolées, la partie lisse au-dessus de celle du mésosternum assez forte- 
ment ponctuée, celle du métasternum entièrement lisse. Canal ostiolaire 


(191) Groupe des Cydnides. 5L 


long, finissant par un lobe arrondi en forme de rein, échancré en dessous 
et présentant une petite valve arrondie dans l’échancrure. 


Comme forme, cet insecte ressemble à de petits individus du G. punctu- 
latus ; en diffère par les cils beaucoup moins nombreux sur la tête et les 
bords latéraux du. prothorax, par l’absence de cils le long de la côte des 
élytres, par les portions lisses du mésosternum ponctuées près des hanches 
et lisses près de l'épaule (ce qui est le contraire dans punctulatus), par 
l’espace lisse strié sur le métasternum dans ce dernier et lisse dans Le- 
thierryi, par le sommet du canal ostiolaire plus allongé, plus échancré 
ici, par l’espace lisse plus lisse et dans l’autre plus ponctué, par la tête 
avec quatre cils au bord et en ayant au moins huit dans punctulatus. 


21. GEOTOMUS PYGMÆUS Dall., Cat. (1851), 129, 25. — Cydnus raro- 
ciliatus Ellenrieder, Natuurk. Tijdsce. voor Nederl. Ind. (Batavia), 
XXIV, 139, pl. 1, fig. 7.— Id. Wollenhoven, Faun. Ind. Neerl. 
(1868), 18, 2.—C. pallidicornis Wollenhoven, Faun. Ind. Neerl. 
(1868), 17, 2. — GC. apicalis Horvâth, Hem. Heter. récoltés en 
Chine et au Japon, p. 3 — palliditarsus Scott, Hem. Japan, 
(1880), Trans. Ent., p. 1V, 309. — jucundus Buch, White, Ann. 
Hist. Nat. (1877), vol. XX, p. 110. — subitristis Buch. White, 
id., p. 41. — ? minutus Motsch. Sign., Cydn., Ann. del Mus. 
civ. di Storia nat. di Gen., vol. XVI, 650. 


Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 160. 


Indes orient., Sumatra, Java, Nouvelle-Calédonie. — Long, 3 1/2 à 4 1/2 
mill., larg. 4 3/4 à 2 mill. — Commun. 


Ovale, noir brillant, avec les antennes, le rostre et les tarses pâles, à 
peine ponctué sur le prothorax ; une ligne de points au bord antérieur, 
plusieurs au delà du milieu et très irréguliers, puis sur les côtés latéraux 
en avant; l’écusson, les élytres et la tête plus fortement ponctués ; sur 
les bords de cette dernière, deux cils, un près des yeux et l’autre entre 
ce dernier et le lobe médian. 


Tête fortement arrondie, avec le lobe médian plus étroit au sommet 
qu’au milieu, où il est le double plus large, imponctué. Antennes ayant le 
second article un peu plus court que le troisième, ce dernier plus pâle et 
plus long que le précédent, les quatre premiers d’un brun presque noir, 


52 V. SIGNORET. (199) 


plus pâle aux articulations. Rostre dépassant les pattes antérieures et 
finissant un peu avant les intermédiaires, le second article le plus long, 
le troisième un quart moins long, le quatrième le plus petit, d’un tiers 
moins grand que le précédent. Prothorax arrondi sur les côtés et présen- 
tant six ou sept poils. Écusson arrondi à l'extrémité qui est aplatie et très 
finement ponctuée. Élytres ne présentant qu’un point piligère sur la côte. 
Abdomen noir, très ponctué, plus fortement sur les côtés, le milieu lisse, 
les ségments presque crénelés au bord. Canal ostiolaire avec un lobe en 
forme de rein, l’échancrure en dessous, presque au milieu ; les surfaces 
lisses des méso- et métasternum poncluées. 


Cette espèce est très voisine du G. punctulatus Costa; elle en diffère 
par la ponctuation de l'abdomen beaucoup plus forte et plus dense, tan- 
dis que pour le prothorax c’est le contraire ; de plus, les élytres n’offrent 
ici qu’un seul point piligère, tandis que pour le punctulatus il y en a 
quatre ou cinq. Quelquefois les cils peuvent manquer, mais les points 
restent. La ponctuation des épisternums est plus ou moins dense, quelque- 
fois presque lisse; c’est, du reste, ce que l’on observe dans beaucoup de 
Cydnides. 


Nous attribuons la synonymie du rarociliatus Ellenr. à cette espèce, 
mais, comme nous pourrions nous tromper, n’ayant pas vu le type, nous 
faisons suivre la description de cet auteur : 


CYDNUS RAROCILIATUS Ellenrieder, Tijdsc. voor Nederl. (Batavia), XXIV, 
139, pl. 4, fig. 7. — Long. 0,003-0,004. — Nigro-nitidus, ciliis, circum 
ferentialibus paucis, ad caput numero 6, ad marginem pectoris 8-10, 
ad abdomen 6-8. Sulco thoracis lateriter sat profundo, medio vix conspi- 
cuo, punctulis tantum indicalo impressis, serie punctulorum ejus modo 
thoracis marginem anticum comitente, fovea medio thorace triangulari 
impressi-punctulata postsulcum transversalum punctulatis sat confertis. 
Scutello præter angulos laterales conferte punctulato, elytrorum parte 
coriacea confertissime punctulata, punctulis juxta nervuras serie dispositis 
membranacea fusco pellucida. Tibiis anticis 7-8 spinosis, mediis et posti- 
cis incrassatis spinis longis minutis ad tarsos posticos verticillatis, tar- 
sis ochraceis gracilibus. (Ellenr., loc. cit.) 


Quant à la figure, très grossie, elle ne nous dit rien pouvant servir à 
reconnaître une espèce quelconque. 


(193) Groupe des Cydnides. 59 


22. GEOTOMUS OCEANICUS Sign., Ann. Mus. civ. Gen, (1881), 651. 
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIII), fig. 164, 


Australie. — Long. 3 1/2 à 4 mill., largeur 2 1/4 mill. (De notre coll. 
et Musée civ. de Gênes.) 


Très voisine du pygmæus, n’en diffère que par des caractères si peu 
tranchés que l’on pourrait les considérer comme variétés locales. Ce 
n’est guère que par la forme des épisternums qu’elle en diffère ; la plaque 
du mésosternum est dirigée en courbe de la hanche pour finir en angle 
aigu sur la suture mésosternale, avec des stries en forme de ponctuation 
au-dessus ; le canal ostiolaire est d’une forme différente, avec l’ostiole au 
milieu du lobe arrondi, tandis que dans pygmæus le lobe extrême est 
arrondi en forme de rein avec une échancrure ostiolaire en dessous, la 
partie lisse avec deux stries; dans le pygmaæus ce sont deux séries de 
points; de plus le post-métasternum est très fortement ponctué sur quatre 
ou cinq lignes, tandis que dans celui-ci il n’y a que deux séries de points; 
enfin le deuxième article des antennes paraît plus grêle et plus long que 
le troisième. 


23. GEOTOMUS PUSILLUS, nov. Sp. 
Annales, pl. 3 (Cydnides, pl. XVIIL), fig. 162. 
Madagascar. — Long. 3 mill., larg. 2 mill. (De notre collection.) 


Ovalaire, d’un brun de poix, avec le rostre et les antennes brun jaune, 
le quatrième article de ces dernières brun. 


Tête arrondie en avant, finement ponctuée, un peu plus autour des 
points piligères inférieurs, le lobe médian aussi large à l'extrémité qu’à la 
base, aussi long que les latéraux, ceux-ci avec deux cils. Ocelles très 
rapprochés des yeux. Antennes ayant le deuxième article plus long que le 
troisième, les quatrième et cinquième les plus longs, presque égaux. Rostre 
alteignant les coxis intermédiaires. Prothorax presque lisse; quelques 
points autour des points piligères médians et plusieurs autres très obso- 
lètes sur le sillon médian qui n’est visible que vers les côtés ; sur les 
bords cinq ou six cils. Écusson acuminé, lisse à la base, ponctué vers le 
sommet. Élytres avec des points très obsolètes sur la corie, la ligne de 


o! V. SIGNORET. (19/4) 


points du cubitus se terminant un peu au delà du milieu de l’écusson, 
ainsi que la suture cubitale qui se perd avant le lobe extrême de l’écus- 
son. Espace marginal avec deux rangées de points; côte externe très 
faible, visible seulement à la base et sans points piligères. Membrane 
d’un jaune hyalin. Abdomen lisse au milieu, fortement et discrètement 
ponctué sur les côtés. Mésosternum sans plaques mates, strié et ponctué ; 
métasternum présentant une très petite partie mate autour du canal ostio- 
laire, le reste ponctué; celui-ci finissant par un lobe contourné avec une 
échancrure assez large, sans valve. 


Cette espèce se rapproche beaucoup, par tous les caractères, du proxi- 
mus de l’île Bourbon, dont il diffère par le mésosternum sans espace 
mate, ce que nous avons toujours appelé plaque, tandis que dans le 
proæimus il y en a une bien évidente, visible à la simple loupe; le pro- 
thorax est aussi beaucoup plus ponctué dans proximus. 


9/4. GEOTOMUS PROXIMUS, NOV. SP. 
Annales, pl. 4 (Gydnides, pl. XIX), fig. 163. 


Bourbon. — Long. 3 4/2 mill., larg. 2 1/4 mill. (Coll. Signoret.) 


Cette espèce se rapproche beaucoup du G. pusillus; elle en diffère 
principalement par la présence d’une plaque mate sur le mésosternum, 
par la ponctuation plus abondante sur le prothorax et sur l'écusson, par 
la série de points sur le cubitus visible jusqu’au sommet de la corie en 
dehors de l’écusson, par l’espace marginal présentant trois séries de 
points, et par un point piligère sur la côte externe. Le reste est à peu 
près semblable. 


25. GEOTOMUS PUNCTULATUS Costa, 2° Cent. Napol. (1847), 30, 8, pl. 5, 
fig. 14. — levicollis Costa, id., 31, 9, fig. 12, — Helferi Fieb., 
Eur. Hem. (1861), 354, 6, et lacconotus Fieb., Eur. Hem. (1861), 
863, 2 (sur type, coll. du Mus. imp. de Vienne). — aciculatus 
Fieb., Wien. Ent. Mon. (1864), 233, 43 (sur dessins mss.). — 
bifoveolatus H. S., vol. IX (1852), 34h. — episternalis Muls. et 
Rey (1866), 38. — lævis Scott (sur type) et Dougl. et Scott (1868), 
238, 1; Entom. mont. Mag.; id. Catal. Bril. Hem. Ent, Soc. Lond. 


(195) Groupe des Cydnides. 55 


(1876), 1. — Muls. et Rey (1866), 35, 1. —? cinnamomeus Gar- 
biglietti, Cat. Hem. (1869), 61. — Puton, Syn. Hem. Heter. 
(1881), 28, 1. 


Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 164. 
Europe. — Long. 3 1/2 à 4 mill., larg. 2 à 2 4/4 mill. 


D'une forme ovalaire, arrondie ; d’un brun noir, les antennes, le rostre 
et les tarses plus clairs, brillant, lisse, plus ou moins ponctué. 


Tête transversale, arrondie, le lobe médian aussi long que les latéraux, 
ceux-ci marqués sur les côtés de cinq points ciliés. Vertex finement 
ponclué. Rostre atteignant la base des hanches intermédiaires ; deuxième 
article le plus long, le troisième un quart et le quatrième un tiers moins 
longs que le précédent. Antennes avec le deuxième article plus long que 
le troisième, le cinquième le plus long, les deux derniers articles allongés, 
fusiformes. Prothorax à peine convexe, lisse sur le disque antérieur, plus 
ou moins ponctué sur le disque postérieur et près des bords latéraux, 
ceux-ci avec sept ou huit cils, quelquefois tout à fait lisse (/evzcollis Costa 
et /ævis Douglas et Scott). Écusson avec l’extrémité étroitement arrondie, 
le disque plus ou moins finement ponctué, excepté les angles basilaires 
lisses. Élytres finement ponctuées, un peu plus fortement à la base ; côte 
marginale avec deux ou trois points piligères. Membrane d’un blanc écail- 
leux, plus ou moins enfumée à la base. Pattes avec les cuisses noirâtres, 
tibias brunâtres, tarses jaunes, les tibias antérieurs avec huit épines au 
bord externe, quatre plus longues au sommet au côté interne, six à huit 
épines sur la face supérieure, ponciués et ciliés sur l’inférieure. Plaque 
mate du mésosternum se continuant sur la suture et le long du bord 
latéral en remontant vers les angles des épisternums, l’espace lisse plus 
ou moins strié et ponctué, la plaque mate du métasternum séparée de la 
partie latérale par une ligne droite et la partie lisse avec deux ou trois 
siries. Canal ostiolaire large au départ, se rétrécissant au milieu pour 
s’élargir de nouveau et former un lobe tuberculeux se repliant en dessous 
en formant une excavation avec l’ouverture ostiolaire à la base. Abdomen 
lisse au milieu, ponctué et strié au bord. 


Nous penscns que cette espèce, la plus commune des Cydnides euro- 
péens, est le véritable nigritus de Fabricius, et croyons que celle que l’on 
regarde comme le type de cet auteur devait, à cette époque, être con- 


56 V. SIGNORET. (196) 


fondue par lui avec le flavicornis ; mais, pour ne pas embrouiller la syno- 
nymie, nous préférons faire comme nos devanciers, quoique la description 
fabricienne dise bien : spinuleux et cilié pour l’une et cilié seulement 
pour l’autre, ce qui est le cas ici. 


26. GEOTOMUS ANTENNATUS, NOV. Sp. 
Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 165. 
Syrie. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 mill. (Coll. Horväth.) 


Entièrement semblable au G. punctulatus ; en diffère par la longueur plus 
grande des antennes; et, rien que par ce caractère, est très facile à distin- 
guer; le second article est grêle, à peine plus fort au sommet qu’à la 
base, un quart plus long que le troisième (23 et 18 au micromètre), les 
quatrième et cinquième fusiformes, d’égale longueur à peu près et un 
peu plus longs que le second, le premier très court. 


D'une forme ovalaire, noir brun, avec les antennes et les tarses ferru- 
gineux ; le rostre, brun, atteint seulement le milieu de l’espace des pattes 
intermédiaires. 

Tête arrondie en avant, les lobes égaux, très finement ponctuée et à 
peine ciliée. Prothorax avec cinq ou six cils sur les côtés, le disque anté- 
rieur lisse, les côtés et le disque postérieur très finement ponctués. Écus- 
son un peu plus fortement ponctué, le sommet lisse, angulairement 
arrondi. Élytres et abdomen comme dans punctulatus, la membrane plus 
courte que l'abdomen. Canal ostiolaire terminé par un fort lobe arrondi 
en forme de rein comme dans punctulatus, mais la suture mésosternale est 
beaucoup plus courbe, plus convexe; elle se dirige en avant presque de 
suite, pour, en formant une courbe très prononcée, venir finir au bord ; 
les parties lisses peu ponctuées, la plaque mate supérieure offrant en 
avant une partie enfoncée le long du bord supérieur, le reste, ainsi que 
la plaque inférieure, à peine sillonné. 


27. GEOTOMUS LATIUSCULUS Horväth, Termez. Fuzet., vol. V, 
part. II-IV (1881). 


Transcaucasie, Leukoran. — Long. 5 à 5 1/2 mill, (%, $, coll. Horväth.) 


(197) Groupe des Cydnides. 57 


Nous ne connaissons pas cette espèce, très voisine de punctulatus Costa, 
et dont les caractères différentiels indiqués par l’auteur sont les suivants : 
plus fortement ponctué, stature plus grande et plus large, les deuxième 
et troisième articles des antennes égaux, l’écusson plus court et la côte 
marginale bien distinctement privée de points sétifères. 


Voici du reste la description générale donnée par l’auteur : 


Niger, ovalus, nitidus, punctatus ; antennarum articulo tertio et quarto 
apice, quinto toto, tarsisque flavo-ferrugineis ; rostro apicem versus, fusco= 
piceo; capite subsemicirculari crebre distincteque punctato, margine leviter 
reflexo et utrinque impressionibus punctiformibus setiferis quatuor ins- 
tructo; thorace modice convexo antice prope marginem, lateribus et pone 
medium remote distincteque punctulato; marginibus, lateralibus punctis 
sctiferis septem vel octo instructis ; scutello latiusculo, fortiter punctato: 
angulis basalibus lævigatis, apice subdeflexo; hemelytris dense et quam 
scutellum subtilius punctulatis, margine costali impressionibus punctifor- 
mibus destituto; membrana sordide hyalina, ventre medio lævigato, ver- 
sus margèines laterales sat dense distincteque punctulato ; articulis secundo 
et tertio antennarum longitudine æqualibus. 


Habitat in Transcaucasia ad Leukoran, ubi specimina nonnulla legit 
Dom. Leder. 


28. GEOTOMUS CILIATITYLUS Signoret, Ann. del Mus, civ. di Storia nat., 
vol. XVI, (1881), p. 632. 


Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 166. 


Téhéran, — Long. 3 3/4 mill., larg. 2 1/4 mill. (Mus. civ. de Gênes.) 


D'un brun noirâtre, avec le rostre, les antennes et les tarses un peu 
plus clairs. 


D'une forme ovalaire, largement arrondi en arrière, la plus grande lar- 
geur au delà du tiers de la corie, ponctué très finement, plus fortement 
sur les lignes de séries de la corie ; pourrait passer pour un individu plus 
pelit du G. pélitylus, présentant comme lui la tête avec six cils le long 
des bords des lobes latéraux, deux sur le lobe médian, ce qui rapproche- 
rait ces deux espèces du Cydnus flavicornis, qui présente en outre des 
spinules; mais la têle esl presque lisse, à peine ponctuée, les ocelles, très 


58 V. SIGNORET. (198) 


rapprochés des yeux et placés sur la déclivité du col, sont à peine visibles, 
les deuxième et troisième articles des antennes égaux, le rostre atteint 
l'extrémité des hanches intermédiaires. | 


Prothorax plus étroit que dans l’espèce précédente, moins cilié sur les 
côtés. Écusson plus étroit, plus long, plus acuminé, moins arrrondi à 
l'extrémité, plus rarement et plus subtilement ponctué. Élytres finement 
et subtilement ponctuées sur la corie, plus fortement sur les séries, les 
deux lignes de points des nervures marginales s’arrêtant avant d'atteindre 
l'extrémité de la corie, tandis que dans pilitylus elles atteignent l’angle 
de la corie; bord marginal avec trois ou quatre points pilifères ; mem- 
brane d’un brun hyalin. Dessous du corps plus finement ponctué. Le canal 
ostiolaire plus long, plus globuleux, accompagné de deux larges plaques 
mates épisternales, la supérieure s’arrêtant en angle avant d’alteindre les 
bords latéraux et faiblement striée, l’inférieure occupant les deux tiers 
ou près des quatre cinquièmes du métasternum et très finement striée, 
les parties lisses à peine striées-ponctuées. 


Cette espèce est d’une forme allongée et pourrait jusqu’à un cerlain 
point être confondue avec le M. obsoletus, dont eile s'éloigne par les deux 
cils du lobe médian qui, même s'ils disparaissaient par une cause quel- 
conque, laisseraient toujours voir les deux points qui lui donnent naissance, 
et de plus par la présence ici des plaques mates. 


Il ne peut être confondu avec Gestroi, qui est un véritable Cydnus, 
avec spinules et cils, ni avec parvulus, qui est également un Cydnus vrai. 
Comme taille il pourrait être confondu encore avec d’autres Geotomus, le 
G. pygmæus, par exemple, mais il s’en éloigne par les caractères des cils 
du éylus. | 


29. GEOTOMUS DISTANTI, NOV. Sp. 
Annales, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 167. 


Australie. — Long. 4 mill., larg. 2 1/2 mill. (De notre collection.) 


Ovalaire oblus, noir, très ponctué, les pattes et les antennes noir de 
poix, les tarses jaunes. 

Tête arrondie, lobe médian aussi long que les latéraux ; très convexe, 
très ponctuée-ciliée, Yeux très saillants. Antennes avec le deuxième 


(199) Groupe des Cydnides. 59 


article plus long que le troisième. Prothorax densément ponctué sur 
presque toute sa surface, excepté de petits espaces irréguliers sur le 
disque antérieur; bords latéraux ciliés. Écusson très densément ponctué, 
avec les angles basilaires lisses. Élytres très densément ponctuées, la 
ponctuation rugueuse à la base, avec trois points pilifères sur la côte 
marginale. Abdomen très ponctué, presque lisse sur le milieu. Canal 
ostiolaire arqué, finissant par un large lobe arrondi, avec échancrure 
ostiolaire en dessous. Plaques mates épisternales très petites, la portion 
lisse et la porlion mate égales sur le mésosternum; celle du métaster- 
num dépassant à peine le canal ostiolaire, les portions lisses très ponc- 
tuées, les portions mates à peine sillonnées. 


Cette espèce se rapproche du Cydnus Gestroi, des Geotomus ciliatitylus 
et pélitylus, seulement il s’en éloigne par la ponctuation plus dense, plus 
forte. 


90. GEOTOMUS (MELANÆTHUS Uhl.) rRoBusTUS Uhler, Bull, Un. St. Geol. 
and. Geogr. Survey (1877), 390, 4. 


Annales, pl. 4 (CGydnides, pl. XIX), fig. 168. 


Maryland (Baltimore), type S et $. —Long. à peine 4 mill., larg. 2 4/2 
mill. au niveau du sommet de l’écusson. (Coll. Uhl. et coll. Signoret.) — 
Georgie (Americ. Nord.) (coll. Buch. White). 


Noir, d’une forme ovalaire large, la plus grande largeur au niveau du 
sommet de l’écusson. 

Tête arrondie, le lobe médian au même niveau que les latéraux, la 
suture se prolongeant jusqu’au niveau des yeux. Vertex très ponctué, les 
bords latéraux tranchants. Ocelles très éloignés entre eux et insérés au 
delà de la ligne basilaire des yeux. Antennes avec le deuxième article 
très peu plus long que le troisième. Rostre atteignant les coxis intermé» 
diaires. Pronotum avec une impression latérale longitudinale au niveau du 
point piligère thoracique et en dessous des yeux, et se rendant à celle qui 
se trouve en dedans des angles huméraux. Côtés latéraux très ponctués, 
plus faiblement sur la ligne transverse et en arrière de l’échancrure anté- 
rieure ; par suite des impressions latérales, le disque antérieur paraît très 
convexe. Écusson court, large , arrondi au sommet, faiblement ponclué 


60 V. SIGNORET. — Groupe des Cydnides, (200) 


sur le disque. Élytres larges, fortement ponctuées à la base, beaucoup 
plus faiblement sur le sommet de la corie; espace marginal très large, 
très finement ponctué; bord extrême tranchant, sans côte, presque réflé- 
chi; membrane brune. Mésosternum avec une plaque triangulaire finissant 
en pointe aiguë sur la suture, avec quelques points au dessus près de la 
base des hanches. Métasternum ävec une plaque moins grande, partant 
du sommet du canal ostiolaire pour se rendre obliquement au-dessus de 
la hanche postérieure ; de chaque côté plusieurs séries de points, ainsi 
que sur la fausse suture. Canal ostiolaire long, très arrondi au sommet 
qui finit en un lobe arrondi contournant l’ostiole. 


La forme toute particulière de ce dernier organe nous fait placer trois 
espèces à la suite les unes des autres : la première, qui est celle-ci, se 
distingue des deux suivantes par la forme courte, ovalaire du corps, 
l’écusson plus large au sommet ; de la suivante, picinus, par le lobe ostio- 
laire formant ur tubercule arrondi sans trace d’ostiole ou ouverture; el 
de la troisième, paroulus, dont le canal ostiolaire est semblable de forme 
à celui de robustus, par l'insecte plus long, presque parallèle sur les côtés 
et beaucoup plus ponctué en général. — Voir les figures 168, 169 et 170, 
dont les différences sont très appréciables. 


Les figures se rapportant aux espèces 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30, 
ainsi que les descriptions et figures des autres Geotomus, 31 à 47 (divi- 
sions des Melanæthus, Olonips, etc.), paraitront ultérieurement. 


DIPTÈRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS 


20° PARTIE ({) 


Par M. J.-M.-F. BIGOT. 


XXXI 


GENRES Volucella (Geoffr., Hist. des Insectes, 1764) 
ET 


Phalachromyia (Rondani, Esame d. var. spec. d’Insett. 
Ditteri Brasiliani, Torino. 1848). 


(Séance du 14 Juin 1882.) (2) 


Le genre Volucella (que Duméril appela Cenogaster, Expos. et Diction. 
d'Hist. nat., 1801), démembré par Geoffroy du genre Syrphus, et caracté- 
risé, comme on peut le voir dans les œuvres de Meigen, Wiedemann, 
Macquart, Walker, Rondani, Schiner, Osten-Sacken, Kunckel d'Herculais, 
comprend aujourd’hui un nombre assez considérable d'espèces, euro- 
péennes ou exotiques, toutes intéressantes, à cause de leur taille ou de 
l'élégance de leur coloration. Le genre Phalachromyia a été formé à leurs 
dépens par le professeur C. Rondani. 

Dans le Tableau synoptique que comprend cet opuscule, j'ai fait tous 
mes efforts pour n’omettre aucune des espèces mentionnées dans les 
nombreux ouvrages que j'ai pu consulter. Je ne prétends, en aucune 
façon, discuter leur validité, non plus que leurs synonymies, genre de 
travail qui n’entre pas dans mes aptitudes et que je laisse volontiers aux 
savants criliques dont c’est la spécialité ; j'essaie simplement de faciliter 
les déterminations devenues de plus en plus laborieuses, et, en même 


(1) Voir 1r° à 19e partie, n°° I à XXX, Annales 1874 à 1882. 
(2) Travail revu par l'auteur en avril 1883. 


Ann, Soc. ent, Fr, — Juillet 1883, 


62 J.-M.-F. BIGot. 


temps, je publie quelques nouveautés dont on trouvera les descriptions à 
la fin du mémoire. 


Malheureusement, les auteurs, pour la plupart, ont omis de mentionner 
les formes variées qu’affectent, chez ces insectes, les antennes, la face, les 
nervures alaires, indications indispensables pour atteindre une exactitude 
tout au moins relative. En conséquence, je me suis presque toujours borné 
à la considération des couleurs générales où partielles, restreignant de 
mon mieux l'étendue des Diagnoses, comme il convenait dans une œuvre 
de cette nature ; mes classements ne seront donc qu’une création artifi- 
cielle ; toutefois, j'espère qu’ils suffiront pour atteindre le but visé. 


Lorsque la connaissance de ces beaux Diptères sera devenue plus com- 
plète, je ne doute pas que le genre où on les a rangés ne doive subir 
quelques démembrements que je n’ai pas tenté d'effectuer. 


Avec certains Diptéristes (par exemple, avec Macquart, Dipt., Suites à 
Buffon), j'ai négligé le genre Ornidia (Saint-Fargeau), dont le type est la 
V. obesa, si répandue dans presque toute la zone tropicale. Maïs, il me 
semblerait assez à propos d’en créer un autre en faveur des V. (Phala- 
chromyia!) hirtipes (Macq., Dipt. Ex.) et V. vicina (nov. mihi, vovez 
p. 86 du présent mémoire). 

Les V. scutellata (Macq., Dipt. Ex.) et spinigera (Wied.), en raison de 
leur -écusson armé de fortes épines, appartiennent certainement au genre 
Temnocera. — La V. aurata (Macq., Dipt., Suit. à Buffon) est trop incom- 
plètement décrite pour que je puisse la mentionner dans mes Tableaux : 
je suppose qu’elle serait mieux à sa place chez les Eristalis ? — Très 
probablement, ma V. véridula (Mexique, voyez Ann. Soc. ent. Fr., 4875, 
p. A81) n’est autre que la V. vaga (Rondani); Schiner prétend qu’elle 
appartient au genre Phalachromyia? Quoi qu’il en soit, je me suis décidé 
à inscrire provisoirement la V. vaga (Wied.) parmi les Phalachromyies, 
laissant aux Volucelles la vaga (Rond. = alias, parva). — Say (Journ. 
Acad. Philadel., VI, p. 166, 1) a décrit une V. violacea (Mexique) qui 
me semble voisine de W. esuriens (Fabr.) ?; mais, sa description m'a 
paru trop insuffisante ; je ferai la même remarque à l'égard de la 
V. postica (Mexique, loc. cit., p. 66, 2); quant à là V. marginata 
(Mexique, voyez Compl. writ. of T. Say on t. Entomol. of N.-America 
N.-York, vol. II, 1859, p. 360), la conformation du chète antennal me 
porte à croire qu’elle n’appartient pas au présent genre : le savant dipté- 
riste baron Osten-Sacken ne l’a pas inscrite sous cetie rubrique dans 
son excellent Catalogue. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 63 


Depuis la publication de ma Note (Ann. Soc. ent. Fr. 1878, p. 48), 
relative à la V. evecta, le même savant, dont on ne saurait nier la compé- 
tence, a rangé cette espèce parmi les Volucelles ; d’où il appert, définiti- 
vement, que j'ai commis une erreur en l’assimilant aux Eristalis. 


La V. tabanoides (Motschulsky, Bull. Soc. imp. des Natur. de Moscou, 
1859, p. 504), des rives du fleuve. Amour, n’est pas suffisamment décrite 
pour que j'aie cru devoir la mentionner. 


Les formes caractéristiques de la face, des antennes et de la premiére 
cellule postérieure de l'aile, la notable villosité Au chète et des yeux, 
empêcheront toujours de confondre ma Phalachromyia nigripes (Ann. Soc. 
ent. Fr., 1857, p. 296) avec les Gheilosies (voyez, sur le sujet, Schiner, 
Novarra Reise, 1848, p. 35/4). 


Après un nouvel examen, je crois pouvoir actuellement déclarer que 
l'individu 4, décrit par moi à la suite de ma V. purpurifera (Ann., loc. 
cit., 1875, p. 478), et considéré comme appartenant à cette espèce, n’est 
très probablement autre chose que le & de ma V. varians? (Ann., loc. 
cit., p. A81). PERS 

Vu l'insuffisance des descriptions, et n’ayant pu comparer les Types, j'ai 
cru bien faire, du moins provisoirement, d'identifier les V. pallens 
(Rondani, Esame, etc., Torino, 1848) et V. sexpunctata (Loew, Wiener 
Ent. Monatschr., 1861, p. 38) avec la V. pallens (Wiedm., Aussereurop. 
Zweiflug. Ins., 1830) (4). 


OBsERVATION. Pour obvier, autant que possible, aux inconvénients qui 
résulteraient d’une trop grande extension de mon cadre, je l'ai divisé 
préalablement en cing parties, désignées par les lettres A, B, C, D, E, 
dont on trouvera plus loin le Tableau d’Assemblage. — Toutes les espèces 
marquées d’un astérisque ont été soigneusement étudiées et vérifiées 
d’après les Types de ma Collection. 


(1) Il est à propos de signaler ici que chez les nombreuses espèces de Volu- 
celles et de Phalacromyies, européennes ou exotiques, dont j’ai pu examiner les 
deux sexes, j'ai constaté le fait intéressant, que j'ai déjà signalé (voir Annales, 
2° série, t. III, p. zxiv du Bulletin), et qui consiste en ce que, la villosité 
du chète antennal est toujours beaucoup plus développée chez :les femelles 
que chez les mâles. 


6h J.-M.-F, BIGOT. 


TABLEAU D'ASSEMBLAGE. 


Ailes, 2° et 3° nervures longitudinales (Rondani), soudées à leur 


EXT ÉMILE ENNEMI NE MARIE G. VOLUCELLA. 


(Geoffroy, Hist. des Insect., 1764.) 


Id., id, séparées à leur extrémité............... G. PHALACHROMYIA. 


(Rondani, Esame d,. var. sp. d’Insett. Ditter. Braziliani, 
Torino, 1848.) 


Genre Volueella. 


4. Ailes, 8° nervure longitudinale plus ou moins sinueuse et 
fortement courbée en dehors à son extrémité......... 
— Id., id. peu ou point sinueuse, très peu ou non courbée en 
deHolS LISONIEX TM MEE er re een PENTIER 


2, Corps densément et assez longuement villeux, du moins en 
TAN UE PATIO AR re cer re oe  e ESC P EEE 
— Id. nu, ou très peu densément et brièvement tomenteux, du 
moins enserante pare ee CE Ce -L CPE 
3. Nuances générales foncées, parfois métalliques; abdomen de 
couleur foncée, sans macules ni bandes, noires ou noi- 
re AA CE Oo OMEGA Gb OBBE ID 0 66.0 
— Id. plus ou moins pâles, jaunes, jaunâtres ou fauves, peu ou 
point métalliques; abdomen jaune, jaunâtre ou fauve, 
ordinairement avec des bandes ou des macules, noires ou 
MOITALTES SU RNA AIR NA RE CP EEE 
L. Nuances générales foncées, peu ou point métalliques....... 
— Id. foncées, luisantes ou notablement métalliques. ........ 


DIVISION À. 


Couleurs générales uniformément métalliques, point de bandes, 
taches, ni macules, fauves ou jaunâtres............... 
— Id. peu ou point métalliques; abdomen, tantôt foncé, avec 


Diptères nouveaux ou peu connus. 


des bandes ou des macules fauves ou jaunâlres, tantôt 
fauve ou testacé, avec des bandes ou macules noirâtres.. 


1. Face très peu prolongée en avant et au-dessous des yeux, 


— Id. 


concave sous les antennes, fortement tuberculée et fort 
obtuse à son extrémité; couleur générale d’un bleu violet, 


ou verdâtre, en dessous, d'un cuivreux très brillant ; 


antennes brunes : ailes jaunâtres, une macule noire au 
DO EXETTE EPA AARNERRRE SOS IAE EEE ER 
(Amer. merid.!, zone tropic. — Syrphus obesus Fabr,, 
Syst. Antli., 1805. — Ornidia id. Saint-Farg., Serville, 
Encycl. méth.) 
notablement prolongée en avant, ou bien au-dessous des 
yeux; ailes, tantôt uniformément jaunâtres, tantôt avec 
une demi-bande transversale noirâtre................ 


notablement prolongée en avant des yeux, tronquée, nota- 
blement concave sous les antennes et tuberculée ; cou- 
leur générale d’un violet foncé; antennes noires ; ailes 
presque hyalines, avec une demi-bande transversale, 
MOTATO TN M NA NN 2 AR Ut. lo. 
(Brazil. — Macq., Dipt. Exot., 1842.) 

prolongée en cône acuminé au-dessous des yeux, concave 
sous les antennes et tuberculée; ailes, tantôt uniformé- 
ment jaunâtres, tantôt avec un point noir au bord externe; 
antennes plus ou moins fauves. ......,..... DE OCDE GÈ 


3. Antennes fauves, 3° segment brun en dessus ; ailes hyalines, 


un point noir au bord externe; face testacée, avec une 
large bande médiane, noire; couleur générale d’un brun 
légèrement métallique; abdomen avec une bande trans- 


65 


* obesa. 


vriolacea. 


versale et deux macules d’un noir velouté....... ,:.. * notata. 


(Monte-Video. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875, 
p. 475.) 


— Antennes entièrement fauves; ailes, uniformément jaunâtres ; 


couleur générale uniformément d’un vert bronzé, face 
d’un bleu luisant, en cône acuminé, concave sous les 


antennes, fortement tuberculée...........,,.... * fulvicornis 


(Panama, — J, Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 84.) 


(1883) 1° partie, 5. 


66 J.-M.-F. Bicot. 


h. Abdomen de couleur foncée, avec des bandes ou des macules 
jaunatres ie niMEEt GO NUMERAMA PSS 
— Id. d'un fauve pâle, avec des bandes ou des macules noirâtres. 


5;::ANTeNNeS NOTES ME hante lea R Te Ut CE 


SI [ep] © cr 


— Id, d’un fauve plus ou moins clair...................... 


6. Ailes avec trois demi-bandes transversales, brunâtres; abdo- 
men avec trois bandes transversales fauves, la première 
DS ONTIDENME Se TOO MN 6 Bob otre oo fasciata. 
(Carolina — Macq., Dipt. Exot., 18/2.) 
— id. avec deux bandes semblables ; abdomen avec deux bandes 
transversales fauves, interrompues (parfois, la deuxième 


à peine interrompue); face assez allongée en cône acu- 
MINES LUDErCUIEC Re MR A AR RARE * pusilla. 


(Guba. — Macq., loc. cit., 18/42.) 


7. Face jaunâtre, avec deux ou trois bandes longitudinales, noi- 
râtres, et de formes variées ainsi que les couleurs des 


ailes et UESpIels A ER NE RnEnte TRE EME co 8. 
— Id. entièrement fauve; ailes, avec le bord externe, l’extrémité 
et les nervures transversales, teintés de brunâtre....... picta. 
(Brazil. — Wiedem., Aussereurop. Zweïflug. Insekt., 
1830.) 


8. Ailes hyalines, avec un point noir au bord externe, première 
nervure transversale bordée de noirâtre; pieds noirâtres, 
tibias et tarses à base fauve.................., * fulvonotata. 
(Monte-Video. —J. Bigot, Ann., loc. cit., 1875, p. 476.) 
— Id. id., avec le bord externe gris, ensuite jaunâtre vers l’ex- 
trémité, nervures transversales, extrémité et demi-bande 
transversale brunaires eee cer eee * pulchripes. 
(Mexic. — Id., loc. cit., 1875, p. 480.) 


9. Abdomen fauve clair, avec des bandes, des points, et l’extré- 
mité, noirs; face en cône allongé, acuminée, à peine 
tuberculée: : 2522 een A Are ter RS mellea. 


(Jeannicke, Neu. Exot. Dipl., Frankf., 1867.) 


Diptères nouveaux ou peu connus. 


— Abdomen entièrement testacé, avec la base et une macule, en 
forme de T renversé, noirâtres ; face cônoïde, assez allon- 
gée, à peu près entièrement plane. ...........,....... 


(Mexic, — J. Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 84.) 


Division BB. 


Face tantôt noire, tantôt de couleur plus ou moins foncée et plus 
ou mpinsmÉtAlIqUE A ee AU RE 


IS TUNER OU AIT TE AR EE EN 


1, Antennes, 3° segment fauve ou rougeâtre; face, ailes, de 
DHANCESDVATIÉESE enr e see esse SE en alt 2 


— Id., id. noir; face d’un bleu violacé brillant; ailes hyalines, 
avec une macule médiane, carrée, noirâtre; face en 
cône allongé et acuminé, fortement tuberculée. 5 
(Chili. — Philippi, Verhandi. k. k. z. b. Gesell. Wien, 
1865, p. 734.) 


2. Aïles hyalines, largement brunes à la base ainsi qu’au bord 


67 


* tau. 


AZUr ele 


externe; face d’un noir luisant..............., + Metallifera, 


(Mexic. — Walker, List of Dipt. Ins., 1849.) 


— Id. plus ou moins claires, base et bord externe, au plus à 
peine teintés de brunâtre ; face noire ou d’un bleu lui- 
sant. ........ Here ll emhetsieleleteiereleetetlele einiele cialee 9 


3 Face d’un noir luisant; ailes un peu jaunâtres, 2° et 3° ner- 
vures longitudinales anastomosées sur la costale même : 


couleur générale azurée, avec un duvet grisâtre..…, capensis. 


(Cap B.-Sp. — Schiner, Novarra Reise, 1868.) 


— Id. d’un bleu violacé; ailes hyalines, très peu grisâtres à la 
base, 2° et 3° nervures longitudinales anastomosées 
assez loin de la costale; couleur générale azurée, avec 
duvet noir; face légèrement proéminente en avant, en 
forme de cône assez oblus, très concave sous les an- 


tennes, fortementituberculées seen * saphirina. 


(Chili. — J. Bigot, Nov. Sp., Ann. 1883, p. 85.) 


68 


ie 


10. 


J.-M.-F, Bicor. 


Ailes, tantôt avec une demi-bande transversale, lantôt avec 
une macule carrée médiane, tantôt avec une tache, 


plus ou moins allongée, au bord externe, noirâtre. ..…. 5. 
Id., sans demi-bande, macule ni tache, noirâtres......... 11. 
Id., avec une demi-bande transversale noirâtre. .......... 6. 


Id., tantôt avec une macule médiane, tantôt avec une tache 
externe plus ou moins allongée, noirâtre............ Te 


Id., la demi-bande longue, large, irrégulière; corps à duvet 
gris; face en cône allongé et acuminé, luberculée. * purpurea. 


(Para. — Walker, List., loc. cit., pars IIL, p. 637, 
1849.) 
Id., id. courte, étroite; corps à duvet noir........... alchimista. 
(Brazil. — Rondani, Esame d. var. spec., etc., To- 
rino, 18/48.) 


Id., avec une macule carrée, médiane, noirâtre ; abdomen à 
base jaunâtre; ailes, 3° nervure longitudinale assez for- 
tement courbée en dehors à son extrémité; face en 
forme de cône épais, court, acuminé.......... * cyanescens. 


(Brazil. — Macq., Dipt. Exot., t. II, 2° part., 18/92.) 
Id., tantôt avec une tache au bord externe, plus ou moins 
allongée, tantôt avec un point externe, noirâtre, 
Ailes, avec une tache assez grande, allongée, sise au bord 
externe ; genoux et tibias jaunâtres............,... opalina. 
(Bengale. — Wiedm., loc. cit., 1880.) 


Id., avec un point externe; genoux et tibias de nuances 
diverses as be ta. PAPER MU. CAN EN 5. 


Genoux et tibias noirs, base des iarses intermédiaires et pos- 
térieurs jaunâtre; front d’un noir bleuâtre.......... tibialis. 


(Yucatan. — Macq., Dipt. Exot., Supplém., 1846.) 


Genoux, base des tibias, jaunâtres, tous les tibias bruns ou 
nOiTALTES : 2.5 MORE Dre mioue He 40. 


Thorax entièrement métallique ; ailes hyalines ; abdomen, 


Diptères nouveaux ou peu connus. 69 


1° segment jaunâtre; genoux et tibias jaunâtres ; face 
peu allongée et peu acuminée, notablement tuberculée, 
un peu concave sous les antennes............. * yesiculosa. 


(Amer. merid. — Wiedem., loc. cit.) 
— Thorax de couleur métallique et bordé de fauve ; ailes un 


peu jaunâtres ; genoux testacés ; face, longue, en cône 
acuminé, médiocrement tuberculée......... . * amethistina. 


Mexic. — J, Bigot, loc. cit., 1875, p. 479.) 
11. Aïles jaunâtres, 2° et 3° nervures longitudinales anasto- 


mosées assez loin de la costale ; thorax parfois de nuance 
foncée et très peu métallique, ou bien, noir......,., 12. 


— Id., id., anastomosées contre la costale; thorax de couleur 
métallique ; face fauve, denuée de bande médiane lon- 
ÉTAT ER nie le nest ee chien eee a ta * fuscipennis !. 


(Brazil. — Macq., Dipt. Exot., t. II, 2° part., 18/2.) 
12. Face avec une bande longitudinale, médiane, noirâtre; tho- 


rax, parfois de nuance foncée et peu métallique ; abdo- 
Men TENSeSMENMAUNAITE AE CET EEE .  fuscipennis !. 


(Bolivia. — Macq., Dipt. Exot., 4° Suppl., 1850.) 


— Id., dépourvue de bande médiane ; thorax de nuance fon- 
cée et peu métallique; ailes, nervures bordées de 
DRHTATTES te se re en Lo ..... abdominalis. 


(Cuba. — Wiedm., loc, cit., 4830.) 
Division €. 


Face noire ou d’un brun foncé........... se RER RE ce a 4. 
— Id. fauve ou testacée. .. ejui Ja 9401 LES DRE 6. 
4. Tibias et. farses Cu a bruns.c ou noirâtres; ailes, tantôl 


aygc.la base largement, teintée.de, PRE tantôt RYEG ne 
demi- bande transversale noirâtre. «sus. inatuot3 2. 


— Tibias et tarsesfauyes owjaunâtress au nee on an fe 


de 


J. -M e -F. BIGOT. 


Antennes entièrement noirâtres, ou, d’un brun foncé 


© 


Id. d’un fauve clair, ou, jaunâtres; ailes à base largement 
teintée deinniratress..:. 27 ee. tete . transatlantica. 


(Amer. merid. — Rond., Dipter. Spec. et Gen. aliq., 
Modena, 1863.) 


Ailes à base jaunâtre avec une large demi-bande transver- 
sale noirâtre; thorax fauve: face en forme de cône 
très allongé et acuminé, concave sous les antennes, 
(HDETCUIÉBA ERA COR EE * jeddon«. 


(Japon. —J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1875, p. 472.) 


Id. à base largement teintée de brun ou de noirâtre....... hi. 


Écusson de la couleur du thorax; pieds noirs ; face et front 
bruns; face en forme de cône médiocrement acuminé, 
très concave sous les antennes et fortement tuber- 
CUIÉ RATE CE ee A MR à à * mexicanda. 
(Amer. merid. — Macq., Dipt. Exot., t. II, 2° part, 
1842. — dispar, id., id., Supppl., 1846, = Maxtümi- 
liant Jaennike, Neue Exot. Dipt., 1867.) 


Id. un peu plus pâle que le thorax ; tibias rougeâtres. ..  esuriens ? 
(Amer. merid, — Fabr., Ent. System.) 


Cuisses noires, tibias jaunâtres; face brunâtre ; ailes avec 
l'extrémité enfumée ; un large disque noir sur le thorax 
(atéte manque) ÉINORREEERE ER ET EEE * fusca. 


(Exot. Pays ? — Macq, Dipt., Suites à Buffon, 
1834.) 


Pieds bruns, genoux et base des tarses fauves : face noirâtre, 
avec deux bandes longitudinales jaunâtres ; thorax en- 
tièrement d’un brun foncé et luisant ; ailes jaunâtres, un 
peu brunâtres le long des nervures transversales, au 
bord externe, et à l’extrémité ; face en forme de cône 
allongé et acuminé, concave sous les antennes, médio- 
crement tuberculée A - RU C EE UN …. *trisuis. 


. (Mexic. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 482.) 


Dipières nouveaux où pèu connus. 


Face d’un jaune plus ou moins clair, tantôl avec des bandes 
longitudinales, tantôt avec les joues, noires......... 


Id., entièrement dénuée de bandes; joues de même nuance 
querlasface. AN rte A Ne 


Id., avec une bande médiane, longitudinale ; souvent, tantôt 
avec des bandes latérales, tantôt avec les joues, noires. 


Id., dénuée dé bande médiane ; souvent, tantôt avec des 
bandes latérales, tantôt avec les joues, noires........ 


Antennes rougeâtres; écusson avec l'extrémité fauve ; abdo- 
men à base noirâtre ; pieds noirs, genoux rougeâtres, 
tarses à base blanchâtre ; ailes jaunâtres, avec une 


71 


11. 


large macule stigmatique, étroite, noirâtre.......  flavipennis. 


(Brazil. — Wiedem., Aussereurop. Zweiflug. Insekt., 
1830.) 


Id., d’un fauve clair; écusson entièrement noirâtre, avec 
quelques reflets violacés; large disque noirâtre sur un 
thorax fauve ; abdomen à base blanchâtre, avec deux 
macules latérales jaunâtres; pieds noirs ; ailes avec la 
base jaunâtre et l'extrémité enfumée............,.... 


(Brazil. — Wiedem., loc. cit., 1830.) 


Abdomen noir, sans macules latérales, à reflets un peu ver- 
dâtres, extrémité jaune, largement veloutée; joues 
noires ; antennes d’un châtain foncé; ailes avec une 
demi-bande transversale brune; écusson brun; face en 
forme de cône assez court, assez obtus et tuberculée. 


(Eur. merid., Afr. sept, — Erichson, Wagner’s Reise 
in Algier., ILE, p. 194, —=analis Macq., t. IL, Dipt, Exot.) 


Abdomen brun ou brunâtre, parfois avec de légers reflets 
métalliques; antennes fauves; joues noires ou avec 
des bandes noires; écusson jaunâtre; ailes, parfois dé- 
nuées de demi-bandes transversales noirâtres........ 


10. Ailes avec une demi-bande transversale noirâtre, nervures 


bordées de noirâtre; genoux et base des Libias, fauves ; 


lugens. 


liquida. 


10. 


72 


11. 


12 


15. 


J.-M. F. BiGor Q 


abdomen de couleur uniforme ; face en cône court, ni 
concave, ni visiblement tuberculée.,..,......... * castanea. 


(Mexic. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 476.) 


Ailes sans demi-bande transversale ; bord externe et nervures, 
bordés de brun; pieds châtains, tibias el tarses plus 
päles ; abdomen brun, avec la base et les incisions tes- 
tacées ; face, en cône allongé et tuberculée...…. * macrorhina. 


(Brazil. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 474.) 


Id., tantôt avec des demi-bandes transversales brunes, tan- 
tôt avec une large bande transversale, un peu diffuse, 
brunâtre ; abdomen brunâtre, avec la base souvent jau- 
nâtre ou blanchâtre et légèrement translucide. ...... 122 


Id., dénuées de bandes transversales brunes, parfois avec 
une macule stigmatique étroite, noirâtre, allongée ; 
abdomen avec la base opaque, de couleur foncée... 14. 


Id., avec la base jaunâtre, une large bande transversale un 
peu diffuse, extrémilé, brunâtres; thorax fauve, avec 
un large disque carré, noir; abdomen, 2° segment d’un 
jaunâtre pâle, pieds noirs; face en cône médiocrement 
acuminé, médiocrement tuberculée........,.... # japonic«. 


(Japon. — J. Bigot, loc. cit., 14875, p. 473.) 


Id., presque hyalines, avec une demi-bande transversale 
noirâtre ; thorax noir, ou bien fauve, avec un large 
disque noir; abdomen de couleur foncée et luisante, à 
base jaunâtre ou blanchâtre, parfois, légèrement trans- 
TROIE MESA MENU ROUE RM ERA HU PR ANIRE 153. 


Abdomen avec la base largement blanchâtre, un peu trans- 
lucide ; thorax entièrement noirâtre, à duvet noir ; 
face totalement fauve ; tarses noirs; face en cône peu 


acumine elMUberculÉe ER EC TE NC NE DCLIICENS 


(Europe. — Linn., Faun. Suec., 1761. — dryophila 
p' Scopoli, = pellucida Linn., = putescens Snellenb.) 


Abdomen avec la base largement jaunâtre; thorax fauve, 
avec un large disque noir et duvet jaunâtre; tarses 


Diptères nouveaux ou peu connus. 


à base fauve ; face en cône un peu obtus et tuber- 


73 


CLIÉBRR A NS  RUMON RE PE MEITyophile 


(Europe. — Scopoli, p'., — énflata Fabr., Ent. Syst., 
4794, — Hohhuthii Gimmerth., = dryophila Rond., 
Prodr.) 


14. Thorax noir; abdomen, 8°, 4° et 5° segments latéralement 
maculés de fauve; tibias fauves, base des tarses posté- 
rieurs blanche; ailes jaunâtres, avec une macule 
stigmatique étroite, brune, allongée ; métatarses aussi 


jongsrque Jesttibiasse NORPNT UNS QUAUR Peleterii. 


(Java. — Macq., Dipt., Suites à Buffon, 1834.) 

— JId., de couleur châtain, une large macule dorsale, trans- 
versale et sise en arrière, noirâtre; ailes assez claires, 
enfumées à l'extrémité; abdomen brunâtre, avec quel- 
ques reflets verdâtres et base fauve, légèrement trans- 


RICO PARENT RSS OA EU 5 nr ANT" pectoralis. 


Amer. merid. — Rondani, Dipt. Exot., revis. anno- 
tata, Modena, 1863.) 


Division BB. 


Abdomen avec des bandes ou des macules noirâtres ou bru- 


— Id. sans bandes ni macules, souvent l'extrémité noire ou 
MOITALTES subies en Me nn OA t he CA ERREURS 


1. Id. avec une bande longitudinale, médiane, plus ou moins 
foncée et des bandes transversales. ...,...,....... 


— Id. sans bande longitudinale, médiane.....,...,...,..., 


2, Face, inférieurement, notablement plus longue que la hau- 
teur des yeux, conique, acuminée, plane, unicolore ; 
abdomen sans bande longitudinale médiane, mais, avec 
deux bandes transversales, et l’extrémilé, noires; ailes 
hyalines ; pieds fauves, cuisses à base noire ; antennes 


26. 


Le) 


10. 


brunes, RP ne. À OR UE CRD SNA tire RTE longirostris. 


(Pays ? — Macq., Dipt. Exot., 1846, Suppl., p. 124.) 


74 


J, -M.-F, BIGOT. 


Face, au plus, un peu plus longue que la hauteur des yeux. 
plus ou moins conoïdale, ordinairement concave et 


CalleUSE RE ne Rte de ri ONE Je. 
Antennes totalement noires ou brunâtres.............. l 
Id. fauves ou jaunâtres, au moins, en grande partie... 7. 


Id. noires; abdomen avec une bande transversale et l’ex- 
trémilé, noires ; ailes hyalines; pieds fauves, cuisses à 
base fauve; face entièrement jaunâlre............. concinna. 
(Chili. — Philippi, Verandl. k. Kk. z. b, Gesellsch. 
Wien, 1865.) 


Id, d’un brun plus ou moins clair, ordinairement avec plu- 
sieurs bandes transversales; face souvent avec une 
bande médiane ; joues brunes, ou à bandes noires... fe 


Face avec une bande médiane noirâtre ; joues ordinairement 
avec des bandes brunâtres ou noirâtres.......,..... 6. 


Id, dépourvue de bande médiane; joues à bandes brunes; 
ailes avec les nervures transversales bordées de bru- 
MALTE LE ro MES me En ER .  Salur. 


(Colorado. — Osten-Sacken, Western Dipter., 1877, 
p. 333.) 
Ailes avec une demi-bande transversale et quatre macules 
brunâtres au bord externe. .... ARS nie «.  VaACUA. 
(Amer. merid. — Fabr., Syst. antliat.) 


Id. sans demi-bande et sans macules au bord externe. ..... avida. 
(California. — Osten-Sacken, loc. cit., p. 333.) 


Thorax dépourvu de bandes dorsales; écusson de nuance 
foncée ; face et joues d’une seule couleur....... chalybescens. 

(Brazil. — Wiedem., Aussereurop., Zweïflug. Ens., 

Id. parfois avec des bandes dorsales, longitudinales ; écus- 


son pâle; joues, parfois, avec des bandes noirâtres ou 
DEUNALTES ER RIRE RER RE 8. 


Dipières nouveaux ou peu connus. 75 


8. Thorax sans bandes dorsales: joues et face dépourvues de 
bandes foncées ML UE RARE A RP en UOTSOS. 


(Brazil. — Wiedem., loc. cit.) 


— Id. avec des bandes longitudinales; joues parfois brunûtres, 
ousravectdes#hantes once ess AI AMEN anNes 9. 


9. Thorax avec trois bandes longitudinales foncées ; joues et 
face de couleur uniforme. ...... PR LOS eRRNT * inanis. 
(Europa. — Linn., 1761, — trifasciata Schranck, 
— micans Fabr.) 


— Id. avec quatre bandes longitudinales; joues avec de larges 


bandes brunes. ...... CS LUNA NES ee RUE IRAQ te se CO ITICINCLA, 
(Mexicus. — J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1875, 
p. 477.) 
10. Abdomen avec des bandes transversales noirâtres ou bru- 
nâtres, dont une est parfois interrompue. ..... Fa 11. 


— Id, avec des taches ou macules noirâtres, brunâtres, ou 
bien, avec des bandes transversales toutes interrom- 
pue. PART 00 riens sas SRE Me. A 0 


11. Face avec une bande médiane et les joues ordinairement 
brunälres, ou bien, avec des bandes brunâtres ou 
noirâtres ....... DRAM D SO EE 12. 


— Id. sans bande médiane; joues et face parfois d’une seule 
Couleurnuniorme rte ME re Eee ta CE 15. 


12. Abdomen avec trois bandes transversales brunâtres ou 
noirâtres, dont une est parfois interrompue, derniers 
segments noirs ou noirâtres.....,. Snadoodnodocveec 15. 


— Id, avec deux bandes transversales brunâtres ou noirâtres, 
derniers segments noirs ou noirâtres............ .. plorans. 


(Brazil. — Rondani, Esame d. var. spec. d. Insett. 
Ditter. Brazil., Torino, 1848.) 


13. Id, avec les trois bandes transversales entières. .......... 14. 


— Id, avec la éroisième bande transversale interrompue ; ailes 


76 


14. 


15. Joues brunâtres, ou bien, avec des bandes brunâtres ou 

DOTA TES A PAS Rene ie de LT et ei ARNE 16. 
— Face et joues d’une même couleur uniforme et pâle....... 20. 
16. Abdomen avec trois bandes transversales noirâtres ou bru- 

naires.. 2. cnbbentsobe he Me TRE RER 17È 
— Id. avec deux bandes transversales noirâtres ou brunâtres. . 18. 
17. Thorax d’un fauve pâle, avec un large disque violacé, cui- 

vreux ; ailes presque hyalines, sauf le bord externe 

légèrement teslacé ; cuisses testacées, avec l’extrémité 

marquée de brunâtre à la face interne, tibias et tarses 

DANS RSR dre Led ee ua ie Cle eee CE * purpurifera, 


13. 


J.-M.-F, BIGOT. 


avec une macule brune au bord externe et l’extrémité 
enfumée; pieds noirs, base des tibias brunâtre...... : 


(Surinam. — Wiedem., loc. cit.) 
Tête un peu plus large que le thorax, très fortement con- 
vexe chez le mâle; joues et face uniformément pâles.. 
(Mexicus. — Wiedem., loc. cit.) 


. Id. au plus, de la même largeur que le thorax, médiocre- 


ardua. 


* [æta. 


ment convexe chez le mâle ; joues noirâtres..... * variegata. 


(Mexicus. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875, 
p. 478.) 


(Oaxaca. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875, 
p. 477. — varians ? id., loc. cit., p. 481.) 


Id. avec trois larges bandes longitudinales d’un violet cui- 
vreux; ailes d’un testacé jaunâtre ; pieds lestacés, base 
des cuisses, extrémité des tibias et des tarses, brunes. * 
(Mexicus. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1875, 

p. 481, — purpurifera ? id., loc. cit., p. 477.) 


Thorax avec un large disque à reflets cuivreux maculé de 
NOT EN UESSONS PE EN ANR MINES MSERRELE 
(Brazil. — Rondani, Esame, loc. cit., 1848, — olim 

vaga, loc. cit. (nec vaga Wiedem.) 


Id. sans disque et sans reflets de nuance métallique... 1 


Varians. 


parva. 


19. 


21. 


23. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 77 


Ailes entièrement jaunâtres ; ventre à base noirätre; joues 
ÉTUNAES ANR ER RER M ERUTUR * zonaria. 


(Europa. —Poda, 1761. — bifaciata Scopol., —inanis 
Fabr., — bifasciata Rond.) 


Id. avec une large macule brunâtre, un peu diffuse, sise 


vers l'extrémité, . ........ HAE Sin) MP CNE CE .. elegans. 
(Hispania. — Loew, Wiener Entomol. Monatschr., 
1862.) 


. Abdomen avec trois bandes transversales, et, ordinaire- 


ment l’extrémité, noirâtres. ........,.......,..... ve 21% 


Id. avec deux bandes semblables, la première parfois inter- 
rompue, extrémité ordinairement noire ou noirâtre.…. 25. 


Ailes entièrement, ou du moins, largement teintées de jau- 
nâtre ; pieds en majeure partie fauves. .......,...... 22P 


Id, hyalines, sauf le bord externe; pieds bruns, sauf la base 
_des tarses......... D EE AA decorata. 


(Makassar. — Walker, Journ. Proceed. Linn. Soc. 
London, 1859.) 


. Id. entièrement jaunâtres, sauf une large macule diffuse, 


sise à l'extrémité, grisâtre; pieds fauves, postérieurs 
un peu brunätres; ailes, 1°° cellule postérieure (Rond.), 
légèrement concave à son extrémité. . ....,.... * nubeculosa. 
(China ? — J. Bigot, Ann, Soc. ent. Fr., 1875, 
Cp /17/12) 
Id, d’un testacé pâle; pieds fauves, extrémité des tibias et 
Pasta DURE RAA DURS NUE SR TU DER pallida 
(Guyannensis. — Wiedem., loc. cit., 1830.) 


Abdomen avec les deux bandes transversales entières, base, 
extrémité, ordinairement noirâtres....... RASE PR 9h. 


Id. avec la dernière bande transversale interrompue : ailes 
hyalines, stigmate noirâtre, allongé, extrémité enfumée ; 
PIEHSAES ACER EE A dr 140 IRANR SAONE tympanitis, 

(Amer. merid. — Wiedem., loc. cit., 1830.) 


78 J.-M.-F. BIGOT. 


2h. Ailes avec une large macule médiane, grisâtre, diffuse, 
extrémité de même nuance; antennes fauves, avec 


l'extrémiLlé DTUNE SE. 0. 0 Re trifasciata. 


(Java. — Wiedem., loc. cit., 1830.) 


— Id. hyalines, nervures transversales bordées de brunûtre ; 
thorax verdâtre ; pieds bruns, genoux fauves, anté- 
TIGUTS FOUSEALTES ee ane see Ne CEE 


(Mexic. —Jaennicke, Neue Exot. Dipt. Frankf., 1867.) 


25. Dessous du thorax avec quelques macules noires; ailes 
hyalines à leur extrémité; balanciers d’un blanc jau- 
ATOME selon etete ee ete cn Qc PO PUS 


(Amer. merid., Cuba. — Wiedem., loc. cit., 1830. 
— pallens ? Rond., Esame, loc. cit., 1848, — sexpunc- 
tata? [Guba] Loew, Wien. Ent. Monats., 1861, p. 38.) 


— Id. sans macules noires en dessous; ailes grisâtres à leur 
extrémité ; balanciers verdätres............. MAT 
(Brazil. — Rondani, Esame, loc. cit., 1848.) 


26, Thorax sans bandes longitudinales brunâtres. ............ 
— Id. avec quatre bandes longitudinales brunâtres ; ailes jau- 


nâtres, avec l'extrémité et les nervures transversales 
teintées de brunâtre. ....... APS ES ES ES CA 


(Cuba. — Loew, Berlin. Entom. Zeitschr., 1865.) 
27. Dessus du thorax brun, ou bien, cuivreux; aïles plus ou 


moins roussâtres ou grisâtres, dépourvues de macules 
noires au bord externe. .......,,......, On ec Ù 


— Hd. entièrement jaunâtre et sans reflets métalliques ; ailes 
hyalines, un point noir au bord externe; bords posté- 


Haagii. 


pallens. 


testacea. 


apicalis, 


28. 


rieurs des segments abdominaux brunâtres..... * punctifera. 


(Amazonia. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 475.) 


28. Thorax testacé, avec un large disque d’un violet cuivreux; 
ailes presque hyalines, un peu jaunâires à la base ainsi 


qu’au bord externe. .......,.... 10020000 0a0300 . adjuncta. 


(Exot. Pays? — Walk, List Dipt. Ins., Lond., 1849.) 


Diptères nouveaux ou peu connus. 79 


—  Thorax d’un brun luisant en dessus; ailes d’un gris pâle, 
nervures transversales bordées de gris............. aperta. 
(Mexicus, — Walker, Trans. Ent. Soc. Lond., 1857.) 


Division E. 


Milo AUS Er 7AMAUNICOINRE PRE EE RE APN 1e 
UN DICO ONE Re a TE PR REA ee ete. à 8. 
AT NOTE ee ie ee here ne De 
— Id. fauve ou jaunätre............ ALP PRRE P ET  E  eme E 5. 
2. Antennes, 3° segment rougeâtre: face, au moins en son 

milieu dun JAUNAIre Claire ee Re CR 3. 
— Id., 3° segment noirâtre ou brun foncé ; face plus ou moins 

DTURALTER ren mile Grenier RAR re de nu de hi. 


3. Abdomen, villosité apicale fauve ou jaunâtre ; face conoïde 
assez allongée, acuminée, concave et calleuse..  * bombylans. 
(Europa, etc. — Linn., Faun. Boïc., 1792; Meïg., 
Macq., Rond., Schiner. — melanopyrrha Siew.—poco- 
pyges Poda = plumata De Géer, — mystacea id., = 
plumata Gmel.) 


— Id., id. blanchâtre; yeux, 4, contigus en avant, seulement 
au milieu du bord orbitaire. ........... CRE UURAR adulterina. 
(Italia, — Rondani, Dipter. Ital. additis, 1865.) 
h. Villosité faciale noire; abdomen, villosité apicale d’un fauve 


rougeâtre ; yeux d', Contigus en avant, sur une grande 
partie du bord orbitaire........,..... PRIME AN hybrida. 


(Italia. — Rondani, loc. cit., 1865.) 
— Id. jaune; abdomen, villosité apicale blanche; yeux &, con- 
tigus en avant, sur une grande partie du bord orbi- 


LANCER CEE ten Na ne de UN UE . Spurit 
(Rondani, loc. at 1865.) 


5. Abdomen bicolor; antennes diversement colorées......... 6. 
— Id., unicolor, couvert d’un épais duvet fauve; antennes, 
dusegmentnoiTAlle. LL. ..Cre Lee. +...  Vulpina 


(Europa. — Meigen, Syst. Beschreib., 1830.) 


80 


6. 


10. 


J.-M.-F. BiIcor. 


Pieds, en grande partie noirs; antennes, 3° segment plus 
ou moins brunâtre; ailes, bord externe en majeure 
EH EE CEST ET STATE CORDES CR PARLER DL ERA PRES DS 712 


Id. presque entièrement jaunâtres; antennes, 3° segment 
jaunâtre; ailes, bord externe en majeure partie bru- 
nâtre; villosité abdominale noire, jaunâtre à la base.  (inearis. 
(Exot. Pays ? — Walker, Dipter. Saunders, 1865.) 
Villosité abdominale noire, jaunâtre ou blanchâtre à l’extré- 
MATLÉLATATSESANOILATES EEE RE EEE proxima. 
(Italia. — Rondani, Prodrom., 1857.) 
Id. jaunâtre à la base; tarses fauves; face conoïde, allon- 
gée, fortement concave et calleuse................ * evecta. 
(Amer. septentr. — Walker, Dipt. Saunders, 1865.) 
1d. noire à la base; antennes, 3° segment diversement 
colorés TArSeSiNOITS VERRE AR SE ER 9. 
Id. jaune à la base, de chaque côlé, jaune ou roussâtre 
à l’extrémité ; pieds noirâtres, tarses fauves; ailes, ner- 
vures transversales, extrémité des longitudinales, bor- 
dées de brunâtre; face conoïde, allongée, concave et 
GENS 408 20 sc06 codec A CSS TMS L Go . * facialis. 
(California. — Williston, Proc. Am. Phil. Soc., 1882.) 
Antennes, 3° segment noir; villosité abdominale-noire, rou- 
Seabre A NEXITÉMULÉA TE OU medio CLR EE alpicola. 
(Etalia. —Rondani, Prodromus, 1857. —hæmorrhoi- 
dalis, pt. Zett. Ins. Lapponica.) 
Id., 3° segment fauve, au moins en majeure partie; extré- 
mité abdominale de nuances diverses.........,...... 10. 
Abdomen noir, rougeûtre à l'extrémité. .............. incestuosa. 
(Italia. — Rondani, Dipter. Ital. additis, 1865, = hæ- 
morhoidalis pt., Zelt., Insect. Lapponica.) 
Id. blanchâtre à l'extrémité. ........... SALE ne * mystacea. 
(Linn., loc. cit., 1792; Macq., Rond. — pennata 
Scopoli, — plumata Fall., Meig., Macq., = tricincta 
Poda, = apiaria Panzer.) 


Diptlères nouveaux ou peu connus. 


Genre Phalachromyia. 


Tibias postérieurs densément ciliés en arrière; écusson parfois 


81 


DilobE PAU DOTAPOSETIERR EP NAME ERREURS 4, 
— Id. non ciliés en arrière; écusson de forme normale...... 2): 
4. Écusson fauve, paraissant bilobé au bord postérieur ; face 
noire, callosité fauve; ailes avec une large macule 
diffuse, brunâtre, près de son extrémité, ..,....... . hirtipes. 
(Brazil, Yungas, — Macq., Dipl. Exot., 4° Supplém., 
1850.) 
— Id. fauve et de forme normale; face noire au milieu, deux 
bandes latérales, étroites, fauves................. * vicina. 
(Mexique. — J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1883, 
p. 86.) 
2, Face noire, avec, parfois, des bandes jaunâtres sur les côtes 
OUISURMESIIOUCS AE EMA Ne Lee NU rte nue 2. 
— Id, jaune, jaunâtre, fauve, ou, verdâtre, ordinairement avec 
des bandes noirâtres sur les côtés ou sur les joues... 6. 
3.  Écusson de couleur foncée, souvent métallique, au moins en 
PLRONUCSDALLICR RE A CRU PSN ns L, 
— Id. entièrement jaune, jaunâtre, ou, fauve......... * nigrifacies. 


(Mexique. — J. Bigot, loc. cit., 1875, p. 479.) 


h. Antennes d’un brun châlain à base roussâtre ; face noire : 
joues noires ; avec des lignes fauves; ailes d’un jaune 
roussâtre extérieurement, stigmate pâle; abdomen noi- 


râlre, avec deux macules basilaires, jaunâtres. * melanorhina. 


(Mexique. — J. Bigot, loc. cit., 1883, p. 86.) 


— Id. plus ou moins jaunâtres; joues id.; abdomen parfois 
unicolore ; face parfois dépourvue de bandes jau- 
LE MED don RO OA ee Sears os 


(1883) 4"° partie, 6. 


a 


D 


J.-M.-F. Bicor. 


Joues testacées ; ailes assez claires, un point stigmatique 
noir; abdomen avec deux larges macules basilaires un 
peu translucides, blanchâtres.........,....... subrostrata. 


(Brazil. — Rondani, Esame d. var. spec., elc., 
Torino, 1848.) 
Id. blanchätres ; face avec deux bandes de même couleur ; 
abdomen unicolore ; ailes un peu brunâtres....... nigriceps. 
(Cap de B.-Esp. — Schiner, Novarra Reise, 1868.) 


Écusson entièrement de nuance très foncée, souvent mé- 
HITQUEN ARE RAR D TE MN EEE ER 7e 


Id, fauve ou jaunâtre, au moins en grande partie. .... ... 41 


Face ou joues avec des bandes noirâtres; pieds, antennes 
deNCOUlEUTS VATIÉ ES APE PEER TES PASSE 8. 


Id. id. unicolores; pieds ordinairement unicolores ; antennes 
ONUINAITEMENL OTANLÉES eee eme LT ET EE : 9. 


Cuisses de couleur verdätre ? ; face dépourvue de bande 
MÉTRO eau MMA ONE Ait Me Te * vaga. 

(Brazil. — Wiedem., Aussereurop. Zweifl. Insekt., 

1839; nec, Volucella vaga Rondani, Esame, elc., 1848; 

G. Phalachromyia id., Schiner, Novarra Reise, 1868.) 


Id. noires ou noirâtres ; face avec une bande médiane... .. 10. 
Entièrement d’un cuivreux violacé; ailes un peu brunâtres 
extérieurement ; pieds entièrement noirs...,..... * nigripes. 
(Chili. —J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1857, p. 296.) 
Entièrement noire, peu ou point mélallique; ailes presque 
hyalines, avec un point stigmatique noir ; pieds noirs.  concolor. 
(Chili. — Philippi, Verhandi. k. k. z. b. Gesellsch. 
Wien, 1865, p. 795.) 


10. Pieds entièrement noirs; thorax, écusson, fauves, chacun 


avec un large disque d’un cuivreux rougeâtre....... yprasina. 
(Amer. merid. — Schiner, Novarra Reise, 1868.) 


Diptères nouveaux ou peu connus. 


— Pieds, genoux jaunâtres, tarses à base rougeâtre; thorax, 
écusson, entièrement noirs, à reflets bleuâtres ; joues 


85 


NOÏTALEE SRE AIRES NE QE ARR AE QT OA TS subcærulea. 


(Amer. merid. — Rondani, Dipl. Exot., Arch. p. 1. 
Zoolog., Modena, 1863.) 


41. Thorax sans bandes longitudinales. ...,....... RU 
— Id. avec des bandes longitudinales brunes. ,.,......,.... 


12. Épistome noirâtre au milieu ; thorax fauve, avec des reflets 


44. 


bronzés, mais, sans disque dorsal. ............ submetallica. 


(Brazil. — Rondani, Esame, loc. cit., 1848.) 


— Id. pâle au milieu; face sans bande médiane, mais, parfois, 
avec des bandes latérales; thorax, tantôt entièrement 
noir, tantôt avec un disque dorsal, plus ou moins métal- 
NOR et ee ed ne ee a A te 


13. 


13. Thorax entièrement noir ; antennes et face, fauves. rufoscutellaris. 


(Chili. — Philippi, loc. cit., 1865.) 


— Id. fauve clair, avec un disque dorsal assez foncé, à reflets 
métalliques ; joues à bandes noirâtres; antennes fau- 


ESP CO En Ce Me EN EE De EU * argentina. 


(Buenos-Ayres.—J. Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1883, 
D87:) 
44. Abdomen noir, 1° segment blanchâtre, 2° avec deux bandes 


latérales, transversales, jaunâtres; thorax avec trois 
bandes longitudinales, inégales ; antennes fauves... 


(Buenos-Ayres. — J. Bigot, Ann. 1883, p. 88.) 

— Abdomen jaunâtre, avec deux bandes brunes transversales: 
thorax avec trois bandes longitudinales brunes; an- 
tennes fauves....... COM TNT DE US OO D Dee EI 0 € 

(Colombie, — Schiner, Novarra Reise, 1868.) 


* soror. 


8/, J.-M.-F. BIaor. 


DESCRIPTION DES ESPÈCES NOUVELLES 


Genre Wolucella (Geoffroy). 
Division 4. 
V. FULVICORNIS, G', ® (nov. mihi). 


Long. 8 mill. — Varidis, metallica, cinereo tomentosa. Antennis obscure 
testaceis, cheto ferè albido; calyptris sordidè albidis, halteribus apice 
albis; pedibus nigris, geniculis, tibiis tarsisque basi, obscure fulvis ; 
alis pallidè fulvis, externe, latè testaceis. — ©. Hyacinthina. 

D'un vert bronzé avec légers reflets violacés, couverte d’un fin duvet 
gricâtre, clair semé ; antennes d’un testacé obscur, chète blanchâtre ; 
cuillerons d’un jaunâtre clair, balanciers avec la massue blanche ; pieds 
noirâtres, genoux, base des tibias et des tarses, d’un fauve obscur ; ailes 
d'un jaunâtre pâle, notablement plus foncé au bord externe et à l’extré- 
mité.— ©. Violet bleuâtre, brillant, — Antennes, 3° segment assez allongé, 
étroit, oblong ; face, en forme de cône assez allongé et acuminé, fort con- 
cave sous les antennes et fortement tuberculée; ailes, 2° et 3° nervures 
longitudinales (Rondani), anastomosées assez loin du bord, la 8° légère- 
ment sinueuse et forlement courbée en dehors à son extrémité; yeux 
velus. 

Panama (4 &, 2 ©). — Ma collection. 


V. TAU, © (nov. mihi). 


Long. 8 mill. — Nuda, pallidè flavida. Vertice puncto nigro; antennis 
testaceis; genis nigro limbatis; thorace disco nigro nitido, lato, retror- 
sum profundè emarginato ; abdominis segmento 1° nigro, 2° vitt@ angustä 
transversali, et, longitudinali medianä, nigris ; pedibus obscurè fuscis, 
geniculis, tibiisque, latè, pallide fulvis ; halleribus testaceis ; alis ferè 
hyalinis, extrinsecüs pallidè testaceis, puncto stigmaticali fusco notatis, 
venis transversis longitudinalisque obscurè fusco marginatis. 


Glabre, d’un jaunâtre luisant. Antennes, 8° segment brunâtre, chète de 
même couleur; face d’un jaune pâle, un point ocellifère noir, une bande 
noire perpendiculaire sous les yeux ; thorax orné d’un large disque noir, 
profondément et irrégulièrement échancré en arrière, de façon à former 
A ou 5 dentelures plus où moins longues, plus ou moins élargies, l’inter- 
médiaire à peine distincte, les latérales courtes et grêles, flancs noirs, 


Dipteres nouveaux ou peu connus. 89 


avec deux macules obliques, jaunâtres; écusson et balanciers d’un jau- 
nâtre pâle; abdomen de même nuance, 1° segment noir, s’unissant avec 
une bande transversale étroite, sise en arrière du 2° segment et n’attei- 
gnant pas les côtés, par le moyen d’une ligne médiane, le tout formant 
un T renversé, noir; ventre avec une large macule médiane, allongée, 
noire, 5° segment un peu teinté de brunâtre sur les côtés; cuisses noi- 
râtres, genoux fauves, tibias et tarses largement teints de la même 
nuance; ailes, un peu grisälres, bord externe, vers le stigmate, jaunâtre, 
avec une pelilte tache noirâtre, toutes les nervures transversales et 
l’extrémité des longitudinales, bordées de brun, de telle sorte qu’elles 
semblent maculées de 7 ou 8 taches régulières. — Antennes, 3° segment 
allongé, assez étroit, oblong ; yeux velus; face en forme de cône allongé, 
acuminé, ni concave, ni tuberculée; ailes, 3° nervure longitudinale (Ron- 
dani) légèrement sinueuse et fortement courbée en dehors à son extré- 
mité, anastomosée avec la 2° assez loin de la coslale, 


Mexicus (1 spécim.). — Ma collection. 
Division BB. 
V. SAPHIRINA d, $ (nov. mihi). 


Long. 40 mill. — Hyacinthino cærulescente, nigro tomentoso. Antennis, 
segmento 3° fulvo, chæto fuscano ; pedibus nigris ; alis pallidè cinerascen- 
tibus ; calyptris et halteribus fuscis. 


Entièrement d’un bleu violacé brillant; antennes brunes, 3° segment 
orangé, chète brunâtre ; le corps entièrement clair semé d’un fin duvet 
noirâtre; pieds noirs, avec de légers reflets verdätres ; balanciers et cuille- 
rons noirâtres; ailes un peu grisälres. — Yeux velus ; face, en forme de 
cône un peu obtus au sommet, très concave sous les antennes et forte- 
ment tuberculée; ailes, 3° nervure longitudinale, ni sinueuse, ni forte- 
ment courbée en dehors à son extrémité, anasiomosée avec la 2° assez 
loin de la costale ; antennes, 3° segment ovaloïde, médiocrement allongé. 


Chili (4 &, 1 $). — Ma collection. 


V. EVECTA (Walker). 


Un exemplaire d, provenant de la Californie, ne paraîl différer de la 
femelle, décrite par Walker, que par la coloration de la villosité abdomi- 
nale, entierement noire, avec la base seule, Jaune. 


86 J.-M.-F. BIGOT. 


Genre Phalachromyia (Rondani). 


P. viciNA G' (nov. mihi). 


Long. 6 mill — Antennis pallidè fuscis, chæto flavido; facie nigrä, 
nitidä, utrinque fulvo vittaté; thorace nigro, nitido, obscurè ænescente et 
nigro tomentoso, scutello fulvo ; abdomine fusco subnitido ; calyptris 
cinereis, halteribus albidis; pedibus nigris, tibiis posticis, retro, dense 
et longe nigro ciliatis, tarsis fulvis, apice nigris, anterioribus nigris ; 
alis ferè hyalinis, basi et extrinsecus lestaceis, apice latlè infuscatis. 


Antennes brunâtres, chète testacé ; face d’un noir luisant, avec deux 
bandes latérales, étroites, fauves ; thorax noirâtre, avec de légers reflets 
métalliques et duvet noir; écusson de forme normale, fauve luisant; 
abdomen d’un noir brunâtre peu luisant; cuillerons gris, balanciers blan- 
châtres ; pieds noirs, tibias postérieurs longuement et densément ciliés 
en arrière de poils noirs, tarses fauves, noirs à la base et à l'extrémité, 
tarses antérieurs entièrement noirätres; ailes grisâtres, base, bord exté- 
rieur et nervures, d’un fauve pâle, extrémité largement brunâtre. — 
Antennes, 3° segment médiocrement allongé, assez étroit, oblong ; yeux 
velus ; face, en forme de cône assez allongé, concave sous les antennes, 
médiocrement tuberculée: ailes, 2° et 3° nervures longiludinales attei- 
gnant séparément la costale, assez près l’une de l’autre à leurs extré- 
mités, 3° un peu courbée en dehors. 


Voisine de la V. hirtipes (Macq., Dipt. Exot.). 
Mexicus (1 spécim.). — Ma collection. 


P. MELANORHINA © (nov. mihi). 


Long. 7 mill — Toia fusca, subnitida, obscure hyacinthina. Antennis 
pallidè fuscis ; capite, nigro nitido, facie, utrinque fulvo vittatä, fronte 
transversim carinatà ; pedibus nigris (posticis ?), tarsis anticis et inter- 
mediis fulvis, basi et apice fuscis ; calyptris infuscatis, halteribus testa- 
ceis ; abdomine basi, utrinque, obscurè fulvo notato ; alis pallidè flavis, 
extrinsecüs et apice flavidioribus. 


Entièrement d’un brun foncé assez luisant, avec quelques reflets d’un 
violet obscur ; à peu près glabre. Tête entièrement d’un noir luisant, face 


Dipières nouveaux ou peu connus. 87 


avec deux lignes latérales, étroites, fauves ; antennes d’une nuance chà- 
tain assez clair, à base fauve; front déprimé et portant une sorte de 
saillie transversale au-dessus des antennes ; abdomen, de chaque côté du 
2° segment avec une macule basilaire fauve, peu distincte ; cuillerons 
brunâtres, balanciers d’un fauve pâle; pieds noirâtres (les postérieurs 
manquent), tarses fauves, avec la base et l'extrémité brunes ; ailes jau- 
nâtres extérieurement, largement, ainsi qu’à l'extrémité et le long des ner- 
vures, les transversales, légèrement, bordées de brunâtre. — Antennes, 
3° segment médiocrement allongé, oblong; yeux brièvement tomenteux ; 
face, en forme de cône assez allongé, concave sous les antennes et tuber- 
culée ; ailes, 2° et 3° nervures longitudinales atteignant séparément la 
costale, assez éloignées l’une de l’autre à leurs extrémités. 


Semble voisine de l’Asrtipes (Macq., Dipt, Exot.) ? ou, de la nigrifacies 
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 4875) ?. 


Mexicus (4 spécim.) — Ma collection. 
P. ARGENTINA G' (nov. mihi). 


Long. 9 mill. — Antennis fulvis; facie testaced, utrinque, subtüs oculis, 
nigro vilitalä; thorace fulvo pallido, disco lato, quadrangulure, nigro, 
pleuris fuscanis; scutello testaceo; abdomine nigro, utrinque maculis 
duabus transversis, elongatis, testaceis ; pedibus fuscis, geniculis, tibiis 
basi, latè, tarsorumque basi, pallidè fulvis ; alis pallidè cinereis, vittis 
transversis el stigmate fuscanis ; facie conicä, longä, callosä. 


Presque glabre. Antennes fauves; face jaunâtre, avec deux bandes 
noires, étroites, au-dessous des orbites ; thorax d’un fauve clair, avec un 
large disque carré, d’un noir luisant, flancs noirâtres ; écusson fauve clair; 
cuillerons petits, roussälres, balanciers testacés ; abdomen d’un noir lui- 
sant, avec, de chaque côté, deux larges demi-bandes transversales testa- 
cées, sises à la base des segments; pieds d’un fauve clair, base des 
cuisses, extrémilé des tibias et des tarses, brunes; ailes un peu grisâtres, 
à base d’un .jaunâtre pâle, nervures transversales et stigmate bruns. 


Peut-être une simple variété de la P. soror (mihi) ?. Antennes, 3° seg- 
ment oblong ; face concave, conique, assez allongée et fortement calleuse ; 
yeux velus; ailes, 2° et 3° nervures longitudinales séparées à leur extré- 
mité. 

Buenos-Ayres (1 spécimen). — Ma collection. 


88 J.-M.-F, BIGOT. — Daiptères nouveaux ou peu connus. 


P. soROR @ (nov. mihi). 


Long. 9 mill.— Antennis fulvis ; facie testaceä, utrinque subiùs oculis, 
fusco vittaté ; fronte cinereo-flavo, super antennas fusco notalà ; thorace 
omnino testaceo, vittis tribus fuscis lateralibus, antè abbreviatis ; scutello 
pallidè testaceo; abdomine nigro, basi, latè sordidè albido, utrinque ma- 
culis magnis, elongatis, transversis, testaceis ; tibiis pallidè fulvis, femo- 
ribus, basi, tibiis tarsisque, apice, angustè infuscatis; alis pallidè cine- 
reis, venis transversis et sligmate, fuscis. 


Corps luisant, avec un court duvet clair-semé, jaunâtre. Antennes fauves ; 
face testacée, avec, de chaque côlé, une ligne noire sous les orbites ; 
front d’un gris jaunâtre, avec une macule triangulaire au-dessus des 
antennes et une tache ocellifère, brunes ; thorax testacé, avec trois bandes 
longitudinales brunes, les deux latérales situées en arrière et s’arrêlant à 
la suture; écusson d’un teslacé pâle ; cuillerons petits, blanchâtres, ainsi 
que les balanciers; abdomen d’un noir luisant, 1° segment blanchâtre, 
avec une ligne médiane, étroite, brune, puis, de chaque côté, une large 
demi-bande transversale d’un fauve pâle ; pieds fauves, un peu de bru- 
nâtre à la base des cuisses ainsi qu’à l'extrémité des tibias et des tarses ; 
ailes grisâtres, légèrement jaunâtres à la base, un peu de brunâtre sur 
les nervures transversales et au sligmate. — Yeux tomenteux; face en 
forme de cône acuminé, fortement calleuse ; ailes, 2° el 3° nervures lon- 
gitudinales séparées à leur extrémité. 


Peut-être est-ce une variété de la P. argentina (mihi), à moins que ce 
n’en soit la femelle ?. 


Buenos-Ayres (1 spécimen). — Ma collection, 


DESCRIPTIONS 


DE 


Coléoptères nouveaux ou peu connus 


récollés par M. Raffray en Abyssinie 


Par M. Léox FAIRMAIRE, Membre honoraire. 


(Séance du 13 Décembre 1882.) 


CALOSOMA RaFFrAyI. — Le nom de Calosoma caraboides donné par 
M. Raffray ayant été déjà employé par Heer, dans sa Faune du terrain 
tertiaire d'OEningen, il est nécessaire de le remplacer. 


CymiNDis RAFFRAYI. — Long. 5 1/2 à G 1/2 mill. — Brunneo-fusca, 
nitida, prothorace piceo, marginibus rufescentibus , elytrorum vitta 
marginali sat angusta, macula humerali oblonga, basi cum vitta margi- 
nali confusa, pedibus, ore antennisque testaceo-rufescentibus ; capite con- 
vexiusculo, fere lævi, ad oculos punctato et ulrinque impresso, mandibulis 
obscuris ; antennis medium corporis haud altingentibus, articulo 2 quarto 
parum breviore; prothorace transverso, antice capte paulo latiore, postice 
gradatim sat fortiler angustato, lateribus basi haud sinuatis, margine 
postico utrinque sat forliter obliquato, angulis paulo prominulis, dorso 
fere lævi, medio sulcato, utrinque sal longe impresso et rugosulo: elytlris 
striatis, striis subliliter punctatis, intervallis planis, luxe subtiliter 
punctulatis, stria marginali grosse 'punctata, margine apicali oblique 
truncato, ad angulos rotundalo; sublus rufescens, nitidior, abdomine 
piceo. 

Montagnes d’Abyssinie, à 4,300 mètres. 


Cette espèce ressemble beaucoup à la CG. humeralis ; elle est bien plus 
petite, la tête et le corselet sont moins ponctués, ce dernier est plus 
court, les élytres sont bien plus finement striées, les stries plus finement 
ponctuées, presque effacées à l’extrémité, et l’angle apical externe est 
plus arrondi. 

Ann. Soc. ent. Fr, — Juillet 1884. 


90 L. FAIRMAIRE, 


4. CALATHUS VAGESTRIATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 191. — Long. 
8 mill. — Oblongus, modice convexus, nitidus, piceus, prothorace, cor- 
pore subtus, pedibus antennisque piceo-rufis ; capite lævi, inter antennas 
bifoveolato, prothorace transversim quadrato, lateribus antice tantum 
rotundatis, margine postico late sinuato, dorso medio longitudinaliter 
striato, bast utrinque striola brevi impresso; elytris apice tantum angus- 
tatis et rotundatis, subtiliter striatis, striis suturam versus paulo pro- 
fundioribus, stria 3° punctis 5 sat grossis, T° apice punctis 5 grossis 
signatis, intervallo marginal grosse punctato. 

Montagnes d’Abyssinie. | 


Ressemble à l’ochropterus, mais plus large, les élytres moins ovalaires, 
plus parallèles, le corselet est bien plus large, les impressions de la base 
sont réduiles à de courtes stries ; le pli basilaire des élytres forme aux 
épaules une très petite dent. 


2, C. PARVICOLLIS Fairm., Naturaliste, 1882, 191. — Long. 7 1/2 mill. 
— Oblongus, parum convexus, antice atlenuatus, piceus, nilidus, pro- 
thorace interdum paulo dilutiore, antennis pedibusque rufo-piceis ; capite 
antice biimpresso; prothorace elytris angustiore, longitudine parum 
latiore, lateribus antice arcuatis, postice fere rectis, margine postico 
medio leviter sinuato et utrinque obliquato, angulis posticis oblusis, dorso 
basè late transversim depresso et ante angulos biimpresso, medio antice 
longitudinaliler sulcatulo; elytris ovatis, postice leviter ampliatis, obso- 
lete striatis, striis apice externo profundis, stria 3° quadripunctata, 
puncio 5° in intervallo sito, stria externa punctis grossis seriata, inter- 
vallo penultimo apice elevato. 


Montagnes d’Abyssinie. 


Ressemble encore plus à l’ochropterus que le précédent, à cause de ses 
élytres ovalaires ; mais la forme du corselet, dont les côtés se redressent 
un peu à la base, le distingue suffisamment, 


CYLLODES RUFICEPS. — Long. 3 1/2 mill. — Brevissime ovatus, postice 
viæ attenuatus, apice valde rotundatus, niger, nitidus, capite prothora- 
cisque vitta marginali rufo-flavis, sublus cum epipleuris flavo-testaceo, 
antennis pedibusque paulo dilutius tlestaceis ; capite mediocri, subtiliter 
dense punctulato; prothorace elytris haud angustiore, longitudine plus 
duplo latiore, antice angustato, lateribus arcualis, angulis anticis obtusis, 


Coléoptères d’Abyssinie. 91 


margèine postico fere recto, prope scutellum breviter sinuato, utrinque levi- 
ter arcuato, angulis posticis fere obtusis, dorso subtiliter dense punctato ; 
scutello lato, angulato, sat dense punctulato; elytris sat latis, ab humeris 
paulalim et arcuatim altenuatis, apice simul rotundatis, angulo suturali 
obtuso, sat dense punclatis et obsolete lineolatis, stria suturali nulla. 


Ressemble à une espèce des îles Viti, Ge picticollis Fairm., mais plus 
grand, avec la tête rousse, le dessous du corps d’un jaune testacé et les 
élytres sans strie suturale. 


COLOBICUS AMPLIATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 68. — Long. 4 1/2 à 
5 mill. — GC. marginato valde affinis, sed major, latior, magis convexus, 
elytris brevioribus, apice magis rotundatis, prothorace ocellato-punctato, 
lateribus minus explanato, basi fortius marginato, scutello angustiore, 
minus truncato. 


BOTHRIDERES CONFOSSICOLLIS. — Long, 4 1/2 mill. — Elongatus, sub- 
parallelus, dorso planatus, castaneus, nitidus ; capite sat parvo, subtiliter 
punctlato ; prothorace fere subcordato, postice angustato, lateribus basi 
sinualis, angulis parum productis, posticis acutiusculis, dorso subtiliter 
punctato, medio sulco profundo spatium oblonge quadrangulare convexzum 
includente, basi sulcis 3 rectis, intermedio mullo laliore ; elytris striatis, 
striis haud geminatis, subtiliter punctatis, stria K° duplicata, intervallis 
planis, 3° bast et apice convexis, 5° T°que acute costulatis, sutura elevata. 


Ressemble au B. parallelus Gestro, Ann. Mus. Gênes, 1881, 659, dont 
voici la description, et qui provient de Bogos : 


Castaneus, nitidus ; prothorace angulis anticis prominentibus, postice 
modice coarctato, toto angulos posticos leviter sinuato, his acutis pronu- 
nulis, disco tenue punctulato, medio\sulco profunde impresso spatium 
subrectangulare convexum includente, ad basin lineis quatuor impressis 
literam M fere similantibus ; elytris striatis, striès geminatis, interstitiis 
8, D, 7 modice, basi et apice fortius elevatis, 5-7 leviter carinatis, — 
Kéren. 


Notre insecte diffère par le corselet, qui présente bien un sillon profond 
renfermant un espace subreclangulaire, mais cet espace est oblong, et les 
sillons de la base sont au nombre de 3, le médian bien plus large, en 
forme d'impression quadrangulaire oblongue ; les angles postérieurs ne 


99 L. FAIRMAIRE. 


sont pas aigus ; les stries des élytres ne sont pas géminées, la suture est 
relevée, le 3° intervalle est légèrement caréné à l'extrémité, à peine à la 
base ; les 5° el 7° sont légèrement carénés. 


Genre MONOMMA. 


Les espèces abyssiniennes de ce genre se bornent encore à deux, 
décrites par M. Gestro et découvertes par le D’ Beccari dans le pays des 
Bogos. En voici les descriptions : 


4. M. AByssiNiCuM Gestro, Annal. Mus. Stor. Natur. Gênes, 14872, 50. 
— Long. 140 mill. — M. giganteo valde affine. Supra nigro-brunneum, 
subtus dilutius, glabrum, nitidum, palpis nigris, apice brunneis. Elliptico- 
ovale. Caput valde et conferlim punclatum, epistomio dense punctulalo. 
Antennæ nigro brunneo, clava rufescente. Scutellum triangulare, haud 
excavatum. Elytra elliptico-ovalia, convexa, prothorace basi latiora, 
duplo et dimidio longiora, utrinque seriebus 9 punctatis, intervallis 
obsolete punctatis. Sternuim medio tenuissime sparsim punctulatum, late- 
ribus foveolis profundis confluentibus instruclum. Abdomen obsolete punc- 
tatum, segmento ultimo bilunato. Tarsi breves, crassi. 


Trouvé à Kéren. 


9, M. Anrinorit Geslro, loc. cit., 51.— Long. 5 4/2 mill. — M. indis- 
tincto affine supra nigrum, subnitidum , subtus rufo-brunneum. Caput 
valde confertim punctatum, pilosum. Prothorax transversus pilosus, mar- 
gine antico et laleribus fascia rufescente instructus, angulis anterioribus 
productis rolundatis, posticis acutis, disco confertim lateribus crebrius 
punctulatus. Scutellum triangulare. Elytra elliptico-ovalia, prothorace 
triplo longiora, humeris rotundatis, punctlis lenuissimis parum distincte 
seriata, inter series paulo pilosa. Metasternum obsolete et sparsim punc- 
tulalum, lateribus rugosum. Abdomen confertim punctulalum, segmento 
ultimo bilineato. Pedes rufescentes. 


Trouvé à Kéren et dans la vallée de l’Ansaba. 


A ces deux espèces j'ajoute les trois suivantes, découvertes par nolre 
collègue M. Raffray. 


3. M. suBopaAcuum Fairm., Naluraliste, 1883, 197. — Long. 9 mill. — 


Coléoptères d’Abyssinie. 9e 


Ovatum, postice attenualum, modice convexum, nigrum, fere opacum, 
subtus cum pedibus paulo nitidius; capite lato, brevi, antice fere trun- 
cato, dense punctato, antice lenuius ac densius ; antennis brevibus, arti- 
culis 3 ultimis brevibus, transversis, ultimo fulvo-pubescens, apice sub- 
emarginato ; prothorace elytris angustiore, longitudine duplo latiore, 
lateribus antice rotundatis, dorso subtiliter sat dense punctato: scutello 
subcordato, fere lævi: elytris ad humeros sat angulatis, utrinque seriebus 
9 sat fortiter punctatis, intervallis planis, subtilissime punctulatis ; subtus 
sat tenuiter punctatum, proslerno lato, basi truncato, abdominis processu 
intercoæali obtusissime angulato, lateribus grosse punctatis, segmento 
ultimo utrinque profunde lunulato, lunulis mediis coeuntibus ; larsis sat 
latis, compressis. 


Cette espèce est remarquable par sa forme ‘assez large, sa coloration 
d’un noir presque mat et les lunules de l’abdomen réunies au milieu ; les 
séries poncluées des élytres sont un peu affaiblies à l'extrémité et surtout 
à la base, elles ne forment nullement des stries. Les deux lunules du 
dernier segment abdominal sont profondes et bien réunies au milieu dont 
le bord interne reste pourtant angulé. 


Voisin de l’abyssinicum, mais plus petil, d’un noir mat et plus ovalaire. 


h. M. ATRONITENS Fairm., Naluraliste, 1883, 197. — Long. 6 à 6 1/2 
mill. — Ovato-oblongum, postice angustatum, convexum, fuscum, niti- 
dum, capite prothoraceque antice vage picescentibus ; capite brevi, dense 
punctato, antice levissime sinuato ; prothorace brevi, antice angustato, 
lateribus arcuatis, paulo explanatis, margine postico, ad scutellum valde 
angulalo, utrinque bisinuato, dorso dense ac inæqualiter punctato ; scu- 
Lello transversim cordato, basi emarginato, apice acuto ; elytris ovatis, 
fere a basi postice attenuatis, stris sat lalis sed vix impressis, granulato- 
punctatis, ad latera evidentioribus, intervallis densissime subtiliter punc- 
lulatis ; subtus nitidum, fulvo-pubescens, punctatum, prosterno sat paral- 
lelo, sat angusto, basi valde angulato, processu intercoæali angulato, 
abdomine sat dense punctulato, segmento 1° lateribus rugato, ultimo 
foveolis 2 angulatis, margine basali medio lobato signato; tarsis graci- 
libus, piceis. 


Gette espèce est remarquable par sa forme oblongue, convexe, notable- 
ment rétrécie en arrière; les stries des élytres sont à peine enfoncées et 
marginées d’une série de fines granulations plutôt que ponctuées; les 


9! L. FAIRMAIRE. 


intervalles sont presque un peu convexes, couverts d’une ponctuation 
fine, extrêmement serrée; les deux lunules du dernier segment abdominal 
se touchent presque, mais il y a une petite séparation. 


5. M. NOTABILE Fairm., Naturaliste, 1883, 197. — Long. 5 mill. — 
Ovatum, subellipticum, modice convexum, nigro-fuscum, parum nitidum, 
antennis, palpis tarsisque obscure piceis ; capite prothoraceque dense tenui- 
ter acupunctatis, fere strigosulis, illo summo utrinque sat late foveato, 
antice fere truncato; prothorace a basi antice angustato, laleribus fere 
rectis, margine postico medio obluse angulato, utrinque recto, ante oculos 
tantum paulo sinuato, margine antico medio arcuato, angulis anticis paulo 
productis, rotundatis ; scutello nullo ; elytris post medium tantum atte- 
nuatis, subtiliter punctato-substriatis, striis ad latera magis impressis, 
intervallis subtilissime punctulatis; subtus subtiliter punctulatum , pro- 
sterno sat angusto, basi valde angulato, processu intercoæali recte trun- 
cato, lateribus marginato, abdomine lateribus fortius punctato, segmento 
ultimo lunula profunda, medio valde angulata signato ; tarsis sat bre- 
vibus, articulo 1° crasso. 


Espèce distincte par sa petite taille, sa forme un peu elliptique, moins 
atlénuée en arrière, par la forme du prosternum et de la saillie coxale, et 
par les deux fosseties du sommet de la Lête. 


DrILUS RAMOSUS Fairm., Naturaliste, 1883, 205. — Long. 6 mill. — 
Oblongus, conveæus, brunneus, prothorace capiteque brunneo-rufescen- 
tibus, pedibus, antennis, prothoracis limbo elytrorumque sutura flavo- 
testaceis, undique fulvo-villosus ; capite lato, perpendiculari, vage punctato, 
antice medio impresso; antennis medium corporis haud attingentibus, 
articulis 4-11 longe ramosis, véllosis, articulo 3° late triangulari ; pro- 
thorace elytris angusliore, transverso, antice vix sensim angustato, mar- 
gène antico cum angulis rotundato, dorso rarius punctulato, basi margi- 
nato, ad scutellum et utrinque leviter sinuato ; scutello testaceo, oblongo- 
acuto; elytris subparallelis, apice separatim obtuse rotundalis, leviter 
striatulis, strüis parce punctaiis, transversim obsolele rugosulis, inter- 
vallis convexiusculis; abdomine apice utrinque fulvo-ciliato, ano fulvo. 


Voisin du-D. pulchellus Gestro, Annal. Mus. Genov., 1878, 319, égale- 
ment d’Abyssinie ; mais ce dernier est plus grand, d’an jaune testacé, avec 
les élytres noires, irrégulièrement ponctuées, et a les angles postérieurs 
du corselet aigus, un peu saillants en dehors. 


Coléoptères d’Abyssinie. 95 


1. APATE (LIGNIPERDA) LIGNICOLOR. — Long. 12 mill — Elongata, 
cylindrica , castanea sat nitida, prothorace antice capiteque infuscatis, 
elytris apice paulo obscurioribus; capite dense tenuiter asperulo-punctato, 
antice longe villoso, villis intus et antice brevibus; antennarum clava 
fulva ; prothorace transversim quadrato, postice vix sensim atlenuato, 
angulis omnibus rotundis , lenuiter densissime punctato, antice abrupte 
declivi, dense sat tenuiter granulato, granis majoribus sparsutis, externis 
aculis ; scutello fere truncato, punctato; elytris elongatis, apice abrupte 
rotundatis et sat abrupte declivibus, sat fortiter dense punctatis, ulrinque 
lineis 3 leviter elevatis, apice carinatis, 2° longiore, 3° basi obliterata, 
sutura tlota elevata; subtus dilutius castanea, pectore lateribus dense 
tenuissime punctato. 


Forme de l'A. cylindrica Gerst., mais bien plus petit, un peu plus 


étroit et bien moins tronqué à l’extrémité; la coloration aussi est diffé- 
rente. 


2. APATE (XYLOPERTHA) FORFICULA. — Long. 3 1/2 mill. — Cylindrica, 
oblonga, testaceo-rufescens aut pallide castanea, postice paulo infuscata, 
pedibus antennisque flavo-teslaceis ; capite summo strigoso-punctato, antice 
planato, punctato, longe sat dense fulvo-villoso ; antennarum clava magna, 
articulis 9° 10°que late subtriangularibus, ultimo oblongo, longiore ; pro- 
thorace subquadrato, antice vix attenuato, parte antica abrupta, transver- 
sim tenuiler muricata, margine grossius muricato, dorso tenuiter asperulo- 
punctato, medio obsoletius, angulis posticis rotundatis; scutello punctato, 
apice quadrato, truncato ; elytris post medium oblique declivibus, utrinque 
ante apicem dente valido aculo leviter intus arcuato armatis, sat dense 
sat tenuiter punctatis, postice magis fortiter tenuiter fulvo-pubescentibus, 
intervallis paulo convexiusculis, sutura ad scutellum depressa, ad declivi- 
tatem valde elevata, apice fere dentata. 


Voisin de l’A. Pierronit, de Nossi-Bé, mais le mâle n’a qu’une épine 
arquée à l’extrémilé de chaque élytre, sans dents au-dessus, ni au-dessous ; 
les élytres sont un peu plus courtes, très ponctuées, sans côtes ; la tête 
est garnie de longs poils, et les antennes sont terminées par trois articles 
très allongés. 


3. APATE (BOSTRICHUS) INSIGNITA. — Long. 41 mill. — Cylindrica, 
migra, subopaca, sericans, elylris tuberculis concis dense breviter pilosis 


96 L. FAIRMAIRE. 


profunde atris, subtus cum pedibus paulo nitidior, antennarum clava picea ; 
capile lenuiter dense asperato, inter antennas transversim sulcatulo, 
antice pilis nigris parum dense hirto; antennis breviusculis, articulo 2° 
crasso, 3° minore, h-8 minoribus, ultimis paulo transversis, latis, 11° bre- 
viter ac obtuse ovato; prothorace elylris angustiore, antice angustato, 
postice constricto, inæquali, laxe granulato, utrinque postice tuberculo 
conico, antice ad latera luberculis k acute conicis, anteriore leviter recurvo, 
intus tuberculis minus acutis sat dense congestis ; scutello ovato, convexius- 
culo, punctato, pubescente ; elytris apice sat abrupte declivibus, profunde 
sat dense punctalis, tuberculis conicis, atro-setosis sat regulariter seriatis, 
intervallis longitudinaliter paulo elevatis, parte postica declivi haud 
tuberculata ; subtus tenuiter densissime punctata, pectore tenuiter stri- 
gosulo. 


Ce bel insecte est remarquable par les saillies coniques, pointues, qui 
ornent les élytres et le corselet; ce dernier a en outre deux fortes épines, 
un peu arquées sur le devant du corselet. Il est très voisin de l’A. fasci- 
cularis Boh., de Cafrerie, auquel il ressemble par l’ensemble de la sculp- 
ture, la forme du corselet à angles postérieurs relevés, etc., mais la colo- 
ration est Loule noire, les faisceaux de poils des élytres sont remplacés 
par les Lubercules coniques pointus, et les côtés du corselet sont bien 
plus dentés et tuberculés; en outre, la pubescence est nulle, 


H. APATE (BOSTRICHUS) TETRAODON Fairm., Naturaliste, 1883, 205. — 
Long. 41 à 14 mill. — Elongata, cylindrica, fusco-brunnea, modice nitida, 
elytris interdum picescentibus, sat dense fulvo-villosa ; capite subtiliter 
dense rugosulo, medio transversim depresso, antice arcuato et dense rufo- 
velutino, antennis sat brevibus, tenuibus, clava picea, laxe articulata; 
prothorace subquadrato, lateribus cum angulis posticis rotundato, antice 
paulo angustato, dorso subtiliter rugosulo, stria media longitudinaliter 
impresso, antice abrupto, scabrato, lateribus tuberculis acutis armatis, 
angulis anticis deflexis, acute hamalis ; elytris grosse ac inordinate punc- 
tatis, sutura et utrinque lineolis 2 leviler elevatis, apice oblique truncatis 
et utrinque tuberculis 2 validis conicis, acutis armatis, parte declivi vix 
inæquali, margine apicali crasso; © prothorace angulis anticis albis obtu- 
salis, elytris usque ad apicem punctalis, ante apicem declivibus iner- 
mibus. 


Trouvé dans le Choa par Antinori, dont la mort est une grande perte 


Coléoptères d’Abyssinie. 97 


pour la géographie et l’histoire naturelle; communiqué par le Musée de 
Gênes. 


L’armature de la partie postérieure des élytres distingue celte espèce 
de ses congénères d'Afrique et rappelle assez celle de quelques Apate 
d'Amérique; la pubescence assez dense qui recouvre le corps est aussi 
remarquable. 


ARTHRODEIS PLICATULUS. — Long. 10 à 142 mill. — Sat breviter ovalus, 
valde convexus, niger, nitidus ; capite dense punctato, ad latera rugoso, 
carina frontali nulla, clypeo antice obtuse tridentato ; prothorace longitu- 
dine duplo latiore, antice a medio angustato, angulis anticis acutis, pos- 
licis fere rectis, dorso subtilissime parum dense punctulato, ad marginem 
lateralem leviter transversim plicatulo, margine antico pilis pallide fulvis 
dense obsito; elytris fere medio leviter ampliatis, postea attenuatis, apice 
obtuse rotundatis, dorso obsolete cicatricoso, post medium tenuiter aspe- 
“alo et apicem versus densius; pectore et abdominis basi longitudinaliter 
plicatis, abdomine subtiliter dense punctulato, femoribus rugosulo-puncta- 
lis ; pedibus anticis sat longe nigro-villosis, tibiis 2 anterioribus extus for- 
titer bidentatis. 


Le faciès de cet insecte rappelle tout à fait celui des Leptonychus, mais 
les yeux sont cachés et les derniers articles des antennes sont conformés 
comme ceux des autres Aréhrodeis, 


LEUCOLÆPHUS LATIFRONS Fairm., Naturaliste, 1882, 48. — Long, 10 à 
11 mill. — Ovatus, crassus, modice convexus, fuscus, indumento griseo- 
cinereo dense vestitus, punclulis fuscis, breviter setulosis, subtiliter aspe- 
rulus; capite magno, lato, antice transversim impresso, labro nigricante, 
rugoso-punctato, rufo-villoso, antennis fuscis, articulis ultimis rufo- 
piceis ; prothorace capite paulo breviore, longitudine duplo latiore, late- 
ribus antice rotundatis, postice obsolete sinuatis, angulis posticis rectis, 
fere acutis ; scutello brevissimo, truncato ; elytris ovalis, minus subtiliter 
ac minus dense asperulis, utrinque lineis h et sutura anguste obscuris 
levissime elevatis, asperulis, longius setulosis ; tibiis anticis dentibus li 
armatis , Superiore parvo, tibis tarsisque h posticis longe tenuiter vil- 
losis, 


Diffère de ses congénères d’Algérie par la tête plus large, les antennes 
(1883) 1° partie, 7, 


ys L. FAIRMAIRE. 


moins grêles el les élytres plus convexes, plus courtes, couvertes d’aspé- 
rités, ayant chacune deux faibles côtes. 


Je crois que le genre Mecopisthopus Karsch, Berl. Ent. Zeitschr., 1889, 
h6 (M. Rohlfsi, p. 47, pl. n, fig. 4, d'Audjila-Djalo), est identique avec 
le genre Leucolæphus. Le dessin de cet insecte et la configuration de l’an- 
tenne ne permellent guère le doute. La découverte de cetle espèce est 
intéressante en formant le lien entre les espèces algériennes, ou plutôt 
sahariennes, et celles d’Abyssinie. 


A. HOPATRUM HUMERIDENS Fairm., Naturaliste, 1883, 205. — Long. 
11 mill.— Oblongum, subparallelum, modice convexum, fuscum, opacum, 
rubiginoso-subpubescens ; capite aspero-punctato, ad oculos valde angu- 
lato, antice triangulariler parum profunde emarginalo et supra paulo 
læviore et tuberculo parvo tnstruclo ; prothorace transverso, lateribus 
rolundetis, ante basin sinuatis, angulis posticis acutis, productis, mar- 
gine postico utrinque late sinualo, dorso asperato, ad latera sat late 
deplanato; scutello triangulari, rugosulo; elytris apice rotundatis, ad 
humeros acute angulatis, breviter dentatis, margine externo basi crenu- 
latis, punctato-striatis, intervallis fere planis, asperulis; subtus cum 
pedibus asperulum. 


Très voisin de l’elongatum, en diffère par la taille un peu moindre, la 
tête et le corselet non impressionnés, ce dernier à bords latéraux plus 
arrondis au milieu, plus fortement sinués à sa base, ce qui rend les angles 
postérieurs plus saillants; en outre, les stries des élylres ne sont pas 
aussi nettement crénelées et les intervalles sont unis, non alterrative- 
ment relevés. 


2. I. PICESCENS. — Long. 5 4/2 mill. — Oblongo-ovale, parum con- 
veæum, piceo-brunneum, elylris piceis, extus dilutioribus, vix nitidum, 
subopacum, sat dense fulvo-setosulum, setulis plus minusve adpressis, 
antennarum articulis 2 prèmis et apicalibus palpisque piceo-rufis ; capite 
dense punctato, antice sat late parum profunde emarginato ; antennis gra- 
cilibus, basin prothoracis attingentibus, apicem versus parum crassio- 
ribus ; prothorace longitudine duplo latiore, elytris vix sensim angustivre, 
antice paulo angustato, lateribus arcuatis, margine postico late utrinque 
sinuato, angulis posticis subacutis, anticis obtusis, dorso tenuiter densis- 
sime punctato-rugosulo, margine lateral angusto; scutello brevi, semi- 


Coléoptères d’Abyssinie. 99 


circulari, dense fulvo-piloso; elytris ad humeros rotundatis, laleribus 
fere rectis, post medium leviter angustatis, apice obtuse rotundatis, for- 
titer striatis, striis subtiliter crenulatis, intervallis vix convexiusculis, 
subtiliter transversim plicatulis, sutura elevata, stria suturali profun- 
diore; subtus fuscum; densius ac tenuius fulvo-setulosum, pedibus dilu- 
tioribus. 


Cet Hopatrum ressemble un peu à l’H. Colliardi, de Corse, par son 
corps un peu ovalaire, nullement marginé, mais il est beaucoup plus petit 
non granuleux, les élytres sont bien moins élargies au milieu, les stries 
sont mieux marquées et les intervalles ne sont pas convexes. 


ANEMIA OPACULA Fairm., Naturaliste, 1882, 191. — Long. 7 1/2 mill. 
— Parum oblonga, convexa, nigro-fusca, fere opaca, fulvo-ciliata ; capite 
magno, convexo, dense punctato, antice late semicirculariter inciso; pro- 
thorace transverso, lateribus antice rotundatis basi brevissime leviter 
sinuatis, angulis posticis obtuse prominulis, dorso dense punctato ; scutello 
triangulari, lævi; elytris dense sat tenuiter rugosulo-asperulis; subtus 
cum pedibus paulo nitidior, dense tenuiter punctata. 


Ressemble beaucoup à VA. granulosa, du Sénégal ; en diffère au pre- 
mier coup d'œil par la coloration presque mate; en outre, le corselet est 
plus profondément ponctué, plus nettement marginé à la base, les élytres 
sont moins ponctuées, plus ruguleuses et plus arrondies à l'extrémité. 


ULOMA RUFULA Fairm., Naturaliste, 1883, 206. — Long. 5 1/2 mill, — 
Oblonga, parallela, parum convexa, caslaneo-rufa, nitida ; capite protho- 
raceque densissime sat tenuiter punctatis, illo antice transversim impresso ; 
antennis articulis 5-10 transversis, intus angulatis, ultimo majore, sub- 
quadrato-rotundato ; prothorace longiludine duplo latiore, antice vix 
angustiore, lateribus leviter arcuatis, sat fortiter reflexis, margine pos- 
tico utrinque late sinuato, angulis posticis sat acute rectis, basi obsolete 
transversim impresso et utrinque foveolato ; scutello breviter triangulari, 
lateribus arcuatis, densissime punclulato; elytris sat fortiter punctato- 
striatis, striis fere crenatis, integris, intervallis convexiusculis, subtilis- 
sime dense punctulatis ; subtus punctata; tibiis anticis integris. 


Cet insecte a les tibias antérieurs inermes et le menton un peu qua- 
drangulaire; mais je n’ose créer pour lui un genre spécial ; il a le faciès 


100 L. FAIRMAIRE. 


des Uloma, mais il est densément ponctué, même sur les élytres. Peut- 
être serait-il mieux avec les A/phitobius. 


HoPLONYX SUBOPACUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192. — Long. 42 mill. 
— Oblongus, convexus, fusco-niger, opacus, subtus cum pedibus paulo 
nitidus ; capite densissime punciato, inter antennas transversim impresso, 
clypei margine antico anguste lævi; oculis valde approzimatis ; antennis 
sat gracilibus, punctalis, medium corporis superantibus ; prothorace ely- 
tris angustiore, antice tantum angustato, margine postico medio recto, 
utrinque obsolete sinuato, densissime punctato, basi transversim obsolete 
impreso ; scutello parce punctato ; elytris ad humeros sat angulatis, pos- 
ice viæ sensim ampliatis, apice obtusis, sat fortiter punctato-striatis, 
striis basi profundioribus et fortius punctaltis, stris et punctis, apice 
minus impressis, intervallis leviter convexis ; subtus lævis, episternis pos- 
ticis punctulatis; pedibus punctatis, femoribus anticis dente valido et 
acuto armatis ; $ latior, paulo minus convexa, prothorace sensim latiore, 
elytris minus fortiter striatis. 

Très voisin du sériatus Guér.; en diffère par la Llaille plus petite, les 
yeux moins rapprochés, au moins chez la femelle, l’écusson plus pointu, 
et la dent des fémurs antérieurs droite et non oblique en dehors ; le mâle 
diffère en outre davantage par sa forme étroile, plus convexe, le corselet 
plus petit et les élytres à stries plus profondes à la base, avec les inter- 
valles plus convexes. 


4. SYNOPTICUS QUADRICOLLIS Fairm., Naturaliste, 1882, 68. — Long. 
h mill. — Oblongus, subparallelus, convexus, testaceo-rufus, vix nitidus ; 
capite punctato, oculis fere conjunctis ; antennis apice paulo obscurioribus 
et crassioribus; prothorace subquadrato, longitudine vix latiore, basin 
versus vix sensim attenuato, lateribus rectis, antice tantum paulo arcuatis, 
dorso dense punctato-rugoso, postice medio obsolete impresso et utrinque 
ad marginem posticum foveolato ; scutello breviter ogivali, dense punctalo ; 
elytris parallelis, apice rotundatis, costatis, intervallis latis, fortiter cre- 
natis; femoribus anticis dente magno triangulari, apice acuto armatis. 


La seule espèce de ce genre décrile jusqu'à présent est le S. degener 
Th., du Gabon, qui diffère de notre insecte par la coloration d’un brun 
noirâtre, le corselet à angles postérieurs aigus, les élytres élargies au 
milieu, à intervalles seulement un peu convexes; assez densément 
ponctués. 


Coléoptères d’Abyssinie. 101 


2. S. MYRMIDO Fairm., loc. cit., 1882, 68. —Long. 2 mill. — Præcedenti 
affinis sed mullo minor, oculis magis distantibus, lobis anteocularibus 
conjunctis, antennis magis incrassalis, articulis ultimis paulo transver- 
sis, prothorace tenuius ruguloso, laleribus antice arcuatis, basi obsolete 
sinualis, angulis posticis acutiusculis, basi medio oblique biimpresso et 
ulrinque ad marginem posticum sat fortiter foveato; scutello ovato, punc- 
tato; elytris brevioribus, minus parallelis, ante apicem attenuatis; costu- 
latis, intervallis crenatulis ; femoribus anticis dente lato acuto armatis. 


Ressemble au précédent, même coloration, mais les yeux écartés, les 
oreillettes réunies, formant une saillie transversale à peine sinuée au 
milieu ; le corselet a les côtés moins droits et présente en arrière une 
double impression oblique formant un angle presque droit, la portion 
entre chaque impression et les fossettes du bord postérieur un peu relevée 
en bourrelet; les élytres sont aussi plus courtes, moins parallèles, plus 
atténuées à l’extrémité et moins fortement carénées. 


1. MICRANTEREUS FIMBRITIBIUS Fairm., Naluraliste, 1882, 68. — Long. 
11 à 43 mill — Ovato-oblongus, sat angustus, valde conveæus, niger, 
sat nitidus ; capite prothoraceque densissime tenuiter punctatis, illo antice 
arcualim impresso; antennis sat gracilibus, medium corporis superanti- 
bus, apicem versus haud incrassatis ; palpis maxillaribus, articulo ultimo 
magno, triangulari ; prothorace transversim quadrato, antice vix angus- 
tiore, lateribus leviter arcuatis, sat acute tlenuiter marginato; scutello 
transverso, obtuso, tenuiter granulato ; elytris oblongo-ovatis, postice sub- 
acuminatis, utrinque triseriatim tuberculatis, tuberculis oblongis et postice 
elcvatis, subacutis, intervallis laxe punctatis et tuberculis irregulariter 
sparsutis, lènea suturali sat regulariler punctata ; subtus dense sat tenuiler 
asperulus ; pedibus sat magnis, dense sat tenuiter rugosulis, femoribus 
posticis haud longioribus, basi leviter arcuatis, tibiis vix longioribus. — 
d' minor, femoribus intermediis intus dente valido armatis, tibiis anticis 
leviter undulatis, villosis, intermediis basi emarginatis et angulatis, pos- 
ticis basi longe sinuatrs et sat dense pilosis, tenuiter crenulatis, basi obluse 
angulatis ; abdomine basi late impresso. 


Ressemble un peu, mais en bien plus petit, au M. nodulosus ; le corselel 
est bien plus étroit, faiblement arrondi sur les côtés; les élytres sont 
arrondies sur les bords latéraux, plus convexes, avec des tubercules plus 


462 L. FAIRMAIRE. 


petits formant trois séries effacées à la base et à l'extrémité ; les pattes et 
les antennes sont aussi plus grêles. 


Deux autres espèces d’Abyssinie ont été décrites, mais s’éloignent nota- 
blement de notre espèce : 


2, M. GErsTÆCKERI Geslro, Annal. Mus. Genov., 1873, 2.— Long. 13 
mill. — M, femorato valde affinis, sed pedes omnino dissimiles. Antici 
femoribus haud dentato-dilatatis, tibiarum margine interiori dente desti- 
tuto ; intermedit femoribus apophysi apicali interiori valida inslructis, 
apice sublus valde incavatis &. 


Keren. 


3 M. rRuGuLOsUS Geslro, loc. cit., 1878, 321. — Long. 10 1/2 mill. — 
M. Gerstæckeri valde affinis sed notis sequentibus facillime distinguendus. 
Minor, elytris punctato-rugulosis, nec verrucosis, obsolete tricostatrs. 
Femoribus pedum intermediorum dente apicali minore ab apice magis 
distante, tibiis ejusdem paris magis elongatis, basi non dilatatis. 


Choa. 


LAGRIA LONGIPENNIS. — Long. 5 4/2 mill. — Elongata, parum convexa, 
brunnea, prothoracis margine postico elylrorumque sutura anguste rufes- 
centibus, corpore subtus capiteque fuscis; hoc fortiler dense punctato 
(antennis deficientibus); prothorace fere quadrato, elytris fere dimidio 
angustiore, lateribus ante basin sat fortiler sinuatis, angulis posticis 
exælus obtuse productis, dorso fortiter sat dense punctato, postice transver- 
sim late impressiusculo ; scutello quadrato, dense tenuiter punctalo; elytris 
elongatis, post medium leviter ampliatis, postice altenuatis, apice obtusis, 
densissime punctatis ; subtus nitidior, vix perspicue punctulata. 


Cette Lagria est remarquable par l’étroitesse de son corps, ses élytres 
sont plus allongées que celles des autres espèces, et les yeux sont plus 
gros; malheureusement les antennes manquent. Le bord réfléchi des 
élytres est creusé en gouttière presque depuis la base jusqu’à l’extrémité. 


STATIRA RUFONITENS. — Long. 9 mill — Oblongo-elongata, convexa, 
nitida, rufo-flava, capite, antennis, pedibus abdomineque nigris, femo- 


Coléoptères d’Abyssinie. 105 


ribus basi rufo-flavis, antlerioribus castanco-fuscis ; capile cum oculis 
prothorace haud latiore, punctis aliquot piligeris impresso, Summo longi- 
ludinaliter sulcatulo, inter antennas profunde transversim sulcato; pro- 
lhorace elytris fere plus dimidio angusticre, lateribus antice retundato, 
postice constriclo, margine postico reflexo, angulis productis, dorso lævi, 
basi lransversim fortiter impresso; scutello parvo, lævi, breviter rotun- 
dato ; elytris sat magnis, post medium levier ampliatis, sat tenuiter 
punclato-striatis, striis dense punctatis, apice profundioribus, inlervallis 
plantusculis, punclis piligeris distantibus signaiis ; unquibus rufis. 


Cet insecle diffère des Statira par les antennes épaisses et les yeux plus 
gros, plus globuleux, très rapprochés; en outre, les pattes sont assez 
robustes, surtout les fémurs, et les tibias sont terminés par un éperon fin 
et assez court. Comme chez les S£atira, le dernier article des palpes 
maxillaires est cultriforme, pointu; le prosternum et le mésosternum sont 
assez étroits, le premier article des tarses postérieurs est un peu plus 
long que les deux suivants réunis. Les yeux se touchent en dessous. 


Je propose de séparer notre insecte sous le nom générique de Lagrio- 
stira du genre Sfatira, qui paraîl spécial à l'Amérique. Ce nouveau genre 
se rapprocherait des Casnonidea, de Sumatra, mais en différerait par les 
antennes épaisses, moins longues, les yeux légèrement échancrés, l’épis- 
tome non échancré, les fémurs faiblement claviformes, le quatrième article 
des tarses non dilaté, ni bilobé, et les élytres non tronquées ni épineuses 
à l'extrémité. 


CISTELA IMPRESSIUSCULA Fairm., Naluraliste, 1883, 106. — Long. 3 1/2 
à 4 4/2 mill. — Oblonga, supra planiuscula, brunneo-carnea, opaca, ely- 
tris æneis, metallicis, nilidis ; capite prothoraceque densissime punctatis, 
illo breviter ovato, antice arcualim impresso, antenis fuscis, punctatis, 
articulo 1° interdum rufo, articulis subæqualibus, 2° breviore, 3° longtore ; 
prothorace elylris angustiore, transverso, lateribus postice fere parallelis, 
antice roltundatis, dorso poslice transversim impresso ; scutello brevi, fere 
truncato, punctato; elytris post medium atlenuatis, dense lineato-punc- 
latis, post scutellum utrinque paulo oblique impressis, sutura elevata, at 
scutellum depressa ; subtus dense punctata. 


Cet insecte se range dans le genre Céstela tel qu'il existe actuellement ; 


10/4 L. FAIRMAIRE. 


il en présente tous les caractères et s’en éloigne seulement par le dernier 
article des palpes maxillaires qui est triangulaire. Son faciès est plutôt 
celui d’une Allecula, mais les tarses ne sont pas munis d’une lamelle. 


1. CANTHARIS SPURCATICOLLIS. — Long. 14 mill. — Elongata, convexa, 
ænea, cinereo-pubescens, prothorace rufo, macula media fusca antice 
angusta, postice dilatata ; capite ovalo, ruguloso-punctalo, medio linca 
arcuata obsolete elevata, epistomate inter antennas transversüm depresso, 
antice rufescente ; antennis medium corporis haud attingentibus, articulis 
subæqualibus 2° excepto minuto; prothorace elytrès fere dimidio angus- 
tiore, antice angustato, margine postico elevato, angulis prominulis, dorso 
sat fortiter dense punctato, linea media longitudinal lævi, basi media 
impresso; sculello dense punclato, apice rotundalo; elytris parallelis, 
apice separalim obtuse rotundatis, tenuissime densissime rugosulis, utrin- 
que basi lineis 2 obsoletissime indicalis ; pedibus æneis, unguibus obscure 
rufescentibus. 


Cette espèce ressemble beaucoup à la GC. rubricollis Reiïche, dont ie 
corselet est également rougeûtre, avec le reste du corps d’un brun noir 
bleuâtre:; mais chez celte dernière le corselet est à peine ponctué, moins 
fortement retréci en avant, et présente de chaque côté, dans sa partie 
antérieure, une fosselle ovalaire bien marquée ; l’écusson est plus court, 
impressionné ; les élylres sont moins longues, un peu plus rugueuses, 
moins pubescentes; les patles sont moins robustes et les crochels sont 
plus roussâtres ; les yeux sont aussi moins grands, plus écartés. 


9, C. MELOIDEA Fairm., Naturaliste, 1883, 197. — Long. 9 mill. — 
Oblonga, postice quadratim ampliala, convexa, fusco-nigra, opaca, pube 
cinerea sat longe vestita, antennarum articulis 2 primis rufo-testaceis; 
capite prothorace latiore, subquadrato, convexo, subtiliter dense punctato, 
antennis sat brevibus, medium corporis haud attingentibus, sat tenuibus, 
articulo 2° minuto, 3° duobus sequentibus conjunctis æquali; prothorace 
capite et elytris angustiore, latitudine longiore, antice a medio valde 
angustato, laleribus postice parallelis, dorso subtiliter dense punctato; 
scutello truncato, punctulato; elytris a basi postice ampliatis, apice dehis- 
centibus et rotundatis, sublilissime dense punclulatis; sublus paulo niti- 
dior, segmento penultimo ventrali late emarginato. 


Coléoptères d'Abyssinie. 105 


Cet insecte ressemble plus à un petit Meloe qu’à une Cantharide, à 
raison de ses élytres élargies en arrière, déhiscentes, et de ses antennes 
assez courtes. La déhiscence des élytres semblerait l’éloigner du genre 
auquel je le rapporte, mais certaines espèces du Sénégal présentent, 
quoique à un moindre degré, des élytres s’élargissant peu à peu en arrière 
et un peu déhiscentes à l’extrémité. Celle dernière particularité n’est pas 
analogue à celle du groupe des Sifaris et Zonitis, où les élytres, au lieu 
d’être élargies, sont allénuées en arrière. 


Je crois devoir rapporter à cette Cantharide, comme mäle, un individu 
long de 41 millimètres, de même coloration, sauf les antennes qui ont 
les deux premiers arlicles un peu roussâtres en dedans; la tête présente 
une ligne médiane très fine, enfoncée vers la base, indistincte chez notre 
espèce ; le corselet, plus large, offre aussi une impression basilaire et une 
ligne médiane peu distincte; l’écusson est obtus, les élytres sont presque 
parallèles, arrondies à l’extrémité, non déhiscentes. 


ZONITIS ABYSSINICA Fairm., Naluraliste, 1882, 68. — Long. 7 mill. — 
Oblonga, sat convexa, nitida, fusca, prothorace rufo, interdum mcedio 
infuscato, elytris cœruleis aut viridi-cærulescentibus, ad marginem magis 
cæœruleis, abdomine rufo, basi interdum fusco, fulvo-pubescente, pedibus 
cum unguibus fuscis; capite fortiter dense punctato, linea media subele- 
vata lævi, bast utrinque angulato, labro punctato, medio foveato; antennis 
crassiusculis, medium corporis longe superantibus, articulis omnibus sub- 
æqualibus ; prothorace longitudine paulo latiore, antice leviter angustato, 
basi acute marginato, angulis posticis acutis, dorso laxe punctato, spatio 
medio longitudinali lævi, stria antice obsoleta aut nulla signato ; scutello 
dense tenuiter punctato, truncato; elytris subparallelis, apice rotundatis, 
haud dehiscentibus, dense punctato-rugosulis. 


Bien distinct par ses élytres densément et assez fortement ponctuées 
qui rappellent certaines espèces australiennes, 


Pozyczæis RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 4882, 48. — Long. 14 à 16 
Mill, — Oblongo-ovatus, convexus ; & fusco-cyanescens, pube cinerascente 
tenui dense veslitus, prothoracis lateribus et macula elytrorum ovata, 
suluræ medium versus sila sulphureo-flavis ; rostro medio profunde sul- 
cato; prothorace elytris angustiore lateribus postice parallelis, antice 


106 L. FAIRMAIRE, 


rotundatis, subtiliter dense punctulato ; scutello oblongo-ovalis ; elytris 
amplis, apice mucronatis, tenuiter striatis, slriès geminalis, suturam ver- 
sus basi sat fortiter punctatis, intervallis sublilissime punclulato-rugu- 
losis ; subtus cœrulescenti-pruinosus, abdomine basi fortiter oblonge 
impresso ; pedibus castaneis, genubus late infuscatis, tibiis anticis fuscis. 
— © minor, pube cinerascente-fulvo minus dense vestita, prothoracis lale- 
ribus virescenti-flavis, celytris utrinque plagula oblonga, marginali post 
humerum, macula rotunda parva submarginali post medium et macula 
similè prope suturam impressis sulphureis; prothorace magis conico, 
gostice paulo latiore, elytrorum striis magis regularibus, basi minus 
fortiter punclatis ; subtus dense cinereo-sericans, abdomine medio leviter 
impresso. 


Ce bel insecte est facile à reconnaître par les deux taches d’un jaune 
soufre qui ornent les élytres et le corselet ; ce dernier n'est pas élargi à 
la base comme le P. longicornis du Cap, auquel notre espèce ressemble 
assez pour le dessin. 


SYSTATES ABYSSINICUS Fairm., Naturaliste, 4882, 192. — Long. 41 mill. 
— Ovatus, sat convexæus, fusco-brunneus, vix nilidus, elytris maculis 
minulis griseo-pubescentibus sparsis ; capile tenuiter punctato, inter oculos 
impresso, rostro tricarinato, antennis gracillimis, scapo apice crassato, 
funiculi articulo 1° sccundo valde longiore, ® tertio æquali; prothorace 
antice et postice fere æqualiter angustato, dense granulato, medio carinula 
obsoletissima breviter signato ; elytris ovatis, amplis, late strialis, striis 
fundo tenuiter granulatis et punctatis, intervallis convexis, densissime 
alutaceis ; sublus cum pedibus nitidior, metasterno haud sensim impresso, 
segmentis abdominalibus 2°, 3° k°que apice convexis, subtruncatis, rufes- 
centibus. 


Ressemble extrêmement au S. moniliatus Fairm., du pays des Somalis; 
en diffère par le funicule des antennes, dont le 2° article est égal au 5°, 
le corselet rétréci également aux deux bouts, arrondi sur les côtés, les 
élytres ayant leur grande largeur en avant, à intervalles non ridulés. 


A. OTIORHYNCHUS RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 1882, 192. — Long. 9 
à 42 mill. — Oblongo-ovatus, fusco-niger, valde nitidus, glaber, antennis 
pedibusque piceis ; rostro crasso, lato, sat brevi, lateribus fulvo-vrilloso, 


Coléoptères d'Abyssinie. 107 


tenuiter punctato, utrinque leviter sinualo, inter antennas breviler 
striato, apice obtuso et medio emarginato; capite parce punctato, inter 
oculos leviter impresso ; antennis sat validis, villosis, scapo prothora- 
cem attingente, funiculi articulis 2 primis longioribus, æqualibus, 
ceteris brevibus, clava elongata, subcylindrica, apice obtusa ; prothorace 
transverso, lateribus rotundalo, antice vix constricto el paulo angus- 
tiore, sat fortiter sat dense punctato, intervallis alulaccis ; elylris 
ovatis, humeris dente minuto armatis, apice obtuse productis, dorso puns- 
tato-substriatis striis post medium oblitcratis, intervallis planis, parce 
punctulatis, striis 2 marginalibus profundioribus ; sublus dense punctlatus, 
abdomine brunneo-piceo, basi ruguloso et late, parum profunde ümpr'esso ; 
pedibus villosis, punctatis, femoribus paulo clavatis ; $ major, elytris 
magis amplis, intervallis paulo convexiusculis, abdomine basi haud im- 
presso, femoribus vix sensim clavalis. 


Cet insecte et les espèces suivantes, trouvées par M. Raffray dans des 
montagnes de 4,800 mètres, se rapprochent beaucoup de nos espèces 
alpines et pyrénéennes. Celui-ci ressemble à l'O. Nouë, mais il est plus 
brillant, le rostre ne présente qu'une petite échancrure au milieu de 
l'épistome et est sinué sur les côtés, les articles 3-7 du funicule sont 
moins cours, la massue est très différente, le corselel n’a pas les côtés 
anguleusement arrondis au milieu, ni sinués avant la base, les élytres ont 
des lignes ponctuées bien plus marquées, la suture entre les deux pre- 
miers segments forme au milieu un angle largement obtus, l'abdomen est 
plus fortement ponctué, plus rugueux à la base, et les fémurs sont moins 
renflés. 


2. O. PHÆOSTICTUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192, — Long, 7 mill, — 
Oblongo-elongatus, conveæus, fuscus, nilidus, elytris maculis cinerco- 
pubescentibus variegatis, antennis tarsisque piceis ; capile punclalo, inter 
oculos transversim impresso, roslro brevi, crasso, sat fortiter laxe punc- 
lalo, apice sat late triangulariler emarginato ; antennis elongatis, scapo 
gracili, prothoracis marginem anticum superantibus, funiculi articulis 
elongatis, 2 primis longioribus, æqualibus, clava oblonga, apice acumi- 
nala; prothorace transverso, lateribus leviler arcuatis, antice vix angus- 
tiore, grosse plicato-rugoso, intervallis parce punctatis; elytris ovato- 
oblongis, postice altenuatis, lateribus compressis, grosse punctato-sub- 


108 L. FAIRMAIRE. 


striatis, strüs fere crenatis, punctis post medium minoribus, lateribus 
fortius ac tote lineato-punctatis, intervallis convexiusculis, alutaceis ; 
subtus rugosulo-punctatus, G'abdomine basi rugoso, impresso, apice punc- 
tato, pedibus villosulis, femoribus leviter clavatis. 


3. O. BRACHYDEROIDES Fairm., Naturaliste, 4882, 192. — Long. 8 mill. 
— Oblongus, sat convexus, piceo-fuscus, nitidus, elytris maculis cinereo- 
pubescentibus variegatis, capite sat dense punctato, inler oculos leviter 
transversim sulcato, sulco medio interrupto et puncto signato, rostro brevi, 
crasso, punctalo, antice arcuatim emarginato, antennis sat elongatis, scapo 
prothoracis marginem anticum vix superante, funiculi articulis 2 primis 
longioribus, subæqualibus , 2° paulo minore, ceteris obconibus, clava 
oblonga, apice acuminata ; prothorace transverso, lateribus leviler rotun- 
datis, basi et antice æqualiter angustato, rugosulo-punctato, lateribus fere 
granulato, parce cinereo-villoso ; elytris oblongo-ovalis, dorso paulo pla- 
natis, apice tantum angustatis, grosse crenalo-substriatis, punctis post 
medium minoribus, intervallis fere planis, obsolete plicatulis, striis apice 
et lateribus profundioribus ; abdomine parum punctato, sutura inter pri- 
mum secundumque segmentum fere recta, d'basi parum impresso et leviter 
rugosulo, femoribus modice clavatis. 


Ces deux dernières espèces ont une forme allongée qui les fait ressem- 
bler plutôt à des Brachyderes, d'autant plus que leurs ptéryges sont encore 
moins marquées que chez le premier et que les rostres sont courts, carrés, 
épais. Le brachyderoides diffère du phæostictus par la forme moins svelte, 
les élytres n'étant rétrécies que tout à fait à l'extrémité, tandis que chez 
le deuxième elles s’atténuent dès le milieu ; en outre le corselet est plus 
court, bien moins rugucux, mais plus ponctué, très faiblement au milieu; 
enfin il y a entre les yeux un gros point ou impression qui n’existe pas 
chez les phæostictus, et les antennes sont plus épaisses, plus courtes, les 
articles du funicule étant presque transversaux et non oblongs. La massue 
des antennes des trois espèces décrites ici est aussi bien plus allongée 
que chez nos Otiorhynchus, et l'extrémité du rostre est moins échancrée. 


ITHYPORUS POSTFASCIATUS Fairm., Naturaliste, 1883, 206. — Long. 
10 mill. — Oblongo-subparallelus, fusco-niger, opacus, elytris plaga hume- 
rali et vitta transversali postmedium communi capitisque summo luteo- 


Colcoptères d’Abyssinie. 109 


squamosis, Subtus lutleo-squamosus, femoribus similiter squamosis, pos- 
ticis 2 late fusco annulatis, tibiis tarsisque luteo-squamosis; capite et 
rostro dense sat tenuiter punctatis paulo rugosulis; prothorace elytris 
angustiore, latitudine haud breviore, postice leviter attenuato, antice for- 
titer angustato, grosse ac dense punctato, intervallis rugosulis ; elytris 
oblongis, striatis, intervallis convexiusculis, postice paulo magis elevatis, 
rugosulo-punctatis et granulis sat minutis lævibus seriatim numitis. 


Ressemble beaucoup à l’lthyporus capensis, mais plus étroit, plus 
parallèle ; le rostre n'offre pas une ligne longitudinale élevée distincte, 
le corselet est plus rétréci en arrière, la ligne médiane, un peu élevée, 
est plus distincte, les élytres sont plus étroites, les stries sont à peine 
poncluées, les intervalles sont moins convexes, ayant des granulations 
lisses. 


SPHADASMUS SEMICOSTATUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192. — Long. 
6 1/2 mill. — Oblongo-ovatus, antice et postice angustatus, crassus sed 
dorso planatus, fuscus, squamulis griseo-albidis, interdum condensatis 
vestitus et maculis minutis brunneo-velutinis sparsutis ; capite valde con- 
vexo, inter oculos prominente, medio tenuiter striato, his squamulis allo- 
dis densioribus circumductis, rostro denudato, vix areuato, sat dense 
punctato, linea media tenuiter elevala, antennis piceis, funiculo clavaque 
parce squamulatis ; prothorace trapeziformi, longitudine dimidio latiore, 
antice a basi angustato, lateribus antice leviter sinuatis, margine postico 
ad scutellum lobato, dorso postice parum convexo et medio late impresso, 
antice magis convexo, paulo compresso et medio costa postice abbreviata, 
sat elevata sed supra planata et denudata signato ; scutello breviter ovato, 
squamoso; elytris brevibus, prothorace haud latioribus, a basi postice 
angustatis, apice singulatim rotundatis, punctato-striatis, striis modice 
profundis, intervallis alternatim elevatis, sed basi planatis ; subtus dense 
albido-squamosus, segmentis 3° k°que brunneo triplagiatis, pedibus sat 
magnis, femoribus compressis, sublus ante apicem dente acuto armatis, 
libiis compressis, posticis basi extus arcuatis. 


XYLINADES RUFOPICTUS Fairm., Naturaliste, 1882, 192, — Long. 20 à 
22 mill. — Elongatus, parallelus, convexus sed dorso deplanatus, nigro- 
fuscus, opacus, capite utrinque rufo-plagiato, prothorace medio cruciatim 


110 L. FAIRMAIRE. 


rufo, spatio centrali plus minusve nigro, el ad angulos macula rufa 
signato, elytris ante medium maculis parvis, maxime variantibus et ante 
apicem maculis majoribus, plus minusve confluentibus, maculis ad apicem 
minutis rufis signatis ; rostro brevi, crasso, inter antennas trisulcato, 
antennis validis, articulo ultimo ferrugineo-sericante ; prothorace elytris 
-paulo angustiore, longitudine haud latiore, antice et basi fere æqualiter 
angustato, sed antice magis constricto, lateribus arcuatis, marginalis, 
dorso inæquali, tuberculis apice nitidis sparsuto ; scutello vix perspicuo ; 
elytris apice conjunctim rotundato-lruncatis, parum profunde striatis, 
striarum punctis parum densis et puncto paulo elevalo nitido separalis, 
intervallis vix convexiusculis, postice alternatim magis elevatis ; pygidio 
depreso, apice rufo; prosterno medio rufo, metasterno utrinque plaga 
magna rufa, abdomine segmentis 2 et 3 medio maculis 2 magnis, omni- 
bus ad angulum externum macula minuta rufis, coxis k anticis, femo- 
ribus apice et tribus basi rufo-maculatis. — d\, antennis apicem elytrorum 
fere superantibus, articulis 3 ultimis intus dense nigro-villosis, ultimo 
acuminato ; ®, basin prothoracis tantum atlingentibus. 


Ce bel insecte diffère des vrais Xylinades par le développement des 
antennes chez les mâles, mais pour les femelles il n’y a pas de différence 
appréciable. La coloration de cette espèce ne permet de la confondre avec 
aucune de ses congénères; les taches sont formées par une pubescence 
fine et serrée, d’un rougeûtre orangé, rappelant le minium ; elles varient 
assez pour les dimensions, à cause de leur confluence. 


CLOSTEROMERUS RAFFRAYI Fairm., Naturaliste, 1882, 48.— Long. 44 à 
45 mill. — Oblongus, fusco-niger, vix nitidus, elytris azureis, paulo 
magis nitidis, abdomine flavo, pedibus antennarumque articulis h primis 
et 5° basi flavis, tibiis tarsisque posticis nigris; capile prothoraceque den- 
sissime ocellato-punctatis, labro testaceo; antennis corpore paulo brevio- 
ribus, articulis 6 ultimis crassioribus, apice biangulatis, supra impressis ; 
prothorace lateribus angulato, antice arcuato; scutello triangulari-acuto, 
laxe punctato, late impresso; elytris subparallclis, basi vix latioribus, 
apice truncatis, dense rugoso-punctatis; pectore dense griseo-sericante, 
tibiis posticis leviter sinuatis. 


Ressemble au C. insignis Gerst.; en diffère par le corselet moins forle- 
ment angulé sur les côtés, sans taches blanches latérales, les antennes 


Coléoptères d’'Abyssinie. 411 


rousses à la base, tous les fémurs roux, les élytres plus fortement ponc- 
tuées, à troncature moine nette, l’angle externe étant émoussé; diffère du 
C. cyanipes par la coloration des fémurs. 


CEROPLESIS ATROPOS Fairm., Naturaliste, 1882, 48. — Long. 25 à 27 
Mill. — Oblonga, postice leviter sed sensim attenuata, valde convexa, 
nigra, opaca, elytris vage ænescentibus, paulo nilidis ; capite subtiliter 
dense punctato, antice et lateribus rugosulo, medio sulcato; prothorace 
transversim quadrato, antice haud angustiore, carioso-punctato, inæquali, 
antice et postice transversim depresso, postice medio fere lævi, utrinque 
antice angulato, paulo post medium in dentem conicam obtusum dilatato; 
scutello fere truncato, medio impresso ; elytris basi latis, post humeros ad 
apicem attenuatis, basi grosse ac dense granulatis , inter scutellum et 
humeros tuberculo majore posito signatis, postea fortiter punctatis, punctis 
postica minoribus; subtus valde opaca, pectore velutino et nigro-villoso, 
pedibus minus opacis, sericers. 


Getle espèce est bien distincte, outre la coloration d’un noir uniforme, 
par les deux tubercules situés de chaque côté du corselet, SRE est en 
oulre très rugueux. 


MONOLEPTA EUCHROMA. — Long. 6 mill. — Oblonga, convexa, postice 
vix sensim ampliata, flavo-aurantiaca, valde nitida, elytris sat dilute 
flavis, vilta basali transversa communi, postice sinuata et vitta post 
medium transversa, ad suturam interrupta, ad marginem dilatata, 
capitis summo et prothoracis macula parva antica nigro-cyanescentibus ; 
capile inter oculos et antice puncto impresso, mandibulis apice nigris ; 
prothorace elytris angustiore, longitudine duplo latiore, antice leviter 
angustato, lateribus rectis, angulis omnibus obtuse rotundatis, dorso 
æquali, subtilissime vix perspicue punctulato; scutello triangulari, apice 
obtuso, lævi; elytris post medium vix sensim ampliatis, apice separatim 
rolundatis, sublilissime sat dense punctulatis, punctis fuscis; sublus 
lævis, abdominis segmentis 2 ullimis alutaceis, ullimo fovea profunda 
impresso, tibiis tarsisque pallide flavis. 


Bien voisin de l’ornata Reiche, mais distinct par la tête dont le sommet 
seulement est noir, dépourvue de tout sillon ou renflement, le corselet 
dont la tache est au milieu du bord antérieur, et les élytres dont la tache 
postérieure s’alténue vers la suture qu’elle n’atteint pas, 


149 L. FAIRMAIRE. — Goléoptères d'Abyssinie. 


Genre HALTICOPSIS Fairm., Naturaliste, 1882, 197, 


L’insecte qui forme ce nouveau genre à une grande analogie avec les 
Haltica ; il en diffère par l’absence d’impression transversale sur le cor- 
selet, les antennes extrêmement épaisses jusqu’à l’extrémité, et les cro- 
chets des tarses qui sont plutôt bifides qu’appendiculés, bien que les 
deux lobes ne soient pas égaux. Les tibias postérieurs sont seuls munis 
d’un éperon; les fémurs postérieurs sont médiocrement renflés et assez 
comprimés. 


H. spissicoRNis Fairm., loc. cit. — Long. 5 mill. — Oblonga, modice 
convexa, cœrulea, sat nitida, antennis, ore pedibusque fuscis; capite inter 
oculos late impresso, inter antennas elevato, fere carinato ; antennis 
medium corporis fere attingentibus, apicem versus gradatim crassioribus, 
articulo ultimo præcedente paulo longiore, acuminato; prothorace trans- 
versim quadrato, anguste marginato, margine postico reclo, ad angulos 
paulo obliquato, angulis obtuse rotundato, margine laterali fere recto, 
dorso lævi, subtiliter alutaceo ; scutello triangulari, lævi; elytris pro- 
thorace paulo latioribus, postice haud ampliatis, apice separatim rotun- 
datis, dense tenuiter rugosulis, ante medium ad suturam transversim 
leviter depressis. 


Montagnes d’Abyssinie. 


DESCRIPTION 


DE 


Nouvelles espèces de CGeutorhynchides de Russie 


Par M, CHaLes BRISOUT DE BARNEVILLE, Membre honoraire. 


(Séance du 27 Décembre 1882.) 


1. CEUTORHYNCHIDIUS PICEOLATUS Ch. Bris. — Ovatus, fusco-piceus, 
convezus, Supra parcius cinereo-Squamulosus, sutura corporeque subtus 
dense albido-squamosis ; thorace canaliculato, bituberculato, basi bisi- 
nualo 3 elytris subtiliter punctato-striatis, interstitiis plants, rugulosis : 
pedibus obscure ferrugineis. — Long. 4 2/3 à 2 mill. 


Tête arrondie, convexe, très finement pointillée, vertex obsolètement 
caréné; rostre cylindrique arqué, aussi long que la tête et le prothorax, 
rugueux et squamuleux à la base, presque lisse et d’un brun rougeâtre au 
sommet; antennes d’un brun rougeâtre, scape terminé en massue oblon- 
gue, funicule de 6 articles, le 1% un peu plus long que le 2°, massue en 
ovale allongée. Prothorax, court, transversal, fortement rétréci en avant, 
avec une dépression profonde après le bord antérieur qui est relevé, bisi- 
nué à la base, canaliculé, le canal plus profond en arrière, obtusément 
bituberculé sur le disque; surface couverte d’une ponctuation profonde et 
très serrée, avec une squamulation blanchâtre plus épaisse, vers les côtés 
latéraux et dans le canal longitudinal. Élytres convexes, plus larges à leur 
base que le prothorax, arrondies aux épaules qui sont assez saillantes, 
finement striées, les stries obscurément ponctuées, intervalles rugueux, 
couverts d’une fine squamosité d’un cendré brunâtre, aspergé çà et là de 
quelques squamules blanches plus épaisses, suture revêtue d’une squa- 
mosité blanche très dense. Dessous du corps à squamosité blanchâtre 
plus épaisse sur les épimères. Paltes d’un ferrugineux plus ou moins 

Ann. Soc. ent. Fr. — Juillet 1883, 
(1883) 1° partie, 8, 


41/4 CH. BRISOUT DE BARNÉVILLE. 


obscur: cuisses sans dents ni fascicules dentiformes, crochets des tarses 
simples. 


Très semblable au C. floralis, mais bien distinct par sa coloration et 
son dessin. 


Russie méridionale (Samara). Communiqué par M. J. Faust. 


9. CEUTORHYNCHIDIUS NOTATUS Ch. Bris. — Breviter ovatus, niger opa- 
cus, parum convexus, Supra variegatus, subtus dense albo-squamosus, 
antennis tarsisque testaceis ; thorace planiusculo, bituberculato, canalicu- 
Lato, postice truncato; elytris punctato-striatis, fascia laterali utrinque, 
vittaque suturali albo-squamosis notatis. — Long. 2 1/3 mill. 


Tête arrondie, subdéprimée entre les yeux, rugueusement ponctuée, à 
squamosité éparse, blanchâtre variée de brunâtre, vertex obsolètement 
caréné:; antennes ferrugineuses, scape long, peu à peu épaissi vers le 
sommet, funicule de 6 articles, le 1°, un peu plus long que le 2°, massue 
en ovale très allongée, presque aussi longue que le funicule; rostre cylin- 
drique, arqué, aussi long que la tête avec le prothorax, ponctué striolé à 
la base, presque lisse au sommet. Prothorax subconique, fortement rétréci 
en avant, légèrement déprimé derrière le bord antérieur qui est peu 
relevé, tronqué à la base, bituberculé sur le disque, et longitudinalement 
sillonné, le sillon terminé en arrière par une profonde cavité; surface 
couverte d’une ponctuation serrée, assez forte et rugueuse et d’une squa- 
mosité éparse brunâtre, plus épaisse et blanchâtre vers les côlés latéraux 
et dans le sillon longitudinal. Écusson petit, enfoncé. Élytres très courtes, 
beaucoup plus larges à leur base que le prothorax, épaules arrondies et 
saillantes, intervalles des stries à ponctuation rugueuse et à squamosité 
brunâtre assez serrée, avec un dessin de squamules blanches plus 
épaisses, composé d’une bande suturale allongée à la base du 1° inter- 
valle, d’une 2° plus courte à la base du 2°, d’une bande maculaire obli- 
que placée de chaque côté, avant le milieu, sur les 6-8° intervalles et d’une 
petite tache transversale située avant le sommet. On remarque encore la 
trace d’une large bande transversale commune placée entre la bande 
oblique et la tache apicale. Dessous du corps à squamosité blanche assez 
dense, plus épaisse sur les épimères. Tibias ferrugineux avec les tarses 
plus clairs, cuisses non dentées, crochets des tarses très obsolètement 
dentés à leur base. 


Ceutorhynchides nouveaux de Russie. 115 


Cette espèce vient se placer 4 côté des C. mixtus et quercicola; elle 
s’en distingue facilement par son dessin et toutes ses cuisses non dentées. 


©. Sibérie occidentale. Communiqué par M. J. Faust. 


3. CEUTORHYNCHUS AFFINIS Ch. Bris. — Ovatus, niger, parum nitidus, 
fronte impresso, thorace transverso, antice angustato, bituberculato, cana- 
liculato, dense punctulato, basi bisinuato ; elytris cœruleis, tenuiter punc- 
tato-striatis, humeris obtuse angulatis, elevatis ; femoribus non dentatis., — 
Long. 2 mill. 


Tête très densement pointillée, avec une dépression allongée entre les 
yeux, rostre cylindrique, arqué, presque plus long que la tête avec le 
prothorax, pointillé assez rugueusement à la base, plus éparsement au 
sommet. Antennes noires, scape terminé en massue oblongue, funicule de 
7 articles, 4% un peu plus long que le 2°, massue forte en ovale peu 
allongée. Prothorax fortement rétréci en avant, assez fortement et large- 
ment déprimé en arrière du ‘bord antérieur qui est assez relevé, longitu- 
dinalement canaliculé, ce canal presque interrompu au milieu; assez 
aiguèment bituberculé sur le disque; surface couverte d’une ponctuation 
fine et serrée. Élytres finement ponctuées-striées, intervalles planes, sub- 
tilement coriacés, postérieurement muriqués; presque glabres, on distin- 
gue cependant à la loupe une pubescence grisâtre très fine. Cuisses non 
dentées, crochets des tarses simples. 


&. Les quatre tibias postérieurs sont terminés à leur extrémité interne 
par un petit éperon aigu. 


Cette espèce ressemble à un tout petit C. cyanipennis, mais elle vient 
se placer près du C. erysimi, dont elle se distingue par sa couleur plus 
obscure, sa ponctuation plus fine et plus serrée, sa convexité moindre et 
ses stries plus fines. 


Sibérie occidentale, Communiqué par M. J. Faust. 


h. CEUTORHYNCHUS ÆNEIPENNIS Ch. Bris. — Ovatus, niger, nitidulus, 
subsetosus, subtus griseo-squamulosus ; thorace transverso, canaliculato, 
obscure bituberculato, antice constricto, fortiter punctato; elytris punc- 


416 CH. BRISOUT D£f BARNEVILLE. 


tato-striatis, æneis, apice muricatis ; femoribus obsolete dentatis, tarsorum 
unguiculis dentatis. — Long. 2 mill. 


Tête arrondie, à ponctuation forte et rugueuse, subdéprimée sur le 
front ; rostre arqué, de la longueur du prothorax, strié-ponctué à la base, 
pointillé au sommet; antennes obscures, scape terminé en massue étroite, 
très allongée, funicule de 7 articles, 1° article à peine plus long que le 2°, 
massue en oyale allongée. Prothorax légèrement transversal, modérément 
rétréci en avant, avec une large et peu profonde dépression, derrière le 
bord antérieur qui est peu relevé, bisinué à la base, obscurément bitu- 
berculé sur le disque, longitudinalement canaliculé, le canal plus profond 
en avant et en arrière; surface couverte d’une ponctuation forle et pro- 
fonde, et revêtue de petits poils obscurs, dirigés en avant et un peu 
relevés. Élytres d’un bronzé légèrement cuivreux, assez brillant, plus 
larges à leur base que le prothorax, arrondies aux épaules, qui sont assez 
saillantes, assez fortement ponctuées-siriées, intervalles planes brillants, 
avec une série de points assez forts, portant chacun un poil assez long, un 
peu relevé, d’un cendré obscur. Pattes assez grêles d’un brun obscur avec 
les cuisses plus foncées, celles-ci très faiblement dentées, avec un petit 
fascicule dentiforme, crochets des tarses dentés à leur base. 


d'. Les quatre tibias postérieurs sont terminés à leur extrémité interne 
par un éperon étroit, aigu et assez long. 


Cette espèce présente la forme et la taille du C. erysimi, il s’en éloigne 
par sa couleur, sa pubescence et les crochets de ses tarses dentés, elle se 
distingue de l’hirtulus par sa couleur, sa ponciens plus forte et ses 
stries plus larges. 


Russie méridionale. Communiqué par M. J. Faust. 


5. CEUTORHYNCHUS DUBIUS Ch. Bris. — Ovatus, convexus, supra parce 
cinereo-pubescens, subtus dense albido-squamosus ; thorace leviter canali- 
culato, bituberculato, postice bisinuato; elytris punctata-striatis, apice 
muricatis, — Long. 2 1/3 à 2 1/2 mill. 


Tête arrondie, ponctuée rugueusement, finement caréné sur le vertex; 
rostre assez fin, arqué, chez le G' aussi long que le prothorax, ponctué, 


Geutorhynchides nouveaux de Russe. 147 


strigeux à la base, pointillé au sommet, chez la $ un peu plus long et 
plus lisse; antennes comme chez le sulcicollis. Prothorax légèrement 
transversal, assez convexe, assez rétréci en avant, peu profondément dé- 
primé derrière le bord antérieur qui est peu relevé, très légèrement 
sillonné dans son milieu, ce sillon plus profond au devant de l’écusson, 
bord postérieur légèrement bisinué; surface couverte d’une ponctuation 
assez forte et rugueuse. Élytres plus larges à leur base que le prothorax, 
épaules arrondies peu saillantes, assez fortement striées, les stries dis- 
tinctement ponctuées avec une série de petites squamules étroites blan- 
châtres, intervalles planes à ponctuation rugueuse, avec deux séries de 
pelits poils squamuleux grisâtres, un peu plus fins que ceux des stries. 
Dessous du corps avec des squamules blanchâtres assez serrées, plus con- 
densées sur les épimères mésothoraciques. Pattes fortes, cuisses faible- 
ment dentées avec un fascicule dentiforme, crochets des tarses dentés à 
leur base. 


&. Les quatre tibias postérieurs terminés à leur extrémité interne par 
un éperon aigu, dernier segment abdominal avec une dépression transver- 
sale bien distincte. 


Extrémement semblable au C. sulcicollis, cependant distinct; s’en 
éloigne par son prothorax plus convexe, moins profondément canaliculé, 
moins fortement relevé au bord antérieur, et par ses élytres à épaules 
moins anguleuses. 


Russie méridionale. Communiqué par M. J. Faust, 


6. CEUTORHYNCHUS SENICULUS Ch. Bris. — Subovatus, niger, convexus, 
supra densius cinereo-pubescens, subtus albido-squamulosus ; thorace trans- 
verso, bituberculato, canaliculato, postice bisinuato; elytris punctato- 
striatis, interstitiis planis, apice subtiliter muricatis; femoribus muticis, 
tarsorum unguiculis dentatis. — Long. 2 mill. 


Noir, entièrement couvert d’une pubescence squamiforme assez serrée, 
cendré blanchâtre. Tête arrondie, ponctuée rugueusement, plane entre les 
yeux, finement carénée sur le vertex. Rostre fin arqué, aussi long que la 
tête et le prothorax : chez le mâle ponctué strigeux à la base, éparsement 
pointillé au sommet, chez la femelle, un peu plus long, plus lisse, bril- 


118 CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 


lant. Antennes obscures, scape terminé en massue allongée, funicule de 
7 articles, le 4° un peu plus long que le 2°, massue subovalaire. Protho- 
rax légèrement transversal, assez rétréci en avant, largement et peu pro: 
fondément déprimé derrière le bord antérieur qui est peu relevé, dislinc 
tement bituberculé et canaliculé, surface à ponctuation dense et rugueuse. 
Élytres plus larges à leur base que le prothorax, légèrement déprimées 
entre les épaules, celles-ci, arrondies, peu saillantes; assez fortement 
striées, les stries finement ponctuées, intervalles planes finement rugueux. 
Pattes assez grêles, cuisses muliques, sans fascicules dentiformes, cro- 
chets des tarses dentiés à leur base. Dessous du corps à squamosité blan- 
châtre, plus épaisse sur les épimères. 


Forme du C. cochleariæ, très semblable au Schünherri, s’en distingue 
par son prothorax moins large, plus distinctement canaliculé, par ses ély- 
tres déprimées à leur base, plus fortement muriquées au sommet, et par 
sa massue antennaire bien plus courte. 


&. Les quatre tibias postérieurs terminés en dedans par un fort éperon, 
dernier segment abdominal légèrement impressionné. 


Dauria. Communiqué par M. J. Faust. 


7. CEUTORHYNCHUS RUFIMANUS Ch. Bris. — Breviter ovatus, subdepres- 
sus, niger, opacus, supra fusco-albidoque subtus albido-squamosus, tarsis 
ferrugineis ; thorace transverso, canaliculato, obscure bituberculato, pos- 
tice truncato ; elytris punctato-striatis, lineola scutellari albo-squamosa. 
— Long. 2 2/3 mill. 


Tête arrondie à ponctuation rugueuse, revêtue de squamules peu ser- 
rées, blanchâtres, en avant et sur le vertex, obscures sur le reste de la 
surface. Rostre assez fort, peu arqué, rugueux et squamuleux à la base, 
pointillé et glabre au sommet. Antennes obscures, scape assez long, 
terminé en massue très allongée, funicule de 7 articles, le 1% un peu 
plus long que le 2°, massue en ovale un peu allongé. Prothorax large, 
fortement rétréci en avant, profondément déprimé derrière le bord anté- 
rieur, qui est fortement relevé; légèrement canaliculé au milieu, avec un 
enfoncement profond devant l’écusson; surface couverte d’une ponctua- 
tion assez forte et rugueuse, et revêtue d’une squamosité, éparse, blan- 


Ceutorhynchides nouveaux de Russie. 119 


châtre sur les côtés latéraux et la ligne médiane, obscure sur le reste de 

la surface. Élytres à leur base un peu plus large que le prothorax, peu à 

peu rétrécies après les épaules, celles-ci arrondies, assez saillantes, fine- 

ment ponctuées striées, intervalles planes à ponctuation rugueuse, en 

arrière légèrement muriquées; surface revêtue d’une squamosité peu ser- 

rée, obscure, variée ça et là de squamosité blanchâtre, ne formant pas de 
dessin bien distinct, et sous l’écusson avec une tache oblongue, formée 
de squamosité blanche très épaisse. Pattes obscures, tarses d’un testacé 

ferrugineux, cuisses faiblement dentées, avec un fort fascicule dentiforme, 

crochets des tarses aiguëment dentés à leur base. Dessous du corps à 
squamosité blanchâtre assez dense, plus épaisse sur les épimères. 


Très voisin du bi-scutellatus, s’en distingue par son rostre moins grêle, 
son prothorax plus large, sa squamosité plus blanchâtre et plus abon- 
dante et par ses tarses testacés à crochets plus fortement dentés. 


Une femelle d’Astrakan, Russie méridionale. Communiqué par M. J. 
Faust. 


8. CEUTORHYNCHUS FAUSTI Ch. Bris.—Ovatus, convexus, ater, opacus, 
subtus dense albo-squamosus, antennis tibiis tarsisque fusco-ferruginets ; 
thorace longiore, canaliculato, postice truncato, supra albido-trivittato ; 
elytris punctato-striatis , macula communi cruciformi baseos, alia elon- 
gata apicis, fasciaque laterali abbreviata utrinque niveo-squamosis orna- 
tis. — Long. 3 mill. 


Tête arrondie, déprimée sur le front, ponctuée rugueusement, à squa- 
mosité obscure, avec une tache linéaire dilatée en avant, située entre les 
yeux, formée de squamules blanches très épaisses. Rostre arqué, aussi 
long que le prothorax, rugueux. Antennes d’un brun obscur, scape ter- 
miné en massue oblongue, funicule de 7 articles, le 4% un peu plus long 
que le 2°, massue en ovale allongé. Prothorax à peine plus large que 
long, largement et peu profondément déprimé derrière le bord antérieur 
qui est peu relevé, presque droit sur les côtés en arrière, profondément 
canaliculé, ce canal moins marqué au milieu; surface couverte d’une 
ponctuation serrée, assez forte et rugueuse, avec un dessin formé de squa- 
mules blanches très épaisses, composée d’une ligne médiane et d’une 


420 CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. — Ceutorhynchides nouveaux, etc. 


bande oblique de chaque côté bien limitée en dedans, et marquée d’un 
point noir dans son milieu ; le reste de la surface est couverte de squamo- 
sité obscure, un peu velouté près des dessins blancs. Élytres beaucoup 
plus larges à leur base que le prothorax, épaules arrondies saillantes, assez 
fortement ponctuées-striées, intervalles planes rugueusement ponctués; 
surface densément couverte d’une squamosité obscure, devenant veloutée 
autour des taches blanches, le dessin blanc est composé de squamosité 
blanche très épaisse qui s'étend sur la suture moins la partie médiane ; à 
la base du 2° intervalle une petite tache oblongue, une bande oblique 
médiane, située de chaque côté sur les 6°-9° intervalles, les 10° et 14° inter- 
valles entièrement et une petite bande transversale subapicale. Dessous 
du corps à squamosité blanche très épaisse. Pattes d’un brun ferrugineux 
avec les tarses plus clairs, cuisses avec une petite dent et un fort fascicule 
dentiforme, tibias, surtout les postérieurs, avec une dilatation subdenti- 
forme, avant leur extrémité externe, crochets des tarses dentés à leur 
base. 


Cette belle espèce présente un peu l’aspect de l’Aubei, mais elle s’éloi- 
gne de toutes les espèces de ce groupe par son prothorax fortement cana- 
liculé, ses cuisses faiblement dentées, et la dilatation externe de ses 
tibias. 


®. Baïkal (Asie russe). Communiqué par M. J. Faust. 


à —_—_— RO — 


ESSAI MONOGRAPHIQUE 


DE LA 


Famille des GYRINIDÆ 


Par M. le Dr Maurice RÉGIMBART. 


2° PARTIE ({), 


(Séance du 14 Mars 1883.) 


Avant de commencer la seconde tribu des Gyrinidæ, je tiens à réparer: 
d’abord une erreur commise dans la description de la mâchoire, et ensuite 
un oubli dans la description de la patte antérieure. 

J'ai dit que la mâchoire était toujours dépourvue de palpe maxillaire 
interne ; et, de fait, jamais je n’avais pu en trouver de trace sur aucune 
des dissections que j'avais faites. Dernièrement M. le D'G. Horn, dont tout 
le monde connaît la compétence en anatomie entomologique, m’envoya 
une lettre accompagnée d’un dessin et d’une préparation microscopique 
démontrant l'existence du palpe maxillaire interne, ou lobe externe de la 
mâchoire, chez le Gyrinus analis Say. Je vais donc reprendre tout 
entière la description de la mâchoire chez les Gyrinides, description où 
j'avais par erreur donné à la squama le nom de lobe externe, et je pren- 
drai pour type le Gyrènus urinator Ill, sur lequel j'ai le mieux réussi 
la préparation. 

La mâchoire se compose des pièces suivantes : 

4° Une partie basilaire, séipes, amincie à la base et dilatée au sommet 
qui est arrondi; 


oo 
(1) Voir, pour la tre partie, Annales 1882, p. 379. 
Ann. Soc. ent. Fr. — Août 1883. 


122 MAURICE RÉGIMBART. (82) 


2° Une pièce en forme de pyramide triangulaire, squama, à bord externe 
à peu près rectiligne et dépourvue de face interne; 


3° Le lobe interne, mala interna, partie essentielle de la mâchoire, 
aplati, triangulaire, à sommet très aigu, à face supérieure presque plane 
et recouverte en dessus par la mandibule, à face inférieure un peu con- 
cave et recouverte en dessous par le lobe externe du menton; le bord 
interne, très concave et presque tranchant, est pourvu de fortes soies 
raides partagées en deux faisceaux bien distincts; le bord externe, un 
peu épais et convexe, a son tiers postérieur caché dans la squama, et le 
bord postérieur donne insertion à la membrane musculeuse qui préside 
aux mouvements d’adduction et d’abduction de la mâchoire ; l'angle anté- 
- rieur ou sommet est très aigu et dirigé en dedans, l’angle postéro-externe 


s’arlicule avec le stipes, ainsi que la squama, dans la concavité de laquelle 
il est caché ; 


L° Un lobe externe, palpiforme, mala externa, où palpe maxillaire 
interne, composé d’un seul article filiforme, très grêle, courbé en dedans, 
comme le bord externe du lobe interne sur lequel il s’applique très exacte- 
ment dans une rainure très superficielle. A l’état de repos, la juxtaposi- 
tion est telle qu’il est impossible de se douter de l'existence du lobe 
palpiforme, surtout si on examine la mâchoire en dessus : il faut, pour 
l’écarter, écraser la mâchoire entre deux verres ou appuyer fortement au 
moyen d’une aiguille fine dans la région du bord externe ; ce dernier 
moyen ne peut réussir que sur une pièce fraîche ou ramollie ; 


5° Le palpe maxillaire, composé de quatre articles dont les trois pre- 
miers sont courts et presque carrés et le dernier ovoïde et à peu près 
aussi long que les trois autres réunis. 


La squama et le lobe interne sont juxtaposés, paraissent immobiles 
l’un sur l’autre, et subissent simultanément les mouvements de flexion et 
d'extension, c’est-à-dire d’adduction et d’abduction, sur le stipes. Il est 
probable que le rôle de la squama consiste surtout à faciliter et à limiter 
ces deux mouvements. On peut comparer cette articulation stipito-maxil- 
laire à une articulation fémoro-tibiale recouverte extérieurement par la 
squama qui jouerait le rôle d’une rotule. 


Le palpe maxillaire et le lobe palpiforme paraissent s’insérer sur la 
même membrane, dans la petile cavité située entre le sommet échancré 


(83) Monographie des Gyrinidæ. 123 


de la squama et le bord externe de la mâchoire proprement dite; c’est 
ce qui à lieu chez la larve (fig. 22, pl. IT). 


Telle est la structure de la mâchoire dans les genres Aulonogyrus et 
Gyrinus. La figure 10, pl. I, représente la mâchoire du Gyrinus natator 
Linn. vue en dessus et dans l’état de juxtaposition des deux lobes; la 
fig. 65, pl. IV, représente celle du G. urinator II, vue en dessous, après 
que le lobe externe a été écarté. Je n’ai pu retrouver la trace de ce lobe 
palpiforme, ni chez les Dineutes, ni chez les Macrogyrus, ni chez l’Orec- 
tochilus villosus Müller : il faut donc en conclure que la tribu des Gyri- 
nini est la seule qui en soit pourvue. 


La conformation du tarse antérieur, surtout chez le G, est des plus 
remarquables, et pour en faciliter la description, je vais faire la compa- 
raison avec un Dytiscide. Chez le Cybister Roeseli Fab. G\, par exemple 
(pl. IV, fig. 66), nous trouvons un tarse aplati de haut en bas, dont la 
face supérieure est divisée en deux moitiés par un pli peu convexe et peu 
marqué, et dont la face inférieure est garnie des cupules et de la pubes- 
cence sexuelles. Chez le Macrogyrus rivularis CIk. &, pour prendre un 
exemple chez les Gyrinides, la conformation est toute différente : il y a 
rotation en dedans; la face supérieure, excessivement développée, est 
partagée par un pli très marqué et aigu en deux moitiés, l’une supérieure 
et glabre, l’autre inférieure et garnie des cupules et de la pubescence 
sexuelles ; le pli constitue un véritable bord externe, tandis que le bord 
interne est formé par la face inférieure excessivement étroite et rétrécie 
entre les deux moitiés de l’autre face. 


Si maintenant nous examinons deux ®, par exemple de Cybister Roeseli 
et d’'Enhydrus tibialis Régimb., nous trouvons à la coupe ces mêmes 
tarses identiques comme structure, sauf que chez le Gyrinide il y a rota- 
tion en dedans. Cette rotation en dedans du tarse antérieur et sa struc- 
ture chez le G constituent encore des caractères très remarquables de 
cette famille. Sur les figures 66, 67, 68 et 69, qui représentent la coupe 
du tarse antérieur chez le Cybister Roeseli 4, le Macrogyrus rivularis &, 
le Cybister Roeseli $ et l'Enhydrus tibialis ©, p. indique le pli divisant la 
face supérieure en deux moitiés, f. s. et f. s°. : on voit que cette seconde 
moitié f. s’., normalement supérieure chez Cybister, devient, par suite de 
la rotation du tarse en dedans, inférieure chez Macrogyrus et Enhydrus, 
ce qui fait que a face inférieure f. &. devient interne. 


194 MAURICE RÉGIMBART. (84) 


Gyrinini. 


Cette tribu est composée d’espèces en général au-dessous de la taille 
moyenne, les plus grands ne dépassant pas 9 millimètres. Ils ont des 
représentants dans le monde entier et quelques-uns s’avancent même 
vers les régions arctiques, où cependant ils ne doivent trouver l’eau 
liquide que dans une faible partie de l’année; mais le développement 
rapide de leurs larves leur permet de s’y reproduire. Ils sont sociaux et 
vivent habituellement en groupe nombreux, les uns sur les eaux tran- 
quilles, les autres sur les eaux vives. 


Les mâchoires sont pourvues d’un lobe externe ou palpiforme, mono- 
articulé, très-grêle, se juxtaposant exactement dans une faible rainure en 
dessous du bord externe du lobe interne; les pattes antérieures sont 
courtes, mais assez robustes ; le tarse est médiocrement dilaté chez les 
mâles et a toujours une forme ovale allongée avec le dessous garni de 
cupules très petites et très serrées. Les épisternes métathoraciques sont 
très étroits, resserrés en arrière entre les hanches et les épipleures et se 
terminent par un angle très aigu ; les ailes métasternales sont fort étroites 
et faiblement dilatées en dehors. Les hanches postérieures ont un déve- 
loppement considérable et affectent la forme d’un quadrilatère dont le 
côté externe un peu concave est en même temps un peu plus grand que 
le côté interne; la partie déprimée est beaucoup plus grande que la partie 
plane et leur ligne de séparation s’oblitère complètement dans le voisinage 
du bord externe de la hanche qu’elle n’atteint jamais. La première suture 
ventrale est très nette, très imprimée, et se dirige obliquement tout près 
du bord postérieur de la hanche qu’elle côtoie parallèlement ; l’épipleure 
manque de dent lamelleuse articulaire. Les élytres ne présentent jamais 
de sinuosité, ni d’épines, mais se terminent par une Ro tantôt 
nette, tantôt plus ou moins arrondie. 


Les Gyrinini se divisent en deux genres : Aulonogyrus et Gyrinus, qui 
ne diffèrent que par des caractères très légers. 


V. Aulonogyrus (Motsch., inédit). 


Échancrure préoculaire pénétrant un peu entre les yeux, sans atteindre 
le milieu de l’œil supérieur qui est situé un peu en avant de l’inférieur : 


(85) Monographie des Gyrinidæ. 195 


prothorax sans impression fixe sur le disque, mais ponctué et finement 
rugueux ; élytres marquées chacune de dix sillons plus ou moins impri- 
més, à fond réticulé, et souvent ponctués en série; propygidium toujours 
fortement trilobé. 


Insectes habitant l’Ancien Monde, surtout dans les régions chaudes. 


4. Pronotum et élytres bordés de jaune. 
+ Dessous entièrement testacé. (Espèces 78 à 83.) 
tt Dessous varié de noir et de ferrugineux. (Espèces 84 à 89.) 
+++ Dessous entièrement noir, sauf les épipleures. (Espèce 90.) 


2. Pronotum et élytres non bordés de jaune. 
+ Dessous noir. (Espèces 91 à 94.) 
++ Dessous ferrugineux, au moins en partie. (Espèces 95 à 98.) 


4. Pronotum et élytres bordés de jaune. 


T Dessous entièrement testacé. 
78. AULONOGYRUS WE£HNCKEI Régimb., n. Sp. 


Long. 6 1/2 mill. — Elongato-ovalis, supra fortiter conveæus, nitidu- 
lus, in medio nigro-cæruleus, ad latera œneo-virescens, flavo-marginatus ; 
infra carinatus, rufo-testaceus. Gapite et prothorace subtilissime sed. for- 
titer reticulatis, hoc sat crebre, illo magis remote punctatis. Scutello 
brevi, lato, purpureo. Elytris valde convexis, ad latera declivibus, punctis 
minimis creberrimis et majoribus auratis minus crebris notatis, ad api- 
cem sinuato-truncatis, truncatura extus concava, inlus convexa, angulo 
externo obtusiusculo, leviter deleto, suturali late rotundato; sulcis sex 
internis obsoletis, vix indicalis, quatuor externis geminatis, angustissime 
canaliculatis ; intervallis quinque internis æqualibus, 6 et 8 paulo magis 
elevatis, 7 et 9 angustis, subtilissime reticulatis et opacis. Propygidio 
fortiter tridentato ; pygidio ad apicem anguste rotundato. 


Espèce très aberrante, représentant tout à fait un Orectogyrus par sa 
forme générale. Coloration en dessous d’un testacé pâle, en dessus d’un 
noir bleuâtre assez brillant, bronzé ou verdâtre sur les côtés qui sont plus 
opaques ; bordure jaune du pronotum et des élytres bien nette, Tête et 
pronotum très finement réticulés et pourvus d’une ponctuation dorée, un 


196 MAURICE RÉGIMBART. (86) 


peu plus éparse sur la tête. Écusson court et pourpré. Élytres couvertes 
d’un pointillé très fin, dense et peu imprimé, marquées en outre de points 
dorés ou cuivreux assez serrés; ironcature sinueuse, concaye en dehors et 
convexe en dedans, l’angle externe un peu obtus et peu émoussé, lin- , 
terne largement arrondi ; les six sillons internes sont obsolètes et visibles 
seulement au faux jour, les quatre externes géminés et très étroitement 
canaliculés ; les cinq intervalles internes sont égaux, les 6° et 8° un peu 
plus élevés, les 7° et 9° étroits, très finement réticulés et opaques. Le 
propygidium est très fortement trilobé, la dent du milieu aiguë; le pygi- 
dium triangulaire et étroitement arrondi au sommet, 


Je n’ai vu qu’un seul exemplaire £ venant d’Angola et appartenant à 
M. Wehncke, à qui je suis heureux de le dédier. 


79. AULONOGYRUS ELEGANTISSIMUS (Chevr.), n. sp. 
Annales 14883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 70, 75 et 77. 


Long. 8 1/2 mill. — Elongato-ovalis, supra valde depressus, nigro- 
virescens, flavo-marginatus ; infra carinatus, omnino rufo-testaceus, meso- 
sterno leviter concavo. Capite magno, subtilissime reticulato, parce et 
tenuiter punctato, viridi, inter oculos obscure purpureo et depresso, labro 
lævi. Pronoto brevi, antice valde emarginato, postice utrinque fortiter 
sinuato et in medio leviter acute producto, crebre et tenuiter punctato, 
véridi, vittis duabus obscurioribus et obsoletis. Scutello sat magno, trian- 
gulari, acuto. Elytris elongatis, in medio planatis, ad latera obliquis, 
ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo obtuso deleto, suturali 
valde rotundato, in intervallis tenuiter et minus crebre punctatis, in sulcis 
reticulatis, sulcis 1 et 2, 8 et , 5 et G geminalis et approximatis, 
guatuor externis angustis et profundis ; intervallis 1, 8, 5 angustis, 
9, 4, 6 latis et fere planatis, 7 oblique et acute elevato, crislato, basin et 
apicem attingente, quatuor eæternis angustis, acute elevatis. Propygidio 
fortiter tridentato, pygidio ad apicem anguste emarginato. Tibüs anticis 
intus leviter curvalis. 


Ovale, très allongé, dessus fortement déprimé, d’un noir vert, à bor- 
dure jaune; dessous caréné, avec le mésosternum un peu concave sui- 
vant la longueur, entièrement roux testacé. La tête est verte, très grosse, 
horizontale, avec le labre avancé et un peu allongé; l’espace inter- 
oculaire est plus étroit que les yeux, un peu concave et obscurément 


(87) Monographie des Gyrinidæ. 127 


pourpré. Le pronotum est court, très profondément échancré en avant, 
fortement sinué de chaque côté de la base, dont le milieu est très briève- 
ment aigu en arrière sur l’écusson ; sa ponctuation est serrée, tandis que 
celle de la tête est lâche. L’écusson est assez grand et aigu en arrière. 
Les élytres, très allongées, sont aplanies au milieu et même un peu 
concaves vers leur extrémité, tandis qu’elles deviennent brusquement 
obliques en toit en dehors, au niveau du 7° intervalle; leur sommet est 
arrondi, à peine tronqué, avec l'angle externe obtus et émoussé et le 
sutural tout à fait arrondi; les 6 sillons internes, peu profonds, sont 
géminés et rapprochés deux à deux, les 4 externes sont très rapprochés, 
très étroits et profonds ; les intervalles 1, 3, 5 sont très étroits, les 2°, 
h° et 6° très larges, le 7° obliquement et fortement caréné en forme de 
côte, atteignant à la fois la base et le sommet, les 4 externes très étroits, 
carénés et égaux; la ponctuation des intervalles est beaucoup moins 
dense que celle du prothorax. Le propygidium est fortement tridenté, le 
pygidium étroitement échancré au sommet et les tibias antérieurs légère- 
ment courbés en dedans. 


Cette remarquable espèce se trouve à Madagascar et fait partie des 
collections de M. Sédillot et du Musée de Bruxelles. 


80. AULONOGYRUS SPLENDIDULUS Aubé, 1838, Spec., p. 701, 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 73, 78. 


Long. 7 à 8 mill. —Ovatus, valde elongatus et depressus, supra viridi- 
æneus, flavo-marginatus ; infra omnino rufus, epipleuris pallidioribus. 
Capite parce punctato, in medio cœruleo, ad oculos et postice purpureo, 
ad latera et antice viridi ; labro viridi-cupreo, lævi, vel leviter strigoso. 
Prothorace crebre punctato-rugoso, cæruleo-viridi, vitta transversali pur- 
purea ornato. Scutello purpureo, plano. Elylris sat crebre punctatis, ad 
apicem recte truncatis, angulo externo paululum obtuso et leviter deleto, 
suturali magis deleto, sulcis bene impressis, 7 et 8, 9 et 10 magis appro- 
æœimatis et profundis, geminatis ; intervallis 6 et 8 paulo latioribus et 
magis elevatis. 


Ovale, très allongé et déprimé; dessus d’un vert bronzé, l’une ou 
l'autre couleur dominant suivant les individus, avec des reflets pourpres 
sur la tête, le prothorax et l’écusson ; dessous entièrement roux testacé, 
Ponctuation éparse et distincte sur la tête, très serrée et entremélée de 
rugosités sur le prothorax, assez dense sur les élytres, les points entourés 


198 = MAURICE RÉGIMBART. (88) 


d’un cercle doré. Troncature des élytres droite, l'angle externe un peu 
obtus et légèrement arrondi, le sutural plus effacé ; sillons bien marqués, 
les 4 externes plus rapprochés deux à deux et ne paraissant pas ponctués; 
intervalles à peu près égaux, les 6° et 8° un peu plus larges et plus 
élevés. Labre tantôt lisse, tantôt légèrement strié. 


Cafrerie. (Coll. Sharp, Oberthür, Régimbart ; Mus. de Bruxelles, etc.) 


81. AULONOGYRUS SUBPARALLELUS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 79. 


Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill — Ovatus, valde elongatus, subparallelus, 
eviter convexus ; supra nitidus, cæruleo- vel viridi-æneus, flavo-margi- 
natus, infra omnino rufo-testaceus, epipleuris pallidioribus. Gapite cæru- 
leo, distincte et remote punctato, ad oculos et postice purpureo, ad latera 
et antice æneo-viridi ; labro viridi, fere lævi, levissime strigoso. Pronoto 
crebre rugoso-punctato, cæruleo, vitta transversa purpurea ornato. Scu- 
tello plano, purpureo. Elytris sat crebre punctatis, ad apicem paulo oblique 
subrotundatim truncatis, angulo externo obtuso, vix deleto, suturali sat 
anguste rotundato,, sulcis sat impressis, duobus vel tribus internis magis 
obsoletis, quatuor externis magis profunais, viæ geminalis, plus minus 
distincte punclatis ; intervallis parum elevatis, 7° sæpe ad basin obso- 
leto. 


Ovale, très allongé, subparallèle, légèrement convexe; coloration du 
dessus d’un bronzé tantôt bleuâtre, tantôt verdâtre ; dessous entièrement 
roux testacé. Troncature des élytres subarrondie, un peu oblique de 
dehors en dedans et d’avant en arrière, l’angle externe obtus et à peine 
émoussé, l’interne assez étroitement arrondi; sillons médiocrement im- 
primés, les deux ou trois internes plus effacés, les quatre externes plus 
canaliculés, à peine géminés, à ponctuation généralement peu distincte, 
les 7° et 8° assez souvent confluents à la base, ce qui fait disparaître 
plus ou moins le 7° intervalle dans la région correspondante; les inter- 
valles sont médiocrement élevés, les internes à peu près plans. Le labre 
est très légèrement strié, presque lisse. 

Très distinct du précédent par la taille plus petite, la forme plus allon- 
gée, subparallèle, beaucoup moins déprimée, la troncature des élytres 
un peu oblique, la coloration plus brillante. 


Cafrerie, Cap de Bonne-Espérance. (Coll. Sharp, Régimbart.) 


(89) Monographie des Gyrinidæ. 129 


82. AULONOGYRUS CONVEXIUSCULUS Régimb., n. sp. 


Long. 5 1/2 à 6 mill — Ovatus, elongatus, convexus , supra nitidus, 
cæruleo-æneus, ad latera virescens, flavo marginatus ; subtus omnino tes- 
taceus, epipleuris pallidioribus. Capite cæruleo, distincte et remote punc- 
tato, ad oculos et postice purpureo, ad latera et antice late viridi ; labro 
viridi, lævi, valde rotundato. Prothorace fortiter rugoso-punctato, cæru- 
leo, ad latera virescente, vitta transversali purpurea ornato. Scutello 
cupreo, plano. Elytris ad apicem recte truncatis, angulo externo obtuso, 
haud deleto, suturali rotundato, sat crebre cupreo-punctatis, sulcis sat 
impressis, duobus internis magis obsoletis, 7 et 8, 9 et 10 magis canali- 
culatis, evidenter geminatis et punctatis, sæpe ad basin confluentibus : 
intervallis leviter convexis, U, 6 et 8 paulo latioribus, 7 et 9 sæpe basin 
versus obsoletis. 


Cette espèce est bien distincte de la précédente par sa convexité plus 
grande, sa forme moins allongée, plus ovale et nullement parallèle, le labre 
plus arrondi, la troncature des élytres droite et nullement oblique, les 
sillons plus distinctement géminés, surtout les externes qui sont bien 
visiblement et fortement ponctués. 


Cafrerie, Delagoa-Bay. (Coll. Sharp, Régimbart,) 


83. AULONOGYRUS AMOENULUS Bohem., Ins. Caffr., I, p. 260. 


Long. 5 à 5 1/2 mill. — Ovatus, sat elongatus, convexus; supra 
nitidissimus, viridissimus, flavo-marginatus ; infra rufus, epipleuris 
pallidioribus. Gapite distincte el remote punctato, viridi, in medio 
cæruleo ; labro lævi, viridi, transverse. Prothorace crebre punctato, 
viridi, antice ac postice transversim late cæruleo. Scutello lævi, cupreo. 
Elytris sat crebre punctatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulo 
externo obtuso, deleto, interno anguste rotundato, sulcis viridi-mican- 
tibus, bene impressis, intlerno sæpe magis obsoleto, quatuor externis 
geminalis, plus minus confluentibus ; intervallis leviter elevatis, fere æqua- 
libus, 7 et 9 plus minus obsoletis. 


Cette jolie espèce se reconnaît aisément à sa petite taille et surtout à sa 
magnifique coloration d’un vert mélallique étincelant, principalement sur 
Ann. Soc. ent. Fr. — Octobre 1883. 
(1885) 4" partie, 9. 


130 MAURICE RÉGIMBART. (90) 


le prothorax et sur les sillons des élytres. Ceux-ci sont bien marqués, 
sauf l’interne qui est souvent un peu effacé, les 4 externes assez distincte- 
ment géminés et souvent plus ou moins confluents, ce qui annule d’au- 
tant les deux intervalles 7 et 9 correspondants ; les intervalles sont à peu 
près égaux entre eux, sauf les 7° et 9° dont il vient d’être question et 
qui sont toujours plus étroits, sinon effacés ; la troncature est arrondie, 
l'angle externe obtus et émoussé, l’interne étroitement arrondi. Le labre 
est transversal, peu arrondi et lisse. 


Cafrerie, Port-Natal. (Coll. Sharp, Sédillot, Régimbart; Musée de 
Bruxelles.) 


++. Dessous varié de noir et de ferrugineux. 
84. AULONOGYRUS ABDOMINALIS Aubé, 1838, Spec., p. 722. 


Long. 6 à 7 3/4 mill. — Ovatus, elongatus, sat depressus ; supra nitidus, 
cupreus vel cæruleo-æneus, flavo marginalus ; infra rufo-ferrugineus, epi- 
pleuris pallidioribus, coxis posticis anterius infuscatis, abdomine nigro- 
metallèico, segmento anali rufo. Gapile magis vermiculato, remote et parum 
distincte punctulato, in medio cæruleo, ad oculos et postice purpureo, ad 
latera et antice viridi: labro lævi, viridi, transverso. Pronoto cæruleo, 
vitta transversa cuprea ornalo, crebre punctato, minus rugoso. Scutello 
subcarinato, cupreo. Elytris sat crebre aurato-punctatis, ad apicem fere 
recte vel subrotundatim truncatis, angulo externo obluso, plus minus 
deleto, interno plus minus anguste rotundato ; sulcis -bene impressis, plus 
minus geminatis, quatuor externis magis canaliculatis, distincte et fortiter 
punctatis, sæpe confluentibus, intervallis 2, k, 6 et 8 latioribus, magis 
elevatis, 7 et 9 valde angustis et sæpe obsoletis. 


Espèce assez variable de taille et de coloration en dessous, tantôt, et 
c’est là le cas le plus rare, n’ayant que l’abdomen noir, tantôt les hanches 
postérieures étant obscurcies et même tout à fait noires dans leur région 
non excavée ; les sillons sont plus ou moins géminés, surtout les quatre 
externes qui sont souvent confluents deux à deux, assez fortement cana- 
liculés et bien ponctués; les intervalles alternent également, les pairs 
plus larges et plus élevés, le 7° et le 9° très étroils quand ils ne sont pas 
oblitérés par la confluence des sillons qui les limitent. Cest à l'A. splen- 


(91) Monographie des Gyrinidæ. 134 


didulus qu’elle ressemble le plus, mais la coloration du dessous, la forme 
moins allongée et moins déprimée la distinguent aisément. 


Cafrerie. (Coll. Sharp, Fairmaire, Wehncke, Régimbart.) 


85. AULONOGYRUS STRIGOSUS Fab., 1801, Syst. EL., I, p. 276 (nec Aubé). 


Long. 5 1/2 à 7 mill. — Ovalis, elongatus, modice convexus ; supra 
obscure cæruleo-auratus, plus minus cupreus, flavo-marginatus; infra 
nigro-metallicus, mesosterno et ano rufo-ferrugineis, prothoracis elytro- 
rumque margine inflexo flavis, pedibus rufis. CGapite remote punctato, 
cæruleo, ad oculos et postice purpureo ; labro viridi-cupreo, fortiter stri- 
goso. Pronoto cæruleo, vitta media transversali purpurea ornato, sat 
crebre rugoso-punctato. Scutello purpureo, in medio leviter convexo. Ely- 
très sat fortiter punctatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulis rotun- 
datis; sulcis duobus internis minus impressis, sæpe omnino deletis, qua- 
tuor externis sat profundis, distincte punctatis; intervallis 4 et 6 paulo 
latioribus. 


La ponctuation est écartée sur la tête, beaucoup plus dense et confon- 
due avec des rides dirigées en tous sens sur le pronotum et peu serrée 
sur les interstries des élytres, dont la troncature est arrondie ainsi que 
les deux angles ; les deux sillons internes sont généralement un peu efa- 
cés et souvent complètement nuls, les quatre externes profonds et dis- 
tinctement ponctués ; les intervalles, surtout les externes, sont assez 
convexes, les 4° et 6° un peu plus larges. Le labre est fortement strié. 


Australie, Tasmanie. 


86. AULONOGYRUS CONCINNUS Klug, 1833, Symb. Phys., IV, t. 34; — 
striatus ? Aubé, Spec., p. 747. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 71 et 80. 


Long. 5 4/2 à 7 mill. — Ovatus, haud elongatus, sat convexus ; supra 
nigro-virescens, plus minus æneus, flavo marginatus; infra nigro-metal- 
licus, pro et mesosterno anoque rufo-ferrugineis ; prothoracis elytrorum- 
que margine inflexo flavis, pedibus rufis. Gapite remote et parum distincte 
punctulato, æneo-virente, in medio obscure cæruleo; labro viridi, fortiter 
strigoso. Pronoto sat crebre et tenuiter rugoso-punctulato, subopaco, linea 


132 MAURICE RÉGIMBART. (92) 


media longitudinali angustissima, lævi et nigricante, in medio transver- 
sim ænco. Scutello æneo, in medio convexo. Elytris tenuiter punctulatis, 
sat late subrotundatim truncatis, angulis anguste rotundatis ; sulcis 
omnibus geminatis, 1 et 2 sæpe plus minus obsoletis, 7 et 8, 9 et 10 valde 
approxæimatis, fere semper omnino confluentibus et distincte punctatis ; 
intervallis 2, 4, 6 et 8 latioribus et paulo magis elevatis, 7 et 9 rarissime 
ad apicem distinctis. 


Coloration du dessus noirâtre, avec les sillons bronzés; ponctuation 
fine, indistincte sur la têle, assez serrée et mêlée à des rugosités sur le 
pronotum, un peu plus lâche sur les élytres dont la troncature est légère- 
ment arrondie, avec les angles émoussés et assez étroitement arrondis ; 
tous les sillons sont géminés, les internes souvent peu marqués, les 7° et 8°, : 
9° et 10° très rapprochés, presque toujours entièrement confluents et 
ponctués ; les intervalles 2, 4, 6 et 8 sont plus larges et un peu élevés, 
les 7° et 9° généralement nuls à cause de la confluence des sillons, ou 
seulement apparents en arrière. Le labre est fortement strié, 


On trouve quelquefois des individus noirs et d’autres dont les élytres 
sont plus ou moins ferrugineuses. 


Presque toute l’Europe centrale et méridionale : France, Allemagne, 
Autriche, Grèce, etc.; Égypte, Syrie, Mésopotamie, Anatolie. 


87. AULONOGYRUS ABYSSINICUS Régimb., n. sp. 


Long. 7 à 7 1/2 mill. — Ovatus, parum elongatus, parum convexus ; 
supra nitidulus, viridi-æneus, aurato-punctatus, flavo marginatus ; infra 
rufo-ferrugineus, mesosterno pallidiore, abdomine nigro-metallico, ultimo 
segmento rufescente, prothoracis elytrorumque margine inflexo flavo, 
pedibus rufo-testaceis. Capite distincte punctato, cæruleo, ad latera 
véridi, ad oculos et postice purpureo ; labro viridi, lævi. Pronoto viridi- 
cæruleo, vitta transversa purpurea ornalo, crebre rugoso-punctato. Scu- 
tello purpureo, in medio subcurinato. Elytris sat crebre punctatis, ad 
apicem subrotundatim truncatis, angulo externo obtuso et anguste rotun- 
dato, suturali late rotundato, sulcis bene impressis, seriatim punctatis, 
7 et 8, 9 et 10 magis approximatis, vel anterius vel omnino confluentibus; 
intervallis internis fere æqualibus et planatis, externis magis elevatis, 
7 et 9 angustioribus et sæpissime anterius vel omnino indistinctis. 


(93) Monographie des Gyrinidæ. 133 


Cette espèce représente à peu près la forme et la taille du sériatus, mais 
la coloration du dessous du corps, le labre lisse et la ironcature des 
élytres plus arrondie, avec l’angle externe émoussé, la font facilement 
distinguer. La ponctuation est très marquée, même sur la tête, et partout 
chaque point est entouré d’un petit cercle doré; les sillons des élytres 
sont bien marqués et distinctement ponctués, sauf les trois ou quatre 
internes; les 7° et 8, 9° et 40° sont plus rapprochés, géminés et généra- 
lement confluents dans la première moitié, quelquefois dans toute leur 
étendue, de façon à annuler les intervalles 7 et 9 correspondants; quel- 
quefois aussi les 7° et 9° sillons sont séparés dans toute leur étendue. 


Abyssinie; rapporté par M. Raffray. (Coll. Sharp, Sédillot, Régimbart ; 
Mus. de Bruxelles, de Gênes, etc.) 


88. AULONOGYRUS MARGINATUS Aubé, 1838, Spec., p. 714. 


Long. 9 à 9 4/2 mill. —Ovalis, sat elongatus et depressus; supra viridi- 
æneus, plus minus purpurescens, flavo marginatus ; infra nigro-metalli- 
cus, prosterno toto, mesosterno late in medio, ultimo abdominis segmento 
rufo-ferrugineis, pedibus rufis, prothoracis elytrorumque margine inflexo 
pallide flavis. Labro et epistomate longitudinaliter strigosis ; capite tenui- 
ter et remote punctulato, viridi-cæruleo, ad oculos et postice purpureo, 
antice cupreo. Pronoto fortiter et sat crebre punctato, cærulescenti, in 
medio vitla transversa cupreo-purpurea ornalo. Scutello cupreo. Elytris 
ad apicem fere emarginato-truncatis, angulo externo leviter obtuso, minime 
deleto, interno fere recto, rotundato, fortiter et sat crebre punctatis ; sulcis 
valde conspicuis, opacis, cupreis, sulurali antice obsoleto, quatuor exter- 
nis fortiter seriatim punctatis ; intervallis 1-5 leviter convexis, fere æqua- 
libus, 6 et 8 paulo magis elevatis, 7 et 9 mullo angustioribus, 


Très régulièrement ovale, un peu allongé et très déprimé. Dessus du 
corps bordé de jaune, généralement d’un vert bronzé à reflets cuivreux 
et pourprés, souvent bleuâtre sur la tête et le pronotum. La réticulation 
qui couvre tout le dessus du corps est très fine et très peu imprimée, 
sauf dans les sillons des élytres ; la ponctuation est très fine et écartée, 
celle du pronotum et des élytres beaucoup plus forte et plus dense et les 
points paraissent dorés ou bronzés au faux jour. Le dessous du corps est 
d’un beau noir métallique, avec le milieu de la poitrine et les pattes d’un 
roux clair, le dernier segment roux ferrugineux et le bord réfléchi du 


134 MAURICE RÉGIMBART. (94) 


prothorax et des élytres d’un jaune pâle. Le labre et l’épistome sont mar- 
qués de fines stries longitudinales. Les élytres ont une troncature très 
peu oblique et légèrement concave, surtout en dehors, de sorte que 
l'angle externe quoique obtus est très accusé et presque saillant, l’angle 
interne au contraire est droit et très arrondi; les sillons sont bien mar- 
qués, sauf le sutural qui est effacé dans sa moitié antérieure ; les quatre 
externes, à peine plus canaliculés, sont marqués chacun d’une rangée de 
points assez espacés et bien visibles: les intervalles 4 à 5 sont un peu 
convexes et presque égaux en largeur, le 6° et le 8° un peu plus élevés, 
le 7° et le 9° très étroits. 


Cap de Bonne-Espérance. 


89. AULONOGYRUS cAPEeNsis Thunberg, 1781, Nov. Ins. Spec., p. 27; 
Aubé, Spec., p. 745. 


Long. 8 1/2 à 9 mill. — Ovatus, vix elongalus, minus depressus ; supra 
nitidus, nigro-olivaceus, plus minus virescens, vel cærulescens, luteo 
marginatus ; infra nigro-metallicus, pro- et mesosterno ultimoque abdo- 
minis segmento rufo-ferruginets, pedibus margineque reflexo prothoracis 
et elytrorum rufis. Gapite tenuiter et remote punctulato, nigro-cæruleo, 
antice et ad oculos cupreo ; labro et epistomate haud strigosis. Pronoto sat 
fortiter et crebre punctato, nigro-cæruleo, in medio vitta transversali 
cuprea ornato. Scutello latiore, subconvexo, plus minus cupreo. Elytris 
ad apicem recte truncatis, angulo externo leviter obtuso, vix deleto, interno 
fere recto, deleto, fortiter et sat crebre punctatis; sulcis minus conspicuis, 
geminalis, 1 et 2 sæpissime obsoletis, 8-10 angustissime canaliculatis, 
haud distincte seriatim punctatis ; intervallis 1-5 fere planis, 6 leviter 
elevato, 7 opaco et fortiter reticulato, 8-10 angustis, subæqualibus, fere 

carinatrs. 


Bien distinct du marginatus par la forme un peu raccourcie, moins 
déprimée, la coloration plus noirâtre, le labre et l’épistome lisse, l’écusson 
plus large, la troncature des élytres plus droite, à angle externe moins 
accusé, les sillons plus géminés, les internes beaucoup moins accusés, les 
quatre externes plus étroits, plus profonds et indistinctement ponctués, 
les intervalles internes plus plans, le 7° opaque dans presque toute son 
étendue, les trois externes étroits, subégaux et presque carénés. 


Cap de Bonne-Espérance. 


(95) Monographie des Gyrinidæ. 135 


+++ Dessous entièrement noir, sauf les épipleures. 


90. AULONOGYRUS STRIATUS Fabr., 1801, Syst. Eleut., I, p. 275. 


Long. 6 à 8 mill. — Ovatus, parum elongatus, modice convexus, niti- 
dus; supra viridi-auralus, plus minus cupreus, flavo-marginatus; infra 
nigro-metallicus, prothoracis elytrorumque margine inflexo flavo, pedibus 
rufo-testaccis. Gapite remote punctulato, cæruleo, postice et ad oculos 
cupreo; clypeo et labro æneo-viridibus, strigosis. Pronoto brevi, crebre et 
tenuiter punctato, cæruleo, in medio transversim purpureo-fasciato. Scu- 
tello purpureo. Elytris tenuiter et sat crebre punctatis, ad apicem recte 
truncatis, angulo externo obtuso leviler deleto, suturali fere recto: sulcis 
bene impressis, 1 et 2, 8 el L, 5 et 6 geminatis, quatuor externis magis 
profundis, angustioribus, canaliculatis et distincte punctatis, intervallis 
2, L et G paulo latioribus et leviter elevatis. 


Var. Elytris præcipue ad apicem plus minus rufescentibus. 


Ovale peu allongé et médiocrement convexe. Dessus du corps bordé de 
jaune, d’un vert bleuâtre sur les élytres, avec les sillons dorés, d’un bleu 
d’acier sur la tête, avec le labre et l’épistome vert bronzé, le vertex et le 
pourtour des yeux pourprés, également bleu d’acier sur le prothorax tra- 
versé dans toute sa largeur par une large bande pourprée. Le dessous est 
entièrement noir mélallique très brillant, avec le bord infléchi du pro- 
thorax et des élytres jaunes et les pattes d’un roux teslacé. La ponclua- 
tion est très rare et très fine sur la tête dont le labre et l’épistome sont 
bien nettement striés, beaucoup plus forte et serrée sur le pronotum, 
moins serrée sur les élytres dont la troncature est droite, avec l’angle 
externe obtus et légèrement émoussé et l’interne ou sutural presque 
droit. Les six sillons internes sont géminés et bien réunis deux à deux en 
arrière ; les quatre externes plus fortement canaliculés et bien distincte- 
ment ponctués; les 2°, 4° et 6° intervalles sont un peu plus larges et 
peu élevés, les quatre externes plus étroits et égaux. 


France méridionale, Espagne, Italie, Corse, Sardaigne, Sicile, Grèce ; 
Barbarie. 


136 MAURICE RÉGIMBART. (96) 


2, Pronotum et élytres non bordés de jaune. 


+ Dessous du corps noir. 
94. AULONOGYRUS SHARPI Régimb., n. sp. 


Long. 8 à 8 1/4 mill. — Ovatus, latus, parum convexus, supra niti- 
dulus, ad latera late opacus, nigro- vel cæruleo-olivaceus, plus minus 
ænescens ; infra nigro-piceus, prosternt lateribus, epipleuris et ano piceo- 
ferrugineis, pedibus rufo-ferrugineis. Gapite sat distincte punctulato, 
cærulescente, ad latera et antice virescente ; labro valde transverso, lævi, 
viridi-æneo. Prothorace elytrisque sat crebre punctatis, olivaceis, éllo 
villa inconspicua transversa æneola ornato, his ad suturam et apicem 
anguste æneis, recte truncatis, angulo externo obtuso, haud deleto, sutu- 
rali anguste rotundato, margine laterali sat lato ; sulcis leviter impressis, 
distincte punctatis, internis plus minus obsoletis, quatuor externis paulo 
magis canaliculatis ; intervallis fere æqualibus, planatis, quatuor externis 
paulo magis convexis, fortiter reticulatis, virescentibus et omnino opacis, 
8° seriatim trregulariter punctato, 7°, 9° et 10° impunctatis. 


Ovale, large et peu convexe; dessus d’un bleu ou d’un noir olivâtre 
plus ou moins bronzé, assez brillant au milieu, opaque sur les côtés; 
dessous d’un noir de poix, avec les côlés du prosternum, les épipleures 
et l’extrémité du segment anal d’un ferrugineux obscur. La ponctuation 
est bronzée, assez écartée sur la tête, plus serrée sur le prothorax et les 
élytres, le labre restant lisse; les côtés et le devant de la tête sont d’un 
vert bronzé ou cuivreux, ainsi que l’écusson et une bande transversale 
peu visible sur le pronotum. La troncature des élytres est carrée, avec 
l’angle externe obtus et assez net, et le sutural étroitement arrondi; les 
sillons sont peu profonds, mais très distinctement ponctués, les internes 
plus ou moins obsolètes, les quatre externes un peu plus canaliculés; les 
intervalles sont aplanis, presque égaux, les quatre externes plus con- 
vexes, fortement réticulés, verdâtres et entièrement opaques, le 8° pourvu 
d’une série irrégulière de points, les 7°, 9° et 40° imponctués. 

Cafrerie : Bedford disi.; 2 exemplaires G' appartenant au D° Sharp. 


92. AULONOGYRUS CAFFER Aubé, 1838, Spec., p. 712; — flavipes Bohm., 
Ins. Caffr., I, p. 258 (versimiliter). 


Long. 6 à 7 mill. — Præcedenti simillimus, sed mullo minor ; subtus 


(97) Monographie des Gyrinidæ. 137 


nigro-metallicus, prothoracis elytrorumque margine inflexo et ano piceo- 
ferrugineis ; prothoracis vilta transversa nulla; elytrorum intervallis 
6 et 8 leviter elevatis, hoc quoque reticulato et seriatim irregulariter 
punctato. 

Gelte espèce est extrêmement voisine de la précédente et n’en diffère 
que par la taille plus petite et la coloration d’un noir plus profond et 
métallique; de plus le prothorax ne présente aucune trace de bande 
transversale bronzée; les élytres ont les 6° et 8° intervalles légèrement 
élevés, ce dernier également réticulé et marqué d’une série irrégulière 
de points; les 7°, 9° et 10° sont plus aplanis. Du reste il est absolument 
semblable. 

Cafrerie; Zanzibar. (Mus. de Paris, de Bruxelles; coll. Sharp, Wehncke, 
Régimbart.) 

La description du Gyrinus flavipes Bohm. (ns. Caffr., I, p. 258) se 
rapporte tout à fait à cet insecte. 


93. AULONOGYRUS OBLIQUUS Walker, Ann. Nat. Hist., 3° sér., 
IT, 1858, p. 205. 


Long. 6 à 7 mill. —Ovatus, minus latus, paulo magis convexus: supra 
nitidus, cæruleo-olivaceus, plus minus viridi-æneus ; subtus nigro-metal- 
licus, prothoracis elytrorumque margine inflexo et ano vix ferrugatis. 
Capite cæruleo, ad latera el antice viridi-æneo, distincte auro-punctato : 
labro valde transverso, levissime strigoso. Pronoto magis crebre punctato, 
rugoso. Scutello cupreo. Elytris ad apicem recte truncatis, angulo externo 
obtuso, sed arguto, suturali fere recto, anguste rotundato ; margine late- 
rali angusto ; sulcis fortiler punclatis, internis subtilioribus ; intervallis 
æqualibus, planis, 7, 9 et 10 reticulatis, opacis, ad apicem lævibus et 
nitidis, 6 et 8 evidenter convexis et nitidis, hoc irregulariter punctato. 

Très voisin du cuffer, dont il a la aille, mais facile à distinguer par sa 
forme un peu moins large et un peu plus convexe, sa coloration plus 
brillante, les sillons des élytres plus verts et plus apparents, la troncature 
plus nette avec les angles mieux sentis, leur marge plus étroite; le 
6° intervalle est nettement convexe, ainsi que le 8° qui est lisse, brillant 
et marqué dans toute sa longueur de points disposés sans ordre ; les 7°, 
9° et 10° sont réticulés, opaques et seulement lisses en arrière avant leur 
terminaison; chez le précédent, au contraire, les quatre sillons externes 
sont réticulés et opaques. 


138 MAURICE RÉGIMBART. (98) 


Ceylan, Indes mérid. (Mus. de Bruxelles; coll. Fairmaire, Oberthür, 
Sédillot, Sharp, Régimbart, etc.) 


Malgré l'extrême brièveté de la description de Walker, je crois néan- 
moins qu’elle se rapporte à l’insecte que je viens de décrire. 


94. AULONOGYRUS VIRESCENS Régimh., n. sp. 


Long. 5 1/2 à 5 3/4 mill. — Ovatus, parum elongatus, convexus ; supra 
vix nitidulus, virescens, in medio plus minus olivaceus, fortiter et subti- 
liter reticulatus ; infra nigro-metallicus, pedibus rufis. Capite haud dis- 
tincte punctato; labro lævi, transverso. Prothorace tenuiter et sat remote 
punctulato, vitta transversa obsoleta viridi-cuprea ornato. Scutello in 
medio subcarinato, æneo. Elytris sat remote punctulatis, ad apicem recte 
truncatis, angulo externo obtuso, leviter deleto, suturali fere recto, anguste 
rotundato, margine laterali latiusculo; Sulcis modice impressis, evidenter 
punctatis, internis sublilioribus; intervallis fere æqualibus, plants, 6 et 8 
paulo magis elevatis, hoc seriatim punctato et postice opaco, 7, 9 et 10 
opacis. 


Ovale, peu allongé et convexe: dessus plus ou moins olivâtre et un 
peu brillant au milieu, largement verl et opaque sur les côtés, partout 
finement, mais fortement réticulé; dessous noir métallique, avec les 
pattes rousses et quelquefois une teinte un peu ferrugineuse aux épi- 
pleures et au segment anal. Tête indistinctement poncluée, labre 
lisse et court, le pronotum orné d’une bande transversale vert bronzé 
peu apparente, à ponctualion fine el assez écartée, à rugosités peu nom- 
breuses et superficielles. Écusson légèrement caréné au milieu et bronzé. 
Élytres à ponctuation fine et peu serrée, tronquées carrément, avec Pangle 
externe obtus et à peine émoussé, l’interne presque droit et étroitement 
arrondi ; rebord latéral médiocrement large ; sillons médiocrement impri- 
més, bien ponctués, les internes plus fins; intervalles presque égaux, 
plans, les 6° et 8° un peu plus élevés, ce dernier marqué d’une série 
de points, un peu brillant dans la première moilié, opaque dans la 
seconde, les 7°, 9° et 40° entièrement opaques. 


Quelques exemplaires sont entièrement noirs en dessus. 


Rapporté par M. Raffray d’Abyssinie, où il paraît fort commun. 


(99) Monographie des Gyrinidæ. 139 


+ Dessous du corps ferrugineux, au moins en partie. 


95. AULONOGYRUS BEDELI Régimb., n. Sp. 


Long. 4 3/4 à 5 1/2 mill. — Ovatus, sat brevis, latus, conveæus; supra 
vix nilidulus, nigro-olivaceus, ad latera late virescens, subtilissime reti- 
culatus ; infra rufo-ferrugineus, abdomine (ano excepto) nigricante, pedi- 
bus et epipleuris rufis. Gapite vix conspicue punctulato, in medio nigro- 
olivaceo, ad latera et antice late virescens ; labro transverso, lævi, viridi. 
Prothorace remote punctulato, ad latera rugoso. Scutello in medio sub- 
carinato, æneo. Elytris sat remote punctulatis, ad apicem recte truncatis, 
angulo externo obtuso, haud deleto, interno anguste rotundato ; sulcis 
haud fortiter impressis, tenuiter punclatis, internis subtilioribus ; inter- 
vallis planis, 6 et 8 vix convexis et paululum cærulescentibus, 7, 9 et 10 
omnino opacts. 


Ovale, assez court et convexe; en dessus couleur d’un noir olivâlre 
sombre et peu brillante sur le milieu, largement verte sur les côtés qui 
sont opaques; dessous roux ferrugineux, avec l'abdomen, moins le seg- 
ment anal, d’un noir de poix. Ponctuation fine et écartée, à peine visible 
sur la tête, bien marquée sur le prothorax et les élytres, chaque point 
d’un vert un peu bronzé : écusson bronzé, légèrement caréné au milieu ; 
troncature des élytres à peu près droite, très légèrement convexe, avec 
l'angle externe légèrement obtus et non émoussé, le sutural étroitement 
arrondi ; sillons peu profonds, finement ponctués en série, les internes très 
fins ; intervalles aplanis, les 6° et 8° à peine convexes, celui-ci marqué 
d’une série longitudinale de points très fins, les 7°, 9° et 40° fortement 
réticulés et opaques comme les sillons. 


Côte d'Or : Addah; Angola, (Coll. Wehncke, Sédillot, Régimbart.) 


Je dois la connaissance de cette espèce à mon ami L. Bedel, à qui 
e me fais un plaisir de la dédier. 


96. AULONOGYRUS ZANZIBARIGUS Régimb., n. sp. 


Long. 4 3/4 à 5 mill. — Ovalis, convexus, haud elongatus, supra for- 
tiler et subtiliter reliculatus, in medio nitidulus, nigro-olivaceus, ad 
latera late opacus, virescens, vel leviter ænescens; infra rufo-ferrugineus, 
abdomine fortiter infuscato, fere nigricante, pedibus rufis. Capite et pro- 


140 MAURICE RÉGIMBART. (100) 


thorace haud distincte punctulatis, hoc ad latera rugoso. Scutello æneo, 
in medio subcarinato. Elytris tenuiter et sat remote punctulatis, subro- 
tundatis et vix oblique truncatis, angulo externo obtuso, vix deleto, sutu- 
rali sat anguste rotundato; sulcis æqualiter impressis, sat fortiter punc- 
tatis ; intervallis plants, 1-5 sat latis, 6 et 8 paululum elevatis et punctatis, 
7, 9 et 10 opacis, viridibus vel ænescentibus. 


Très voisine de la précédente, celte espèce en diffère par la taille plus 
petite, la forme beaucoup moins élargie et plus convexe, la troncature 
des élytres un peu arrondie avec l’angle externe moins bien senti, la 
ponctuation plus fine et même tout à fait indistincte sur la tête et sur le 
prothorax. 


Zanzibar. (Coll. Fairmaire et Régimbart.) 


97. AULONOGYRUS ALGOENSIS Régimb., n. sp. 


Long. 5 mill — Ovalis, sat elongatus, convexus ; supra subtilissime et 
sat fortiter reticulatus, in medio plumbeus, nitidulus, ad latera late opa- 
cus, olivaceus, infra rufo-ferrugineus, abdomine nigricante, pedibus rufis. 
Capite distincte et remote punctulato, subcæruleo, ad latera et antice vires- 
cente; labro transverso, lævi. Prothorace rugoso, sat remote punctulato. 
Scutello æneo, carinato. Elytris sat fortiter et remote punctatis, ad apicem 
vit oblique et subrotundatim truncatis, angulo externo obtuso, vix deleto, 
interno anguste rotundato; sulcis modice impressis, internis vix subtilio- 
ribus; intervallis planis, 1-5 paulo latioribus, 8 vix elevato, antice niti- 
dulo, irregulariter punctato, 7, 9 et 10 opacis, subæneo-olivaceis ; margine 
plano, angusto. 


Bien distinct par sa forme assez allongée, la ponctuation bien nette sur 
la tête et le prothorax, l’écusson nettement caréné au milieu et la colora- 
tion bleuâtre plombée en dessus, olivâtre à reflets verts et bronzés en 
avant et sur les côtés, et enfin par le bord aplani des élytres plus étroit. 


Cafrerie, Algoa-Bay. (Coll. Oberthür, Sédillot, Régimbart.) 


98. AULONOGYRUS GOUDOTI (Dupont), n. Sp.; — corinthius (Chevr.). 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 81. 


Long. 6 mill. — Ovatus, haud clongatus, convexus ; supra æneo-oliva- 
ceus, nitidulus, ad latera latissime glauco-opacus, infra rufo-ferrugineus, 


(101) Monographie des Gyrinidæ. A4 


abdomine (ano excepto) nigro; pedibus et epipleuris rufis. Capite haud 
distincte punclalo; prothorace obsolete punctato, rugoso. Scutello plano. 
Elytris sat crebre fortiter punctatis, ad apicem recte truncatis, angulo 
externo obluso, haud deleto, suturali angustissime rotundato, fere recto; 
sulcis omnibus valde impressis, internis fortiter, externis haud puncta- 
lis; intervallis convexis, 6 et 8 fere carinatis, hoc irregulariter et sat 
crebre punctato, 7, 9 et 10 omnino opacis, margine plano sat lato. 


Cette belle espèce est la seule du second groupe dont les sillons soient 
aussi fortement imprimés et les intervalles aussi convexes ; l’écusson est 
plan et ne présente pas de trace netle de carène, 


Madagascar. (Coll. Sédillot, Régimbart; Mus. de Bruxelles.) 


VI. Gyrinus (Geoff., 1762, Ins. Par., p. 193.) —Fabr., 1775, — 
Aubé, Spec., p. 655. 


Échancrure préoculaire pénétrant entre les yeux au moins jusqu’au 
milieu de l’œil supérieur, qui est situé beaucoup plus en avant que l’in- 
férieur. Prothorax marqué plus ou moins nettement d’un sillon médian 
transversal et de deux sillons latéraux un peu courbés en S. Élytres 
marquées de 10 séries de points, les externes souvent enfoncées et 
canaliculées, les internes souvent obsolètes. Propygidium coupé carrément 
ou très obsolètement trilobé chez quelques espèces. 


Insectes répandus dans le monde entier, surtout dans les régions tem- 
pérées. 


4. Écusson pourvu d’une pelite carène longitudinale. (Espèce 99.) 
2, Écusson lisse. 
a. Séries ponctuées des élytres toutes bien marquées, les internes à 
points généralement plus fins, mais visibles. 
+ Épipleures d’un testacé clair ou ferrugineux. (Espèces 100 à 
133.) 
tt Épipleures noirs, ayant rarement une faible teinte rouillée. 
(Espèces 134 à 164.) 
b. Séries internes entièrement effacées ou indiquées seulement par 


des lignes à peine visibles et non ponctuées. (Espèces 165 à 
169.) 


142 MAURICE RÉGIMBART. (102) 


4. Écusson pourvu d’une petite carène longitudinale. 


99. GyrINUS MINUTUS Fab., 4801, Syst. Eleut., I, p. 276; — Rockingha- 
mensis Lec., Proceed. of the Acad. of Nat. Sc. of Philad., 4868, 


p. 270 et 273. 


Long. 3 3/4 à 4 4/2 mill. — Ovalis, parum elongatus, convexus, supra 
nitidulus, nigro-cæruleus, ad latera ænco-virescens, Subtiliter et fortiter 
reticulatus ; infra testaceus, abdomine sæpe plus minus nigricante ; meso- 
sterno in medio canaliculato. Pronoto striguloso ; scutello in medio carina 
distincta longitudinaliter instructo. Elytris fortiter reticulatis, punctis 
nonnullis et sparsis in intervallis notatis, ad apicem rotundatim trun- 
catis, angulo externo rotundato, plus minus delcto, suturali obluso, mar- 
gine plano angusto, cupreo, ad medium truncaturæ desinente ; punctis 
seriatis viridi-æneis, bene impressis, approæimatis, intus vix dilutio- 
ribus. 

Ovale, peu allongé et convexe ; dessus assez brillant, quelquefois un 
peu opaque, d'un noir légèrement bleuâtre, avec les côtés d’un bronzé 
un peu verdâtre, couvert partout d’une réticulation fine, mais forte, à 
mailles arrondies. Dessous tantôt entièrement roux testacé, tantôt avec 
l’abdomen plus ou moins rembruni et même noirâtre; le mésosternum est 
pourvu d’un sillon médian longitudinal bien marqué ; dans les deux sexes 
le pronotum est couvert de rides disposées en tous sens. L’écusson est 
assez large, très court et pourvu d’une carène bien distincte. Les élylres, 
fortement réliculées et marquées de quelques points épars sur les inter- 
valles, ont la troncature arrondie, avec les angles arrondis, l’externe sur- 
tout ordinairement très effacé. La gouttière latérale est très étroite, 
cuivrée, et se termine en arrière de l’angle externe vers le milieu de la 
troncature ; les points sériaux sont d’un bronzé verdâtre, rapprochés, bien 
imprimés et à peu près partout d’égale intensité. 

M. Bellier de la Chavignerie a rapporté d’Hyères des exemplaires de 
forme assez allongée, plus atténués aux deux bouts et de couleur plus 
opaque que d'habitude. 

Le D' J.-L Le Conte m’a envoyé des Étais-Unis, mais sans désignation 
de localité, des exemplaires dont les élytres ont la troncature beaucoup 
plus carrée et les angles par conséquent mieux marqués; l’un, qui est le 


(103) Monographie des Gyrinidæ. 143 


type qu’il rapporte au minutus, a l'abdomen noir et le sillon mésotho- 
racique normal; l’autre, qui est un type de son Rockinghamensis, a le 
dessous entièrement testacé et le sillon mésothoracique beaucoup moins 
distinct. Malgré cela, je crois qu’il n’y a qu’une seule espèce aussi variable 
dans l'Amérique boréale qu’en Europe. 


Un individu de Sibérie que m'a communiqué le D' Sharp est absolu- 
ment identique à ceux de France. 


Gette espèce est répandue à peu près dans toute l’Europe surtout cen- 
trale et septentrionale, en Sibérie et dans l’Amérique du Nord. 


9, Écusson lisse. 


a. Séries ponctuées des élytres toutes bien marquées, les internes à points 
généralement plus fins, mais visibles. 


+ Épipleures d’un testacé clair ou ferrugineux. 


100. GYRINUS URINATOR Ill, Mag., VI (1807), p. 299. 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 65, «, b, c, d, e, et 72. 


Long. 5 4/2 à 7 1/2 mill. — Ovalis, latus, antice ac postice attenuatus, 
conveæus ; supra nitidissimus, niger, leviler iridescens, ad latera æneus, 
omnino lævis; infra rufus. CGapite antice persubtiliter reticulalo, æneo, 
subopaco. Elytris ad apicem sat anguste truncatis, angulis rotundatis, 
externo valde obtuso, punctorum seriebus extus fortiter impressis, sub- 
canaliculatis, 1-7 multo minus impressis, subtilibus, cum punctis sat 
remotis et secundum lineas cupreas disposilis; margine planato sat lato 
ad angulum externun desinente. 


Forme ovale, large, un peu atténué aux deux bouts el convexe; dessus 
fort brillant, lisse, d’un noir un peu irisé avec les côtés bronzés ; dessous 
entièrement roux; le devant de la tête seul est à peine perceptiblement 
réticulé, un peu opaque et bronzé. Les élytres sont étroitement tronquées 
au sommet, avec les angles arrondis, l’externe très obtus; les séries 4 à 7 
sont formées de points très fins, peu serrés et disposés sur des lignes 
longitudinales cuivreuses et chatoyantes, les externes sont presque cana- 
liculées, formées de points beaucoup plus forts et noyées dans la région 
bronzée ; la gouttière latérale est assez large et se termine en arrière 
juste à l’angle externe, 


14h MAURICE RÉGIMBART. (104) 


Var. variabilis (Solier) Aubé, 1836, Icon., V, p. 392, pl. 45, fig. 2 
Spec., p. 705. — Supra opacus, nigro-piceus, elytris ad apicem et sæpe 
in disco rufescentibus. 


Cette variété, beaucoup plus rare que le type, se rencontre surtout 
dans le Midi; elle est d’un noir de poix opaque et les élytres ont souvent 
l'extrémité roussâtre dans une étendue plus ou moins grande. 

Presque toute l’Europe, dans les eaux courantes; plus rare dans le 
Nord où il est ordinairement très localisé; fort commun dans le Midi et 
assez abondant en Barbarie et à Madère. J'en possède un exemplaire 
marqué « Mauritius » , absolument identique aux autres, mais je doute 
fort de sa provenance. 


104. GYRINUS FAIRMAIREI Régimb., n. sp. 


Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. — Ovalis, sat elongatus, modice conveæus ; 
supra nitidus, niger, ad latera late ænescens ; infra rufus. Elytris tenuis- 
sime punctulatis, ad apicem paulo oblique subrotundatim truncatis, angulo 
externo obtuso, rotundato, suturali fere recto, anguste rotundato; serie- 
rum punctis mediocribus, approximatis, externis majoribus et multo 
magis impressis ; margine laterali angusto, post angulum externum desi- 


nente. 


Ovale, assez allongé et médiocrement convexe; dessus d’un noir brillant 
un peu bleuâtre, avec les côtés très largement, mais faiblement bronzés ; 
dessous roux assez clair. Élytres très finement pointillées, avec la tron- 
cature un peu oblique, assez arrondie près de l’angle sutural qui est 
étroitement arrondi et presque droit, l’angle externe obtus et également 
arrondi sans être effacé; points sériaux médiocres, rapprochés, ceux des 
rangées externes plus gros et beaucoup plus imprimés; rebord étroit et 
terminé un peu en arrière de l’angle externe. 


Mésopotamie, Bagdad. (Coll. Fairmaire, Sharp, Wehncke, Régimbart.) 


102. GYRINUS TENUISTRIATUS (Chevr.), n. sp. 


Long. 5 à 6 mill. — Oblongo-ovatus, sat conveæus ; supra nitidulus, 
niger, ad latera late ænescens; infra rufo-ferrugineus, in medio leviter 
obscurato. Elytris tenuiter punctulatis (fortius apud feminam), ad latera 
latissime et subtilissime reticulatis, ad apicem latissime rotundutis, angulo 


(105) Monographie des Gyrinidæ. 145 


externo omnino deleto, interno rotundato ; serierum punctis subtilibus, 
sat remotis, extus vix majoribus ; margine angusto post angulum exter- 
num desinente. 


Oblong-ovale, assez convexe, d’un beau noir assez luisant et un peu 
bronzé sur les côtés, avec le dessous roux et un peu rembruni sur le 
milieu. Élytres finement et densément pointillées, un peu plus fortement 
chez la femelle, marquées en outre sur la moitié externe d’une réticula- 
tion extrêmement fine et à peine visible, dont les mailles paraissent à peu 
près rondes; elles sont très largement arrondies au sommet, avec les 
angles arrondis et effacés; les points sériaux sont petits, assez écartés et 
à peine plus forts en dehors ; le rebord est étroit et se termine en arrière 
de l’angle externe. 


Iles Philippines. (Mus. de Bruxelles: coll. Régimbart.) 


103. GYRINUS VICINUS Aubé, 1838, Spec.; p. 684, 


Long. 4 3/4 à 5 mill — Oblongo-ovalis, sat convexus ; supra nitidulus, 
niger, viæ ad latera ænescens; infra rufo-ferrugineus, plus minus infus- 
catus. Elytris tenuiter et sat crebre punctulatis, cæterum ad latera latis- 
sime et subtilissime oblique reticulatis, ad apicem late rotundatis, angulo 
externo omnino deleto, suturali fere recto, anguste rotundato ; serierum 
punctis sat minutis, remotis, extus vix majoribus ; margine angusto, post 
angulum externum desinente. 


Très voisin du précédent, dont il a la forme et la convexité, mais plus 
petit. Les élytres ont l’angle sutural moins arrondi et moins effacé; la réti- 
culation de leur moitié externe est formée de mailles très allongées et 
obliques, et les points sériaux sont relativement moins petits. 


Cap de Bonne-Espérance. (Coll. Régimbart.) 


104. GYRINUS CHALCOPLEURUS Régimb., n. sp. 


Long, 5 mill. — Elongato-ovalis, sat convexus ; Supra nigro-cæruleus, 
ad latera late et distincte opacus et cupreo-limbatus ; infra omnino rufo- 
ferrugineus. Elytris in medio nitidis, nigris, persubtilissime punctulatis, 
latissime ad lalera glauco-opacis, æneo-cupreis, subtilissime transversim 
reticulatis, ad apicem oblique truncatis, angulo externe obtuso, anguste 

(1883) A"° partie, 10, 


146 MAURICE RÉGIMBART. (106) 


rotundato, suturali magis rotundato; serierum punctis minutis, parum 
impressis, remotis, extus vixæ majoribus; margine minus angusto, ad 
angulum externum desinente. 


Espèce extrêmement voisine du vécinus, mais plus allongée, un peu 
plus convexe, remarquable par la large bande d’un cuivreux bronzé, bien 
limitée sur les côtés du prothorax et des élytres; de plus, la troncature 
est très nette, à angle externe bien marqué et étroitement arrondi, et le 
rebord, à peu près semblable, se termine à l’angle externe ; la ponctua- 
tion est beaucoup plus subtile et disparaît sur la région réticulée. 


Je n’ai vu que des femelles. 
Cap de Bonne-Espérance. (Coll. Wehncke, Oberthür.) 


Je me suis demandé lequel des deux insectes était le vrai vicinus Aubé 
dont ia description se rapporte assez bien à tous les deux; l'indication 
de l’angle externe moins net que chez le minutus m’a fait pencher pour 
le précédent, l’espèce actuelle ayant au contraire cet angle externe encore 
plus net que le minutus. 


105. GYRINUS RUFIVENTRIS Régimb., n. sp. 


Long. A 3/4 à 5 mill. — Oblongo-ovalis, modice convexus ; supra nigro- 
cærulescens, ad latera leviter ænescens; infra omnino rufus. Elytris ad 
latera quasi subtilissime coriaceis, ad apicem rotundatim truncatis, 
angulis obtusis, externo anguste, interno sat late rotundato ; punctis serie- 
rum bene impressis, approæimatis, extus vix majoribus, margine minus 
angusto, post angulum externum desinente. 


Oblong-ovale et médiocrement convexe, entièrement roux en dessous, 
en dessus noir bleuâtre et de chaque côté un peu bronzé. Élytres comme 
très finement rugueuses sur les côtés, mais ne paraissant ni réticulées, 
ni pointillées, à troncature arrondie, les angles obtus, l’externe étroite- 
ment, l’interne assez largement arrondi; points sériaux rapprochés : 
rebord relativement un peu plus large que d'habitude, se terminant 
insensiblement en arrière de l’angle externe. 


Cap de Bonne-Espérance; Madagascar. (Coll. Oberthür, Sédillot, Ré- 
gimbart.) 


(107) Monographie des Gyrinidæ. 147 


106. GYRINUS CONFINIS Lec., Proceed. of the Acad, of Nat. Sc. 
of Philad., 1868, p. 368 et 370. 


Long. 5 1/4 à 6 3/4 mill. — Ovatus, parum elongatus, postice paululum 
latior, modice convexus, supra æneus, nitidus ; infra omnino rufus. Ely- 
tris subtilissime reticulatis et sæpe obsoletissime punctulatis, nitidis, ad 
latera subopacis, ad apicem rotundatis, angulo externo latissime rotun- 
dato, suturali obtuso et rotundato:; punctis serierum mediocribus, haud 
approximatis, externis paulo majoribus ; margine angustissimb, post 
angulum externum desinente. 


Ovale, un peu allongé et un peu plus large en arrière, médiocrement 
convexe: dessus d’une belle couleur bronzée, très brillante au milieu, 
subopaque sur les côtés des élytres; dessous entièrement roux, plus ou 
moins clair. Les élytres, couvertes d’une réticulation très fine à mailles 
rondes ou peu transversales, au milieu desquelles on distingue parfois 
quelques points très petits, ont le sommet arrondi, de façon à produire 
par leur réunion un angle rentrant, l’angle externe est très largement 
arrondi et indistinct, le sutural obtus et arrondi ; les points sériaux sont 
médiocres, assez écartés, un peu plus larges en dehors; le rebord est très 
étroit et se termine insensiblement en arrière de l’angle externe. 


Amérique boréale : Labrador, Hudson-Bay, Canada, Rivière Rouge. 
(Généralement répandu dans les collections sous le nom de ventralis.) 


107, GYRINUS FRATERNUS Couper, Natur. Canad., 2° ser., IT, p. 60: — 
Lec., Proceed. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868, p. 368 et 370. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 82. 


Long. 5 1/4 à 6 mill. — Præcedenti omnino similis : supra niger, niti- 
dissimus, vix ad latera æneus ; elytris obsoletissime et remotissime punc- 
tulatis ; cæterum apud feminam persubtilissime W'ansversim reticulatis ; 
serierum punctis, extus præcipue, magis impressis. 


Cette espèce a la même forme et les mêmes caractères généraux que 
la précédente, mais est néanmoins distincte par plusieurs points : la .cou- 
leur du dessus est d’un noir brillant, faiblement bronzé sur les côtés 
seulement ; les élytres chez la ® ont une réticulation excessivement fine 
à mailles très transversales visibles seulement à une très forte loupe et 


148 MAURICE RÉGIMBART. (108) 


présentent en-outre dans les deux sexes des points infiniment petits, très 
écartés; enfin les points des séries sont généralement plus forts surtout 
en dehors, non moins écartés, et même paraissant souvent un peu 
oblongs. 

Amérique boréale : Canada, Lac Supérieur, New-York. (Coll. Wehncke, 
Oberthür, Régimbart.) 


108. GYRINUS TURBINATOR Sharp, 1882, Biologia Centrali-Americana, 
Coleoptera, vol. I, p. 50. 


Long. 6 mill. — G. confini valde, affinis, sed magis conveæus ; supra 
nigro-æneus, in capite et prothorace nitidus, ad elytrorum apicem sæpe 
rufescens ; infra piceo ferrugineus; pedibus rufis. Elytris d'nitidissimis 
et omnino lævibus, $ subtiliter et fortiter reticulatis, haud punctulatis, 
ad apicem paululum oblique truncatis, angulo externo late rotundato, sat 
distincto, suturali fere recto, rotundato; serierum punctis sæpe paulo 
majoribus et magis approæimalis. 


Il est très voisin du confinis, mais généralement plus convexe; la colo- 
ration du dessus est aussi un peu moins bronzée et souvent roussâtre au 
sommet des élytres, le dessous est d’un brun ferrugineux avec les pattes 
rousses. Les élytres, tout à fait lisses et très brillantes chez le g!, ont chez 
la ® une réticulalion fine, fortement imprimée, à mailles rondes, ce qui 
les rend opaques et n’ont aucune trace de ponctuation; leur sommet n’est 
point arrondi, mais tronqué un peu obliquement, avec l’angle externe 
arrondi, mais distinct, et le sutural presque droit et également arrondi ; 
les points sériaux paraissent plus forts, plus régulièrement distribués et 
plus rapprochés. | 

Mexique : Puebla, Mexico. (Coll. Sharp, Kuwert, Régimbart: Mus. de 
Gênes.) 


109. GYRINUS ÆNEOLUS Lec., Proceed. of the Acad. of Nat. Sc. of 
Philad., 1868, p. 368 et 370. 


Long. 4 4/2 à 5 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, modice convexus ; supra 
nilidissimus, nigro-æneus ; infra rufo-ferrugineus, mesosterno et coxis 
posticis sæpe infuscatis. Elytris omnino lævibus, ad apicem rotundatis, 
angulo externo latissime rotundato, indistincto, sulurali obtuso et angus- 


(109) … Monographie des Gyrinidæ. 149 


lissime rotundalo; punctis serierum bene impressis, exlus majoribus, 
modice approximatis; margine angustissimo, post angulum externum 
desinente. 


Ovale allongé, médiocrement convexe: dessus fort brillant, d’un beau 
noir bronzé uniforme et même presque doré en dehors: dessous d’un roux 
ferrugineux, avec le mésosternum et les hanches postérieures souvent 
obscures et même quelquefois noirâtres. Élytres absolument lisses, sans 
trace de ponctuation ni de réticulation, formant à leur réunion au sommet 
un angle rentrant bien sensible ; points sériaux bien marqués, modéré- 
ment rapprochés, les externes sensiblement plus forts: sommet plutôt 
arrondi que tronqué, l’angle externe très largement arrondi et indistinct, 
le sutural un peu obtus et étroitement arrondi; rebord fort étroit, se ter- 
minant à peu près au milieu de l’espace qui sépare les deux angles de la 
troncature. 


États-Unis : Illinois, New-York, Rochester. (Mus, de Bruxelles: coll. 
Wehncke, Régimbart.) 


110, GYRINUS LIMBATUS Say, Trans. Am. Phil. Soc., II, p. 109 ; — Lec., 
Proc. Ac. Nat. Sc. Philad., 1868, p. 368 et 370 (nec Aubé). 


Long. 4 4/2 à 5 mill. — Ovatus, parum elongatlus, sat conveæus ; supra 
nitidus, niger, latissime ad latera æneus ; infra rufo-ferrugineus; coxis 
posticis sæpe leviter infuscatis. Elytris omnino lævibus ad apicem rotun- 
datis, angulo externo latissime rotundato, indistincto , suturali paululum 
obtuso, anguste rotundato ; punctis serierum magis approximatis, bene 
impressis, extus paulo majoribus; margine angustissimo, vix post angu- 
lum externum desinente. 


Très voisine de la précédente, celte espèce en diffère par la forme 
moins allongée et plus convexe, par la coloration généralement moins 
bronzée, par les points sériaux des élytres sensiblement plus rapprochés 
et par le rebord qui se termine à l'angle externe ou à peine en arrière. 


États-Unis : Canada, Lac Supérieur, New-York, Géorgie, Floride, (Coll. 
Sédillot, Oberthür, Wehncke, Régimbart.) 


Le G. limbätus Aubé, Spec., p. 670, ne se rapporte certainement pas 
à cette espèce, mais très probablement à l’aquiris Lec. 


150 MAURICE RÉGIMBART. (110) 


ALL. GYRINUS DICHROUS Lec., Proceed. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868, 
p. 368 et 371. Ù 


Long. 4 à 4 3/4 mill. —G, limbato siméllimus, sed statura paulo minor, 
minus nitidus, niger, minime æneus ; infra rufus, abdomine ad basin 
obscuriore ; elytris subtilissime, obsolete et vix visibiliter coriaceo punc- 
tulatis, serierum punctis minus approximatis, margine post angulum 
externum desinente. 


Exactement de même forme que le {mbatus, mais généralement plus 
petit, d’un noir moins brillant et nullement bronzé; dessous roux avec 
l'abdomen rembruni à la base. Élytres couvertes d’un pointillé un peu 
chagriné très fin et peu visible ; les points sériaux un peu moins rappro- 
chés, et le rebord se terminant, comme chez l’æneolus, entre les deux 
angles du sommet. 


États-Unis : New-England, Massachusetts. 


Ma description est faite sur deux exemplaires que m’a généreusement 
donnés le D' J.-L. Le Conte. M. Wehncke en possède un qui ne diffère 
que par la taille un peu plus grande. 


112. GYRINUS ELEVATUS Lec., loc. cit., p. 368 et 371. 


Long. 5 à 5 1/4 mill. — Ovatus, sat elongatus, antice et præcipue pos- 
tice attenuatus, valde convexus ; supra nitidissimus, niger, ad latera late 
æneus; infra rufo-ferrugineus, metasterno et coxis posticis (præcipue 
apud feminam) sæpe picescentibus. Elytris omnino_ lævibus, ad apicem 
subrotundatim truncatis, angulo externo late rotundato et fere indistincto, 
suturali vix obtuso, anguste rotundato; serierum punctis bene impressis, 
haud approximatis extus multo majoribus ; margine angusto, ad angulum 
externum desinente. 


Très facile à distinguer par sa forme très convexe, alténuée aux deux 
bouts, mais surtout en arrière, par sa coloration d’un beau noir brillant 
avec une large bordure bronzée ordinairement bien tranchée; le dessous 
est tantôt entièrement roux ferrugineux, tantôt, et cela surtout chez la @, 
très obscurci sur le métasternum et les hanches postérieures; la tronca- 
ture des élytres est un peu arrondie, assez sensible, avec l’angle externe 
largement arrondi et peu distinct, l’interne un peu obtus et étroitement 


(111) Monographie des Gyrinidæ. 151 


arrondi; le rebord est étroit et se termine à l’angle externe; l’angle 
rentrant formé par la jonction des deux élytres est moins sensible; les 
points sériaux sont assez écartés et très gros en dehors. 


États-Unis : New-York. (Coll. Sharp, Wehncke, Régimbart.) 


113. GYRINUS CUBENSIS Régimb., nov. sp. 


Long. 4 1/2 à 4 3/4 mill. — Ovatus, elongatus, conveæus, postice pau- 
lulum atlenuatus ; supra nitidissimus, in medio niger, utrinque latissime 
æneus; infra rufo-ferrugineus, pedibus paulo pallidioribus. Elytris lævi- 
bus, ad apicem rotundatis, angulo externo late rotundato, suturali anguste 
rotundato et fere recto; serierum punctis fortiter impressis, sat remotis, 
externis multo majoribus et profundis, margine angusto, ad angulum 
externum desinente. 


Ovale, allongé, atténué en arrière et convexe; dessus fort brillant, d’un 
beau noir au milieu et très largement bronzé sur les côtés, avec la suture 
fort étroitement dorée; dessous d’un roux ferrugineux assez obscur, les 
pattes un peu plus claires. Élytres lisses, arrondies au sommet, l’angle 
externe largement arrondi et effacé, le sutural presque droit et étroite- 
ment arrondi; les points sériaux sont assez écartés, très gros et très forte- 
ment imprimés en dehors, mais plus petits dans le voisinage de la suture 
et en arrière ; le rebord est étroit et se termine à l’angle externe. 


C’est de l’elevatus que cette petite espèce se rapproche le plus; elle en 
diffère par la taille plus pelite et par les points sériaux des élytres beau- 
coup plus gros et moins rapprochés. 


Cuba, (Mus. de Bruxelles ; coll. Régimbart.) 


. 414. GyrINus VENTRALIS Kirby, 1837, Faun. bor. Am., IV, p. 80; — 
Aubé, Spec., p. 672; — Lec.; loc. cit., p. 368 et 371. 


Long. 6 à 7 mill. — Ovalis, postice leviter attenuatus, sat convexus, 
supra nilidissimus, nigro-iridescens, ad latera æneus; infra piceo-ferru- 
gineus, ad latera abdominis pallidior. Elytris lævibus, ad apicem paulo 
oblique subrotundatim truncatis, angulis anguste rotundatis , externo 
obtuso, interno fere recto ; serierum punctis bene impressis, sat approxi- 
matis, extus majoribus; margine angustlo, angulum externum vix attin- 
gente. 


152 MAURICE RÉGIMBART. (442) 


Ovale un peu atténué en arrière, assez convexe; dessus fort brillant, 
d’un beau noir à reflets irisés, largement et nettement bronzé sur les 
bords; dessous brun ferrugineux, avec les côtés de l’abdomen plus pâles. 
Les élytres sont lisses; cependant, examinées à une forte loupe, on dis- 
tingue à peine les traces d’une réticulation et d’un pointillé extraordinai- 
rement fins chez la © ; la troncature est oblique et un peu arrondie, avec 
les angles étroitement arrondis, l’externe obtus , l’interne presque droit ; 
les points sériaux sont de taille moyenne, bien marqués, assez rapprochés 
et plus forts en dehors; le rebord est étroit et atteint à peine l’angle 
externe. 


Amérique Boréale : Pensylvanie, Lac Supérieur, etc. 


115. GyriINUS AQuIRIS Lec., loc. cit., p. 368 et 371; —limbatus +? Aubé, 
Spec., p. 670 (verisim.). 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 83. 


Long. 5 à 6 mill. — Ovatus, parum elongatus, modice convexus ; supra 
nitidissimus, niger, ad latera æneus; infra piceo-ferrugineus, abdomine 
ad latera et apicem sæpe pallidiore, pedibus rufis. Elytris & omnino lævi- 
bus, $ subtilissime reticulatis, inconspicue et lenuissime punctulatis, ad 
apicem fere recte truncatis, angulis anguste rotundatis, externo obtuso, 
interno recto; serierum punctis bene impressis, mediocribus, approximatis, 
extus majoribus ; margine anguslo, post angulum externum desinente. 


Ovale, peu allongé et modérément convexe, d’un noir très luisant en 
dessus, bronzé sur les côtés; d’un brun ferrugineux en dessous, avec les 
côtés et le sommet de l'abdomen plus clairs, les pattes rousses. Les 
élytres, parfaitement lisses chez le &, présentent chez la © une réticula- 
tion très fine à aréoles un peu allongées iransversalement et quelques 
petits points fort peu visibles produits par lintersection des lignes qui 
limitent les aréoles; les points sériaux sont bien marqués et rapprochés, 
ceux du dehors plus profonds et plus forts ; le rebord est étroit et se ter- 
mine un peu en arrière de l’angle externe. 


États-Unis. 


La description du G. limbatus Aubé, Spec., p. 670 (nec Say), convient 
assez bien à cette espèce. 


(115) Monographie des Gyrinidæ. 153 


116. GYRINUS PLICIFER Lec., 1851, Ann. Lyc. Nat. Hist, New-York, V, 
p. 209; —Proceed. Acad, Nat. Sc. Philad., 1868, p. 368 el 374. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 84. 


Long. 5 à 6 1/2 mill. — Ovatus, haud elongatus, sat convexus ; supra 
nitidus, niger, ad latera æneus, infra rufo- vel piceo-ferrugineus, pedibus 
rufis. Elytris lævibus, ad apicem paulo oblique et subrotundatim trun- 
catis, angulis rotundatis ; punclis serierum sat approximatis, extus majo- 
ribus, margine angusto, postice leviter dilatato el ante angulum externum 
abrupte desinente. 


Espèce assez voisine du ventralis, mais plus large et moins atténuée en 
arrière; élytres lisses; angle externe de la troncature moins senti et plus 
largement arrondi; rebord un peu dilaté en arrière où il est brusquement 
interrompu un peu avant l’angle externe par un petil espace convexe, 
ayant un peu la forme d’un pli. 

États-Unis : Californie, Missouri. (Coll. Sédillot, Wehncke, Régimbart.) 


Je crois qu’il faut rapporter à cette espèce le G. lateralis Aubé, Spec.., 
p. 773 ; mais comme je ne suis pas sûr de cette synonymie, j'ai préféré 
conserver le nom du D" J.-L. Le Conte. — Même observation pour le 
G. marginiventris Motsch., Bull. de Moscou, 1859, 3, p. 174. 


117. GYRINUS CONSOBRINUS Lec., 1851, Ann. Lyc. Nat. Hist. New-York, V, 
p. 209; — Proceed. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868, p. 368 et 371. 


Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. — Ovalis, elongatulus, modice convexus ; 
. supra nilidissimus, niger, ad latera ænescens ; infra piceo-ferrugineus, 
abdominis apice pallidiore, pedibus rufis. Elytris d'lævibus, $ persubti- 
lissime et inconspicue postice reticulatis, ad apicem rotundatim subtrun- 
catis, angulis rotundatis, externo fere omnino delelo, interno subobtuso, 
serierum punctis modice approæimatis, bene impressis, extus paulo majo- 
ribus, postice dilutioribus ; margène angusto, postice fortiter attenuato, ad 
angulum externum desinente. 


Se distingue du plicifer par sa forme un peu plus élroite et un peu 
moins convexe, par la troncature des élytres encore plus arrondie et leur 
réticulation infiniment subtile chez la 9, tandis que ce même sexe, chez 
le plicifer, est pointillé ; enfin le rebord est ici continué jusqu’à l’angle 
externe, bien que forlement rétréci avant sa terminaison. 


154 MAURICE RÉGIMBART. (114) 


Californie : San-Francisco, Mendacino. (Goll. Sharp et Régimbart.) 


Le D' J.-L. Le Conte pense que le G. fuscipes Motsch., Bull. Mosc., 5, 
p.173, pourrait être celte espèce ; assurément la description s’en rapproche 
beaucoup. 


118. GYRINUS MACULIVENTRIS Lec., Proceed, Acad. Nat. Sc. Philad., 
1868, p. 368 et 371. 


Long. 6 à 6 3/4 mill. — Elongato-ovalis, sat convexus, supra nitidus, 
niger, ad latera æneus ; infra piceus, abdominis lateribus et apice rufes- 
centibus, pedibus rufis. Elytris $ tenuissime punctulatis, ad apicem 
rotundatim truncatis, angulis obtusis, rotundatis ; punctis serierum bene 
impressis, approzimatis, extus paulo majoribus; margine angusto, post 
angulum externum desinente. 


Je n’ai vu, de cette espèce, que deux femelles, La forme est allongée et 
rappelle celle de notre elongatus d'Europe; en dessous la coloration est 
caractéristique : elle est d’un brun de poix foncé, avec la poitrine un peu 
ferrugineuse, le sommet de l’abdomen et une tache triangulaire de chaque 
côté des segments d’un rouge ferrugineux assez clair et très tranché. Les 
élytres ont un pointillé très fin et peu serré; leur troncature est arrondie 
et forme à leur réunion un angle rentrant bien sensible, les deux angles 
sont obtus et arrondis; les points sériaux, bien marqués surtout en 
dehors, sont rapprochés, et le rebord étroit se termine un peu en arrière 
de l’angle externe. 


États-Unis : Lac Supérieur, Montana. (Coll. Wehncke, Régimbart.) 


419. GYRINUS OGEANIGUS Régimb., n. sp. 


Long, 5 mill. — Ovatus, elongatulus, postice paululum attenuatus, sat 
convexus ; supra nitidus, niger, ad latera æneus ; infra in medio piceus, 
ad latera et apicem rufo-ferrugineus, epipleuris el pedibus rufis. Ely- 
tris & lævibus, ad apicem subrotundatim truncatis, angulo externo obtuso 
vixæ rotundato, suturali fere recto, anguste rolundato; serierum punctis 
sat approximatis, extus vix majoribus; margine angusto, paulo post 
angulum externum desinente. 


Ovale, un peu allongé et assez atténué en arrière ; dessous d’un brun 


(115) Monographie des Gyrinidæ. 155 


de poix foncé au milieu, largement roux ferrugineux sur les côtés et au 
sommet. Élytres lisses, au moins chez le mâle, qui est le seul sexe que 
j'aie pu observer, à troncature un peu arrondie, l’angle externe obtus et 
‘à peine arrondi, l’interne presque droit et étroitement arrondi; points 
sériaux à peine plus forts en dehors, bien marqués, assez rapprochés ; 
rebord étroit, se terminant un peu en arrière de l’angle externe. 


Iles Philippines. (Coll. Régimbart.) 


190. GYRINUS MADAGASCARIENSIS Aubé, 1838, Spec., p. 67. 


« Long. 6 mill.; larg. 2 2/3 mill. — Oblongo-ovalis, convexus, cæru- 
lescenti-niger , nitidissimus , æneo limbatus ; elytris striato-punctatis, 
striis internis vix subtilioribus, interstiliis planis, lævibus; sublus nigro- 
piceus, thoracis et elytrorum margine inflexo, pectore abdomineque brun- 
neo-ferrugineis ; pedibus testaceis. 


« Élytres ayant l’angle externe de la troncature très ouvert et arrondi, 
l’interne également arrondi; points sériaux bronzés, petits, à peine plus 
fins en dedans. Épipleures et propleures d’un brun ferrugineux ; dessous 
du corps noir de poix, avec la bouche, la poitrine et l’abdomen ferrugi- 
neux, 


« Madagascar. (Coll. du Muséum de Paris.) » 


N’ayant pu retrouver celle espèce au Muséum, j'ai dû copier la diagnose 
et donner un extrait de la description d’Aubé. 


121. GYRINUS ÆGYPTIACUS Régimh., n. sp. 


Long. 5 1/2 à 6 3/4 mill. — Ovatus, parum clongatus, antice paululum 
altenuatus, parum conveæus ; supra nitidissimus, niger, ad latera æneus; 
infra niger, pectore et segmento anali pallide ferrugineis, epipleuris pedi- 
busque flavis. Elytris tenuissime punctulatis, ad apicem late et paulo 
oblique truncatis, angulo externo obtuso, haud rotundato nec deleto, 
interno fere reclo, anguste rotundato ; serierum punctis bene impressis 
approximalis, extus majoribus ; margine angusto, vix post angulum exter- 
num desinente. 


Cette espèce est à la fois très voisine du caspius et de l’elongatus : elle 
se distingue du premier par sa troncature plus large et plus nette, à 


156 MAURICE RÉGIMBART. (116) 


angle externe plus marqué, par la forme plus atténuée en avant et plus 
large en arrière, par la ponctuation des élytres plus fine, par le dessous 
du corps dont la poitrine et ie segment anal sont d’un rouge ferrugineux 
clair; du second par la forme moins allongée et plus atténuée en iypnts 
et surtout par le poinlillé qui couvre les élytres. 


Égypte (Coll. Régimbart, Sharp; Mus. de Bruxelles.) 


492. GYRINUS ELONGATUS Aubé, 1836, Icon., V, p. 384, pl. 43; 
—. SPC » P° 676. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 85. 


Long. 5 à 7 mill — Ovatus elongatus, sæpe parallelus et fere cylindri- 
cus, plus minus conveæus ; supra nitidissimus, nigro-cæruleus, ad latera 
æneo-auralus , infra niger, mesosterno et segmento anali pallide rubris, 
epipleuris pedibusque rufo-flavis. Elytris omnino lævibus, ad apicem recte 
truncatis, angulo externo obtuso, anguste rotundato, haud deleto, suturali 
rotundato, deleto ; serierum punctis bene impressis, sat remotis, extus vix 
majoribus ; margine angusto, paulo post angulum externum desinente. 


Forme et taille très variables : tantôt régulièrement ovale, peu allongé 
et médiocrement convexe, tantôt, et cela sans distinction de sexe, très 
allongé, tout à fait parallèle, comprimé, presque cylindrique et convexe. 
Dessus d’un très beau noir bleuâtre brillant, avec les côtés largement 
étincelants d’un bronzé doré; dessous noir, avec le mésosternum et le 
segment anal d’un rouge ferrugineux clair, les épipleures et les pattes 
d’un jaune roussâtre pâle. Élytres tout à fait lisses, à troncature droite, 
avec l’angle externe obtus, étroitement arrondi et non effacé, l’interne au 
contraire très arrondi et effacé; points sériaux bien marqués, mais peu 
rapprochés et à peine plus forts en dehors ; rebord étroit, se terminant 
un peu en arrière de l’angle externe. 


Se trouve à peu près dans toute l'Europe centrale et méridionale, en 
Algérie, en Syrie, surtout sur le littoral de la mer, où il est souvent fort 
abondant. 


193. GYRINUS NATATOR Linn., 1758, Syst. Nat., édit. X, p. 412, 


Long. 4 3/4 à 7 mill. — Ovatus, haud elongalus, sat convexus; supra 


(117) Monographie des Gyrinidæ. 157 


nigro-cærulescens, ad latera late æneus, nitidissümus ; infra niger, meso- 
thorace et anali Segmento pallide ferrugineis, epipleuris pedibusque flavis. 
Elytris lævibus, ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo obtuso, 
late rotundato, inlerno fere recto, anguste rotundato; serierum punclis 
tenuibus, modice approxæimalis, extus majoribus et magis approximatis ; 
margine sat lato, postice valde attenuato, vix post angulum externum 
desinente. 


Var. Pectore et anali segmento vix ferrugalis, sæpe omnino nigris. 


Var. Minus nitidus, subopacus, elytris nigro-fuscis, ad apicem ali- 
quotis rufescentibus; seriebus internis parum impressis, fere obsoletis. 


Dessous noir, avec la poitrine et le segment anal d’un ferrugineux clair, 
les épipleures et les pattes jaunes. Élylres lisses, à troncature arrondie, 
l'angle externe très arrondi et obtus, l’interne presque droit et étroite- 
ment arrondi; séries internes des élylres formées de points assez petits 
et médiocrement serrés, ceux des externes plus rapprochés et plus gros; 
rebord relativement assez large, très atténué postérieurement où il se 
termine à peine en arrière de l’angle externe. 


Cette espèce présente deux variétés assez bien tranchées : dans l’une 
le dessous du corps est entièrement noir, avec ou sans teinte ferrugineuse 
à la poitrine et au segment anal; dans l’autre les élytres sont d’un noir 
peu brillant, presque opaque, lavées souvent d’une teinte roussâtre au 
sommet, et les séries internes sont peu marquées el presque effacées. 


Très commun dans toute l’Europe, surtout centrale et occidentale : les 
deux variétés sont beaucoup plus rares. 


124. GYRINUS WANKOWICZI Régimb., n. sp. 


Long. 5 à 6 1/2 mill — Ovatus, latus, haud attenuatus, parum con- 
vexæus, prothorace brevissimo; supra nitidissimus, nigro-cæruleus, ad 
latera æneus; infra niger, epipleuris pedibusque rufis. Elytris lævibus, 
ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo late rotundato et deleto, 
interno obtuso-rotundato ; serierum punctis bene impressis, haud parvis, 
modice approximatis, extus majoribus; margine sat lato, postice atte- 
nuato et post angulum externum desinente. 


Extrêmement voisin du natator, dont il pourrait bien n'être qu’une 


158 MAURICE RÉGIMBART. (118) 


variété locale: plus court, plus large en avant, un peu moins convexe, le 
prothorax paraissant extrêmement court; dessous toujours noir, avec les 
épipleures et les pattes roux; troncature des élytres plus arrondie, l'angle 
externe encore plus effacé, l’interne plus obtus et plus arrondi; points 
sériaux plus forts ; rebord à peu près identique. 


Originaire de Minsk, d’où il a été envoyé par M. Wankowicz. 


495. GyrINUS CASPIUS Ménétr., 1833, Cat. rais., p. 142; — Aubé, Icon., 
V, p. 386, pl. 44; Spec., p. 679 ; — distinctus Aubé, 1836, Icon., 
V, p. 385, pl. 43; Spec., p. 366; — colymbus Er., 1837, Käf. 
Mark., [, p. 191; — libanus Aubé, 1838, Spec., p. 667. 


Long. 5 3/4 à 7 mill. — Ovatus, plus minus elongatus, haud parallelus, 
sæpe postice paululum attenuatus, modice conveæus ; supra niger, nitidus, 
ad latera æneus; infra niger, anali segmento et mesosterno obscure ferru- 
gineis, epipleuris pedibusque rufis. Elytris plus minus fortiter et crebre 
punctulatis (punctis sæpe transversim elongatis), ad apicem paulo oblique 
subrotundatim truncatis, angulo exlerno obtuso, plus minus rotundato, 
interno fere recto, anguste rotundato ; serierum punciis minoribus, parum 
approximatis, exlus paulo majoribus; margine angusto, paulo post angu- 
lum externum desinente. 


Espèce très variable, d’un ovale assez allongé, jamais parallèle, généra- 
lement un peu rétréci en arrière ; dessus brillant, noir, à reflets bleuâtres 
ou quelquefois un peu verdâtres, largement et fortement bronzé sur les 
côtés; dessous noir, avec le mésosternum et le segment anal d’un ferru- 
gineux obscur, souvent presque noirs. Élytres couvertes d’un pointillé 
assez fin, tantôt dense et assez fortement imprimé, tantôt plus lâche et 
obsolète ; tantôt enfin les points affectent la forme de strioles transversales 
très courtes; ces variations dans la ponctuation sont indépendantes du 
sexe et de la localité où vit l’insecte. La troncature est un peu oblique et 
légèrement arrondie, l'angle externe obtus et plus ou moins arrondi, 
l'interne presque droit et étroilement arrondi; les points sériaux sont 
assez petits, rarement de grosseur moyenne, assez écartés et un peu plus 
forts en dehors; le rebord est étroit et se termine un peu en arrière de 
l’angle externe. 


M. R. Oberthür possède un individu de la Suède méridionale dont les 


(119) Monographie des Gyrinidæ. 159 


élytres sont presque entièrement rousses, comme chez le G. marinus, 
var. dorsalis. 


Laponie ; Suède; Angleterre; France : Amiens, île de Ré, Grande- 
Chartreuse, etc.; Italie : Piémont ; Espagne; Autriche, Hongrie, Balkans ; 
Russie méridionale, Caucase; Syrie : Liban; Mésopotamie : Bagdad ; 
Sibérie. J'en possède même un grand exemplaire indiqué « Gabon » et 
venant de la collection Thevenet, qui ne diffère en rien des autres. 


‘Cette espèce ne paraît commune nulle part, si ce n’est dans les Balkans 
et en Syrie, où se trouvent les types les plus disparates. 


196. GYRINUS CANADENSIS Régimb., n. sp. 


Long. 6 1/2 à 8 mill. — Ovatus, latus, sat depressus ; supra nitidus, 
nigro-cærulescens, ad latera late æneus ; infra niger, pectore ferrugineo, 
epipleuris, segmento anali pedibusque rufis. Elytris tenuiter, sed fortiter 
et crebre transversim striolatis, haud reticulatis, ad apicem rotundatim 
truncatis, angulis rotundatis, externo obtuso, vix deleto, suturali magis 
deleto; punctis serierum bene impressis, sat approximatis, extus vix 
majoribus, margine minus angusto, post angulum externum desinente. 


Largement ovale et assez déprimé ; dessous noir, avec le mésosternum 
ferrugineux, le segment anal, les épipleures et les pattes d’un roux clair. 
Élytres couvertes de strioles serrées, transversalement obliques, fines, 
mais bien imprimées, sans aucune réticulation chez la femelle, à tronca- 
ture arrondie, de même que les angles dont l’externe est obtus, mais 
peu effacé, l’interne au contraire plus effacé; points des séries médiocres, 
assez bien marqués, de couleur bronzée ou dorée et un peu plus forts en 
dehors; rebord moins étroit que d'habitude et se terminant en arrière de 
l'angle externe. 


Amérique boréale : Canada. (Musée de Bruxelles: collect. Wehncke, 
Régimbart.) 


Cette espèce est généralement confondue avec l’affinis, mais je la con- 
sidère néanmoins comme distincte, à cause de sa forme beaucoup plus 
élargie, de la troncature des élytres moins nette, de la coloration moins 
foncée du mésothorax et surtout de l'absence de réticulation chez la 
femelle. 


160 MAURICE RÉCIMBART: (420) 


1927. GYRINUS AFFINIS Aubé, 1838, Spec., p. 669. 


Long. 6 à 8 mill. — Elongato-ovalis, sat conveæus ; supra nitidulus, 
niger, ad latera ænescens ; infra niger, segmento anali piceo-ferrugineo, 
epipleuris pedibusque rufis. Elytris in uiroque sexu tenuiter punctulatis, 
cæterum in femina subtilissime oblique reticulatis, ad apicem truncatis, 
angulo externo anguste rotundato, obtuso, suturali subobtuso, rotundato ; 
serierum punctis mediocribus, approæimatis ; margine angusto, post angu- 
lum externum desinente. 


Ovale, allongé, assez convexe ; dessous entièrement noir, avec le seg- 
ment anal d’un ferrugineux foncé, les épipleures et les pattes d’un roux 
clair. Élytres finement, mais fortement pointillées dans les deux sexes, 
ayant en outre chez. la femelle une réticulation extrêmement fine à 
aréoles obliques et allongées; troncature à peu près droite, à angle 
externe étroitement arrondi et obtus, le sutural un peu obtus et très 
arrondi, ce qui constitue un angle rentrant bien sensible à la jonction 
des élytres; points sériaux de grosseur moyenne, rapprochés, un peu 
plus forts en dehors; rebord étroit, se terminant un peu en arrière de 
l’angle externe. 


États-Unis. (Coll. Wehncke, Régimbart, Sédillot.) 


M. Sédillot possède un Gyrinus G' de 5 millimètres, étiqueté « Brésil», 
assez allongé, dont les élytres sont couvertes de strioles ponctiformes un 
peu obliques, analogues à celles de certains exemplaires du caspius; de 
plus le mésosternum est ferrugineux. Malgré la localité, qui certainement 
est erronée, l’insecte venant de l’ancienne collection Mniszech, je ne puis 
y voir autre chose qu’un afjinis de très petite taille. 


498. GYRINUS BICOLOR Fabr., 1787, Mant., p. 19/4 ; — Payk., Faun. Suec., 
I, p. 239; — Aubé, Icon., V, p. 386, pl. 43 ; Spec., p. 698. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 86. 


Long. 6 4/2 à 8 mill. — Oblongo-ovalis, valde elongatus, sæpe omnino 
parallelus et compressus, parum conveæus ; supra nitidissimus, niger, ad 
latera æneo-auratus ; infra niger, pectore el anali segmento sæpe plus minus 
ferrugatis, epipleuris pedibusque rufis. Elytris lævibus, ad apicem rotun- 


(121) Monographie des Gyrinideæ. 161 


datis, angulo externo delelo, suturali paululum obtuso, anguste rotun- 
dato ; Serierum punctis mediocribus, approximatis, extus paulo majori- 
bus ; margine angustissimo, paulo post angulum externum desinente. 


Cette espèce est la plus allongée de toutes et une des plus grandes ; 
la forme est tantôt ovale, tantôl parallèle, sans distinction de sexe, 
et même certains individus sont comprimés au point de paraître comme 
étranglés un peu en arrière des épaules. La coloration en dessous est 
d’un beau noir brillant, présentant souvent une teinte ferrugineuse 
obscure sur le mésosiernum et le segment anal ; la bouche est toujours 
rousse, ainsi que les épipleures et les pattes. Les élytres, lisses, ont le 
sommet arrondi et forment un angle un peu rentrant à leur réunion, 
l'angle externe tout à fait effacé et le sutural étroitement arrondi et un 
peu obtus ; les points des séries sont assez petits, rapprochés et un peu 
plus gros en dehors, et le rebord, très étroit, se termine un peu en 
arrière de l’angle externe. 

Un spécimen de Hongrie (coll. Oberthür) présente le sommet des élytres 
largement roux. 


Ce Gyrinus se distingue de l’elongatus Aubé par sa forme beaucoup 
plus allongée, par le sommet des élytres arrondi et non tronqué, et par 
la coloration du dessous du corps. Il est généralement rare et très loca- 
lisé, préférant surtout les grandes pièces d’eau renouvelée et froide; aussi 
ne se trouve-t-il pas, à ma connaissance du moins, dans les régions méri- 
dionales de l’Europe. 

On le rencontre en France : environs de Rouen, Enghien, tourbières de 
l'Essonne à Mennecy et à La Ferté-Alais (Seine-et-Oise); en Angleterre, 
en Allemagne, en Prusse, en Finlande, en Suède, en Hongrie, etc. 


129. Gyrinus NiLoTicus Waltl, 1838, Isis, VI, p. 453. 


Long. 5 4/2 à 7 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, modice convexus : supra 
nitidissimus, niger, ad latera æneus; infra niger, epipleuris pedibusque 
rufis. Elytris tenuissime punctulatis, ad apicem oblique truncatis, angulo 
externo obluso, anguste rotundato, suturali late rotundalo ; serierum punc- 
tis mediocribus, extus majoribus, sat approximatis ; margine sat angusto, 
post angulum externum desinente. 


Régulièrement ovale allongé et d’une convexité médiocre; le dessous 
(1883) 1° partie, 11. 


162 MAURICE RÉGIMBART. (122) 


du corps est noir, avec les pattes et les épipleures roux, et quelquefois 
une légère teinte ferrugineuse sur le segment anal. Élytres très finement 
pointillées, à troncature oblique, rectiligne en dehors, convexe et arrondie 
en dedans, ce qui rend l'angle sutural largement arrondi, tandis que l’ex- 
terne est obtus, très étroitement arrondi et très net; les points sériaux 
sont de taille moyenne, assez rapprochés et plus gros en dehors; le 
rebord est assez étroit et se termine en arrière de l’angle externe. 


Basse-Égypte. (Coll. Leprieur, Sédillot, Régimbart, etc.) 


130. GYRINUS SUFFRIANI Scriba, Steit. Zeit., 1855, p. 210, 


Long. 41/2 à 51/2 mill — Ovatus, parum elongatus, parum con- 
veus ; supra nitidissimus, niger, ad latera æneus ; infra niger, epipleuris 
pedibusque rufo-ferrugineis. Elytris lævibus, aliquoties punctis nonnullis 
minutissimis et vix conspicuis notalis, ad apicem subrotundatim trun- 
catis, angulo externo obtuso, rotundato nec deleto, interno fere recto, 
anguste rotundato ; serierum punciis fortiter impressis, remotis, extus 
majoribus et magis remotis ; margine angusto, postice attenuato et post 
angulum externum desinente. 


Régulièrement ovale, un peu allongé et peu convexe ; dessous du 
corps entièrement noir, avec les épipleures et les pattes d’un roux ferru- 
gineux. Élytres en général tout à fait lisses, mais présentant chez quelques 
exemplaires des points d’une petitesse extrême, très espacés et difficile- 
ment perceptibles; la troncalure est presque droite, légèrement convexe, 
l’angle externe obius, arrondi, mais non effacé, l’interne presque droit et 
étroitement arrondi ; les points sériaux sont bien imprimés et écartés, 
surtout en dehors; le rebord est très étroit, un peu plus large dans le 
dernier tiers, et se rétrécit ensuite pour se terminer en arrière de l’angle 
externe. 


Angleterre, France, Allemagne. En France, je l'ai trouvé dans les tour- 
bières de l'Essonne à Mennecy (Seineset-Oise), en 4875; on l'y retrouve 
toujours depuis cette époque. MM. Levoiturier et Lancelevée, d’Elbeuf, 
en ont pris un grand nombre dans le marais d’Heurteauville (Seine-[nfé- 
rieure), au bord de la Seine, et je l’ai repris, en 1883, dans l'étang de 
Breteuil-sur-Iton (Eure), et MM. Marmottan et Ch. Brisout de Barneville 
dans le lac de Grandlieu (Loire-Inférieure). 


(123) Monographie des Gyrinidæ. 163 


131. GyriNus sicuzus Régimb., Il Naturalista Siciliano, 1889, 
n° 40, p. 2295. 


Long. 5 1/2 à 7 1/2 mill. — Ovatus, sat brevis, convexiusculus, niti- 
dissimus ; supra nigro-metallicus, rarissime nigro-subopacus, ad latera 
valde æneus; infra niger, prothoracis elytrorumque margine inflexo flavo, 
pectore et ultimo abdomënis segmento obscure ferrugineis, pedibus rufis. 
Elytris ovatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo obtuso, 
rotundato, suturali minus rotundato; Serierum punctis bene impressis, 
internis subtilioribus, intervallis subiilissime punctulatis; margine angus- 
tissimo, postice leviter dilatalo et ante angulum externum desinente. 


- 


Gette espèce est à peu près intermédiaire, comme caractères généraux, 
aux G. caspius et Suffriani, mais elle est beaucoup plus courte et un 
peu moins convexe; le dessus est d’un beau noir métallique luisant, 
bronzé en avant, en arrière et sur les côtés ; le dessous est noir métallique, 
avec le bord réfléchi du prothorax et les épipleures d’un jaune clair, la 
bouche, le mésosternum et le segment anal d’un ferrugineux obscur, les 
pattes rousses, les natatoires un peu plus claires. La troncature des 
élytres est bien moins marquée que chez le caspius, mais bien plus que 
chez le Suffrianti; leur ponctuation, très variable, est tantôt bien visible 
et assez serrée, tantôt plus rare et d’une très grande finesse, surtout 
chez le G'; le rebord, très étroit, se dilate sensiblement après le milieu 
pour se terminer avant l’angle externe. 


Cette espèce a été découverte en Sicile par M. E. Ragusa. (Coll, Ragusa, 
Régimbart; Mus, de Bruxelles.) 


132%, GYRINUS SIMONI Régimb,, n. sp. 


Long. 5 mill. — Ovalis, elongatus, conveæus, antice et postice leviter 
attenuatus ; supra nitidissimus, niger ad lalera vix ænescens; infra 
piceus, epipleuris abdominisque segmentis ultimo et penultimo ferruginets, 
pedibus rufescentibus. Elytris lævibus, ad apicem rotundatim truncatis, 
angulo externo obtuso, parum lale rotundato, interno quoque obtuso et 
angustissime rotundato; serierum punciis mediocribus, bene impressis, 
extus vix majoribus, ad apicem minoribus ; margine angusto, in medio 
truncaturæ desinente. 


164 MAURICE RÉGIMBART. (12/4) 


Espèce ayant beaucoup de ressemblance avec le G. convexiusculus 
d’Asie méridionale et d'Australie, et avec le caledonicus : diffère du second 
par la convexité beaucoup plus grande, par la troncature des élytres plus 
arrondie, avec l’angle externe moins senti, par leurs points sériaux plus 
fortement imprimés, leurs intervalles plans, et leur rebord beaucoup plus 
étroit et atteignant le milieu de la troncature, enfin par la coloration 
ferrugineuse du sommet de l’abdomen et des épipleures; du convexius- 
culus par la taille plus grande, la forme plus régulièrement ovale et un 
peu moins gibbeuse, par les élytres plus distinctement tronquées avec 
les angles moins arrondis, par leurs points sériaux plus rapprochés et à 
peu près partout d’égale grosseur, leurs intervalles absolument plans et 
leur rebord plus étroit et atteignant sous forme de fin liseré le milieu de 
la troncature, et aussi par la coloration ferrugineuse des épipleures et 
des deux derniers segments abdominaux. 


Australie. 


Je n’ai vu qu’un exemplaire, faisant partie de ma collection et reçu de 
mon ami E. Simon. 


133 GYRINUS CEYLONICUS Régimpb., n. Sp. 


Long. 5 3/4 mill. — Ovatus, haud elongatus, convexus ; supra nitidus, 
nigro-cæruleus, ad latera æneo-cupreus ; infra niger, epipleuris ferrugi- 
neis, abdominis segmento anali vix ferrugato. Elytris subtilissime coria- 
ceis, ad Suturam fere omnino lævibus, ad apicem rotundatim subtrun- 
catis, angulo externo latissime rotundato et deleto, interno angustius 
rotundato, serierum punctis sat minutis, approximatis, extus vix majÿo- 
ribus ; margine parum angusto, postice fortiter attenuato et post angulum 
externum desinente. Tibiarum anticarum angulo apicali externo recto, 
haud prominulo. NX 


cette espèce, dont je n'ai vu qu'un seul &' appartenant au D’ Sharp, a 
la plus grande analogie avec le japonicus; elle en diffère par les élytres 
finement rugueuses, n'étant franchement ni réticulées, ni ponctuées, par 
leurs points sériaux plus fins, par les épipleures ferrugineux et par l’angle 
apical externe des tibias qui est droit et nullement saillant; le tarse est 
aussi plus étroit et plus allongé. 


Ceylan. 


(125) Monographie des Gyrinidæ. 165 


++ Épipleures noirs, ayant rarement une faible teinte rouillée. 


134. GYRINUS GESTROI Régimb., n. sp. 


Long. 4 à 4 1/2 mill. — Ovatus, vix elongatus, valde convexus, supra 
nitidissimus, niger, ad latera late æneo auratus ; infra niger, pedibus 
abdominisque segmentis ultimo et penultimo (hoc postice) rufis. Elytris 
lævibus, ad apicem rotundatis, angulo externo nullo, interno subobtuso, 
vix rotundato ; serierum punctis fortiter impressis, haud approximatis, 
extus mullo majoribus et approximatis, postice multo minoribus et obso- 
letis ; margine angusto, regulari, ad angulum externum desinente. 


Très jolie espèce, bien reconnaissable à sa forme très convexe et à la 
coloration très brillante d’un beau noir à reflets d’un bronzé doré sur les 
côtés en dessus, à la couleur rousse du dernier segment abdominal et du 
bord postérieur de l’avant-dernier, aux élytres arrondies au sommet, à 
leurs points sériaux forlement imprimés, assez distants sur le disque, 
beaucoup plus forts et rapprochés sur les côtés, beaucoup plus petits et 
presque effacés en arrière, à leur rebord étroit et d’égale largeur, se ter- 
minant à l’angle externe qui est complètement effacé. 


Japon. (Mus. de Gênes ; coll. Régimbart.) 


435. GYRINUS NITIDULUS Fab., 1804, Syst. Eleuth., I, p. 279; 
— Aubé, Spec., p. 700 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 87, 


Longs. 4 à 4 3/4 mill. — Ovatus, parum elongatus, valde convexus, 
antice et postice attenuatus:; supra nitidus, niger, ad latera late æneo- 
auratus ; infra nigro-metallicus, segmento anali pedibusque rufis. Elytris 
lævibus, ad apicem rotundatis, angulo externo nullo, suturali rotundato, 
serierum punctis intus mediocribus, sat remotis, extus mullo majoribus, 
fortiter impressis, approximatis, aliquoties confluentibus, postice mino- 
ribus, plus minus deletis ; intervallis extus convexis; margine angusto, 
ante apicem dilatato et planato, postea vix ante angulum externum desi- 
nente, et intus sulcum curvatum suluram non attingentem emittente. 


Ovale, peu allongé, très convexe et sensiblement atténué en avant et 


166 MAURIGE RÉGIMBART. (126) 


en arrière : le dessus est d’un beau noir brillant, largement bronzé sur 
les côtés ; le dessous noir métallique avec le segment anal et les pattes 
d’un roux ferrugineux clair. Les élytres, parfaitement lisses, ont le som- 
met arrondi, avec l’angle externe complètement effacé et l’interne large- 
ment arrondi; les séries externes sont presque canaliculées, par suite de 
la convexité des intervalles correspondants qui s’aplanissent en arrière; 
les points sériaux sont de grosseur moyenne et peu rapprochés en dedans, 
beaucoup plus forts, plus rapprochés et même quelquefois confluents 
en dehors, tandis qu’en arrière ils diminuent considérablement de pro- 
fondeur et s’effacent même quelquefois presque complètement ; le rebord 
est étroit, mais en arrière il s’élargit brusquement en se relevant 
légèrement pour se terminer ur peu avant l’angle externe, après avoir 
émis en dedans un sillon assez profond et courbe. 


Iles Bourbon et Maurice; Indes orientales : Pondichéry. 


136. GYRINUS CONVEXIUSCULUS Mac Leay, Trans. Ent, Soc. New South 
Wales; — nitidulus Aubé (ex parte), Spec., p. 700. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 88. 


Long. 4 à 4 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, valde convexus, antice ac 
postice minus attenuatus ; supra nitidus, niger, ad latera æneus; infra 
niger, Segmento analë obscure ferrugato, pedibus rufo-ferrugineis. Elytris 
lævibus, ad apicem rotundatim subtruncatis, angulo externo latissime 
rotundato, fere deleto, interno paululum obtuso, sat anguste rotundato ; 
serterum punctis intus mediocribus, parum approximatis, extus multo 
majoribus, oblongis approximatis, sæpe confluentibus, postice minoribus 
et plus minus delelis ; intervallis externis sat convexis ; margine angusto, 
postice vix dilatato et fere ad angulum externum desinente. 


Extrêmement voisin du nitidulus, avec lequel Aubé l'avait certaine- 
ment confondu ; la forme, plus allongée, moins élargie, est moins sensi- 
blement atténuée aux deux bouts ; le segment anal est d’un ferrugineux 
obscur; les élytres sont plus sensiblement tronquées, avec les angles un 
peu plus marqués et moins effacés; les points sériaux un peu plus rappro- 
chés, surtout en dehors, où ils affectent souvent une forme oblongue en 
se confondant ; les intervallés externes sont un peu moins élevés; enfin 


(127) Monographie des Gyrinidæ. 167 


le rebord est à peine dilaté et seulement un peu relevé en arrière, où il 
se termine plus près de l’angle externe. 


Indes orientales : Madras ; Chine : Kiang-Si ; Thibet; Nouvelle-Calédonie ; 
Australie. 


Les exemplaires océaniens sont généralement un peu plus étroits, moins 
brillants, avec les points sériaux plus confluents. 


197. GYRINUS CALEDONIGUS (Fauvel), n. sp. 


Long. 5 mil — Ovatus, elongatus, parum conveæus ; supra nitidissi- 
mus, nigro-cæruleus, ad latera æneus; infra omnino nigro-metallicus, 
pedibus ferrugineis. Elytris lævibus, ad apicem paulo oblique truncatis, 
angulo externo obtuso haud rotundato, interno fere recto, anguste rotun- 
dato; serierum punctis parum impressis, sat minutis et remotis, extus 
haud majoribus, postice deletis; intervallis quasi excavatis ; margine 
angusto, ad angulum externum desinente. 


Cette jolie espèce, dont le dessus est d’un noir bleu fort brillant et 
teinté de bronzé sur les côtés, est remarquable par les caractères des 
élytres : leur troncature est un peu oblique et arrondie dans le voisinage 
de l’angle sutural qui est presque droit et très étroitement arrondi, l’angle 
externe obtus et à peine émoussé; les points sériaux sont assez pelits, 
peu enfoncés et comme entourés d’un bord élevé, ce qui fait paraître les 
intervalles un peu creux; le rebord est étroit ét se termine juste à l’angle 
externe. 


Nouvelle-Calédonie : un seul exemplaire. (Coll. Sharp.) 


138. GYRINUS ORIENTALIS Régimb., n. sp. 


Long. 6 mill. — Ovatus, vix elongatus, postice leviter attenuatus, modice 
conveæus, supra nitidus, niger, ad latera æneus; infra niger epipleuris 
leviter ferrugatis, pedibus rufo-ferrugineis. Elytris ad suturam lævibus, 
ad latera late Subtilissime reticulatis, ad apicem fere recte truncatis, 
angulo externo obtuso, anguste rotundalo, interno fere recto, vix rotun- 
dato ; serierum punctis forliler impressis, sat approximatis, extus paulo 
maÿjoribus ; margine sat angusto, postice haud attenuato, ad angulum 
externum desinente. 


168 MAURICE REGIMBART. (128) 


Très voisin du curtus, il s’en distingue par sa forme moins convexe, 
un peu plus allongée et atténuée en arrière, par la troncature des élytres, 
par la réticulation fine qui occupe leur moitié externe, par leurs points 
sériaux beaucoup plus rapprochés, et leur marge non atténuée en arrière 
et se terminant à l’angle externe, enfin par les épipleures ferrugineux. 


Chine : un seul 4 (coll. Sharp); une seule © (coll. Wehncke). 


139. GYrINUS CuRTUS Motsch., Bull. Mosc., 1866, I, p. 165; — 
Japonicus Sharp, Trans, Ent, Soc. Lond., 1873, p. 55. 


Long. 4 3/4 à 6 mill. — Ovatus, haud elongatus, sat convexus ; supra 
niger, nitidus, sæpissime ad latera æneus ; infra niger, epipleuris anoque 
sæpe plus minus ferrugatis, pedibus rufo-ferrugineis. Elytris lævibus ad 
apicem rotundatim truncatis, angulo externo late rotundalo, omnino 
deleto, interno vix obtuso, angustissime rotundato ; serierum punctis for- 
titer impressis, parum approxæimatis, extus paulo majoribus, postice mi- 
noribus et sæpe dilutioribus ; margine modice angusto, postice fortiter 
attenuato et vix post angulum externum desinente. 


Vue en dessus, celte espèce ressemble beaucoup au Gyrinus natator, 
dont elle à la taille et la forme, quoique un peu plus raccourcie ; la laille et 
la coloration en dessous sont variables : tandis que chez plusieurs exem- 
plaires le dessous du corps est entièrement noir, chez d’autres les épi- 
pleures et le segment anal ont une teinte ferrugineuse plus ou moins 
apparente ; les uns sont en dessus d’un noir uniforme, d’autres très 
bronzés sur les côtés et le long de la suture; entre ces colorations 
extrêmes, il y a tous les passages. Les points sériaux sont bien imprimés, 
peu rapprochés, plus forts en dehors, plus petits et souvent plus effacés 
en arrière ; le rebord élytral, fort aminci en arrière, se termine insensi- 
blement à l’angle externe qui est arrondi et effacé. 


Japon. (Coll. Sharp, Wehncke, Oberthür, Régimbart.) 


440. GYRINUS LUCTUOSUS Régimb., n. sp. 


Long. 6 à 6 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, postice attenuatus, depres- 
sus, omnino niger, subopacus, pedibus piceo-ferrugatis. Elytris subtiliter 
cortaceis, ad apicem fere recte truncatis, angulo externo obtuso rotundato, 
interno fere recto, vix rotundato; serierum punctis leviter impressis, 


(129) Monographie des Gyrinidæ. 169 


obsoletis et sæpe deletis; margine angusto, ante apicem dilatato, postea 
valde attenuato et paulo post angulum externum desinente. 


Bien remarquable par sa forme assez allongée et déprimée, par sa colo- 
ration entièrement d’un noir sombre presque mat, ses élytres finement 
chagrinées, à points sériaux obsolètes, presque effacés et reposant sou- 
vent sur une ligne d’un soyeux un peu bronzé et opaque. 


Mésopotamie ; Arabie : Hedjaz. (Coll. Sharp.) 


444. GyriNus DEJEAN: Brullé, Expéd. Mor., IT, 1832, p. 128, pl. 34; 
— æneus Aubé, Spec., p. 690. 


Long. 5 à 6 1/2 mill — Ovatus, vix elongatus, antice ac postice leviter 
attenuatus, parum conveæus ; supra nitidissimus, niger, ad latera æneus ; 
infra omnino nigro-metallicus, pedibus rufis. Elytris lævibus, ad apicem 
recte truncatis, angulo externo obtuso, haud rotundato ; serierum punctis 
bene impressis, intus subtilioribus, extus multo majoribus ; margine minu 
angusto, vix post angulum externum desinente. 


Cet insecte se distingue aisément à la troncature droite, dont l’angle 
externe n’est nullement arrondi, aux points sériaux des élytres bien 
imprimés et beaucoup plus forts et profonds en dehors, à la coloration 
entièrement noir métallique en dessous et à l'absence d'aucune ponctua- 
tion ni réliculation sur les élytres. 


Europe méridionale et Algérie septentrionale, surtout sur le littoral de 
la Méditerranée : France, Espagne, Italie, Corse, Sardaigne, Sicile, 
Autriche, Turquie, Grèce, Crimée; Canaries ; Chine : Kiang-Si. — Généra- 
lement commun. 

142. GYRINUS PERNITIDUS Lec., Proceed. Acad. Nat, Sc, Philad., 
1868, p. 969 et 372. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 74. 


Long. 5 à 6 mill. — Ovalis, sat convexus ; supra nitidissimus, niger, 
ad latera plus minus ænescens ; infra niger, anali segmento et aliquoties 
pectore leviter ferrugatis, pedibus ferrugineis. Elytris omnino lævibus, ad 
apicem recte truncats, angulis anguste rotundatis, haud deletis ; serie- 


170 MAURICE RÉGIMBART. (130) 


rum punclis sat approximaltis, exlus vix majoribus ; margine angusto, 
post angulum externum desinente. 


Ressemble considérablement aux exemplaires français du G. marinus, 
2° lype; mais il en diffère essentiellement par les élytres absolument 
lisses, à troncalure plus nette et par la teinte ferrugineuse du segment 
anal; la coloration est d’un noir fort brillant, généralement peu bronzée 
sur les côtés. 


Chez un exemplaire immature de Mariposa (Californie), que je possède, 
la coloration du dessous du corps est d’un roux clair, comme cela a lieu 
pour le marinus. 


États-Unis : Géorgie, Californie. (Coll. Sédillot, Régimbart.) 


143 GYRINUS ANALIS Say, 1825, Trans. Am. Phil. Soc., IT, p. 408; — 
Aubé, Spec., p. 697; — Lec., Proceed, Acad. Nat. Sc. Philad., 
1868, p. 369 el 372. 


Long. 4 4/2 à 5 1/2 mill — Ovalis, parum elongatus, sat convexus ; 
supra nitidulus, lotus æneus, rarissime nigricans ; infra nigro-metalli- 
cus, anali segmento pedibusque brunneo-ferrugineis. Elytris dvi visibi- 
liter, ® multo fortius reticulato-coriaceis, ad apicem rotundatis, angulo 
externo omnino deleto, interno rotundato ; serierum punctis modice im- 
pressis, parum approximatis, extus vix majoribus ; margine sat angusto, 
post angulum externum desinente. 


Bien reconnaissable à sa coloration bronzée en dessus, noir métallique 
en dessous, avec le segment abdominal d’un rougeâtre obscyr, et à là 
sculpture des élytres. 

États-Unis. 

Cette espèce doit être prodigieusement commune, Car dans un petit 
flacon d’alcool contenant des insectes du Missouri, que M. Kuwert, de 
Wernsdorff, m'avait communiqué, il s’en trouvait plus de 3,000. 


444. GyriNus SAyt Aubé, 1838, Spec., p. 698. 


Ici viendrait se placer le G. Sayi Aubé, dont je donne la diagnose et 
les points les plus saillants de la description : 


« Long, 7 mill. — Oblongo-ovalis, convexus, cærulescenti-niger, niti- 


(131) Monographie des Gyrinidæ. 471 


dissimus, æneo limbatus; elytris æqualiler punctalo-striatis, inlerstiliis 
planis, lævibus; sublus nigro-æneus, thoracis et clytrorum margine 
inflexo nigro-æneo ; ano pedibusque testaceo-ferrugineis. 


« Élytres ayant l’angle externe de la troncature très largement arrondi 
et l’interne également un peu arrondi; coloration d’un noir très brillant 
un peu bleuâtre, avec la suture et le bord externe étroitement bronzés; 
points sériaux à très peu de chose près d’égale grosseur; épipleures et 
propleures d’un noir métallique, ainsi que le dessous du corps; bouche, 
dernier segment abdominal et paltes testacés. 

« Ressemble un peu à l’analis pour la couleur et la ponctuation des 
élytres, mais en diffère essentiellement par sa taille beaucoup plus grande 
et sa forme plus large en avant et en arrière, plus régulièrement ovalaire 
et plus convexe; il est aussi plus brillant et bleuâtre, 


« Étals-Unis. » 


Je ne serais pas éloigné de croire que cette espèce fût la même que le 
lugens. 


445, GYRINUS OBTUSUS Say, Trans. Am. Phil. Soc., IV, 1834, p. 447 ; — 
(nec Sharp, Biologia Centrali-Americana, Coleopt., vol. I, p. 50.) 


« Long. 5 mill. — Black ; feet honey-yellow; behind obtuse. 
« Inhab. : Mexico. 


« Body black, polished ; head with two indented dots betwen Lhe eyes ; 
month piceous ; antennæ piceous-black; thorax with the anterior lateral, 
posterior lateral and medial impressed lines very distinct. Elytra obluse 
behind and widely truncate near the tip obviously depressed ; punctures 
well impressed, in regular series, the inlervals not impressed; beneath 
dark piceous, somewhat paler on the edges of the segments ; feet and tip 
of the venter honey-yellow. 

« It may be distinguished from the analis and limbatus nob., and from 
the natator Fab., and marinus Gyll. in being more obtuse behind and 
the consequent greater truncation of the elytra. » 


N'ayant vu aucun Gyrinus qui puisse se rapporter à cette description, 
’ai dû la reproduire intégralement. Plus loin, au Gyrinus plicatus, j'ex- 


472 . MAURICE RÉGIMBART. (132) 


plique comment cet insecte décrit par le D' Sharp sous le nom d’obtusus 
ne peut être celui de Say, qui en diffère par plusieurs points. 


146. GYRINUS MARINUS Gyll., 1808, Ins. Suec., I, p. 143; — Aubé, 
Spec., p. 687; — opacus Sahlb., 1817, Ins. Fenn., IV, p. 45; 
— Lec., Proceed. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868, p. 369 et 372; 
— æneus Thoms., Skand. Col., HE, p. 116. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 89. 


Long. 4 1/2 à 7 mil. — Ovalis, vix elongatus, parum convexus; 
supra nitidulus, nigro-chalybæus, vel nigro-æneus, vel omnino niger, 
rarissime subopacus, sutura angustissime ænea; infra nigro-metallicus, 
pedibus rufis. Elytris & tenuiter punctulatis, $ punctulalis et subtiliter 
reticulatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulis valde rotundatis ; 
serierum punctis bene impressis, exlus vix majoribus, seriebus L et 2 
canaliculatis ; margine sat anguslo, ad angulum externum desinente. 


Var. dorsalis Gyll., 1808, Ins. Suec., I, p. 142. — Opacus, niger, 
elytris et sæpe prothoracis disco plus minus rufescentibus. 


Espèce des plus variables comme taille, coloration et sculpture. — Le 
premier type est constitué par des exemplaires de grande taille (6 à 7 
mill.), à troncature très arrondie, d’un noir bleu, avec un fin liseré doré 
à la suture et au bord des élytres, et se trouve par petits groupes, de 
préférence dans les grandes pièces d’eau. — Le deuxième type, de taille 
moyenne (4 4/2 à 6 mill.), d’un noir bronzé un peu plus intense sur les 
côtés, avec la troncature généralement un peu moins arrondie, se rencontre 
par bandes nombreuses dans les eaux courantes ou les fossés d’eau renou- 
velée, à Caen, Breteuil-sur-Ilon (Eure), Amiens, par exemple; c’est le 
G. opacus Sahlb. — Le troisième type, qui se raproche surtout du second 
par la taille, est entièrement noir, moins brillant et sans aucune teinte 
ni bronzée ni bleuâtre et se prend, mais assez rarement, aux mêmes en- 
droits. — Enfin le quatrième type, beaucoup plus rare, est d’un noir mat 
avec une teinte roux ferrugineux qui envahit souvent presque toute 
l'élytre et le disque du prothorax, et même, chéz un exemplaire de la 
collection du Musée de Bruxelles, le vertex a cette même teinte; ce type, 
qui constitue le G. dorsalis Gyll., dérive très évidemment du second dont 
il a la taille et la forme générale. — Il est impossible de séparer l’opacus, 


(133) Monographie des Gyrinidæ. 173 


car sur des centaines d'exemplaires que j’ai eus sous les yeux, j'ai trouvé 
entre toutes les variétés tous les passages possibles : les caractères fon- 
damentaux restent toujours les mêmes; ce sont : la troncature arrondie 
des élytres, leur ponctuation fine chez le &', accompagnée chez la $ d’une 
réticulation dense et très ténue, les points sériaux à peu près également 
imprimés en dedans et en dehors et les deux séries internes plus enfon- 
cées que les autres, ce qui rend les intervalles voisins sensiblement con- 
vexes. 


Les exemplaires que l’on trouve en Sibérie, aux États-Unis et même 
au Groenland (coll. Sédillot), ne diffèrent en rien des nôtres et se rap- 
portent surtout au second type. 


M. R. Oberthür possède un curieux spécimen venant de Berlin, dont 
les épipleures et les propleures sont roux et le dernier segment abdo- 
minal ferrugineux. 


Europe, surtout centrale et boréale : France, Angleterre, Belgique, 
Hollande, Allemagne, Scandinavie, Finlande, Russie, Crimée; Sibérie ; 
États-Unis ; Groenland. 


147. GYRINUS INDICUS Aubé, 1838, Spec., p. 689. 


« Long. 5 1/2 à 6 mill. — Ovalis, convexiusculus, cærulescenti-niger, 
vix nitidulus, æneo limbatus ; elytris æqualitèr striato-punctatis, inter- 
stitiis planis lævibus ; sublus nigro-æneus, thoracis et elytrorum mar- 
gine tinflexo nigro-æneo ; pedibus nigro-ferrugineis, femoribus anticis 
ferrugineis. 

« Ovale et très médiocrement convexe; élytres ayant l’angle externe 
de la troncature très onvert et arrondi, l’interne également arrondi : 
points sériaux à peu de chose près d’égale grosseur ; épipleures et pro- 
pleures d’un noir métallique très brillant; dessous du corps également 
noir et brillant, avec la bouche à peine ferrugineuse; pattes d’un noir 
ferrugineux, cuisses antérieures plus claires. 

« Indes orientales. (Coll. du Muséum de Paris) » 

Je n’ai pu retrouver cette espèce au Muséum, et c’est pour celà que 
j'ai dû reproduire la diagnose et un extrait de la description d’Aubé. 


Apparemment très voisin du marinus, ainsi que le dit l’auteur, qui l’en 
distingue par sa taille plus petile, sa forme un peu moins élargie et Ja 
coloration des pattes. 


474 MAURICE RÉGIMBART. (134) 


448. GYRINUS PECTORALIS Lec., Proceed, Acad. Nat. Sc. Philad., 
1868, p. 370 ct 372. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 90. 


Long. 5 à 6 mill. (ex Le Conte). — Ovalis, haud elongatus, sat depres- 
sus ; supra nitidus, niger, ad latera æneus; infra nigro-metallicus, epi- 
pleuris, mesosterno et segmento anali vix ferrugalis ; mesosterno antice 
utrinque tuberculato. Elytris & sat fortiler punctulalis, ad apicem 
rotundatim truncatis, angulis rotundatis, fere delelis ; serierum punctis 
sat impressis approximalis, extus haud majoribus ; margine angusto 
post angulum exlernum desinente. 


Cette espèce a une certaine analogie de forme avec le marinus et le 
borealis, mais elle est plus déprimée. Le seul exemplaire que j'aie vu, 
un g que m’a donné le D' Le Lonte, mesure 5 millim. : le dessous du 
corps est noir, avec une {rès légère teinte ferrugineuse sur les épipleures, 
la poitrine et le segment anal. Le mésosternum présente une structure 
fort curieuse : il est muni de chaque côté du sommet d’un tubercule 
relevé, ce qui lui donne une forme trilobée ; ce tubercule contribue à aug- 
menter en arrière la cavité cotyloïde de la hanche antérieure. Les élytres, 
au moins dans ce sexe, sont assez fortement poinlillées ; leur troncature 
est très arrondie, avec les angles également arrondis et presque effacés : 
les points sériaux sont assez bien marqués, rapprochés et tous égaux; le 
rebord est assez étroit et se termine en arrière de l'angle externe. 


Lac Supérieur et territoire de la baie d'Hudson. (Coll. Régimbart.) 


149. GYRINUS IMPRESSICOLLIS Kirby, 1837, Faun. bor. Am., IV, p. 79. 


« Long. 4 lin. (8 3/10 mill.). — Cæruleo-niger, nitidus, prothorace 
anterius transverse profunde impresso ; elytris margine et striarum punc- 
tulis æneo-nitentibus, apice sparse punctatis, oblusissimis. 


« Laken in Canada by D' Bigsby. 


« Body glossy, black underneath, above blue black. Head a little bron- 
zed ; nose transversly impressed, wrinkled; frontal impressions large and 
deep; prothorax with a deep anterior transverse impression, reaching 
nearly from side to side, in the centre of which is also a deep puncti- 
forme impression, and behind it of each side two others, but wrinkled 


(135) Monographie des Gyrinidæ. 175 


and more shallow; on each side also is a large gibbosity or boss; elytra 
nearly oblong, with eleven rows of shining bronzed punelures ; at their 
apex the punctures are scatiered, the margins also are bronzed ; epi- 
pleura black; the tip of the elytra is very obluse and almost truncated ; 
legs rufous. 


« This species is very near G. marinus, but it is much larger, and is 
sufficiently distinguished from il by the deep furrow or channel that runs 
quite across the prothorax, ils more prominent bosses and its impres- 
sions. In G. marinus also the punctures at the Lip of the elytra are not 
scattered but mark one a crescent-shaped area, and the apex itself is not 
so obtuse. » 


Le D° Le Conte (Proc. of the Acad. of nat. Sc. of Philad., 1868, p. 373) 
dit que M. Adam White (B. M. Cat., p. A5) rapporte cette espèce au 
G. borealis Aubé, mais que la grande taille, à moins qu’il n’y ait une 
erreur d'impression (4 lignes — 8,3 millim.), rend un tel rapprochement 
très improbable. Il ne paraît pas cependant y avoir d’erreur, puisque 
Kirby dit qu’il est. beaucoup plus grand que le narinus, dont la taille 
alteint jusqu’à 7 millimètres. 


450, GYRINUS GIBBER Lec., Proceed. of the Acad. of Nat. Sc. of Philad., 
1868, p. 370 et 372. 


Voici ce que dit le D° Le Conte de cette remarquable espèce dont il n’a 
vu qu'un seul exemplaire : 


« Corps plus large, subovale, plus brusquement convexe au milieu, ei 
obliquement atlénué en avant et en arrière; uniformément noir, bronzé 
en dessus. Élytres avec le sommet largement tronqué, faiblement arrondi, 
l'angle externe distinct, mais arrondi, séries composées de points fins et 
rapprochés, les externes pas plus forts; rebord latéral plus largement 
réfléchi que d'habitude. Dessous noir, avec des reflets faiblement métal- 

liques, le dernier segment ventral d’un noir brun, pattes ferrugineuses ; 
” mésosternum faiblement canaliculé dans toute sa longueur. 


« Je n’ai vu qu’un seul spécimen de celte espèce particulière, trouvée 
dans la Caroline du Nord par le D' Zimmermann, dont j'ai conservé le 
nom manuscrit pour faire cette description. Get unique spécimen m'a élé 
gracieusement offert par le D' Samuel Lewis, » 


176 MAURICE RÉGIMBART. (136) 


151. GYRINUS BOREALIS Aubé, 1838, Spec., p. 692 ; — Lec., Proceed. 
Acad. Nat. Sc. Philad,, 1868, p. 869 et 372. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 76. 


Long. 5 4/2 à 6 3/4 mill — Ovatus, haud elongatus, sat convexus ; 
supra niger, nîtidulus, ad latera plus minus ænescens ; infra niger, seg- 
mento anali ferrugineo, pedibus rufis. Elytris subtilissime reticulatis, 
® paulo fortius, ad apicem subrotundatim truncatis, angulis sat anguste 
rotundalis, haud deletis ; seriebus punctorum impressis, sæpe extus canu- 
liculatis ; punctis approximatis ; margine angusto, vix post angulum 
externum desinente. 


Espèce assez variable el ressemblant au marinus ; elle en diffère par 
le segment anal ferrugineux, par les élytres réticulées dans les deux sexes 
et sans trace de ponctuation. La coloration est tantôt noir bleuâtre avec 
les côtés largement bronzés, tantôt entièrement noire. La troncature est 
un peu arrondie, avec l’angle externe arrondi, mais assez senti ; chez un 
certain nombre d'exemplaires les séries sont presque canaliculées en 
dehors et leurs points plus gros et plus rapprochés ; chez d’autres elles 
sont à peine plus fortes en dehors qu’en dedans ; le rebord est médiocre- 
ment étroit et se termine très peu en arrière de l’angle externe. 


États-Unis. 


152. GYRINUS LUGENS Lec., Proceed. Acad, Nat, Sc. Philad., 
1868, p. 369 et 372. 


Long. 5 1/2 à 7 mill. — Ovatus, aliquoties paululum elongatus, modice 
conveæus ; Supra niger, nilidulus, ad latera sæpe leviter. ænescens ; infra 
nigro-metallicus, segmento anali ferrugineo, pedibus rufis. Elytris sub- 
tilissime reticulatis, ad apicem rotundatim truncatis, angulis rotundatis, 
sat deletis ; serierum punctis modice impressis, sat approximatis, postice 
magis deletis ; margine angusto, ad angulum externum (aliquoties paulo 
post) desinente. 


Espèce tout à fait intermédiaire aux borealis el picipes. On la dis- 
tingue assez aisément du premier par la troncature beaucoup moins nette, 
plus arrondie, avec les angles plus effacés, et par les points sériaux des 


(137) Monographie des Gyrinidæ. 477 


élytres un peu moins imprimés surtout en arrière et paraissant par con- 
séquent moins rapprochés; la réticulation est aussi plus fine. Quant à le 
distinguer du picipes, la chose est beaucoup plus difficile, et si ce dernier 
n’avait pas les pattes d’un ferrugineux presque noir, j'avoue que plus 
d’une fois j'aurais été dans l’impossibilité de faire la différence ; cepen- 
dant chez le picipes la réticulation est infiniment plus fine et plus trans- 
versale, et la coloration est plus brillante, plus bleue au milieu et plus 
bronzée sur les côtés. 


États-Unis ; commun. 


153. GYrINUS PICIPES Aubé, 1838, Spec., p. 694; — Lec., Proceed, 
Acad, Nat. Sc. Philad., 1868, p. 369 et 372, 


Long. 5 1/2 à 6 3/4 mill. — Regulariter ovalis, sat convexus, supra 
nitidus, nigro-cæruleus, ad lalera æneus; infra niger, segmento anali et 
aliquoties epipleuris mesosternoque plus minus ferrugatis, pedibus fusco- 
ferrugineis. Elytris persubtilissime reliculatis, ad apicem rotundatim 
truncatis, angulo externo rotundato, plus mainus deleto, interno rotundato 
et obtuso ; serierum punctis bene impressis, modice approximatis, extus 
paulo majoribus, postice plus minus obsoletis ; margine angusto, post 
angulum externum desinente. 


Cette belle espèce a une forme ovale très régulière et un peu convexe: 
une coloration en dessus d’un beau noir bleuâtre avec un fin liseré doré 
à la suture et une teinte bronzée sur les côtés; tantôt le dessous est 
entièrement noir avec le segment anal d’un ferrugineux obscur, tantôt les 
épipleures et le mésosternum ont aussi une ieinte ferrugineuse ; les pattes 
nataioires sont d’un brun noirâtre. Les élytres offrent dans les deux sexes 
une réticulation d’une extrême subtilité à mailles fort serrées transver- 
sales et visibles seulement à un très fort grossissement ; la troncature est 
largement arrondie, l’angle externe assez effacé, l'angle sutural obtus et 
arrondi; points sériaux bien marqués, médiocrement rapprochés, généra- 
lement plus forts en dehors, plus petits et même presque effacés en 
arrière; rebord relativement peu étroit et se terminant un peu en arrière 
de l’angle externe. 


Amérique boréale. (Goll. Sédillot, Sharp, Wehncke, Régimbart.) 


(1883) 47° partie, 12. 


178 MAURICE RÉGIMBART. (138) 


154. GYRINUS CORPULENTUS Régimb., n. sp. 


Long. 6 à 6 1/2 mill. — Regulariter ovatus, conveæus, supra cæruleo- 
niger, în medio nitidulus, ad latera paulo magis opacus et ænescens ; 
infra niger, epipleuris anoque ferrugineis, pedibus rufo-ferrugineis. 
Elytris ® subtiliter sed fortiter usque ad suturam, reticulatis, areolis 
paululum transversis, ad apicem vix rotundatim truncatis, angulis 
rolundatis, parum deletis, externo obtuso ; seriebus externis leviter cana- 
liculatis, punctis fortiter impressis, valde approximatis, extus majori- 
bus, postice paulo minoribus ; margine angusto, ad angulum externum 
desinente. — & ignotus. 


Espèce fort voisine des G. lugens et picipes, mais se rapprochant aussi 
du colombicus $ par la profonde impression des séries externes, la gros- 
seur de leurs points et la réticulation qui couvre entièrement les élytres. 
Diffère du lugens par la convexité plus grande, la troncature plus nette, 
l'angle externe plus marqué, la réticulation plus forte et les séries ponc- 
tuées beaucoup plus imprimées et même canaliculées en dehors; du 
picipes par les mêmes caractères, moins la troncature, et aussi par la 
coloration moins brillante, subopaque, et les pattes d’un roux ferrugineux 
et unicolore. 


Je n’ai vu que deux ©. 
Amérique boréale. (Goll. Sharp, Régimbart.) 


455. GYRINUS PARCUS Say, Trans. Am. Phil. Soc., IV, 1834, p. 448; — 
Aubé, Spec., p. 701 ; — Lec., Proced. Acad. Nat. Sc. Philad., 1868, 
p. 369 et 372 ; — chiliensis Aubé, Spec., p. 703. 


Long. 4 1/4 à 5 1/4 mill. — Ovalis, antice ac postice attenuatus, valde 
conveæus, supra nitidus, nigro-cæruleus, ad latera late æneo-auratus ; 
infra niger, epipleuris et ullimo abdominis segmento sæpe ferrugatis. 
Elytris & nitidis et lævibus, $ subopacis, tenuiter reticulatis (extus for- 
lius), ad apicem rotundatim truncatis, angulo externo obtuso, anguste 
rotundato, plus minus deleto, interno anguste rotundato; serierum punctis 
æneis fortiter impressis, approæimalis, eætus majoribus, intervallis 
externis præcipue apud feminam convexis ; margine parum angusto, lævi, 
rarissime leviter corrugato, ante angulum extlernum valde attenuato et 
ante medium truncaturæ desinente. 


(139) Monographie des Gyrinideæ. 179 


Bien facile à reconnaître à sa forme ovale, atténuée aux deux bouts et 
très convexe ; le dessous du corps est noir; mais souvent les épipleures 
et surtout le segment anal ont une teinte ferrugineuse bien apparente. La 
sculpture des élytres est très différente dans les deux sexes : lisses et 
brillantes chez le G!, elles sont au contraire finement et densément réti- 
culées chez la ®, surtout en dehors, où elles sont presque opaques; la 
troncature est très arrondie, avec l’angle externe étroitement arrondi et 
un peu effacé, quelquefois assez bien senti; les points sériaux sont 
bronzés, fortement imprimés, rapprochés, surtout en dehors, où les 
séries sont canaliculées, ce qui rend les intervalles sensiblement con- 
vexes ; le rebord est relativement assez large, lisse, ou quelquefois faible- 
ment ridé, fortement rétréci un peu en avant de l’angle externe qu'il 
contourne en forme de liseré pour se terminer en arrière, avant le milieu 
de la troncature. 


Texas ; Mexique; Guatemala ; Pérou ; Chili. 


Il est impossible de trouver la moindre différence entre les individus 
de ces différentes localités; je possède cependant un exemplaire $ du 
Pérou dont l’angle externe de la troncature élytrale est mieux marqué. 


156. GYRINUS RUGIFER Régimh., n. sp. 


Long. 4 à 5 mill — Ovalis, elongatulus, antice ac postice paululum 
atlenuatus, sat convexus ; supra d' nitidissimus, $ ad latera opaca ; infra 
niger, ano et aliquoties epipleuris ferrugatis, pedibus rufis. Elytris tenuis- 
sime et vix visibiliter punctulatis, cæterum apud feminam extus latissime 
denseque reticulatis, ad apicem fere recte truncatis, angulis sat anguste 
rotundatis ; seriebus externis, præcipue apud feminam fere sulcatis, in- 
tervallis externis convexis, punctis fortiter impressis, exlus in sulcis 
inclusis; margène angusto, transversim corrugato, vix post angulum 
externum desinente. 


On le distingue aisément du parcus à sa forme plus allongée, à la tron- 
cature des élytres plus nette, à leur rebord ridé transversalement, à leur 
surface finement et entièrement pointillée chez le mâle et seulement jus- 
qu’à la troisième série chez la femelle. 


Guadeloupe. (Coll, Sédillot, Régimbart ; Mus. de Bruxelles.) 


180 MAURICE RÉGIMBART. (440) 


457. GYRINUS IMPATIENS Aubé, 1838, Spec., p. 695. 


Long. 5 4/4 à 6 mill — Ovalis, modice conveæus, postice atlenuatus ; 
supra nitidissimus, niger, ad latera æneus ; infra nigro-piceus, pedibus 
rufis. Elytris in utroque seæu tlenuissime punclulatis, cæterum apud 
feminam indistincte reticulatis, ad apicem plus minus rotundatim trun- 
catis ; angulis sat anguste rotundatis ; serierum punctis cupreis, fortiter 
impressis, approæimalis, extus paulo majoribus ; intervallis externis vix 
conveæis; margine haud angusto, transversim corrugalo, ad apicem atte- 
nualo, paulo post angulum externum desinente. 


Ovale, assez convexe et sensiblement atténué en arrière; dessus d’un 
beau noir quelquefois bleuâtre et très brillant, avec les côtés bronzés, 
tantôt un peu verdâtres, tantôt au contraire un peu cuivrés, le dessous 
entièrement d’un noir de poix. Les élytres sont très finement pointillées 
dans les deux sexes, et, en outre, chez la femelle, on distingue très diffi- 
cilement une réticulation très fine qui n’occupe guère que la moitié posté- 
rieure de la région externe; la troncature est assez arrondie, l'angle 
externe étroitement arrondi; les points sériaux sont très forts, un peu 
plus gros en dehors, d’un brun rouge cuivreux, les séries externes très 
peu enfoncées, les intervalles par conséquent peu élevés; le rebord est 
assez large, fortement et finement ridé en travers, et se termine un peu 
en arrière de l'angle externe, au voisinage duquel il se rétrécit. Chez bon 
nombre d'exemplaires les points sériaux sont d’un noir mat, ainsi que la 
totalité des élyires. 


- Colombie. (Coll. Oberthür, Sédillot, Wehncke, Régimbart; Musée de 
Bruxelles. ) 
158 GYRINUS COLOMBICUS Régimpb., n. sp. 


Long. 4 1/3 à 6 mill — Ovalis, valde convexus ; supra nigro-cæru- 
leus, ad latera late æneus ; infra nigro-piceus, plus minus metallicus, pe- 
dibus rufis. Elytris € nitidissimis et lævibus, ® subopacis, densissime 
reticulatis (extus præcipue), ad apicem rotundatim truncatis, angulis 
anguste rotundatis, externo sat deleto, interno subobtuso ; serierum punc- 
lis intus sat minutis, approæimalis, extus mullo majoribus et fere con- 
fluentibus, intervallis externis sat convexis; margine haud angusto, 
transversim corrugato, ad apicem abrupte attenuato ét post angulum 
externum desinente. 


(141) Monographie des Gyrinidæ. 181 


Gette espèce, très variable de taille, ressemble beaucoup à la précé- 
dente, avec laquelle elle est toujours confondue dans les collections. 
Aubé n'ayant pas tenu comple dans sa description de ce que la femelle 
est presque mate, il y a lieu de penser qu’il a méconnu cette espèce ou 
au moins qu’il n’en a connu que le mâle. La forme est beaucoup plus 
convexe, un peu gibhbeuse même, et la coloration du dessus beaucoup 
plus bleue, surtout chez la femelle; les points sériaux sont plus fins près 
de la suture et nullement cuivreux, mais simplement bronzés en dehors ; 
la troncature des élytres est un peu plus arrondie, ce qui contribue à 
effacer davantage l'angle externe ; chez le mâle elles paraissent tout à fait 
lisses et sont très brillantes; chez la femelle toute leur surface est cou- 
verte d’une réticulation fine et très dense qui, surtout en dehors, les 
rend presque opaques; enfin le rebord, également ridé transversalement, 
est sensiblement élargi et excavé, puis brusquement rétréci à l'angle 
externe, en arrière duquel il se termine. 


M. Oberthür possède un exemplaire de très petite taille (4 millim.) qui 
est en même temps plus bronzé, mais qu’il est impossible de séparer de 
celte espèce. 

Colombie. (Goll. Oberthür, Sédillot, Régimbart; Mus. de Madrid, etc.) 


159. GyrINUS BOLIVARI Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 94. 


Long. 5 3/4 à 6 mill. — Breviter ovalus, crassus, valde convexus ; supra 
niger, opacus, juxta suluram vix nitidulus:; infra niger, pedibus rufis. 
Elytris ® subtiliter, sed dense et fortiter reticutatis, ad apicem recte 
truncatis, angulis angustissime rotundatis, minime deletis ; seriebus 
omnibus fortiter impressis, canaliculatis (extus præcipue), punctis medio- 
cribus, valde approximatis, extus haud majoribus, in sulcis inclusis ; 
intervallis convexis, extus subcarinatis; margine haud angusto, trans- 
versim corrugato, post angulum externum desinente. — d ignotus. 


Brièvement ovale, très épais et très convexe; coloration entièrement 
noire, opaque en dessus et un peu plus brillante le long de la suture. 
Élytres couvertes d’une réticulation fine, dense et bien imprimée, à 
aréoles rondes, troncature droite, les deux angles bien marqués et très 
peu arrondis; les séries ponctuées sont toutes canaliculées, surtout en 


182 MAURICE RÉGIMBART. (142) 


dehors, ce qui rend les intervalles très convexes et même les externes 
presque carénés; les points sont assez petits et tout à fait situés au fond 
des sillons ; le rebord est ridé, assez large, surtout en arrière, puis, après 
avoir envoyé un petit sillon interne court, se rélrécit un peu en se ter- 
minanti après l’angle externe. 


Ecuador. (Mus. de Madrid ; coll. Régimbart.) 


160. GYRINUS ÆQUATORIUS Régimb., n. sp. 


Long. 4 1/2 à 5 mill — Breviter ovatus, crassus, valde conveæus ; 
supra d' nilidus, $ ad latera opaca, nigro-virescens ; infra niger, pedibus 
rufis. Elytris d tenuiter punclulatis, ® subtiliter sed dense reticulatis, 
ad apicem oblique truncatis, angulis haud rotundatis, argutis ; seriebus 
externis fortiter, internis viæ canaliculatis, punctis mediocribus, valde 
approximatis, extus haud majoribus, in sulcis inclusis ; intervallis intus 
fere planis, ‘extus valde convexis; margine haud anguslo, transversim 
corrugato, vix post angulum externum desinente. 


Var. Elytris, prothorace et capite fere omnino rufescentibus, opacis. 


Même forme que le précédent, mais taille de beaucoup inférieure ; colo- 
ration noir verdâtre, très brillante chez le mâle, un peu moins près de la 
suture chez la femelle dont les côtés sont très largement opaques. Élytres 
finement et assez densément pointillées chez le mâle, très densément et 
fortement réticulées chez la femelle, à troncature oblique, un peu arron- 
die en dedans, avec les angles ni arrondis, ni émoussés; séries ponctuées 
non canaliculées en dedans et intervalles correspondants presque plans, 
points sériaux analogues ; rebord plus fortement rétréci au niveau de 
l'angle externe, très peu en arrière duquel il se termine par un fin 
liseré. 

Il existe au Musée de Madrid une variélé presque entièrement rousse 
en dessus, qui présente une très grande analogie avec notre Gyrinus 
marinus, Nar. dorsalis, 


Ecuador. (Mus. de Madrid; coll. Régimbart.) 


161, GYRINUS ARGENTINUS Steinh., Atti Soc. Ital, Sc. nat., 
vol. XII, 1869, 


Long. 5 A4 à 5 3/4 mill. — Ovatus, sat brevis, crassus et convexus ; 


(143) Monographie des Gyrinidæ. 183 


supra d'nitidus, ® opaca, ad suturam anguste nitidula, in medio nigro- 
cærulescens, utrinque latissime æneus, apud feminam glaucescens ; infra 
nigro-metallicus, epipleuris ultimique segmenti apice picescentibus, pedi- 
bus rufis, femoribus intermediis et posticis in medio infuscatis. Protho- 
race corrugatim vermiculato. Elytris & lævibus, ® subtiliter, sed dense et 
fortiter reticulatis (minus profunde ad suturam) ad apicem subrotundatim 
truncatis, angulis obtusis, sat anguste (minus apud marem) rotundatis ; 
seriebus externis fortiter, internis leviter canaliculatis, punctis bene 
impressis, approximatis, extus præcipue apud marem paulo majoribus et 
ên sulcis inclusis ; intervallis, præsertim externis, convexis ; margine haud 
angusto, transversim tenuiter corrugato, postice attenuato et post angulum 
externum desinente, 


Espèce voisine de l’æguatorius, maïs facile à distinguer par la forme 
moins gibbeuse, la coloration beaucoup moins verte, les élytres à tronca- 
ture moins nette, à angles moins accusés, lisses chez le mâle. Le mâle a 
beaucoup d’analogie avec le parcus, mais il est plus gros, et le rebord 
élytral très ridé transversalement le distingue facilement. 


République Argentine : Achiras (un G' typique, de la collection Stein- 
heil-Oberthür); Buenos-Ayres (une ®, de la collection Wehncke). 


162. GYRINUS PLICATUS (Chevr, in litt.) ; — obtusus + Sharp, Biologia 
Centrali-Americana, Coleopt., vol. I, p. 50. 


Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. — Breviter ovatus, crassus valde convexus ; 
supra in medio nitidus, niger, ad latera late opacus, sæpe leviter ænes- 
cens ; infra niger, epipleuris ferrugatis, pedibus rufo-ferrugineis. Elytris 
punctulatis, ad latera d' late, $ latissime et aliquoties omnino dense reli- 
culatis, ad apicem rotundatim sublruncatis, angulo externo late rotun- 
dato, suturali obtusiusculo, angustissime rotundato ; seriebus paululum 
canaliculatis, intervallis convexiusculis, 4, 6 et 8 multo magis convexis, 
sæpe subcarinatis, punctis sat minutis, valde approximatis ; margine 
angusto, postice breviter dilatato et paulo post angulum externum desi- 
nenlEs 


Coloration d’un beau noir de jais très brillant le long de la suture, 
largement opaque sur les côtés qui sont souvent légèrement bronzés, 
épipleures un peu ferrugineux. Élytres finement pointillées, réticulées sur 
les côtés depuis le 4° intervalle chez le mâle, depuis le 3° et souvent 
même dès la suture chez la femelle, à troncature arrondie, l’angle externe 


184 MAURICE RÉGIMBART. (144) 


presque effacé et largement arrondi, interne un peu obtus et à peine 
arrondi; les séries ponctuées sont un peu canaliculées, surtout en dehors, 
avec leurs points petits et très rapprochés ; les intervalles sont légère- 
ment convexes, mais les 4°, 6° et 8° le sont beaucoup plus et forment 
souvent de petites carènes: la marge est étroite, se dilate brièvement 
dans le dernier quart de l’élytre, puis envoie un court sillon oblique en 
dedans, et se rétrécit de nouveau pour se terminer un peu après l’angle 
externe. 


Mexique. (Coll. Sharp, Régimbart; Mus. de Bruxelles.) 


Il est bien certain, malgré l'opinion du D’ Sharp, que cette espèce n’est 
pas l’obtusus Say. La description porte en effet que la longueur est de 
5 millimètres el que le dernier segment de l’abdomen est jaune de miel, 
tandis qu'ici il est noir, aussi bien chez l'individu typique du D' Sharp 
que chez tous ceux que j'ai vus. D'ailleurs Say ne parle nullement de la 
conyexité des intervalles 4, 6 et 8. 


163. GYRINUS OPALINUS (Chevr.), n, sp. 


Long. À à 4 83/4 mil. — Ovatus, haud elongatus, valde convexus ; 
supra niltidissimus, niger, tridescens, ad latera late el ad suturam anguste 
æneus ; infra niger, ano epipleurisque sæpe obscure ferrugineis, pedibus 
rufis. Elytris lævibus, ad apicem fere recte truncatis, angulo externo 
obtuso, deleto, suturali fere recto, leviter deleto; punctorum seriebus ex- 
ternis impressis, leviter canaliculatis, punctis extus sat magnis et modice 
approæimatis, intus minutissimis, remotis el aliquoties obsoletis ; margine 
haud angusto, ad apicem angustato et vix post angulum externum desi- 
nente. 


Ovale, non allongé, très convexe; dessus fort brillant, d’un beau noir 
chatoyant avec des reflets irisés très intenses et très variés suivant le 
jour, bronzé largement sur les côtés et fort étroitement le long de la 
suture : dessous d’un noir un peu métallique, avec les épipleures et le 
dernier segment abdominal d’un ferrugineux foncé, les pattes roux clair. 
Élytres lisses, fort brillantes, à troncature presque carrée, l'angle externe 
obtus et émoussé, mais marqué, le sutural à peu près droit et très peu 
émoussé ; les 4 stries externes sont bien marquées, légèrement canali- 
culées, formées de gros points assez rapprochés; les internes, très fines ou 
effacées, sont formées de points fort petits et assez distants; vues de 
dessus les élytres paraissent assez largement opaques en dehors dans la 


(145) Monographie des Gyrinidæ. 185 


région bronzée; rebord assez large, très rétréci vers l’angle externe qu’il 
dépasse à peine. 

Celte charmante espèce habite le Brésil et fait partie des collections 
Wehncke, Régimbart et du Musée de Bruxelles (ancienne collection 
Chevrolat). 


164. GYRINUS SERICEOLIMBATUS (H. Deyr.), n. sp. 


Long. 4 à 4 1/2 mill. — Breviter ovatus, crassus, antice ac postice 
paululum attenuatus, valde convexus, gibbosus; supra in medio nitidu- 
lus, nigro-cæruleus, tridescens, ad latera late opacus, cupreus vel viridi- 
auratus; infra niger, abdominis apice plus minus ferrugato, pedibus 
rufo-ferrugineis. Elytris usque ad septimam seriem subtilissime, extus 
multo fortius reliculatis, ad apicem fere recte truncatis, angulo cxterno 
sat late, suturali angustissime rotundato >; seriebus extus leviler canali- 
culatis; intervallo 7° leviter subcostato; punctis minimis sal remotis ; 
margine haud angusto, paulo post angulum externum desinente, 


Cette petite espèce, qui ne ressemble à aucune autre, est remar- 
quable par sa forme courte, ramassée et bossue, et par sa coloration 
d’un noir bleuâtre et irisé brillant sur le milieu, avec les côtés large- 
ment opaques et d’un bronzé verdâtre ou cuivreux. La réticulation qui 
occupe le dedans de l’élytre jusqu’à la 7° ligne ponctuée est très fine, très 
peu imprimée et composée d’aréoles un peu allongées, longitudinales 
dans le premier tiers et obliques en arrière; celle qui occupe le tiers 
externe depuis la 7° ligne ponctuée est très fortement imprimée, très 
dense et composée d’aréoles rondes; les points sériaux sont petits, assez 
distants, et le 7° intervalle paraît très légèrement en forme de côte ; le 
rebord est relativement assez large et se rétrécit faiblement en disparais- 
sant un peu en arrière de l’angle externe, 


Célèbes ; Philippines ; Java. (Coll. Oberthür, Sharp, Régimbart, etc.) 


b. Séries internes entièrement effacées, ou indiquées seulement par des 
lignes à peine visibles el non ponctuces. 


165. GYRINUS OVATUS Aubé, 1838, Spec., p. 708. 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 98. 


Long. 4 à 4 3lh mill. — Ovalis, elongatulus, valde convexus; supra 


186 MAURICE RÉGIMBART. (146) 


nitidulus, cæruleo-olivaceus, ad latera glauco-æneus ; infra omnino rufus. 
Elytris subtilissime reticulatis, ad apicem oblique truncatis, angulo 
externo obtusiusculo, haud rotundato, sed arguto, suturali anguste rotun- 
dato; seriebus punctorum intus deletis, extus leviter canaliculatis et 
punclis minutis parum approæimatis insiructis ; margine vage ferrugineo, 
parum angusto, medium truncaturæ attingente. 


Ovale, un peu allongé et très convexe, mais non gibbeux, d’un vert 
olive bleuâtre au milieu et bronzé sur les côtés qui sont moins brillants 
et glauques; dessous entièrement roux clair. Élytres très finement réti- 
culées, à troncature oblique, rectiligne en dehors, convexe et un peu 
rentrante en dedans, l’angle externe un peu obtus, mais nullement 
émoussé et même quelquefois un peu saillant, l'interne étroitement 
arrondi ; séries ponctuées effacées en dedans où elles n’apparaissent que 
comme de faibles lignes un peu brillantes, mieux marquées et légèrement 
canaliculées en dehors avec des points petits et peu rapprochés; rebord 
vaguement ferrugineux, peu étroit, à peine dilaté en arrière, puis con- 
tournant l’angle externe pour se terminer vers le milieu de la troncature. 


Brésil méridional ; Montevideo. (Coll. Sédillot, Sharp, Wehncke, Régim- 
bart ; Mus. de Bruxelles.) 


166. Gyrinus GiBBus Aubé, 1838, Spec., p. 7095; — apicalis Sharp, 
Ann. Soc. Belg., XX, p. 117-118. 


Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 92. 


Long. 3 3/4 à 5 mill. — Ovatus, crassus, brevis, apud parvulos ali- 
quoties elongatulus, valde convexus; supra nitidulus, glauco- vel nigro- 
olivaceus, ad latera opacus, sericeo-æneus ; infra piceo-ferrugineus, vel 
pallide rufus. Elytris sublilissime reticulatis, ad apicem rotundatim 
truncatis, angulo externo late rotundato, deleto, interno fere recto, vix 
rolundato ; seriebus internis obsoletis, externis magis impressis, leviter 
canaliculatis, æneolis, et punctis minutis sat remotis instructis ; margine 
angustulo, ante angulum externum leviter dilatato, truncaturam sequente 
el cum margine suturali continuo. 


Espèce des plus variables comme forme, taille et structure; la forme 
très convexe est généralement courte et ramassée; mais chez les pelits 
exemplaires elle est un peu plus allongée et même atténuée aux deux 
bouts ; entre ces différentes formes se rencontrent tous les passages. La 


(147) Monographie des Gyrinidæ. 187 


coloration est en dessus d’un noir olivâtre chatoyant assez brillant, large- 
ment soyeux et opaque, avec une teinte bronzée sur les côtés; dessous 
d’un brun ferrugineux plus ou moins foncé et le plus souvent entière- 
ment roux clair, avec l’abdomen quelquefois rembruni à la base. Les 
élytres sont couvertes d’une réticulation extrêmement fine, naturellement 
plus visible sur les côtés, leur troncature arrondie, avec l’angle externe 
largement arrondi et effacé, tandis que l’interne, à peu près droit, est à 
peine émoussé ; les séries ponctuées, complètement effacées en dedans où 
elles n'existent que sous l'apparence de fines lignes plus brillantes, sont 
plus imprimées et presque toujours canaliculées en dehors, où les points 
sont pelits et assez écartés ; le rebord, assez étroit, se dilate très faible- 
ment avant l’angle externe qu’il contourne pour suivre la troncature et se 
confondre avec le rebord ou striole de la suture : c’est le seul Gyrinus 
dont l’élytre soit ainsi entourée d’un rebord. 


La description du D’ Sharp a été faite sur des exemplaires entièrement 
roux pâle, en dessous, variété de beaucoup la plus répandue. 


Se rencontre à peu près sur tous les points du Brésil, où il varie sui- 
vant les localités. (Coll. Sédillot, Wehncke, Sharp, Régimbart; Musée de 
Bruxelles. ) 


167. GYRINUS VIOLACEUS Régimpb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 94. 


Long. 6 mill — Ovatus, haud curtus, convexus : supra in medio niti- 
dus, cæruleo-violaceus, ad latera sericeo-opacus, olivaceus, margine et 
sutura angustissime æneis ; infra rufo-testaceus. Scutello æneo; elytris 
subtilissime reticulalis, ad apicem oblique truncatis, angulo externo valde 
obluso, vix rotundato, suturali latissime rotundato; seriebus omnino 
deletis, vestigia obsoletissima vix præbentibus ; margine angusto, medium 
truncature attingente. 


Ovale, non raccourci, à convexilé moyenne, sans être atténué aux deux 
bouts. Dessus du corps couvert d’une réticulation très fine, à mailles 
régulières, non allongées, d’un beau bleu violet très intense et brillant au 
milieu, avec les côtés d’un soyeux opaque et plutôt olivâtre, surtout lors- 
qu’on regarde l’insecte perpendiculairement à la suture; rebord latéral 
et suture très élroitement bronzés, l’écusson d’un bronzé doré fort bril- 
lant; dessous du corps d’un roux clair, ainsi que les paties. Élytres pré- 


188 MAURICE RÉGIMBART. (148) 


sentant à peine les traces de séries très obsolètes dont les externes ne 
sont pas plus senties, tronquées obliquement au sommet, l’angle externe 
très obtus, mais à peine émoussé, le sutural très arrondi et complète- 
ment effacé ; le rebord est étroit et se continue le long de la troncature, 
sans atteindre l’angle sutural. 


Cette jolie espèce est facile à distinguer du chalybæus par la coloration 
testacée du dessous du corps et par les élytres obliquement tronquées, à 
angle sutural très arrondi et à rebord plus étroit. 


Montevideo. (Mus. de Bruxelles et de Madrid; coll. Régimbart.) 


168. GYRINUS CRASsUuS Aubé, 1838, Spec., p. 711, 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 95. 


Long. 4 3/4 à 5 3/4 mill. — Breviter ovatus, crassus, valde convexus ; 
supra parum nitidus, obscure cyaneus, ad latera opacus ; late cupreo- 
limbatus ; infra niger, ano ferrugato, epipleuris pedibusque rufis. Ely- 
tris dense reticulatis, ad apicem paulo rotundatim truncatis, angulis sat 
anguste rotundatis ; seriebus omnino obsoletis, interdum lineolis vix 
conspicuis indicatis ; margine angusto, post angulum extlernum desi- 
nente. 


Bien facile à distinguer du chalybæus par la coloration plus obscure, 
bleuâtre et beaucoup moins brillante, avec une large bordure cuivreuse 
très nelte et très opaque; dessous noir de poix, avec le sommet du ses- 
ment anal ferrugineux, les épipleures et les pattes roux. Élytres densément 
et également réticulées, à troncature un peu arrondie, les angles assez 
émoussés; les séries ponctuées manquent absolument, ou ne sont indi- 
quées que par des lignes ondulées à peine visibles à la loupe ; le rebord 
est étroit et se termine insensiblement en arrière de l’angle externe le 
long de la troncature. 


Brésil, (Coll. Sédillot, Sharp, Régimbart, Wehncke.) 


169. GYRINUS CHALYBÆUS Perly, 1850, Delect. Anim., p. 15, fig. 3: 
— Aubé, Spec., p. 708. 
Annales 1883, pl. 6 (Gyrinides, pl. IV), fig. 96. 


Long. 5 à 6 mill. — Breviter ovatus, crassus, valde convexus; supra 


(149) Monographie des Gyrinidæ. 189 


cæruleus, vel violaceus, in medio nilidulus, ad latera opacus ; infra niger, 
pedibus piceo-ferrugineis. Elytlris sublilissime retlicululis, fortius ad 
latera, ad apicem recte truncatis, angulo externo obtuso, arguto, suturali 
recto, angustissime rolundalo ; sericbus fere nullis, extus aliquot punctis 
vix éndicatrs ; intervallis plants, extus levissime convexis ; margine lato, 
posterius intus sulcum obliquum emittente et ad angulum externum desi- 
nente. 


Var. G. derasus Sharp, Ann. Soc. Belg., vol. XX, p. 118. — Minus 
cæruleus, plumbeus, ad latera olivaceus. 


Espèce assez variable de forme et de taille, toujours assez courte et 
très convexe, un peu déprimée en arrière. Coloration en dessus d’un beau 
bleu violet, à légers reflets bronzés en dehors, en dessous d’un noir pro- 
fond, avec les pattes d’un ferrugineux obscur, plus clair au voisinage des 
articulations. Élytres à réticulation très fine, très superficielle en dedans, 
plus fortement imprimée en dehors, à troncature droile, l'angle externe 
nullement émoussé, l’interne droit et à peine émoussé; séries poncluées 
tout à fait invisibles en dedans, ou représentées seulement par des ves- 
tiges de lignes un peu ondulées, très peu apparentes en dehors, où elles 
présentent quelques points légers et espacés; les intervalles sont plans, 
les externes à peine convexes; le rebord large, surtout en arrière, émet 
tout près de la trencature un sillon oblique qui en atteint le milieu, mais 
sans la toucher, et se termine juste à l'angle externe. 

Je ne puis séparer de cette espèce le G. derasus Sharp, qui n’en diffère 
que par la coloration plombée et olivâtre sur les côtés : c’est du moins 
la seule différence que j'ai pu trouver sur Pindividu typique que m’a 
communiqué le D’ Sharp. 

Brésil. (Coll. Sédillot, Wehncke, Sharp, Régimbari ; Mus. de Bruxelles, 
etc.) 


Explication de la planche. 
ANNALES 1883, planche 6 (GYRINIDES, planche IV). 
Fig. 65. Mâchoire du Gyrinus urinator, vu en dessus : a, stipes; — 


b, squama ; — c, lobe interne ou mâchoire proprement dite; 
— d, lobe externe ou palpiforme; — e, palpe. 


190 


Fig. 66. 


92: 


96. 


MAURICE RÉGIMBART. — Monographie des Gyrinidæ. (150) 


Coupe du tarse du Cybister Ræseli &. 
— — du Macrogyrus rivularis &. 
— — du Cybister Ræseli 9. 
— — de l’Enhydrus tibialis ©. 
(Dans ces quatre figures : p, pli divisant en deux moitiés 
f. s, et f. s’, la face supérieure ; — f. à, face inférieure.) 


. Tête de l’Aulonogyrus elegantissimus, vue en dessus. 


— de l’A. concinnus, vue de profil; toutes les pièces de la 
bouche et les antennes ont été enlevées pour laisser bien voir 
l’échancrure préoculaire. 


. Tête du Gyrinus urinator, vue de profil. 
. Pronotum de l’Aulonogyrus splendidulus. 


— du Gyrinus pernitidus. 


. Propygidium et pygidium de l’Aulonogyrus elegantissimus. 


— — du Gyrinus borealis. 


. Élytre de l’Aulonogyrus elegantissimus. 


— A. splendidulus. 
— A. subparallelus. 
— A. concinnus. 
— A. Goudoti. 


. Élytre du Gyrinus fraternus. 


. aguiris. 

. plicifer. 

. elongatus. 

. bicolor. 

. nitidulus. 

. CONVEXTUSCULUS. 


| 
PF s9S 


. Mésosternum du Gyrinus marinus. 


— du G. pectoralis. 


. Élytre du Gyrinus Bolivari. 


— G. gibbus. 
— G. ovatus. 
— G. violaceus. 
— G, crassus. 
— G. chalybæus. 


LE — ——— 


NOTE 


SUR UN 


Lucanide incrusté dans le Succin 


(Paleognathus LEUTHNER suecini WAGA.) 


Par M. WAGA. 


(Séance du 27 Décembre 1882.) 


Tout le monde sait que, parmi les débris organiques renfermés dans 
l’ambre jaune ou succin, on trouve souvent de pelits animaux que l’on 
voit dans la masse du succin très distinctement quand cetle masse a con- 
servé sa transparence. Ces animaux, appartenant à la faune éteinte, ont 
attiré depuis longtemps l'attention des naturalistes qui les ont étudiés 
scrupuleusement et qui les ont décrits dans des ouvrages sérieux. La 
plupart de ces ouvrages ont pour auteurs des naturalistes allemands, dont 
les infatigables recherches prouvent que le succin renferme non-seule- 
ment des Araignées et des Fourmis qui s’y trouvent le plus ordinaire- 
ment, mais encore des insecles de différents ordres, parmi lesquels les 
Coléoptères sont rares. 


Un jeune aspirant entomologiste, M. Xavier Branicki, se trouvant, en 
1881, sur les bords de la mer Baltique, près de Dantzig, a eu la chance 
d’y rencontrer un morceau de succin dont la transparence permettait de 
voir qu’il renferme un Coléoptère de la famille des Lucanides et parais- 
sant se rapprocher beaucoup du genre Lamprima. I1 m'a communiqué sa 
trouvaille, en me priant d'étudier et de décrire ce curieux exemplaire. 


Voici les dimensions de l’insecle, prises avec autant d’exactitude que 
le permettait la vue de l’objet enfoncé dans un corps solide : 


Abdomen : long. 9 mill., larg. 6 mill.; corselet (thorax) : long. 8 mill., 
larg. 6 mill.; tête : long. 2 mill, larg. 4 mill.; mandibules : long, 
plus de 2 mill. 


Ann, Soc. ent, Fr, — Octobre 1882, 


192 WAGA. 


Sa longueur totale est donc d'environ 44 millimètres, en dehors des 
mandibules, et il est tout entier de couleur uniforme gris ee avec 
un certain éclat métallique ou plutôt nacré. 


La surface supérieure des élytres est ponctuée, les points montrant une 
certaine tendance à se ranger en séries longitudinales, mais ces points 
sont faibles, pas marqués partout, les plus visibles sont près de la suture, 
où ils forment une série très régulière ; ils sont aussi apparents au bord 
externe de l’élytre qui, depuis l'angle huméral jusqu’au tiers de sa 
longueur, est marginé, et c’est sur cetie marge qu’on distingue une série 
de points presque conligus, très régulière. A la face supérieure des 
élytres, près de l’écusson, on remarque une faible dépression. 


L’écusson, très étroit, est découpé en arc. 


Le corselet, dont les côtés sont nettement arrondis, est fortement 
convexe, presque bombé : sa convexité dépasse le niveau des élytres ; sa 
surface est profondément ponctuée, les points sont parsemés drus, mais 
ne présentant aucune disposition régulière. Sa largeur au milieu dépasse 
un peu celle de l’abdomen, mais elle diminue postérieurement jusqu’à 
égaler celle de la base des élytres. Les bords latéraux du corselet sont 
dans toute leur étendue marginés en gouttière : les points sur ces marges 
sont plus perceptibles que sur le disque. 


Le contour de la tête est particulier : le chaperon qui la recouvre est 
antérieurement découpé en deux lobes acutangles, un à droite et un à 
gauche, et affaissé au milieu. Sa surface présente la même ponctuation 
que celle du corselet, et en outre deux gros tubercules dans son affais- 
sement. 


Les yeux sont petits, noirs, placés aux côtés de la tête, tout près du 
bord antérieur du corselet. 

On ne voit pas clairement l'insertion de l'antenne sous la tête, La 
longueur de l’antenne est au moins égale à celle du corselet. A partir du 
coude, on peut suivre toute l'articulation des antennes dont les quatre 
articles apicaux ne présentent que faiblement la pectination. 


La forme des mandibules est toute particulière : elles sont plates, très 
larges, se rétrécissent vers l’apex, s’y recourbent et se terminent par une 
dichotomie propre à cet organe chez plusieurs Lucanides. La surface de 
ces mandibules, là où elles ont la plus grande largeur, est couverte d’une 
granulation grossière qui parait constituer une rugosilé, tandis qu'elles 


Lucanide du Succin (Paleognathus succint). 193 


sont lisses vers le bout. Elles paraissent être très peu sensiblement 
denticulées le long de leur bord intérieur. 

En dessous de l’insecte on voit distinctement tous les segments de son 
abdomen, on aperçoit tout le revers sternal de son corselet et l'insertion 
de toutes les pattes. Malheureusement lattitude qu’a prise sa tête est 
telle qu’il est impossible d’apercevoir les organes de manducation et 
surtout les palpes (1). 

Toutes les pattes ont plus ou moins la même conformation. Les cuisses 
de la dernière paire sont les plus longues. La jambe paraît être, dans toute 
sa longueur, garnie d’une frange de poils à peine perceptibles. Le bout de 
la jambe, un peu élargi, est muni, du côlé interne, d’une pointe. Il y a 
cinq articles aux larses de la dernière paire des pattes ; le dernier, très 
allongé, grossit vers le bout et se termine par deux crochets. Les tarses 
sont très fins et assez visiblement velus. 


La surface inférieure de toutes les parties du corselet est, autant que le 
permet de voir la masse de l’ambre ambiante, ponctuée de même que 
la supérieure. 


Voilà ce que j'ai pu observer en regardant mille fois l’insecte à l’aide 
d’une forte loupe. Quant à lui assigner sa place dans la série des Luca- 
nides, je n’aurais pas osé le faire, si je n’avais été aidé des lumières de 
mon collègue et ami M. Henri Deyrolle, dont l'étude des Lucanides est la 
spécialité. M. H. Deyrolle est d’avis que le genre dont l’espèce en ques- 
tion se rapproche le plus est celui des Prismognathus Motsch. (Cyclorasis 
Parry) qui, d’après le Catalogus Coleopterorum Lucanoidum du major 
Sidney Parry (Lond., 1875), contient jusqu’à présent quatre espèces trou- 
vées en Daourie, en Chine et au Japon. Il s’en rapproche effectivement 
par la taille et la disposition du chaperon, mais M. H. Deyrolle croit que 
la forme du corselet qui est marginé, la: longueur des antennes, la finesse 
des tarses et quelques autres détails l’en éloignent à un point qui per- 
mettrait d'y voir un genre à part. Si donc dans l’avenir on lui trouve des 
congénères, on pourrait facilement changer le nom provisoire de Prés- 
mognathus succini que je lui applique. 


(1) Le dessinateur, notre collègue M. A.-L. Clément, à tracé (pl. 7, n° II, 
fig. 2) ce qu'il a pu reconnaître, mais il semble que le deuxième ‘article des 
palpes (b) esi une connexion de deux.! 


(1885) 1° purtie, LE, 


194 WAGA, — Lucanide du Succin (Palcognathus succini ). 


Note additionnelle. 


M. le docteur Franz Leuthner, savant correspondant de l’Académie des 
Sciences de Vienne, ayant eu, pendant son court séjour à Paris, l’occa- 
sion de voir, avant l’impression des Annales, au mois de mai 1883, ma 
communication à la Sociélé entomologique, a été ravi d’avoir trouvé dans 
l’objet que je décris l'unique vestige, selon lui, de ce que possédait la 
faune antédiluvienne par rapport aux Lucanides. M. le D° Leuthner étudie 
cette famille spécialement et exclusivement : il visite tous les musées 
pour décrire les espèces vivantes jusqu’à présent collectionnées. J’élais 
donc heureux d’avoir pu présenter l’objet aux yeux du naturaliste qui est 
à même de comparer toutes les formes connues. 


e- 


M. Leuthner, dans sa grande Monographie, rendra probablement 
compile de cette étude comparative, ce qui complètera ma description de 
l'espèce qu’il compte nommer Paleognathus Leuth. succini Waga. 


EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 7, n° Il. 


Fig. 4. Insecte de grandeur naturelle. 


2, Tête el antennes grossies, 


Description du PAUSSUS JOUSSELINI Guér. 


Par M. Enxestr OLIVIER. 


se 


(Séance du 14 Février 1883 ) 


" See 


Dans la collection de M. de Jousselin, que j'ai acquise il ÿ à quelques 
années, se trouvent, entre autres raretés, plusieurs types de Guérin- 
Menneville, et parmi ceux-ci le Paussus, qu’il a décrit très sommaire- 
ment sous le nom de P. Jousselini dans la Revue zoologique (année 1838, 
p. 20). Il se réservait d’en publier plus tard une figure accompagnée de 
détails et une descriplion complète. Ce projet ne fut, malheureusement, 
jamais mis à exéculion. 

M. Westwood ne connut jamais ce Paussus autrement que par la courte 
nolice de la Revue zoologique. Dans son travail sur Quelques espèces de 
Paussus nouvelles ou imparfailement connues (Trans, of the Ent. Soc. of 
Lond., 1838, p. 90), de même que dans les Arcana entomologica (t. II, 
1843-45), il reproduit la description de Guérin-Menneville, et, d’après les 
indications de ce dernier, il place cette nouvelle espèce à côté du mécro- 
cephalus, dans sa division, prothorace quasi bipartito, antennarum clavu 
postice haud excavata. Ces deux insectes n’ont cependant enire eux que 
des rapports bien éloignés. 


Dans la séance de la Société entomologique de Londres du 4 janvier 
1864, le même auteur décrivit, sous le nom de Curtisii, un Paussus pro- 
venant du Natal qui se rapproche du P. Jousselini, mais s'en distingue 
cependant par des différences importantes. 

Ce dernier étant donc presque inconnu, j'ai cru qu'il serait intéressant 
d'en donner une figure accompagnée d’une description délaillée, faite sur 
l’exemplaire même qui a été entre les mains de Guérin-Mennéville et qui 
figure actuellement dans ma collection. dés 

Ann. Soc, ent, Fr, — Octobre 1883. 


156 ERNEST OLIVIER. 


PAuSsUS JOUSSELINI Guër., Rev. Zool., 1838, p. 20. 
(Annales, pl 7, n° L.) 


Oblongus, brunneus, nitidus ; abdomine elytrorumque apice ferrugineis ; 
tarsis palpisque piceo-rufis ; antennarum articulo primo, brevi, quadrato; 
clava subcylindrica, in medio angustata, parte apicali incrassata, intus 
impressionata, circa hanc impressionem sex tluberculis instructa; capite 
antice longitudinaliler sulcato, tluberculis quatuor munito ; prothorace 
bipartilo : parte antica lateribus posticis acutissime angulatis, longitudi- 
naliter profunde canaliculata; parte postica anteriore paulo angustiore, 
in medio excavata, angulis anlicis valde impressionnatis ; sulco transver- 
sali ad latus utrinque pilis aureis vestilo; elytris lævibus, sparsim aureo- 
pubescentibus, Singulis ad apicem tluberculo glabro instructis ; pedibus 
rugosis, larsis pilis aureis breviter veslilis. — Long. 75 mill, 


Pegou. 


Brun obseur, presque noir; extrémité des élytres, palpes et tarses fer- 
rugineux. 

Téte finement ponctuée, triangulaire, se rétrécissant derrière les yeux 
de façon à former une sorte de cou; front creusé d’un profond sillon, 
portant au milieu de son sommet un tubercule conique; vertex chargé 
de trois tubercules coniques disposés en ligne droite au niveau du bord 
postérieur des yeux, celui du milieu moins élevé et échancré au sommet. 


Yeux proéminents, d’un gris blanchälre. 
Parties de La bouche d’un teslacé brun, 


Antennes couvertes de gros points varioliques, à fond garni d’une pubes- 
cence dorée très courte et très serrée; premier article, court, large, 
presque carré ; massue trois fois plus longue, subcylindrique, élargie à la 
base et à l’extrémilé, munie à sa base d’un appendice court, épais, tron- 
qué obliquement ; partie apicale bordée au sommet par un pelit espace 
lisse, légèrement ferrugineux, creusée à son côlé interne d’une étroite 
fossette longitudinale, lisse, entourée de six dents : trois sont placées en 
dehors et sont plus aiguës et plus longues que les internes qui sont 
obtuses ; ces dents sont situées exaclement en face les unes des autres, 
de sorte qu’en regardant la massue de profil, on n’en voit que trois et 
on ne distingue pas la fossetle. 


Paussus Jousselinr. 197 


Prothorax légèrement ponctué, divisé en deux parties par un large et 
profond sillon transversal dont le fond est garni d’un duvet court et serré 
d’un beau jaune orangé, ce duvet manquant dans la partie médiane du 
sillon sur le tiers de sa longueur. Partie antérieure en trapèze très rétréci 
en avant, à angles postérieurs très aigus, creusée dans son milieu d’une 
impression triangulaire n’atteignant pas le bord antérieur. Seconde partie 
moins large que la première, une fois plus longue, légèrement rétrécie 
en arrière, marquée d’une impression en forme de croissant à chacun de 
ses angles antérieurs et creusée longitudinalement dans son milieu d’une 
large et profonde excavation qui se joint au sillon médian dans la partie 
où manque le duvet orangé, mais s’arrondit en arrière et n’atteint pas la 
base du prothorax ; côté de la base légèrement bisinué, bordé de courts 
cils blanchâtres. 


Écusson triangulaire, finement ponctué. 


Élytres lisses, d’un brun obscur presque noir, teintées de ferrugineux 
à l'extrémité et sur la côte suturale, beaucoup plus larges que le pro- 
thorax, s’élargissant légèrement et régulièrement jusqu’au sommet: par- 
semées de poils très courts d’un jaune orangé, plus raprochés aux épaules 
et à l’extrémité ; chargées, chacune, de deux impressions et d’une petite 
dent dilatée ; les deux impressions sur une ligne droite plus rapprochée 
du bord externe que de la suture, la première à la même distance de la 
base que la seconde l’est du sommet ; à l’extrémité, près de la marge 
latérale, une légère boursouflure formant comme une petite dent dilatée, 


Poitrine noire, fortement ponctuée. 
Abdomen glabre, ferrugineux. 


Jambes brunes, avec les tarses plus clairs, couvertes de granulations 
dont le fond est garni d’une fine pubescence dorée analogue à celle des 
antennes : chacun des articles des tarses muni à son extrémité d’une bor- 
dure de cils raides d’un jaune doré; ongles minces, très aigus, ferrugi- 
neux. 


Je ne connais pas d’autre exemplaire de cet insecte que celui que je 
possède. Il fut rapporté du Pégou par M. de Blosseville, officier de marine, 
neveu du comte de Jousselin, qui le {rouva sur le tronc d’un palmier au 
bord de la rivière Iraouaddy, à une journée de marche de Rangoun. 


Ainsi que je lai déjà dit, ce Paussus se rapproche du Curtisii Westwr., 


198 ERNEST OLIVIER. — Paussus Jousselint. 


mais ce dernier, outre son origine africaine, s’en distingue aisément au 
premier coup d'œil par les caractères essentiels suivants : sa forme est 
plus allongée, sa couleur beaucoup moins foncée; l’appendice de la base 
du second article des antennes est obtus et non tronqué obliquement ; la 
massue est plus grêle; la conformation de la tête est tout autre : beau- 
coup plus allongée, elle ne présente qu’un seul tubercule médian, duquel 
partent quatre lignes saillantes, deux en avant sur le front, et deux 
autres latéralement en arrière, venant aboutir au bord postérieur des 
yeux ; tout le corps est glabre, sauf la pubescence du sillon transversal 
du prothorax; enfin les articles des tarses sont glabres, plus courts et 
plus massifs. 


Il existe au Muséum un unique exemplaire d’un Paussus inédit (P. atri- 
pennis), provenant des chasses de l’Indo-Chine (Mont de la Khon) de 
M. le D' Harmand. Ce Paussus a les plus grands rapports avec le P, Jous- 
selini, et les différences que lon observe dans la forme des antennes et 
les reliefs de la massue pourraient bien n’être que des caractères sexuels. 
Malheureusement, pour être fixé complètement à ce sujet, il faudrait 
pouvoir examiner et comparer attentivement un certain nombre d’indi- 
vidus. 


EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 7, n° L 


Fi. 1. Paussus Jousselini Guér., grossi, et, à côté, sa grandeur natu- 
relle. 

2. Têle, prothorax et antenne, vus de profil. 

3. Têle, vue en dessous. 

L4. Abdomen, vu en dessous. 


o. Tarse postérieur. 


UD CODE —_—_— — 


DESCRIPTIONS 


DE 


Trois nouvelles espèces d'Apiaires 


trouvées en Htalie 


Par M. le D' Pauz MAGRETTI. 


(Séance du 22 Novembre 1882.) 


En présentant à la Sociélé entomologique de France ce travail hymé- 
noptérologique, je vais satisfaire à l’agréable obligation de remercier 
encore infiniment toutes les personnes auxquelles je dois l'honneur d’avoir 
été admis au nombre des membres de cette honorable Société. 


C’est à la bienveillance de M. Ferdinand Piccioli, aide au Museum 
royal de Florence, et de M. le D' Otto Schmiedeknecht, de Gumperda, 
auxquels je réitère l’expression de toute ma reconnaissance, que je dois 
la possibilité de la publication de ces pages. Le premier, savant connais- 
seur et habile collecteur d'insectes, a bien voulu mettre à ma disposition 
bon nombre d'Hyménopières, fruit des chasses de plusieurs années faites 
aux environs de Florence, 


Pendant le cours de la détermination de ces insectes à laquelle je me 
livrais, pour en publier plus tard un petit catalogue, j'ai été frappé des 
caractères nouveaux et bien remarquables de quelques individus appar- 
tenant à deux genres aussi nombreux en espèces que difficiles à déter- 
miner, comme le sont les genres Andrena et Nomada. 


Presque toutes les espèces de ces deux genres, sauf un certain nombre 
qui sont assez nettement caractérisées, présentent entre elles des diffé- 
rences et des affinités tellement légères, qu’on peut facilement les con- 
fondre si l’on juge à l’aide des seules descriptions des auteurs, sans 

Ann, Soc, ent, Fr. — Oetobre 1883. 


200 P. MAGRETTI 


figures et sans types de confrontation. C’est pour cela qu’on reste bien 
souvent irrésolu et dans le doute, soit qu'on affirme l'identité d’une 
espèce avec une autre déjà connue, soit, à plus forte raison, qu'on la 
déclare espèce nouvelle ou non encore décrite. 


Pour résoudre mes doutes, je n’ai pu alors mieux m'adresser qu’au 
savant et profond connaisseur de la famille des Apiaires, possesseur d’une 
riche collection, M. le D' Otto Schmiedeknecht; car j'avais déjà reçu 
assez de preuves de sa sincère amitié el de sa bonté pour êlre encouragé 
dans mon travail. 


Ayant confié à la poste les exemplaires intéressants que je possédais et 
tout ce que je pensais devoir être nouveau, je les recevais peu de temps 
après de M. Schmiedeknecht, avec l'indication certaine que c’étaient bien 
de nouvelles espèces et aussi celle de leurs affinités avec d’autres déjà 
connues. 


Devant un pareil jugement, prononcé par une autorité vraiment consi- 
dérable en la matière, il ne me restait plus qu’à essayer de donner les 
descriptions détaillées et aussi exactés que possible des espèces nouvelles, 
accompagnées (ce que je considère comme toujours indispensable) de 
figures coloriées (1), nécessaires pour les faire complètement recon- 
naître. 


Ce sont ces descriptions que je vais donner ici : 


Genre Andrena Fabr. (1775). 


4. A. SCHMIEDEKNECHTI, n. Sp. (PI. 7, n° IL, fig. 4, abdomen.) 


©. Nigra, rufo-fulvo-villosa, abdomine nigrô, depresso-ovoideo, subli- 
liter granuloso-rugoso, segmento abdominali 1° basi longe hirto-fulvo, 
sequentibus (2°, 3° A°que) fasciis parce fulvo-pilosis, limbo apicali piceo, 
nudo-opaco. Abdominis fimbria brunneo-nigra segmentum anale obte- 
gente; segmentis ventralibus quatuor prèmis apice fulvescenti-ciliatis, 


"A 7 


(1) Les figures de la planche 7, n° III, portent, avec les antennes et un 
tibia, les dessins coloriés des seuls abdomens (comme l’on voit dans l'ouvrage 
de Dours sur les Hyménoptères du bassin méditerranéen, 1872-73) pour faire 
plus promptement remarquer les caractères différentiels des nouvelles espèces. 


Trois nouvelles espèces d’Apiaires. 201 


ano nigro. Pedibus nigris, femoribus, tibiis posticis tarsisque totis ferru- 
gineo-hirtis. Alis hyalinis, limbo læviter fumatis, venis fulvis. Antennis 
nigris, capite nigro-hirto-piloso, genis postice cinerascentibus, clypeo 
nigro-subnitido, grosse et subtiliter punctulato, linea mediana impunc- 
tata, labro pilis brunneis obteclo, mandibulis nigris. Thorace subtus 
pallide, supra dense fulvo-hirto, metanoto pilis longioribus ornato. — 
Long. 42 mill. 


Andrenæ Giraudii et nigro-olivacea Dours, Trimmerana Kb. e£ chalibea 
Perez affinis, differt præcipue abdominis et clypei punctuatione. 


©. Noire. Tête noire, hérissée de longs poils noirs sur le front et au 
bord interne des yeux, ferrugineux pâle derrière les joues. Antennes 
noires. Labre cilié de poils brun ferrugineux, mandibules noires. Corselet 
densément couvert en dessus de poils rouges, pâles et rares en dessous, 
plus longs et moins serrés sur le métathorax. Abdomen déprimé, oblong- 
ovoïde, finement rugueux, à points peu saillants en dessus et en dessous, 
entièrement noir avec les bords des segments du dos de couleur poix; le 
premier segment hérissé à la base et sur les côtés de longs poils rouges, 
les suivants, jusqu’au quatrième, ornés sur leur partie médiane de fascies 
de la même couleur, élargies et à poils plus longs sur les côtés ; les bords 
des segments nus. Partie inférieure des segments noire, avec les bords 
ciliés de longs poils rouge pâle. Pattes noires, articles des tarses ferru- 
gineux, cuisses couvertes de longs poils d’un jaune pâle blanchâtre, 
brosse de la même couleur. Aïles transparentes, un peu enfumées et 
ponctuées à l'extrémité, nervures fauves, écaillettes brunes, Chaperon un 
peu luisant, parsemé de gros points enfoncés sur un fond finement ponc- 
tué, ligne médiane sans points visibles. 


Nouvelle espèce, très proche des Andrena Giraudii et nigro-olivacea 
Dours (Hymén. du bass. méditer., 1873), Trimmerana Kirby (Monogr. 
Ap. Angl., 1821) et chalibea Perez (ex litt. D' O. Schmiedeknecht) ; elle 
se distingue facilement de toutes celles-ci par une vestiture différente et 
par les rugosités de l’abdomen, ainsi que par la ponctuation du cha- 
peron. 


Recueillie au mois de mai dans les bois des Cascine, aux environs de 
Florence, et dédiée à M. le D’ Otto Schmiedeknecht, de Gumperda, près 
de Kahla, en profonde reconnaissance de toutes les faveurs dont m’a 
comblé ce grand maître en hyménoptérologie. 


202 P. MAGRETTI. 


2, A. FLORENTINA, n. Sp. (PI. 7, n° IL, fig. 2, abdomen.) 


®, Nigro-lucida ; thorace abdominisque segmentlo primo supra, femo- 
ribus et tibiis posticis subtus rufescenti-villosis, antennis nigris, capite 
nigro, pilis nonnullis in labro, genis et vertice obscure-castaneis ; segmen- 
tis 20, 8° A0 que apice supra et sublus nigro-piceo-lucidis. Pedibus nigro- 
hirtis, Scopa subtus rufescente, calcaribus testaceis. Alis hyalinis, basi 
venisque læviter fulvis. Glypeo nigro-opaco, crebre punctato ; abdomine 
large ovato-depresso, segmentis totis undique finissime punctulatis, 29-5° 
sat dense nigro-pilosis. Valvula anali nigra, regulariler punctato-rugosa, 
margine nitido parumper elevato. — Long. 43 mill. 


An G'?. Nigro; antennis nigris thoracis longitudine ; flagelli articulo 
secundo tertio fere dimidio longiore ; fronte, genis, thorace supra et sub- 
tus, pedibus abdominisque segmentis dimidio apicali sparse, longe albo- 
fulvescenti-hirtis ; basibus segmentorum longitudinaliter striatis, breviter 
nigro-pilosis, Alis hyalinis, venis teslaceis, — Long. 40 mill, 


Andrenæ Clarkella Kb. afiinis, differt præcipue abdominis punctuatione, 
dein capite et abdomine dense nigro-pilosis, thoracis dorso, pedibus abdo- 
minisque segmento primo, pilis ferrugineo-fulvis ornatis. Mars (an ?) 
segmentis abdominalibus longitudinaliter striatis. 


Q. Noire, luisante. Tête noire, quelques poils du labre et des joues 
d’un marron obscur. Antennes noires, légèrement jaunes à la partie infé- 
rieure des derniers articles. Thorax noir, couvert de poils ferrugineux et 
denses sur le dos, plus longs sur les côlés et au métathorax. Abdomen 
d’un noir luisant en dessus et en dessous, couvert de longs poils noirs, 
avec une fascie ferrugineuse au bord apical du premier segment, les 
bords des segments suivants de couleur poix et couverts de poils noirs 
mêlés d’autres poils d’un brun ferrugineux. Pattes antérieures et inter- 
médiaires noires, avec les articles des tarses d’un noir ferrugineux ; cuisses 
postérieures couvertes de longs poils fauves; les tibias et les tarses noi- 
âtres. Aïles hyalines, nervures testacées, écaillettes noires. Chaperon 
visiblement ponctué partout ; segments de l'abdomen (rès finement ponc- 
tués en dessus et en dessous. 


& (?). Noir. Antennes plus longues que dans la femelle, deuxième 


> 


T'rois nouvelles espèces d’Apiares. 205 


article du funicule environ de moïilié plus long que le troisième. Ghape- 
ron, thorax, palles et abdomen couverts de longs poils blanchâtres ; 
quelques poils noirs le long des yeux. Tarses ferrugineux. Ailes hyalines, 
nervures testacées. Segments de l’abdomen noirs, luisants, sans ponctua- 
tion, les bords couleur de poix. La base des segments 2 à 5 est rayée ou 
sillonnée longitudinalement et couverte de courts poils noirs. 


Nouvelle espèce, voisine d’Andrena Clarkella Kirby (op. cit.), dont elle 
diffère par la tête noire, le thorax densément ferrugineux au dos, l’abdo- 
men d’un noir luisant, finement ponctué, avec le premier segment pourvu 
d’une fascie de poils ferrugineux, les cuisses et les tibias postérieurs 
ornés de longs poils fauves; le corps du mâle hérissé de longs poils 
blanchâtres, avec les segments abdominaux 2 à 5 sillonnés longitudina- 
lement à la base, 


Les deux sexes trouvés en mars et avril à San-Ilario à Colombaia et 
à Poggiona-des-Giogoli, près de Florence, dans les bois et les champs, 
sur les fleurs du Bellis perennis et Au Brassica rapa. 


Genre Kormada Fabr. (1775). 


3, N. PicciOLrANA, n. sp. (PI. 7, n° ILE, fig, 3, abdomen.) 


©. Nigro-flavoque rubida; capite profunde punctato-rugoso, albido- 
piloso; clypeo, labro et puncto supra clypeo, orbitis totis, mandibulis 
(apice exæcepto nigro), antennis (scapo superne nigro-maculato et flagellé 
articulis 59-11° supra fuscescentibus) læte rufis: antennarum articulo 
terlio quarto superne æquali, subtus distincte breviore; labro denticulo 
minuto prædito. Thorace nigro, pilis albidis lateribus hirto, parte antica 
(pro-, mesothorace et mesopleuris), postica (metathorace et metapleuris) 
profundiler rugoso-punctatrs ; pronott lineola, callis humeralibus, tegulis 
alarum, mesopleuris macula magna sub alis, lineis quatuor in mesonoto 
(éntermediis plerumque obsoletis), scutelli tuberculis ct postscutello rufis. 
Abdomine læte rufo; segmenti primi basi nigra, segmentis 20, 3°, 4° 
5°que maculis seplem flavis ornatis, duabus in secundo ovalibus, duabus 
in «ngulo basali tertii linearibus, duabus lriangularibus in dorso quarti 
alteraque magna ümpari in segmenti quinti dorso. Valvoula anali dorsali 
rubra, leviter punclulata, limbo nigro-elevato, Alis sat fumatis, in disco 


20! P. MAGRETTI. 


hyalinis, cellula cubitali tertia superne valde angustata, vena ordinaria 
fere interstitiali. Pedibus rufis, femoribus totis inferne nigro-maculatis, 
tibiis posticis latere interno nigro-fasciatis, apice pin tribus fuscis 
munilis. — Long. 8 mill. 


Nomadæ rhenana Moraw. affinis, differt præcipue flagelli articulo 
secundo tertio distincte breviore, in N. rhenana æquali. Valde affinis etiam 
N. Radoszkowskyi Schmied. én litt. est, quæ mandibulis ante apicem dis- 
tincte dentatis optime distinguenda est. 


£. De grandeur moyenne et de couleur noire, rouge et jaune. Tête noire, 
couverte de rares poils blanchâtres; labre, chaperon, orbites antérieurs 
et postérieurs, un point à la base de la crête interantennaire, antennes 
(excepté la partie supérieure noirâtre du scape et des articles 5 à 11 du 
funicule), de couleur rouge foncé. Thorax noir, avec une ligne au pro- 
thorax étroite et rétrécie au milieu, deux grandes taches aux côtés du 
thorax, sous les ailes ; écusson et postécusson, quatre lignes au mésothorax, 
deux près des écaillettes alaires et deux plus courtes, et pas toujours 
visibles, sur le dos, de couleur rouge foncé; écailletites et point calleux 
d’un rouge orangé. Abdomen rouge vermillon, avec la base des premier 
et quatrième segments noire, orné de sept taches jaunes, dont deux plus 
grandes et ovales sur le deuxième segment, deux linéaires aux angles 
basilaires du troisième, deux triangulaires sur le dos du quatrième et 
une, en forme de quadrilatère, sur le cinquième segment, qui est aussi 
cilié de poils argentés à son extrémité. Segment anal rouge, couvert de 
poils bruns ; valve dorsale ponctuée, avec le bord relevé noir. Ventre 
rouge en entier, sauf une petite tache noire à la base, Aïles densément 
enfumées, hyalines sur la partie discoïdale, couvertes de poils rougeûtres 
très fins. Pattes rouges, avec la base de toutes les cuisses et la partie 
interne des tibias postérieurs noires ; les extrémités des tibias postérieurs 
avec trois épines courtes, brunes. Chaperon muni d’une petite dent au 
milieu. Tête et partie antérieure du thorax profondément poncluées ; 
aire du métathorax finement striée, avec deux petits points latéraux 
rouges ; les parties postérieures visiblement ponctuées. 


Nouvelle espèce, très voisine de N. rhenana Morawitz (Beitr. zur Bie- 
nenfauna Deutsch., 1872, p. 382, n° 54), dont elle diffère principalement 
par le troisième article des antennes qui est plus court que le quatrième, 
tandis que, dans la N. rhenana, ces deux articles sont de même lon- 
gueur. 


l'rois nouvelles espèces d’Apiaires. 205 


Elle est aussi très voisine de N. Radoszkowskyi Schmiedkt. (in litt.), 
mais est facilement reconnaissable en ce qu’elle n’a pas, comme elle, une 
dent devant le bout des mandibules. 


Dédiée à M. Ferdinand Piccioli, qui l’a recueillie au mois d’avri dans 
les bois des Cascine, près de Florence. 


EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 7, n° III. 


Fig. 1. Andrena Schmiedeknechtr, n. sp., $. Abdomen grossi du double. 


Aa Id id. Antenne droite grossie. 
AL NI: id. Longueur naturelle de l’in- 
secte. 


2. Andrena florentina, n. sp., $. Abdomen grossi du double, 


24 Id. id. d. Abdomen grossi du double. 
2b. Id id. Autenne gauche de la femelle nota- 
blement grossie. 
dc: id. Antenne droite du mâle notablement 
grossie, 
2IG Pl li id, Longueur naturelle de l’insecte fe- 
melle. 
ce I id. Longueur naturelle de l’insecte mâle, 
3. Nomada Piccioliana, n, Sp., $. Abdomen grossi deux fois et 
demie, 
8a. Id. id, Antenne droite notablement 
grossie. 
3b, Id. id. Tibia de la palte gauche posté- 
rieure grossi. 
6 (1 R id, Longueur naturelle de l’insecte. 


ER —— —— 


DESCRIPTION 
D’UNE 


Tenthrédine inédite de la faune de Sarepta 


Par M. Eomonp ANDRÉ, de Reaune. 


(Séance du 25 Juillet 1883.) 


ALLANTUS ATRATUS, N. Sp. — Aer; mandibulis apice obscure ferrugi- 
neis ; femoribus et tibiis anticis externe luteis ; alis hyalino-griseis, 
stigmate piceo, basi brunneo ; unguiculis apice ferrugineis. — &, — Long. 
9 mill.; exp. alarum, 17 mill. 

Sarepta in Russia mieridionali, a Domino Al Becker lecto el misso. 


d. Tête rugueusement ponctuée, mate, très concave en arrière, cou- 
verte d’une courte pubescence fauve; épistome fortement et circulaire- 
ment échancré. Thorax mat, plus finement ponctué ainsi que les écail- 
lettes, avec la même pübescence encore plus courte. Cenchri grands, à 
peine jaunâtres. Abdomen luisant, presque glabre, couvert d’une ponc- 
tualion excessivement fine, peu visible. Corps entièrement noir. Mandi- 
bules d’un ferrugineux sombre sur leur moitié apicale, avec l'extrême 
pointe noire. Pattes antérieures ornées d’une tache d’un jaune clair au 
côté externe des cuisses, n’atteignant pas leur base; et le même côté des 
tibias d’un jaune un peu plus rougeâtre. Tous les ongles noirs à leur base, 
avec la plus grande partie d’un ferrugineux clair. Ailes un peu grisàtres ; 
nervures noires, brunâtres vers la base de l’aile ; nervure costale légère- 
ment rougeâtre ; sligma de même couleur plus claire, avec une tache d’un 
jaune un peu brunûtre à la base. 


Cel insecte se distingue très facilement des autres espèces foncées 
d’Allantus par l'abdomen entièrement noir, la leinte toute différente de 
ses ailes el sa ponctuation spéciale. 

Il est regreltable que je ne puisse décrire ici qu’un seul sexe de celte 
curieuse espèce. 


Ann. Soc. ent. Fr. — Octobre 1883. 


Groupe des CYDNIDES 


10e PARTIE (1). 


Par M. Victor SIGNORET, Membre honoraire. 


(Séance du 22 Novembre 1882.) 


Genre GEOTOMUS (suite et fin), 


Annales 1883, pl. 4, 5 et 9 (Cydnides, pl. XIX à XXI). 


äl. GEOTOMUS PENSYLVANICUS Sign, — Melanæthus picinus Uhler, 
Bull, Un. Stat. Geol. and, Geogr. Surv. (1877), 8914, 2. 


Annales 1883, pl. 4 (Gydnides, pl. XIX), fig. 169. 


États-Unis, Pensylvanie; type. — Long. 3 4/2 mill., larg. 2 mill. (Goll. 
Ulhler.) 


Ovalaire, d’un brun foncé, les pattes, le rostre, les antennes d’un brun 
jaune, les tarses jaunes. 


Tête plus large que longue, arrondie en avant, le lobe médian aussi 
long que les latéraux, les sutures s'étendant au delà de la base des yeux, 
les ocelles très près de ceux-ci. Vertex presque lisse, à peine striolé. 
Antennes avec le deuxième article presque égal au troisième. Rostre 
atteignant les coxis intermédiaires. Prothorax fortement ponctué sur les 
côlés et sur le sillon transverse; disque antérieur plus convexe et lisse. 
Écusson arrondi au sommet, assez fortement ponctué sur le disque. 
Élytres fortement ponctuées à la base, moins sur la corie, finement dans 
l’espace marginal, qui est beaucoup plus étroit que dans l'espèce précé- 
dente (robuslus); côle marginale plus forte et visible jusqu’à l’extrémité ; 
membrane d’un blanc hyalin. Abdomen lisse, un peu ponctué autour des 
stigmates. Mésosternum mal dans l’espace lriangulaire près des hanches, 


(1) Voir tre à 9° partie, Annales 1881, 1882 et 1383, p. 33. 


Ann. Soc. ent. Fr. — Octobre 1883, 


208 V. SIGNORET. (202) 


lisse dans l’autre portion, avec quelques stries et un ou deux points. 
Métasternum mat autour du canal ostiolaire, lisse dans la plus grande 
parlie externe, avec des stries el de larges points vers l’espace mat. Canal 
ostiolaire confondu avec la suture, très sinueux et offrant en dessous une 
forte dilatation vésiculaire sans ouverture osliolaire visible. 


92. GEOTOMUS PARVULUS Signoret. — Melanæthus elongatus Uh1., 
Geol. Surv., 1872, 14; id., 14876, 14, et 1877, 393. 


Annales 1883, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 170. 


Californie. — Long. 3 1/2 mill., larg. 2 mill. (Coll. Uhler et coll. 
Signoret.) 


Ovalaire, mais plus allongé, plus parallèle sur les côtés que l'espèce 
précédente, d’un brun noirâtre, avec les antennes, le rostre et les paltes 
moins brun foncé, les iarses et le premier article des antennes jaunes. 

Tête arrondie en avant, le lobe médian aussi long que les latéraux. 
Vertex ponctué. Antennes avec le deuxième article plutôt plus court que 
le troisième. Rostre n’atleignant que le milieu des hanches intermé- 
diaires. Prothorax très ponctué sur les côtés, sur la ligne transverse et 
derrière l’échancrure antérieure. Élytres très ponctuées à la base et dans 
l’espace marginal, un peu moins sur la corie, la côte à peine sentie. Mem- 
brane d’un blanc hyalin. Abdomen lisse, finement striolé et ponctué sur 
les côlés latéraux. Mésosternum, mélasternum et canal ostiolaire comme 
dans robustus Uhl., l’espace lisse du premier faiblement ponctué dans 
l’angle externe, le post-métasternum ponctué près des hanches. 


33. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) CRENATUS, SP. NOVe 
Annales 1883, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 471. 
Mexique, — Long. 3 1/2 mill., larg. 4 3/4 mill. (Coll. Lethierry.) 


Brun noirâtre, en ovale allongé, parallèle sur les côtés, très finement 
ponctué sur toute la surface, | 

Tête arrondie, ne présentant que les cils du vertex, les bords glabres, 
rebordés ; lobe médian étranglé au niveau des yeux, les sutures prolon- 
gées jusqu’au niveau des ocelles, plus étroit en avant, irès ponclué, ainsi 
que le vertex. Ocelles plus rapprochés des yeux que de la ligne médiane. 


(205) Groupe des Cydnides, 209 


Yeux sans épine à la base. Rositre emboîlé à la base dans des carènes 
rostrales très élevées cachant entièrement les deux tiers du premier 
article. Prothorax très ponctué sur toute sa surface, exceplé deux 
bandes étroites partant de l’espace entre les deux points piligères sous- 
oculaires et se dirigeant par une courbe l'une vers l’autre vers la ligne 
médiane, mais sans se réunir. Écusson assez long, arrondi au sommel et 
très ponclué sur son disque, excepté aux angles basilaires qui forment 
un petit relief lisse. Élytres sans côte marginale rebordée, mais presque 
tranchantes, la corie moins ponctuée que le reste. Membrane ne dépas- 
sant pas l’abdomen; celui-ci présentant au sommet de chaque segment 
une crénelure assez forte, le milieu des segments lisse, fortement strié et 
ponctué sur les côtés. Plaque male du mésosternum n’occupant que 
l’angle interne près de la hanche, la surface lisse plus grande et ponc- 
tuée, celle du mélasternum n’occupant que l’espace en dessous du canal 
ostiolaire, la surface lisse ponctuée près de la terminaison de la partie 
mate. Canal ostiolaire très long, confondu avec la suture et terminé en 
dessous par une tubérosité convexe comme dans le Geot. pensylvanicus. 


Cette espèce, très remarquable, ne peut se confondre, par les caractères 
énoncés, avec aucune autre, el vient se ranger lout naturellement près des 
trois précédentes par la forme toute particulière de l’ostiole. 


34. GEOTOMUS (GYDNUS) SPINOLAI Sign., Ann. Soc. ent. Fr. (1863), 545, 
pl. 12, fig. 12. — Melanætlhus Spinolai Uhl., Bull. Un. St, Geol. 
Surv. (1877), 392, 3. 


Annales 1883, pl. 4 (Cydnides, pl. XIX), fig. 472. 


Chili et Cuba. — Long. 2 1/2 à 3 mill. (Coll. Uhler et de la nôtre); 
Mexique (coll. du Mus. imp. de Berlin.) 


D'une forme ovalaire allongée, subparallèle sur les côtés ; d’un brun 
noirâtre, les antennes et le rostre jaunâtres, les tarses jaunes; très fine- 
ment ponctué sur la têle, le prothorax, l’écusson et le sommet de la 
corie, plus fortement sur les séries ponctuées de la suture cubitale, du 
cubitus et sur les radiales; dans l’espace marginal une seule ligne de 
points très forts, la côte marginale lisse, à peine rebordée. | 

Têle arrondie en avant, le lobe médian un peu plus long que les laté- 
aux ; ne présentant que les cils naissants des points piligères du vertex 
el ceux naissants à la base du rostre, Antennes avec le deuxième article 

(1883) 1° partie, 14. 


219 V. SIGNORET. (20/4) 


plus court que le troisième. Rostre atteignant le sommet des coxis. Écus- 
son avec le sommet acuminé, très finement ponctué sur le disque. Élytres 
fortement ponctuées sur les séries et dans l’espace marginal, où il n’y a 
qu’une ligne ponctuée. Membrane hyaline, dépassant le sommet de rab- 
domen; celui-ci lisse, mais cependant avec une ponctuation discrèle, 
visible avec un fort grossissement, Plaque mésosternale petite, n’occupant 
que l’angle inférieur entre la hanche et la suture, l’espace lisse très grand, 
strié et ponctué ; plaque mésosternale à peine striée, avec l’espace latéral 
strié longitudinalement et fortement ponclué, ainsi que le post-métaster- 
num, dont la suture est crénelée, Canal ostiolaire atteignant le milieu 
du métasternum et finissant par un lobe très grand et arrondi, entourant 
l'ouverture ostiolaire. 


Cette espèce se distingue de toutes ses voisines par la tête ne présen- 
tant pas de cils sur les bords des lobes latéraux ou médian, et par une 
ligne de forts points dans l’espace marginal au lieu de points disséminés 
que l’on observe dans toutes les espèces. Ce seul caractère suffit pour la 
bien distinguer. | 


M. Distant, dans sa Biologie du centre de l'Amérique, indique un Cydnus 
mexicanus qui pourrait bien être une des trois espèces ci-dessus, mais 
nous n’en connaissons pas le type. 


85. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) RADIALIS, SD. NOV. 
Annales 1883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 178. 


Cap de Bonne-Espérance. — Long. $ 4 3/4 mill., larg. 2/3 mill. (Mus. 
imp. de Berlin.) 


D'un brun marron clair, d’une forme allongée, subparallèle, ponctué, 
impressionné sur le disque antérieur du prothorax. 


Tête subarrondie; faiblement striée en avant; les antennes présentant 
le second article plus long que le troisième. Prothorax à peine ponctué 
sur la ligne transverse et sur les côtés, offrant sur le disque antérieur 
une impression avec deux fossettes faibles. — Nous ne savons que penser 
de cette impression qui, étant assez généralement le caractère des mâles, 
nous semble cependant être due à une dépression artificielle. — Écusson 
très long, acuminé, fortement et discrètement ponctué sur le disque, 


(205) Groupe des Cydnides. 24 


avec une ligne de points sur les côtés, Élytres fortement poncluées à la 
base, moins sur la corie et l’espace marginal. Plaques mates très élen- 
dues et faiblement striées, les espaces lisses fortement ponctués. Canal 
ostiolaire dépassant le milieu du métasternum et terminé par un fort lobe 
arrondi, l’ostiole invisible, Abdomen fortement ponctué et strié sur les 
cÔLés. 


Un caractère particulier à cette espèce est la présence des radiales qui 
ne se détachent de la côte que vers le quart de la parlie basilaire, la sui- 
vant jusque là. Pas de point piligère. 


36. GEOTOMUS (MELANÆTEUS) UHLERI, Sp. NOV 
Annales 14883, pl. 5 (Cydnides, pl XX), fig 174. 


Amérique du Nord. — Long. 3 mill., larg. 4 1/2 mill. (Mus. de Vienne.) 


Gelte espèce est très voisine de M. Spinolai Signoret et de M. par- 
vulus, mais elle se distingue de suite des deux par sa ponctuation 
générale plus abondante sur la tête et le prothorax, où il n’y a que 
deux très petits espaces lisses sur le disque antérieur; l’écusson, 
excepté les angles basilaires, et les élytres qui n’offrent qu’un seul point 
piligère sur la eôle marginale et des points disséminés dans l’espace 
marginal. Le second artiele des antennes est un peu plus court que le 
troisième ou presque égal. Le canal ostiolaire, long, finit par un lobe 
arrondi lisse, comme dans le Geot. punctulatus. Plaques mates petites, la 
mésosternale n’occupant que la moitié interne entre la hanche et la 
suture, l’autre portion lisse et avec quelques forts points, la plaque méla- 
sternale ne dépassant pas le sommet du canal ostiolaire, la portion lisse 
ponctuée, les segments abdominaux striolés-ponctués sur les côlés. 


97. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) SCHÆFFERII, SP. NOV, 
Annales 1883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 175. 


Sennaar. — Long. 3 4/2 mill., larg. 2 mill. (Mus. imp. de Berlin.) 


. Gelte espèce, par son étroitesse, vient se placer tout près de proximus 
et de l’elongatus H.-Sch., mais elle se distingue de suite de ces espèces 


212 V. SIGNORET. (206) 


par la grandeur des plaques mates qui occupent presque entièrement 
l'espace des méso- et métasternum, ne laissant qu’un très pelit rebord 
lisse et non ponctué près des bords latéraux ; ces grandes plaques sont 
uniformément mates, sans siries ni poncluation, ce qui ne se rencontre 
dans aucune autre espèce. Le canal ostiolaire atteint le milieu du méta- 
siernum et se termine en lobe arrondi en forme de boucle, l’ostiole au 
milieu. L’abdomen est strié de lignes sinueuses non poncluées. 


D'une forme moins parallèle que l’elongatus, plus subarrondie ; d’un 
brun noirâtre. « | 

Tête arrondie, lisse, les sillons à peine visibles. Deuxième article des 
antennes de même grandeur que le troisième. Prothorax convexe, très 
finement ponctué sur la ligne transverse, le long des bords latéraux vers 
les angles antérieurs. Écusson avec une ligne latérale de points et une 
ponctuation plus forte sur le disque, la base lisse. Élytres faiblement 
ponctuées sur la corie, l’espace marginal imponctué, un seul point 
piligère à la côte et encore peu marqué. Le reste comme dans les autres 
Cydnides. 


58. Georomus (MELANÆTHUS Uhl.) ELONGATUS H.-Schäff., Wantz., L V, 
(1839), 96, fig. 546. — oblongus Ramb., Faun. And. (1841), 
145, 7. — Fieb., Eur. Hem. (1861), 364, 5. — Muls. et Rey 
(1866), 35 et 38, 2. — Puton, Pentatomides. 


Annales 1883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 176. 


Europe, Asie et Afrique. — Long. 4 mill., larg. 2 1/4 mill. 


Corps obiong, allongé, parallèle sur les côtés, d’un brun noir, la corie 
un peu plus claire, le rostre, les antennes et les pattes d’un brun jaune, 
les Larses jaunes; ponctué sur la têle, le disque postérieur et les côlés 
du prothorax, l’écusson, moins les angles basilaires, et les élytres. 


Tête arrondie en avant; lobe médian aussi long que les latéraux et 
offrant deux cils à l'extrémité, ceux-ci en ayant quatre ou cinq. Antennes 
avec le deuxième article égalant le troisième, les quatrième et cinquième 
les plus longs. Rostre atteignant la base des hanches intermédiaires. Pro- 
thorax légèrement impressionné, le disque postérieur ponctué ainsi que les 
bords latéraux et le derrière de l’échancrure antérieure ; sur les côlés, sept 


(207) Groupe des Cydnides. 213 


ou huit points piligères. Écusson long, ponctué, anguleux à l'extrémité, 
offrant une impression longitudinale, les angles basilaires lisses. Élytres 
ponctuées, un seul point piligère sur la côte marginale. Membrane d’un 
blanc hyalin. Abdomen noir, lisse au milieu, les côtés ponctués. 
Plaque mésosternale s'étendant jusqu’au bord latéral, la plaque méta- 
sternale séparée de la portion lisse, qui offre deux séries de points, par 
une ligne presque droite, concave en haut, convexe en bas. Canal ostio- 
laire fortement chagriné, étroit à la base, très large au sommet, qui forme 
un lobe très arrondi présentant en arrière une forte excavation dans 
laquelle est caché l’ostiole. 


99. GEOTOMUS GRACILIPES, SP. nov. 
Annales 14883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 177. 


Adelaïde. — Long. 6 mill., larg. 2 1/2 mill. (Mus. de Leyde.) 


Ovalaire allongé, d’un brun noirâtre, ruguleux sur le vertex, faible- 
ment ponctué en travers du prothorax, avec une impression assez forte 
sur les côtés près du point piligère, fortement et parcimonieusement 
ponctué sur le disque de l’écusson, avec une ligne latérale de points ; 
élytres fortement ponctuées sur la corie. 


Tête longue, avec les lobes latéraux arrondis et dépassant le lobe 
médian, celui-ci échancré sur les côtés, laissant apparaître la ligule et 
l'extrémité des deux carènes rostrales, le tout confondu ensemble de 
manière qu’en définitif le lobe médian paraît plus long que les latéraux. 
Antennes longues, avec le troisième article le plus court. Rostre long, 
atteignant les pattes intermédiaires ; canal rostral avec les carènes très 
développées; second article très long, le troisième un peu moins, et le 
quatrième la moitié du précédent. Prothorax très échancré en avant, 
arrondi sur les côtés, un à trois points piligères sur le rebord même. 
Écusson avec l'extrémité très longue, subparallèle, angulairement arron- 
die, largement et discrètement ponctué sur le disque. Corie très 
longue, la membrane d’un blanc hyalin, les nervures presque invi- 
sibles. Pattes gréles, faiblement spinuleuses, les tibias antérieurs à 
peine dilatés. Abdomen très ruguleux, ponctué latéralement, le milieu 
lisse. Méso- et méta-épisternum ruguleusement ponctués, les plaques 
males très courles, dépassant à peine, pour l’inférieure, le canal ostio- 


24/ V. SIGNORET. (208) 


laire; celui-ci s'étendant jusqu’au milieu de l’épisternum et présentant à 
son extrémité intérieure une espèce de pavillon en forme de champignon 
arrondi. 

Nous ne savons dans quel genre placer cette espèce intéressante, et nous 
ne croyons pas cependant devoir créer un genre pour elle. Par le peu de 
points piligères de la tête et du prothorax, ce serail un Macroscytus ; mais 
la convexilé assez grande et la ponctuation de la corie nous porte à en 
faire un Geotomus, dont il se rapproche aussi par la forme de l’ostiole. 


La forme particulière de l'extrémité de l’écusson très prolongée dis- 
tingue facilement cette espèce de toutes les autres, mais ce caractère ne 
paraît pas suffisant pour la création d’un genre 


L0. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) BREWERI, SP. nov. 
Annales 1883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 178. 


Albany, West-Australie (Brewer). —Long. 4 1/2 mill.; larg. 2 4/4 mill. 
(Coll. Buch. White.) 


Gelte espèce se rapproche beaucoup du G. punctatissimus, mais en 
diffère par une forme plus ovalaire, plus large en avant à la base du pro- 
thorax, par un espace lisse, transverse, sur le disque antérieur de ce 
dernier, et surtout par le deuxième article des antennes plus long que le 
troisième, 

D'une forme ovalaire, d’un brun noirâtre, le rostre et les antennes 
bruns, les tarses jaunes. 

Tête arrondie, le lobe médian aussi long que les latéraux, plus large 
au milieu qu’au bord même. Vertex ponctué, n’offrant que les quatre 
points piligères de chaque côté, sans cils le long du bord. Yeux forts. 
Ocelles plus rapprochés de ceux-ci que de la ligne médiane. Rostre altei- 
gnant le sommet des hanches intermédiaires. Antennes avec le deuxième 
article plus long, de près de moitié, que le troisième. Prothorax très 
oblique sur les côtés, très finement ponctué, excepté un espace lisse sur 
le disque antérieur ; sur la ligne médiane de cet espace, des points très 
obsolètes ; bords latéraux avec sept ou huit cils. Écusson très finement 
ponctué, excepté aux angles basilaires, l’extrémité angulairement arron- 
die, Éiytres finement ponctuées, plus fortement à la base et le long des 


(209) Groupe des Cyÿdnides. 215 


séries, plus obsolètément sur la corie, la côte sans points piligères. Au 
sommet de la corie on voit comme le vestige d’un commencement de 
nervure indiqué par une ligne élevée, que nous n’avons remarqué que 
très rarement et principalement dans le genre Adrisa. Membrane enfumée, 
avec les nervures plus claires. Abdomen ponctué sur les côtés, lisse au 
milieu, les sutures, surtout les premières, crénelées. Plaques à peine 
striées, celle du mésosternum n’occupant que la moitié de l’espace, arrondie 
en avant et finement en pointe sur la suture, l’espace lisse fortement 
ponctué, la plaque mate du métasternum séparée de l’espace lisse latéral, 
à peine ponctué, par une ligne sinueuse, faiblement concave à la suture 
et fortement arrondie, convexe, vers la fausse suture, le post-métasternum 
avec quelques points longs près de la hanche. Canal ostiolaire terminé 
par un large lobe arrondi en forme de cornet, comme dans le Geot. punc- 
tatissinus. 


LA. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) STRIIVENTRIS, SP. nov. 
Annales 1883, pl 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 179. 
Dagang. — Long. 3 8/4 mill., larg. 2 4/4 mill. (Mus. de Vienne.) 


_Ovale allongé, d’un brun marron, peu cilié et peu ponctué. 


Tête arrondie, avec les deux points pilifères sur les lobes latéraux, uñ 
près de l'œil, l’autre au milieu, entre ce dernier et le lobe médian. Vertex 
finement strié et ponctué. Antennes avec le deuxième article plus court 
que le iroisième. Rostre atteignant le sommet des hanches internes. Pro- 
thorax presque lisse, quelques points au delà de la suture médiane et sur 
les côtés, cinq cils sur les bords latéraux. Écusson long, ponctué, le som- 
met anguleux. Élytres ponctuées, aveë un seul point pilifère. Membrane 
d’un jaune blanc hyalin, Abdomen lisse au milieu, finement striolé sur 
les côtés, le sommet des segments ponctué, les épisternums presque 
entièrement mats, avec un espace lisse le long de la suture mésosternale ; 
portion lisse du métasternum ponctuée. Le canal ostiolaire atteint la 
moitié de l’épisternum et finit par une espèce de lobe allongé, étroit, et 
en forme de cornet. 


Il est probable que nous décrivons une espèce déjà indiquée ; maïs, 
parmi les nombreux individus décrits, il nous est impossible de recon- 
naître les espèces sans type à l'appui, et nous sommes obligé de passer 
outre, faute de caractères essentiels indiqués, ainsi Ælh. pygmaæus, apt- 


216 V. SIGNORET, (210) 


calis Dall., nepalensis Hope, cyrtomenoides Dohrn, minutus Motsch. 
Quant à celle que nous avons en vue ici, elle se distinguera facilement 
de toutes les voisines par le canal ostiolaire (fig. 179) ne ressemblant à 
aucun autre, et par l'abdomen dont les segments sont striolés longitudi- 
nalement sur les côtés, par les deux points pilifères des lobes latéraux 
de la tête et par un seul sur la côte marginale des élytres (oublié sur la 
figure). 


h2. GEOTOMUS (MELANÆTHUS) PUNCTATISSIMUS, Sp. NOV. 
Annales 1883, pl. 5 (Gydnides, pl. XX), fig. 180. 
Sitka. — Long. 3 mill., larg. 1 1/2 mill. (Musée de Vienne.) 


Ovalaire allongé, noir, très ponctué, à peine pubescent, ressemble, 
comme forme et aspect, à l'Ochetostethus nanus (cadruthus Amyot), mais 
en diffère par les caractères génériques. 


Tête longue, réfléchie à l’extrême bord, très ponctuée, très peu ciliée, 
ne présentant que les cils fondamentaux du groupe des Gydnides : quatre 
sur le vertex et quatre en dessous du rebord, deux de chaque côté de la 
carène roslrale. Ocelles très petits, à peine visibles. Antennes avec le 
deuxième article un peu plus petit que le troisième. Rostre atteignant les 
hanches intermédiaires. Prothorax très ponctué, avec deux espaces lisses 
très petits sur le disque antérieur, en dessous des points pilifères antérieurs 
internes; le bord postérieur est lisse. Nous ne pouvons dire s’il existe des 
cils sur les bords latéraux. 


L3. GEOTOMUS (ALONIPS) RUGOSULUS, Sp. nov. 
Annales 1883, pl. 5 (Gydnides, pl. XX), fig. 481. 
Old-Calabar. — Long. ® 4 mill., larg. 2 mill. (De notre collection.) 


Cette espèce est très voisine du G. elongatus H.-S., dont il diffère essen- 
tiellement par l’absence ici des plaques mates méso- et métasternales, le 
canal ostiolaire se détachant sur une surface rugueuse et brillante. 


Ovalaire allongé, d’un brun noirâtre, les pattes brunes, le rostre et les 
tarses jaunes, les antennes brunes à la base, les quatrième et cinquième 
articles jaunes. 


(211) Groupe des Cydnides. 917 


Tête arrondie, rebordée, à peine ciliée. Vertex très fortement strié et 
ponctué. Ocelles sous la ligne basilaire des yeux. Antennes avec le 
deuxième article plus long que le troisième. Rostre atteignant le sommet 
des hanches intermédiaires. Carènes rostrales très développées, le premier 
article du rostre fortement enfoncé entre elles. Prothorax à peine ponclué 
sur la ligne transverse, plus fortement autour des points piligères et en 
dessous le long des bords latéraux ; ceux-ci faiblement ciliés, le bord pos- 
térieur lisse, l’antérieur à peine ponctué derrière l’échancrure. Écusson 
fortement ponctué, sur la ligne médiane les points sont presque con- 
fluents, l’extrémité étroitement arrondie. Élytres très ponctuées, plus 
fortement à la base et le long des nervures, l’espace marginal très étroit, 
offrant une ligne de points le long de la côte marginale et de la radiale 
externe, le milieu lisse, la membrane d’un blanc hyalin, dépassant à peine 
Pabdomen; celui-ci lisse au milieu, très ponctué sur les côtés, presque 
rugueux. Méso- et métasternum sans plaques mates, le premier très lisse, 
brillant, le second fortement ponctué, surtout près du canal ostiolaire ; 
celui-ci terminé par un lobe arrondi, aplali. 


Comme forme générale de l’insecte, se rapporter à la figure 176 du 
G. elongatus, et plutôt plus étroit encore. 


hh. GEOTOMUS (ALONIPS) OBSOLETUS Sign. — Alonips obsoletus Sign., 
Ann. del Mus. civ. di St. nat. di Gen. (1881), 653. 


Annales 14883, pl. 5 (Cydnides, pl. XX), fig. 182. 
Australie. — Long. 3 mill., larg. 4 2/3 mill, (Mus. civ. de Gênes.) 


Noir, ovalaire, allongé, ressemble beaucoup à G. oceanicus, maïs bien 
. » ll 
moins ponctué. 


Tête ärrondie, transversale, à peine ciliée, presque lisse. Rostre attei- 
gnant les hanches intermédiaires ; deuxième article des antennes égalant 
le troisième, le cinquième le plus long. Prothorax à peine ponctué sur 
les côtés antérieurs et l’impression transverse dont le milieu est lisse. 
Écusson et élytres discrètement, mais fortement ponctués, ces dernières 
sans point piligère sur la côte marginale; l'abdomen débordant les élytres, 
fortement ponclué latéralement, lisse au milieu. Une petile plaque 
mate triangulaire à l’angle interne du mésosternum, avec de larges points 
plus où moins confluents sur les portions lisses du méso- et du mélaster- 


218 V. SIGNORET (212) 


num, Canal ostiolaire très court, atteignant à peine le tiers du métaster- 
num et terminé par un lobe arrondi en forme de rein, avec l’échancrure 
ostiolaire en dessous. Post-métasternum el hanches postérieures marqués 
des mêmes gros points enfoncés comme les bords latéraux de l'abdomen, 
mais plus allongés. 


De même forme que le G. oceanicus, en diffère par la ponctuation beau- 
coup moindre en dessus et plus forte en dessous, mais surtout par l’ab- 
sence de plaques mates sur le métasternum. 


5. GEOTOMUS (ALONIPS) PILITYLUS Sign. — Alonips pilitylus Sign, 
Ann. Mus. civ, St, nat, Gen. (1881), 654. 


Annales 1883, pl. 5 (Gydnides, pl. XX), fig. 183. 


Australie. — Long. 4 4/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Mus. civ. de Gênes ; 
coll. Signoret et coll. Scott, de Londres.) 


Noir, oblong ovalaire, les antennes, le rostre et les tarses plus pâles ; 
ponctué. 


Tête large, sillonnée et ponctuée, le lobe médian offrant deux cils longs 
à l'extrémité et qu’il ne faut pas confondre avec les cils naissants en des- 
sous de la tête, de chaque côté du rostre, dans tous les Gydnides:; de 
chaque côté les lobes latéraux présentent cinq ou six cils. Antennes avec le 
second article plus long que le troisième, celui-ci le plus court. Rostre 
atteignant le milieu de l'insertion des pattes intermédiaires. Pronotum 
plus étroit, plus convexe en avant, presque lisse, faiblément ponclué en 
travers au delà du sillon transverse à peine indiqué dans cette espèce, el 
sur les côtés, ceux-ci ciliés. Écusson très long, angulairement arrondi à 
l'extrémité qui est sillonnée ; finement et densément ponctué, avec les 
angles basilaires lisses. Élytres avec la corie très grande, occupant les 
quatre cinquièmes de l'étendue, finement ponctuées sur le disque; côle 
marginale avec quatre points pilifères. Abdomen et épisternum fortement 
ponclués; ceux-ci sans plaques mates, Canal ostiolaire court, très large- 
ment arrondi à l'extrémité, avec l’ostiole central accompagné d’une por- 
tion lisse non ponctuée, 


Cette espèce viendrait se ranger près du Geotomus punctulatus, dont 
elle diffère par l'absence des plaques mates des épisternums, et par ceux-ci 
fortement ponclués. 


(213) Groupe des Cydnides. 219 


Très voisin de cette espèce Se trouve encore le G. céliatitylus, qui se 
rapprocherait par la présence sur le lobe moyen de deux cils, mais qui 
diffère du pélitylus par la présence des plaques mates épisternales et par 
la ponctuation moins forte. Mais elle se rapproche encore plus du G. obso- 
letus, dont elle s'éloigne par l'absence de cils, presque complète dans 
celui-ci, et par l’extrémité de l’écusson plus arrondie dans pélitylus. 


46. GEOTOMUS (ANOLIPS) ABDOMINALIS, SP. NOV. 
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl. XXI), fig. 48/. 


Indes. —Long. 3 1/2 mill., larg. 2 mill. (De notre collection et Mus. 
imp. de Vienne, et dans celui de Buda-Pest sous le nom de flavitarsus.) 


Ovalaire allongé, d’un brun de poix, avec les élytres plus claires. 


Tête arrondie en avant, le lobe médian plus large au milieu qu’à l’ex- 
trémité, aussi long que les latéraux et offrant deux cils au sommet, les 
latéraux avec cinq cils au bord, le vertex finement ponctué, le second 
article des antennes plus long que le troisième. Rostre atteignant le 
niveau des hanches intermédiaires. Prothorax forlement impressionné en 
avant derrière l’échancrure antérieure, et finement ponctué dans cet 
espace ainsi que sur la ligne transverse et le long des bords latéraux : le 
sillon transverse, nul au milieu, est très sensible sur les côtés en dessous 
des points piligères; bords latéraux avec cinq cils. Écusson long, étroite- 
ment arrondi à l’extrémité, finement ponctué sur son disque, les angles 
basilaires lisses et très convexes. Élytres ponctuées, la corie plus dis- 
crètement. Membrane légèrement enfumée, hyaline, dépassant l’abdo- 
men ; celui-ci lisse au milieu, fortement ponctué sur les côtés. Méso- et 
métasternum sans plaques mates et tous deux discrètement mais large- 
ment ponciués. Canal ostiolaire large, court, et finissant par un large 
auricule en cornet. 

De même forme que lé précédent, en diffère par les cils du lobe 
médian, ceux des lobes latéraux, et surtout par la forme du canal ostio- 
laire. 


47. GEOTOMUS ? NIGER, SP. nov. 
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 185. 


Tasmanie. — Long. ® 4 1/2 mill., larg. 2 8/3 mill. au niveau de l’écus- 
son. (Mus. de Bruxelles.) 


290 V. SIGNORET. — Groupe des Cydnides. (214) 


Ovalaire court, très ponctué sur l’écusson et les élytres, d’un noir de 
poix, excepté les articulations des antennes et le rostre bruns, les tarses 
jaunes. f 


Tête le double plus large que longue, le lobe médian aussi long que 
les latéraux. Vertex faiblement strié et ponctué, les bords ciliés, les deux 
points piligères du sommet invisibles, ceux au-dessus des yeux seuls 
visibles. Yeux à peine globuleux. Ocelles tout à fait invisibles. Rostre 
atteignant le sommet des hanches intermédiaires, le deuxième article 
aussi long que les deux derniers réunis. Antennes avec le deuxième 
article égalant le troisième. Prothorax convexe, un peu aplati derrière 
l’'échancrure ; pas d’impression transverse et à peine ponctué, très 
finement le long des bords latéraux, ceux-ci avec sept ou huit points 
ciliés. Écusson arrondi au sommet, très finement et abondamment ponc- 
tué, excepté aux angles basilaires. Élytres très ponctuées, la côle margi- 
nale peu accentuée, mais visible jusqu’au sommet de la corie. Membrane 
d’un blanc jaunâtre, plus courte que l’abdomen; celui-ci très ponctué sur 
les côtés, lisse au milieu, le quatrième segment très échancré au milieu. 
Méso- et mélasternum sans plaques mates limitées, les deux fortement 
ponctués. Canal ostiolaire finissant par un lobe arrondi, aplati, un peu en 
forme de cornet; les portions lisses, ainsi qu’une partie du post-métaster- 
num, fortement ponctuées. 


Cette espèce, par laquelle nous terminons la description des espèces du 
genre Geotomus, forme une anomalie parmi eux, et, si nous suivions 
notre tableau servilement, nous devrions le mettre dans le genre. Chæro- 
cydnus, où tout au moins en faire un genre nouveau, puisqu'elle ne 
présente aucun ocelle visible; mais elle ne peut faire partie des Chæro- 
cydnus, qui ne présentent que quatre articles aux antennes, tandis qu'ici 
nous en trouvons cinq. Un autre caractère que nous signalerons est la 
présence de plaques mates mais non limitées et se confondant sans ligne 
de démarcalion avec les parties lisses. Tous ces caractères rendent cette 
espèce bien distincte et facile à reconnaître de tous les autres Cydnides. 


DIPTÈRES NOUVEAUX OÙ PEU CONNUS 


21° PARTIE ({) 


Par M. J.-M.-F. BIGOT. 


XXXII 


SYRPHIDI (1 partie). 
(Séance du 13 Septembre 1882.) (2) 


Le Groupe, ou Tribu des Syrphides (Syrphidi mihi), dont on ne saurait 
récuser l’homogénéilé malgré les modifications considérables que subit 
son Type général, ressemble à celui des Muscides (Tachinaires !), dont 
cependant il se distingue par un faciès propre qui trompe rarement l'œil 
de l’entomologiste; toutefois, lorsqu'il s’agit d’indiquer clairement celles 
des particularités organiques à l’aide desquelles on voudrait le délimiter, 
le choix devient très difficile. 


En effet, une marque unique, de très médiocre apparence, peut seule 
révéler le signalement cherché. 


Cette marque, ce Caractère, consiste simplement dans l’existence d’une 
nervure alaire, Ou, plus exactement, d’un rudiment de nervure, placé 
diamétralement sur le trajet de l’une des transversales, ne se rattachant 
visiblement à aucune autre, non plus qu’à la base, et n’atteignant pas le 
bord. Mais, nonobstant son infimité, il se peut que ledit organe ait à 
ouer un rôle important dans l’ensemble des conditions biologiques assi- 
gnées à ces êtres essentiellement aériens ? Peut-être a-t-il pour mission 
de renforcer l’aile en un point où s’exerce l'effort le plus considérable ? 
Les Syrphides ont presque toutes la faculté de voler rapidement, de 
planer même, pour ainsi dire indéfiniment. 


(1) Voir 1r à 20° partie, n°’ I à XXXI, Annales 1874 à 1883. 
(2) Travail revu par l'auteur et rendu à la Société le 15 juillet 1883. 


Ann. Soc, eut. Fr. — Octobre 1883. 


J,-M.-F, BIGOT. 


12 
2 
i9 


Un cerlain nombre (Ceria), présente des analogies avec les Conopsidi 
(mihi et auct.), dont elles ne diffèrent que par la conformation des organes 
buccaux et copulateurs. 


Cette immense Tribu comprend, dès actuellement, un nombre de 
genres considérable, dont j'ose tenter de dresser la liste synoptique 
complète, sans essayer d'apprécier leur valeur propre et de rectifier les 
synonymies, mon but actuel étant de faciliter les recherches en même 
temps que les déterminations. 


Pour ne pas donner au cadre de trop grandes dimensions, je l’ai scindé 
en sept parties (que j'appelle des Curies, Curiæ), disposées suivant un 
ordre propre à former un Tableau d’assemblage, et, pour rester dans les 
justes limites d’un travail de cette nature, j’ai cherché la concision des 
diagnoses, espérant qu'elles suffiraient, du moins pour la plupart, à faire 
retrouver sans trop de peine le Genre et l'Espèce perdus au milieu de la 
foule. 

Je crois maintenant devoir reproduire les notes que j’ai prises au cou- 
rant de mon travail, avec les observations qui se rattachent à divers Genres 
et Espèces ci-dessous mentionnés. 


Mon Helophilus luctuosus (Ann. Soc. ent. Fr., sér. 3, t. V, p. 296), 
n'appartient certainement pas au genre Helophilus, chez lequel la pre- 
mivre cellule de laile est manifestement pédiforme; ce n’est pas, non 
plus, un Priomerus (Serville), (voir Les caractères assignés à ce dernier 
genre par Macquart, Dipt., Suites à Buffon, et Dipt. Exot.), nonobstant 
l'opinion du savant diptériste Philippi (Verhandl. k. k. z. b. Gesellsch. 
Wien, XV, Bd., 1865, p. 739, etc.); cet auteur, en effet, ne paraît pas 
tenir compte des nervures longitudinales 2° et 3° (Rond.), lesquelles sont 
ici séparées à leurs extrémités, non plus que de la pédiformilé de la 
4 cellule postérieure, très notable chez les Priomères, particularités 
toutes différentes de celles présentées par mon H. luctuosus, aussi bien 
que par son P. hæmorrhoidalis. En somme, ce dernier me semble appar- 
tenir au genre Myolepta (Neumann). 


Ma collection renferme un certain nombre d'individus, tous identiques, 
avec étiquettes (autographes) de Macquart, et dénommés tantôt, Eristalis 
sculellatus = Palpada id. (v. Dipt., S, à Bufl.), tantôt Priomerus bima- 
culatus, tous appartiennent certainement au Genre Priomerus, et, consé- 
quemment, doivent être désignés par le nom de Priomerus scutellatus. 


Ma Cheilosia aurantipes (sic !) qui montre une certaine ressemblance 


Diplères nouveaux ou peu connus. 229 


avec le Genre Pentium (Philippi, loc. cit.), se distingue très aisément de 
son P. triste. 


Après avoir attentivement examiné à la loupe, les ailes de mon Crypti- 
neura (sic!) hieroglyphica, j'ai pu entrevoir les vestiges d’une fausse 
nervure, d'où il résulte que, conformément à l'opinion exprimée par 
MM. Loew el Osten-Sacken, mon dit Genre pourrait être supprimé ? 


On sait que le faciès n’est pas toujours, tant s’en faut! un criterium 
infaillible, c’est pourquoi j'ai cru pouvoir ranger en deux groupes dis- 
tincts, d’un côté les Mélesias chez lesquelles les nervures longitudinales 
2° et 8° (Rond.) s’anastomosent avant d'atteindre le bord de l'aile (Genre 
Sphyxæa Rond.), d’un autre, celles chez lesquelles ces mêmes nervures 
demeurent constamment séparées. Je n’ai pas adopté le Genre Temnocera 
(Saint-Fargeau et Serville), à cause de son peu d’homogénéité, et j'ai 
conservé le Genre Calliprobola (Rondani), afin de faciliter, en la rendant 
un peu plus claire ? la classification des Espèces ; je n’admets pas le Genre 
Spilomyia (Meig., Schin., etc.) que je ne trouve pas assez nettement 
caractérisé par les définitions toujours ambiguës qu’en ont données ces 
éminents diptérisles. 


Le Genre Asarkina (Serville, Macquart) diffère peu du Genre Syrphus 
propr. dictu ; cependant, l'allongement du 1° segment antennal, la saillie 
conoïdale de la face, n'existent point chez ce dernier, lequel, d'autre part, 
ne saurait être confondu avec le Genre Didea, où l’on remarque, que 
la °° cellule postérieure est bien neitement pédiforme. 


Le type G du Syrphus incisuralis (Indes), que je possède (avec éli- 
quette de la main de Macquart) n'offre pas les caractères du susdit Genre 
Asarkina, également possédé en plusieurs exemplaires (étiquetés sembla- 
blement par lui; À. rostrata Serville = Syrphus rostratus ? Wied.), pro- 
venant du Cap de Bonne-Espérance; jai, entre autres, le Type du Genre 
que j'ai retrouvé parmi les restes lamentables de la collection Serville 
acquis autrefois en vente publique; j'ai enfin, en grand nombre, l’Asarkina 
marginata (Amér, septent., Osten-Sacken) : or, chez aucun de ces échan- 
tillons, je ne trouve les vestiges des appendices copulateurs d', mentionnés 
et figurés par Macquart dans ses Diptères Exotiques. 


Le professeur J. Mik a judicieusement remarqué qu’il n’est pas pro- 
bable que les Syrphus ericelorum et S. salviæ (Fabricius), de l’Afrique 
australe ! soient identiques au S. salviæ de Java ! (Wiedem.). Je trouve 
d’ailleurs les descriptions de Fabricius trop insuffisantes pour me per- 


224 J.-M.-I. Bicor. 
meltre de résoudre la question. On a eu le tort de coniondre des insectes 
qui diffèrent, soit à cause de la couleur de la face, Soit en raison de 
celle des tibias postérieurs. Disons incidemment que les S. incisuralis 
- (Macq.) et salviæ (Wied.) ne diffèrent absolument que par la coloration 
partielle du 3° segment antennal, par conséquent, ces derniers ne repré- 
sentent à mes yeux que de simples variétés. 

En résumé, je crois : 4° que les Genres Asarkina, Didea et Syrphus ne 
sauraient être confondus ; — 2° que les S. ericelorum et salviæ (Fabr.) 
ne sont pas identiques au S. salviæ (Wiedem.);, —3° que le S. salviæ de 
Java (Macquart) n’est pas du tout le S. salviæ Wiedem.), Type de mon 
nouveau genre Ancylosyrphus, récusé par deux habiles Dipléristes ; quoi- 
que ce ne soit pas la première fois qu’un Genre ait été fondé sur Les sculs 
caractères du G: 

Le professeur J. Mik ne semble pas admeitre volontiers mon nouveau 
Genre Ischryrosyrphus (. Wiener. Ent. Zeit., 1882, p. 15h), parce 
que j'aurais cité, parmi les exemples Typiques, le S. sciophthalnus 
(Schin.), dont les yeux, dit-il, sont dépourvus de villosité; or, dans la 
note mise au bas de la page 301 des Flieg. (Faun. Austriaca, 1882, 
Schiner), cet auteur lui assigne des yeux tomenteux, au moins partielle- 
ment ; c'était donc précisément afin de montrer plus rigoureusement les 
caractères propres à mon Genre nouveau, que j'ai voulu citer celte même 
Espèce à la suite de ma diagnose Générique. 

L'Orthoneura ustulata (Loew, Dipt. Amer. septent. cent., IX, 80), 
n’appartient certainement pas à ce Genre, dont il se distingue par la 
forme du 3° segment antennal, comme aussi par celle de la face ou de 
l’épistome. Je suppose que l’insecte serait mieux placé parmi les Gher- 
losies ?. 

Le genre Pteroptilia (Loew, loc. cit., Gentur. VI, 1865, 50), insuffi- 
samment décrit, ressemble au genre Plrgiocera (Macq., Dipt. ExoL.). 
(Je regarde la villosité presque microscopique des ailes comme un très 
médiocre criterium.) Tous les deux diffèrent peu du G. £ristalis, prop. 
dictu, aussi ne les ai-je inscrits que pour mémoire : il en est ainsi du 
Genre Solenaspis (Oslen-Sacken), qui n'offre pas non plus des partlicula- 
rités organiques fort importantes, du moins à mon avis. 

Plus je vis, et moins je me sens disposé à admettre la valeur grande des 
Faunes locales (appelées à tort Monographies par quelques auteurs), cir- 
conscrites en général par des limites absolument conventionnelles, essen- 
tiellement variables, soit géographiques, Soil politiques. Parmi la multi- 


Dipières nouveaux ou peu connus. 225 


tude de faits sur lesquels je pourrais appuyer mon opinion à cet égard, 
je citerai les nombreux Megaspis chrysopygus (Macq., Eristalis id. 
Wiedem.), appartenant à ma collection, et qui proviennent avec certi- 
tude, soit de l’Indoustan, soit de Java, soit de Ternate, soit de l’Assam ; 
les M. zonalis (Macq., Eristalis id. Fabr.), et M. cingulatus (Snell., v. 
Vollenhoven), récoltés, soit à Shang-Haï, soit à Amoy; soit à Yoko-Hama, 
soit enfin à la Nouvelle-Guinée (par M. Laglaise). 

Sous la dénomination de Plagiocera magnifica, j'ai eu le tort de décrire 
(Ann. Soc. ent. Fr., 1880, p. 85) une belle Syrphide provenant de la 
Colombie; cet insecte appartient évidemment au Genre Lejops (Rondani, 
Prodr.), proche voisin du Genre Mallota : done, il faudra désormais l’ap- 
peler Lejops magnifica. 

Par une lettre reçue en juillet 1882, M. Williston (Connecticut) veut 
bien m’avertir que son Genre Brachymyia n’est qu’un synonyme de mon 
nouveau Genre Euwrhynomallota, auquel, a-t-il ajouté, appartient Ja 
priorité. 

Le Genre Pia (Philippi), vu labsence complète de la fausse nervure ?, 
vu son facies particulier, me semblerait mieux placé parmi les Muscides 
que parmi les Syrphides ?. 


Les Genres Citibena et Barytocera (Walker, Journ. proceed. Linn. Soc. 
London, 1856) sont caractérisés d’une façon trop sommaire pour qu’il me 
soit possible de les classer avec certitude ; quelques autres Genres encore 
ne figurent dans mes Tableaux qu’à titre provisoire, soit à cause de 
l'insuffisance de leurs diagnoses, soit à cause de la médiocre importance 
des caractères à l’aide desquels ils sont établis; je citerai, entre autres, 
les Genres Teuchocnemis, Pterallastes, Catabomba, Myolepta, Pyro- 
phæna, etc.; il en est, dont malgré mes recherches, je n’ai pu découvrir 
les descriptions; de ces derniers voici la liste : Dinanthea (Rond.), 
Syrphisoma (Costa), Hammersmidtia (Schummel), Michrorhynchus (Lioy), 
Ptylogaster (id.), Phytomyia (Guérin, Voy. de Bellanger ?); enfin, il en 
existe un bon nombre qu’il serait très urgent de refondre et de réviser : 
tels sont, par exemple, les Genres Syrphus, Cheilosia, Orthonevra, Chryso- 
gaster et Melanogaster, manquant tous d’homogénéité. 

Quoiqu'il soit difficile, sinon impossible présentement, de séparer nelte- 
ment les Genres Sphærophoria et Syrphus, les différences considérables 
de forme, de coloris, qui, dans le premier seulement, affectent les deux 
sexes, démontrent la validité de la ligne de démarcation, je ne doute 
pas que beaucoup de Syrphes ne doivent être tôt ou tard restitués aux 

(1883) 1" partie, 15, 


296 J.-M.-F. BIGOT. 


Sphærophories. Ici encore une révision est indispensable; l’œuvre sera 
laborieuse, précisément à cause de ces mêmes différences sexuelles ; sans 
doute il faudra les subdiviser à nouveau. Déjà Loew et Osten-Sacken ont 
donné l'exemple, en créant les Genres A/lograpta et Mesograpta, mais, 
les caractères que ces deux habiles Diptéristes ont choisis ne me semblent 
ni rigoureux, ni facilement discernables. Les diagnoses du Genre Sphæro- 
phoria que donnent Schiner, Rondani et d’autres, sont inexactes; la face 
varie de forme, parfois la callosité n’y est point appréciable, l'abdomen, & 
ou @, n’a jamais plus dé six segments visibles, les nervures longitudinales 
1, 2 et 8, aboulissent au bord de l’aile en des points respectivement plus 
ou moins éloignés, enfin, les organes G' varient de forme et sont presque 
toujours très difficiles à étudier. Ces observations peuvent s'appliquer 
aussi, généralement parlant, aux Genres Ocyptamus, Doros et Baccha. 
(Nora. On trouvera, [2° partie], à la suite des Tableaux synoptiques une 
assez nombreuse série d’Espèces appartenant aux Syrphides et que je 
considère comme nouvelles ; toutes font partie de ma collection.) 


Le D' S.-W. Williston a récemment publié (Proceed. Amer. Philosoph. 
Soc., XX, 1882) une classification des Syrphides, calquée sur celle de 
Schiner, et ne comprenant que les seules espèces récoltées jusqu'à ce jour 
dans l’Amérique du Nord. Ge travail, en conséquence, ne remplit point 
l'objet que j'ai en vue. | 

Macquart (Dipt. Exot.) signale avec raison le peu d’homogénéité du 
Genre Helophilus, tel qu’il était et tel qu’il demeure actuellement consti- 
tué, d’où résulte, qu'à moins d’avoir étudié, chose à peu près impossible, 
chacun des Types spécifiques qu'on y a rapporté pêle-mêle, on est exposé 
à commettre aisément les plus graves erreurs. | 

Ce qui m'est précisément advenu. 

J'ai décrit, en effet (Ann. Soc. ent. Fr., Bull. bimens. 1883, n° 9, p. 24), 
comme Genre nouveau et comme Espèce nouvelle, sous la dénomination 
d’'Eurhimyia rhingioïides, un Diptère, rare en France, mais anciennement 
connu, la Rhingia lineata (Fabr.) = Syrphus lineatus (Fall.) = Rhingia 
muscaria (Panzer) = Helophilus lineatus (Meig., Macq., Zetterst., Loew, 
Schiner, Rondani, Mik) : or, il est évident que mon nom d’Espèce n’est 
plus qu'un nouveau synonyme !, mais je crois devoir maintenir le nom 
Générique, qui figure dans mes Tableaux synoptiques, car, le notable 
prolongement convidal de la face insolite chez les vraies Hélophiles, ne 
semble pas permettre de leur laisser une Espèce remarquable, non-seule- 
ment à cet égard, mais à cause de la longueur, de Ja gracilité de la 


Diptères nouveaux ou peu connus. 227 


trompe et des palpes, de l’épaississement notable des cuisses postérieures 
et de la courbure correspondante des tibias. 

Ce même prolongement de la face se retrouve, très accentué, chez 
l'Helophilus rostratus (Macq., Dipt. Exot.), Nov.-Granat., fait qui démontre 
encore l’urgente nécessité d’une complète révision de l’ancien Genre Helo- 
philus. 

L'ancien Genre Gheilosia, tel qu’il est resté défini jusqu’à présent, com- 
prend un certain nombre d’Espèces dont les yeux et le chète ne présentent 
pas trace de villosité; j’ai cru devoir les grouper de façon à former un 
Genre nouveau, que je place, jusqu’à nouvel ordre, auprès du Genre Mela- 
nogaster, non loin du Genre Chrysogaster, et que j'appelle Genre Garto- 
syrphus. J'espère ainsi faciliter la détermination, très ardue, d’Espèces 
nombreuses, dont la commune ressemblance et l'insuffisance complète 
des descriptions, rendent trop souvent la distinction rigoureuse impos- 
sible ; l'éloignement où il se trouvera du Genre Cheilosia me paraît d’ail- 
leurs sans inconvénient ici. 


M. Williston (v. Berlin. Ent. Zeitschr. Bd., 27, 1883, p. 171), vient de 
publier une synonymie de l’Imatisma posticata (Macq., Dipt. Exot., t. ID), 
que je ne crois pas éntégralement acceptable ? Je possède plusieurs exem- 
plaires de cet insecte; en les comparant avec la diagnose Générique 
et les figures de Macquart, j'ai cru voir, que s’il y avait réellement 
beaucoup d’analogie entre son Genre Imatisma et le Genre Mallota (Meig. 
et auctor.), tous les deux cependant diffèrent; en effet, chez l’Imatisma 
posticata, le 3° segment des antennes est moins élargi (sans étre pourtant 
eæactement aussi long que large), la face semble plus concave et plus for- 
tement calleuse, l’abdomen est brusquement rétréci à partir du 2° segment, 
enfin l'organe & (Macquart décrit simultanément le G' et la ©; v. Dipt. 
Exot., t. Il, 2° part., p. 67) présente une conformation toute particulière 
(v. loc. cit. et fig. Dipt. Exot.). Quant à l’Imatisma analis, elle ne diffère 
en rien du G. Mallota, et doit rentrer dans ce dernier. 

Je crois donc, que le genre Imatisma peut être maintenu, et que, par 
conséquent, la dénomination d’I. posticata a droit de priorité. 

Schiner (Novarra Reise, p. 360) n’identifie pas sa Mallota xylotæformis 
avec la M. cimbiciformis (Fallen), il la donne comme Espèce nouvelle. 

Enfin, je doute encore de l'identité de l’1. posticata (Eristalis id. Fabr., 
Wiedem., Amer. septentr.!), avec l’une ou l’autre des Mallotas qui 
habitent le nord de l’Europe! 


298 J.-M.-F, Bicor. 


GENRES NOUVEAUX. 


J'ai publié (Ann. Soc. ent. Fr., 14882, Bullet. bimens., n° 12, 43, 14 
et 15) les diagnoses abrégées et les étymologies de plusieurs coupes Géné- 
riques que je propose d'opérer dans le sein de la Tribu des Syrphidi ; 
je crois devoir reproduire ces mêmes déagnoses, complétées et rectifiées ; 
j'y ajoute celle d’un Genre inédit. 


PriLostyLomyiA (loc. cit., n° 12). — © : Generis Graptomyzæ (Wiedem.) 
simillimum ; differt, cheto nudo vel microscopice tomentoso. 


DozyosyrPaus (loc. cit., n° 43). —Œ, @ : Generis Simoïdei (Loew) véci- 
num; differt, cheto nudo, oculis villosis ; Generis Eristalis (auctor. et Ron- 
dani), femoribus posticis valdè incrassatis, cheto nudo ; Generis Eristalo- 
myiæ (Rond.), femoribus posticis incrassatis; Generis Eristalini (Rond.), 
oculis, &, coherentibus, femoribus posticis incrassatis. — Metatarsi postici 
satis dilatati et elongati, subtus dense velutini. 


TIGRIDIAMYIA (alias Tigridemyia) (loc. cit., n° 43). — G' : Generis Helo- 
phili (auct. et Rondani) vicinum ; differt, femoribus posticis valdè incras- 
satis et incurvatis, fronte prominente, facie concavä, callosä, abdomine 
cylindrico-conico, subtus, apice, tumido vel calloso. — Oculi et chetum 
glabri. 


PrionoTomyiA (loc. cit., n° 13). — G': Generis Helophili (auctor. et 
Rondani) vicinum ; differt, fronte conicâ, prominente, facie concavä, parum 
callosä, femoribus posticis elongatis, modice incrassatis, apice, subtus, 
obtusèe unicallosis, tibiis posticis dilatatis, intus, obtusè bicallosis, meta- 
tarsis id. elongatis, crassis, sublüs densè velulinis. — Oculi et chetum 
glabri. 


EumErosyrPHUS (loc. cit., n° 44). — g': Generis Helophili (auctor. et 
Rondani) vicinum ; differt, fronte conicâ, prominente, facie vix concavd, 
viæ callosä, femoribus posticis parum incrassatis, tibiis id. leviter incur- 
vatis, mulicis, metatarsis id. elongatis, incrassatis, subtùs dense veluti- 
nis ; Generis Prionotomyiæ (mihi) proximum ; differt, facie tibiisque pos- 
ticis. — Oculi et chetum glabri. 


AsemosyrPHus (loc. cit., n° 44). — $ ? : Generis Helophili (auctor. et 
Rondani) satis vicinum ; differt, fronte prominente, facie valdè concavä, 
subiùs prominente et valdè, longe carinatä, femoribus posticis incrassatis, 


Dipières nouveaux ou peu connus. 229 


subtüs brevissime spinosulis, metatarsis id. satis elongatis el incrassatis. 
— Oculi et chetum glabri. (Oculi & ? distantes.) 


KirimyiA (loc. cit., n° 15). — &, $ : Gorpore elongato, salis angusto, 
tomentoso, fronte lat, antennarum segmento 8° orbiculari, cheto 
nudo, facie haud callosä, brevi, obtusä, oculis nudis, femoribus posticis 
incrassatis, subtus dense et brevissime spinosulis, metatarsis id. haud 
inflatis, satis elongatis, venis alarum 2 et 3 (Rond.) longitudinalibus, 
apice separatis, cellul& posticâ primä valdè pediformi. — Generis Mya- 
tropæ (Neumann) vicinum. 


ROMALEOSYRPHUS (loc. cit., n° 44).— G': Gheto et oculis glabris, anten- 
narum segmento 3° latitudine parum longiore, palpis elongatis, cylin- 
dricis; facie inferne conicä, supernè valdè concavä et callosä, fronte 
conicâ, valdè prominente, corpore crasso, breviter undique dense villoso 
præler, faciem, pedes, abdominis segmenta duo ultima ; venis alarum 
secund4 et tertià (Rondani) longitudinalibus, apice, latè separatis, terliä 
haud sinuosäâ, cellul& posticä primä haud pediformi, vend transversä 
primä (Rondani) valdè obliqu&, propè apicem cellulæ discoïdalis posité, 
femoribus posticis valdè incrassatis, sublüs, propè ad apicem, callo valido, 
obtuso, tomentoso, munitis, tibiis id. incurvatis, intus obtusè callosis. — 
Ex Xylotidis (mihi). 


OrTHOLOPHUS (loc. cit., n° 44). — d': Generis Syrittæ (auctor. et 
Rondani) satis vicinum ; differt, fronte parum prominente, facie angustè 
concavä, deinde valdè prominente et valdè carinatä, cariné rectä, femort- 
bus posticis minùs incrassatis, nec infernè serratulis, tibiis id. valdè 
incurvatis, alarum venä transversali primä (Rond.) ultr4 medium cel- 
lulæ discoïdalis positä, terlià longiludinali (Rond.) parum sinuosé, oculis 
anguste coherentibus, nudis, cheto nudo. — Ex Xylotidis (mihi). 


EnporasimyIA (loc. cit., n° 45). — 9 : Generis Volucellæ (Geoffroy) vel 
Generis Phalacromiæ (Rondani) satis vicinum; differt, formä corporis 
angustà et satis elongatä, facie haud conicâ, valdè callosä, haud promi- 
nulà, concavä sub antennis, alarum cellul& postic4 primä apice haud pro- 
minulà nec convexä, antennarum segmento tertio oblongo, abbreviato. 
Chetum late villosum, oculi villosi, frons lata, alarum vena tertia longi- 
tudinalis (Rond.) apice, nec flexa, nec incurvata, secunda el tertia apice 
separatæ, prima transversa perpendicularis el secundæ sutis approxi- 
malds 


280 J.-M.-F. Bicor. 


ATEMNOCERA (loc. cit., n° 42). — La diagnose donnée au Bulletin n'ayant 
pas besoin d’autres développements, il était superflu de la reproduire. 


EURHIMYIA, svpie—pure (Ann. Soc. ent. Fr., 1883, Bull. bimens., n° 2). 
— Generis Helophili veleris proximum; differt : facie eonicä, valde elon- 
gat&, haustello palpisque elongatis, gracilibus. 


Types, Helophilus lineatus (Meig.) — Rhingia lineata (Fabr.) = Euri- 
myia rhingioides (mihi). — Europ. 
Helophilus rostratus (Macq., Dipt. Exot.). — Nov.-Granat. 


CARTOSYRPHUS (NOV. Mihi) xæpros—ouppos. — Generis Cheilosiæ veferts 
simillèmum ; differt : cheto et oculis glabris. 

Ad exempla : Gheïlosiæ : means (auctor.), Schunidlii (Zelt.), pedemon- 
tana (Rond.), gilvipes (Zett.), pagana (Meiïg.), sparsa (Loew), subalpina 
(Rond.), maculata (Fall), pubera ? (Zett.), lugubris ? (Zett.), signata ? 
(Schin.), pusilla ? (Zett.), mutabilis ? (Schin.), lamprura, infumata, lævis, 
frontata (novæ ; mihi}. 


Tribu des SYRPHIDI. 
TABLEAU SYNOPTIQUE DES CURIES. 


Antennes ; chète sis à l’extrémité du 3° segment. ........... CERIDÆ. 


— Id.; id. sis avant l'extrémité du 3° segment......... ere 


1. Antennes, notablement plus longues que l’axe de la tête, les 
deux premiers segments réunis, au moins aussi longs 
que le troisième ; abdomen parfois étroit ou pédonculé; 
ailes, 1°° cellule postérieure non pédiforme, nervures 
longitudinales 2° et 3° (Rondani), disjointes à leur extré- 
Mon nana Me mat RCE EL PNE tn PSARIDÆ. 
— Id., un peu, mais très rarement plus longues que l’axe de 


la tête, et, dans ce cas, les deux premiers segments 
réunis, notablement moins longs que le 3°..... 


2. Ailes; 1" cellule postérieure (Rondani), tantôt pédiforme, 
tantôt non pédiforme, dans ce dernier cas l’abdomen 


Diptères nouveaux ou peu connus. 231 


est étroit, et, tantôt pédonculé ou claviforme, tantôt 
fortement déprimé..,....... MR lala te soie ete 3. 


Ailes ; 4° cellule postérieure, non pédiforme ; abdomen plus 
ou moins élargi, non pédonculé, ordinairement peu ou 
POIRTÉPrIMER ET CRC RC ENPEES RASE NA 5. 


Abdomen, ni pédonculé, ni claviforme, ordinairement élargi, 
rarement étroit ou cylindroïde, mais non déprimé; 
ailes, 2° et 3° nervures longitudinales parfois soudées 
avant d'atteindre le bord de l’aile, ou sur le bord même, 
1"° cellule postérieure fréquemment pédiforme....... Li. 


Id. étroit, pédonculé ou claviforme, souvent déprimé ; ailes, 
2° et 3° nervures longitudinales disjointes à leur extré- 
mité, 1'° cellule postérieure parfois pédiforme ; an- 
tennes, les deux premiers segments réunis, plus courts 
AGEN ess oc bee se... | BACCHIDÆ. 


Ailes ; les 2° et 3° nervures longitudinales soudées à leur 
extrémité, 1'° cellule postérieure pie ou moins pédi- 
TOME ERP APE CP MH AERISTATID/ES 


Id.; id., toujours disjointes à leur extrémité, 4°° cellule pos- 
térieure toujours pédiforme.............,... HELOPHILIDÆ. 


Cuisses postérieures plus ou moins renflées, et, dans ce der- 
nier cas, soit dentées, soit échancrées, soit finement 
denticulées, soit tuberculées ou calleuses en dessous ; 
sinon, le corps étroit, avec la 3° nervure longitudi- 
nale fortement sinueuse, le chète et les yeux, nus; 
ailes, 2° et 3° nervures longitudinales disjointes à l’ex- 
trémité, 1'° cellule postérieure non pédiforme.... XYLOTIDÆ. 


Id. ; grêles ou très peu renflées, et, dans ce dernier cas, 
mutiques ou simples en dessous ; ailes, 2° et 3° ner- 
vures longitudinales rarement soudées à l'extrémité, 
1"e cellule postérieure non pédiforme. Parfois la 3° ner- 
vure longitudinale est sinueuse, mais alors, les yeux, 
ou le chète, sont velus, ou bien, le corps est élargi ou 
TENTE ren M LE Le RE ME STE PHTDÆe 


15 
©2 
NN) 


3.=M.-F. BIGOT. 


TABLEAU SYNOPTIQUE DES GENRES. 


€Ceridæ (mihi). 


Ailes, 4° nervure longitudinale (Rond.) fortement coudée en de- 
dans et appendiculée; front souvent prolongé en forme 
de pédoncule antennifère; parfois, deuxième segment 
abdominal rétréci en son milieu.................. : 


— Id, id. à peu près droite, dépourvue d’appendices ; front 
dépourvu de pédoncule antennifère ; abdomen, deuxième 


SéPMENtENONITÉMECIe Er EPL Mr CPE LE CEE Callicera. 


(Panz., Faun. Germ., 1806.) 


4. Front muni d’un pédoncule antennifère; abdomen, 2° seg- 


mentrélTÉCIVerSiSON MIIEU ee EEE Sphyximorpha. 


(Rondani, Ann. Soc. ent. Fr., 1850.) 
— dd. dépourvu de pédoncuie antennifère: abdomen, 2° ses- 
ment non rétréci vers son milieu..... A NS à 
(Fabr., Syst. Ent., 179/.) 


Psaridæ (mihi). 


Antennes, les deux segments basilaires réunis, notablement plus 
longs que le 3°, chète de forme normale; écusson mu- 
LIQUE LE catopre fe tn eue tiens Pa EAST AE : 


— Id., les deux segments basilaires réunis, à peine aussi longs 
que le 3°, chète parfois dilaté à son extrémité; écusson 
parfois tuberculé, ou bien, épineux................. 


1. Abdomen relativement court, plus ou moins élargi, non pé- 
donculé ; les deux premiers segments des antennes res- 
pectivement plus ou moins allongés .......... ASS 


— Id. relativement étroit et allongé, pédonculé; antennes 4° 


Ceria. 


segment notablement plus long que le 2°....... Mixogaster. 


(Macq., Dipt, Exot., 18/42.) 


Diplères nouveaux ou peu connus. 233 


Antennes 2° segment notablement plus long que le 3°; abdo- 
men étroit, ordinairement cylindroïde.....,.......,. 3. 


Id. 2° segment, au plus, à peine aussi long que le 3°; ab- 
domen assez élargi, ovaloïde................ Chrysotoxzum. 


(Meigen, Illig. Magaz., 1803.) 
Ailes, 2° nervure transversale (Rond.) sise en deçà du milieu 


de la cellule discoïdale; face non conoïdale, peu ou 
point saillantes. Re en ee. set. Arr li. 


Id., 2° nervure transversale sise au delà du milieu de la 
cellule discoïdale ; face conoïdale, notablement sail- 
Rnbe RE ARC Re RE ENTRE APIOTON, (ERA Sphæcomyia. 
(Latr., Dict. class, d’'Hist, Nat., 1829, —T'yzenhausia, 
Gorski, 1852.) 


CHISSES DOS ÉPICES MUC EPP EPA PR UE AE Psarus. 
(Latreille, Dictionn., id., 1804.) 
Id. munies d’une forte pointe en dessous............ Mixtemyia. 


(Macq., Hist. Nat. Dipt., 1834.) 
Antennes, chète terminé en forme de palette: écusson mu- 
RUES SAP ORNE RAION ALPINE Copestylum. 
(Macq., Dipt. Exot., 18/6.) 


1d., chète de forme normale; écusson parfois épineux ou 
HUDErCRIG ESA Er CUT AMEN NOT LARGE, 6. 


Écusson mutique; tarses postérieurs, parfois notablement 
COUDE) URLS Oo RO. DT EE PE te 
Id, nes ou tuberculé ; tarses HSE de largeur nor- 
MAC TERRA ES LAER DIOS de ADS ARBRE de Microdon. 
ra, ie Magaz., 1803, — Aphritis Lalr., 1804, 
— Dimeraspis Newmann, 1835.) 


Face ni conoïdale, ni saillante; pieds notablement velus, 
larses postérieurs 1dilalés le Ron se Ubristes, 


(Walker, Insect. Saunders, 1853.) 


23/4 J.-M.-F. BIGOT. 


— Face conoïdale, saillante ; pieds nullement velus, tarses pos- 
LÉTICUTSMONAAIIALÉS PAPER EEE EEE  Ceratophya. 


(Wiedm., Analect. Entom., 1824.) 


HBacchidsæ, 


Ailes, 1"° cellule postérieure (Rond.) pédiforme ; cuisses très peu 
renflées, munies en dessous d’épines courtes et nom- 
breusess; antennes, 3° segment orbiculaire : yeux et 
Ghele MOSS  r QA  N NRR  EE CEE Amathia. 
(Walker, Insect. Saunders, 1858, — Salpingogaster 
Schiner, 1868.) 


— Id. 4" cellule postérieure (Rond.) non pédiforme; le reste, 
Variable RS SR neue er CARLA EE PTE 4. 


A. Cuisses postérieures fortement renflées, munies en dessous 
d’une ou deux fortes dents; yeux et chète nus. Acrochordonodes. 
(3. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., Bullet. bimens., n° 13, 
1878.) 


— Id. plus ou moins renflées, dénuées de fortes dents, mais, 
parfois brièvement denticulées en dessous... ...,..... 2e 


2, Id. renflées, munies en dessous de nombreuses et courtes 
ÉDIDESE NEC LICRÈlEMUS PEPERECPSE CEE Pin à 0 3. 


— Id, grèles, mutiques; chète, yeux, parfois villeux......... Li. 


3. Antennes, 3° segment ovaloïde ; ailes, 5° nervure longitudi- 
nale (Rond.) courbée à angle droit; cuisses médiocre- 
ment renflées; yeux et chète nus.......,........... Ascia. 


(Meig., Syst Beschr., 1822, = Merodon p° Fabr.) 
— Id. 3° segment orbicuiaire; ailes, 5° nervure longitudinale 
(Rond.) courbée suivant un angle arrondi au sommet ; 
cuisses notablement épaisses; yeux et chète nus... Sphegina. 
(Meig., Syst. Beschr., 1822.) 


Dipières nouveaux ou peu connus. 255 


h. Abdomen pédonculé, peu ou point déprimé; chète parfois 
villeux; ailes, à peine aussi longues que l'abdomen... 5. 


— Abdomen non pédonculé, notablement déprimé: ailes le dé- 
passant ordinairement; yeux et chète nus; face tuber- 
culée, ni saillante, ni conoïdale inférieurement... Ocyptamus. 


(Macq., Dipt., Suites à Buffon, 1834.) 


5. Chète villeux ; yeux nus; antennes, 3° segment ovaloïde. Spazigaster. 
(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., 1856, — alias Spari- 
gaster où Spatigaster.) 
— Id. nu; yeux nus; antennes, 3° segment de formes variées. 6. 


6. Antennes, 3° segment plus ou moins orbiculaire; face sail- 
lante inférieurement, souvent calleuse, plus ou moins 
conoïdale ; ailes, 4° nervure longitudinale naissant à 
peu près au niveau de la 2° transversale (Rond.); tho- 
rax Sanshbandeslatétales nee ee en Baccha. 


(Fabr., Syst. Antl., 1805.) 
— Id., 3° segment ovaloïde; face à peine saillante inférieure- 
ment; ailes, 4° nervure longitudinale naissant avant la 
2° transversale (Rond.); thorax avec ses bandes laié- 
HAS STAUNES RE Re MRC cr eee et DOnOS. 


(Meig., Illig. Mag., 1803.) 


Éristalidæ. 


Chète nu, ou bien, à peine tomenteux.........,.,..,,....,... 1 
=. Id: notaDIeMENtVIIeUx SLR EAU NE ET en 12. 


4,  Épistome notablement allongé, grêle, trompe rigide, à peu 
près de même longueur; antennes, 3° segment orbi- 
culaire; yeux et chète nus.........,.. .... Lycastrirhyncha, 


(J. Bigot, Rev. et Magas. de Zoolog., 1859.) 


— Id, court, épais, obtus, trompe relativement courte et mem- 
braneuse ; le reste, de formes variées......,,.,...... D 


J.-M.-F. BIGOT. 


Antennes, 3° segment plus ou moins orbiculaire ; cuisses 
postérieures ordinairement renflées, lantôl dentées ou 
denticulées, tantôt échancrées en dessous........ A 3. 


Id., 3° segment plus large que long; cuisses postérieures 
médiocrement renflées, mutiques.................. 10. 


Cuisses postérieures plus ou moins épaisses; en dessous, 
tantôt avec une dent robuste ou bien une épine grêle, 
tantôt échancrées, mais non denticulées............. He 


Id, plus ou moins épaisses, tantôt denticulées, tantôt mu- 
HaHER SSSE RE VEUT ET ae LR RE 2 6. 


Id. très épaisses, fortement courbées, munies en dessous 
d’une dent robuste, tibias presque droits ; écusson très 
large et bordé. .... DC LO D Rte GE COIN ...... Dolichomerus. 


(Macq., Dipt. Exot., 1850.) 


Id. médiocrement épaisses, plus ou moins courbées, avec, 
en dessous, tantôt une épine, tantôt une échancrure.. De 


Id. fortement courbées ainsi que les tibias postérieurs, mu- 
nies en dessous d’une échancrure ; écusson de forme et 
grandeur normales........... HAN. SRE s.. Senaspis. 


(Macq., Dipt. Exot., 1850.) 
Id. presque grêles, droites, munies en dessous d’une simple 


épine ; ailes, 4"° cellule postérieure (Rond.) assez mé- 
diocrement pédiforme; écusson normal. . ...... .... Sphyxæa. 


(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., = Mélesia p' auctor.) 

Id. plus ou moins épaisses, plus ou moins allongées, denti- 
culées en dessous. ........... SR SL 1 

Id. plus ou moins grêles, droites, mutiques, médiocrement 
allongées.......... AT EC Pac ete pie ete Re TEE 9. 


Id. très épaisses, très allongées, denticulées en dessous ; yeux 
NUS; ice pe- CRE CPC. se... Meromacrus. 


(Rondani, Stud. nee 1849. # 


Cuisses postérieures épaisses, médiocrement allongées, den- 


410. 


11. 


12 


Diptères nouveaux ou peu connus. 237 


ticulées en dessous; face plus ou moins tuberculée; 
fétrabs auÉvéUs ts Mmes imanisk.sh 8. 


Yeux velus ; front peu saillant ; face fortement calleuse. Doliosyrphus. 


(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., Bullet. bimens., n° 43, 
1882.) 


Id, nus; front notablement saillant : face médiocrement cal- 


eut 21207, 00. A À LÉ OR AUS E RE ES LN MES Priomerus. 
(Macq., Dipt., Suites à Buffon, 1834, —? Palpada id., 
loc. cit.) 


Tête notablement comprimée d’avant en arrière ; corps assez 
étroit et allongé; ailes nues; cuisses postérieures grêles, 
MULIQUES PTE ROSE ES ANNEE RAC PL Emme Palumbia. 


(Rondani, Atli Soc. Ilal. de Scienz., 1865.) 
Id. notablement épaissie d’avant en arrière; corps épais, 


- court; ailes brièvement villeuses; cuisses postérieures 
TULIQUÉS ES CURE COPA AE NES AR nl Pteroptila. 


(Loew, Berlin. Ent. Zeitschr., 1865.) 


Tête médiocrement bombée; front assez saillant, conoïdal ; 
écusson parfois très large et bordé; ailes nues. ...... 41. 


Id. très fortement bombée en avant; front très peu ou point 
saillant; écusson de forme ordinaire ; ailes nues. ..... Azxona. 
(Walker, Proceed. Linn. Soc., 1864.) 
Écusson non bordé, de grandeur normale; ailes, 4° nervure 
longitudinale (Rond.) sans appendice; corps velu. Plagiocera. 
(Macq., Dipt. Exot., 18/2.) 
Id. bordé, fort élargi ; ailes, 4° nervure longitudinale (Rond.) 
appendiculée; corps nu, ou brièvement tomenteux. Solenaspis. 


(Osten-Sacken, Ann. d. Mus. civic. d. Stor. Nat. d. 
Genova, 1881.) 


Chète notablement plumeux:; écusson très large, bordé; 
cuisses postérieures un peu renflées....... ist Megaspis. 


(Macq., Dipt. Exot., 18492.) 


238 J.-M.-F. BIGOT. 


— Chète plus ou moins villeux ou tomenteux ; écusson non bordé, 
de largeur normale; cuisses postériéures parfois non 
OTTNSROE NS PE PE ADS dde Let 0 DATE io oi SE 13. 


13. Cuisses postérieures notablement renflées; yeux nus, con- 
DISONS AS PU AR RS ER RER AS .. Simoides. 


(Loew, Afrik. Dipter., 1857.) 


— Id. peu ou point renflées; yeux nus ou velus, parfois dis- 


LÉ DEN EAN DR EE D ECS OC TS CAD AO ee CUS 3 14. 
44. Yeux contigus, 4, velus; chète parfois notablement villeux. A5. 
— Id. distants, G\, velus; chète, tomenteux............ Éristalinus. 


(Rondani, Dipter. Ital., Prodr., 1857.) 


45. Chète notablement villeux........... Re PE Eristalis. 
(Latreille, Dict. d’Hist. Natur., 1804.) 


— Id. brièvement tomenteux.......... DORE S 0 De Eristalomya. 
(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., 1857.) 


Hkelophilidsæ. 


Cuisses postérieures, plus ou moins épaisses, en dessous, avec, 
soit une ou deux dents, soit de fortes callosités denti- 
formes, soit une simple échancrure, mais non denticu- 
lées seulement; ailes, 2° nervure transversale siluée, 
soit vers le milieu, soit au delà du milieu de la cellule 


discoïdale. ...... De ANT ter PERS ER). SERRERANERE ER 4. 


— Id., plus ou moins denticulées en dessous, mais dépourvues 
de dents, de fortes callosités dentiformes et d’échan- 
crures ; ailes, nervure id. située souvent en deçà de la 
cellule discoïdale. .... sihtials.e FE PERTE ane 5: 


4. Id., avec une ou deux fortes dents....,... ds a DE 


— Id., dénuées de fortes dents, mais avec, soit de fortes callo- 
sités dentiformes, soit une simple échancrure ; antennes, 
9° segment OrhICUla ire ARR ER MEN ME NE RERES d. 


Diplères nouveaux ou peu connus. 239 


Antennes, 3° segment ovaloïde, assez allongé: face peu ou 
point saillante et dépourvue de callosités; tibias pos- 
térieurs munis à l'extrémité d’une pointe robuste, et, 
plus ou moins échancrés,..,,.........,.. dt EE Merodon. 


(Meigen, Illig. Magaz., II, 1803.) 


Id., id., orbiculaire ; face assez saillante, carénée, sans callo- 
sités ; tibias postérieurs sans fortes épines et sans 
ÉCHANCTUTES.. 0e ASE AU ELE LEE soobodoce MAIN 


(Id., Syst. Beschr., III, 1822.) 


Cuisses postérieures avec deux fortes callosilés en dessous, 
tibias postérieurs courbés et munis d’une forte épine à 
l'extrémité ; face calleuse, notablement prolongée sous 
JESAYEUX RE RER TÉL M an Polydnota. 


(Macquart, Dipt. Exot., 4° Supplém., 18/49.) 


Id., avec ou sans callosités, tibias postérieurs peu ou point 
courbés, sans fortes épines à l'extrémité ; face prolon- 
gée sous les yeux, souvent sans callosités..,.,,......, hi. 


Antennes, insérées sur une forte saillie frontale, 3° segment 
un peu plus large que long ; face calleuse; cuisses pos- 
térieures avec une callosité fort saillante. ..... Zetterstedtia. 


(Rondani, Dipt. lial., Prodr., I, 1856.) 


Front à peine saillant; antennes, 3° segment un peu plus 
large que long ; face sans callosités; cuisses postérieures 
simplement échancrées en dessous, vers leur exiré- 
TCE CAT AE HAT DEP ve Co Orthroprosopa. 


(Macquart, DT Exot., En NEne IV, 1850.) 


Antennes, 3° segment relativement court, ovale arrondi, ou 
bien, orbiculaire, parfois plus large que long ; cuisses 
postérieures de formes diverses..... DR 0 ce : 6. 


Id. id., relativement allongé, ovaloïde, les antennes aussi 
longues que la hauteur de la face; cuisses postérieures 
fort épaisses, denticulées en dessous. .......... . . Lepidomyia. 


(Loew, Dipt. Amer. sept. indigena, Gent, V, 1864.) 


2/0 J.-M.-F. BIGOT. 


6. Cuisses postérieures plus ou moins épaisses, souvent denti- 
- culées en dessous; antennes, 3° segment relativement 
court, ovaloïde, ou bien, orbiculaire, toujours au moins 
aussi long que large; ailes, 2° nervure transversale 
sise, soit au milieu, soit au delà du milieu de la cellule 
discoïdale.......... NS Re RSR ere The 


— Id, peu ou point épaisses, non denticulées ; antennes, 3° seg- 
ment parfois assez allongé, étroit, parfois au contraire, 
plus large que long; ailes, 2° nervure transversale sise 
parfois en deçà du milieu de la cellule discoïdale.. ... 18. 


Guisses postérieures robustes et fort épaisses; antennes insé- 
rées sur une forte saillie frontale et conoïdale, 8° seg- 
ment orbiculaire; face très concave, médiocrement 
saillante sous les yeux, calleuse; corps épais, velu; 
abdomen fortement rétréci à partir du 2° segment ; 
tibias postérieurs densément ciliés ou frangés extérieu- 
rement; abdomen G\, 5° segment épais, replié en des- 
sous, s'appliquant sur un rebord saillant du 4°, et, 
ainsi, Caehant l'orcanet 02 sente + MMS 


(Macquert, Dipt. Exot., 48/42.) 


] 


— Id., épaisses, tibias postérieurs dénués de franges; abdo- 
men &', 5° segment et organe G' de formés normales, 
ou, notablement différentes de celles du genre précé- 
dent; abdomen sans rétrécissement. ...... TMS AGE 8. 


8. Face médiocrement saillante sous les yeux, parfois concave, 
parfois calleuse, épistome parfois rostriforme ; front non 
gonflé au-dessus des antennes ; organe G' de forme nor- 
male ; cuisses postérieures souvent épaisses....... gs ge 


— Id., prolongée en avant au-dessous des yeux, ni concave, ni 

calleuse, épistome court, front saillant et gonflé au- 

* dessus des antennes; organe S' allongé, cylindroïde, 

couché sous l’abdomen; cuisses postérieures à peine 
RENTÉCSES PAC CECTRE DORE AR DRE sert Dolichogyna. 


(Macquart, Dipt. Exot., II, 18/2.) 


Liplères nouveaux ou peu connus. 241 


Tibias intermédiaires sans pointes intérieures ; cuisses pos- 
térieures épaisses; face souvent non concave, parfois 
peu calleuse, épistome quelquefois rostriforme. ...... 10. 


Id., munis d’une pointe intérieurement; face concave sous 
les antennes, calleuse; épistome de forme ordinaire; 
cuisses postérieures fortement renflées. ....... Teuchocnemis. 


(Osten-Sacken, Bull. Buffalo Soc., 1876.) 


Mélalarses postérieurs relativement allongés et renflés; face 
concave sous les antennes, calleuse, épistome de forme 
normale ; yeux nus; cuisses postérieures fortement ren- 
flées, souvent courbées ; antennes, 3° segment au moins 
aUSSL ONE QUE TAC AMP en cd ce 11, 


Id. , ni allongés ni renflés; face souvent assez concave, par- 
fois à peine calleuse, épistome quelquefois rostriforme ; 
antennes, 9° segment parfois plus large que long; 
cuisses postérieures ordinairement peu renflées, droites ; 
abdoMen nOnICONCUALE ee PRE Le ce PART = 14. 


. Cuisses postérieures fortement renflées et courbées, denki- 


culées en dessous; face assez concave, peu calleuse, 

épistome de forme normale; yeux nus; abdomen co- 

NOM EM eee. cRRRe CRC ce CO Drordianuye. 
(Olim Tigridemyia [sic !] J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr. 

1882, Bull, bimens., n° 45.) 


Id., plus ou moins renflées ou denticulées, non courbées, 
tibias postérieurs un peu courbés, souvent fortement 
échancrés; face assez concave, calleuse ; yeux nus... 102 


Cuisses postérieures médiocrement renflées, non denticulées, 
présentant en dessous une faible saillie, tibias poslé- 
rieurs fortement et doublement échancrés en dedans ; 
face un peu concave, médiocrement calleuse; front 
saillants ddr nesssesssesse...se...  Prionotomyia. 


(Olim Prionotomys J. Bigot, loc. cit.) 
Id., plus ou moins renflées, denticulées, libias poslérieurs 
SANS EC ANCTULE SAME Locle ait IDE MN, 13, 
(1883) 1° partie, 16. 


242 J.-M.-F, Bicor. 


13. Face, à peine concave, à peine calleuse ; cuisses postérieures 
médiocrement renflées..... 


(J. Bigot, loc. cit., n° 14.) 


-- Id., fort concave, calleuse; cuisses postérieures assez ren- 


soso. EUMErOSYTpRUS. 


fées. 5-2. tint dosteles due AAA OS URSE 


(J. Bigot, loc. cit.) 


14. Cuisses postérieures renflées; face concave (calleuse &), 
épistome saillant mais non rostriforme; yeux nus; an- 
tennes, 3° segment aussi long que large; tarses anlé- 


rieurs, et ®, de forme ordinaire............. Pterallastes. 


(Loew, Dipt. Amer. sept. indigena, Cent. IV, 1863.) 


— Id., peu renflées; face peu ou point concave, non calleuse, 
épistome quelquefois rostriforme; tarses antérieurs, G 
eh O.sparftis dialéss, Sheet enter 


15. Tarses antérieurs, d et ©, dilatés ; épistome de forme ordi- 


15. 


HAÏFEs SL L où AN HIER ES Mes ere brints 


(Rondani, Dipt. Iial., Prodr., II, 1857.) 


— Id., non dilatés; épistome parfois notablement saillant et 
CONUB Se a do ee one atie nitaiaen da 


16. Épistome médiocrement saillant et conique; cuisses posté- 
rieures fort peu’ rériflées.. 24. /C0RR ERA Se 


— Id. notablement saillant, conique; cuisses postérieures assez 


16. 


17. 


HAE EPP O0 eo bobeontoenesos OMAN. 


(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1883, Bullet. bimens., 
n° 2.) 


17. Face un peu conique et saillante sous les yeux, parfois un 


peu calleuse; cuisses postérieures peu renflées... Helophilus. 


(Meigen, Illig. Magaz., 1808.) 


— Id, à peine saillante au-dessous des yeux et nullement 
conoïdale, sans callosités; cuisses postérieures assez 


18. 


19, 


20. 


245 


22. 


Diplères nouveaux ou peu connus. 245 


renflées, finement, densément, mais, très brièvement 
épineuses en dessous. .....,...,...,........es Kirimyia. 
(J. Bigot, Ann. Soc, ent. Fr., 1882, Bullet, bimens., 
n° 45.) 
Antennes, 3° segment notablement plus large que long; 


ailes, 3° nervure transversale sise vers le milieu de la 
cellule discoïdale. .......... DAC, NA D PR TE 49. 


Id., id., moins large que long, 2° nervure id. diversement 


SUN oecoreoro-cce- DR DCR DOTE 20. 
Yeux villeux: 002 sas Rene ects Mallota. 
(Meigen, Syst. Beschr., III, 1822.) : 
IC iionbococ once RAM GE LES res Had Lejops. 
(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., IE, 1857.) 
Antennes : chèle nu, parfois légèrement dilaté à son extré- 


mité; face prolongée au-dessous des yeux, c calleuse : : 
ailes, 2° nervure transversale sise au milieu de la cel- 
jule discoidales #00. Platynochætus. 


(Wiedeman, Auss. Europ. Zweifl. Ins., 1830.) 


Id., id., sans dilatation apicale ; ailes, 2° nervure transver- 
sale diversement'située 0% 28480. die ne nn 21. 


Ailes : 2° nervure transversale sise, soit au milieu, soit en 
deçà du milieu de la cellule discoïdale...,......,... 


Le) 
[) 


Id. id., sise au delà du milieu de la cellule discoïdale ; yeux 
velus; face peu saillante, calleuse; abdomen non dé- 
DOI Rem remets ee eee ei ee nie Azpeilia, 
(Walker, Proceed. Linn. Soc., VIII, 1865.) 


Yeux velus; ailes, 2° nervure transversale sise vers le milieu 
de la cellule discoïdale ; abdomen non sensiblement 
déprimé; face bicalleuse ; cuisses postérieures assez 
DCE ER Ra A se dunes en ee ee . Myathroga. 
(Rondani, Dipt. [tal, Prodr., I, 1856.) 


1d., nus, ou très médiocrement tomenteux ; ailes, 2° nervure 


24! 


J.-M.-F. BIGor. 


transversale sise en deçà du milieu de la cellule dis- 
coïdale ; face sans callosités et très légèrement gib- 
beuse ; abdomen fortement déprimé ; antennes, 3° seg- 
ment ovaloïde............ SR A Gi cios oc 


(Macquart, Suiles à Buffon, ant I, 1834.) 


Xylotidæ. 


Cuisses postérieures épaisses, munies en dessous, soit de quelques 


fortes dents, soit d’un tubercule dentiforme......... 


— Id., parfois très médiocrement épaissies, mais alors munies 


en dessous, soit d’une épine unique ou bien d’épines 
nombreuses et fines, soit d’une simple échancrure, ou 
bien même presque entièrement mutique (dans ces deux 
derniers cas le corps est étroit, ou bien, la 2° nervure 
transversale de l’aile est sise au delà du milieu de la 
cellule discoidale)s AA IREM RARE RENE SERRES 


4. Face conoïdale, fort saillante, médiocrement calleuse ; front 


Hide 


saillant ; cuisses postérieures munies en dessous d’une 
saillie dentiforme cbtuse et velue; corps épais, villeux ; 


Didea. 


C9 


antennes, 83° segm' un peu plus large que long. Romaleosyrphus. 


(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet. bimens., 
n° 14.) 


peu ou point saillante, ordinairement concave au-des- 
sous des antennes, lesquelles sont parfois insérées sur 
une forte saillie conoïdale du front; cuisses posté- 
rieures munies en dessous d’une ou deux fortes dents ; 
corps plus ou moins étroit; ordinairement glabre; 
antennes, 3° segment ordinairement moins large que 


lonm ass. sit HÉROS. MAIRES Da 
9. Abdomen ovaloïde allongé; antennes insérées sur une forte 

saillie conoïdale du front; cuisses postérieures munies 

en dessous de deux fortes dents..:........ .....  Slilbosoma. 


(Philippi, Verh. Wissensch. z. b. Gesell,, XV, 1865.) 


Diptères nouveaux ou peu connus. 


— Abdomen fortement rétréci vers son milieu; antennes incé- 
rées sur une légère saillie frontale ; cuisses postérieures 
fortement courbées, munies en dessous d’une dent 


épaisse, crénelée vers son extrémité..........,. Senogaster. 


(Macquart, Dipt., Suiles à Buffon, !. 1, 1834.) 


3 Cuisses postérieures souvent denticulées, mais non pas 
échancrées en dessous ; antennes, 3° segment de forme 
VAHADIRS 808 ss on RE da ae dore 


— Id., médiocrement renflées, et, en dessous, soit finement 
denticulées, soit avec une seule épine plus ou moins 
développée, soit simplement munies de soies courtes 
et rigides, soit enfin simplement échancrées (dans ces 
derniers cas le corps est allongé, étroit, ou bien, la 
2° nervure transversale de l'aile est sise au delà du 
milieu de la cellule discoïdale, ,................... 


h. Yeux velus ou tomenteux, au moins en partie: antennes, 
3° segment ovaloïde; écusson bordé de granulations 


hi. 


plus ou moins distinctes; face plane et sans callosité. Eumerus. 


(Meigen, Syst. Beschr., III, 202, 1822.) 


— Id. nus; écusson sans granulations au bord postérieur... 


5, Antennes, 3° segment plus large que long; corps villeux; 
face concave, sans callosités; ailes, 2° nervure trans- 
versale sise au delà du milieu de la cellule dis- 


5. 


COM IC PER PE EE eee co -Bruchypalpus, 


(Macquart, Suites à Buffon, I, 1834.) 


— Id. id., ovaloide, ou bien, orbiculaire ; face parfois, soit 
CATÉNRE  SUIRCANEUSCS. 2.00 8 este a ces sie eee Dee elaere 


6. Face fortement carénée, ni calleuse, ni concave; parfois les 
cuisses ou les tibias postérieurs fortement courbés ; an- 
- tennes sises parfois au bas de la face. .........,,... 


— Id. non carénée, parfois saillante, parfois concave ; cuisses 
et tibias postérieurs peu cu point courbés; antennes 
SISES CP RAD AO MA MMCS NE dla eee ile note ciao ct 


8. 


26 J.-M.-F. BIGOT. 


7. Carène faciale atteignant presque la base des antennes qui 
sont insérées en haut de la face; cuisses postérieures 
médiocrement courbées, tibias id. fortement courbés : 
antennes, 8° segment orbiculaire ; ailes, 2° nervure 
transversale sise au delà du milieu de la cellule dis- 


COIAlRS mme se Re era I NES SSD CO Ortholophus. 
(J. Bigot, Ann, Soc. ent, Fr., 1882, Bullet, bimens., 
n° 44.) 


— Id. atteignant à peine le milieu de la face ; antennes insé- 
rées assez bas: cuisses et tibias postérieurs forte- 
ment courbés ; antennes, 3° segment orbiculaire ; ailes, 
2° nervure transversale sise en deçà du milieu de la 
discoïdale. ..... TUE SEE: Le deuenels AE ce CORRTONIENUS, 


(Macquart, Dipt. Exot., sbnilétns V, 1855.) 


8. Face saillante, mais sans carène, droite, sans callosités : 
cuisses postérieures fortement renflées et denticulées 
en dessous ; ailes, 2° nervure transversale sise au milieu 
dela-celuletiscDilale ee SRE RS ES ruttee 


(Saint-Fargeau, Serville, Encycl. méthod., X, 1825.) 


— Id, médiocrement saillante, concave, calleuse; ailes, 2° ner- 
vure transversale sise un peu avant le milieu de la cel- 
lule discoïdale; cuisses postérieures épaisses, denticu- 
léeS En /TessQUS. Le. encres ee ce PMIQENTMNMORE 
(Williston, Ganadian Enlomologist, 1882, p. 80.) 
e- € 


9, Guisses poslérieures très peu renflées, munies en dessous 
d’une simple échancrure; antennes, 8° segment plus 
large que long; ailes, 2° nervure transversale sise en 
deçà du milieu de la cellule discoïdale ; face concave : 
yeux velus ; abdomen assez étroit, conoïdal.....  Coiloprosopa. 
(Macquart, Dipt. Exot., Supplém.,1IV, 1880, — Coilo- 
metopa Macq., L c.) 


— Id, plus ou moins renflées, sans échancrures en dessous, 
parfois dentées, mais parfois presque mutiques et sim- 
plement munies de courtes soies rigides, (dans ce der- 


10. 


11° 


12. 


13 


Diptères nouveaux ou peu connus. 247 


nier cas, le corps est étroit, allongé, et la 2° nervure 

transversale est située au delà du milieu de la cellule 

discoïdale); antennes, 3° segment ovaloïde ou bien orbi- 
CURE Pen eee sance Lo à AO Series 10. 


Cuisses postérieures munies en dessous d’une épine ou d’une 
dent grêle, laquelle est parfois échancrée ou bifide. Spilomyia. 
(Meigen, Illig., Magaz., 1803, — Mülesia p' Latr., 
1804.) 


Id., souvent fort peu renflées, dépourvues en dessous de 
dents ou d’épines, mais parfois denticulées, ou du 
moins, pourvues vers leur extrémité, de nombreuses 
el courtes soies rigides (dans ce dernier cas, le corps 
est étroit, allongé, et la 2° nervure transversale de l’aile 
est sise au delà du milieu de la cellule discoïdale), .. 11. 


Cuisses postérieures non renflées, munies en dessous de 
nombreuses et courtes soies rigides ; corps étroit, 
allongé; 2° nervure transversale de l’aile sise au delà 
du milieu de la cellule discoïdale. ............ Calliprobolu. 

(Rondani, Dipt. Ital., Prodr., I, 47, 1856, = Temno- 
stoma p' Saint-Fargeau, Serville, 1825.) 


Id. plus ou moins épaisses et ordinairement dénticulées en 
dessous (les formes du corps et la situation de la 2° ner- 
vure transversale de l'aile varient)..........,...,,.. 12. 


Ailes, 2° nervure transversale de l’aile située soit au milieu, 
soit au delà du milieu de la cellule discoïdale ; chète nu: 
face sans callosité..... SC Cp A EE 13. 


Id. id., située en decà; chète parfois villeux; face parfois 
calleuse ss Masson 0 SO NET SO EN ES 15. 
Face plane, épistome non saillant; corps rétréci, glabre ; 
front légèrement saillant et conique. ..... TAPETE Sterphus. 
(Fhilippi, Verh, W. z. b. Gesellsch., XV, 1865.) 


Id, fortement concave, épistome saillants; corps, parfois, 
assez élargi Et MIEUX: au. rom da). dé ER TA à 14. 


918 J.-M.-F. BIGOT. 


44. Corps assez élargi et villeux; face fortement concave ; épi- 


stomestortsaillant 4 PM OMMMElAP EUR PER RRURRE .  Crioprora. 
(Osten-Sacken, Catal. of the Describ. Dipt. N.-Amer., 
1878.) 


— Id., assez étroit, glabre, face médiocrement concave, épi- 
SLOMEMDEUTSAÏNANL RE MERE AR OM PRE APE Xylota. 


(Meigen, Syst. Beschr., Ill, 1822.) 


45, Chète villosule:; cuisses postérieures renflées; face concave, 
sans callosités, épistome un peu saillant........... Exochila. 


(Rondani, Atti d. Soc. [tal. d. Sc. Nat., XI, 1868.) 


— Id. nu; cuisses parfois un peu renflées; face concave et par- 
fois calleuse, épistome peu saillant................ : 16. 


46. Face sans callosités; cuisses postérieures renflées et denti- 
CHERS SO RL dE RUES ee Rene Brachyopa. 


(Meigen, Syst. Beschr., II, 1822.) 


— Id. concave, calleuse (au moins chez le &); cuisses parfois 
assez épaisses, parfois seulement denticulées vers leur 
EXÉTÉNULÉS BREL ERA re ME AIRE Myolepta. 


(Newman, Entom. Magaz., V, 1838, — Xyloteja Ron- 
dani, Dipt. Ital., Prodr., I, 1856.) 


Syrphidæ. 


Antennes notablement plus longues que l'épaisseur de la tête, 
les 4°" et 2° segments très courts, sensiblement égaux 
entre eux; ailes, 4° el 2° nervures longitudinales 
(Rond.) séparées à leurs extrémilés; chèle villeux ou 
nu; yeux nus; face conoïdale, notablement prolongée 


au-dessous desert cceenr tele 1, 
— Id. au plus, à peine un peu plus longues que l’épaisseur de 

la tête; le reste varie................... RARE 2° 
4. ChètetnotablementiviTeNx PE RCPRENNT ETRECA Le Graplomyza. 


(Wiedem., Nov. Dipler. Genera, 1820.) 


Diptères nouveaux ou peu connus. 249 


Chète nu, sinon, à peine tomenteux............. Ptilostylomyia. 
(3. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet. bimens., 
n° 12.) 
Ailes. 4'° et 2° nervures longitudinales, (Rond.) visiblement 
soudées à leurs extrémités ; antennes, 3° segment ova- 


lire  Chéte CHYEUX AUTEUR EEE PETER CR Ce 9. 
Id., 1"° et 2° nervures longitudinales (Rond.) séparées à leurs 

EXITÉMILES SAICRTESTOAVATIC re ee ere ce ele ceci De 
ÉCUSSON ÉPINEUX. . A2 cu ee Ceres MA DES hi. 
Hmutique PACE ONE SE UE .... Volucellu. 


(Geoffroy, Hist. Nat. des Insect., 1764, — Genogaster, 
Duméril, 1801.) 


Antennes insérées sur une forte saillie conoïdale du front, 
3° segment relativement allongé, oblong, échancré en 
dessus, chète brièvement villeux........... ... Temnocera, 


(Saint-Fargeau, Serville, Encycl. méthod., 1825.) 
Id. insérées directement sur le front très peu saillant, 5° seg- 
ment ovalaire, médiocrement allongé, sans échancrure, 
chète longuement villeux......... ce ATEMNOCET A 
(J. Bigot, Ann, Soc. ent. Fr., 1882, Builel. bimens., 
n° 42.) 


Yeux et chète, notablement villeux, tantôt simultanément, 


LAN OC NON MT ENNEREACER TENTE SES PPETRND SE 6. 
Id, id. nus, ou bien, à peine tonéntene en SION, 26. 
Id. id., simultanément et notablement villeux......... Ad 7: 
Id. id. non simultanément villeux ou tomenteux.. EE 40. 


Face notablement prolongée au-dessous des yeux, conoïdale, 
médiocrement calleuse; thorax, écusson, dépourvus 
de longs macrochètes rigides à leurs bords poslé- 
HEURES ECCE UC Ce ne: cericbhess MN OAdIUCOMUO. 


(Rondani, Stud. Entomol., 1848.) 


250 J.-M.-F. BIGor. 


— Face très médiocrement prolongée au-dessous des yeux, très 
peu ou point conoïdale; thorax, écusson, parfois munis 
de longs macrochètes rigides à leurs bords postérieurs. 


8. Antennes, 3° segment oblong, étroit, allongé, légèrement 
rétréci vers son milieu ; face très médiocrement pro- 
longée et conoïdale, au-dessous des yeux; thorax, 
écusson, munis de longs macrochètes rigides à leurs 


DOr AS DOSLÉTIEUTSA RME. Glaurotricha. 


(Thomson, Fregatt. Eugentes Resa, 1868. — Alias 
Haurotricha Thoms., 1. c.) 


— Id., 3° segment ovalaire, médiocrement allongé, non rétréci 
en son milieu; face ni prolongée au-dessous des yeux, 
ni conoïdale, plus ou moins calleuse; thorax, écusson, 
dépourvus de longs macrochètes rigides à leurs bords 
POSLÉTIEUTSEL MR. UT. SR SMS SENTE ZUNE 


9. Face non calleuse; antennes, 3° segment légèrement clavi- 
forme, le 1° segment plus long que le 3°.......,... 


(Walker, Trans. Ent. Soc. London, 1857.) 


— Id. notablement calleuse; antennes, 3° segment ovaloïde, 


court, 4° segment plus court que le 3°....... Endoiasimyia. 


(3 Bigot, Ann. Soc. ent, Fr., 1882, Bullet. bimens., 
n° 45.) 


10. Face notablement prolongée au-dessous des yeux, plus ou 
MOMSNCONOIMAE SE: nr A hcrbne eu EN A sil 


— Id. ni prolongée au-dessous des yeux, ni conoïdalé. ....... 


12. 
13. 


11. Antennes, 3° segment ovaloïde, allongé ; face calleuse.. Leucozona. 


(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.) 


— Id. 3° segment orbiculaire ; face de forme variable... ..... 19: 
42, Face en forme de cône acuminé; corps brièvement et den- 

sément villeux; abdomen relativement court et ar- 

TOUL. anoene toner oui EluaR Arctophila. 


(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.) 


13. 


44, 


15. 


16. 


17. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 251 


Face en forme de cône obtus; corps très  médiocrement . 
pileux; abdomen ovaloïde, relativement allongé,. Sericomyia. 


.(Meïgen, Illiger’s Magaz., 1803.) 


Face calleuse...,.42:4u,.,n. MR Hansen Lines « A. 
Id. sans callosité. ,,...:..... npesemeosneneese Ce. 19, 
Antennes, 8° segment plus long que les deux premiers. 


réunis: face fort ’calleuse ; ailes, 2° nervure transver- 
sale (Rond.) sise en deçà du milieu de la cellule dis- 
coïdale ; abdomen court, arrondi.............. ... Eriozona. 


(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.) 


Id. 3° segment au plus, un peu plus long que les deux pre- 
miers réunis; abdomen ovaloïde, relativement allongé: 
lexestehrane eee eéasbe Duo 0e 15. 


Front notablement saillant et renflé au-dessus des antennes: 
ailes, 2° nervure transversale (Rond.) sise en deçà du 
milieu de la cellule discoïdale ; face notablement cal- 
OSCAR UE ur te ne dal Seie socle Lasiophticus. 


(Rondani, Dipter. Ilal., Prodr., 4856, = Catabomba? 
Osten-Sacken, 1877.) 
Id, ni bombé ni saillant au-dessus des antennes ; ailes, 


2° nervure transversale (Rond.) diversement située ; 
face" plus, ou moins: calletse" #0 0e ER 16. 


Ailes, 9e nervure transversale (Rond.) sise en deçà du milieu 
de la cellule discoïdale; face notablement calleuse.. 17 


Id., 2° nervure transversale (Rond.) sise au milieu de la 
cellule discoïdale ; face, parfois médiocrement calleuse, 
mais ordinairement sans callosités, ...,... SJOUSE .: 18, 


Antennes, 3° segment ovalaire. ................ Ischyrosyrphus. 
(J. Bigot, Ann, Soc. ent. Fr., 1882, Bullet, bimens., 
n° 6.) j NPÉPOTEE 
Id. 3 seementroriediaPes te SEAL ANUS CRM Cheilosia. 


(Nec Chilosia. — Meig., System. Éésdu +5 1822, = 
Genre à réviser !.) 


19 


204, 


23 


2h 


J.-M.-F. BIGOT. 


Face notablement calleuse...............,,.:.. Chrysochlamys. 
(Walker, Insect. Britann., 1851.) 

Id, à peine légèrement calleuse, ......... eee Macrometopia. 
(Philippi, Verhand]. z. b. Gesellsch, Wien., 1865.) 


Tibias intermédiaires munis en dedans d’une callosité ; mé- 
tatarses antérieurs relativement allongés et élargis. Cnemodon. 


(Egger, Verhandl. z. b, Gesellsch., Wien., 1865.) 


Id. non tuberculés; métatarses antérieurs de forme et de 


dimensions NOrMAleS.... 61.2. 0eme 20. 
Antennes, 3° segment ovaloïde, plus ou moins allongé..... 21, 
Id., 3° segment orbiculaire, ...,...... PR 0 co de 95 


Abdomen, 2° et 3° segments de forme et dimensions nor- 
males rene Rep IS de MERE Fe 22, 


Id,, 2° et 3° segments extrêmement et anormalement élar- 
BASS rene ere Carre ele Mie te Dune LA eg lphus: 
(Loew, Isis, Oken, 18/40.) 
Face non carénée, nullement saillante ; villosité oculaire uni- 
io oneu cu oboe bobo on Iond vo 30 23. 
Id. légèrement saillante, carénée; villosité oculaire disposée 
sous la forme de bandes......,....,.....,..,... Paragus. 
(Latreille, Hist natur. des Crust. et des Ins., 1804. 
— Genre à réviser !.) 
Ailes, 5° nervure longitudinale (Rond.) fort oblique après le 
CONTE ET CCE EEE C EEE CCE CCC CE CCELECE Pipizella. 
(Rondani, Dipter. Ital., Prodr., 1856.) | 
Id., 5° nervure longitudinale (Rond.) à peu près droite après 
le coude... ...... A LE DOC ETES EE Rae 24. 
Antennes, 3° segment relativement allongé, ovaloïde. ...  Heringia. 
(Rondani, Dipter. Ital., Prodr., 1856.) 


Td,, 3° segment relativement assez court.,.....,. RAP eo Prprat 
(Fallen, Dipter. Sueciæ, 1816.) 


Dipleres nouveaux ou peu connus 253 


DD RE ACC DANCE Us Penium. 
(Philippi, Verandl. z. b. Gesellsch. Wien., 1865.) 


Id, CONCAVO A ER en ee Eee cie ne oecnte D ESZLoLe. 
(Meigen, Syslem. Beschr., 1822.) 


26. Trompe rigide, dépassant notablement l’épistome, ce dernier 
saillant, acuminé ; corps médiocrement épais, villeux; 
antennes insérées sur une forte saillie conoïdale du 
front, 3° segment plus large que long....... Eurhinomallotu. 


(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet. bimens., 
n° 6,—? Brachymyia, Williston, Ganadian Entomolog., 
1882.) 


— Id. courte, membraneuse, rétractile; (sinon, antennes insé- 
rées sur le front non saillant, et le 3° segment anten- 
naire moins large que long); le reste varie.......... DT 


27. Corps épais, relalivement court, densément villeux ; an- 
tennes, 3° segment parfois moins large que long, de 
FORME ROTMALC RE ne meet 28. 


— Id. médiocrement épais, assez allongé, médiocrement vil- 
leux ; antennes, 3° segment prolongé en dessus par une 
saillie conoïdale, au sommet de laquelle le chète est 


IRSÉRO enr ne te ae CRE aan MATE Merapioides. 
(J. Bigot, Ann. Soc. ent Fr., 1879, Bullet. bimens., 
n° 6.) 6 
28. Antennes, 3° segment nolablement'plus large que long... 29. 
— Id., 3° segment ovaloïde, ou bien, orbiculaire. ........... 92. 


20. Face notablement prolongée au-dessous des yeux et nola- 
HementionllenSeRee eue uectbe creer Lce Criorhina. 
(Meigen, System. Beschr., 1822, = ? Eriophora Phi- 
lippi, 1865.) 
— Id. peu ou point allongée au-dessous des yeux; parfois mé- 
diociement cANenSeT Anis. hotes bebe etat fier 930. 


254 


90. 


GTR 


99. 


J.-M.-F. BIGor. 


Écusson notablement bombé, vésiculeux ; front saillant, 


conoïdal: face concave. . 2.4, 1.4... RPENE … Cyphipelta. 


(J. Bigot, Rev. et Magas. de Zoolog. Guérin, 1859.) 


Id. ni bombé ni vésiculeux; front très peu ou point saillant 


Id. en forme de cône obtus; antennes, 1° segment notable- 
ment plus long que le 2°, 3° ovaloïde, assez allongé; 
abdomen très déprimé ; ailes, 2° nervure transversale 


et conoïdal ; face souvent non concave..... Le Tete 5 91. 
Face concaye ; cuisses légèrement renflées........ .. Hadromiyta. 
(Williston, Canadian Entomologist, 1882.) 
Id. à peu près droite, ou, plane: cuisses légèrement ren- 
flées....... PER ton PR ARS AA à ads “Dlocota 
(Nec Pocota. — Saint-Fargeau. — Serville, Encyclop. 
method., 1825, — Dasymyia Egger, 1858.) 
Abdomen plus ou moins ovaloïde, parfois anormalement ré- 
tréci à son extrémilé, constamment bicolor. ......... 99 . 
Id. plus ou moins ovaloïde, jamais anormalement rélréci à 
son extrémité, constamment unicolor............... L8. 
Id. ovaloïde, aussi ou plus large que le thorax, parfois 
déprimé: face ordinairement jaune ou jaunâtre, non 
PRE QUE NS dE de. dde er ee hace 34. 
Id. oblong ou cylindroïde, plus étroit que le thorax, non 
déprimé ; face souvent noire ou noirâtre, plus ou moins 
ImétaHique cerner een er tetoiete ea retetee Chase A5. 
. Face, épistome, plus ou moins saillants, notablement co- 
HOTTES M NS en slt ira ae en be net TT 3. 
Id. id., non conoïdes, très peu saillants. ...........,...,: 37. 
Épistome notablement saillant, rostriforme, acuminé; an-. 
tennes, 1°° segment à peu près égal au 2°, 8° ovaloïde 
ou arrondi; abdomen peu ou point déprimé; ailes, 
position de la 3° nervure transversale (Rondani), 
Variable en ee D A rt RE QE Le À BE 36. 


Dipteres nouveaux ou peu connus. 255 


(Rond.) sise au delà du milieu de la cellule dis- 
COTE A ne eee me ete PRE Asarkina. 


(Macquart, Dipt. Exot., 1842. — Alias Asarcina.) 


86. Antennes, 3° sezment presque orbiculaire ; ailes, 2° nervure 
transversale (Rond.) sise en deçà du milieu de la cellule 
discoidale- "0 te tas Aa AE 1e AR ue SE CE COUR 


(Scopoli, Entom. Carniolica, 4763.) 


— Id., 3° segment ovaloïde; ailes, 2° nervure transversale 
(Rondani) sise au delàf du milieu de la cellule dis- 
CoIdales Ne Rene CC den RTS Lycastres. 


(Walker, Trans. Entom. Soc. London, 1857.) 
37. Abdomen de forme normale à son exlrémité...........,.. 98. 


— Id. notablement et brusquement rétréci à son extrémité. Eupeodes. 
(Osten-Sacken, Western Diptera, 1877.) 


38. Face jaune ou jaunâtre, non mélallique. ............... RE 39. 
— Id. noire ou noirâtre, ordinairement mélallique.......... 7. 


89. Antennes, 3° segment fort élargi, chète épais, plus ou moins 


distinctement segmenté....... ACER À OR EME se 0. 
— Id., 3° segment médiocrement élargi, chète allongé, grêle, 
inmvisiblement séomenté,.............. Re HL. 


ho. Chète court, fort épais; face saiilante, en forme de cône 
obtus, dépourvue de callosité. . LADA ENCE AU STATE Pelecocera. 


(Meig., System. Beschr., 1822.) 
— Id. médiocrement épais; face sans saillie, calleuse...  Epistrophus. 
(Walker, Insect. Saunders, 1853.) 


LA 


— Id, id., &, notablement dilatés; face calleuse; ailes, 9° ner- 
vure transversale (Rond.) sise en deçà du milieu de la 
cellule discoïdale....,...,.....,.,..,... .....  Plalycheirus, 


Tibias et tarses antérieurs, 4, non dilatés; le reste variable. 1h92 


(Nec Platychirus. — Saint-Fargeau. — Serville, En- 
cyclop. method., 1825.) 


256 J.-M.-F, BIGOT. 


L2. Face nolablement calleuse; front très peu saillant ; ailes, 2° 
nervure transversale (Rond.) sise en deçà du milieu de 
la cellule discoïdale. ....,........ DER UE 0 0 0 . Syrphus. 
(Fabr., Syst. Antliat., 1775, — Scæva p' Fabr., — 
Xanthogramma p'. — Schiner, 1860.) 


— Id. nullement calleuse ; front parfois notablement saillant… 5. 
43. Front à peine saillant ; ailes, 2° nervure transversale (Rond.) 
sise en deçà du milieu de la cellule discoïdale.. Simosyrphus. 
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet, bimens., 
n° 6.) 
— Jd. fort saillant, sous la forme d’un cylindre antennifère ; 
ailes, 2° nervure transversale (Rond.) sise au delà du 
milieu de la cellule discoïdale..,....,,.....,...,,... Somula. 
(Macq., Dipter. Exot., 18/7.) 


Lh. Organe G\, muni de deux appendices reployés, en dessous en 
forme de crochets, leurs pointes sont affrontées el assez 


ANOMÉES se 005006 c0000obaue 500 060 00.0 Ancylosyrphus ?. 
(J. Bigot, Ann. Soc. ent. Fr., 1882, Bullet. bimens., 
n° 6. — Genre provisoire 2.) 
— Id. &, dépourvu d’appendices analogues. .....,.......... U5. 


h5. Les yeux composés montrant deux groupes de facettes dis- 
tincis, les plus grandes sises en dessus; G, triangle 
frontal peu allongé; kypopygium peu développé; tho- 
rax sans bandes longitudinales distinctes : face calleuse, 
saillante inférieurement en forme de cône plus ou 


MONS DONS os codoscscocconpocrooccococo …..  Allograpta ?. 
(Osten-Sacken, Bullet. Buff. Soc., 1876. — Genre dou- 
toux ?.) 


— Id, avec les facettes un:formes ; G!, triangle frontal souvent 
allongé ; thorax, souvent orné de bandes longitudinales 
distinctes; Aypopygium parfois notablement saillant ; 

(face semblable à celle du genre précédent)... ....... HG. 


46. Triangle frontal & notablement allongé; thorax orné de 
bandes longitudinales distinctes; kypopygium peu déve- 


7. 


48 


19. 


50. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 257 


loppé; antennes, 3° segment oyaloïde ; (face semblable 

à celle du genre précédent)... ........ ....... Mesogramma. 
(Alias Mesograpta. — Loew, Berliner. Dipt. Amer, 

septentr. indigen., Gent. IL et VI.) 


* Triangle frontal 4 médiocrement allongé: thorax dénué de 


bandes longitudinales distinctes: hypopygium notable- 
ment développé; antennes, 3° segment orbiculaire; 
(face semblable à celle du genre précédent)... Sphærophoria. 
(Saint-Fargeau. — Serville, Encycl. méthod., 1895, — 
Melithreptus Loew, 18/0.) 
Abdomen nullement déprimé, orné de macules jaunes ou jau- 
HALTES = er Do 00 0 600 ob om DD É TEE 18. 


1d. notablement déprimé, mi-partie rouge ou rougeâtre. Pyrophæna. 
(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.) 


Antennes, 3° segment orbiculaire; ailes, 2° nervure trans- 
versale (Rond.) oblique ; tibias postérieurs droits. Melanostoma. 


(Schiner, Wien. Entom. Monatschr., 1860.) 
Id., 3° segment ovaloïde ; ailes, 2° nervure transversale pres- 
que perpendiculaire ; tibias postérieurs courbés...... Plesia, 
(Macquart, Dipt. Exot., 1850.) 


Id, 3° segment assez étroit et allongé ; face sans callosité : 
front, d, strié, ®, ponctué; ailes, 5° nervure posté- 
rieure (Rond.) perpendiculaire après le coude........ 20. 


Id, 3° segment court de forme ovaloïde arrondie: face et 


front, variables ; ailes, 5° nervure longitudinale (Rond.) 
plus ou moins oblique après le coude. ......,..,.... 51. 


Ailes, fausse nervure bien distincte; coloration des yeux 
nee Mot CHOCO ER  E RES DCE PES Orthonevra. 
(Nec Orthoneura. — Macq., Dipt., Suites à Buffon, 
1834.) 
Id., fausse nervure presque invisible ; yeux ornés de lignes 
NOTES INÉLMICUIECS PEAR NE AU. D, ue Cryptineura ?. 
(J. Bigot, Revue el Magas. de Zool. Guérin. — Genre 
provisoire ?,) 
(1383) 1°° partie, 17, 


258 J,-M.-F. BIGOT. — Dipières nouveaux ou peu connus. 


51. Face notablement concave, épistome saillant, conoïdal ; 
trompe dépassant l’épistome, rigide; ailes, 5° et 6° ner- 
vures longitudinales (Rond.) coudées suivant un angle 
droit à sommet obtus........ nt HOT .....  Hemilampra 


(Alias Misolampra. — Macq., Dipt. Exot., 1850.) 
— Id. ordinairement peu ou point concave ; épistome médio- 


crement saillant, trompe ordinairement rétractile et 
membraneuse ; ailes, 5° et 6° nervures longitudinales 


(Rond.) coudées suivant un angle notablement ouvert. 52. 
52, Face gibbeuse ou calleuse......... PQ A SE es 53. 
Id; mreibDeuse ni CAUSE... 4... -ceenecrest ol. 


53. Face dépourvue de sillons latéraux ; antennes, 3° segment de 
grande dimension, orbiculaire ; 4, yeux contigus. Cartosyrphus. 
(Nov. mihi. — V. p. 230 du présent mémoire, 1883.) 
— Id., ®, pourvue de sillons latéraux ; antennes, 3° segment 
de médiocre dimension... RS Melanogaster. 
(Rondani, Dipter. Ital., Prodr., 1857.) 
54. Trompe, dépassant l’épistome dans le repos ; &, yeux dis- 
LATS SR NA A ANS A SAC RE A RES . Lejogaster. 
(Rondani, loc. cit.) 
— Id, ne dépassant pas l’épistome; 4, yeux contigus....... 55. 
55. Antennes, 3° segment ovaloïde; face concave, et, g'°, mu- 
nie de callosilés ; ailes, 5° nervure longitudinale (Rond.) 
courbée suivant deux angles opposés... ALL Campineura. 
(Rondani, loc. cit.) 
— Hd., id., arrondi. (Du reste, semblable au genre précé- 
GAME oévodec s ee acces e ACER Chrysogaster ?. 
(Meigen, lliger’s Magaz., 1803, p' Rond. !, loc. cit.) 


ÉTUDES ARACHNOLOGIQUES 


14e Mémoire (1) 


Par M. Eucène SIMON. 


XXI 


MATERIAUX 


POUR SERVIR A LA 


Faune arachnologique des îles de l’Océan Atlantique 


(Acores, Madère, Salvages, Canaries, Cap Vert, 
Sainte-Hélène et Bermudes.) 


(Séance du 13 Décembre 1882.) 


Iles Acores. 


Aucun Arachnide n’avait été jusqu’à ce jour rapporté des îles Açores 


c’est grâce à l’obligeance de M. de Arruda-Furtado, zélé naturaliste rési- 
dant à Ponte-Delgada (île Sao-Miguel), que je puis combler une partie de 


celte lacune. 


(1) Voir Annales 1873 : 1° mémoire, n° I, p. 409 ; 2° mémoire, n° II, 


III et IV, p. 327. — Annales 1874 : 3° mémoire, n° V et VE, p. 241. — 
Annales 1876 : 4° mémoire, n° VII et VIII, p. 57. — Annales 1877 : 
5e mémoire, n° IX, p. 53; 6° mémoire, n° X, p. 225. — Annales 1878 : 
7° mémoire, n° XI, XII et XIIL, p. 445 ; 8° mémoire, n° XIV, p. 2041 ; 
9° mémoire, n° XV, p. 899. — Annales 1879 : 10° mémoire, n° XVE, 


p. 93. — Annales 1880 : 11° mémoire, n° XVII, p. 97; 42° mémoire, 


not XVIII et XIX, p. 377. — Annales 1882 : 13° mémoire, n° XX, p. 204, 


Ann. Soc, ent, Fr, — Octobre 1883, 


260 E,. SIMON. 


Toutes les espèces signalées dans ce mémoire proviennent de l’île 
Sao-Miguel (1). 

Cette île ne possède en propre qu'un très petit nombre d’espèces, 
encore est-il probable que ces quelques espèces habitent également les 
autres îles du groupe des Açores qui n’ont été jusqu’à ce jour l’objet 
d'aucune recherche arachnologique. 

La plupart des Arachnides de Sao-Miguel sont d’origine européenne; 
en effet, sur A8 espèces citées, 8 seulement sont décrites comme nou- 
velles, 24 sont répandues dans toute l’Europe, 43 sont particulières aux 
régions méditerranéennes seulement, enfin les 2 dernières étaient déjà 
connues d’autres îles océaniques. 

Les Arachnides européens qui forment la masse de celte faune appar- 
tiennent en général à des espèces déjà remarquables par la grande exten- 
sion de leur habitat, tels sont, par exemple : Argiope Bruennichi et Eno- 
plognatha mandibularis, répandus depuis les confins occidentaux de 
l'Europe jusqu’en Chine et au Japon, ou bien encore comme Theridion 
tepidariorum et Tegenaria domestica qui sont presque cosmopolites. 


1 ORDRE ARANEÆ. 


17e Fam. Attidæ. 


4. DENDRYPHANTES NITELINUS E. S., Monogr. Att., 1869. 
D, castaneus E. S., loc. cit. 


Commun aux environs de Ponta-Delgada, sur les murs, les plantes, etc. 
Espèce répandue dans les régions méditerranéennes, principalement en 


(1) L’archipel des Açores, situé à 1,300 kilomètres de la côte de Portugal, 
se compose de neuf îles et d'ilots, formant trois groupes, dont le plus occiden- 
tal, au nord, très éloigné des autres, comprend les deux îles de Flores et de 
Corvo ; le groupe central comprend les îles de Fayal, Pico, Sao-Jorge, Graciosa 
et Terceira; le groupe oriental se compose des îles Sao-Miguel et Santa-Maria 
et des îlots des Formigas. — La plus importante de ces îles est celle de Sao- 
Miguel, dont le chef-lieu est Ponta-Delgada. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 261 


Orient. Elle se distingue surtout de D. nidicolens, chez le mâle par le 
céphalothorax uniformément revêtu de pubescence fauve sans taches 
blanches et par l’apophyse tibiale noire et coudée en bas dans le tiers 
terminal seulement, tandis que chez D. nidicolens cette apophyse est cou- 
dée en bas dès la base et ensuite droite. 


2. MENEMERUS SEMILIMBATUS Hahn. 


Commun sur les murailles, à Ponta-Delgada et Ribewa-Grande. 
Également commun dans tout le midi de l’Europe et le nord de l'Afrique. 


Les individus des Açores sont généralement obscurs, avec les pattes 
presque noires, surtout chez le mâle. 


3 CALLIETHERA MUTABILIS H. Lucas, Expl. Als., Ar., 1842, 


Très commun à Ponta-Delgada, sur les vieux murs à Nordella, sous les 
écorces, aussi sous les pierres sur tout le littoral de la Docla. 


Également du midi de l'Europe et du nord de l'Afrique. 


L. CALLIETHERA INFIMA E, £,, Monogr. Alt., 1869. 


Sous les pierres et sur les talus, à Ponta-Delgada. 
Répandu dans toute l’Europe tempérée et méridionale. 


5. ÉUOPHRYS FINITIMA E, S., Monogr. Alt., 1869. 


Commun à Ponta-Delgada, sur les murs, les plantes, etc. 


Également répandu dans tout le midi de l’Europe, en Algérie et en 
Syrie; remonte accidentellement jusqu’à Paris. 


6. SYNAGELES VENATOR H. Lucas, Mag. Zool., 1833. 


Deux individus trouvés sur le vieux mur d’un jardin, à Ponta-Delgada. 
Également de l’Europe tempérée. 


262 E. SIMON. 


2° Fam. Lycosidæ. 


7. OCYALE MIRABILIS Cl., 1757. 


Dans les prairies. 
Commun dans toute l’Europe. 


8. LYCOSA PERITA Latr. 


Deux individus trouvés sur la plage de Nordella, sous une pierre. 
Commun dans toute l’Europe. 


9. PARDOSA AÇOREENSIS, Sp. nov. 


&. Long. 6 mill, — Céphalothorax noir ou brun foncé, pourvu d’une 
bande médiane et d’une bande latérale fauves assez étroites (voy. 9). — 
Chélicères et plastron noirs ou brun foncé. — Pattes fauve clair ; fémurs 
marqués en dessus de trois grandes taches brunes, arquées et irrégulières, 
formant des anneaux incomplets ; les autres articles concolores ; méta- 
tarses 1 et 11 grêles, cylindriques, garnis de poils assez courts, semblables; 
métalarse 1v environ de même longueur que patella et tibia. — Patte- 
mâchoire à fémur et patella fauves, le fémur varié de brun en dessus, 
la patella présentant quelques poils blancs à l'extrémité; le tibia et le 
tarse très noirs et garnis de poils noirs; tibia visiblement plus long que 
la patella, un peu élargi de la base à l'extrémité; tarse plus jarge que le 
tibia : bulbe à apophyse médiane courte et large, arrondie au sommet, 
précédé d’une petite tige transverse arquée partant de l’angle interne du 
lobe inférieur. 


©. Long. 7 mill. — Céphalothorax noirâtre, à pubescence fauve-rouge; 
bande médiane fauve, étroite et atténuée en arrière sur la partie thora- 
cique, assez fortement élargie et diffuse sur la partie céphalique, n’attei- 
gnant pas les yeux dorsaux; bande latérale également étroite, séparée de 
la marge par une ligne brune assez large et très découpée; poils de la 
face fauve clair. — Yeux antérieurs en ligne à peine arquée; les médians 
un peu plus gros, plus séparés, leur intervalle au moins égal à leur dia- 
mètre ; intervalle des yeux de la seconde ligne à peine aussi large que 
leur diamètre. — Chélicères fauve olivâtre. —Plastron brun-fauve, un peu 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 263 


éclairci en avant sur la ligne médiane. — Abdomen noirätre, à pubes- 
cence fauve-rouge ; dans la première moitié, une bande longitudinale 
blanchâtre lancéolée, ensuite trois séries de petites taches blanches trans- 
verses formées de poils; ventre fauve testacé. — Pattes fauve clair, avec 
les fémurs et les tibias vaguement et largement annelés de fauve olivâtre 
obseur; tibia r pourvu en dessous, dans la première moilié, de 2-2 longues 
épines, de 5 pelites épines latérales et de 2 petites épines terminales ; 
métatarse 1 de 2-9 grandes épines et de 2 petites épines terminales. — 
Épigyne en grande fossette, beaucoup plus longue que large, étroite en 
avant, graduellement élargie en arrière et obtusément tronquée, entière- 
ment divisée par une carène étroite, rougeâtre, fortement canaliculée, 
élargie transversalement en forme de T au bord postérieur. 


Ponta-Delsada, dans les prairies. 


Se rapproche de P. proxima G. Koch, mais s’en distingue par les 
bandes céphalothoraciques plus larges ; chez le mâle par le tarse de la 
patte-mâchoire plus large; chez la femelle par la carène de lépigyne 
canaliculée. 


10. PARDOSA FURTADOI, Sp. nov. 


Q. Long. 8 mil. — Céphalothorax noir ou brun très foncé, à pubes- 
cence fauve obscur; une bande médiane fauve obscur, étroite et atiénuée 
en arrière sur la partie thoracique, élargie transversalement sur la partie 
céphalique, n’atteignant pas les yeux dorsaux; une bande latérale très 
étroite, très découpée, interrompue par 2 ou 8 trails obliques; poils de 
la face fauves. — Yeux antérieurs en ligne légèrement arquée, égaux: les 
médians plus séparés, leur intervalle environ égal à leur diamètre ; inter- 
valle des yeux de la seconde ligne visiblement plus large que leur dia- 
mètre. — Chélicères noirâtres, garnies de poils fauves, longs, et marquées 
en avant d’une grande tache brun-rouge diffuse. — Plastron noirâtre, à 
pubescence fauve. — Abdomen en dessus noirâtre, garni de pubescence 
fauve, marqué dans la première moitié d’une bande fauve longitudinale 
élroite et lancéolée, dans la seconde de 5 bandes transverses courtes et 
arquées, marquées chacune de 2 points noirs. Ventre présentant une 
large bande longitudinale brun-rouge partant du pli épigastrique, large 
en avant, très alténuée en arrière, largement bordée de testacé clair, — 
Paites fauve rougeâtre ; fémurs marqués de 3 anneaux noirs très découpés 
et d’une ligne dorsale; tibias et métatarses de 2 anneaux semblables : 


264 E. SIMON. 


tibia r pourvu en dessous, dans la première moitié, de 2-2 très longues 
épines, d’une ligne de 3 longues épines latérales internes, . sans latérales 
externes; métatarse 1 de 2-2 épines inférieures et 2 latérales internes 
également longues ; patella et tibia 1v beaucoup plus longs que le cépha- 
lothorax. — Épigyne en grande fossette, beaucoup plus longue que large, 
étroite en avant, graduellement élargie en arrière et obtusément tron- 
quée, entièrement divisée par une carène rougeâtre, étroite et parallèle, 
légèrement canaliculée, élargie transversalement en forme de T au bord 
postérieur. 
Ponta-Delgada ; prairies humides. 


Voisin du précédent, s’en distingue surtout par la coloration et le plus 
grand écartement des yeux de la seconde ligne, 


11 PARDOSA PROXIMA C. Koch. 


Ponta-Delgada ; prairies, 
Très répandu dans tout le midi de l’Europe et le nord de l’Afrique. 


3° Fam. Thomisidsæ. 


42, XYSTICUS INSULANUS Thorell, Kongl. Sv. Vet. Akad. Handl., 
t. XIII, n°5, p. 133. 


(PI. 8, fig. 1 et 2.) 


g. Long. 2,6 mill. — Céphalothorax finement chagriné, brun noirâtre 
très foncé, légèrement et peu densément varié de fauve sur les côtés et 
en avant, marqué en arrière de deux bandes testacées réunies en forme 
de V au bord postérieur, presque plan en dessus et garni de forts crins 
aigus sur la partie céphalique; front large, tronqué carrément, non 
incliné : saillies des yeux latéraux médiocres. — Yeux supérieurs presque 
équidistants; yeux médians en quadrilatère un peu plus large que long, 
les antérieurs à peine plus resserrés que les postérieurs. — Abdomen ovale 
court, oblusément tronqué en avant, plan en dessus; noirâtre, avec 
une bordure assez étroite, blanchâtre lestacé, un peu sinueuse, et une 
bande médiane fauve, un peu élargie el tronquée en arrière, ne dépassant 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 265 


pas le tiers postérieur, marquée de chaque côté de deux dents aiguës ; 
cette bande suivie de une ou deux taches transverses irrégulières. Ventre 
brun testacé obscur. — Pattes médiocrement longues ; fémurs, patellas 
et moitié basilaire des tibias noirs; moitié terminale des tibias brun- 
rouge; tarses et métatarses jaunâtre testacé ; fémur 1 pourvu sur la face 
antérieure de 5 ou 6 fortes épines irrégulières et inégales, les plus longues 
un peu plus longues que son diamètre; tibia 1 pourvu en dessous de deux 
rangées de 4-4 longues épines, d’une rangée externe et d’une interne de 
3 plus courtes; au métatarse, deux rangées inférieures de 3-3, dont la 
basilaire plus longue et plus isolée, de plus une épine interne vers le 
milieu et deux externes. — Patte-mâchoire noirâtre, avec l'extrémité du 
fémur et la patella teintées de rougeâtre ; tibia plus court que la patella, 
resserré à la base, son apophyse inférieure assez courte, peu atténuée et 
tronquée obliquement, avec l’angle interne un peu saillant arrondi ; apo- 
physe interne petite, perpendiculaire et dentiforme; larse large, disci- 
forme, cependant plus long que large; bulbe entièrement entouré d’un 
fort stylus adhérant, sans échancrure dans le haut, conique très bas, 
pourvu vers le milieu d’une apophyse noire, grêle et très longue, dirigée 
en arrière, presque droite et atteignant les apophyses tibiales. 


©. Long. 6,5 mill. — Céphalothorax brun noirâtre foncé ou brun-rouge 
clair, irrégulièrement varié et veiné de fauve sur les côtés, avec une 
bande médiane testacée, aussi large que le front et presque parallèle, ren- 
fermant en avant une grande tache brunâtre terminée en pointe en 
arrière et coupée elle-même de petites lignes testacées longitudinales. 
Front large, à peine incliné. Saillies des yeux latéraux assez faibles. 
Téguments finement chagrinés, garnis de crins très longs et robustes. 
Yeux médians supérieurs un peu plus resserrés que les latéraux et un 
peu plus petits. Yeux médians égaux, en carré presque régulier (à peine 
plus large que long). Sur le bord du bandeau une rangée de 6 à 8 crins 
très longs, surtout les médians. — Abdomen brun foncé ou rougeâtre, 
avec une bordure testacée un peu découpée et sinueuse, et une très large 
bande médiane, élargie et pourvue vers le milieu de trois paires de rami- 
fications aiguës. — Pattes brunâtres ou fauve-rouge, avec les fémurs et 
les tibias ordinairement très rembrunis et tachés en dessus; épines 
comme chez le mâle, seulement tibias antérieurs sans épines latérales, 
. pourvus seulement de 4-A inférieures et de 2 dorsales courtes. —Épigyne 
marquée, en avant loin du pli épigastrique, d’une très petite fossetle for- 
tement rebordée en avant. 


266 E. SIMON. 


Ponta-Delgada, sous les pierres et sur les arbustes. 
Découvert à l’île Madère et décrit par ie D' T. Thorell. 
La description du mâle du D' Thorell s’applique entièrement à l'espèce 


de Sao-Miguel. Gelle de la femelle s’en éloigne un peu, principalement 
en ce qui regarde l’épigyne. — Le X. insulanus habile aussi l'Algérie. 


X. insulanus se rapproche un peu de X. acerbus Th., mais il en diffère 
par les métatarses armés d’épines latérales, chez le mâle par le bulbe 
pourvu d’une longue apophyse grêle, chez la femelle par les yeux médians 
supérieurs plus resserrés que les latéraux et la fossette génitale petite et 
avancée. 


h° Fam. Epeiridæ. 


13. ARGIOPE BRUENNICHI SCOpl., 1763. 


Commun aux environs de Ponta-Delgada. 


Espèce très commune dans le midi de l’Europe et le nord de l’Afrique, 
plus rare dans l’Europe tempérée; également répandue dans une grande 
partie de l’Asie jusqu’au Japon. 


Ah. EPEIRA ACALYPHA Walck. 


Ponta-Delgada, sur les arbustes, principalement les genêts. 
Commun dans toute l’Europe. 


45. ZILLA X-NOTATA Clerck, 14757. 


Commun à Ponta-Delgada, dans l’intérieur des maisons, sur les portes 
et les fenêtres. 


Répandu dans toute l’Europe et le nord de l'Afrique. —$Se trouve aussi 
aux îles Canaries (H. Lucas). 


16. META MERIANÆ Scopl, 1763. 


Commun sur les rochers humides. 
Répandu dans toute l’Europe, mais plus communément dans le Midi. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 267 


17. TETRAGNATHA EXTENSA L., 1758. 


M. de Arruda-Furtado m'écrit à propos de cette espèce : 


« Je ne l’ai trouvée que pendant l'été 1880, sur les Rubus qui bordent 
un petit marais voisin des Arripes et appelé Lagoa-do-Conde, dans la 
région des pâturages, ce qui me porte à croire qu’elle a été introduite 
tout récemment dans ce lieu par quelque oiseau de passage. » 

T. extensa est répandu dans toule l’Europe. 


5° Fam. Agelenidæ. 


18. TEGENARIA PARIETINA Fre. 


Dans les maisons à Ponta-Delgada. 
Dans les mêmes conditions en Europe et dans le nord de l'Afrique. 


19, TEGENARIA DOMESTICA Cl, 1757. 


Très commun dans les maisons. 


Espèce presque cosmopolite; commune en Europe, signalée en Asie, 
en Océanie, en Amériqué et dans toules les îles océaniques. — Le type 
des Açores est généralement de teinte obscure, surtout chez le mâle. 


20. TEGENARIA PAGANA C. Koch, 
T'enaria subtilis E. S. 


Un seul individu trouvé sur un vieux mur à Ponta-Delgada. 
Espèce habitant également les régions méditerranéennes. 


91. TEXTRIX COARCTATA L. Dufour. 


Commun sous les pierres. 
Également du midi de l’Europe et du nord de l'Afrique. 


268 E. SIMON. 


6° Fam. Dictynidæ. 


29, DICTYNA FLAVESCENS Walck. 


Sur les feuilles des arbustes, dans les jardins à Ponta-Delgada. 
Répandu dans une grande partie de l’Europe. 


23. AMAUROBIUS DENTICHELIS, Sp. NOV. 
(P. 8, fig. 8 el A.) 


d. Long. 2,6 mill — Céphalothorax fauve brunâtre, avec une très fine 
ligne noire marginale, lisse, brillant; parlie céphalique très large, peu 
atténuée et tronquée carrément, assez convexe. — Yeux supérieurs mé- 
diocres, égaux, en ligne sensiblement arquée en arrière ; les médians un 
peu plus resserrés, leur intervalle un peu plus large que leur diamètre, 
celui des latéraux de moitié plus large. Yeux antérieurs en ligne droite, 
les médians plus de deux fois plus petits, équidistants, leurs intervalles 
presque aussi larges que le diamètre des médians. — Yeux médians en 
trapèze un peu plus long que large et plus étroit en avant. Bandeau 
environ de la largeur des yeux médians antérieurs. —Plastron lisse, fauve 
obscur un peu rembruni sur les bords, terminé en pointe subaiguë. — 
Abdomen ovale court, blanchâtre testacé en dessus et en dessous, varié 
sur les côtés de points et de linéoles noirâtres, marqué en dessus, près le 
bord antérieur, d’une tache noire allongée et dans la seconde moitié 
d’une bande noire longitudinale plus large, coupée en arrière de linéoles 
fauves transverses. — Pattes assez longues, fauve clair testacé; fémurs 
marqués en dessous de deux anneaux noirâtres étroits, interrompus en 
dessus, plus nets aux paires postérieures ; tibias d’anneaux subhasilaires et 
terminaux semblables ; fémurs pourvus près l'extrémité, au côté interne, 
de une ou deux épines longues; patellas x et 11 inermes ; palellas xxx et 1v 
pourvues en dessus d’une longue épine; épines tibiales et métatarsales, 
assez courtes aux paires antérieures, longues aux postérieures. — Chéli- 
cères très longues, fauve rougeàtre, lisses en dessus, un peu granuleuses 
au côté externe dans la seconde moitié, très atténuées et un peu obliques 
en avant; pourvues en avant, au bord externe, d’une série de 5 ou 6 petits 
tubercules piligères cylindriques, dont les 3 ou 4 basilaires plus forts; 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 269 


crochet très long, robuste et un peu sinueux. — Patte-mâchoire testacée, 
étroite et longue; patella et tibia presque d’égale longueur, sans apo- 
physes ; tarse un peu plus long que les deux articles précédents, étroit, 
terminé en pointe cylindrique plus longue que le bulbe, pourvu à la base 
d’une petite apophyse noire et grêle, dirigée obliquement en arrière; 
bulbe petit, simple. 

@. Long. 2,5 mill — Comme chez le mâle; partie céphalique moins 
convexe ; yeux plus gros et plus resserrés; chélicères plus courtes, plus 
parallèles, sans denticules. — Épigyne marquée d’une petite fossette 
transverse rebordée, droite en avant, arquée en arrière. 

Ponta-Delgada, sur les arbustes. 

Voisin d'A. crucifer Cambr. (1), en diffère par le dessin abdominal 
moins complexe, le bandeau plus étroit, les yeux plus resserrés. 


A. dentichelis s'éloigne des Amaurobius typiques par sa petite taille, 
ses chélicères très longues mais non convexes à la base, la structure 
entièrement différente de sa patie-mâchoire. Cetie petite espèce deviendra 
sans doute le type d’un genre, dont A. crucifer Cambr. fera également 
partie. | 


7° FAM. Urocteidæ. 


2h. OECOBIUS ANNULIPES Lucas, 18/42. 


Ponta-Delgada: sous les pierres, 
Espèce répandue dans toutes les régions circumméditerranéennes. 


25. OEcoBius NAvUS Blackw., Ann. Mag. of Nat, Hist., 3° sér., 
t. IV, p. 266, 1859, 


Plus rare que le précédent, dans les mêmes conditions. 


Cette espèce, découverte à Madère et décrite par Blackwall, est très 
voisine de OE. annulipes; elle en diffère par l’apophyse basilaire du bulbe 
terminée par une fourche à branches moins longues et moins divergentes, 
par les pattes moins fortement annelées et par le dessin de l'abdomen 


| 


(1) Proceed. Zool. Soc. Lond., 1873, p. 216, pl. xx1v, fig. 6. 


270 E. SIMON. 


moins complexe. Elle diffère de OE. cellariorum Dugès (= domesticus 
Lucas) par les fémurs des pattes tachés en dessous, tandis qu'ils sont 
concolores chez cellariorum, et surtout par l’apophyse du bulbe, chez 
cellariorum cette apophyse est en effet beaucoup plus longue, arquée, 
atténuée, non bifurquée, 


8° FAm. Theridionidæ. 


26. THERIDION DENTICULATUM Walck., 1802, 


Ponta-Delgada; en battant les arbustes. 
Très commun dans toute l’Europe, le nord de l'Afrique et la Syrie. 


27. THERIDION TEPIDARIORUM C. Koch, 18/1. 


Gette espèce paraît cosmopolite; elle a été observée dans toule l’Eu- 
rope, en Amérique, en Afrique, à Madagascar, dans l’Inde, en Australie 
et dans toutes les îles océaniques. 


98. TEUTANA GROSSA C. Koch, 1838. 


Theridion pulchellum Lucas, in Barker Webb et Berth., 
Hist. Nat. Can., etc., IT, p. 44. 


Commun à Ponta-Delgada et Ribeiwa-Grande, dans les maisons et les 
caves: sur 43 individus, reçus de M. de Arruda-Furtado, 27 offrent la 
coloration typique et 16 sont concolores. 


Espèce très répandue en Europe, surtout dans le Midi, dans le nord de 
l'Afrique, aux Canaries (Lucas), à Madère, à Sainte-Hélène et dans l’Amé- 


rique du Sud. 


99, TEUTANA RUFIPES H. Lucas, Expl. Alg., Ar., p. 263, pl. xvi, fig. 8. 
(Sub Theridion.) 


Dans l’intérieur des maisons à Ponta-Delgada. 
Se trouve aussi en Algérie, aux Canaries el au Sénégal. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 57/11 


30. ERO FURCATA Villers, 1789, 


Theridium thoracicum Wider, 183/. 
Ero variegata C. Koch, 1836. 


Un individu trouvé à Ponta-Delgada sur un buisson. 
Habite une grande partie de l’Europe et les États-Unis d'Amérique. 


81. ENOPLOGNATHA MANDIBULARIS H. Lucas. 


Epeira diversa Blackw., 1859. 
Zilla Rossii Thorell, 1870. 


Commun dans toute l’île. 


L’une des espèces dont l’habitat est le plus étendu; elle se trouve dans 
tout le midi de l’Europe, le nord de l’Afrique, la Syrie, l'Arabie méridio- 
nale (Aden), la Chine (Péking), les Canaries. 


92. LASÆOLA TESTACEO-MARGINATÀ E. Simon, Ar. Fr., t. V, p. 149, 1881. 


Variété oceanica. 


Taille un peu plus forte que chez le type d'Europe; crins plus forts et 
plus longs; yeux un peu plus gros et un peu plus resserrés ; chez la 
femelle, bande noirâtre du céphalothorax moins nette et effacée en 
arrière, 


Commun à Ponta-Delgada, dans les jardins, sur les buissons. 


Nous avons trouvé cetie espèce en Gorse et sur les côles de Provence. 


99. ERIGONE VAGANS Savigny, 1827. 


Neriene spinosa O.-P. Cambr., 1871. 
Erigone litoralis L. Koch., 1872. 


Ponta-Delgada ; dans les endroits humides. 
Très répandu dans toutes les régions méditerranéennes, 


272 E. SIMON. 


84. MICRONETA RURESTRIS C. Koch, 1836. . 


Neriene gracilis Blackw., 1841-64. 

—  flavipes Blackw., 1844-6h. 
Micryphantes tenuipalpus Menge, 1869. 
Erigone fuscipalpis Thorell, 4871. 


*Ponta-Delgada; dans les herbes. 
Très commun dans toute l’Europe. 


35. LEPTYPHANTES TENEBRICOLA Wider, 183/. 


Ponta-Delgada; dans les herbes et sous les pierres. 

Très commun dans toute l’Europe. 

Toutes les variétés de coloration sont représentées à Sao-Miguel, mais 
les individus de teinte obscure dominent. 


86. ARIAMNES DELICATULUS, SP. nov. 
| (PL 8, fig. 5.) 


®. Long. 3 mill — Céphalothorax blanc testacé, avec une fine ligne 
noire marginale, une bande submarginale noirâtre ponctuée, un peu den- 
ticulée en dessus, n’atteignant pas en avant le groupe oculaire, et en 
dessus en avant deux traits noirs sinueux faisant suite aux yeux laté- 
raux; ovale allongé, un peu atténué et obtusément tronqué en arrière, 
marqué, vers le milieu, d’une dépression transverse arquée; partie tho- 
racique peu convexe; région oculaire assez convexe, large et arrondie, — 
Yeux supérieurs en ligne presque droite, les médians ovales, droits, plus 
gros que les latéraux el beaucoup plus séparés, leur intervalle ayant au 
moins trois fois leur diamètre, celui des latéraux à peine égal à leur 
rayon. Yeux antérieurs en ligne sensiblement arquée en avant, les mé- 
dians gros, arrondis, finement cerclés de noir, leur intervalle presque 
double de leur diamètre ; les latéraux très petits, touchant presque aux 
médians. — Bandeau presque aussi large que Paire oculaire, atténué, 
presque vertical. — Ghélicères testacées, environ de la longueur du ban- 
deau. — Plastron finement chagriné mat, brun, varié et ponctué de fauve 
sur les côtés et avec une ligne médiane fauve mal définie. — Abdomen 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 275 


assez court et comprimé, élevé en dessus en cône obliquement dirigé en 
haut, aussi long que l'abdomen lui-même, épais, sensiblement atténué el 
très obtus ; blanc argenté très brillant, marqué en dessus en avant d’une 
bande longitudinale lancéolée fauve testacée, sur les parties latérales de 
deux grandes taches noires irrégulières manquant souvent, et en arrière, 
sous le cône dorsal, d’une bande obscure longitudinale continue, fine- 
ment bordée de noir. — Pattes fines, très longues, blanc testacé ; fémurs 
marqués, vers le milieu, d'un groupe de points noirâtres irréguliers et 
espacés et d’un anneau brun terminal; tibias d’un anneau basilaire et 
d’un anneau terminal peu indiqué; pattes de la 3° paire ordinairement 
concolores. — Patte-mâchoire blanc testacé; tibia à peine plus long que 
la patella, assez fortement élargi de la base à l'extrémité, un peu saillant 
et très obtus à l’angle supéro-interne ; tarse au moins aussi long que les 
deux articles précédents, large à la base, fortement acuminé. 


Ponta-Delgada ; dans les jardins, en battant les arbustes. 


97. PHOLCUS PHALANGIOIDES Fuess. 


Ponta-Delgada et Ribeiwa-Grande; dans les maisons, comme en Europe; 
habile presque toutes les îles océaniques et l'Amérique du Nord. 


9° Fam. Drasside. 
98. PROSTHESIMA OCEANICA, . nov. 
(PL. 8, fig. 6.) 
©. Céphaloth., long. 2,7 mill. — Abdom., long. 5 mill. 


Céphalothorax brun-rouge, lisse en dessus, finement chagriné sur les : 
côlés et en arrière, garni de crins courts et espacés, excepté au bord 
postérieur ; strie médiane très courte ; rebord large, vertical, fauve, limité 
en dessus par une arêle vive noirâtre. — Yeux supérieurs en ligne droite, 
très gros et presque égaux (les médians à peine plus gros), équidistants 
et très resserrés, leurs intervalles beaucoup plus étroits que leur rayon. 
Yeux antérieurs en ligne sensiblement arquée en arrière ; intervalle des 
médians plus large que leur rayon ; les latéraux touchant aux médians, 
au moins d’un tiers plus gros, ovales, larges et obliques. — Bandeau plus 
large que les yeux latéraux antérieurs, — Chélicères garnies en avant au 

Ann. Soc, ent. Fr. — Décembre 1883. 
(1883) L'° parlie, 18. 


27h E. SIMON. 


côté interne de forts crins noirs serrés. — Abdomen ovale allongé, brun 
fauve, à pubesçence courte. — Plastron brun-rouge lisse, garni de crins 
noirs, très courts, fins et espacés dans le milieu, très forts, longs et plus 
serrés sur les côtés. — Patte-mâchoire et pattes brun-rouge clair; patella 
et tibia 1v plus longs que le céphalothorax ; tarse 1 un peu plus court que 
le métatarse ; tibias 1 et 11 inermes en dessous ; métatarses 1 et 11 pourvus 
en dessous de trois paires de petites épines, sans scopulas, garnis en des- 
sous de crins rudes, presque semblables aux épines. — Épigyne en grande 
plaque noire, semi-circulaire, un peu plus large que longue, précédée 
d’une fossette également semi-circulaire, mais plus étroite ; plaque mar- 
quée de deux profondes impressions arquées dessinant deux lobes médians 
allongés et parallèles. 


Ponta-Delgada: sous les pierres. 


Se rapproche un peu de P. barbata L. Koch, mais en diffère par les 
crins des chélicères plus longs, la patella et le tibia 1v beaucoup plus 
longs que le céphalothorax, les métatarses antérieurs pourvus en dessous 
de petites épines, mais dépourvus de scopulas. — 11 est également voi- 
sin de P. rustica, dont l’épigyne est presque semblable, mais l’absence 
de scopulas aux métatarses l’en distingue tout de suite. 


99. PROSTHESIMA SETIFERA, SD. NOV. 
(PI. 8, fig. 7.) 


d. Céphaloth., long. 2,7 mill. — Céphalothorax brun très foncé presque 
noir, très finement chagriné, garni de crins fauves et noirs, assez longs, 
espacés ; strie médiane fine et assez longue; rebord mince. — Yeux supé- 
rieurs en ligne très légèrement arquée en avant, médiocres, égaux ou les 
médians un peu plus petits ; les médians un peu plus séparés, leur inter- 
valle visiblement plus large que leur rayon. Yeux antérieurs en ligne sen- 
siblement arquée en arrière, intervalle des médians égal à leur diamètre, 
les laléraux à peine séparés des médians, un peu plus gros, ovales 
larges, presque arrondis. Bandeau plus large que les yeux latéraux anté- 
rieurs. — Chélicères garnies de forts crins irréguliers et inégaux. — Abdo- 
men noirâtre, garni de pubescence fauve rude et longue. — Plastron 
brun-rouge foncé, garni de crins noirs, plus longs et plus serrés sur les 
côtés. — Pattes brun olivätre, avec les tarses fauve obscur, les fémurs 
éclaircis sur la face antérieure et à la base, garnies de crins fins exces- 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 275 


sivement longs et divergents, principalement aux tibias et aux méta- 
tarses ; patella et tibia 1v plus longs que le céphalothorax ; tarse 1 un peu 
plus court que le métatarse ; tibias 1 et 11 et métatarse 1 inermes en des- 
sous; métatarse 11 pourvu en dessous, près la base, d’une paire de fortes 
épines ; mélatarses 1 el 11 pourvus, dans la seconde moilié, de scopulas 
longues et très peu serrées. — Patte-mâchoire brun olivâtre clair; fémur 
comprimé, légèrement convexe en dessous, pourvu en dessus, dans la 
seconde moilié, de 3 longues épines (1-2); tibia sensiblement plus court 
que la patella, pourvu au côté externe d’une apophyse au moins aussi 
longue que l’article, assez grêle et cylindrique, terminée en pointe aigué, 
droite, ni arquée ni divergente ; tarse ovale allongé, assez étroit ; bulbe 
pourvu à l'extrémité, à l’angle externe, d’une apophyse courte, grêle et 
droite, mais brusquement dilatée à la base, et à l'angle interne d’une fine 
tige grêle dirigée transversalement en dehors. 


Un mâle, trouvé à Ponta-Delgada. 


Se rapproche un peu de P. mania E. S., mais en diffère par l’apophyse 
du bulbe très courte, les pattes plus longues et garnies de très longs crins, 
et par les métatarses de la première paire dépourvus d’épines. 


0. DRASSUS FURTADOI, Sp. nov. 
(PL 8, fig. 8 et 9.) 


&. Céphaloth., long. 4 mill. — Céphalothorax brun-rouge clair, sans 
ligne marginale, presque lisse, garni de pubescence épaisse, couchée, 
blanc nacré, mélée en avant de quelques crins noirs; bas, ovale, assez 
fortement afténué en avant. — Yeux supérieurs assez petits, en ligne 
droite, les médians oblusément triangulaires, plus resserrés, leur inter- 
valle à peine plus large que leur diamètre, celui des latéraux près de 
trois fois plus large. Yeux antérieurs en ligne un peu arquée en arrière ; 
les médians beaucoup plus gros que les latéraux et que les yeux de la 
seconde ligne, un peu plus séparés que les latéraux, leur intervalle néan- 
moins beaucoup plus étroit que leur diamètre. Bandeau plus étroit que 
les yeux antérieurs. — Chélicères brun-rouge, lisses, robustes et assez 
courtes, parsemées de crins fauves. — Abdomen ovale, brunâtre, garni de 
pubescence fauve soyeuse, longue et serrée, présentant en dessus, dans 
la première moitié, une plaque chitineuse lisse. — Pattes brun-rouge 
clair, à pubescence fauve; patella et tibia 1v plus iongs que le céphalo- 


976 E°uSIMON: 


thorax : tarses et métatarses 1 et 11 garnis jusqu’à la base de scopulas 
serrées: mélatarses postérieurs sans scopulas ; tibias 1 et 11 pourvus en 
dessous de trois paires de fortes épines ; tibia 1v sans épines dorsales, ne 
présentant que des épines latérales et inférieures. —Patte-mâchoire allon- 
gée, étroite ; patella au moins d’un tiers plus longue que large, parallèle ; 
tibia un peu plus court, un peu plus étroit, également parallèle, pourvu 
en dessus et au côté interne de quelques longues épines; apophyse 
supéro-externe presque de moitié plus courte que l’article, simple, aiguë, 
presque droite (à peine arquée) et dirigée obliquement en avant; tarse 
ovale étroit; bulbe ovale simple, pourvu dans le haut de deux petites 
apophyses noires, rapprochées et convergentes, l’externe droite terminée 
en crochet, l’'interne sétiforme. 


®. Céphaloth., long. 4 mill. — Abdom., long, 5 mill. — Comme chez 
le mâle. — Yeux supérieurs plus petits, les médians presque arrondis, leur 
intervalle au moins de moitié plus large que leur diamètre. — Tibia 1 sans 
épines en dessous; tibia 11 pourvu en dessous, au bord interne, de deux 
fortes épines, l’une vers le milieu, l’autre terminale ; tibia rv sans épines 
dorsales. — Épigyne en plaque rougeâtre mal définie, marquée d’une 
petite fossette longitudinale étroite et atténuée en arrière, renfermant une 
pièce rougeätre ovale très allongée; cette fossette précédée d’une pièce 
testacée limitée en avant par une dépression arquée. 


Ponta-Delgada ; dans les trous des vieux murs. 


Cette espèce diffère de D. Blackwalli par l’absence d’épines dorsales 
aux tibias postérieurs et la disposition des deux petites apophyses termi- 
nales du bulbe ; par la structure du bulbe et la disposition des épines des 
pattes elle est très voisine des D. musculus E. S. et isabellinus E. S.; elle 
diffère du premier par l'apophyse tibiale du mâle : chez musculus, en 
effet, celte apophyse est presque perpendiculaire, mais assez brusque- 
ment coudée en avant dans son tiers terminal et coupée en biseau 
(voyez pl. 8, fig. 10) (1); elle diffère de D. isabellinus par les yeux 
médians supérieurs beaucoup plus resserrés relativement aux latéraux 
(chez isabellinus ces yeux sont presque équidistants), et par le tibia de la 
patte-mächoire relativement plus long, etc. 


(1) Le mâle de D. musculus est encore inédit. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 277 


10° Fam. Scytodideæ. 


Ll. SCYTODES THORACICA Latr. 


Ponta-Delgada ; dans l’intérieur des maisons, derrière les meubles et 
les tableaux. 

Répandu dans toutes les régions méditerranéennes et probablement dans 
l'Amérique du Nord (S. camerata Hentz ?). 


S. thoracica de Sao-Miguel constitue une variété avec les dessins noirs 
du céphalothorax et les annelures des pattes plus larges et plus nets ; 
le céphalothorax un peu plus large et moins convexe que chez le type de 
France et les yeux médians antérieurs relativement un peu plus gros 


2. LOXOSCELES RUFESCENS L. Dufour. 


Loxosceles citigrada Lowe, Zool. Journ., t, V, p. 322. 
?) Scytodes pallida Blackw., Ann. Mag., etc., sér. 3°, vol. XVI, p. 400, 


Ponta-Delgada; dans l’intérieur des maisons. 


Commun dans toutes les régions méditerranéennes, aux Canaries, à 
Madère, au Japon et aux Bermudes. 


11° Fam. Dysderidæ. 
3. SEGESTRIA FLORENTINA Rossi. 


Ribeiwa-Grande ; dans les creux de rochers et sous les écorces. 
Des régions méditerranéennes, des Canaries et de l’île Sainte-Hélène. 


4. DYSDERA CROCATA C. Koch. 


Ponta-Delgada, Ginetes, Monte-Gardo, Ladina-do-Ledo, etc.; sous les 
pierres. 

Répandu dans le midi de l’Europe et le nord de l’Afrique ; se trouve 
aussi à l’île Sainte-Hélène et probablement aux îles Salvages (D. Wollas- 
lont B1.). 


278 E. SIMON. 


19° Fam. Filistatidæ. 


5. FILISTATA TESTACEA Latr. 


Ponta-Delgada et Ribeiwa-Grande; dans les trous de murs. 


Aussi commun à Sao-Miguel que dans le midi de l’Europe et le nord 
de l'Afrique ; se trouve aussi aux Canaries et au Sénégal. 


46. FILISTATA CONDITA Cambr., 1873, Proceed. Zool. Soc. Lond., 1879, 
DRM pl EI VIE 


(PL 8, fig. 11.) 


&. Long. 2,3 mill. — Céphalothorax ovale allongé, presque parallèle, 
peu élevé, marqué d’une large marge plane continue, indiquée en dedans 
par une strie; fauve Lestacé clair, parsemé de longs crins épais gris-fauve, 
avec la partie céphalique et les côtés du bandeau irrégulièrement rem- 
brunis; la partie thoracique marquée en avant d’une fine ligne brune 
longitudinale légèrement bifurquée et ne dépassant pas le milieu en 
arrière. — Yeux latéraux antérieurs ovales, larges et obliques, leur inter- 
valle au moins égal à leur grand diamètre ; yeux médians antérieurs plus 
de trois fais plus petits que les latéraux, resserrés, également rapprochés 
l’un de l’autre et des latéraux ; yeux latéraux postérieurs ovales et obliques, 
à peine plus pelits que les antérieurs, touchant presque aux antérieurs ; 
yeux médians postérieurs au moins de moitié plus petits, presque arron- 
dis, placés environ au niveau du milieu du bord interne des latéraux ou 
à peine en arrière ; intervalle des médians antérieurs aux postérieurs plus 
large que leur diamètre. Bandeau plus large que l'aire oculaire, très 
incliné, atténué, arrondi en avant, nullement tronqué ni échancré. — 
Pattes robustes et assez longues, fauve olivâtre obscur, garnies de poils 
épais couchés ; fémurs pourvus en outre en dessous de très longs crins 
espacés ; Libias 1 et 11 pourvus, dans la seconde moitié, au côté externe, de 
deux fortes épines en ligne, au côté interne d’une seule, plus longue, 
presque terminale. — Patte-mâchoire fauve testacé ; fémur grêle, droit, 
garni en dessous de longs crins; patella plus longue que large, atténuée 
à la base ; tibia près de deux fois plus long que la patella, ovale large, 
presque oviforme, atténué à la base et à l'extrémité ; tarse petit, scuti- 
forme arrondi, garni de longs crins épais ; bulbe étroit et allongé, presque 


Arachnides de l'Océan Atlantique. | 279 


aussi long que le Libia, graduellement atténué, droit et aigu, légèrement 
courbé en dedans seulement à la pointe, marqué d’un fort pli longitudinal 
sinueux à la base. 


Trouvé à Ponta-Delgada, sur les murailles. 


Cette espèce a été découverte à l’île Sainte-Hélène par M. Melliss et 
décrite par le Rév. O.-P. Cambridge sur un jeune individu femelle. Chez 
les adultes, les dessins abdominaux sont en général moins nets que lau- 
teur ne les a figurés. 


Voisin des F. nana E, S. et vestita E. S. du midi de l’Europe, il en 
diffère surtout par le bandeau arrondi en avant nullement tronqué ni 
échancré, les fémurs des pattes non rembrunis, le tibia de la patte- 
mâchoire plus large, et par le dessin de l’abdomen, 


13° FAM. Cheliferidæ. 


47. CHTHONIUS RAYI L. Koch. 


Un individu trouvé à Ponta-Delgada, sur un mur. 
Commun dans presque toute l’Europe. 


LS. OBISIUM GÆCGUM, SP. nov. 


Long. 2,3 mill. — Céphalothorax et pattes-mâchoires fauve rougeâtre 
vif; abdomen et pattes blanc testacé. —Céphalothorax beaucoup plus long 
que large, légèrement atténué en avant dans la première moitié, parallèle 
dans la seconde, en dessus plan, très brillant, non strié, en avant, près le 
bord antérieur, légèrement biimpressionné ; bord antérieur presque droit, 
à peine échancré ; pas d’yeux. — Segments abdominaux très lisses. — 
Patte-mâchoire à hanche lisse; trochanter lisse, plus long que large, 
en ayant et en arrière presque droit ; fémur épais, presque parallèle, non 
atténué, en dessus en avant très finement granuleux et garni de quelques 
soies longues et fines ; tibia à pédicule long, grêle et cylindrique, au delà 
brusquement élargi, mais plus long que large, en dedans régulièrement 
convexe, en dehors, près l'extrémité, fortement convexe, presque lisse ; 
main beaucoup plus large que le tibia el un peu plus longue que large, 
presque droite à la base, presque également convexe aux côtés interne 
et externe, en dessus, près des doigts, finement granuleuse, peu atténuée 


280 E. SIMON. 


à l'extrémité; doigts épais, non plus longs que la main. — Pattes courtes ; 
hanches de la première paire presque droites, pourvues d’une pointe très 
courte à l'angle supéro-externe. — Chélicères à doigts évidemment plus 
longs que la tige. 

Trouvé sous une pierre, dans un jardin, à Ponta-Delgada. 


Par sa forme générale, cette espèce se rapproche des Obisium bioculés 
(Roncus L. Koch.), particulièrement des O. lubricum L. K. et Cambridge 
L. Koch: elle s’en distingue par l’absence des yeux et par le céphalothorax 
plus long. 


Iles Madéres. 


Deux Arachnides de l’île Madère ont été décrits en 1835 par Lowe (4) 
dans un petit mémoire inséré dans le « Zoological Journal »; l’un a servi 
de type au genre Loxosceles, l’autre, Scytodes velutina, n’a pas été revu 
par les auteurs suivants; l’un et l’autre ne sont pas spéciaux à l’île 
Madère. 

Blackwall a fait connaître depuis un certain nombre d’Arachnides des 
îles Madères dans quatre mémoires successifs (2), mais la synonymie de 
toutes ces espèces est loin d’être établie, surtout pour les Atéidæ. 

M. T. Thorell a ajouté plus récemment les descriptions de quelques 


autres espèces (3). 

L'archipel de Madère se compose de l’île principale, de Porto-Santo et 
de l’îlot Deserta-Grande. D'après une observation de M. Pollock, relatée 
par le Rév. O.-P. Cambridge (4), chacune de ces îles posséderait en 
propre une espèce de Lycose du groupe de L. tarentula, et la taille 
des espèces serait en raison inverse de celle des îles. En effet, Lycosa 
ingens Bl., la plus grande des espèces connue du genre Lycosa, serait 


(1) Zoological Journal, t. V, p. 322, pl. xLviI. 

(2) Annals and Magazine of Natural History, 2° sér , t. XX, 1857, p. 282. — 
Id., 1859, p. 260. — Id., 1862, p. 360. — Id., 1867, p. 203. 

(3) Kongl. Sv. Vet. Akad. Handl., t. XIIE, n° 5, 1875. 

(4) On the habits and distribution of Lycosa ingens BL., in Ann. Mag. Nat. 
Hist., 1872, p. 1. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 281 


exclusivement propre à Deserta-Grande; celte observation est en contra- 
diction avec les indications données par Blackwall qui dit avoir reçu 
L,. ingens des trois îles de l’archipel. 


LISTE DES ESPÈCES. 


Sulticus diligens Bl., Ann. Mag. Nat. Hist., 3° sér., t. XX, p. 204; — 
S. vafer B1., loc. cit., p. 205; —S. catus BI., loc. cit., p. 206; —%S. vigi- 
lans BL, loc. cit., p. 207 (La synonymie de ces espèces n’est pas établie, 
et nous ne savons à quels genres les rapporter.); — Marpissa ornata 
Thorell, Kongl. Sv. Vet. Akad. Handl., t. XIII, n° 5, p. 60; — Lycosa 
maderiana Walck., Apt., t. I, p. 291, de Madère et de Porto-Santo; — 
L. ingens BI., loc. cit., 2° sér., t. XX, 1857, p. 284 (d’après Blackwall, 
cetle espèce habite les trois îles); — L. Herii Thorell, loc. cit., p. 166; 
— Olios (?) maderianus (sub Helicopis) Th., loc. cit., p. 193 ; — Xysti- 
cus (?) spinifer (sub Thomisus) Bl., loc. cit., 1862, p. 370; — Argiope 
tréfasciata Forsk.; — Epeira hortensis BL, loc. cit., 1859, p. 263; — 
E. lentiginosa BI., loc. cit., 1862, p. 378 ; — Tetragnatha (?) lineata B]., 
loc. cit., 1862, p. 379; — Uloborus pallens BI., loc. cit., 1862, p. 372; — 
Hyptiotes (?) flavidus BI., loc. cit., 1862, p. 373; — H. (?) dubius BI., 
loc. cit., 1862, p. 375; — Latrodectus tredecimguttatus Rossi ; — Lithy- 
phantes (?) distinctus Bl., loc. cit., 1859, p. 260 (sub Latrodectus); — 
L. nobilis Thorell, loc. cit., p. 60; — Theridion luteolum B., loc. cit., 
1859, p. 259 (probablement T, rufipes Luc.); — Theridion aulicum 
C. Koch (— elegans B1., loc. cit. 1862, p. 376), répandu dans tout le 
midi de l'Europe ; — Enoplognatha mandibularis Lucas (= Epeira diversa 
BL., loc. cit., 1859, p. 262), très répandu dans le midi de l’Europe et en 
Asie ;— Linyphia Johnsont BI., loc. cit., 1859, p. 261; — Erigone pigra 
BL, loc. cit., 1862, p. 378 (la femelle est seule décrite); — Amaurobius 
affinis BL., loc. cit., 1862, p. 371 ; — Textrix obscura B1., loc. cit., 1859, 
p. 258 (il n’est pas impossible que celte espèce soit synonyme de T!. coarc- 
tata L. Duf., répandu dans les autres groupes océaniques); — Tegenaria 
maderiana Thorell, loc. cit., p. 76; —@Ecobius navus B1., loc. cit., 4859, 
p. 266 (existe aussi aux Açores); — CGlubiona albidula BI., loc. cit., 1859, 
p. 255; — C. decora idem, p. 256 (1); — CG. virgulata id., p. 257; — 


(1) Cette espèce, qui n’est inconnue, existerait aussi en Angleterre et en 
Allemagne; mais sa synonymie me parait bien douteuse. 


282 E. SIMON. 


Drassus pictus Thorell, loc. cit., p. 97 (existe aussi dans le sud de l’Es- 
pagne, voisin de D. ménusculus L. K., probablement synonyme de D. Bc- 
wicki Blackw.); — D. secretus Th., loc. cit., p. 92 ; — Miltia (?) lepida B1., 
loc. cit., 1859, p. 257 (sub Clotho), espèce de genre douteux (Blackwall 
la compare à Enyo amaranthina Lucas, qui est devenu le type du genre 
Miltia E. S.);— Oonops concolor BI., loc. cit., 1859, p. 265; — Dysdera 
diversa B1., loc. cit., 1862, p. 381; — Loxosceles rufescens L, Dufour (— 
L. citigrada Lowe, loc. cit., p. 322), espèce répandue dans tout le midi 
de l’Europe ; — Scytodes velutina Lowe, loc. cit., p. 321 (=S. amarantha 
Vinson, Aran. Réun., etc., p. 9, pl. 1, fig. 2, 1864, + S. immaculata 
L. Koch., Æg. Abyss. Arachn., 1875, p. 27, pl. III, fig. 2), espèce 
répandue sur presque toutes les côtes d’Afrique, à l’Est depuis la Basse- 
Égypie jusqu’à l’île de la Réunion, à l'Ouest au Sénégal; elle n’a pas élé 
indiquée par Blackwall. 


Iles Salvages. 


Nous ne possédons que très peu de renseignements sur la faune de ce 
pelit archipel, situé par le 30° de latitude nord entre Madère et les 
Canaries. J. Blackwall a décrit quelques espèces reçues du baron Castello 
de Paiva, de la Grande-Salvages, îlot principal de l'archipel. (Gf. Ann. Mag. 
of Nat. Hist., 1864, p. 4.) 


Drassus Paivai BI. el Drassus Bewicki Bl.; le premier, très commun 
(49 individus), paraît être du groupe de D. lapidosus ; le second, 
signalé depuis à Ténériffe (Canaries) par Blackwall, paraît, d’après 
la description, se rapprocher beaucoup de D. ménusculus L. Koch: 
le D. pictus Thorell, de Madère, en est très probablement synonyme, 
dans ce cas, D. Bewicki serait commun aux trois groupes de Madère, 
des Salvages et des Canaries ; — Dysdera Wollastoni B1., probablement 
synonyme de D. crocata C. Koch, espèce qui se trouve aux Açores, aux 
Canaries et à Sainte-Hélène. — L'auteur signale encore de jeunes Tege- 
naria (T. dubia BI.) et un Theridion auquel il ne donne pas de nom. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 289 


les Canaries. 


La faune arachnologique des Canaries n’a été l’objet d’aucune publica- 
tion (1) depuis le travail de M. H. Lucas, chargé avec Brullé et Macquart 
de la partie entomologique de l’ouvrage de Webb et Berthelot. — M. H. 
Lucas signale 30 espèces, dont 19 nouvelles et 11 se retrouvant en Eu- 
rope; mais l’étude que nous avons faile des types, existant encore pour la 
plupart dans les collections du Muséum, change grandement cette propor- 
tion ; en effet, sur les 19 espèces nouvelles, huit sont simplement syno- 
nymes d'espèces anciennement connues et répandues dans les régions 
méditerranéennes, et {rois, regardées à cette époque comme propres aux 
Canaries, ont été retrouvées depuis dans le nord de l'Afrique ou dans les 
autres groupes océaniques (Scytodes Bertheloti, Lycosa ferox, Menemerus 
melanognathus); tandis que parmi les dix espèces européennes deux font 
double emploi (Latrodecius Argus et Erebus) et quatre ne sont indiquées 
que par suite de fausses déterminations (Lycosa pelliona, Dysdera ery- 
thrina, Xysticus cristatus, Ghelifer Hermanni). 


Le Muséum a reçu depuis, de M. le D' Verneau, chargé d’une mission 
aux Canaries, un certain nombre d’Arachnides dont nous avons pu faire 
l'étude. Malheureusement les récoltes de M. Verneau ne portaient au 
Muséum que l'indication générale de « Canaries », de sorte qu’il nous est 
impossible de donner la répartition des espèces dans les diverses îles de 
l'archipel. 

L’archipel des Canaries, situé à 415 kilomètres de la côte d’Afrique, se 
compose d’une vingtaine d'îles et d’ilots, dont les sept principales sont : 
Ténériffe, Grande-Canarie, Palma, Lanzarote ou Lancerote, Fuerteventura, 
Gomera et Hierro ; les petites Canaries, au nord de Lancerote, sont : 
Allegranza, Graciosa, Clara, etc.; Allegranza est l’île la plus septentrionale 
du groupe, Lancerote la plus orientale et Hierro la plus méridionale et la 
plus occidentale. 


(1) Excepté trois espèces de Ténériffe indiquées par Blackwall : Notice of 
several species of Spiders supposed lo be new or litile know to Arachnolo- 
gists, in Ann. and Mag. of Nat. Hist, 4° sér., 1. IT, 1868, p. 403. 


28/ E. SIMON. 


4. HASARIUS ADANSONI Aud. et Sav. 


Attus capito H. Lucas, loc. cit, p. 27, pl. vir, fig. 8. 


2. MENEMERUS MELANOGNATHUS H. Lucas, loc. cit., p. 29, pl. vit, fig. 4 
(sub Salticus). 


Salticus nigrolimbatus O.-P. Cambr., Proceed. Zool. Soc., 1869, p. 452. 
— Trans. Linn. Soc., t XXVIII, p. 527. 


Marpissa nigrolimbata E. Simon, Ar. Fr., t. III, p. 29. 


Le nom imposé par M. H. Lucas ayant la priorité doit être rétabli. 
Cette espèce, découverte aux Canaries, habite aussi Sainte-Hélène et les 
îles du Cap-Vert; elle a été plus récemment trouvée dans l’île de Wight, 
sur la côte sud de l'Angleterre. 


Nora. M. H. Lucas a décrit trois autres espèces canariennes sous le 
nom générique d’Attus : bicolor, villosus et annulipes; mais les types 
existent plus au Muséum, de sorte qu’il nous est impossible de nous 
prononcer sur leur synonymie. 


93. MENEMERUS SEMILIMBATUS Hahn. 


Trouvé par M. le D' Verneau. 
Semblable au type d'Europe. 


h. LycosA FEROx Lucas, loc. cit., p. 26, pl. vi, fig. 13-14. 


L. æylina KE. S., Mém. Soc. Roy. Sc, Liége, 1870 (non C. Koch). 
L. andalusiaca E. S., Ar. Fr., t. III, p. 254. 


Très commun aux Canaries ; habite également le sud de l'Espagne aux 
environs de Carthagène, l’ouest de l'Algérie et la Basse-Égypte, où il est 
commun (1). 

Le nom de ferox, ayant la priorité, doit être rétabli. 


(1) Lycosa ferox n’est pas seul à présenter cette distribution géographique, 
un certain nombre d'Arachnides, comme Peucetia viridis Blackw.(litoralis Sim,), 
et quelques Insectes de divers ordres, habitent les environs de Carthagène, 
quelques points de la province d'Oran et ne se retrouvent plus ensuite qu'en 
Égypte et en Arabic. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 285 


5. LYCOSA FULVIVENTRIS E. S. 
(2) Lycosa pelliona H. Lucas, loc. cit., p. 21 (non Sav.). 
(PI. 8, fig. 12.) 


©. Céphaloth., long. 5,3 mill. —Abdom., long. 8 mill. — Céphalothorax 
noir, garni sur les côtés de pubescence d’un brun-rouge sombre, avec 
une ligne submarginale étroite, interrompue et peu distincte, au moins 
en avant, formée de poils fauves longs: une bande médiane plus nette, 
assez large et un peu ovale sur la partie céphalique, un peu plus étroite 
et atténuée sur la partie thoracique, cette bande formée de pubescence 
longue et serrée, d’un gris-fauve vif. — Yeux antérieurs en ligne arquée 
en arrière, les médians plus gros, équidistants, leurs intervalles à peine 
plus larges que le rayon des médians; intervalle des yeux médians de la 
première ligne à ceux de la seconde plus étroit que leur diamètre. Yeux 
de la seconde ligne gros, leur intervalle plus large que leur rayon, Yeux 
dorsaux au moins d’un tiers plus petits que ceux de la face et éloignés 
d’une distance à peine plus large que le diamètre de ceux-ci. — Chéli- 
cères garnies, dans leur moilié basilaire, de poils blanc-jaunâtre, épais, 
peu serrés. — Abdomen ovale large, garni de pubescence serrée brun- 
rouge et fauve mêlée, plus longue et plus claire en avant, son bord anté- 
rieur atténué, entouré d’une tache noire arquée; en dessus plusieurs gros 
points noirs disposés en deux lignes longitudinales. Ventre fauve obscur, 
pubescent, varié de brun sur les côtés ; filières inférieures brunâtres, les 
supérieures testacées, garnies de poils jaunes. — Pattes assez courtes et 
robustes, fauve rougeâlre ou olivâtre obscur, avec les fémurs et les tibias 
largement et nettement annelés de brun ; palella et tibia 1v à peine plus 
courts que le céphalothorax ; métatarse 1v presque aussi long que patella 
et tibia réunis. — Épigyne en fosselte assez petite, rebordée, renfermant 
une pièce cordiforme rougeâtre, plus longue que large et un peu dépri- 
mée, très étroite en avant, comme appendiculée, ensuite assez fortement 
élargie, puis graduellement atlénuée en arrière. 


Commun aux Canaries ; trouvé en grand nombre par le D' Verneau. 


Espèce assez voisine de L. accentuata Latr., se rapprochant un peu du 
groupe de L, fabrilis. 


286 E. SIMON. 


6. OcYALE MiRABILis Clerck, 1757. 


Dolomedes insignis H. Lucas, loc. cit., p. 82, pl. vi, fig. 11. 
Philodromus quadrilineatus H. Lucas, loc. cit, p. 34, pl, vi, fig. 42. 


Répandu dans toute l’Europe, le nord de l'Afrique et aux îles Açores. 


7. OLi0S sPONGITARSIS L. Dufour, 1820. 
Delena canariensis H. Lucas, loc. cit., p. 30, pl vir, fig. 2. 


Pour la synonymie de cette espèce, Cf, E. Simon, Rév. Sparass., p. 77. 
Répandu dans tout le midi de l’Europe et le nord de l'Afrique. 


8. THOMISUS HILARULUS E. Simon, Ar. Fr., t. II, p. 252. 


Rapporté par M. le D' Verneau. 
Répandu dans le midi de l’Europe et le nord de l'Afrique. 


9, SYNÆMA GLOBOSUM Fabr. 


Rapporté par M. le D° Verneau. 
Très répandu dans l’Europe tempérée et méridionale, le nord de 
l'Afrique et une grande partie de l'Asie. 


10. XysTIcus ASPER H. Lucas, loc. cit., p. 32, pl. vix, fig. 4 
(sub Thomisus). 


Cette espèce nous est inconnue, nous n’avons pu en retrouver le type; 
elle est certainement différente des deux suivantes. j 


11. XYSTICUS SQUALIDUS, SP. nOY. 


®. Céphaloth., long. 2,8 mill. — Abdom., long. 5,5 mill. — Céphalo- 
thorax brun très foncé, avec une fine ligne marginale testacée et une 
tache antérieure blanc testacé, arquée, enveloppant la face et les yeux, 
en dessus légèrement varié de fauve-rouge très obscur, et marqué vers 
le tiers postérieur d’une tache brune lancéolée bordée de fauve. Tégu- 
ments asséz fortement et densément coriacés, garnis en dessus de 
crins très courts et rudes; crins de la face relativement courts, épais et 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 287 


obtus. Tuberbules des yeux latéraux faibles. Sur le bord du bandeau une 
rangée de 42 à 44 crins courts et robustes et un crin médian plus long 
et plus élevé. — Yeux supérieurs presque équidistants, les médians plus 
petits. Yeux médians antérieurs environ de même grosseur que les supé- 
rieurs, presque aussi écartés, formant avec eux un quadrilatère beaucoup 
plus large que long. — Abdomen ovale allongé, sensiblement élargi en 
arrière, brun-fauve terne, marqué en avant de taches noirâlres irré- 
gulières, en arrière de grands espaces noirâtres découpés limitant une 
bande médiane claire atténuée en arrière et fortement denticulée; tégu- 
ments garnis de crins très courts, espacés, robustes et spiniformes.—Pattes 
robustes et assez courtes, celles des deux premières paires brunes, avec 
les articulations et les tarses teslacés, les fémurs et les patellas fortement 
variés de teslacé, surtout sur leur face antérieure; pattes postérieures 
fauves, avec de larges anneaux bruns nets aux articulations du fémur, de 
la patella, du tibia et du métatarse ; fémur 1 pourvu en avant, près la 
base, de deux épines courles et robustes; tibia pourvu en dessous de 
deux rangées de 3-8 épines courtes, sans latérales; métatarse pourvu en 
dessous de 3-4 épines semblables, offrant de plus en dessus, dans la 
seconde moitié, deux latérales un peu plus courtes. — Épigyne en grande 
plaque fauve presque carrée, très fortement plissée en travers, marquée 
au bord antérieur d’une petite dépression limitée en avant par un rebord 
arqué. 


Une seule femelle, trouvée par M. le D' Verneau. 


Voisin de X. Lalandei Sav., espèce répandue dans tout le nord de 
l'Afrique, en diffère surtout par ses yeux médians presque égaux (chez 
Lalandei les antérieurs sont visiblement plus gros), ses téguments beau- 
coup plus foncés, ses épines des fémurs antérieurs beaucoup plus courtes, 
enfin par ses métatarses antérieurs plus courts relativement aux tibias. 


12. XYSTICUS VERNEAUI, SP. NOV. 
(PL 8, fig. 43.) 


Q. Céphaloth., long. 2,5 mill, — Abd., long. 3 mill. — Céphalothorax 
brun noirâtre sur les côtés, varié de fauve en arrière, marqué en dessus 
d'une très large bande longitudinale testacée, presque parallèle et à bords 
nets, renfermant en avant une bande intérieure fauve obscur, presque 
aussi large, se prolongeant en arrière environ jusqu’au tiers postérieur et 


268 E. SIMON. 


se terminant en pointe aiguë. Téguments très finement coriacés. Crins 
de la face et du front très longs et aigus, Tubercules des yeux latéraux 
très forls. Sur le bord du bandeau, une rangée de 7 crins, longs et assez 
fins, dont le médian plus élevé. — Yeux supérieurs égaux, presque équi- 
distants, les médians à peine plus resserrés. Yeux médians antérieurs de 
même grosseur que les supérieurs, aussi écartés, formant avec eux un 
carré presque régulier. — Abdomen ovale élargi en arrière; en dessus 
gris-fauve obscur avec quelques gros points bruns, blanchâtre testacé 
sur les côtés, avec la partie fauve dorsale limitée latéralement par des 
espaces bruns irréguliers et coupée en arrière de plusieurs petites 
lignes brunes transverses un peu arquées, peu distinctes; téguments 
garnis de crins fauves espacés assez courts, mêlés de quelques cerins 
noirs plus longs. — Pattes robustes et assez courtes, fauve testacé ; 
fémurs 1 et 11 marqués sur la face antérieure de points bruns irrégu- 
liers, plus denses dans le haut; patellas et tibias r et 11 très fortement 
maculés de brun el marqués d’une ligne claire dorsale; fémurs rx et 1v 
marqués de quelques gros points et d’un anneau terminal incomplet, 
patellas et tibias d’anneaux basilaires et terminaux irréguliers ; fémurt 
pourvu, sur la face antérieure, d’une ligne oblique de 3 épines assez 
grêles, égales, équidistantes ; au tibia, en dessous, 4-3, sans latérales ; au 
métalarse 3-3 avec deux latérales supérieures; crins nombreux et forts 
presque aussi longs que les épines. — Épigyne en fossette petite, trans- 
verse, très largement séparée du pli épigastrique, rebordée et divisée lon- 
gitudinalement par un crochet assez épais, un peu resserré à la base, ter- 
miné en arrière en pointe lancéolée dépassant le bord de la fossetie. 


Une femelle, trouvée par M. le D° Verneau. 

Très voisin de X. desidiosus E. S., espèce répandue dans les Alpes 
méridionales et dans les montagnes de Corse; son épigyne est presque 
semblable; il en diffère surtout par le groupe des yeux médians aussi long 
que large, avec les antérieurs aussi écarlés que les supérieurs. 

13. ARGIOPE TRIFASCIATA Forsk. 


Epeira Webbii H. Lucas, loc. cit., p. 38, pl. vi, fig. 5. 


Al. ARGIOPE LOBATA Pallas. 


Rapporté par M. Verneau ; M. H. Lucas l'avait déjà indiqué sous le nom 
d’Epeira sericea (loc. cit., p. 23). 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 289 


15. CYRTOPHORA CITRICOLA Forsk. 


Epeira opuntiæ auctores. 
E. cacti-opuntiæ H. Lucas, loc. cit., p. 40. 


Indiqué par M. H. Lucas et retrouvé depuis en grand nombre par 
M. le D' Verneau. 


16. CYCLOSA INSULANA Costa, 1834. 


Epeira trituberculata H. Lucas, Expl. Alg., Ar., 18/2. 
Cyclosa trituberculata E. Simon, Ar. Fr., t. I, p. 43. 


Un seul individu, par M. le D' Verneau. 
47, EPEIRA REDII SCopl. 


Trouvé en grand nombre par M. le D' Verneau. — De taille un peu 
plus forte qu’en Europe. 


18. EPEIRA CRUCIFERA Lucas, loc. cit., p. 42, pl vi, fig. 8. 


Espèce spéciale ; commune. 
49. ZILLA X-NOTATA Clerck. 
Epeira annulipes H, Lucas, loc. cit., p. 41. 
Synonymie établie sur l’étude du type. 
20. TETRAGNATHA NITENS SaVe 
Tétragnatha gracilis H. Lucas, loc. cit., p. 43, pl, vr, fig. 8. 


Synonymie établie sur l'étude du type. 


214, (?) ULOBORUS PALLENS Blackw., Ann. Mag. Nat. Hist., 1862, p. 372. 


Un jeune Uloborus rapporté par M. le D° Verneau correspond assez 
exactement à la description de Blackwall. 


U. pallens serait commun à Madère et aux Canaries. 
(1583) 1'° partie, 19. 


290 E SIMON. 


22. OEcoBius PAIvAI Blackw., Ann. Mag. Nat. Hist., 1868, t. II, p. 409 
(sub Clotho). 
De Ténériffe. 


Cette espèce, qui m'est inconnue, devra être comparée à celles des 
autres îles océaniques. 
23. AGELENA CANARIENSIS H. Lucas, loc. cit., p. 37. 
(PI. 8, fig. 14.) 


Espèce spéciale, voisine de À. agelenoides Walck., mais avec les pattes 
plus courtes, plus fortement annelées, les yeux plus gros et plus resserrés 
et une structure différente de l’épigyne ; en effet, chez agelenoides l’épi- 
gyne présente en arrière une pièce brune transverse, précédée d’une 
dépression de même forme marquée en avant d’une petite saillie trans- 
verse caréniforme (voyez pl. 8, fig. 15), tandis que chez À. canariensis la 
pièce transverse est précédée d'une dépression beaucoup plus grande, 
atténuée et tronquée en avant en forme de trapèze. 


2h. TEGENARIA PARIETINA Fourcr,. 


Tegenaria Guyoni Guérin. 
T. intricata CG. Koch. 


Trouvé par M. le D' Verneau. 


C’est probablement de cette espèce dont M. H. Lucas a parlé sous le 
nom de T. domestica. 


25. TEUTANA GROSsA C. Koch. 
Theridiow pulchellum H. Lucas, loc. cit., p. 44. 
Très commun; toutes les variétés sont représentées. 


26. TEUTANA RUFIPES H. Lucas (1). 


Répandu aux Canaries. 


(1) Nous ne reproduisons pas les synonymies des espèces que nous avons déjà 
eu occasion de citer dans ce mémoire. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 291 


27. LATRODECTUS 13-GUTTATUS Rossi. 


L. Argus + Erebus Lucas, loc. cit., p. 22. 


Commun. — La variété à taches obsolètes ou même tout à fait effacées 
domine. 


28. ARGYRODES ARGYRODES Walck., 1837 (sub Linyphia). 


Linyphia gibbosa Lucas, Expl. Alg., Ar., p. 254, pl. xv, fig. 9. 
Theridion trigonium Hentz, Bost. J, N. H., VI, p. 280, pl. 1x, fig. 24-25. 
Argyrodes epeiræ E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 1866, pl. 1, fig. 4 à 7. 
Argyrodes Argyrodes E. Simon, Ar. Fr., t. V, p. 46. 


Deux individus recueillis par M. le D' Verneau. — Cette espèce est 
répandue dans les régions méditerranéennes, dans presque toute l'Afrique 
et aux États-Unis d'Amérique, — Dans l’Ancien-Monde elle accompagne 
toujours Cyrtophora citricola, dont elle est parasite. 


29. PYTHONISSA CONVEXA , Sp. nov. 


©. Long. 8 mill. — Céphalothorax ovale, convexe, fortement incliné et 
atténué en avant, brun-rouge foncé, avec deux larges bandes noirâtres 
convergeant en arrière sur la partie céphalique et des bandes rayonnantes 
irrégulières sur la partie thoracique ; un revêtement de pubescence plu- 
meuse fauve brillant, mêlée de longs crins noirs. — Yeux supérieurs 
médiocres, égaux, en ligne à peine courbée; les médians beaucoup plus 
resserrés, leur intervalle à peine égal àleur rayon, celui des latéraux au 
moins de moitié plus large que leur diamètre. Yeux antérieurs en ligne 
très fortement courbée en arrière (la base des médians au niveau du som- 
met des latéraux), les médians plus pelits, touchant presque aux laté- 
raux, plus séparés, leur intervalle à peine plus étroit que leur diamètre. 
— Abdomen ovale, gris testacé, pubescent, varié de brun (?). — Pattes 
courtes et robustes, fauve olivâtre; tibias 1 et,11 et métatarse 1 inermes : 
métatarse 11 pourvu en dessous de trois paires d’épines courtes et robustes. 


Un seul individu en mauvais état rapporté par M. le D’ Verneau. 


Diffère principalement de P. nigromaculata (des îles du Cap-Vert) par 


292 E, SIMON. 


ses yeux supérieurs en ligne presque droite, avec les latéraux beaucoup 
plus séparés des médians, et par ses métalarses de la seconde paire pour- 
vus en dessous de trois paires d’épines. 


Nora. Le genre Pythonissa est représenté dans les îles océaniques par 
un groupe spécial, remarquable par le céphalothorax convexe, les yeux 
supérieurs en ligne courbée avec les médians plus resserrés que les laté- 
raux, les paites très épaisses et courtes avec les métatarses des deux 
premières paires aussi courts ou presque aussi courts que les tarses. Ges 
caractères seraient presque suffisants pour la création d’un genre, mais 
ils existent déjà, d’une manière très affaiblie, chez quelques vrais Pytho- 
nissa, tels que plumosa Cb., spinosissima E. S., etc. 


Deux espèces sont connues : P. nigromaculata B., des îles du Cap- 
Vert, et P. convexa E. S., des Canaries. 


30. ECHEMUS CANARIENSIS, Sp. nOV. 
(PI. 8, fig. 16.) 


S. Long. 6,5 mill. — Céphalothorax fauve-rouge testacé, presque lisse, 
garni de poils blanchâtres fins et très espacés et en arrière de quelques 
longs crins noirs; strie fine et assez courte; front étroit et obtus. — Yeux 
supérieurs en ligne légèrement arquée en arrière, équidistants et très 
resserrés ; les médians plus gros, obtusément triangulaires. Yeux anté- 
rieurs très gros, égaux, en ligne fortement courbée, la base des médians 
un peu au-dessus du centre des latéraux ; les médians arrondis, les laté- 
raux ovales-obliques, touchant aux médians ; intervalle de ceux-ci plus 
étroit que leur diamètre. Bandeau un peu plus étroit que les yeux latéraux 
antérieurs. — Abdomen ovale allongé, gris testacé, finement pubescent, 
pourvu au bord antérieur d’un groupe de foris crins noirs dressés. — 
Pattes fauve-rouge, longues ; patella et tibia 1v plus longs que le céphalo- 
thorax ; scopulas non ou à peine distinctes ; tibias 1 et x et métatarse 1 
inermes ; métatarse 11 pourvu en dessous, près la base, d’une paire 
d’épines et d’une épine vers le milieu au côté interne. — Épigyne en 
grande plaque testacée, lisse, cordiforme, plus longue que large, très 
atténuée en arrière, pourvue en avant d’un rebord arqué, brunâtre, avancé 
itriangulairement dans le milieu, et en arrière de deux impressions rou- 
geâtres ovales, obliques et géminées. 


Rapporté par M. le D' Verneau. 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 293 


Nora. Le genre Echemus E. Simon (Ar. Fr., t. IV, p. 99) diffère du 
genre Prosthesima par la seconde ligne des yeux sensiblement arquée en 
arrière ; il se rapproche du genre WMegamyrmecion Reuss, mais en diffère 
par les yeux beaucoup plus resserrés et les supérieurs en ligne moins 
fortement courbée. 


Le genre Echemus paraît nombreux dans le nord de l’Afrique, mais 
presque toutes les espèces sont inédites. 


81. DRASSUS BEWICKI Blackw., Ann. Mag. Nat. Hist., sér. 3, 
? lt XIV, P. 176. 


De Ténériffe. —Se trouve aussi aux Salvages et probablement à Madère 
(si D. pictus Th. en est réellement synonyme). 


32. ZOROPSIS RUFIPES H. Lucas. 


Olios rufipes H. Lucas, loc. cit., p. 32, pl. vi, fig. 13. 
Zoropsis rufipes E. Simon, Act. Soc. Linn. Bord., 1880, p. 155. 


Espèce spéciale, très commune aux Canaries, 


Se distingue des Z. ocreata C. Koch et media E. S. par la structure de 
l’épigyne chez la femelle, et par celle de la patie-mâchoire chez le mâle; 
cette patte-mâchoire est remarquable par sa gracilité, la grande longueur 
du tibia et la petitesse du tarse. 


33. SCYTODES BERTHELOTI H. Lucas, loc. cit., p. 25, pl Vi, fig. 9. 


Celte espèce est répandue dans tout le sud de l'Algérie. 


3l. LOXOSCELES RUFESCENS L. Dufour. 


Loxosceles citigrada Lowe. 
Scytodes pallida Blackw. 
Les exemplaires rapportés par M. le D' Verneau sont identiques à ceux 


du midi de l’Europe; cette espèce et la suivante n’ont pas été indiquées 
par M. H. Lucas. 


29/4 FE, SIMON. 


35. FILISTATA TESTACEA Latr. 


Rapporté par M. le D' Verneau. 


36. SEGESTRIA FLORENTINA Rossi. 
Commun. 


37. SEGESTRIA GRACILIS H. Lucas, loc. cit., p. 24. 


cette espèce nous est inconnue; il n’en reste plus au Muséum que 
quelques débris insuffisants pour s’en faire une idée quelconque. 


88. DYSDERA CROCATA C. Koch. 


Ce Dysdera, répandu dans toute l’Europe, mais surlout dans les régions 
méditerranéennes, est le plus commun du genre aux îles Canaries. Il en 
a été rapporté en grand nombre par M. le D' Verneau. C’est probablement 
de cette espèce que M. H. Lucas a parlé sous le nom de D. erythrina. 


39. DYSDERA CRIBELLATA, SP. NOV. 
(PI. 8, fig. 17.) 


&, $. Céphaloth., long. 3,5 mill. — Pattes, 4, 4, 2, 3.— Céphalothorax 
assez court, large et convexe, brun-rouge carminé très foncé, très gros- 
sièrement ei densément ponctué sur les côlés et en arrière, plus légère- 
ment et moins densément en dessus et en avant. — Yeux supérieurs gros, 
en ligne légèrement courbée, les médians arrondis, connivents, les laté- 
raux bien séparés, un peu plus gros, ovales larges, droits ; yeux anté- 
rieurs gros, arrondis, leur intervalle au moins d’un tiers plus étroit que 
leur diamètre : bandeau environ de même largeur que leur intervalle. 
Chélicères longues, très atténuées et projetées, très finement chagrinées 
à la base, lisses ensuite, non granuleuses. Plastron brun-rouge, très forte- 
ment et entièrement chagriné-vermiculé (surtout 4). —Pattes peu longues, 
fauve-rouge, les antérieures un peu plus foncées et un peu plus robustes, 
surtout les fémurs; pattes 1 et 11 et fémurs 111 el 1v inermes; tibias et 
métatarses 11 et 1v offrant des épines inférieures et des épines latérales. 
— Abdomen ovale, gris testacé obscur. 


Arachnides de l’Océan Atlantique. 295 


d'. Patte-mâchoire fauve rougeâtre; patella et tibia presque égaux ; 
tarse environ de même longueur que le tibia, fusiforme, garni de crins 
fauves serrés; bulbe long, lobe ovale assez large, non déprimé et tron- 
qué obliquement, marqué d’une double ligne circulaire foncée; pointe 
terminale beaucoup plus longue que le lobe (au moins d’un tiers), forte- 
ment atténuée et presque droite jusqu’à l'extrémité, pourvue en arrière, à 
la base, d’une très forte apophyse triangulaire, aiguë, non recourbée, 
testacée, avec le bord supérieur noir et tranchant. 


Voisin de D. cribrata E. S., s’en distingue par les yeux latéraux posté- 
rieurs plus gros que les médians, le plastron presque également chagriné 
vermiculé dans les deux sexes, enfin par le bulbe du mäle dont la pointe 
terminale est droite, non coudée en avant. 


L0. DYSDERA MACRA, Sp. nov. 
(PL. 8, fig. 18.) 


d', $. Céphaloth., long. 3 mill. — Pattes, 4, 4, 9, 8. — Céphalothorax 
ovale assez allongé, peu convexe, brun-rouge carminé clair, avec une fine 
ligne noire marginale, presque lisse dans le milieu et en avant, finement 
et densément chagriné-ponciué sur les côtés. — Yeux supérieurs mé- 
diocres, égaux, en ligne sensiblement courbée, les médians connivents, 
les latéraux à peine séparés ; yeux antérieurs beaucoup plus gros que les 
supérieurs, presque arrondis, leur intervalle sensiblement plus étroit que 
leur diamètre. Bandeau plus étroit que l'intervalle des yeux antérieurs 
(surtout chez G). — Chélicères longues, très atténuées et projetées, 
presque lisses, très finement chagrinées seulement près la base. — Plas- 
tron brun-rouge presque lisse, ni chagriné, ni vermiculé, très finement 
strié sur les côtés. — Pattes médiocrement longues, fauve rougeâtre clair ; 
pattes 1 et 11 entièrement inermes; d' fémurs 111 et 1v inermes; @ fémur 
IV pourvu en dessus près la base d’un groupe de 2 ou 3 épines courtes ; 
tibias 1x et 1v offrant deux petites épines latérales externes ; métatarses 
11 et 1v pourvus de plusieurs épines latérales et inférieures. — Abdomen 
ovale allongé, gris blanchäâtre testacé. 


d. Patte-mâchoire jaune rougeâtre: patella et tibia presque égaux; 
tarse environ de même longueur que le Libia, fusiforme, garni de crins 
fauves serrés; bulbe long, lobe ovale, plus long que large, non déprimé 


296 E. SIMON. 


et tronqué obliquement; pointe membraneuse plus longue que le lobe, 
large à la base et pourvue en arrière d’une forte dilatation conique ter- 
minée par deux petites pointes géminées, l’interne fauve et assez épaisse, 
l’externe plus grêle et noire: sur la face antérieure et plus bas, une légère 
saillie conique ; partie terminale atténuée et droite. 


Voisin de D. erythrina Latr., s’en distingue par le plastron presque 
lisse, sans espaces vermiculés, le lobe du bulbe plus allongé, et, chez la 
femelle seulement, par la présence d’épines au fémur de la quatrième 
paire. 

1. DYSDERA VERNEAUI, SP. NOV. 


(PL. 8, fig. 19.) 


d', $. Céphaloth., long. 5 mill. — Pattes, 1, 4, 2, 3. — Céphalothorax 
de même forme que chez D. crocata, brun-rouge moins carminé, très 
finement, à peine distinctement chagriné, marqué sur les côtés de points 
enfoncés peu denses et réguliers, garni de poils blanchâtres assez longs. 
— Yeux supérieurs gros, presque égaux, en ligne sensiblement courbée, 
les médians connivents, obtusément tronqués au côté interne, les latéraux 
peu séparés, ovales larges, droits; yeux antérieurs très gros, arrondis, 
leur intervalle à peine plus large que leur rayon. Bandeau beaucoup 
plus étroit que les yeux antérieurs, mais un peu plus large que leur 
intervalle. — Chélicères longues, atténuées et projetées, lisses, ni cha- 
grinées, ni granuleuses, marquées en dessus et au côlé interne de fortes 
strioles transverses, irrégulières. — Piastron brun-rouge, légèrement et 
peu densément chagriné-vermiculé. — Pattes longues, robustes, fauve 
rougeâtre, les antérieures un peu rembrunies et plus robustes; patles 1 
et 11 entièrement inermes ; fémur 111 inerme ; fémur 1v armé en dessus, 
dans la première moitié, d’un groupe de quatre épines robustes, longues 
et aiguës, suivies, chez le G, de deux épines dorsales semblables; tibias et 
métatarses 1x et 1v pourvus d’épines inférieures et latérales. — Abdomen 
gris testacé obscur. 


&. Patte-mâchoire fauve rougeâtre; palella ct tibia longs et presque 
égaux ; tarsc visiblement plus court que le tibia, ovale, garni de crins 
fauves serrés: bulbe long; lobe ovale large, non déprimé et tronqué 
obliquement, marqué d’une double ligne circulaire foncée ; pointe termi- 
nale un peu plus longue que le lobe, fortement atténuée el presque droite 
jusqu’à l’extrémité, pourvue en arrière à la base d’une très forte apophyse 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 297 


triangulaire sub-aiguëê non recourbée, testacée, avec le bord supérieur 
noir, finement et très obtusément inégal. 


Voisin de D. crocata, s'en distingue surtout par le céphalothorax beau- 
coup plus finement chagriné et marqué latéralement de points réguliers, 
par les épines du fémur 1v plus longues, enfin par la structure du bulbe, 
lapophyse postérieure étant plus grande et placée immédiatement à la 
base du lobe, tandis que chez crocata elle en est très éloignée. 


2. DYSDERA INSULANA , Sp. nov. 
(PI. 8, fig. 20.) 


d', $. Céphaloth., long. 6,5 mill.— Pattes, 1, 4, 2, 3.— Céphalothorax 
ovale assez large, de même forme que chez D. crocata, brun-rouge car- 
miné très foncé presque noir, chagriné, densément, finement et irrégu- 
lièrement ponctué, principalement sur les côtés, avec une ligne médiane 
ponctuée n’atteignant pas les yeux en avant. — Yeux supérieurs gros, 
égaux (ou les latéraux un peu plus gros), en ligne sensiblement courbée, 
les médians arrondis, connivents, les latéraux ovales larges, un peu 
séparés ; yeux antérieurs plus gros que les supérieurs, arrondis, leur 
intervalle au moins d’un tiers plus étroit que leur diamètre ; bandeau un 
peu plus large que leur intervalle. — Chélicères très longues, très atté- 
nuées et projetées, finement chagrinées et marquées de quelques stries 
transverses irrégulières dans la moitié basilaire, presque lisses ensuite. — 
Plastron brun-rouge, G' très fortement et entièrement chagriné vermiculé, 
© très finement, presque lisse. — Pattes assez longues, brun-rouge vif, 
les antérieures un peu plus robustes et plus foncées; pattes x et 11 entière- 
ment inermes; d'fémur 1v pourvu en dessus près la base de deux petites 
épines en ligne, $ d’un groupe de cinq épines plus longues: tibias et 
métatarses 111 et IV pourvus d’épines latérales el inférieures nombreuses ; 
tibia 1v offrant de plus, dans la première moitié, une épine dorsale, 


d. Patte-mâchoire brun-rouge clair; patella et tibia presque d’égale 
longueur ; tarse visiblement plus court que le tibia, ovale, fortement atté- 
nué, garni en dessus de crins fauves courts et serrés; bulbe à lobe assez 
allongé, presque cylindrique, non déprimé et marqué d’une double ligne 
circulaire foncée; pointe membraneuse plus longue que le lobe, très 
large et parallèle dans la portion basilaire et marquée à la base en 


298 E.: SIMON. 


arrière d’une forte saillie conique simple, tronquée obliquement à l’extré- 
milé, avec l’angle antérieur obliquement prolongé en pointe assez grêle 
et frangée, un peu plus courte que la portion large. 


Très grande espèce voisine de D. crocata CG. Koch, en différant surtout 
par la forme du bulbe. 


Nora. Nous résumons dans le tableau suivant les caractères des cinq 
espèces du genre Dysdera qui habitent les Canaries : 


1. Pedes 1v femoribus inermibus.......... RE nn 


12 


— Pedes 1v femoribus supra spinosis......................... 8. 


2, Cephalothorax grosse ei dense punctatus ; sternum valde coria- 
ceo-vermiculatum; bulbus apophysa postica ad apicem sim- 
UNE A a LE ou capot à HPRRAES LOT ITR tbellaten 


— Cephalothorax tenue et dense coriaceo-punctatus; sternum fere 
læve ; bulbus apophysa postica ad apicem bidentata.... macra &. 


3. Slernum fere læve haud coriaceum nec vermiculatum.... macra 9. 
— Sternum plus minus coriaceo-vermiculatum. ....... se ee Li. 


h. Cephalothorax valde, dense et irregulariter coriaceo-punciatus; 
bulbus apophysa terminali antice inflexa........... abÉtre 5. 


— Cephalothorax subtile coriaceus, lateribus parce et grosse punc- 
tatus; bulbus apophysa terminali fere recla........ . Verneaui. 


5. Bulbus apophysis terminali et postica fere latitudine æqua, ter- 
minali paulo longiori.............. ee CUVE A UE 


— Bulbus apophysa postica latissima et obtusa, apophysa terminali 
2TaCilIMetAMUONONTIONERP EAP MERE CIO LEEES . insulana. 


3. DASYLOBUS FUSCOANNULATUS, Sp. nov. 


&. Long. 6 mill — Brun très foncé. Céphalothorax légèrement et irré- 
gulièrement maculé de fauve obscur sur les côtés; abdomen irréguliè- 
rement ponctué de testacé obscur sur les côtés, marqué en dessus 
d'une très large bande foncée, fortement élargie et obtusément angu- 


Arachnides de lOcéan Atlantique. 299 


leuse vers le milieu, très rétrécie vers le tiers postérieur. — Partie du 
céphalothorax antérieure au mamelon garnie d’un large groupe transverse 
de denticules assez petits, presque égaux et obtus, ses angles antérieurs 
saillants, arrondis et denticulés ; bords latéraux mutiques; bord postérieur 
du céphalothorax et abdomen marqués de séries transverses irrégulières 
de très petits denticules, peu serrés et souvent effacés. — mamelon élevé, 
un peu plus large que long et canaliculé, presque mutique ou pourvu de 
chaque côté de 3 ou 4 petits denticules irréguliers. — Espace membra- 
neux pourvu au milieu de deux tubercules coniques, rapprochés, mais non 
géminés. — Chélicères brun-fauve : premier article assez long et convexe, 
entièrement garni en dessus de denticules serrés et presque égaux ; 
second article lisse, ni épineux, ni granuleux, à peine convexe à la base 
et sans saillie terminale. — Patte-mâchoire testacée avec le fémur, le 
côté externe du tibia et de la patella largement tachés de brun; fémur 
robuste, presque parallèle, non saillant à l’angle interne, pourvu en dessus 
de trois séries peu régulières de pelits denticules noirs, dont la médiane 
seule entière, présentant de plus en dessous au bord externe une ligne 
oblique de 6 à 8 denticules un peu plus forts; patella et tibia inermes et 
lisses, de même longueur; patella presque parallèle, très légèrement con- 
vexe au côté externe dans la seconde moitié, droile au côté interne, avec 
l'angle supérieur prolongé en petite apophyse conique, obtuse, noire et 
piligère; tibia parallèle, sans brosse interne; tarse grêle, un peu courbe, 
présentant en dessous au côté interne une bande granuleuse, effacée à 
l'extrémité. — Hanches inermes, fauve obscur avec une tache brune ter- 
minale. Pattes médiocrement longues, fauves, avec les fémurs et les tibias 
marqués chacun de deux larges anneaux bruns, et les métatarses vague- 
ment annelés, très inégales, les antérieures beaucoup plus épaisses, avec 
les fémurs subclaviformes; fémurs 1; 11 et 1x1 presque cylindriques, 
inermes ou présentant en dessus, seulement près la base, quelques très 
petits denticules ; fémur 1v légèrement anguleux et pourvu de quatre 
séries denticulées atteignant presque l'extrémité; tibias comprimés, non 
anguleux, inermes; tibia x offrant seul en dessous quelques très pelits 
denticules épars; métatarses inermes. 


©. Long. 6 mill. — Premier article des chélicères et fémur de la paite- 
mächoire mutiques ; fémur de la patte-mâchoire saillant et arrondi à l’angle 
supéro-interne; patella et tibia pourvus d’une brosse interne longue, mais 


300 E. SIMON. 


peu serrée ; patella fortement élargie à l'extrémité et prolongée à l'angle 
en grosse apophyse droite et obtuse ; tibia atténué à la base. 


Canaries (D' Verneau). 


Se rapproche assez de D. echinifrons E. S., du midi de l’Europe; en 
difière principalement par les pattes mutiques avec les fémurs et les 
tibias non anguleux et largement annelés. | 


Lh, PHALANGIUM SPINIFERUM H. Lucas, loc. cit., p. 46, pl. vix, fig. 7. 


&. Long. 6 mill. — Gris testacé obscur, avec des taches brunes irré- 
gulières et peu indiquées sur les côtés de la partie thoracique, et les den- 
ticules tégumentaires blanchâtre mat. — Espace antérieur au mamelon 
présentant un groupe d’une vingtaine de petits denticules disposés irrégu- 
lièrement; céphalothorax offrant de plus de chaque côté deux denticules 
semblables assez rapprochés du mamelon, plus en dehors trois équidis- 
tants formant une ligne oblique, et enfin à la marge deux ou trois denti- 
cules aux angles du pore latéral et un groupe peu nombreux à l’angle 
antérieur ; en arrière une ligne transverse de denticules semblables très 
serrés, mais interrompue dans le milieu. — Espace membraneux de la 
base des chélicères pourvu au milieu de deux petits tubercules aigus gémi- 
nés. — Mamelon oculaire au moins d’un tiers plus large que long et 
légèrement canaliculé ; chacune de ses carènes formée de quatre ou cinq 
tubercules assez petits et irréguliers. — Abdomen offrant, sur chaque 
segment, une ligne transverse assez régulière et serrée de denticules plus 
petits, presque effacés sur les derniers segments. — Chélicères fauve clair 
testacé, lisses; premier article élevé en dessus en gros tubercule un peu 
plus long que large à la base, très obtus et un peu dirigé en arrière, 
présentant au sommet et à la base en avant quelques très petits spicules 
noirs peu apparents; second article inerme, garni de crins courts isolés, 
arrondi, non saillant à la base, un peu atténué à l'extrémité. — Patte- 
mâchoire blanchâtre testacé avec le fémur un peu rembruni, assez robuste 
et plus courte que le corps; fémur robuste, un peu courbe, pourvu en 
dessus, vers le tiers terminal, de deux petits spicules rapprochés et à l’ex- 
trémité de deux ou trois spicules irréguliers, garni en dessous de denti- 
cules un peu plus forts, très irréguliers, non disposés en lignes; les 
autres articles inermes ; patella environ deux fois plus longue que large, 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 901 


atténuée à la base; tibia un peu plus long que la patella, parallèle. — 
Hanches inermes, blanchâtres, ponctuées de fauve à la base. — Pattes 
fauve obscur, très longues, les antérieures, surtout les fémurs, beaucoup 
plus robustes que les autres; fémurs presque cylindriques, garnis de 
séries de denticules, beaucoup plus forts et plus serrés à la première paire; 
tibias presque cylindriques, présentant à la première paire des séries de : 
denticules forts, assez espacés en dessus, très serrés en dessous; tibias 
des autres paires pourvus de petits spicules espacés. 


Se rapproche beaucoup de P. parietinum De Gécr, principalement par 
l’armature des pattes, la disposition des denticules du corps, la forme du 
mamelon oculaire, etc.; en diffère surtout par le gros tubercule lisse du 
premier article des chélicères chez le mâle. 


Le mâle décrit ci-dessus a été rapporté par M. le D' Verneau: la 
femelle décrite par M. H. Lucas paraît en différer par ses chélicères 
courtes, normales, et ses téguments un peu plus épineux. 


Le type de l’espèce n’existe plus dans les collections du Muséum. 


Nota. M. H. Lucas indique encore, sous le nom de Scorpio biaculeatus 
Latreille (coll. du Mus.), un Scorpion qui nous paraît être l’Isometrus 
americanus L. L'auteur dit à ce propos : « Cette espèce, suivant M. Ber- 
thelot, n’est pas originaire des îles Canaries; elle y est apportée par les 
bâliments qui viennent d'Amérique, » 


Iles du Cap-Vert. 


Nous ne possédons sur la faune arachnologique de cet archipel qu’un 
petit mémoire de Blackwall (Ann. Mag. of Nat. Hist., 3° sér., t. XVI, 1865, 
p. 80) contenant les diagnoses de 19 espèces des îles Sao-Antao, Santiago 
el Sao-Nicolao (1). Nous avons décrit depuis un Galéodides des îles du 


(1) L’archipel des îles du Cap-Vert, situé à 500 kilom. O. du Cap-Vert, dont 
il a pris le nom, entre 14° 20” et 17° 20 de’ lat. N., comprend 10 îles, dont la 
principale est Santiago ; les autres sont Fogo, Brava, Sao-Nicolao, Sao-Antao, 
Boavista, Mayo, Sao-Vicente, Sal et Santa-Luzia. 


802 E. SIMON. 


Cap-Vert ei nous avons reçu de M. Bouvier quelques espèces des îles 
Santiago, Sao-Vicente et Santa-Luzia, toutes connues de Blackwall; enfin 
nous avons pu étudier au Muséum de Paris quelques espèces rapportées 
récemment par M. de Sessac. 


LISTE DES ESPÈCES. 


Lycosa helva BL, loc. cit., p. 80, de l’île Sao-Antao; — Hersiliola 
versicolor BI., loc. cit., p. 81 (sub Hersilia), de Santiago, nous l’avons 
reçu de Sao-Vicente ; — Menemerus melanognathus Luc., de Santiago (coll. 
E. Simon); —Salticus simplex, S. lepidus et S. sedulus BI., loc. cit., p. 82 
et 83, de Sao-Nicolao (la synonymie de ces trois espèces n’est pas établie); 
— Selenops ægyptiaca Sax., de toutes les îles (coll. E. Simon); — Xysticus 
piger Bl., loc. cit., p. 85 (sub Thomisus), de Sao-Nicolao ; — Pythonissa 
nigromaculata B]., loc. cit., p. 85 (sub Drassus), de Santiago et de Fogo, 
nous le possédons de Santiago (voy. ci-après); — Drassus assimilatus BI., 
loc. cit., p. 88, de Sao-Antao, nous l’avons reçu de Santa-Luzia (voy. 
ci-après); — Uloborus luteolus BI, et U. gnavus Bl., loc. cit., p. 89 
et 90 (sub Orithyia), de Sao-Nicolao ; —Lithyphantes fallax BL, loc. cit., 
p. 91 (sub Theridion), de Sao-Antao ; — Teutana? quinquenotata et sagax 
BL, loc. cit., p. 92-93, de Sao-Antao, probablement des variétés de 
T. grossa G. Koch; — Cyclosa maesta BI. (Epeira) et Epetra blanda BI., 
loc. cit., p. 94 et 95, de Sao-Nicolao ; — Nephila senegalensis Walck. 
(= N. Grayi BL, loc. cit., p. 96), nous l’avons reçu de Sao-Vicente, 
répandu dans toute l'Afrique équatoriale ; — Argiope Clarki BL, loc. cit., 
p. 98, de Brava; — Meta ? maculata BI, loc. cit., p. 99 (sub Tetragnatha), 
de Sao-Nicolao ; — Loxosceles rufescens ? L. Duf. (= Scytodes pallida BI., 
loc. cit., p. 100), de Santiago ; — Gluvia atlantica E. Simon, Essai d’une 
class. des Galéodes, etc., p. 132, 4879. | 


Les quelques espèces que nous possédons donnent lieu aux observations 
suivantes : 


1. HERSILIOLA VERSICOLOR Blackwall. 


Cette espèce, décrite par Blackwall sous le nom générique d’Hersilia, 
appartient au genre Hersiliola, représenté en Algérie et dans le sud de 
l'Espagne par H. macululata L. Duf. (= oranensis Lucas), en Égypte par 
H. Lucasi Cambr., et en Syrie par H. Simoni Cambr. — Notre unique 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 308 


individu de H. versicolor est jeune et son épigyne n’est pas développée; 
il paraît différer de H. macululata par une coloration plus vive, la bor- 
dure noire du céphalothorax est continue, tandis que chez l'espèce algé- 
rienne elle est formée d’une série de petites taches ; les pattes paraissent 
plus courtes et les Libias antérieurs n'’offrent en dessous qu’une seule 
épine interne vers le tiers terminal, tandis que chez macululata il y a 
une série de trois épines; le front et les yeux n'’offrent aucune différence 
appréciable. 


2. ERIS ALBOBIMACULATA H. Lucas (sub Salticus); — Id. E. Simon, 
Ar. Fr., t. IIL, p. 198. 


Trouvé à l’île de Sal par M. de Sessac (Muséum). Espèce répandue dans 
l'extrême midi de l’Europe et le nord de l'Afrique. Les exemplaires de 
l’île de Sal ne diffèrent de ceux d'Europe que par leur grande taille. 


9. MENEMERUS MELANOGNATHUS H,. Lucas. 


Ile de Sal (de Sessac : Muséum); Santiago (Bouvier : coll. E. Simon). 


L. MENEMERUS MARGINELLUS, SP. NOV. 


(PI. 8, fig. 21.) 


d. Céphaloth., long. 2,8 mill. — Abdom., long. 3,2 mill — Céphalo- 
thorax assez allongé, presque lisse; partie céphalique presque parallèle, 
plane, très noire, garnie de pubescence fauve peu serrée; partie tho- 
racique brun-rouge, garnie de pubescence fauve et marquée en avant, 
un peu au delà des yeux dorsaux, d’une grande tache blanche mé- 
diane, de plus une très large bordure blanche couvrant presque toutes 
les parlies latérales. Cils jaune orangé. Barbes très blanches, longues 
et serrées. — Chélicères petites, parallèles, fauves, presque glabres. 
— Abdomen. étroit, allongé, atténué en arrière, en dessus brun-rouge 
foncé et garni de pubescence fauve-rouge vif, orné de deux larges 
bandes longitudinales très blanches, un peu atténuées en arrière. Ventre 
fauve testacé. — Pattes assez longues et robustes, fauve rougeâtre, avec 
les tibias et métatarses antérieurs souvent rembrunis sur les côtés. — 
Patte-mâchoire fauve, garnie de poils blancs longs et peu serrés; fémur 
comprimé, peu élargi; tibia pourvu en dessous d’une apophyse externe 


304 E. SIMON. 


un peu plus longue que l’article, grêle, aiguë et un peu arquée en dehors 
à la pointe, dirigée obliquement en avant; tarse très grand, légèrement 
arqué ; bulbe simple, presque carré, n’occupant que la moitié inférieure 
du tarse, entouré d’un très long stylus détaché partant de son bord 


externe. 
Trouvé à l’île de Sal par M. de Sessac (Muséum). 


5. PYTHONISSA NIGROMACULATA Bl., loc. cit., p. 85 (sub Drassus). 
(PL 8, fig. 22.) 


@. Long. 9 mill. — Céphalothorax ovale, très convexe, fortement incliné 
et atténué en avant, brun-rouge, garni de pubescence plumeuse très 
serrée, fauve blanchâtre brillant; partie céphalique marquée de deux 
larges bandes brunes latérales, atténuées en avant et en arrière; partie 
thoracique présentant de chaque côté deux points bruns. — Yeux supé- 
rieurs en ligne assez courbée, égaux, ou les médians à peine plus gros ; 
les médians un peu plus resserrés ; intervalle des latéraux environ égal à 
leur diamètre. Yeux antérieurs en ligne fortement courbée (la base des 
médians cependant un peu au-dessous du sommet des latéraux); les 
médians un peu plus petits et plus séparés, leur intervalle à peine plus 
étroit que leur diamètre. — Abdomen ovale large, un peu déprimé, garni 
de pubescence fauve serrée mêlée de poils blancs en avant et sur les 
côtés ; présentant en avant une bordure brune presque cachée en dessus; 
en dessus trois paires de grandes taches brunes, et en arrière deux taches 
brunes plus petites et découpées. — Pattes courtes et robustes, fauve oli- 
vâtre; tibias 1 et 11 et métatarse 1 inermes ; métatarse 11 pourvu en des- 
sous d’une paire d’épines basilaires, d’une seule épine médiane et d’une 
paire terminale, — Épigyne en grande fossette presque arrondie, cepen- 
dant terminée en pointe en arrière, entourée d’un rebord fortement cilié, 
surtout en avant, séparée du pli épigastrique par un espace coriacé-ponc- 
tué, marqué lui-même de deux petites impressions obliques. 


Santiago (coll. E. Simon). 
6. DRASSUS ASSIMILATUS Blackw. 


$. Céphaloth., long. 6 mill. — Abdom., long. 7,5 mill.—Céphalothorax 
fauve-rouge clair, sans ligne marginale foncée, à pubescence blanchâtre 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 305 


brillant, assez longue et couchée; strie assez courte. — Yeux antérieurs 
en ligne sensiblement arquée en arrière, les médians à peine plus gros, 
presque équidistants, leurs intervalles environ d’un tiers plus étroits que 
le diamètre des médians. Yeux médians supérieurs beaucoup plus resserrés 
que les latéraux, au moins aussi écartés que les médians antérieurs, un 
peu plus petits, ovales larges et obliques. — Chélicères longues, verticales, 
peu convexes, bnru-rouge, presque lisses, garnies de crins fauves, rudes. 
— Plastron fauve, sans ligne marginale, garni sur les bords de crins gri- 
sâtres très longs. — Abdomen ovale, en dessus gris noirâtre, à pubes- 
cence soyeuse très longue, en dessous fauve testacé. — Pattes fauve 
rougeâtre, longues ; patella et tibia 1v beaucoup plus longs que le cépha- 
lothorax ; tarse 1 plus court que le métatarse: tibias 1 et 11 pourvus en 
dessous, au bord interne, de deux longues épines; métalarses 1 et 11 d’une 
épine près la base; tibia 1v offrant une ligne dorsale de deux épines ; 
scopulas serrées aux tarses des quatre paires, aux mélatarses et sur les 
côtés des tibias 1 et 11. — Épigyne en plaque petite, marquée d’une carène 
médiane assez large, mais resserrée au milieu, fauve, bordée de brun 
et de chaque côté d’une saillie noirâtre oblique. 


Blackwall indique cette espèce de Sao-Antao ; nous l’avons reçue de 
Santa-Luzia. 


Du groupe de D. lapidosus, s’en rapproche par la forme générale, la 
disposition des épines aux pattes, etc.; en diffère surtout par les yeux 
médians supérieurs aussi écartés que les antérieurs, la première ligne 
des yeux arquée en arrière, la disposition de l’épigyne, etc. 


Ile Sainte-Hélène. 


La faune de l’île Sainte-Hélène a été étudiée par le Rév. O.-P. Cam- 
bridge, qui a publié successivement deux mémoires sur les espèces 
recueillies dans cette île par M. Melliss (1). ke 


(1) Cf. Proceed. Zool, Soc. Lond., 1869, p. 53, —- et Idem, 1873, p. 210. 
(1883) L'° partie, 20. 


806 É. SIMON. 


LISTE DES ESPÈCES. 


Sur 41 espèces mentionnées, 19 appartiennent à la faune européenne 
et circa-méditerranéenne : 


Dysdera crocata ©. Koch ;— Segestria florentina Rossi et S. senoculata 
L.: — Tegenaria domestica Cl.; — Scytodes thoracica Lair.; — Pholcus 
phalangioides Fuess.; — Pholcus convexus Blackw. (= P. borbonicus 
Vinson, commun dans la Basse-Égypte); — Teutana triangulosa Walk. (= 
Th. punicum Cb.); — Teutana grossa G Koch (— Th. fulvolunulatum 
Cb.); — Latrodectus 13-guttatus Rossi, var. Erebus Sav.; — Leptyphantes 
(Linyphia) leprosus Ohl.; — Argyrodes Argyrodes Walck.; — Tetragnatha 
pelusia Sav.; — Epeira Redii Scopl. (douteuse); — Argiope trifasciata 
Forsk.;: — Xysticus grammicus C. Koch.; — Menemerus melanognathus 
Lucas (— nigrolimbatus Ch.); — Hasarius Adansoni Sav.; — T'heridion 
tepidariorum GC. Koch. 


Deux espèces sont répandues dans presque toutes les régions intertro- 
picales de l’ancien et du nouveau Monde : 

Uloborus zosis Walck. (= Orythia Williamsii BI.) et Isometrus macu- 
latus De Géer (= Lychas maculatus + americanus Cambr.). 

Une espèce était connue de Ceylan : 

Pholcus distinctus Cambr. 

Une est répandue dans lAfrique équatoriale : 

Peucetia pulchra Blackw. 


Toutes les autres sont données comme nouvelles : - 


Filistata condita Cb.; — Pythonissa lugubris Cb. (sub Gnaphosa); — 
Clubiona dubia Cambr.; — Chiracanthium Mellissi Cb.; — G. planum 
Ch.:— Amaurobius crucifera Ch. ; — Tegenaria proxæima Cb. (=T. atrica 
du premier mémoire); — Ariamnnes Mellissi Cb.; — Leplyphantes albo- 
maculatus Cambr.; — L, trifidens Cambr.; — Meta digna Cambr. (Meta 
indigna du premier mémoire esi le jeune); — Philodromus signatus 
Cambr.; — Xeropigo tridentiger Cambr. (1); — Lycosa dolosa Cambr.; — 


(1) Ce genre de Drassides a été décrit en 1882 par le Rév, O.-P. Cambridge 


Arachnides de l’Océan Atlantique. 307 


L. ligata Cambr.; — L. inexorabilis Cambr.; — Attus inexcultus Cambr.; 
— A. subinstructus Cambr, (ces deux derniers ne sont pas classés). 


les Bermudes. 


Comme complément au présent travail, nous devons dire quelques mots 
de l'archipel des Bermudes ; bien que très éloigné des autres groupes et 
se rattachant géographiquement à l’Amérique, dont il n’est distant que 
de 950 kilomètres (de la côte de la Caroline du Sud); sa faune paraît 
cependant tenir encore de celle des Açores et des Canaries, autant au 
moins qu’on en peut juger par le peu de renseignements qui ont été 
recueillis sur les Arachnides des Bermudes. : 


C’est encore à J. Blackwall que nous devons ces renseignements (1). 


L'auteur ne mentionne que six espèces : 


Lozosceles .rufescens L. Duf, (sous le nom de Scytodes pallida); — Epeira 
gracilipes Blackw.; — Xysticus (?) pallidus Blackw. (sub Thomisus); — 
Heteropoda venatoria L. (sous le nom de Olios antillanus Walck.), espèce 
répandue dans les régions intertropicales du monde entier; — Saliicus 
diversus Bl., Altide de genre incertain ; — enfin Filistata depressa C. Koch, 
espèce américaine (2) probablement synonyme de F. capitata Hentz. 


Nous avons vu dans les collections du Musée de Cambridge (États-Unis) 
un Euscorpius carpathicus L. identiquement semblable au type d'Europe, 
étiqueté, peut-être par suite d’une erreur, comme venant des Bermudes. 


(in Proceed. Z. S. L., p. 424). — Dans ses précédents travaux, l'auteur, trompé 
par la direction des pattes, avait rapporté cette espèce au genre Olios, mais 
elle n'appartient pas à la famille des Sparassidæ. 

{1) Notice of several species of Spiders supposed to be new, etc., in Ann. 
Mag. Nat. Hist., 4e sér., t. II, 1868, p. 403. 

2) G Koch ne connaissait pas la provenance de F, (Teratodes) depressa. 


308 E. SIMON. 


LISTE GÉNÉRALE 
DES 


Arachnides observés jusqu’à ce jour dans les îles 
océaniques. 


Fam. Attidæ. 


Nora. Les espèces cataloguées sous les noms génériques d’Attus et de 
Salticus nous sont inconnues; nous n’avons pu établir leur synonymie, 
ni décider à quels genres du nouveau système elles appartiennent. 


4. Synageles venator Luc. — Ac. (Eur.). 

2. Marpissa ornata Th. — Mad. 

3. Menemerus semi-limbatus. H. — Aç., Can. (Eur.). 

hi. — melanognathus Luc.—Can., C.-Vert, S'-Hél. (Eur., Afr.), 
D, — märginellus E. S. — C.-Vert. 

. Hasarius Adansoni Sav. — Can., S'°-Hél. (Eur., Afr., As.) 
7. Dendryphantes nitelinus E. S. — Aç. (Eur.). 

8. Calliethera mutabilis Luc. — Aç. (Eur., Afr.). 

9. Euophrys finitima E. S. — Aç. (Eur.). 

40. Eris albobimaculata Luc. — C.-Vert (Eur., Afr.). 

41. Salticus diligens BI. — Mad. 

12. —  vafer BL — Mad. 

13. —  catus BL — Mad. 

Ah. —  vigilans BI. — Mad. 

15. —  simplex BL — C.-Vert. 

16. —  lepidus BI. — C.-Vert, 

17, —  sedulus Bl. — C.-Vert, 

18. —  diversus Bl — Berm. 

19. Attus inexcultus Gb. — S'°-Hél. 

20. — subinstructus Cb. — S'°-Hél. 


=} 


Fam Oxyopidæ. 


94. Peucetia pulchra BI. — S'°-Hél. (Afr.). 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 309 


Fam. Lycosidæ. 


22. Ocyale mirabilis CI. — Aç., Can. (Eur.). 
23. Lycosa perita Latr. — Aç. (Eur.). 


24. —  maderiana WIk. — Mad. 

25 —  ingens BI. — Mad. 

26. —  Herii Th. — Mad. 

27. ‘—  ferox Luc. — Can. (Eur., Afr.). 
28. —  fulviventris E. S. — Can. 


29. —  helva BI. — C.-Vert. 

30. —  dolosa Gb. — S'°-Hék. 

31. —  ligata Ch. — S'“-Hél. 

92 —  énexorabilis Cb. — S'°-Hél. 
39. Pardosa acoreensis E. S. — AG. 

JU. —  Furtadoi E. S. — Ac. 

35. —  proxima © K. — Aç. (Eur.). 


Fam. Sparassidæ. 


36. Selenops ægyptiaca Sav. — C.-Vert (Afr.). 

37. Heteropoda venatoria L. — Berm. (Afr., As., Am.). 
38. Olios spongitarsis L. Duf. — Can. (Eur.). 

39. — maderianus Th. — Mad. 


FA“. Thomisidæ. 


0. Thomisus hilarulus E. S. — Can. (Eur.). 

h1. Synæma globosum Fab. — Can. (Eur., Afr., As.). 
42. Xysticus insulanus Th. — Aç., Mad. (Alg.). 

L3. —  spinifer BI. — Mad. 

Lil. —  asper Luc. — Gan. 


L5. —  squalidus E. S. — Can. 

L6. —  Verneau E. S. — Can. 

7. —  piger BL — C.-Vert. 

8. — (2?) grammicus ©. K. — S“-Hél. (Eur.). 
19. —  pallidus BI. — Berm. 


50. Philodromus signatus Gb. — S'-Hél, 
Fam. Epeiridæ. 


54, Cyrtophora citricola Forsk. — Can. (Eur., Afr.). 
52. Cyclosa insulana Costa. — Can, (Eur.). 


910 E. SIMON. 


53. Cyclosa mæsta BI. — C.-Vert. 

5h. Argiope Bruennichi Scopl. — Aç. (Eur., Afr., As.). 
55. —  trifasciata Forsk. — Mad., Can., S*-Hél. (Afr.). 
56. —  lobata Pallas. — Can. (Eur., Afr:, As.). 
57. —  Clarki BL — G.-Vert. 

58. Epeira acalypha Wick. — Aç. (Eur.). 

59. —  (?) Redii Scopl. — S'°-Hél. (Eur., Afr.). 
60. —  hortensis BI. — Mad. 

614. —  lentiginosa BI. — Mad. 

62 —  crucifera Luc. — Can. 

68 —  blanda BL — C.-Vert. 

64. —  gracilipes BL — Berm. 

65. Zilla X-notata CI, — AÇ., Can. (Eur.). 

66. Meta Merianæ Scopl. — Ac. (Eur.). 

67. — maculata BI, — G.-Vert. 

68 — digna Gb. — S“-Hél. 

69. Nephila sencgalensis Walck. — G.-Vert (Afr.). 
70. Tetragnatha extensa L. — AG. (Eur., Aîfr.). 
74e — lineata BL — Mad. 

72. _ nitens Sav. — Can, (Eur., Afr.). 
73. — (2) pelusia Sav. — S'°-Hél. (Afr.), 


Fam. Uloboridæ. 


7h. Uloborus pallens BI, — Mad., Can. 

75, —  luteolus BI, — C.-Vert. 

76. — _ gnavus BI, — C.-Vert. 

Tite — zosis WIk. — S'°-Hél, (Afr., As., Am.). 
78. Hyptiotes flavidus BI. — Mad. 

79. — dubius BI. — Mad. 


Fam. Theridionidæ. 


80. Argyrodes argyrodes Wick. — Can., S'°-Hél. (Eur., Afr., Am.). 
81. Ariamnes delicatulus E. S, — AG. 

82. — Mellissi Gb. — S'°-Hél, 

83. Ero furcata Villers. — Acç. (Eur., Am.). 

84, Theridion denticulatum Wick. — AG. (Eur.). 

85, — tepidariorum CG. K. — Aç., S'°-Hél, (cosmopolite). 
86. — aulicum GC. K. — Mad. (Eur.). 

87. —— luteolum BI, — Mad. 


88. 
“69. 
90. 
91. 
92. 
93. 
94. 
95. 
96, 
97. 
98. 
99. 
100. 
101. 
102. 
108. 
104. 
105. 
106. 


107. 
108. 
109. 


110, 


111. 
112. 
115. 


114. 
115. 
116. 
117, 


Arachnides de l'Océan Atlantique. gL1 


Lasæola testaceomarginata E. S. — Ag. (Eur.). 
Teutana grossa G. K. — Aç., Can., S'°-Hél, (Eur., Afr., Am.). 
—  rufipes Luc. — AÇ., Can. (Eur., Afr.). 
—  triangulosa Wick. — S'°-Hél. (Eur., Am.). 
— (2?) quinquenotata BI. — G.-Vert. 
— (2) sagax Bl. — C.-Vert. 
Lithyphantes distinctus BL — Mad. 
— nobilis Th. — Mad. 
— fallax BI. — C.-Vert. 
Latrodectus 13-guttatus Rossi. — Mad., Can., S°-Hél. (Eur., Afr.). 
Enoplognatha mandibularis Luc. — Aç., Mad. (Eur., Afr., As.). 
Linyphia (?) Johnsonti BL. — Mad. 
Leptyphantes tenchricola Wider. — Ag. (Eur.). 
— leprosus Ohlert. — St°-Hél. (Eur., Am.). 
— albomaculatus Gb. — S'°-Hél. 
— trifidens Gb. — S'°-Hél. 
Microneta rurestris C. K. — Aç. (Eur.). 
Erigone vagans Sav. — Aç. (Eur., Afr.). 
—  pigra BI — Mad. 


FAM. Phoicidæ. 


Pholcus phalangioides Fuess. — Aç., S-Hél. (Eur., Am.). 
—  convexus BI, — S'°-Hél, (Afr.). 
—  distinctus Cb. — S“-Hél. (As.). 


Fam. Hersiliidæ. 
Hersiliola versicolor BI. — C.-Vert. 
FAM. Ürocteidæ. 


OEcobius annulipes Luc. — Aç. (Eur., Afr.). 
—  navus BI. — Aç., Mad. 
—  (?) Paivai BL. — Can. 


Fam. Dictynidæ. 


Dictyna flavescens Wick. — Aç. (Eur.). 
Amaurobius dentichelis E. S. — Aç. 
— affinis BI. — Mad. 
— crucifer Ch. — S'°-Hél. 


912 E. SIMON. 


Fam. Agelenidæ. 


118. Agelena canariensis LUC. — Can. 
149. Tegenaria parietina Frc. — Aç., Can. (Eur., Afr.). 


120. —  domestica Cl. — Aç., S'°-Hé]. (cosmopolite). 
121. — pagana &. K. — AÇç. (Eur.). 

122. — maderiana Th. — Mad. 

193. —  proxima Cb. — S'°-Hél. 

4924. Textrix coarctata L. Duf. — Aç. (Eur., Afr.). 

425. — obscura Bi. — Mad. 


FAm. Drassidæ. 


126. Drassus Furtadoi E. S. — Ac. 
497. —  pictus Th. — Mad. (Eur.). 


128. —  secretus Th. — Mad. 

199. — Paivai Bl. — Salv. 

430. —  Bewricki BI. — Salv., Can. 
131. —  assimilatus BL — Can. 


132. Echemus canariensis E. S. — Can. 
133. Prosthesima oceanica E. S. — AGÇ. 


13/4. — setifera E. S. — Aç. 

135. Pythonissa convexa E. S. — Can. 

136. — nigromaculata BI. — C.-Vert. 
197. — lugubris Cb. — S'-Hél. 

138. Clubiona albidula BI. — Mad. 

139. —  decora BI — Mad. (?Eur.). 
110. —  virgulata BI. — Mad. 


AAA. —  dubia Gb. — S'-Hél. 

442. Chiracanthium Mellissi Gb. — S'°-Hél. 
145. — planum Ch. — S'e-Hél. 
4h4. Xeropigo tridentiger Gb. — S'°-Hél. 
4h5. Miltia (?) lepida BI. — Mad. 

146. Zoropsis rufipes Luc. — Can. 


Fam. Scytodidæ. 


447. Loæosceles rufescens L. Duf.—Mad., Gan., C.-V', Ber.(Eur., Afr., As.). 
148. Scytodes thoracica Latr. — Aç., S“-Hél. (Eur., Am.). 

119. —  velutina Lowe. — Mad. (Afr.). 

450. —  Bertheloti Luc. — Can. (Algérie). 


Arachnides de l'Océan Atlantique. 913 


Fam. Dysderidæ. 


151. Oonops concolor BI. — Mad. 
152. Dysdera crocata CG. K. — AGÇ., Can., S'-Hé]. (Eur.). 


153. —  diversa BI. — Mad. 

15/4. — Wollastoni BL — Salv. 

155. —  cribellata E. S. — Gan. 

156, — macra E. S. — Can. 

157. —  Verneaui E. S$. — Can. 

158. —  insulana E. S. — Can. 

159. Segestria florentina Rossi. — Aç., Can., S'°-Hél, (Eur.). 
160. —  gracilis Luc. — Can. 


161. —  senoculata L. (?)}. — S'-Hél. (Eur.) 
Fam. Filistatideæ. 


162. Fiélistata testacea Latr. — Aç., Can. (Eur., Afr.). 
163. —  condita Cb. — Aç., S'-Hél. 
164. —  depressa GC. Koch (?). — Berm. (Am.) 


Fam. Galeodiäe. 
4165. Gluvia atlantica E. S. — C.-Vert, 
Fam. Cheliferidæ. 


166. Obisium cæcum E. S. — AG, 
167. Chthonius Rayi L, K. — Aç. (Eur.). 


Fam. Buthidæ. 


168. (?) Isometrus americanus L. — Can. (Am.). 
169. — maculatus De Géer. —S'°-Hél, (Afr., As., Am., Océan.). 


Fam. Ischnuridzæ. 
170, (2?) Euscorpius carpathicus L. — Berm. (Eur.). 
FAm. Phalangiidæ. 


471. Dasylobus fuscoannulatus E. S. — Can. 
472, Phalangium spiniferum Luc, — Can. 


314 E. SIMON. — Arachnides de l'Océan Atlantique. 


EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE 8. 


Fig. 4. Xysticus insulanus Thorell. — Bulbe du mâle. 


2. — — — Épigyne. 

9. Amaurobius dentichelis E. S. — Chélicère du mâle de profil. 

li, — _ — Patte-mâächoire de profil. 

5. Ariamnes delicatulus E. S. — Céphalothorax et Abdomen de 
profil. 


6. Prosthesima oceanica E. S. — Épigyne. 
7. Prosthesima seligera E. S. — Bulbe du mâle en dessous. 
8. Drassus Furtadoi E. S. — Tibia et Bulbe du mâle en dessous. 
9, — — —— Épigyne. 
10. Drassus musculus E. S. — Tibia du mâle en dessous. 
11, Félistata condita Cambr, — Patte-mächoire du mâle. 
12. Lycosa fulviventris E. S. — Épigyne. 
13. Xysticus Verneaui E. S. — Épigyne. 
14. Agelena canariensis H. Lucas. — Épigyne. 
15. Agelena agelenoides Walck. — Épigyne. 
16. Echemus canariensis E. S. — Épigyne. 
17. Dysdera cribellata E. S. — Bulbe. 
18. Dysdera macra E. S. — Bulbe. 
19. Dysdera Verneaui E, S. — Bulbe. 
20. Dysdera insulana E. S. — Bulbe. 


21. Menemerus marginellus E, S. — Tibia et Bulbe du mâle en 
dessous. 


29, Pythonissa nigromaculata BI. — Épigyne, 


DIPTÉRES NOUVEAUX OÙ PEU CONNUS 


22e PARTIE (1) 


Par M. J.-M.-F. BIGOT. 


XXXIT 


SYRPHIDI (2° partie). 


Espèces nouvelles, 1° 1°. 


(Séance du 25 Octobre 1882.) (2) 


Nora. La premiere partie de ce travail, publiée dans les Annales de la 
Société entomologique de France 1883, comprend la classification géné- 
rale et synoptique de la Tribu des Syrphidi (mihi), précédée de quelques 
considérations, observations et annotations, relatives à ce Groupe Diptéro- 
logique, auxquelles j’ajouterai celles qui suiveñt. 


Mon savant ami le baron Osten-Sacken, adoptant l'opinion doctorale de 
H. Loëwe (V. Catal. Dipt. Americ., 1874, p. 121), n’admet pas la validité 
de mon ancien Genre Cryptineura (melius Cryptoneura), (Dipt. aliquot 
nov. Genera : Rev. et Magas. de Zoologie, 1850, Guérin-Méneville) : cepen- 
dant, en dernière analyse, je crois devoir le maintenir à cause de l’atrophie 
presque complète de la fausse nervure alaire, caractéristique du Groupe 
dont il s’agit; de plus, le même auteur identifie (loc. cit.) ma C. hyero- 
glyphica (Mexicus), avec le Chrysogaster nitidus (Wiedem.), dont elle 


(1) Voir {re à 20° partie, n° I à XXXI, Annales 1874 à 1883. — 21e partie, 
n° XXXII ({rc partie), Ann. 1883, p. 221. 
(2) Ce mémoire a été revu par l’auteur en novembre 1883. 
Ann, Soc, ent, Fr. — Décembre 1883, 


916 J.-M.-F, BIGOT. 


diffère au moins par la coloration insolite des yeux. Il me semble 
qu’il eût été plus juste d'appliquer cette même synonymie, par exemple, 
à l'Orthoneura ustulata (Loew, Cent. IX, 80)2?2. Au surplus, depuis 
la publication de la 1"° partie du présent mémoire, j'ai acquis six autres 
spécimens, provenant ceux-là des Montagnes Rocheuses, et ne différant 
du premier que par la coloration plus pâle des nervures alaires, des 
genoux et des tibias, et présentant tous, sur les yeux, ces mêmes linéa- 
ments noirâtres, vermiculés. (Voir, 1 partie du présent mémoire, 
page 223.) 


Syrphus propinquus.—Je possède plusieurs spécimens G' et © de cette 
espèce que j'ai récoltés autrefois en Nubie, éfiquetés de la main de 
Macquart, Égypte, je ne m'explique donc pas pourquoi l’auteur (V. Dipt. 
Exot., 4° Supplém', 4850, p. 151) assigne à cet Insecte la Tasmanie 
pour habitat ? La description se rapporterait à mes Échantillons, si leur 
face n'était pas entièrement jaunâtre, avec les bords de l’ouverture-buc- 
cale et la callosité faciale de couleur brune. 


Syrphus gracilis. — J'ai quatre spécimens, dont deux de Ceylan et 
deux de la Nouvelle-Zélande (avec point de doute?). Ils ne diffèrent en 
rien du S. gracilis (Rondani et Auctor.) = Melanostoma mellina (Schi- 
ner). 


M. Van der Wulp vient de publier un assez grand nombre de Syr- 
phides nouvelles, mais, comme la plupart de ses descriptions sont en 
Hollandais, langue que j'ignore, et que ses diagnoses latines sont ordinai- 
rement d’une extrême concision, j'aurai peut-être le regret d’avoir décrit 
une seconde fois certaines espèces dont il a la primeur ? 


On me reprochera peut-être la longueur de mes propres diagnoses ? 
Si j'ai pris la peine de les développer ainsi, c'est que, de nos jours, 
l'exactitude et la minutie deviennent de plus en plus nécessaires, c’est 
surtout, parce que l’Entomologie étant actuellement étudiée dans beau- 
coup de pays où le français ne se sait guère, j'ai voulu être partout 
compris. 


M. le professeur J. Mik (Wiener Entom. Zeit., Novembre 1883, p. 284), 
dans une bienveillante el savante analyse de mon travail sur les Genres 
Volucella et Phalacromyia (nec Phalachromyia) publié aux Annales en 
1883, écrit, qu'il a pu vérifier d’après les Types de Wiedemann, que 


Diptères nouveaux ou peu connus. 317 


les V. ardua, chalybescens et dorsalis (Wied.) devaient entrer dans le 
Genre Phalacromyia (Rondani). J’admets sans conteste cette apprécia- 
tion. Peut-être devrait-on, encore avec lui, y ranger la V. aperta (Wal- 
ker)?. Mais je ne puis en dire autant de ce qu’il avance relativement 
au peu de valeur du dit Genre Phalacromyta, fondé par Rondani sur la 
séparation des nervures longitudinales 2° et 3°, (je dis par Rondani et non 
par mot) car, si l’on rencontre, parmi les Diptères qui montrent habituel- 
lement les nervures longitudinales 2 et 3 soudées à lèurs extrémités, 
quelques individus anormaux chez lesquels au contraire ces deux nervures 
sont totalement séparées, il ne s'ensuit pas qu’un caractère de pareille 
valeur doive être considéré comme /lusoire (sic). 


Toutes les espèces.ici décrites font partie de ma collection. 


Genre Sphyximorpha (Rondani). 
1. S, NIGRA, d', $. — Long. 16 mill. 


d. Nigro-opaco. Antennis fuscanis, apice obscure fulvis præter seg- 
mentum ultimum cinereo pruinosum, pedunculo latè fulvo ; facie nigrä, in 
medio et utrinque cinereo pruinosà, viltis utrinque tribus, inequalibus, 
fulvis ; scutello fulvo anguste marginato ; calyptris ferè albis; abdominis 
segmento 2°, basi, fulvo pallido ; pedibus fuscis, geniculis tarsisque ful- 
vis; alis hyalinis, basi et extrinsecus latè nigro fuscano tinctis, apicem 
versus fulvo pallido. ! 


Q. Simillima; fronte nigrä. 


g* D'un noir opaque. Antennes d’un brun foncé, un peu rougeûtres 
vers leur extrémité, dernier segment couvert d’une pruinosité grisâtre, 
pédoncule presque entièrement rougeâtre ; face noire, d’un gris pruineux 
sur le milieu et les côtés, bords de l'ouverture buccale brunâtres, et, de 
chaque côté, trois bandes longitudinaies, dont l'intermédiaire est la plus 
courte, fauve rougeâtre ; écusson finement liseré de roussâire: balan- 
ciers blanchâtres ; abdomen, avec la base du 2° segment d’un jaunâtre 
clair, raccourci et notablement claviforme; pieds d’un brun foncé, l’arti- 


918 J.-M.-F. BIGOT. 


culation des genoux et les tarses d’un fauve rougeâtre, ces derniers bru- 
nâtres à l’extrémité; ailes hyalines, base, bord externe jusqu'aux deux 
tiers de sa longueur, largement noirâtres, extrémité jaunâtre. 


&, Rostre semblable; front noirâtre. 
Mexicus. — 4 &, 4 Q. 


2. S. RUFIBASIS, d, — Long. 13 mill. 


Nigra. Antennis obscurè rufis, cheto albido; facie nigrä, ore, utrin- 
que vittis duabus fulvis, in medio et ad latera parum cinereo pruinosé, 
pedunculo fulvo ; thorace vittä mediä, latä, obscure cinereâ, vittis utrin- 
que angustis, scapulis, angulis posticis, castaneis, line transversali an- 
gustà, interrupté, albidä; scutello angustissime fulvo limbato ; halteri- 
bus albidis; abdomine, basi, obscurè fulvo; pedibus obscure fulvis ; alis 
fere hyalinis, extrinsecùs, satis late, usque ad apicem, fulvo pallido lim- 
balis. 


D'un noir opaque. Antennes noirâtres, légèrement teintées de rous- 
sàtre, chète blanc, pédoncule fauve ; face noire, légèrement pruineuse et 
grisâtre au milieu ainsi que sur les côtés; bords de l’ouverture buccale, 
épistome, deux bandes de chaque côté, fauves, l’externe pâle; thorax 
avec une large bande médiane d’un gris obscur, deux bandes latérales 
très étroites, roussâtres, ainsi que les épaules, les angles postérieurs el 
les bords de l’écusson, à la suture une bande transversale étroite blan- 
châtre, interrompue au milieu; balanciers blanchâtres ; abdomen avec la 
base d’un rougeâtre obscur; pieds roussâtres, plus obscurs à la base des 
cuisses ainsi qu’à l'extrémité des tarses ; ailes presque hyalines, le bord 
externe assez largement teint d’un brun clair. 


Mexicus. — À specim. 


3. S. ANCHORATA, d' . — Long. 22 mill. 


Nigra. Antennis obscurè castaneës, Segmento apicalr et pedunculo obscur 
rufis, cheto pallidè testaceo ; facie flavd, genis, supernè, vitlä latâ ancho- 
ratä, nigris ; scapulis, macul@ suturali thoracis, villtä, punctoque infero 
pleurarum, flavis ; scutello flavo, maculà basalë, trigond, nigrâ; calyptris 
fluvis, basi fuscis, halteribus flavis ; abdomine, marginibus posticis angus- 
Lis segmentorum 2, 3 et L, puncto basilari et laterali, flavidis; pedibus 


Dipleres nouveaux où peu connus. 919 


fulvis : alis ferè hyalinis, imbo externo, ven longitudinali basali, fusco 
obscuro. 


D'un noir opaque. Antennes d’un brun roussâtre foncé, pédoncule et 
segment apical châtains, chète d’un blanc jaunâtre; face noire, les joues, 
une large bande médiane terminée au-dessus des antennes en forme 
d’ancre à branches retournées, noires ; thorax avec un point huméral, un 
autre sur la suture près de l'insertion des ailes, flancs avec une bande 
transversale, et, au-dessous, un point, jaunes; écusson jaune, avec une 
large macule basilaire, trigonale, noire; cuillerons brunâtres, bordés de 
jaunâtre, balanciers jaunes; abdomen avec, de chaque côté de sa base, 
un point jaune, bords postérieurs des segments 2°, 3° el 4° de même 
couleur ; pieds fauves, les cuisses antérieures et intermédiaires largement 
teintées de brunâtre à la face interne, extrémité de tous les tarses de 
même nuance ; ailes presque hyalines, le bord externe largement bordé 
de brun, ainsi que l’une des nervures basilaires longitudinales. 


Borneo (Sarawak). — 5 G, 2 ©, 
Genre flicrodon (Meigen). 


4. M. OPULENTUM, Sd. — Long, 142 mill, 


Violaceum, fulvo sparse tomentosum. Antennis fulvis ; thorace obscurè 
plurivittato; abdomine, basi, violaceo, supernè ænescente, apice latè aureo 
tomentoso; tarsis obscurè fulvis; calyptris et halteribus albis ; alis cine- 
reis, venis fusco limbatrs ; scutello, Spinis duo longis, crassis, armato. 


Violacé, couvert d’un duvet clairsemé fauve doré; antennes fauves; 
thorax, écusson, violacés, le premier orné de bandes longitudinales obscu- 
rément verdâtres ; abdomen à base violacée, vert bronzé en son milieu, 
extrémité couverte d’un duvet doré; cuillerons et balanciers bilanchâtres : 
pieds violacés, extrémilé des tarses légèrement teinlée de fauve; ailes 
d’un gris clair, nervures bordées de brunäire (5° postérieure, après le 
coude, munie d’un court appendice); écusson fortement échancré en son 
milieu et paraissant bifide, armé de deux pointes épaisses couvertes à 
leur base d’un duvet velouté noirâtre, 


Brésil. — 41 specim, 


920 J.-M.-F. BIGOT. 


2. M. COTHURNATUM, d. — Long. 10 mill. 


Obscurè æneum, satis dense flavo tomentosum. Antennis nigris; calyp- 
tris et halteribus fere albis; pedibus nigris, tibiis, basi, pallide late testa- 
ceiss alis pallide cinereis. 


D'un cuivreux obscur, à duvet jaunâtre, légèrement obscurci sur le 
thorax ; antennes noires; écusson armé de deux pointes vers son exiré- 
mité ; cuillerons et balanciers blanchâtres; pieds noirs, base des tibias 
largement teintée de teslacé pâle; ailes d’un gris très clair, nervures 
légèrement bordées de brunâtre. 


Amer. septent. (Wasingt. territ.). — 1 specim. 


3. M. MARMORATUM, d', £. — Long. 9 mili. 


d. Obscurè fuscum, flavo pallido satis dense tomentosum. Antennis 
fulvis, apice plus minus infuscatis ; fronte et facie fuscis, lateribus obscurè 
testaceis ; abdomine, utrinque, latè, plus minus fulvo tincto; pedibus fulvis, 
femoribus basi, annulo tibiarum, tarsorum posticorum segmento basi- 
lari, nigris; alis cinereis, apice obscurioribus, venis fusco limbatis. 


@. Simillima. Fronte et facie rufis. 


d. D'un brun foncé, assez densément couvert d’un duvet velouté fauve 
clair, plus abondant sur le thorax; antennes d’un fauve plus ou moins 
foncé, souvent brunâtres vers leur extrémité ; face et front bruns; thorax 
rougeâtre sur les côlés, écusson plus ou moins -roussâtre ; cuillerons el 
balanciers d’un testacé pâle ; abdomen souvent un peu roussâtre sur les 
côtés; pieds fauves, base des cuisses largement noire, un anneau au 
milieu des tibias, et, base des tarses postérieurs, de même couleur ; ailes 
grises, légèrement enfumées au bord externe et à l’extrémité, nervures 
largement bordées de brunâtre. 


£. Semblable au G. Face et front rougeâtres. 
Californie. — 4 G, 8 Q. 


h. M. GRACILE, d. — Long. 8 mill. 


Corpus angusium, obscure cupreo tinctum. Antennis fulvis, basi casta- 
neis ; abdomine, utrinque, vittis duabus obliquis, cinereo-tomentosis ; 


Dipières nouveaux ou peu connus. 321 


calyptris albis, halteribus testaceis ; pedibus fulvis, femoribus basi tarsis- 
que fuscis; alis hyalinis, maculis diffusis et venis transversis, infuscatis. 


Corps étroit, entièrement noirâtre, avec des reflets violacés, principale- 
ment sur le thorax et l’écusson; face presque glabre, assez brillante ; 
antennes noirâtres, un peu roussâtres à la base; cuillerons blancs, balan- 
ciers testacés; abdomen avec deux bandes obliques de chaque côté, peu 
distinctes, couvertes d’un fin duvet grisâtre; pieds fauves, base des 
cuisses, surtout des postérieures, tarses, noirâtres; ailes presque hya- 
lines, les nervures transversales bordées de brun, deux petites macules 
diffuses, brunâtres, au bord externe, 


Mexicus. — 4 specim. 


Genre @Graptomyza (Wiedeman). 


4. G. VITTIGERA, $. — Long. 6 mill. 


Antennis pallidè fulvis, apice parum infuscatis; facie nitidä, fulva, 
genis fuscanis, fronte fulvä, vittä transversali fuscä notatä; thorace tes- 
taceo, disco lalo, nigro nitido, notato; scutello castaneo; calyptris et 
halteribus testaceis ; abdomine testaceo, vittis longitudinalibus nigris sex 
notato; pedibus testaceis, femoribus tibiisque posticis apice fuscis ; alis 
pallidè cinereis, extrinsecùs, vittis tribus transversis infuscatis; cheto 
tomentoso. 


Antennes testacées, un peu brunâtres à l’extrémité ; face et front lui- 
sants, d’un fauve obscur, joues noirâtres, front avec une bande transver- 
sale noirâtre au-dessus des antennes; thorax testacé, avec un large disque 
d’un brun foncé luisant, échancré en arrière, flancs brunâtres, avec une 
bande transversale de duvet blanchâtre‘ écusson châtain; cuillerons et 
balanciers d’un testacé très pâle ; abdomen testacé, peu luisant, orné de 
six bandes longitudinales parallèles, noirâtres ; pieds teslacés, cuisses et 
tibias postérieurs largement noirâtres à leur extrémité; ailes un peu gri- 
sâtres, avec trois demi-bandes transversales brunâtres ; chète brièvement 
tomenteux. 


Natal. — 4 specim, 
2, G. ATRIPES, d, — Long. 7 mill. 


Antennis testaceis, supernè nigris; facie testaceä lineâ angustâ medéü, 
(1883) 1° partie, 21, 


329 J.-M.-F. BIGOT. 


fuscä, vittis genarum ejusdem coloris; thorace testaceo-flavido, disco, 
vüttis utrinque longitudinalibus, nigris, parum violaceis ; pleuris infernè 
nigris, scutello testaceo; calyptris et halteribus testaceis ; abdomine tes- 
taceo, vittis duabus transversis, sinuatis, nigris ; pedibus testaceo-fulvo, 
tibiis et tarsis nigris; alis pallidè cinereis, basi parum testaceis ; chete 
villoso. 


Antennes festacées, largement bordées de noir en dessus du 3° segment; 
face d’un testacé luisant, une ligne médiane, parfois médiocrement dis- 
tincte, et, sur chaque joue, une bande, noirâtres; thorax, écusson, 
testacés, un large disque carré et deux petites bandes longitudinales, 
latérales, d’un noir luisant à reflets violacés ; flancs largement maculés 
de noir au-dessus des hanches ; abdomen testacé, avec trois larges bandes 
transversales sises à l'extrémité des 2°, 3° et 4° segments, légèrement 
élargies au milieu, la première n’atteignant pas les bords, les deux autres 
recourbées en avant le long du dit bord, et 5° segment, noirs; cuille- 
rons et balanciers testacés; pieds testacés, tibias et tarses noirs; ailes 
d'un gris pâle, base largement teintée d’un jaunâtre pâle. 


Molucc. Ins. — 2 specim. 


Genre Piéilostylomyia (mihi). 
P. TRIANGULIFERA, ®. — Long. 6 mill. 


Flava, nigro picta; antennis testaceis, supernè fusco limbatis, thorace 
nigro, scutello latè nigro notato ; abdomine utrinque nigro lineato, basi 
maculà trigonà et maculis quatuor divergentibus, nigris, ornato ; alis pal- 
lidis, vittis tribus inequalibus, pallidè fuscis ; pedibus flavis, posticis nigro 
variegatis. 

D'un jaune fauve. Antennes testacées, noirâtres en dessus ; front noir, 
avec quatre points latéraux jaunâtres ; face testacée, avec une bande 
médiane et deux lignes au-dessous des yeux, noirâtres ; thorax, écusson, 
d’un noir luisant, entièrement bordés de jaunâtre; callosité humérale 
testacée; cuillerons blancs, balanciers testacés: abdomen d’un jaune 
fauve, deux bandes longitudinales latérales, deux macules transversales 
sur le 4 segment, une macule triangulaire sur le 2°, deux autres 
obliques sur le 3°, enfin, deux courtes bandes longitudinales sur le 4°, 


Diptères nouveaux ou peu connus. 323 


noirâtres ; pieds d’un jaune pâle, un large anneau noirâtre aux cuisses 
postérieures, tibias postérieurs noirâtres, excepté à la base; ailes hya- 
lines, deux demi-bandes transversales sises vers l’extrémité, une autre, 
très-courle près du stigmate, roussâtres. 


Sierra-Leon. — 1 specim. 


Genre Chrysotoxum (Meigen). 
GC. VILLOSULUM, d'. — Long. 11 mill. 


Villosum. Antennis nigris, cheto fulvo ; facie flavä, vitlä mediä frontis, 
genis, nigris ; thorace nigro, utrinque fulvo pallido; scutello ejusdem 
coloris, vix in medio infuscato ; abdomine flavo, utrinque anguste nigro 
marginato, segmentis secundis et tertiis nigro marginatis, 2° basi, 8° vittis 
transversis utrinque acuminatis, quartis et quintis maculis tribus angus- 
tis, notalis, nigris; pedibus fulvis; calyptris et halteribus testaceis; alis 
ferè hyalinis, extrinsecüs pallidè flavis. 


Couvert d’un duvet assez clair, jaunâtre ; antennes noires, chète fauve 
face et front jaunes, ce dernier avec une macule noire, bande médiane 
de la face, joues, également noires; thorax noir, avec les traces de deux 
bandes grises à peine visibles, côtés et une bande transversale sur les 
flancs, jaunâtres ; écusson jaune, un peu obscurei en son milieu ; cuille- 
rons et balanciers testacés; abdomen d’un jaune fauve, 1° segment, base 
du 2°, base du 3°, une large bande médiane sur les 2° et 3°, la première 
s’anastomosant au milieu avec la base noire du segment, toutes deux acu- 
minées latéralement et n’atteignant pas les bords, un liseré au bord de 
l’abdomen, 4° segment avec la base, deux courtes bandes médianes et un 
point carré, 5° à peu près semblablement marqué, le tout noir ; pieds 
fauves, hanches noires ; ailes presque hyalines, jaunâtres au bord externe: 
balanciers jaunâtres ainsi que les bords des cuillerons; les deux premiers 
segments antennaires à peu près égaux entre eux, sont ensemble moins 
longs que le 8°. 

Diffère du pubescens (Loëw), par la conformation des antennes, les 
bandes abdominales, l’écusson presque entièrement jaunâtre, enfin, par 
les bandes blanchâtres du thorax à peine visibles. — Loëw (Gentur, 
Wiener Entom. Monatsch.) ne parle pas de la face ?,. 


Amer, septentr, (Wasingt. lerrit.). — 1 specim, 


32! J.-M.-F, Bréot. 


Genre Ocyptamus (Macquart). 


4. O. INFUSCATUS, . — Long. 12 mill. 


Fuscus. Facie pallide testaceä ; antennis fuscis, bast fulvis; fronte nigrä, 
punctis duobus fulvis, scutello, basi abdominis, calyptris et halteribus, 
obscurè fulvis ; pedibus fulvis, tarsis cunctis et femoribus, apice, tibiis 
posticis, fuscis; alis infumatis, apice pallidioribus. 


D'un brun obscur. Antennes fauves, noirâtres en dessus ainsi qu’à l’ex- 
trémité du 3° segment; front noir avec deux points fauves au-dessus de 
la base des antennes; face d’un testacé pâle ; écusson, base de l'abdomen, 
cuillerons, balanciers, roussâtres ; pieds d’un testacé pâle, extrémité de 
tous les tarses, extrémité des cuisses postérieures, et, tibias postérieurs, 
brunâtres ; ailes noirâtres avec l'extrémité grise. 


Mexicus. — 3 specim. 


2. O. FRATERNUS, ®. — Long. 7 mill. 


Antennis fulvis, segmento 5° lato, nigro; fronte late nigro nitido vit- 
tatä, supernè angustatà, et, utrinque, angustissimè albido marginatä ; facie 
albido pruinos&, viæ callosä; orbitis, retro, albido lomentosis ; thorace 
nigro, vix nitido, pleuris tomento albido viltatis ; scutello testaceo ; calyp- 
très albis, halteribus fuscis, clavä fulvä ; abdomine obscurè castaneo, utrin- 
que et apice nigriore, vittis quatuor transversis, lalis, vix perspicuis, 
cinerascentibus ; pedibus fulvis, trochanteribus, femoribus apice, late, 
tibiis ferè totis, tarsis apice fuscis; alis ferè hyalinis, basi latè cineras- 
centibus. 


Antennes fauves, 3° segment fort élargi et chète, noirâtres; front 
avec une large bande d’un noir luisant, fort rétrécie en dessus et très 
finement bordée de blanchâtre ; face à peine calleuse, entièrement revêtue 
d’une pruinosité épaisse et blanche, orbites garnis en arrière de poils 
blancs et courts ; thorax d’un noir un peu luisant, flancs avec une bande 
transversale de duvet blanc; écusson jaunâtre ; cuillerons blancs, balan- 
ciers bruns à massue fauve ; apdomen d’un châtain noirâtre, opaque, plus 
foncé sur les côlés et à l’extrémité, muni latéralement, à la base, de longs 


Diplères nouveaux ou peu connus. 325 


poils blancs, et, sur chaque segment, une large bande transversale, peu 
distincte, grisâtre ; pieds d’un fauve pâle, hanches brunes, pieds posté- 
rieurs noirâtres, avec les genoux, la base des cuisses et des tarses, lar- 
gement fauves; ailes presque hyalines sauf à la base, très largement 
teintées d’un gris assez foncé vers le stigmate. 


Ressemble à l'O. funebris, de Ténériffe (Macq., Dipt. Exot., t. I, part. 
1%, 1840). L’abdomen, notablement plus court que les ailes, n’est point 
pédonculé, mais déprimé. 

Mexicus. — 1 specim. 


3 O. RUFIVENTRIS, $. — Long. 7 mill. 


Antennis parvis, rufis, apice nigris, facie et fronte albido densè prui- 
nosis, vertice nigro opaco. Prior simillimus, nist ; scutello flavo, nitente; 
abdomine rubido, medio obscure fusco tincto; tarsis apice fuscis; alis 
obscurè fuscanis, triente apicali hyalinato. 


Cette espèce, qui ressemble à la précédente, en diffère toutefois par : 
le 3° segment des antennes, beaucoup moins élargi, teint de roussâtre 
à la base; la face, nullement calleuse, est entièrement recouverte, 
ainsi que le front, d’une épaisse pruinosité blanc jaunâtre, le vertex 
est noir opaque; l’écusson d’un jaune luisant; l'abdomen est rougeâtre, 
légèrement teinté de brunâtre en son milieu; l'extrémité de tous les 
tarses est brune; les ailes, largement noërâtres à la base, ont le tiers 
postérieur hyalin. 

Cuba. — 1 specim. 


h. O. ALBIMANUS, ®. — Long. 146 mill. 


Antennis castaneis ; facie nigro nitido, genis testaceis ; thorace nitido, 
nigro, cærulescente, utrinque rufo obscuro;- abdomine hyacinthino ; 
calyptris et halteribus ferèe albis ; pedibus obscurè cæruleis, basi, late, 
obscure rufis, tarsis albidis, segmento 1° basi, posticis omnino, nigris; alis 
pallidèe fuscis, apice albo notatis ; limbo stigmatico longo, nigro. 


Antennes rougeâtres avec des reflets violacés, chète brun ; face et front 
noirs, luisants, avec reflets violacés, bords latéraux de l'ouverture buc- 


326 J. -M.-F, BIGOT. 


cale testacés : thorax d’un noir luisant à reflets violacés, côtés et flancs 
rougeâtres à reflets d’un cuivreux pourpré ; abdomen luisant, d’un bleu 
violacé ; cuillerons et balanciers d’un blanc jaunâtre; pieds d’un bleu 
violacé, base des cuisses rougeâtre à reflets cuivreux, genoux antérieurs 
fauves ; tarses d’un blanc jaunâtre, avec la base du segment basilaire et 
le segment basilaire des postérieurs tout entier, noirs; ailes brunâtres, 
maculées de blanc à l'extrémité, le bord externe plus foncé, la tache stig- 
matique fort allongée, élroite, noirâtre. 


Chili. — 1 specim. 


Genre Spazigaster (Rondani) — SPATIGASTER (Schiner). 
S. BACCHOÏDES, G. — Long. 9 mill, 


Antennis elongatis, obscurè castaneis ; facie albido flavo, latè nigro nitido 
vittatä, ore nigro; thorace æneo; scultello fulvo, vittä latä transversalr, 
fuscä, notato ; calyptris et halteribus pallidè testaceis, clavä ferè albidé ; 
abdomine nigro, clavato, parum nitido, segmentis 1, 2 et 3°, basi, utrin- 
que flavido notatis ; pedibus anticis et intermediis fulvis, femoribus basi 
nigris, tibus, apicem versus, obscurè fusco annulatis, pedibus posticis 
nigris, geniculis et basi tibiarum fulvo pallido pictis; alis hyalinis, 
maculà stigmaticali, spatio inter venas primas et secundus longiludinalis 
(Rond.), obscure fuscis. 


Antennes d’un châtain foncé; face d'un blanc jaunâtre, une large bande 
médiane et bords de l'ouverture buccale d’un noir luisant; palpes et 
trompe noirs ; thorax bronzé, un peu de duvet blanchâtre sur les flancs; 
écusson fauve, avec une large bande transversale, médiane, brune ; abdo- 
men d’un noir blevâtre, peu luisant, 4° segment avec, de chaque côté de 
sa base, une macule jaunâtre trigonale, 2° avec macules semblables, 
obliques, ovalaires, allongées, 3° de même, les macules en forme de 
bandes obliques, ovaloïdes; cuillerons et balanciers d’un testacé pâle, 
massue blanchâtre; pieds antérieurs et intermédiaires d’un jaune fauve, 
base des cuisses et tarses noirâtres, extrémité des tibias roussâires, avec 
un anneau brurâtre peu distinct, les postérieurs noirs, avec les genoux 
et la base des tibias d’un fauve päle; ailes hyalines, la macule stigma- 
tique et tout l’espace compris entre les 1"° et 2° nervures longitudinales 
postérieures (Rondani), brunâtres. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 827 


Le 3° segment antennal allongé, ovalaire, ne permet pas de classer 
cette espèce dans le Genre Baccha, malgré son abdomen cylindrique et 
claviforme. 


Amer. septentr. (Montagnes Rocheuses). — 1 specim. 


Genre Aseïa (Meigen). 


1. À. NASUTA, %. — Long. 5 mill. 


Nigro ænescente. Antennis nigris, segmento 8° subtus, fulvo notato: 
fronte nitidâ; facie æneû, flavido pruinosd; thorace, scutello, segmentis 
abdominis quartis et quintis, ænescentibus ; calyptris et halteribus ferè 
albis ; abdomine, præter apicem, nigro, vittis duo transversis, latis, ful- 
vis ; pedibus pallidè fulvis, femoribus, præter apicem posticarum, nigris, 
tibtis laiè nigro annulatis, tarsorum segmentis basalibus et apicalibus 
nigris, sed posticarum cunctis superne nigro notatis; alis ferè hyalinis ; 
epistomate prominulo. 


Antennes noirâtres, base du 3° segment, en dessous, maculée de fauve; 
front et face bronzés, celte dernière avec un peu de pruinosité jaunâtre ; 
thorax, écusson, les deux derniers segments abdominaux, bronzés, les 
premiers noirs, 2° et 3° avec une large bande transversale, arrondie en 
avant et n’atteignant pas les côtés, (la dernière bande parfois divisée en 
son milieu), fauves ; pieds d’un jaune fauve, cuisses largement teintées de 
noir, les postérieures jusqu’à leur extrémité, tibias avec un large anneau 
de même couleur, tarses antérieurs avec le 1° et le dernier segment, 
intermédiaires avec le dernier, postérieurs avec le dessus de tous les 
segments largement, noirs; cuillerons'et balanciers blanchâtres; ailes 
presque hyalines ; épistome notablement saillant. 


Amer. septentr, (Mont. Hood). — 3 specim. 


2. À. QUADRINOTATA, ®. — Long. 5 mill. 


Priori similis, nisÿ; facie nullo modo pruinosé ; abdominis segmentis 
secundis et lertis bis fulvo-nolatis, tarsis cunctis flavidis, segmentis 
supernè nigro piclis. 


Semblable à l'espèce précédente, (dont elle nest peut-être qu'une 


028 J.-M.-F. BIGor. 


variété ?), si ce n’est : que la face n’est pas pruineuse, que les 2° et 
3° segments abdominaux sont marqués chacun de deux taches fauves, et 
que tous les tarses, d’un jaune pâle, sont tolalement teints de noir à leur 
face dorsale. 


Amer. septentr. (Mont. Hood). — 4 specim. 


8 À. ALBIPES, $. — Long. 5 mill. 


Antennis fuscis ; facie sordide albidä ; fronte nigr&; thorace, scutello, 
fusco nigro nitido; calyptris et halteribus ferè albis ; abdomine testaceo 
nitido, basi, marginibus segmentorum, et, apice, late nigris ; pedibus albis, 
tarsis anticis et intermediis, apice, nigris, femoribus et tibiis posticorum, 
apice, tarsis totis, nigris ; alis ferè hyalinis, macul& stigmaticali longä, 
parum infuscatà; epistomate prominulo. 


Antennes brunes; face et trompe blanchâtres; front noir ; thorax, écus- 
son, noirâtres et peu luisants; balanciers et cuillerons blanchâtres ; abdo- 
men d’un testacé fauve et luisant, base, bords postérieurs des 2°, 3° et 
4° segments, largement, le 5° en entier, noirâtres, ou, noirs ; pieds blancs, 
les deux derniers segments des tarses antérieurs et intermédiaires noirs, 
cuisses et tibias postérieurs noirs à leur extrémité, tarses postérieurs 
entièrement noirs; ailes presque hyalines, avec une macule stigmatique 
allongée, étroite, d’un gris foncé ; épistome saillant, notablement allongé. 


Amer. septentr. — 4 specim. 


Genre Salpingogaster (Schiner). 


4. S. ANCHORATUS, d. — Long. 47 mill. 


Antennis fulvis ; facie flavä, viltä mediä, macul& frontali anchoraté, 
nigris; thorace nigro, angulis posticis fulvis, pleuris vittä transversé 
flavä notatis, scapulis flavidis ; scutello flavo, latè nigro notato ; calyptris 
testaceis, halteribus fulvis: abdomine fusco nigro, segmento 1° fulvo, 
2° basi, utrinque, obliquè testaceo limbato; pedibus fulvis, tibiis fuscanis, 
basi, late, ferè albis, tarsis fulvis, supernè infuscatis; alis fere hyalinis, 
extrinsecus limbo angusto fusco. 


Antennes d’un fauve obscur ; face jaune, une large bande médiane ier- 
minée sur le front en forme d’ancre, noire; thorax d’un brun noirâtre, 


Diptères nouveaux ou peu connus. 329 


opaque, un point aux épaules et une bande transversale sur les flancs, 
jaunes, angles postérieurs fauves; cuillerons testacés, balanciers fauves ; 
écusson noir bordé de jaunâtre; abdomen d’un brun roussâtre foncé, 
1°" segment rougeâtre, 2° avec deux bandes obliques, basilaires, larges, 
jaunâtres; cuisses fauves, tibias d’un fauve brun, avec la base largement 
blanchâtre et l’extrémité plus foncée que le milieu, tarses fauves, bruns 
en dessus ; ailes presque hyalines, bordées de brunâtre extérieurement. 


Mexicus. — 1 specim. . 
2. S. COTHURNATUS, ®. — Long. 16 mill. 


Antennis fulvis ; facie albidä ; fronte nigrä maculis quatuor cinereis ; 
thorace nigro opaco, utrinque vittà flavä ad Suturam evanescente notuto, 
pleuris vittatis ; scutello flavido, fusco notato; calyptris et halteribus fer 
. albis, clavé fuscä, abdomine pallide fulvo, superne basi et apice, segmen- 
torum marginibus, fusco tinctis ; pedibus flavis, tarsis apice nigris, femo- 
ribus posticis fuscis, apice fulvis, flavo pallido late annulatis, tibiis 
posticis fuscis, basi late pallidioribus, tarsis, fuscanis; alis hyalinis, basi 
late pallidè flavis, externè limbo apicali angusto, fusco. 


Antennes fauves, chète brun; face blanchâtre, front noir avec quatre 
macules blanchâtres; thorax d’un noir mat, angles postérieurs teintés de 
fauve, une bande latérale de l'épaule à la suture, une autre oblique 
sur les flancs, jaunâtres ; écusson jaunâtre avec le milieu noirâtre; 
abdomen rougeâtre, le dos du 1% segment et les bords postérieurs 
des derniers d’un brun foncé; hanches noires; pieds antérieurs jaunâtres 
avec les trois derniers segments des tarses noirs, cuisses postérieures 
fauves avec la base noire et un large anneau diffus, d’un jaunâtre pâle, 
tibias postérieurs noirâtres avec la base d’un jaune blanchâtre, et les 
tarses entièrement noirâtres ; ailes claires, la base largement jaunâtre et 
la moitié postérieure du bord externe noirâtre, 


Mexicus. — 1 specim. 
3. S. NIGRIVENTRIS, P. — Long. 11 mill, 
Antennis fulvis; faeie flavé, utrinque cinereo pruinosd ; vertice nigro; 


viliis tribus, retro abbreviatis, flavidis, pleuris flavis, cinereo pruinostis ; 
sculello flavo, basi nigro; calyplris et halteribus testaceis, clavéä fuscé; 


330 J.-M.-F. BIGOT. 


abdomine nigro, vix nitido, marginibus, anguste, segmentorum secundi, 
tertit et quarti, utrinque, basi, oblique testaceo notatis ; pedibus fulvis, 
posticis parum obscurioribus, geniculis, tibiis, basi latè, pallidè flavis, 
tarsis fuscis; alis hyalinis, basi angustè et macul& externä, elongaté, 
fuscis, vitté transversä, intüs abbreviatä, pallidè fuscä. 


Antennes fauves; face fauve, couverte sur les côtés d’une pruinosité 
blanchâtre ; vertex noirâtre ; thorax d’un noir opaque, avec trois bandes 
jaunâtres, l'intermédiaire n’atteignant pas le bord antérieur et dépassant 
peu la suture, les latérales partant des épaules et atieignant la suture, 
flancs fauves, couverts d’une pruinosité grisâtre; écusson jaune à base 
noire; cuillerons et balanciers d’un testacé pâle, massue brune; abdomen 
d’un noir assez luisant, bords des segments, côtés des 2° et 3° segments, 
une bande basilaire étroite, triangulaire, jaunâtre, de chaque côté des 2°, 
3° et 4° et hanches, noirâtres ; pieds fauves, les postérieurs plus foncés, 
genoux, base des tibias largement, d’un jaune pâle, tarses brunâtres; 
ailes hyalines, la base, une demi-bande transversale extérieure, bru- 
nâtres, stigmate brun, allongé. 


Monte-Video. — 3 specim. 


Genre Heoros (Meigen, Rondani !). 


D. INSULARIS, ®. — Long. 12 mill 


Antennis rufo obscurè pictis; facie flav4, callositate fuscä; fronte 
medià infuscatà ; thorace nigro, rufo obscurè tincio, viltis quinque longi- 
tudinalibus flavis, ante contiguis, medis retro abbreviatis, vilttä inter- 
mediä tenuissimä, pleuris flavo limbatis ; scutello flavo, nigro notato; 
calyptris et halteribus pallidè testaceis, clavä fulvé; abdomine fusco, basi 
pallidè testaceo, nigro annulato, segmento primo obscure rufo, secundo 
basi, tertio basi et utrinque, flavidis ; pedibus fulvis, femoribus tibiisque 
posticis, ferè totis, obscurè fuscis, alis hyalinis, basi et externe late 
fulvis. 


Antennes rougeâtres ; face jaune, une bande médiane et une longue 
macule trigonale sise au-dessous des antennes, brunâtres ; thorax noi- 
râtre, en avant un peu rougeàtre, avec cinq bandes longitudinales jaunes, 
la médiane extrèmement étroite, les latérales larges et atteignant le bord 


Dipleres nouveaux ou peu connus. 331 


postérieur, les intermédiaires ne l’atleignant pas; flancs noirs avec une 
large bande transversale jaunâtre ; écusson jaune, largement maculé de 
brun; cuillerons et balanciers testacés, massue fauve ; abdomen avec la 
base étroitement jaunâtre, ornée d’un ‘anneau noir, 1° et 2° segments 
rougeâtres, le dernier d’un jaune pâle à sa base, les autres noirs, mais 
le 3° avec la base et deux petites macules basilaires latérales, jaunâtres ; 
pieds entièrement d’un jaune fauve, hanches un peu brunâtres, cuisses 
postérieures presque jusqu’à leur extrémité, tibias id., sauf la base, d’un 
brun foncé: ailes hyalines, nervures, bord externe, largement, et base 
d’un jaune assez foncé. 


Cuba. — 1 specim. 
Genre Sphegina (Meigen). 
S.? MACROPODA, $. — Long. 11 mili. 


Segmento antennarum 3°, lato, orbiculari, (cheto ?); oculis parce tomen- 
tosis ; femoribus posticis satis elongatis, vix inflatis, sublds spinosulis ; 
alarum ven& longitudinali quinté (Rond.) obtusèe cubitatä, postea valde 
sinuosâ, ante cubitum intus appendiculatä et post cubitum pariter 
appendiculo brevissimo munitä ; abdomine, basi, vix angustato, haud 
clavato; facie ferè pland, unicallosä. — Antennis fulvis; facie nigrä ; 
fronte nigro cærulescente nitido; thorace nigro, scapulis, line utrinque 
exilé et vittà pleurarum transversali, testaceis; scutello testaceo; calyptris 
et halteribus fulvis; abdomine nigro nitido, segmentis angustè fulvo 
marginatis, 2° et 3° utrinque, fulvo latè maculatis, L° vitt& obliquä, 
utrinque, cinereo tomentosä; femoribus testaceis, apice latè ngris, tibiis 
subalbidis, apice pariter, tarsis totis, nigris ; alis pallidè flavidis, maculé 
stigmaticali diffusä, fuscand. 


Antennes, 3° segment large, arrondi, ({e chète manque); les yeux avec 
uu peu de duvet jaunâtre clairsemé; épistome sans saillie, mais avec un 
médiocre tubercule sis vers le milieu de la face; callosités humérales sail- 
lantes ; front avec un profond sillon transversal: cuisses postérieures 
allongées, peu renflées, non claviformes, armées en dessous de pelites 
épines ; métatarses postérieurs relativement épais et allongés; ailes, 1" cel- 
lule postérieure non pédiforme, 5° nervure longitudinale (Rond.) formant 
au coude un angle arrondi, ensuite fortement concave, puis notable- 


992 J.-M.-F, BiGor. 


ment convexe avant d'atteindre la 4°, munie intérieurement, avant le 
coude, d’un long appendice qui semble la souder avec la fausse nervure 
(spuria)?, au-dessus du coude, existe intérieurement un autre appendice 
très court. ; 


Antennes fauves; face noire avec un peu de pruinosité blanchâtre jaté- 
ralement; front d’un noir bleuâtre très luisant ; thorax noir, peu luisant, 
callosités humérales fauves, une ligne lalérale étroite au-dessus des 
ailes, une bande transversale sur les flancs, fauves ; écusson fauve pâle ; 
cuillerons et balanciers rougeûtres ; abdomen d’un noir assez luisant, seg- 
ments finement liserés de fauve, 2° et 3° avec, de chaque côté, une large 
macule carrée de même couleur ; 4° avec une large bande oblique, laté- 
rale, couverte d’un fin duvet grisâtre ; cuisses fauves, tibias blanchâtres, 
largement noirs à leur extrémilé, tarses noirs; ailes légèrement rous- 
sâtres, et, vers le stigmate, entre les 1" et 2° nervures longitudinales, 
un peu brunâtres. 


Birmania. — 1 specim. 


L'absence du chète antennal, la conformation de la face, des nervures 
alaires, des cuisses postérieures et de l'abdomen, me portent à ranger, 
mais avec doute, celte Syrphide parmi les Sphégines ; je pense qu’elle 
pourra devenir le type d’une nouvelle coupe Générique ?. 


Genre BBacecha (Fabr., Rondani !). 


4. B. PUNCTUM, $. — Long. 8 mill. 


Nigra Antennis fulvis ; alis hyalinis puncto apicali et maculà stigma- 
ticali longä, fuscis : calyptris albis, halteribus testaceis ; pedibus testaceis, 
femoribus tibisque posticis pallidè fusco annulatis, tarsis apice pallidè 
fuscis, 


D'un noir luisant; antennes fauves; face couverte d’une légère pruino- 
sité grisâtre; écusson bronzé; cuillerons blancs, balanciers testacés ; 
abdomen avec deux bandes transversales grisâtres, à peine distinctes; 
pieds testacés, cuisses et tibias postérieurs avec un large anneau peu 
marqué et l'extrémité des tarses brunâires; ailes hyalines, un point brun 
à leur extrémité, la macule sligmatique étroite, allongée, brunâtre, 


Sénégal, — 1 specim. 


Dipteres nouveaux ou peu connus. 399 


2. B. TRICINCTA, $. — Long. 10 mill. 


Nigra, nitida. Antennis testaceis, apice fuscis; facie et fronte nigris, 
utrinque cinereis ; callositale humerali testaceä; calyptris et: halteribus 
albis, cluvä flavä; abdomine, vittis tribus transversis fulvis ornato; pedi- 
bus testaceis, tarsis posticis parum infuscatis ; alis hyalinis, venis trans- 
versis punctoque stigmatico fuscis. 


Antennes fauves, bord supérieur du 3° segment brunâtre; face et front 
d’un noir luisant, côtés blanchâtres; thorax d’un noir luisant avec reflets 
bleuâtres, callosité humérale testacée, flancs couverts d’une pruinosité 
grisâtre ; cuillerons blancs, balanciers blancs à massue jaune ; abdomen 
d’ün noir luisant avec trois bandes transversales d’un jaune fauve, sises 
à la base des 2°, 8° et 4° segments; pieds fauves, tarses postérieurs un 
peu roussâtres en dessus; ailes presque hyalines, un point stigmatique 
noirâtre, nervures transversales bordées de brun, 


Amer. septentr. (Washingt. territ.). — 1 specim. 


3. B. MARMORATA, d. — Long. 7 mill. 


Antennis fulvis ; facie nigrä, utrinque cinered ; thorace nigro ænescente ; 
scutello hyacinthino; calyptris albis, halteribus testaceis ; abdomine nigro, 
vittis duo transversis, fulvis ; alis pallidissimè cinereis, venis transversis 
longitudinalibusque, apice, fusco marginatis, margine apicali alarum 
fusco anguste tinctà; pedibus fulvis, femoribus tibiisque posticis nigro 
latè annulatis, tarsis posticis nigro quadri-notatis. 


Antennes fauves, face noire à côtés gris; thorax noir, avec quelques 
nuances bronzées; écusson violacé; flancs à pruinosité grise; cuillerons 
et balanciers blanchâlres; abdomen noir avec deux bandes transversales 
fauves; pieds fauves, extrémité des tarses intermédiaires, un large anneau 
aux cuisses ainsi qu'aux tibias postérieurs, une macule sur chaque seg- 
ment des tarses postérieurs, noirâtres; ailes presque hyalines, nervures 
transversales, extrémité des longitudinales, un point stigmatique, bruns, 
extrémité de l’aile bordée de brunûtre. 


Mexicus. — 1 specim, 


29/4 J.-M.-F. BIGOT. 


h. B. LUCTUOSA, &. — Long. 8 mill 


Antennis fulvis, supernè fuscantis ; facie et fronte testaceis ; thorace nigro 
opaco, calyptris et halteribus obscurè fulvis; abdomine nigro, segmento 
1° basi, angustè, 2 vitté transversé mediä angust@, 3° maculis trigonis 
latis, k° vititis duo longitudinalibus punctisque externis, binis, 5° vittis 
longitudinalibus, intermediis latioribus et parum apice dilatatis, fulvis ; 
pedibus pallidè fulvis, femoribus et tibiis posticis totis, obscure fuscis ; 
alis obscurè fuscanis. 


Ressemble à un Ocyptamus ?. Antennes fauves, dessus et chète 
bruns, 3° segment orbiculaire, face et front testacés, face sans saillie, 
calleuse ; thorax d’un noir opaque; cuillerons et balanciers d’un fauve 
obscur ; abdomen déprimé, très peu rétréci à sa base; base du 1° segment, 
9° avec ane bande médiane transversale, étroite, 3° avec deux grandes 
macules trigonales, élargies transversalement, L° avec deux bandes lon- 
gitudinales et deux points latéraux, 5° avec quatre bandes longitudinales, 
les intermédiaires beaucoup plus larges que les autres et légèrement dila- 
tées à la base du segment, le tout fauve; pieds d’un fauve pâle, cuisses 
el tibias postérieurs, sauf les genoux, d’un brun foncé ; ailes uniformé- 
ment brun foncé, dépassant l’abdomen. 


Mexicus. — 1 specim. 
5. B. APICALIS, ®. — Long. 10 mill. 


Nigra, nitida. Antennis fulvis; abdomine, basi, obscurè fulvo; calyp- 
tris et halteribus pallidè testaceis; alis hyalinis, vittà latä, intùs abre- 
viatä, limbo externo, maculä apicali, fusco nigro; pedibus pallidè fulvis, 
femoribus intermediis basi latè, posticis fere totis, fuscanis ; libiis pos- 
ticis, basi, pallide, apice latè, tarsis posticis, basi, fuscanis. 


D'un noir luisant. Antennes fauves: face luisante, noire; cuillerons et 
balanciers d’un testacé pâle; abdomen largement teinté d’un fauve obscur 
à sa base; pieds testacés, base des cuisses intermédiaires, cuisses posté- 
rieures sauf la base, d’un roux foncé, tibias poslérieurs roussâtres à 
base blanche; cuisses postérieures à base roussâtre; ailes hyalines, bord 
externe, une demi-bande transversale assez large, une macule apicale, 
noirâtres, 


Brasil, — 1 specim, 


Diptères nouveaux ou peu connus. 335 


6. B. NIGRIFRONS, d. — Long. 12 mill. 


Nigra, nitida. Antennis fulvis, basi infuscatis; fronte nigro nilido; 
facie ejusdem coloris, utrinque cinereâ ; calyptris et halteribus testaceis, 
clavä fuscà ; abdomine, utrinque, maculis duo quadratis fulvis ; alis 
cinereis, maculà stigmaticali longä pallidè fuscä ; pedibus fulvis, femo- 
ribus, tibiis posticis latè, tarsisque infuscalis. 


Entièrement d’un noir luisant légèrement métallique, excepté : antennes 
fauves à base brune, front et face d’un noir luisant, celle-ci latéralement 
blanchâtre ; cuillerons et balanciers testacés, massue brune ; une grande 
macule carrée, fauve, de chaque côté de la base des 2° et 3° segments, 
un point peu distinct, de même couleur, et, de chaque côté de la base au 4°; 
ailes grises, une macule stigmatique fort allongée, brunâtre ; pieds d’un 
fauve assez obscur, extrémité des tarses et base des cuisses d’un brunâtre 
luisant, cuisses postérieures, presque entièrement, tibias id., largement 
et tarses, d’un brun roussätre. 


Chili. — 1 specim. 
7. B. GRATIOSà, 9. — Long. 10 mill. 


Antennis ochraceis : fronte pallide flavä ; facie nigr4, latè, utrinque 
cinereo flavido pictà ; thorace nigro; callositate humerali, pleurarum vittä, 
scutello, testaceis ; calyptris et halteribus testaceis; abdomine fusco, seg- 
mento 1° obscure fulvo, secundis, tertiis et quartis, basi, latè flavo lim- 
batis, vittis retro profundè emarginatis ; pedibus pallidè testaceis, postico- 
rum femoribus fusco annulatis, tarsis basi fuscis; alis pallidè cinereis, 
extrinsecüs fusco limbatis. 


Antennes ochracées ; front jaunâtre, face jaunâtre, une bande médiane 
d’un noir luisant ; thorax noir; callosité humérale, une large bande trans- 
versale sur les flancs, écusson, testacés; abdomen, 1° segment et base 
du 2° roussâtres, les autres noirs, trois larges bandes transversales jaunes, 
profondément échancrées en arrière et sises, la première au milieu du 
2° segment, les autres à la base des segments 3° et 4°; pieds d’un jaune 
clair, cuisses postérieures avec un anneau brunâtre, tibias postérieurs à 
l'extrémité, tarses postérieurs à la base, largement teintés de roux foncé ; 
ailes un peu grises, le bord externe brun jusqu’à l'extrémité, 


Borneo (Sarawak), — 1 specim. 


996 J.-M.-F. Bicor. 


Genre EÆristalis (Auctor.). 
E. OPULENTUS, $. — Long. 45 mill. 


Crassus, facie haud callosä, antennarum segmento tertio ovali (cheto ?). 
Niger. Antennis nigris; fronte flavä, nigro vitlatà ; facie albidä, nigro 
pariter vittatä, genis nigris; callositatibus humeralibus, lineâ mediä, 
plumbatis, utrinque, ante, maculis elongatis flavis retro albido tinctis, 
vitté suturali latè interruptä et parum intus dilatatä, flavä, margine 
posticà flavä, pleuris late flavo vittatis ; scutello livido, basi nigro et nigro 
velutino: calyptris et halteribus testaceis; abdominis segmentis primis, 
tertiis, quartis el quintis, basi anguste flavis, 2° vittis utrinque angustis, 
transversis, pallidè fulvis, notato; pedibus fulvo croceo, femoribus, 
supernè et apicem versus latè, intermediis, apicem versus, infernè, posticis, 
basi, late, nigris: alis ferè hyalinis, vittä longitudinali, apice parum 
dilatatd, fuscä. 


Get insecte, dont le facies rappelle une Milesia, présente, d’autre part, 
tous les caractères Génériques des Eristalis. Bien qu'il semble voisin, 
soit des Milesia cruciger et ruficrus (Wiedem.), soit du Péeroptila zonata 
(Loew), soit enfin de la Plagiocera cruciger (Macquart, Dipt. Exot.), il en 
diffère essentiellement par la forme ovalaire du 3° segment antennal, par 
celle de la face, ainsi que par la disposition des couleurs : ses ailes, 
paraissant glabres, même sous une forte loupe, ne permettent pas de l’as- 
similer au Genre Pteroptila (Loew); son écusson est assez fortement 
bordé; en somme, je le rapporterai, avec quelques doutes, au Genre 
Eristalis de MM. Rondani, Schiner et de quelques autres auteurs. 


Corps épais, antennes 8° segment ovalaire, front un peu saillant, face 
dépourvue de callosité, cuisses postérieures un peu épaissies, mutiques, 
nervures alaires disposées absolument comme chez les Eristalis (Auctor.), 
le chète manque; toutes les parties teintées de jaune sont couvertes 
d’une villosité de même nuance, yeux nus. — Antennes noires ; front 
jaune; face blanche sur les côtés, une large bande médiane et joues, 
noires: un duvet roussâtre foncé couvre le haut du front; bord posté- 
rieur des orbites à duvet jaune; au thorax, la callosité humérale, une 
ligne médiane étroite, de couleur plombée; en avant, de chaque côté, 
une macule vérgulée jaune, blanchâtre à son extrémité postérieure, 


Diptlères nouveaux où peu connus. 337 


une bande transversale à la suture jaune, largement interrompue au 
milieu où elle se termine par un point blanchâtre, prolongée, d’autre part, 
sur les flancs, bords postérieurs jaunes; stigmate prothoracique blan- 
châtre ; écusson livide, à base noire et duvet noir; cuillerons et balan- 
ciers testacés; abdomen, 1° segment, base des 3°, 4° et 5° à duvet jaune, 
2° avec une bande transversale interrompue, d’un fauve pâle, légèrement 
grisâtre au milieu el finement liseré de fauve en arrière ; pieds d’un fauve 
rougeâtre, cuisses antérieures avec un large anneau noir de forme irré- 
gulière, intermédiaires noires en dessous, postérieures largement noi- 
râtres à la base, munies en dessous de courtes soies noires; ailes presque 
hyalines, une bande longitudinale au bord externe noirâtre, légèrement 
dilatée vers son extrémité, une touffe de poils jaunes à la base du dit 
bord externe. 


Cuba. — 1 specim. 


Genre Eristalomyia ? (Rondani). 


A. E, CALOMERA, ®. — Long. 41 mill. 


Antennis fulvis ; fronte cinereà, nigro villosä; facie albid&, nigro vit- 
tatä, genis nigris; thorace nigro, vittis duo transversis plumbatis, parum 
nilidis, utrinque flavo villoso; scutello flavido, calyptris et halteribus tes- 
taceis ; abdomine nigro, utrinque, basi, late fulvo notato, segmentis fulvo 
marginatis; pedibus fulvis, tibiis tarsisque anterioribus apice, tarsis 
intermediis apice, femoribus pedum posticorum, apice latè, tibis, præter 
basim, tarsis totis, nigris; alis hyalinis, basi parum flavidis, puncto 
stigmaticali fusco. ( 


Antennes fauves; vertex noir à duvet noir, front grisâtre à duvet noir: 
face blanchâtre, la bande médiane et les joues noires; yeux nus; thorax 
noir, duveteux, deux bandes transversales plombées, un peu luisantes, 
côlés ‘à poils jaunâtres; écusson d’un jaune fauve à duvet noir; abdo- 
men noir, 2° segment avec une large macule fauve de chaque côté presque 
triangulaire, bords de tous les segments fauves; cuillerons et balanciers 
testacés; ailes claires, base un peu jaunâtre, un point stigmatique brun ; 
pieds fauves, extrémité des tibias et des larses antérieurs, extrémité des 
tarses intermédiaires, un large anneau vers l'extrémité des cuisses posté- 


(1883) 1'"° partie, 22, 


588 J.-M.-F, Bicot. 


rieures, les tibias postérieurs sauf à la base, les tarses postérieurs en 
entier, noirs. 


Amer. merid. — 2 specim. 


2. E. LATICORNIS, ® — Long. 40 4/2 mill. 


Segmento 3 antennarum dilatato, ferè pari modo Mallotarum. 

Antennis nigris ; fronte nigrâ, utrinque cinereo pruinosd ; facie nigrä, 
pariter pruinosé et parum velutinà ; thorace nigro opaco, vittis tribus 
longitudinalibus albido cinereo, mediä exili, retro evanescentibus, sca- 
pulis, vittä unâ utrinque sutlurali, cinereis ; scutello obscurè castaneo 
nitido, dorso nigro, apice flavido, villoso; calyptris fuscanis, halleribus 
albidis ; abdomine nigro, parüm nitente, segmentis, 1° apice, et 3° basi, 
angustè albido cinereo limbatis, 2° utrinque, castaneo obscuro latè notato, 
h° basi, flavido satis angustè limbato, limbo parüm interrupto ; pedibus 
castaneo nigro, cinereo tomentosis; alis cinerascentibus, in medio, diffusè 
fusco tinctis. 


Le 3° segment des antennes est grand, presque orbiculaire, élargi, pour 
ainsi dire, comme chez les Mallotes. 


Antennes noires; front et face noirs, couverts latéralement d’une prui- 
nosité blanchâtre, la face portant un peu de duvet blanchâtre; thorax 
noir, sans reflets luisants, callosités humérales grises, trois bandes longi- 
tudinales blanchâtres, disparaissant à la suture, l'intermédiaire fort étroite, 
une courte ligne transversale étroite sise de chaque côté à la suture, 
bord postérieur grisâtre, flancs noirs à reflets gris et avec une bande 
transversale de duvet grisàlre ; cuillerons grisâires, balanciers blan- 
châtres ; écusson d’un châtain foncé, à duvet noir en dessus, jaune sur 
les côtés, deux bandes transversales, étroites, blanchätres, sises, l’une à 
l'extrémité du 1° segment, l’autre à la base du 8°, le 2° orné de chaque 
côté d’une macule peu distincte duvetée de jaunâtre, 4° segment avec une 
bande assez étroite d’un beau jaune, interrompue en son milieu et sise à 
la base dudit segment; pieds noirâtres à duvet grisâtre, le dessous des 
tarses postérieurs fauve ; ailes grisâtres, largement teintées de brun au 
milieu, stigmate fort petit, noirâtre. 

Nova-Caledonia, — 4 specim, 


Diptères nouveaux ou peu connus. 339 


3. E. QUADRIOCULATA , d!. — Long. 10 mill. 


Segmento 3° antennarum parvo, ovali. 

Antennis fulvis, segmento 3° supernè nigro ; fronte fulvd, fusco pilosà ; 
facie obscurè fulvä, callositate castaneä ; thorace nigro opaco, fulvo 
tomentoso, vittis quinque pallidè fulvis, intermediä angust&, scapulis 
parüm cinerascentibus; scutello fulvo, nitente; calyptris fuscis, halteribus 
pallidè flavidis; abdomine fulvo, segmento À° basi macul& trigoné, 
2° vitté transvers lalä, apicali, in medio conicè dilatatä, 3° apice, anguste, 
vitià mediä tenui, diffusä, 4° apice latè, 5° nitido, nigro pictis, &°, utrin- 
que, macul& parvä rotundatà, flavidä, notato; pedibus fulvis, coxis 
fuscis, femoribus obscurè fusco annulatis, tibiis, apicem versüs, parum 
castaneo tinctis, busi albidis, femoribus posticorum, basi angustè, apice 
late, nigro fusco pictis, tibiis posticis annulo medio, et, apice, fuscanis ; 
alis hyalinis, puncto stigmaticali fusco. 


Troisième segment des antennes pelit, ovale : celles-ci fauves, noires 
en dessus, front et vertex d’un fauve obscur à duvet brun; face d’un 
roussâtre pâle, callosité brunâtre; thorax d’un noir opaque à duvet 
fauve, callosités humérales grisâtres, cinq bandes longitudinales jaunâtres, 
l'intermédiaire étroile, flancs noirâtres avec duvet et maculatures jau- 
nâtres ; cuillerons bruns, balanciers d'un blanc jaunâtre ; écusson fauve : 
une macule trigonale noire à la base du 1° segment abdominal, bord 
postérieur du 2° noir; celte nuance se dilate au milieu sous la forme 
d’une courte bande médiane ; 8° bordé de noir avec bande médiane, peu 
distincte, brune, 4° largement bordé d’un noir luisant avec deux macules 
oculiformes d’un blanc jaunâtre, 5° noir luisant; pieds fauves, hanches 
noirâtres, base des tibias blanchâtre, base des cuisses un peu noire, un 
large anneau noirâtre aux postérieures, vers l’extrémilé, tibias antérieurs 
avec un anneau brun, un anneau semblable, mais plus foncé, aux tibias 
postérieurs, dont l'extrémité est aussi brunätre; ailes hyalines, un point 
noirâtre au sligmate, 


Nova-Caledonia. — 4 specim. 


h. E. CALEDONICA, d', $. — Long. 4, 7 1/2 mill.; ©, 9 mill. 


d. Antennis fulvis; fronte fulvä, nitidä, fusco lomentosä, facie pallide 


3h0 J.-M.-F. BIcor. 


fulvä, callositate rufä; corpore cærulescente hyacintino; thorace vittis 
tribus latis nigris, suturâ obscurè cærulescente, pleuris fusco nigro, 
cinereo tomentosis: calyptris fuscanis, halteribus ferè albis; abdominis 
segmento 1° basi, 2° basi, angustè, viltä medià ante dilatalä, 3 maculdä 
mediä elongatä, male determinatä, nigro opaco; pedibus pallidè casta- 
neis, femoribus tarsisque apice obscurioribus; àlis hyalinis, stigmate 
cinereo. 


©. Simillima; pedibus obscurioribus , femoribus hyacintino tinctis ; 
fronte obscurè cærulescente, super antennas fulvo nitente; pleuris cærules- 
centibus. 


&. Antennes d’un fauve rougeâtre; front rougeâtre luisant à duvet 
brun, occiput d’un bleu brillant ; face fauve, callosité rougeàtre; corps 
d'un bleu luisant à reflets violacés ; trois larges bandes longitudi- 
nales d’un noir velouté sur le thorax, l'intermédiaire paraissant double, 
les latérales interrompues à la suture, cette dernière obscurément grisätre, 
flancs bruns à duvet gris; cuillerons brunâtres, balanciers presque blancs; 
abdomen, base du 4° segment, base du 2° avec une bande transversale 
près de son extrémité se réunissant avec celle de la base en son milieu, 
une bande longitudinale peu distincte sur le 3°, le tout d’un noir velouté; 
pieds d’un brun noirâtre; ailes hyalines, un peu grisâtres au stigmate, 
dans l’espace compris entre les nervures longitudinales 4 et 2 (Rondani). 


©. Semblable au mâle, excepté : front d’un bleuâtre luisant, fauve rou- 
geâtre au-dessus des antennes; flancs obscurs à reflets violacés ; pieds 
noirâtres avec les cuisses d’un bleu violacé. 


Cette espèce ressemble aux, Eristalis decorus (Macq., Dipt, Exot.) et 
E. saphirinus (mihi, Ann. Soc. ent. Fr., 1880). 


Nova-Caledonia. — 2 G, 6. 


Eristalomyia punctulata (Eristalis id., Macq., Dipt. Exot.). Un speci- 
men G de ma collection provient de la Nouvelle-Galédonie. 


Genre Sphyxea (Rondani!)=— Temnostoma, p' Sainl-Fargeau, Serville, 
— Milesia, p' Schiner. 


4. S. FULVIPES, G', &. — Long. g 19 mill., £ 22 mill, 


d. Antennis castaneis ; facie pallide flavä, vilt@ fulva ; fronte flavd, 


Diptères nouveaux ou peu connus. ol 


superne nigro nitido; genis nigris; thorace nigro, flavo bivittato; scu- 
tello nigro; abdominis segmentis 19 nigro nitido, 2°, basi, nigro, flavo 
viltato, apice latè nigro nitido, 3° similiter picto, apice fluvo tomentoso, 
L° simillimo, præter vittam flavam postice emarginatam, et, apice, flavo 
villoso, 5° flavo, flavido dense villoso; calyptris obscure fulvis, halte- 
ribus testaceis ; pedibus fulvis, femoribus basi et supernè, larsis apice, 
nigro fusco ; alis flavis, intùs cinereis, apice fuscanis. 


Q. Simillima; fronte flavä fusco vittatd; vittis segmentorum quartis 
et quintis fulvis. 


d, Antennes d’un fauve obscur ; face jaunâtre, avec une bande rous- 
sâtre, les joues et le dessus de la proéminence frontale d’un noir luisant, 
front jaunâtre ; thorax d’un noir opaque, avec les côtés teints de jaune et 
deux bandes longitudinales jaunes ; écusson noir; cuillerons d’un fauve 
clair, balanciers testacés ; abdomen, 4° segment d’un noir luisant, 2° et 
3° avec environ les deux tiers antérieurs d’un noir opaque traversé par 
une bande jaune, le tiers ensuite d’un noir luisant à reflets bleuâtres, 
la partie postérieure du 3° avec un duvet clairsemé jaunâtre, 4° noir 
avec une large bande jaune fortement échancrée en arrière, la partie 
postérieure couverte d’uñ duvet jaune assez dense, 5° jaune, couvert 
d’un duvet jaunâtre; pieds fauves, cuisses à base noirâtre, les posté- 
rieures noires en dessus, tibias testacés, les postérieurs un peu noirâtres 
au milieu de leur face interne, tarses noirs, les intermédiaires et les pos- 
térieurs à base fauve, plus largement sur ces derniers, pelotes fauves, 
ongles noirs à l'extrémité. 


9. Semblable au mâle, si ce n’est : le front jaunâtre à bande noire; 
les deux bandes postérieures transversales de l’abdomen fauves et non 
pas jaunes. 


Java. — 1 &, 1 $. 


2. S. FULVIFRONS, d, — Long. 149 mill. 


Antennis fuluis; facie testaceä, genis partim nigris; fronte fulvd, 
vertice nigro nitido; thorace nigro, nudo, callositate humerali, vittis 
utrinque tribus abbreviatis, flavido-fulvo, pleuris flavo limbatis ; scutello 
flavo, basi nigro ; calyptris et haltcribus fulvis; abdomine flavo, segmento 
19 nigro nilido, 3° ct 5° apice lule fulvis, cunctis angustissime, basi et 


912 J.-M.-F. BIGOT. 


apice, vittis denique mediis litteras T reversas formantibus, nigris ; pedi- 
bus fulvis ; alis pallide flavidis et apice pallidè infumatis. 


Antennes fauves: face testacée, avec les joues noires à la base; front 
fauve, occiput d’un noir luisant ; thorax d’un noir un peu luisant, callosité 
humérale, trois bandes courtes transversales de chaque côté, une bande 
transversale interrompue sur les flancs, d’un jaune fauve; écusson jaune à 
base noire; cuillerons et balanciers fauves; abdomen d’un jaune fauve, 
4° segment d’un noir luisant, 8° et 5° avec le tiers postérieur rougeàire, 
tous liserés de noir à la base ainsi qu’au bord postérieur, au milieu, 
ornés d’une bande irrégulière, étroite, noire, formant une sorte de T ren- 
versé; pieds d’un jaune fauve, tibias postérieurs munis de quelques poils 
noirs en dedans et vers le milieu; ailes d’un jaune très clair, extrémité 
légèrement enfumée. 


Amer. septent. (Georgia). — 4 specim. 


Genre BBoliosyrphus (mihi). 


1. D. SCUTELLATUS, d', £. — Long. 10 mill. 


&. Nigro-fusco. Antennis fuscis, cheto fulvo ; thorace vittis duo trans- 
versis, cinereis ; scutello fulvo; abdomine, maculis lateralibus quatuor 
latis, fulvis; alis pallidè infumatis ; tibiis, tarsorum basi, fulvis. 

Q®. Simillima; fronte nigrä; nigro tomentosâ ; abdominis segmento 
secundo immaculato. 


d. Antennes brunes, chète fauve ; face testacée, couverte d’une prui- 
nosité blanchâtre, la bande médiane noire; thorax d’un noir opaque 
avec deux bandes transversales grisâtres, la deuxième sise au bord pos- 
térieur, flancs à duvet grisâtre; écusson d’un jaune fauve; cuillerons et 
balanciers blanchâtres ; abdomen d’un noir opaque, bord postérieur des 
segments, et, de chaque côté des deuxième et troisième, une large macule, 
fauves ; pieds noirs, tibias roussâtres à la base ; ailes presque hyalines. 
(Parfois les pieds sont presque entièrement d’un fauve obscur.) 


Q. Front noir à duvet noirâtre; 3° segment abdominal sans macules ; 
les bandes du thorax sont à peine distinctes. 


Panama, — 3 G, 4 $.: 


Diptères nouveaux ou peu connus. 9/3 


9. D. GENICULATUS, d', &. — Long. 10 mill. 


d. Antennis fulvis; facie albido tomentosä, nigro nitido vittatä ; tho- 
race nigro, vittis transversis cinereis ; scutello testaceo, abdomine nigro, 
utrinque, basi, latè testaceo; pedibus nigris, tibiis basi, satis angustè 
testaceis ; alis hyalinis. 

@. Simillima ; antennis pallidioribus ; vittà faciali fulvo pallido ; fronte 
fuscä lineis tribus nigris. 


d. Antennes d’un châtain clair: face grise, couverte de petits poils 
blancs, la bande médiane et les joues, noires; thorax d’un noir opaque, 
à duvet gris, deux bandes transversales grisâtres, la 2° sise au bord pos- 
térieur ; flancs à duvet blanchâtre; écusson testacé, à base brunâtre et 
duvet brunâtre clairsemé: cuillerons blanchâtres, balanciers testacés ; 
abdomen d’un noir opaque, bords postérieurs des segments, une large 
macule latérale sur les 2° et 3°, testacés, la macule du 2° segment est 
sise près de sa base; pieds noirs, base des tibias jaune; ailes hyalines. 


@. Semblable au mâle; antennes testacées: front brunâtre avec trois 
lignes longitudinales noirâtres se réunissant en arrière ; la tache fauve 
du 3° segment abdominal peu distincte ; tibias postérieurs presque entière- 
ment d’un testacé fauve avec un anneau noirâtre peu distinct, 


Buenos-Ayres. — 2 d', 1 9. 


8. D. HIRTIPES, ©. — Long. 10 mill. 


Antennis, vittà faciali, fulvis; facie testaceä, flavo pallido tomentosà ; 
fronte testaceà ; thorace nigro, fulvo tomentoso; scutello fulvo, basi nigro; 
calyptris et halteribus testaceis; abdomine fusco, parum metallescente, 
marginibus segmentorum testaceis, maculis utrinque, duo latis, testacets ; 
pedibus fulvis, flavido villosis, Larsis apice infuscatis, femoribus posticis 
fuscis : üibiis posticis, retrorsum, nigro lale et dense, ciliatis. 


Antennes et bandes faciale fauves; face et front testacés, ce dernier à 
duvet roussâtre, face à duvet blanc jaunâtre ; thorax noir à duvet fauve, 
principalement sur les flancs; écusson fauve à base noire ; cuillerons et 
balanciers testacés ; abdomen d’un noir brun un peu luisant, avec quel- 
ques reflets métalliques principalement visibles sur les macules latérales, 


44 J.-M.-F. BIGOT. 


bords des segments fauves, une large macule latérale, sur les 2* et 5°, 
testacée, la plus petite sur le troisième; pieds fauves à villosité fauve, 
extrémité des tarses et cuisses postérieures brunes. Tibias postérieurs 
assez élargis et densément ciliés de noir en arrière; ailes d’un brunâtre 
très clair. 


Panama. — 4 specim. 


Peut-être serait-il à propos de former une nouvelle coupe générique 
pour cette espèce, en raison de la nature de ses pieds postérieurs ?. 


Genre Helophilus (Meigen). 


H. FLAVIFACIES, d. — Long. 9 mill, 


Antennis testaceis; facie pallide flavä, fronte supernè fusca ; thorace 
nigro, vittis quatuor flavis; scutello fulvo ; abdomine nigro, utrinque tri- 
bus maculis trigonis, marginibus segmentorum 8 et L, 5° Loto, flavo piclis ; 
calyptris et halteribus testaceis ; pedibus pallide fulvis, femoribus posti- 
corum apice, tibiis id. basi et apice, fusco annulatis, tursis posticis obscur 
fulvis; alis pallidissimè flavis. 


Antennes fauves ; face d’un jaune blanchâtre; front de même couleur, 
la moitié supérieure brune ; thorax d’un noir opaque avec quatre bandes 
longitudinales jaunes, flancs couverts d’un duvet jaunâtre ; écusson fauve, 
légèrement teint de noirâtre à la base et sur les côtés; abdomen d’un 
noir opaque, les segments 2°, 8° et 4° avec, de chaque côté, une macule 
trigonale, la moins grande au 8°, fauves, bords postérieurs des 3° et 
Le segments testacés, 5° entièrement d’un jaune teslacé; pieds d’un fauve 
pâle, les postérieurs avec érois anneaux bruns, l’un, sis à l'extrémité des 
cuisses, les deux autres, sur les tibias, tarses postérieurs d’un fauve bru- 
nâtre ; ailes trés légèrement jaunâtres. 


Amer. septentr. (Baltimore). — 4 specim. 


Genre Mesembrius (Rondani). 


M. RUFICAUDA, de. — Long. 44 milk 


Tomentosa. Antennis fulvis ; facie flavä, flavo villosä et nigro vittatà ; 


Diplères nouveaux ou peu connus. 345 


fronte flavä, super antennas nigr@, nitid@, vertice nigro opaco ; thorace 
nigro, vittis duabus cinereis, utrinque flavo et fulvo villoso ; scutello fulvo, 
basi fusco; calyptris et halteribus testaceis; abdomine nigro, segmentis 
secundis et quartis utrinque, maculà latâ trigond, testaceâ, notatis, 
segmento 3° maculis similibus, fulvis, fulvo latè marginato, h° late 
similiter notato, 5° nigro nitido: pedibus nigris, villosis, geniculis, basi 
tibiarum tarsorumque, late, testaceis, posticis nigris, sed, geniculis anguste 
testaceis ; alis pallidissime flavis. 


Couvert d’un duvet assez dense. Antennes fauves; face d’un jaune 
blanchâtre, la bande médiane d’un noir luisant; front jaune, d’un noir 
luisant au-dessus de la base des antennes, vertex d’un noir opaque; 
thorax noir, deux bandes longitudinales grises, et, de chaque côté, cou- 
vert d’un duvet fauve pâle; écusson luisant, d’un fauve obscur à base 
brune; cuillerons et balanciers fauves ; abdomen d’un noir assez brillant, 
de chaque côté des 2° et 4° segments une large macule d’un blanc un peu 
jaunâtre, trigonale, 3° avec deux macules semblables d’un fauve pâle, 
le bord postérieur d’un fauve obscur et luisant, le 4° très largement 
bordé de même, 5° d’un noir luisant; pieds assez velus, noirs, cuisses 
à poils jaunâtres, pieds antérieurs et intermédiaires avec les genoux, 
la base des tibias et des tarses, largement, teslacés, postérieurs avec 
les genoux fauves et les tibias garnis de poils noirs; ailes d’un jaunâtre 
très pâle. 


Australia. — 1 specim. 


Genre Lepidomyia (Loew). 
L, CINCTA, d, — Long. 8 mill. 


Nigra, flavo parce villosa. Antennis castaneis ; thorace vitlis duo 
obscurè cinereis ; calyptris fuscis, halteribus teslaceis; abdomine, bast, 
véllositate quâdam flavé cincto ; geniculis, tibiis tarsisque basi, fulvis ; 
alis fere hyalinis, externe latè fusco limbatis. 


D'un noir peu luisant et clairsemée d’une villosité jaunâtre; sur les 
tibias, quelques poils noirs. Antennes d’un châtain foncé, brunes à la 
base, en dessus, et, à l’extrémité, chète testacé; face luisante avec une 


346 J.-M.-F. BIGor. 


villosité jaune, clairsemée ; thorax avec deux bandes longitudinales gri- 
sâtres peu distinctes ; écusson brun, luisant, extrémité fauve ; cuillerons 
bruns, balanciers testacés ; 1° segment abdominal couvert de poils 
jaunes; base des tibias et des tarses largement fauve; ailes presque 
hyalines, bord externe largement teinté de brun. Feux velus. 


Mexicus. — 1 specim. 


La diagnose de Loew n’est pas suffisamment détaillée; toutefois, 
celte espèce semble présenter les caractères assignés au genre par 
l’auteur, si ce n’est : que le 3° segment des antennes paraît un peu plus 
court, que les pointes indiquées à la partie inférieure des cuisses ne sont 
pas ici visibles, masquées peut-être par de courtes et nombreuses soies 
noires ?. 


Genre HBolichogyra (Macquarl). 


D. NIGRIPES, G', $. — Long. 10 mill. 


de. Antennis fuscis, basi obscurè fulvis; facie pallide fulvé, fronte 
cinereo flavido et vertice fusco, nigro villosulis ; thorace nigro opaco, cine- 
reo flavo parcè villoso; sculello testaceo, nitido ; calyptris et halteribus 
testaceis ; abdomine nigro opaco, nigro villosulo, segmento 2° macula 
utrinque trigonä testaceä, 8° et L°, utrinque, vittà brevi cinereo flavo, 
postea, nigro nitido; pedibus nigris, geniculis, tarsis apice, fulvis ; alis 
feré hyalinis. 


@. Simillima ; fronte latiore. 


&. Antennes noirâtres, les deux premiers segments un peu roussâtres ; 
face d’un fauve jaunâtre, joues noires; front, au-dessus des antennes, 
d’abord un peu roussâtre, ensuite gris, verlex noirâtre à duvet noir; 
thorax d’un noir opaque, clairsemé de poils jaunâtres, orné de quatre 
bandes longitudinales grises : écusson Lestacé, luisant ; cuillerons et balan- 
ciers testacés ; abdomen d’un noir opaque à duvet noir, dernier segment 
d’un noir luisant, 2°, de chaque côté, avec une grande macule trigonale 
fauve à duvet fauve, les 3° et 4°, de chaque côté, avec une courte bande 
médiane, transversale, d’un gris jaunâtre ; pieds, d’un noir assez luisant 


Diptères nouveaux ou peu connus. 3/7 


à duvet noirâtre, genoux et base des tarses fauves, tarses postérieurs 
bruns ; ailes presque hyalines. 


©. Semblable au mâle ; le front plus large. 
Chili. — 8 4,5 9. 


Genre HKirimyia (mihi). 


K. ERISTALOÏDES, d, ?. — Long. 4 13 mill., £ 14 mill. 


&. Antennis fulvis, apice fuscis, cheto fulvo; facie nigrä, cinereo vil- 
losâ ; fronte utrinque fusco villosä; thorace nigro, dense cinereo-flavo 
tomentoso; scutello testaceo; calyptris et halteribus testaceis; abdomine 
nigro, cinereo parce villoso, segmentis primis et secundis, utrinque ma- 
culà testaceä notatis, 2° fulvo marginato, tertiis et quartis vittis trans- 
versis cinerascentibus ; pedibus obscurè fuscis, femoribus, anticorum apice, 
tibiis late basi, femoribus, intermediorum apice, tibiis et tarsis, basi, 
pallidè testaceis, geniculis posticorum fulvis; alis ferè hyalinis, puncto 
stigmaticali fusco. 


@. Simillima; abdominis segmento 3° linea transversali fulvé, 4° lineâ 
cinereä; pedibus posticis, tibiarum tarsorumque basi, latè fulvà. 


d. Antennes fauves, brunâtres à l’extrémité, chète fauve; face noire 
avec un épais duvet gris de chaque côté; front grisälre à duvet brun; 
thorax noir, couvert d’un épais duvet jaunâtre ; écusson testacé ; cuille- 
rons et balanciers d’un fauve pâle; abdomen noir opaque, couvert d’un 
duvet grisâtre clairsemé, extrémité des segments largement luisante, 
1° et 2° avec, de chaque côté, une large macule trigonale jaunâtre, 
beaucoup plus grande sur le 2°, dont le bord postérieur est fauve, 3° et 4° 
avec une ligne transversale grisâtre ; pieds antérieurs testacés, avec la 
base des cuisses et l’extrémité des tibias, largement, ainsi que les 
tarses, noirâtres, intermédiaires testacés sauf la base des cuisses et l’ex- 
trémité des tarses, postérieurs entièrement noirâtres sauf les genoux et 
l'extrémité des cuisses qui sont fauves en dessous; ailes presque hyalines, 
un point brunâtre au stigmate. 


©. Semblable au mâle, excepté; le front, au-dessus des antennes, d’un 


348 J.-M.-F, BIGOT. 


brun luisant ; la ligne transversale du 3° segment abdominal roussäire ; 
les tibias et les tarses postérieurs largement fauves à la base. 


Japon. — 1 &, 1 9. 


Genre Tigridiamyia (Olim Tigridemyia) (mihi). 
T. PICTIPES, GS. — Long. 10 mill. 


Fusco-nigro, thorace cinereo-fulvo villoso. Scutello testaceo; abdomine 
nudo, vittis septem transversis flavo testaceo; antennis fuscis, cheto fulvo; 
alis pallidè cinereis; pedibus fulvis, femoribus supernè nigris, pedibus 
posticis nigro variegatis ; calyptris et halteribus pallidè testaceis. 


Antennes- noires, chèle fauve ; face grisâtre, couverte de poils jaunâtres, 
joues, bande médiane, noires ; thorax noir, couvert de poils roussâtres; 
écusson d’un fauve pâle; cuillerons et balanciers d’un testacé pâle; abdo- 
men fauve pâle, 4% et dernier segments noirs, 2°, 8° et 4° avec, chacun, 
deux bandes transversales réunies sur les côtés, noires; pieds noirâtres, 
tarses, face interne des cuisses, fauves, pieds postérieurs avec les cuisses 
rougeâtres, noires en dessus, un anneau et une tache apicale sise en 
dessous, noirs, tibias fauves, noirätres en dedans et en dehors, tarses 
noirâtres ; ailes grisâtres, un peu plus foncées à la base ainsi qu’au 
stigmate. 


Java. — 4 specim. 
Genre Prionotomyia (mihi). 


P. TARSATA, G. — Long. 142 mill. 


Antennis nigris, basi fulvis, cheto testaceo; facie albidä, albo tomentosa 
et nigro viltatà ; thorace nigro, flavo quadrivittato ; scutello obscurè tes- 
taceo, basi anguste nigro ; abdomine testaceo, segmento 1° cinereo, 2° viltà 
mediä, apice ante et retro dilatatä, nigrä, 8° viltâ sinuos@ fulvä punc- 
toque postico nigro, k° apice latè nigro; calyptris albis, halteribus testa- 
ceis; pedibus fuscis, flavo villosis, tibiis apice, late obscure testaceo 
fulvo, posticis intüs dense nigro tomentosis, tarsis anticis et intermedüts, 


Dipteres nouveaux où peu connus. 349 


basi, teslaceis, posticis nigris, intùs nigro dense tomentosis; alis pallidè 
cinereis. 


Antennes noires à base fauve, chète testacé; face blanchâtre à poils 
blancs, le front au-dessus des antennes, une bande médiane, joues, noirs; 
thorax noir à duvet jaune et quatre bandes longitudinales jaunâtres : 
écusson testacé, luisant à base noire; flancs noirs avec une bande de 
duvet jaunâtre; cuillerons blancs, balanciers testacés: abdomen d’un 
fauve pâle, 1° segment gris, les suivants bordés de fauve, 2° avec une 
bande médiane, fortement élargie transversalement à ses deux extrémités, 
noire, 3° avec une bande médiane transversale, rousse, en arrière un 
point noir, 4° avec une large macule triangulaire apicale, noire ; pieds 
noirâtres à poils jaunâtres et blanchâtres assez denses, Libias un peu plus 
pâles, base des tibias intermédiaires testacée, tarses antérieurs et inter- 
médiaires, tibias et tarses postérieurs, testacés, noirs à l’extrémité, den- 
sément veloutés de noir à la face intérieure; ailes d’un gris très pâle. 


Senegal. — 2 specim. 


Genre Eumerosyrphus (mihi). 


E. iNDIGuS, d\. — Long. 11 mill. 


Antennis fulvis; facie testaceä, cinereo albido villosä, vitt& fuscä; tho- 
race nigro, flavo tomentoso ; scutello teslaceo ; calyptris et halteribus pal- 
lidè testaceis; abdomine testaceo, basi et upice fusco nigro; segmento 
2° vittà mediä, ante et retro valde dilatatä, fuscä, 3° vittä, postice simi- 
liter dilatatä, ejusdem coloris: pedibus castaneis, testaceo villosis, tibiis 
anticis et intermediis, basi, tarsis, fulvo tinctis; alis pallidè cinereis, 
venis fuluis. 


Antennes fauves ; face blanchâtre, couverte de poils blanchâtres, bande 
médiane brune; thorax noir à duvet jaunâtre; écusson testacé ; cuille- 
rons et balanciers d’un testacé pâle; abdomen testacé, 4% et dernier 
segments noirâtres, 2° avec une bande médiane, fortement élargie trans- 
versalement à ses extrémités, brune, 3° avec une bande semblable éga- 
lement élargie, mais, seulement en arriére, 4° avec le bord postérieur 
brun; pieds d’un fauve obscur, les postérieurs plus foncés ainsi que la 


. 850 J.-M.-F, BIGOT. 


base des cuisses, l’extrémité des tibias et les derniers segments des tarses 
postérieurs ; ailes presque hyalines, nervures fauves. 


India, — 1 specim. 
Genre Asemosyrplhus (mihi). 


A. A. BICOLOR, & ?. — Long. 9 mill. 


Antennis nigris, chelo fulvo; facie cinereä, cinereo flavido pilosä; fronte 
nigrä, genis, vitlâ mediâ, nigris ; thorace nigro, fulvo villoso; scutello 
fulvo obscuro; calyptris et halteribus obscurè testaceis ; abdomine rubido, 
basi maculà trigonä, latä, nigrä ; pedibus nigris, geniculis tibiisque, basi, 
late fulvis ; tibiis posticis omnino rubidis; alis pallidè testaceis. 


Antennes noires, chète fauve; front noir, face grise à poils blan- 
châtres, la bande médiane et les joues noires; thorax noir à duvet jau- 
nâlre; écusson d’un fauve obscur; cuillerons et balanciers obscurément 
testacés ;: abdomen d’une nuance orangée, 1° segment, une large macule 
trigonale à la base du 2°, noirs; pieds noirs, genoux et tibias, à large 
base fauve, libias postérieurs entièrement rougeâtres ; ailes d’un jaunâtre 
très pâle. 


Mexicus. — 1 specim. 


2. A. OCULIFERUS, P?. — Long. 6 ou 11 mill. 


Variabilis. Antennis fuscis, cheto fulvo, basi fusco ; fronte nigrä, vittà 
transvers& obscuriore, nigro villosä ; facie cinereo villosâ, genis, vittà 
médiä, nigris; thorace fusco, flavido tomentoso, vittis tribus cinereis 
utrinque anguste nigro marginatis ; scutello livido; calyptris albis, halte- 
ribus testaceis ; «abdomine fulvo, basi nigro, lunulis utrinque tribus angus- 
tis cinereis, segmento L° basi, maculis duo fuscis, vel, nigro et l'unulis 
cinereis ornato; pedibus obscurè fuscis, tibiis obscurè fulvis, geniculis 
testaceis; alis ferè hyalinis. 


NoTA. Un individu ®, provenant du Mexique, diffère en ce que, toutes 
les couleurs sont plus foncées, et surtout, en ce que l’abdomen ne pré- 
sente pas de nuances fauves, Je le considère comme une simple variété ?. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 651 


Varie beaucoup de taille et de couleur. Antennes noirâtres, chèle fauve 
à base brune; face grise, couverte de poils blanchâtres; front noirâtre à 
poils gris, avec une bande transversale noire, couverte de poils noirs; 
joues et bande faciale noires ; thorax noirâtre avec quelques légers reflets 
métalliqnes, couvert d’un rare duvet jaunâtre, et, en dessus, trois bandes 
grises liserées de noir, en outre, de chaque côté, une bande noirâtre ; 
écusson d’un fauve livide; cuillerons blanchâtres, balanciers testacés ; 
abdomen d’un fauve rougeâtre plus ou moins teinté de brunâtre, 1° seg- 
ment noir, 2° avec une large macule basilaire trigonale, noire, 4° un peu 
brunâtre et clairsemé de duvet jaunâtre, 2°, 3° et 4°, de chaque cûié, 
chacun avec une étroite lunule en forme de croissant convexe en 
arrière, blanchâtre, celles du 4° segment circonscrivent une macule 
arrondie, noire, bords des segments jaunâtres ; pieds noirs avec des 
reflets bronzés obscurs, genoux fauves, base des tibias rougeâtre; ailes 
presque hyalines, nervures transversales très Kéefrement bordées de bru- 
nâire. 


Mexicus, 4 specim. — California, 1 specim. 
3. À. FLAVICAUDATUS, ® ?, — Long. 8 mill. 


Antennis fuscis, basi, fulvis, cheto fulvo, basi, fusco; facie cinered, 
cinereo villosä, nigro viltatä; fronte fuscà; cinereo rufo villosä, vittä 
nigrà transversä villosä (thorace, scutello, calyptris et halteribus priori 
simillimis) ; abdomine nigro, segmentiis testaceo anguste marginatis , 
1° cinereo, 2°, 8° et L°, utrinque, lunulis angustis cinerascentibus, 4° et 
5° tomento flavo aurato tectis; pedibus nigris, tlibiis obscurè fulvis: alis 
ferè hyalinrs. 


Antennes noirâtres, chète fauve à base brune; tout à fait semblable, du 
reste, à l’espèce précédente, dont elle semble n'être qu'une variété, si 
ce n’est : abdomen noir à lunules blanchâtres, segments très finement 
bordés de jaunâtre, 4° et 5° couverts d’un fin duvet assez dense d’un 
jaune doré. 


Mexicus. — 3 specim, 


H. À. NIGROSCUTATUS, 9 ?. — Long. 7 mill. 


A. oculifero simillimus, differt; scutello toto f'usco-nigro; tibiis fulvis, 
tibiis el metatarsis poslicis obscurè rubris. 


902 J.-M.-F. BIGOT. 


Ressemble beaucoup à l’A. oculiferus, dont il peut n'être qu’une 
variété ? sice n’est : écusson entièrement d’un noir brunâtre assez lui- 
sant: tibias d’un fauve obscur, les postérieurs avec les métatarses rou- 


geâtres. 
Genre Spilomyia (Meigen — Milesia. Rondani et Schiner). 


S. PALLIPES, ®. — Long. 42 mill. 


Nigro opaco. Antennis, satis elongatis, fulvis ; facie flavä, callo casta- 
neo ; fronte flavä, maculé trigonâ nigrâ; thorace, callo humerali, vittis 
utrinque tribus obliquis, posticis arcuatim conjugatis, flavis, pleuris fla- 
vidis : scutello nigro, flavo marginato; calyptris et halteribus testaceis ; 
abdomine, segmenlo 1° fulvo, 2°, 8° et L° vittis transversis, utrinque con- 
jugalis, flavo testaceo ; pedibus flavis, tarsis parum infuscatis, femoribus 
subtus, apice, dente crassiusculä, parûm bifidâ, munitis ; alis hyalinis, 
limbo externo pallidè fusco. 


D'un noir opaque. Antennes fauves ; face et front d’un jaunâtre pâle, 
callosité brunâtre, une macule trigonale allongée d’un noir assez luisant, 
s’étendant sur le front ainsi que sur la proéminence antennifère; thorax, 
avec la callosité humérale, deux courtes bandes transversales obliques et 
courbées, de plus, en arrière, une bande en forme de demi-cercle, con- 
vexe en avant, les côtés et les flancs, d’un jaune fauve clair; écusson 
noir, bordé de la même nuance; cuillerons et balanciers d’un fauve pâle; 
abdomen, 1° segment d’un fauve luisant, les 2°, 3° et 4° avec deux 
bandes transversales réunies latéralement, d’un fauve pâle, dernier seg- 
ment noir; pieds d’un jaune fauve, tarses un peu brunätres. Antennes, 
4° et 2° segments réunis plus longs que le 3°, cuisses postérieures armées 
en dessous, vers leur extrémité, d’une assez forte dent, profondément 
échancrée au sommet, et paraissant ainsi bifide; ailes hyalines, bordées 
extérieurement de brun pâle, 


Mexicus. — 41 specim. 


Genre Calliprobola (Rondani — Temnostoma, Saint-Fargeau, Serville, 
= Spilomyia, p'. Schiner). 


4. C. ÆREA, d', $. — Long. 15 mill 


4, Antennis obscure fulvis ; facie et fronte flavo pallido, genis nigris ; 


Diptères nouveaux ou peu connus 909 


thorace nigro, Satis nitido, scapulis, angulis posticis, lined utrinque sutu- 
rali angustà, cinerascentibus, a latere flavo villoso; scutello flavo et villo- 
sitate flavidä marginato; abdomine nigro opaco, fulvo pallido tomentoso, 
segmentis secundis et tertiis vittis duabus transversis æneis et aureo mican- 
tibus ; calyptris albis, fulvo marginatis, halteribus fulvis pedibus fulvis, 
femoribus, anteriorum et intermediorum ferè totis, tarsis, apice, nigris, 
feioribus, posticorum latè, tibiis bis, angustè nigro fusco annulatis, tarsis 
apice fuscis; alis pallidè cinereis, extrinsecüs fulvo pallido tinctis. 

$. Simillima ; sed, fronte late nigro vittatä, pedibus minüs obscuris, 
annulis tibiarum posticorum sæpe obsoletis. 


d. Noire. Antennes d’un fauve obscur; face et front d’un blanc jau- 
nâtre, joues noires; thorax, avec les épaules, une ligne transversale de 
chaque côté sur la suture, angles postérieurs, d’un bronzé clair et cou- 
verts de duvet jaune, flancs avec une bande de poils jaunes ; écusson 
noir bordé de duvet jaune; cuillerons blanchâtres, frangés de fauve, 
balanciers fauves; abdomen d’un noir opaque, 2° et 3° segments avec une 
large bande médiane un peu échancrée en arrière, et, bord postérieur un 
peu élargi au milieu, d’une couleur de bronze doré, brillant, les bords 
postérieurs frangés de poils d’un jaune d’or ainsi que ceux du 4°, ce der- 
nier d’un bronzé doré avec une bande noire interrompue, les bandes 
métalliques du 3° segment anastomosées au milieu ; pieds fauves, cuisses 
noires, sauf les genoux, les postérieures avec un large anneau noirûtre, 
munies en dessous de duvet fauve et de courtes soies rigides, noires, 
tibias avec deux anneaux bruns, extrémité de tous les tarses noirâtre : 
ailes grisâtres, bord externe lavé de roussâtre. 


©. Semblable au mâle, excepté : front à large bande noire, milieu de 
la face un peu brunâtre; les teintes noires des pieds notablement foncées 
et l’anneau des cuisses postérieures beaucoup moins large, ceux des tibias 
souvent indistincts. 


Amer, septentr, (Wasingl. territ.). — 1 d!, 5 9. 


2. C. CALORHINA, d. — Long. 11 mill. 


Nigra. Antennis castaneis; fronte flavä, prominente, supernè nigro- 
fusco; facie flavidä, vittis latis tribus, nigris; thorace et scutello nigro 
nitido; scapulis testaceis; pleuris viltä lat flavo villosä; calyptris et 

(1883) 1" partie, 23. 


95! J.-M.-F. BIGor. 


halteribus testaceis : abdomine nigro opaco, apice, segmentorum margi- 
nibus, et, utrinque vitlis quatuor uabbrevialis, flavis; pedibus anticis 
nigris, geniculis fulvis, femoribus inlermediorum basi, tarsorumque 
apice, nigris; alis pallidè testaceïs. 


Noire. Thorax, écusson, un peu luisants, avec un duvet clairsemé noi- 
râtre ; antennes d’un fauve obscur ; front jaune, la proéminence frontale 
d’un brun noirâtre en dessus et fauve à son sommet; face jaune avec 
trois larges bandes longitudinales noires; callosité humérale testacée, une 
large bande de poils jaunes sur les flancs; cuillerons et balanciers d’un 
teslacé très pâle; abdomen d’un noir opaque, extrémité des 2°, 3° el 4° seg- 
ments, et, de chaque côté, quatre bandes transversales médianes, jaunes ; 
pieds antérieurs noirs, sauf les genoux et l'extrémité des tibias qui sont 
fauves, intermédiaires fauves avec la moilié basilaire des cuisses noire, 
pieds postérieurs fauves à duvet jaune, extrémité des tarses brune; ailes 
grisâlres, jaunâtres au bord externe, légèrement brunâtres le long des 
nervures transversales. 


Amer, septentr. (Washingt. territ.). — 1 specim. 


3. C PICTIPES, G', ? — Long. 8 et 10 mill. 


&. Antennis testaceis, supernè et apice fusco tinctis; palpis fuscis ; 
facie, fronte conice elongatä, flavo pallido; thorace, scutello el abdo- 
mine nigro ænescente, fulvo tomentosis, scapulis, villä thoracicä laterali 
marginibusque scutelli fulvis, incisuris abdominis, angustissimè, macu- 
lisque duo, basi, subtrigonis, fulvis ; calyptris et halteribus pallide fla- 
vis: femoribus flavidis, nigro annulutis, tibiis anticis fuscis, basi fla- 
vidis tarsis anticis infuscatis, tibiis intermediis. flavis tarsis apice 
fuscis, tibiis posticis flavidis, apice latè fusco annulatis tarsis flavidis, 
basi et extrinsecùs flavidioribus, venis lransversis parum infuscatis. 


Q. Simillima ; fronte, supernè, late nigré. 


G. Antennes testacées, brunes en dessus et à l'extrémité du 3° segment, 
chète teslacé, nu, à pointe brunâtre; palpes bruns; face, front, conique 
et notablement saillant, d’un blanc jaunâtre. Entièrement dun noir 
bronzé à légers reflets cuivreux et duvet fauve, flancs, sous les ailes, 
avec une forte touffle de poils jaunâtres; thorax à parlir de la suture, 
écusson, bordés de fauve, épaules fauves, métathorax, sous l’écusson, 


Diplères nouveaux ou peu connus. ni 900 


d’un noir luisant, 2° segment abdominal orné en dessus, à sa base, de 
deux macules presque trigonales, allongées, fauves, segments très fine- 
ment bordés de fauve, l’abdomen moins tomenteux que le thorax; 
cuillerons et balanciers d’un jaunâtre pâle; hanches noirâtres, pieds 
d’un jaunâtre pâle, cuisses avec un anneau noir vers leur extrémité, 
libias antérieurs à l'extrémité et tarses entièrement bruns, de même 
que les tarses postérieurs, tibias postérieurs largement brunâtres à leur 
extrémité, libias et tarses intermédiaires d’un jaunâtre pâle, ces derniers 
noirâtres à l’extrémité; ailes d’un jaunâtre fort pâle, un peu plus foncé 
à la base et le long du bord externe, nervures transversales légèrement 
bordées de noirâtre. 


©. Semblable au mâle, front large et d’un noir assez luisant à sa partie 
supérieure; cuisses postérieures simplement garnies en dessous de poils 
fins, peu rigides; 2° nervure transversale de l'aile très légèrement oblique 
et sise au milieu de la cellule discoïdale. 


Amer. septentr. (Carolina). — 2 specim. 


Genre Brachypalpus (Macquari). 
B., Morissoni, &, —Long. 20 mill. 


Metallescens, breviter et dense villosus. Antennis obscure fulvis; facie 
et fronte flavo albido pruïnosis ; thorace flavo, retrorsüm nigro dense vil- 
loso; scutello nÿgro ænescente et nigro villosulo; abdomine ejusdem colo- 
ris, nigro, haud dense, sed, apice, late et dense flavido villoso; calyptris et 
halteribus fuscis ; pedibus nigris, nigro villosulis, unguibus basi fulvis ; 
alis pallidè cinereo fuscog externè dilutè fusco flavido tinctis. 


D'un noir verdâtre métallique, densément et brièvement velu. Antennes 
d’un fauve obscur, plus foncées à la base; front et face testacés, côtés de 
la face, haut du front, couverts d’une pruinosité blanchâtre, joues noi- 
râtres ; thorax densément villeux de jaune, bordé de poils noirs en arrière, 
flancs noirs avec une large bande de poils jaunes ; cuillerons et balanciers 
brunâtres ; écusson noir avec des reflets métalliques et des poils noirs ; 
abdomen moins densément villeux, si ce n’est vers son extrémité, noir, 
à reflets verdâtres et poils noirs, extrémité couverte de poils jaunes, 
ventre noir; pieds noirs à poils noirs, pelotes el base des ongles fauves ; 


306 J.-M.-F, BIGOT. — Diptères nouveaux ou peu connus. 


ailes d’un gris brunâtre fort pâle, notablement plus foncé le long des 
xervures, à la base, et au bord externe. 


Dédié à M. Morisson, naturaliste américain. 
Amer. septentr, (Washington territ.). — 1 specim. 


Genre Romaleosyrphus (mihi). 


R. VILLOSUS, d: — Long. 22 mill 


Niger, dense, sed breviter, villosus, pedibus et segmentis duo abdominis 
nilidis. Antennis obscurè croceis ; facie flavo albido pruinosä, genis 
nigriss thorace, scapulis, vittä latä pleurarum, angulis posticis, scu- 
tello, abdomine latè, basti flavo longe et dense villosis; calyptris et hal- 
leribus infuscatis; alis pallidissime fuscanis, venis, margine, palllde 
infuscatis. 


Excepté les pieds et les deux derniers segments abdominaux, qui sont 
d’un noir luisant, le corps entièrement couvert d’une villosité dense et 
courte. Noir; antennes d’un fauve rougeâlre ainsi que le sommet de 
la proéminence antennifère; face couverle d’une pruinosité d’un blanc 
jaunâtre, joues noires; épaules, une large bande transversale sur les 
flancs, angles postérieurs du thorax, écusson, densément couverts de 
longs poils jaunes ; cuillerons et balanciers brunâlres ; ailes grisâtres, 
toutes les nervures bordées de brunâtre ainsi que le bord externe. 

5 


Mexicus. — 4 specim. 


% 


(Voir, n° 2°, Suites.) 


Groupe des CGYDNIDES 


11e PARTIE (1). 


Par M. Vicror SIGNORET, Membre honoraire. 


(Séance du 28 Mars 1883.) 


Genre BRACHYPELTUS Am. et Serv., Suites à Buffon (1843), 89. — 
Cydnus Dall., Cat. (1851), 110. — Stäl, Enum. (1876), 20. 


Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 186. 


Ge genre se dislingue de tous les précédents par la forme de l’écusson 
qui est court, triangulaire, avec la base plus large que les bords latéraux, 
par le bord apical de la corie bisinueux, par le lobe médian englobé par 
les latéraux, ceux-ci relevés, surtout en avant, la tête échancrée par consé- 
quent, et les bords sans épines, ni cils. Mais un caractère que nous n’avons 
vu indiqué nulle part, c’est l'absence de l’épine sous-oculaire. Dans les 
Punaises de France : Mulsant et Rey, pour la description du genre, 
indiquent l’absence des points piligères des joues et du bord antérieur 
du prothorax; nous avons reconnu le mal fondé de cette énonciation, seu- 
lement nous n'avons pu nous prononcer pour ceux du prothorax que 
nous n’avons pu voir dans nos divers exemplaires, si ce n’est ceux du 
disque et du bord sous-antérieur oculaire; nous pensons qu'ils existent 
tous dans l’état frais, et que les points piligères, moins forts que dans le 
autres Cydnides, se perdent dans la ponctuation générale. 


BRACHYPELTUS ATERRIMUS Forst., Nov. Ins. (1774), Sp. 71. — niger D 
Géer, Mem. IIL (1773), 269, 13. — tristis Fab., Syst. Ent. (1775 
716, 97, — Ent. Syst., IV (1794), 124, 171. — sanguinicollis Fab. 


(1) Voir 1re à 10° partie, Annales 1881, 1882, et 1883, p. 33 et 207 
Ann. Soc. ent. Fr. — Décembre 1883. 


308 V. SIGNORET. (216) 


Syst. Ent., 185, 4 (1803). — brunnipennis Fab., Syst. Ent., 185, 
6 (1803). — carbonarius Fourc., Ent. Paris. — spinipes Schr., 
Enum. Ins. Aust., 275, 527 (1781). — elevata Uhl., Proceed. 
Acad. Sc. of Philad. (1860), 222. 


Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl. XXI), fig. 186. 


Europe, Afrique, Indes orient. — Long. 40 à 43 mill. 


Ovale, allongé, noir mat, finement ponctué, la base du vertex, le disque 
antérieur du prothorax, les deux angles basilaires de l’écusson, lisses, 
ceux-ci un peu élevés; dessous lisse brillant au milieu, les côlés plus ou 
moins granuleux ou ponctués ; pattes lisses, luisantes, quelquefois plus 
claires, les cuisses avec plusieurs rangées de cils spinuleux, les anté- 
rieures et les intermédiaires avec deux épines au sommet. Tibias anté- 
rieurs fortement élargis, l'extrémité présentant 14 fortes épines au côlé 
externe, A au côté interne et à l'extrémité, plusieurs autres sur Îles 
disque antérieur et postérieur; les trochanters, le rostre et les antennes 


couleur de poix. 


Tête plus longue que large, les bords très relevés en avant, sans cils 
sur le bord et ne présentant que ceux sortant des points piligères du 
verlex et ceux antérieurs au-dessous de la têle et naissant de chaque 
côlé de la base du rostre; lobe médian fortement englobé par les laté- 
raux. Yeux pelits, sans épine à la base; épine que l’on observe dans tous 
les Cydnides. Ocelles très petits, plus près des yeux que de la ligne 
médiane. Rostre court, épais, dépassant à peine les hanches antérieures, 
le premier article entièrement caché par les carènes rostrales qui sont 
assez élevées, le second article plus épais, égalant le troisième, le dernier 
un tiers moindre que le précédent. Antennes avec le premier artiele le 
plus-court, le troisième moindre que les autres, deuxième, quatrième et 
cinquième presque égaux. Prothorax avec le bord antérieur fortement 
échancré et présentant derrière l’échancrure une dépression très forte 
dans le mâle, moindre pour la femelle. Écusson en triangle à côlé à peine 
moins longs que la base; sommet anguleux. Élytres avec un à trois 
cils: rebord externe très étroit; membrane presque aussi longue que la 
corie et dépassant d’un quart labdomen. Plaques mates avec les angles 
arrondis, soit sur le mésosternum, soit sur le métasternum, et faiblement 
sillonnées, les parties lisses avec des sillons composés d’une ponctuation 


(217) Groupe des Cydnides. 999 


assez serrée. Ostiole finissant par une large plaque surélevée, bombée, 
lisse, brillante, à convexité postérieure circulaire. 


Nous avons vu des exemplaires de cette espèce de tous pays : il y a 
quelques types plus parallèles sur les côtés de l’abdomen, d’autres plus 
ovalaires, mais nous les considérons tous comme la même espèce. Nous 
devons signaler celle décrite comme provenant du Gap, et voici la des- 
cription que donne Uhler : 


BRACHYPELTUS ELEVATA, 


Cap de Bonné-Espérance. — Long. 10-12 mill. 


Black, schining, broad, ovate; head roughly punctured, finely emargi- 
nate, rounded, margins reflected, lateral lobes meeting in front of the 
middle one. Thorax short, transverse, finely but roughly punctured, sides 
subparallel, margins trenchant, ciliate, anterior angles rather abruply 
rounded, hehind the head a deep lunulate depression, bounded poste- 
riorly by a very much elevated proeminence, which is rather smoother 
than the surroundiny surface, posterior margin truncate. Scutellum finely 
rather sparsely punctured, depressed behind the middle to the tip, 
against the basal corners more elevated et polished. Hemelylra finely, 
closely punctured, corium sinuated, ciliated at the basal margins, mem- 
branes testaceo-hyaline. Abdomen slightly dilated, convex beneath, mar- 
gins trenchant, projecting a little beyond the breadth of the corium 
posteriorly ; venter polished; legs black polished, femoræ ciliate, each 
whith a line of impressed punctures upon the anterior surface, tibiæ very 
spinous exterior, spiniform teeth of the anterior ones, subequal. 


This species is very closely related to and possesses many of the cha- 
raclers of B. tristis Fab.; it me be distinguished at a single glance, howe- 
ver, from thas common species, by the proportionality schorter and 
less, laterally, oblique thorax and by the abdomen being much broader 
Uhan the thorax, (Uhl., loc. cit.) 


Genre CYDNOPELTUS, gen. nov. 
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl XXI), fig. 187. 


A première vue ce genre se rapprocherait, par le faciès, des Ghélocoris 


960 V. SIGNORET. (218) 


Mayr, mais il s’en éloigne par l’absence des palettes du bord de la tête, 
par la forme parliculière du canal ostiolaire qui se rapproche tout à fait 
de celle des Brachypeltus, ce qui nous porte à le mettre ici, ainsi que 
par la forme courte, en triangle presque équilatéral, de l’écusson. 


Tête à peu près aussi longue que large, presque quadrilatère dont les 
angles antérieurs seraient arrondis, largement ponctuée, sans cils au 
bord. Yeux arrondis, saillants, sans épines à la base. Antennes longues, 
de cinq articles, dont le premier el le deuxième les plus courts, le pre- 
mier le plus épais, renflé, le deuxième le plus étroit, le cinquième le plus 
long, puis le quatrième et enfin le troisième, à la base du cinquième et 
du quatrième une partie plus étroite, impubescente, formant presque un 
article supplémentaire. Rostre avec le deuxième article plus épais mais 
égalant le troisième. Prothorax très convexe, surtout sur le disque anté- 
rieur. Écusson convexe, les côtés égalant ou à peine plus longs que la 
base. Élytres avec le cubitus court, la suture cubitale se perdant sur le 
bord scutellaire avant l’extrémité de la corie. Abdomen avec le faux pre- 
mier segment très visible jusqu’au bord externe. Canal ostiolaire terminé 
par une portion surélevée, convexe, arrondie, dans la forme de celle des 

Brachypeltus. 


CYDNOPELTUS HORVATHI, nov. Sp. 
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 187. 


Java. — Long. 6 mill., larg. 2 1/2 mill. (Coll. Horvath.) 


Allongé, ovalaire, convexe, largement ponclué sur la tête, l’écusson et 
les élytres. : 


Tête tronquée en avant, arrondie sur les côtés, les lobes égaux, le 
médian plus large au milieu qu’au sommet et à la base et présentant en 
avant deux fossettes linéaires, les latéraux présentant les deux points 
piligères et sur le disque une large ponctuation. Yeux très globuleux, 
saillants. Ocelles forts, également distants des yeux que de la ligne 
médiane. Antennes longues, le cinquième article le plus grand, les autres 
progressivement plus pelits, le deuxième et le premier égaux, les plus 
courts, le premier plus gros, épais, le deuxième plus étroit, plus large 
au sommet qu’à la base. Rostre long, atteignant les pattes intermédiaires, 
les deuxième et troisième articles égaux, le deuxième le plus épais, le 


(249) Groupe des Cydnides. 361 


troisième d’un bon tiers moins long que le précédent, le premier très 
enchässé dans les carènes rostrales. Prothorax très convexe, aussi long 
que large à la base, plus étroit vers le bord antérieur, celui-ci peu échan- 
cré, courbe, et présentant entre les points piligères une ligne de points; 
au centre sur l’impression transverse une autre ligne bisinueuse des 
mêmes points, sur les côtés de l’angle antérieur quelques points plus 
petits, sur les bords à peine de points piligères. Écusson arrondi à l’ex- 
irémité, fortement ponctué sur le disque, avec une ligne de points plus 
petits sur les côtés latéraux, la base lisse, excepté au milieu. Élytres lar- 
gement ponctuées sur les côtés, le cubitus, les lignes cubitales à la base 
et au sommet, et laissant un espace lisse au sommet de la corie et le 
long du sommet de celle-ci. Membrane longue, d’un blanc hyalin, avec 
quatre ou cinq nervures. Abdomen lisse, excepté sur les parties latérales 
des troisième et quatrième segments, qui sont ponctuées. Plaque mate 
du mésosternum grande, s'étendant des hanches au bord externe, seule- 
ment plus étroite vers celui-ci, l’espace lisse en dessus avec trois très 
faibles sillons ; plaque mate inférieure avec un rebord entièrement lisse 
le long du bord externe. Canal ostiolaire finissant par une portion sur- 
élevée bombée et arrondie au côté libre postérieur. Prosternum fortement 
sillonné et ponctué vers les hanches antérieures. 


Genre HIVERUS Am. et Serv. (1843), 88, 55.—Dall, (1851), 124, 1. 
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 188 et 189. 


Le principal caractère de ce genre repose sur l’œil englobé, serti par 
le milieu par le rebord latéral de la tête, de sorte qu’on peut voir l’œil 
en dessus et en dessous, mais pas par le côté. Ocelles très pelits, à peine 
visibles. Antennes de cinq articles, dont le second le plus long. Prothorax 
sans impression transverse. Écusson très grand. Corie des élytres très 
grande, Membrane pelile, ne consistant dans certains cas qu’en un rebord 
très étroit. Canal ostiolaire finissant en une large plaque et plus ou moins 
longue. Corps plus ou moins globuleux. 


4, Hiverus Torripus Erichs., Preisverz (1842), 12, 219; Stett. entom. 
Zeit, (1859), 86, 219, — Hiv. hirtus Am. et Serv. (1843), Suites 


962 V. SIGNORET. (220) 


à Buffon, Hém. (1849), 89. mie List of Hem, (1851), 194, 4. 
— Stàl, Hem. Afr. (1864), 20 


Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 488. 


Sénégal. — Long. 8 mill., larg. 6 mill. — Assez commun. 


Orbiculaire, bombé, noir, très finement ponciué, présentant sur les 
côtés une villosité très longue et assez touffue. pe antennes et larses 
d’un brun de poix. 


Tête arrondie, obluse, ayant la plus grande largeur un peu au-dessus 
des yeux, le lobe médian englobé par les latéraux, dont les bords se pro- 
longent également à la base en travers de l'œil, ceux-ci petits, transver- 
saux, la partie du vertex sous-oculaire développée et avec une épine 
au sommet, de manière qu’ils sont pour ainsi dire enchâssés dans le 
vertex. Ocelles très petits, à peine visibles. Rostre court, ne dépassant 
pas les trochanters antérieurs, le premier article ne dépassant pas les 
buccules dont les carènes sont très peu élevées. Antennes courtes, de cinq 
articles, le deuxième le plus long de tous. Prothorax très finement 
ponctué sur toute sa surface, exceplé une bande sur le disque antérieur 
et dont les angles se prolongent jusqu'aux deux points piligères sous- 
oculaires. Écusson plus long que large, le sommet largement arrondi, très 
finement ponctué, excepté les deux angles basilaires lisses. Élytres fine- 
ment ponctuées, les bords latéraux légèrement élevés, très fortement 
ciliés, la corie avec le sommet droit ne dépassant pas l'extrémité de l’écus- 
son. Membrane plus ou moins grande, ne dépassant pas l’abdomen, avec 
les nervures à peine visibles. Plaques mates finement striées, les parties 
lisses fortement ponctuées. Canal ostiolaire terminé par une plaque large- 
ment arrondie à l’extrémité. Abdomen lisse au milieu, finement ponctué 
au milieu, les côtés crénelés et ciliés, 


2. HIVERUS ÆNEUS, noOV. Sp. 
Annales 1883, pl. 9 (Gydnides, pl. XXI), fig. 189. 


Albany (Brewer), Australie. — Long. 6 mill., larg. 4 1/4 mill (Coll. 
Buchanan While.) 


(221) Groupe des Cydnides. 363 


D'une forme ovale, arrondie, obèse postérieurement. D'une couleur 
foncée, noir bronzé, finement ponctué sur la tête, le prothorax et l’écus- 
son, rugueux sur les élytres, et très cilié sur les bords de la tête, du pro- 
thorax et les élytres. 

Tête plus large que longue, très ciliée sur les bords, présentant deux 
cils à l'extrémité du lobe médian, dix ou onze cils sur les latéraux. Yeux 
moyens. Ocelles très pelits, à peine visibles, très près du bord postérieur 
et plus rapprochés des yeux que de la ligne médiane, Rostre épais; dépas- 
sant les pattes intermédiaires, le second article le plus grand et le plus 
épais. Antennes avec le second article grêle et le plus long. Prothorax 
très transversal, deux fois plus large que long, très finement ponctué, 
avec deux espaces lisses sur le disque antérieur. Écusson atteignant les 
trois quarts de l'abdomen, très large à la base, acuminé à l'extrémité, 
très ponctué, avec deux espaces élevés et une carène médiane irrrégu- 
lière, lisses. Élytres plus courtes que l’abdomen, la membrane ne consis- 
tant qu’en un rebord très étroit, la côte externe lrès faible, très rugueuse 
transversalement sur le cubitus et surtout sur la partie de la corie, la 
plus rapprochée de la suture cubitale, beaucoup moins dans l’espace 
marginal qui est très ponctué. Pattes antérieures peu larges, avec sept 
épines externes, courtes, et quatre internes, celles-ci beaucoup plus 
longues. Abdomen ponctué sur les côlés, lisse sur la ligne médiane, 
Plaque mate du mésosternum très étroite, s'étendant le long de la suture 
et remontant le long du bord; celle du métasternum un peu plus impor- 
tante et séparée de l’espace lisse par une ligne courbe, convexe; ce der- 
nier à peine ponctué; celui du mésosternum très finement, mais un peu 
plus ponctué, Canal osliolaire s’élargissant au sommet, finissant par un 
lobe irrégulier très large, de forme auriculaire, avec une ouverture longue 
el large et se rapprochant de celle de certain Séhiride. 


Cette espèce ne saurait être confondue avec l’Hiv. torridus Erichs., 
d’abord par sa couleur, ensuite par l’écusson acuminé et par les rugosités 
des élytres et de l’écusson. 


Genre DEARCLA, nov. gen. 
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl. XXI), fig. 190. 


Nous fondons ce genre sur la forme toute particulière du canal ostio- 


364 V. SIGNORET. (229) 


laire et de son ouverlure, rappelant en cela celle des Séhirides en général, 
avec lesquels nous ne pouvons le mettre par suite de la présence des 
“points piligères assez peu visibles qu’ils sont parmi la ponctuation très 
dense de l'espèce, mais ils sont évidents. 


La tête est arrondie en avant, le lobe médian au même niveau que les 
latéraux, les yeux non épineux, les ocelles très petits, insérés en dessous 
d’une ligne idéale tracée en dessous de la base des yeux et plus près de 
ceux-ci que de la ligne médiane. Antennes avec le deuxième article plus 
long que le troisième, le rostre atteignant les hanches intermédiaires, le 
premier article caché dans le sillon rostral, les deuxième et troisième 
égaux comme longueur, le quatrième la moitié du troisième. Écusson 
atteignant les trois cinquièmes des élytres ; celles-ci très larges, avec la 
côte peu développée. Membrane dépassant l’abdomen. Pattes comme dans 
tous les Cydnides. Plaques mates très visibles. Canal ostiolaire très 
sinueux, finissant par une expansion sinueuse en forme de languette, avec 
l'ouverture ostiolaire au milieu, à la naissance de cette expansion. 


Notre embarras est assez grand quant à la place que doit occuper ce 
nouveau genre dans notre classification et quant à la caractéristique que 
nous pourrions énoncer. Si l’écusson était moins grand, à bords équilaté- 
raux, nous le placerions tout près des Brachypeltus, mais ce caractère 
l'en éloigne, et cependant nous ne pouvons le mettre aïlleurs, après eux 
et les Cydnopeltus, ce qui du reste le rapproche de genres et d’espèces 
dont les ostioles offrent le même caractère de terminaison et juste avant 
les Séhirides. 


DEARCLA OPERCULARIS, NOV. Sp. 
Annales 1883, pl. 9 (Cydnides, pl. XXT'), fig, 190. 


Simon’s-Bay (Coquerel). — Long. 7 mill., larg. 4 mill. (Coll. Signoret.) 


D'une forme ovalaire, élargi au milieu des élytres; noir, très finement 
ponctué, excepté une bande lisse sur le disque antérieur du prothorax et 
les angles basilaires de l’écusson. 


Tête arrondie, transversale, les points piligères confondus dans la ponc- 
tuation générale, les bords légèrement relevés, sans cils. Ocelles plus 
rapprochés des yeux que de la ligne médiane. Rostre alleignant la base 
des pattes intermédiaires, le premier arlicle caché entre les carènes buc- 


(223) Groupe des Cydnides. 365 


cales et ne les dépassant pas ; second article épais, égalant le troisième, 
celui-ci beaucoup plus étroit, le quatrième à peine la moitié du précédent. 
Antennes avec le troisième article plus petit que le second, celui-ci éga- 
lant le quatrième et le cinquième, le premier article le plus petit. Pro- 
thorax large, transversal, très ponctué en avant, moins postérieurement, 
et présentant sur le disque antérieur une fascie lisse allant d’un point 
piligère sous-oculaire externe à l’autre. Écusson avec l’extrémité acumi- 
née, très ponctué sur le disque, les angles basilaires lisses. Élytres fine- 
ment ponctuées ; deux séries de poin(s sur le cubitus, au sommet, et trois 
à la base. Espace marginal large, très ponctué; sur la côte, ne dépassant 
pas les trois cinquièmes de l’élytre, une série de sept ou huit points pou- 
vant donner naissance à des cils, mais dont nous n'avons trouvé aucune 
trace. Membrane enfumée, avec les nervures très faibles. Abdomen ponctué 
sur les côtés, lisse au milieu. Métasternum avec une portion triangulaire 
mate et une portion lisse présentant quelques points assez forts. Méta- 
sternum avec une surface lisse très petite le long du bord latéral et la 
plaque mate très grandé, finement striolée. Canal ostiolaire très long, for- 
mant à l’extrémité une languette sinueuse très longue, canaliculée au 
milieu, et se rapprochant de ce qui a lieu chez quelques espèces de Séhi- 
rides, Post-métasternum présentant quelques stries plus ou moins forte- 
ment ponctuées, la suture mésosternale finement crénelée. 


Genre PACHYMEROIDES Signoret, gen. nov. 
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIL), fig. 194. 


Antennés de quatre articles, dont le deuxième le plus long. Écusson 
petit presque équilatéral. Tête avec des dents en forme de palettes. Élytres 
avec une commissure en dessous de l’écusson. Membrane la moilié aussi 
grande que la corie, le sommet de celle-ci sinueux. Cuisses antérieures de 
la femelle présentant une forte épine vers le Liers apical. — Tels sont les 
caractères qui rapprochent ce genre des Amnestus, avec lesquels on peut 
les réunir en un même groupe, et dont il diffère par la présence de cinq 
articles aux antennes dans ces derniers. 


Tête arrondie, bordée de douze palettes, quatre sur chaque lobe latéral 


et quatre sur le médian, ce dernier très large et dépassant légèrement les 
latéraux. Yeux globuleux, presque pédonculés. Ocelles gros, saillants, à 


966 V. SIGNOREF. (224) 


égale distance des yeux et de la ligne médiane. Rosire atteignant presque 

-les pattes postérieures. Antennes longues, atteignant les angles basilaires 
du prothorax ; celui-ci présentant des bords latéraux foliacés tranchants, 
crénelés et ciliés. Écusson petit, tous les côlés presque égaux. Élytres 
avec le cubitus présentant le sommet formant une commissure avec celui 
du côté opposé; bord latéral foliacé à la base, le sommet de la corie très 
sinueux. Pattes spinuleuses, plus ou moins ciliées, les tibias peu dilatés, 
si ce n’est à l’extrémité. Méso- et métaslernum sans plaques mates, le 
mésosternum fortement ponctué, le métasternum lisse, mais offrant 
une ouverture osliolaire très allongée, dans la forme de celle des Séhi- 
rides. 


PACHYMEROIDES BOLIVARI Signoret, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., 
janvier 1880. 


Annales 1883, pl. 10 (Gydnides, pl XXIT), fig. 194. 


Coca (Équateur). — Long. 3 1/2 mill., larg. 4 3/4 mill. (Mus. roy. de 
Madrid.) 


D'un brun ferrugineux, en ovale allongé, aplati, dentelé au bord de la 
tête, très largement ponctué en dessus, presque rugueux. 

Tête très petite, foliacée sur le bord, le lobe médian dépassant un peu 
les latéraux, sur celui-là quatre dents en forme d’épines et sur ceux-ci 
quatre sur chaque. Vertex fortement ponclué, lisse vers le sommet, sur- 
tout sur le médian. Yeux forts, presque pédonculés. Ocelles très forts. 
Antennes de quatre articles, dont le second deux fois plus long que le 
troisième, le quatrième un peu plus long que le précédent et plus grêle. 
Prothorax avec un large rebord foliacé, ponctué, crénelé et cilié; disque 
très ponctué, excepté quatre espaces lisses sur le disque antérieur. Écus- 
son court, les bords latéraux presque égaux à la base, l'extrémité très 
acuminée, très ponctué sur tout le disque. Élytres longues, la membrane 
blanche, sans nervures visibles, dépassant de moitié l'abdomen, la por- 
tion du cubitus offrant trois lignes complètes de points, la corie irré- 
gulièrement ponctuée le long des bords, mais présentant trois séries 
longitudinales, dont une très rapprochée de la suture cubitale, les deux 
autres séparées sur le disque avec des espaces lisses entre elles, le som- 
met de la corie fortement sinueux, la côte marginale crénelée, ciliée à la 


(225) Groupe des Cydnides. 367 


base, puis lisse à partir du milieu. Abdomen lisse, crénelé au sommet 
des segments, faiblement marqué de points ciliés sur le disque, les points 
plus nombreux sur les côtés. Mésosternum lisse, fortement impressionné 
de larges points vers la hanche ; mélasternum avec un canal ostiolaire 
large, épais, sillonné, et présentant en arrière une longue ouverture dans 
Ja forme de celle des Séhirides ; le reste lisse, ainsi que le post-métaster- 
num, Pattes ciliées et spinuleuses, les cuisses antérieures © offrant vers 
le tiers supérieur une forte épine bifide, et, après, deux ou trois plus 
petites. Tibias antérieurs à peine dilatés, excepté au sommet; sur la côte 
externe cinq ou six épines, vers le sommet quatre. Tarses courts, le troi- 
sième article le double plus long que les précédents et égalant les deux 
articles basilaires réunis. Cuisses intermédiaires ne présentant que des 
cils. 


Genre AMNESTUS Dall., List. of, H. (1851), 410 et 196. —Magoa St, 
Bid. till, Rio (1858), 43. 


Annales 1883, pl. 40 et 15 (Gydnides, pl. XXII et XXIIL), fig. 499 à 199. 


Corps ovale ou subovale, modérément convexe. Écusson petit, équi- 
latéral. Tête avec des dents ou spinules. Élytres longues, avec une com- 
missure au delà de l’écusson. Antennes de cinq articles (Dallas en indique 
cinq avec doute et Stàl dit quatre), le deuxième très petit, rudimentaire, 
et à peine visible dans pusio. Cuisses © avec une forte épine médiane 
plus ou moins bifide au sommet. Membrane des élytres très grande, 
deux à quatre nervures, peu visibles et dépassant de plus de moitié 
l'abdomen. Pattes plus ou moins spinuleuses. Tibias antérieurs s’élar- 
gissant au sommet comme dans tous les Cydnides et présentant neuf 
ou dix spinules au côté externe, quatre au sommet, et des spinules 
sur la face externe. Tarses très courts, à peine pubescents. Rostre 
très long, le premier article dépassant des deux tiers les buceules. Ostiole 
allongée, dans la forme de celle des Séhirides. Méso- et métasternum 
mates dans toute leur étendue. 


1. AMNESTUS SPINIFRONS Say, Journ. Acad. Philad. (4825), 316, 2: Compl. 
Writ. (1859), 242, 2. —Dall., List of Hom., 126, 1, pl. 8, fig. 2 


368 V. SIGNORET. (226) 


(1851). — Stàl, Enum, (1876), 21, — Uhl, Geog. Geol. Surv. 
(1877), 370, 1. : , 


Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXII), fig. 192. 


États-Unis. —G!, ©. Long. 4 1/2 mill., larg. 2 mill. (Coll. Uhl., British 
Mus., Stockh. et de notre collection.) 


D'un brun marron; les antennes, le rostre et les pattes jaunes, quelque- 
fois ferrugineux, avec le dessous plus pâle. Deux fois plus long que large, 
fortement ponctué. 

Tête plus longue que large entre les yeux, avec le lobe médian plus 
long que les latéraux et offrant quatre fortes dents à l’extrémité et cinq 
sur chaque lobe latéral; en dehors de ces dents, quelques cils plus ou 
moins longs au bord, avec les points Dpiligères ordinaires sur le vertex. 
Yeux globuleux. Ocelles plus près de ceux-ci que de la ligne médiane. 
Antennes avec le deuxième article très court; le troisième, étroit à la 
base, s’élargit au sommet et est plus long que les autres. Rosire dépassant 
les trochanters postérieurs, le troisième article deux fois et demie plus 
long que le deuxième, le quatrième égal au deuxième. Prothorax plus 
large que long, les angles antérieurs fortement arrondis, les côtés con- 
vexes, un peu sinueux vers l’angle inférieur; légèrement rehordé et offrant 
six ou sept poils; au delà du milieu une légère impression fortement 
ponctuée, la ponctuation du disque assez distante, excepté vers le milieu 
du bord antérieur et sur les côlés où elle est très dense; un espace 
imponctué de chaque côté de la ligne médiane. Écusson court, triangu- 
laire, ponctué, excepté à la base. Élytres très longues, l'angle externe 
de la corie dépassant l'abdomen, fortement et densément ponctuées, 
un peu moins au milieu de la corie, entre les séries de points du 
cubilus et les séries des radiales ; le cubitus présentant trois séries de 
points; sur la côte marginale deux points piligères. Sommet de la corie 
très sinueux. Membranes blanches, nervures à peine visibles ; dessous 
du corps plus pâle. Abdomen brillant, très finement ponctué et présen- 
tant une pubescence soyeuse jaune sur le milieu et au sommet des seg- 
ments. Pattes antérieures avec les tibias fortement élargis au sommet ; 
ceux-ci offrent neuf ou dix épines noires au bord externe et trois au bord 
interne, vers le sommet; sur la face interne cinq ou six épines, et sur la 


(227) Groupe des Cydnides. 369 


face externe une légère pubescence. Méso- et métaslernum fortement 
sillonnés longitudinalement. Plaque ostiolaire atteignant les trois quarts 
transversaux du mélaslernum, l’ostiole en occupant la moitié et formant 
une longue boutonnière étroite, à convexité antérieure et concavité infé- 
rieure. 


M. Dallas figure et M. Uhler décrit une épine au fémur postérieur; ce 
dernier indique que la moitié des exemplaires qui lui ont passé par les 
mains en manquaient, et que ceux en présentant élaient des femelles, ce 
qui est en effet et ce qui peut paraître extraordinaire. 


2, AMNESTUS LATERALIS Signoret. — A. lautipennis Berg (nec Släl), 
Conf, Argent., Hemipt. (1877), 15. 


Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIL), fig. 193. 


Brésil, — Long. 3 4/4 mill., larg. 4 3/4 mill. (De notre collection.) — 
Buenos-Ayres. (Coll. du D' Berg.) 


Jaune brun, avec les bords des élytres et le sommet de la corie plus 
foncés. Très ponctué sur le prothorax (excepté sur le disque antérieur), 
sur l’écusson et les élylres ; celles-ci présentant une teinte plus foncée le 
long de la suture cubitale, le disque de la corie plus clair. Membrane 
très grande et blanche. 


Tête avec les dents ordinaires et ponctuée. Rostre court, dépassant à 
peine les patles intermédiaires. Mésosternum ruguleux. Métasternum avec 
la fausse suture du post-métasternum très crénelée. Canal ostiolaire très 
long, atteignant presque le bord latéral, l’extrémilé de l'ouverture ostio- 
laire infléchie en arrière; même forme que le précédent 


Cette espèce est très voisine de brunneus, dont elle diffère par le rostre 
moins long et le canal ostiolaire plus long, le prothorax plus large; par 
la corie des élytres entièrement ponctuée, tandis qu’elle est lisse en 
partie dans le brunneus (fig. 194), et le mésosternum est aussi plus 
rugueux dans cette dernière espèce, enfin la longueur est différente. 


(1883) 41" partie, 24. 


© 
SI 
= 


V. SIGNORET. (228) 


de AMNESTUS BRUNNEUS, NOV. SP. 
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXII), fig. 194. 


Mexique. — Long. 2 3/4 mill, larg. 4 1/2 mill. (De notre collection.) 


Brun noirâtre, avec une ponctuation large assez espacée, laissant des 
espaces lisses sur le prothorax, en Gessus du sillon transverse et sur le 
disque des élytres. 


Cette espèce ressemble beaucoup à la spinifrons, dont elle diffère par 
Ja taille moindre, par la ponctuation plus disséminée et plus large, par 
les élytres lisses sur le milieu et au sommet de la corie, par le rostre 
noins long, car il n’alteint pas les pattes postérieures, tandis qu'il les 
dépasse dans le spénéfrons ; le troisième article ici est à peine plus long 
que le second, et le quatrième presque égal de longueur avec le second. 

Tête avec le lobe médian dépassant à peine les latéraux et présentant 
tout autour des dents où épines : quatre sur le médian et cinq sur 
chacun des latéraux; le disque est très ponctué; de la plupart des points 
partent des poils sur la tête el le prothorax. Il est présumable que dans 
l’état frais chaque ponctuation donne naissance à un poil. Pattes avec six 
ou sept épines au côlé externe, l'angle du sommet très élargi, quatre sur 
le côté interne et au sommet, et quatre plus petites sur la face interne ; 
sur les fémurs antérieurs © une forte épine au milieu, et aux fémurs pos- 
iérieurs une épine au sommet. Abdomen finement pubescent. Mésoster- 
num avec la plaque male fortement impressionnée de larges points. Méta- 
sternum presque lisse, à peine sillonné, crénelé à la base, à là fausse 
suture. Canal ostiolaire s’élendant jusqu'aux trois quarts transverse, assez 
fort au milieu, très étroit à la base et au sommet. 


h. AMNESTUS CRIBRATUS SLA}, Bid. till, Rio-Jan. (1858), 14, 1. — 
Enum, (1876), 21, 8. 
Annales 4883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIL), fig. 495. 


Brésil, — Long. 2 8/4 mill., larg. 4 1/2 mill. (Coll. Mus. Slockh.) 


D'un brun foncé presque noir, avec les antennes, le rostre et les pattes 


(229) . Groupe des Cydnides. 371 


d’un‘brun ferrugineux, les élytres jaunes, avec le bord externe, la base 
et la ligne siñnueuse du sommet de la corie brunâtres, 

rête avec le lobe médian plus long que les latéraux et présentant au 
sommet quatre lobules où dents arrondis à l'extrémité, et sur les lobes 
latéraux cinq ou six épines ou dents obtuses, mais beaucoup plus petites 
qüe celles du lobe médian. Disque du vertex fortement ponctué. Yeux 
très gros, globuleux ; les ocelles sur ‘une ligne en dessous des yeux et 
plus près de ceux-ci que de la ligne médiane. Rostre n’alteignant pas 
tout à fait les pattes intermédiaires. Prothorax une fois et demie plus 
large que long, sinueux en avant, convexe en arrière, les côtés latéraux 
presque parallèles, très arrondis aux angles antérieurs el sinueux, con- 
caves au milieu; disque fortement impressionné de points enfoncés, 
quelquefois confluents, dans toute son étendue. Écusson triangulaire, 
équilatéral, très aigu à l’extrémilé; disque fortement ponctué. Élytres 
longues, fortement ponctuées en ligne le long de la suture clavienne ; 
disque lisse, imponctué. Membrane longue, dépassant de plus de moitié 
l'abdomen et blanchâtre. Abdomen brun, très ponctué, pubescent au 
milieu el au sommet des segments. MéSostérnum avec une ligne de points 
enfoncés ; base du métasternum sur la fausse suture ou post-métaslernum 
fortement crénelé, la plaque ostiolaire très longue, alteignant presque: le 
bord, très étroite, avec le canal médian et très long. 


Cette espèce est tiès voisine du {dutipennis Slàl, dont elle diffère par 
la ponclualion du prothorax qui est générale ici, tandis que dans le lauti- 
pennis le disque antérieur est lisse au milieu. — Elle se rapproche aussi 
du A. spinifrons, dont elle diffère par le même caractère de la ponctua- 
tion du prothorax, par la taille moindre, par la coloralion des élytres et 
par la plaque osliolaire en forme de croissant ici et toute droite dans 
lautipennis. 


5. AMNESTUS LAUTIPENNIS Slal, Bid. Lil, Rio-Jan, (1858), 14, 2. —Enum. 
(1876), 21, 4. (Nec lautipennis Berg, Hem. Conf, Arg. (1850), 15, 40.) 


Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIL), fig, 196. 


Rio-Janciro. — Long. 2 1/3 mill., larg. 4 1/3 mill. (Type, Coll. Stockh.) 


Brun roux, brillant, les pattes et le rosire jaunälres, les élytres d’un 
blanc jaunâtre, la membrane blanche, hyaline. 


972 V. SIGNORET. (230) 


Tête comme dans les précédentes. Prothorax plus long que dans cri- 
bratus, ponctué, avec le sillon transverse très prononcé et fortement 
ponctué; au-dessus du sillon un espace lisse sur le disque, le reste forte- 
ment ponctué sur les côtés et le long du bord antérieur; au contraire le 
bord postérieur est lisse. Écusson fortement et moins densément ponctué. 
Élytres longues, ainsi que la membrane, le disque médian, près du som- 
met, lisse. Abdomen ponctué, pubescent. Plaque mate et canal osliolaire 
comme dans les précédents, mais ce dernier presque droit et plus étroit ; 
le mésosternum peu sillonné et le métasternum crénelé à la base. 


6. AuNEsrTus PUSILLUS Uhl., Geol. et Geogr. Surv. (1876), 12. 
Annales 1883, pl. 10 (Gydnides, pl. XXIL), fig. 497. 


Texas, Cuba. — Long. 2 à 2 1/2 mill. (Coll. Uhl. et la nôtre.) 


Jaune, très ponctué sur sa surface, excepté sur le disque du sommet 
de la corie, la tête rugueuse, mais moins que dans les autres espèces. 


Têle arrondie, avec les dents ordinaires, mais plus longues, le lobe 
médian dépassant très peu les latéraux, ceux-ci n’offrant que quatre 
dents chacun. Prothorax très ponctué sur toute sa surface, le sillon trans- 
verse très prononcé, n’alteignant pas le bord, mais se prolongeant en 
dessous vers le bord postérieur. Écusson très ponctué. Élytres moins 
longues que dans les espèces précédentes et présentant la même ponctua- 
tion. Abdomen jaune, finement ponctué et pubescent. Tibias antérieurs 
très dilatés à l'extrémité, avec cinq épines au côté externe, deux ou trois 
au côté interne et trois sur la face interne. Canal ostiolaire atleignant 
le bord latéral du métasternum et de forme particulière, distinct de 
tous les autres, les plaques mates avec des impressions rares, le bord 
inférieur du mésosternum sans échancrure, celui du métapleure avec des 


sillons profonds. 

Gette espèce forme le passage entre les précédentes, dont elle se dis- 
tingue par la longueur du canal ostiolaire, et de la suivante dont la taille 
est encore moindre. 


(231) Groupe des Cydnides. 378 


7, AMNESTUS SUBFERRUGINEUS Hope, Cat. (1837), p. 5 et 19. — Stàl 
Enum., 5 (1876), 21, 2. — Berg, Hem. Arg., An. Soc, cient. 


(1883), 199, 49, 
Annales 1883, pl. 10 (Cydnides, pl. XXIT), fig. 198. 


Ile Saint-Vincent. — Long. 2 1/3 mill. (Coll. Hope, Tagl. Inst.; Oxford, 
coll. roy. de Leyde, type de M. Westwood.) 


Jaune brun, plus long que large, ponctué sur la portion basilaire du 
prothorax, avec une ligne de points le long du bord antérieur du pro- 
thorax, très ponctué sur l’écusson et les élytres. 


Ressemble et se rapproche beaucoup de pusillus Uhl. et de pusio Stàl, 
mais s’en distingue facilement par cette ligne de points en couronne qui 
existe le long du bord antérieur prothoracique, ces points plus visibles et 
plus gros que ceux qui sont au delà du sillon transverse. Le long du bord 
latéral, en avant de ce sillon, il y a aussi les mêmes points sur deux ran- 
gées près de l'angle antérieur et finissant par une seule près du milieu. 
L’écusson offre une rangée latérale, puis sur son disque treize ou quatorze 
points plus gros et assez espacés. Élytres comme dans les autres espèces, 
mais offrant le long du sommet de la corie une teinte brun rougeâtre qui 
se prolonge un peu sur le disque dans la partie lisse. Paties et abdomen 
comme dans pusio, le mésosternum plus long, très finement pubescent, 
le canal ostiolaire plus long, plus étroit, plus lobuleux au sommet et 
alteignant presque le bord latéral. 


8. Amnesrus rusio Stäl, Bid. till, Rio-Jan. (1858), 14, 3 — Enum. 
(1876), 21, 5. — Berg, Hem. Arg., An. Soc. cient. (1883) 
199, 12. 


Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXII), fig. 199. 


Brésil, — Long. 2 mill. faibles, larg. 4 mill. (Coll. Stockh.) — Brésil et 
Cuba (de notre collection), Saint-Domingue. 


Très petite, d’un jaune pâle, finement ponctuée, la ponctuation du pro- 


371, V. SIGNORET. — Groupe des Cydnides, (252) 


thorax plus rugueuse au bord postérieur et sur les côtés; un espace lisse 
sur les élytres près de la suture clavienne, après les deux séries de points 
de celte suture, 


Tête longue, le lobe médian large et plus long que les précédents, pré- 
sentant, comme les latéraux, les mêmes dents que dans les espèces pré- 
cédentes : quatre sur le médian et quatre sur chacun des latéraux. Pro- 
thorax densément ponelué, les bords latéraux presque foliacés, les angles 
supérieurs fortement arrondis, les angles basilaires presque aigus, avec 
une échancrure au-dessus, au niveau des sillons transverses. Écusson 
assez grand, triangulaire, densément ponctué. Élytres fortement ponc- 
tuées, surtout à la base ; membrane blanche, hyaline. Pattes antérieures 
fortement dilatées à l'extrémité des tibias, qui offrent six ou sept épines 
au côté externe, trois où quatre au côté interne et au sommet, trois. sur 
la face interne. Abdomen très finement ponctué et légèrement pubescent. 
Canal ostiolaire de même forme que les précédents et n’atteignant pas les 
bords latéraux. 


Gette espèce, remarquable par sa petilesse, se distingue des autres par 
sa couleur uniformément pâle. 


———————— — 


Synopsis du genre THONALMUS 


(Hycides) 


Par M. Jures BOURGEOIS. 


r 


(Séance du 27 Juin 1883.) 


Les espèces qui font l’objet de ce travail, après être resiées long- 
temps réunies aux Galopteron, en ont été délachées, il y a quelques 
années, par M. C.-0. Walterhouse, dans un mémoire publié dans les Tran- 
sactions de la Société enlomologique de Londres (4). À un faciès très 
caractéristique, les Thonalmus joignent une grande uniiormité dans la 
coloration. Tous, en effet, sont d’un beau rouge vermillon, avec la partie 
postérieure des élytres d’un bleu verdätre ou violet métallique, Leur 
distribution géographique mérite aussi l’attention. Exclusivement propres 
aux Grandes-Antilles, ils y sont remarquablement jocalisés, Ainsi, sur 
les neuf espèces dont se compose le genre, une seule paraît se rencon- 
trer à la fois dans deux de ces îles, à Cuba et à Saint-Domingue; parmi 
les huit autres, une habile exclusivement la Jamaïque, deux sont essen- 
tiellement dominicaines et cinq n’ont encore été trouvées qu'à Cuba, 


Linné a décrit l’une d’entre elles, sous le nom de Caxtharis bicolor, 
dans le 6° volume de ses Amænitates academicæ (1763), mais en lui assi- 
gnant, par erreur, l'Afrique comme patrie. Plus tard, Dalman en fit 
connaître une deuxième sous le nom de vmnélitaris. Les autres ont été 
publiées depuis, soit par Jacquelin Duval, dans ja partie entomologique 
de l’Histoire de l'île de Cuba, de Ramond de la Sagra (1856), soit par 
M. Chevrolat, dans les Annales de la Société entomologique de France 
(1870). Ce dernier auteur a, en outre, judicieusement élucidé la syno- 
nymie de celles déjà connues. 


- Le nom de Thonalmus, que j'adople, est le nom inédit sous lequel 
J q 


(1) Trans. ent. Soc., 1878, I, p. 98, gen. 9. 
Ann. Soc. ent. Fr, — Décembre 1883. 


276 J. BOURGEOIS, 


M. C.-0. Waterhouse a désigné cette coupe générique dans la collection 
du British Museum. 


Fhonalmus, gen. nov. 


Cantharis Lin. (1763). — Lampyris Lin. (1767). — Pyrochroa Fabr. 
(1775-1787). — Lycus Fabr. (1801), Oliv., Dalm. — Calopteron Cast., 
Jacq. Duval, Chevrolat. — Gharactus Dej., Cat, 3° éd. — C.-0. Waterh., 
Trans. ent. Soc., 1878, I, p. 98, gen. 9. 


Caput pronoto obteclum, breviter vel haud rostratum ; oculis promi- 
nentibus. 

Frons inter oculos prominula. 

Labrum sat magnum, lransversum, antice rotundatuim. 

Palpi maxillares articulo ultimo apice oblique curvatimque truncato, 
subsecuriformi. 

Antennæ elongalæ, graciles, compressæ, frontis prominulæ insertæ, 
basi contiguæ, arliculo À° crasso, pyriformi, 2° brevissimo, transverso, 
3° triangulariter elongato, sequentibus breviore. 

Pronotum lateraliter foliaceum et reflexum, undique marginatum, disco 
carina antica instructo posticeque longiludinaliter canaliculato. 

Prosternum breve. 

Spiracula thoracis haud prominentiu. 

Scutellum obtriangulare vel subquadratum. 

Elytra elongata, apicem versus paulum dilatata vel subparalella, in 
ulroque sexu similia, 3-costata, costa subinarginali ad humerum elevata, 
inlervallis punctato-rugosis, plerumque postice irregulariter reticulatis. 

Coxæ intermediæ distantes. 

Pedes elongati, graciles, tarsis validiusculis, articulis 1-2 obconicis, 
3-4 obcordatis, bilobalis, ultimo tenui, elongato. 

Unguli simplices. 

Abdomen foliaceum, in & segmentis ventralibus 8, ultimo triangula- 
riler elongalo, bivalvato, in $ septem, ultimo ogivali vel triangulari. 

Corpus rubrum, elytris poslice viridi-cæruleo vel violaceo-micantibus ; 
pedibus plus minusve infuscatis. 


Ce genre semble former le passage des Lycus aux Calopteron. 


Genre Thonalmus. 377 


Tableau des espèces. 


A. Tête prolongée en un museau presque aussi long que large et longi- 
tudinalement caréné sur la ligne médiane; bord postérieur du 
pronotum relevé verticalement, dans son milieu, sous forme de 
lame triangulaire ; élytres à côtes fortes et saillantes. 


4. T. miLiTARIS Dalm. in Schôünh., Syn. Insect., III, Append., 
p. 30 (sub Lycus). — Lycus bicolor Ÿ Oliv., Ent., IT, 
29, p. 9, pl. 4, fig. 9, a, b. — Calopteron denominatum 
Chevr,, Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 74. 


Les antennes présentent une structure différente suivant 
les sexes. Chez les &!, elles sont plus longues que le corps, 
le 4° article est très fortement renflé, le 4° légèrement 
échancré au milieu de son bord interne et les suivants un 
peu sinués avant l'extrémité, ce qui fait paraître leur angle 
apical saillant; chez les ®, elles sont de la longueur du 
corps ou à peine plus longues, leur 1° article est beaucoup 
moins renflé et les suivants ne présentent pas de sinuosilé 
à leur bord interne. 


Jamaïque. 


A°. Tête non prolongée sous forme de museau; bord postérieur du pro- 
notum plus ou moins largement rebordé, mais ne formant pas, 
dans son milieu, de lame triangulaire élevée; côtes des élytres 
tantôt bien marquées, tantôt obsolètes. 


B. Les deux côtes externes des élytres fortement relevées avant lex- 
trémité en une crête saillante, formant sur chacune d'elles une 
double boursouflure anté-apicale. 


2, T. pomiInicENsIs Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 73 (sub 
Calopteron). — Calopteron bicolor ? Gast., Hist. nat., T, 
p. 282. — Charactus blandus Dej., Gat., 3° éd., p. 112. 


Le plus souvent l’abdomen est complètement rouge et les 
paltes sont rouges avec les tarses noirs; quelquefois les 
genoux sont légèrement obscurcis. Un seul individu (Z), 
parmi ceux que je possède, fait exception à ce mode de 


978 J. BOURGEOIS, 


coloration : ses pattes sont noires avec la base des cuisses 
rouge, et son abdomen a le dernier segment entièrement 
noir et présente, en outre, l’arceau dorsal des deux pénul- 
tièmes segments bordés de noir postérieurement. — Ce n’est, 
gans doute, qu’une simple variété de coloration. 


Saint-Domingue. — Un exemplaire, provenant de la col- 
lection Mniszech, est étiqueté de la Guadeloupe ; mais cette 
indication me paraît très douteuse. 


B’, Ëlytres sans boursouflures anté-apicales, 


G. Élytres un peu élargies vers l'extrémité, leurs deux côtes externes 
très saillantes postérieurement, où elles sont, en outre, toules 
deux sensiblement arquées; la submarginale fortement relevée 
dans son tiers antérieur, la juxta-suturale épaissie à la base, 
surtout chez les ©, 


8. T. Bicocor L., AmϾn. acad., VI (1763), p, 395 (sub Can- 
tharis). — Id., Lampyris bicolor, Syst. Nat., 12° éd., 
1, 2, p. 646, — Pyrochroa bicolor Fabr., Syst. enlom., 
p. 203. — Id, Spec, Ins., I, p. 255. — Id., Mantissa 
Insect., I, p. 163. — Lycus bicolor Fabr., Syst. Eleuth., 
IT, p. 413. — Id., Ent. Syst., 1, 2, p. 108. — Coqueb., 
xl. Icon, Ins., IIL, 1804, p. 198, pl. 29, fig. — 
Calopteron bicolor Ghevr., Ann. Soc. ent. Fr,, 1870, 

p. 78. 
Saint-Domingue. — Getle espèce a été faussement consi- 

dérée comme africaine par les anciens auteurs. 


€”. Élytres subparallèles, avec la côle submarginale faiblement relevée 
à l'épaule. 


D. Les deux côtes externes des élytres se réunissent à l’extrémité, 
de manière à figurer une bouele arrondie, la submarginale 
très fortement arquée en dehors dans son tiers postérieur, la 
2e subrectiligne, 


h. T. suAvis J. Duv., Hist. Cuba, p. 80. — Calopteron suave 
Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 4870, p. 75, — Charactus 
elegans Dej., Cat., 3° éd., p. 142. 


Cuba. 


Genre T'honalmus. 979 


D’. Les deux côtes externes des élytres non réunies postérieurement, 


E. Côtes des élylres plus ou moins saillantes, mais toujours bien 
visibles ; corps assez allongé. 

F. Antennes prolongées, chez les &, à partir du 4° article jusqu’au 
10° inclusivement, en un pelit rameau grêle qui se détache 
de leur angle apical; celles des ® simplement serriformes ; 
côle submarginale des élytres sensiblement arquée en dehors 
dans son tiers postérieur, la 2° rectiligne. 

5. T. AMABILIS J. Duv., Hist. Guba, p. 82. — Calopteron ama- 
bile Chevr., Ann, Soc. ent. Fr., 1870, p. 75. 


Cuba. 


F°. Antennes simplement serriformes dans les deux sexes; les 
2 côtes externes des élytres parallèles entre elles, subrecli- 
lignes sur presque toute leur étendue et ne se recourbant 
vers l’angle sutural qu’à leur extrémité, 


G. Pailes noires, avec la base des cuisses rouge. 
6. T. DISTENGUENDUS J. Duv., Hist, Guba, p. 80. — Calopteron 
distinguendum Chevr., Ann. Soc, ent. Fr,, 1870, p. 77. 
Cuba. 


G’. Guisses et tibias en grande partie rouges ; tarses noirs. 


7. T. NIGRITARSIS Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 4870, p. 77 (sub 
Galopteron), — Calopteron bicolor + J. Duv., Hist. Cuba, 
p. 77. 


Cuba, — Je possède une © éliquetée de Port-au-Prince, 
ce qui semblerait confirmer que lespèce se trouve aussi 
à Saint-Domingue, ainsi que l’avait déjà avancé J, Duval, 


E”. Côtes des élytres obsolètes ; corps plus large. 
F. Cuisses rouges jusqu'aux genoux ; tibias et tarses noirs. 


8. T. AULICUS J. Duv., Hist. Cuba, p. 77, pl. 7, fig. 18. — 
Calopteron aulicum Chevr., Ann, Soc. ent. Fr., 4870, 
p. 76. 


Cuba, 


en) 


SJ 


J. BOURGEOIS. — Genre Thonalmus. 


F’,. Pattes noires, avec la base des cuisses rouge. 
9. T. ELEGANTULUS J. Duv., Hist. Cuba, p. 78. — Calopteron 
elegantulum Chevr., Ann. Soc. ent. Fr., 1870, p. 76. 


Probablement une simple variété de coloration de l’espèce 
précédente. 


Cuba. 


CATALOGUE DES ESPÈCES DU GENRE Thonalmus. 


LT UMILITARIS Dalme ee... TeMaIique 
bicolor + Oliv. 


denominatus Chevr. 


T. DOMINICENSIS Chevr. . ............. S'-Domingue, 
bicolor + Cast. 
blandus Dej., Cat. 
AD BICOLOPAL A UT MAT oh ee S'-Domingue. 


T. SUAVIS J. Duv...... PNA MEME dE Et Cuba. 
elegans Dej., Gal. 


TSAMABILIS II DVI AE RAR EL NCUbA 
T. DISTENGUENDUS J. Duv.....,...... Cuba. 
T. NIGRITARSIS Chevr............. .. Cuba, ?S'-Domingue. 


bicolor ? J. Dur. 
TMAULICUS JMD UV: AAA ana Cuba. 


T, ELEGANTULUS J. Duv.............. Cuba. 


ESSAI MONOGRAPHIQUE 


DE LA 


F'amille des GYERINID Æ. 


Par M. le Dr Maurice RÉGIMBART. 


3° PARTIE ({), 


(Séances des 26 Septembre et 12 Décembre 1883.) 


Orectochilini. 


Les insectes de cette tribu ont un faciès spécial qui les fait immédiate- 
ment distinguer des autres Gyrinidæ : leur forme est en général assez 
allongée, fortement convexe, et l'abdomen se termine en pointe, ce qui 
contraste assez avec la troncature large des élytres. 


Les yeux sont à peu près égaux en diamètre longitudinal et assez 
exactement superposés. Le labre varie beaucoup de forme : chez un grand 
nombre il est transversal, court, et paraît tronqué plus ou moins carré- 
ment; chez beaucoup d’autres il est plus ou moins allongé et arrondi en 
avant; le bord antérieur est garni de cils souvent fort longs. La suture 
de l’épistome est très nette dans toute son étendue et tracée par un 
sillon transversal ininterrompu. 

Le prothorax et les élytres ont les côtés (très rarement toute leur sur- 
face) plus ou moins largement ponctués et garnis d’un duvet grisâtre 
argenté, doré ou roux; celte portion ponctuée laisse un espace lisse dont 
la dimension et les formes varient à l'infini et dont la surface est tantôt 
plane, tantôt saillante ou en forme de côles. Lorsque celte région ponc- 
tuée-tomenteuse affecte la forme d’une bordure, elle est toujours plus 


oo 
(1) {re partie, Annales 1882, p. 379 ; 2° partie, Annales 1883, p. 119. 
Ann. Soc, ent, Fr, — Janvier 1884. 


982 MAURICE RÉGIMBART. (152) 


large en avant qu’en arrière sur le prothorax, et sur les élytres elle pré- 
sente son maximum de largeur au niveau de l'angle externe de la tronca- 
ture, alteignant généralement la suture dans un point plus ou moins 
voisin de son extrémité; elle se continue sur les joues chez la plupart 
des espèces. Le bord latéral de l’élytre st ‘aplali en gouttière étroite, 
tantôt concolore, tantôt testacée, et l’épipleure est pourvu en dedans 
d’une dent lamelleuse articulaire ; la troncature est ordinairement brusque 
et large, tantôt droite, tanlôt oblique, avec les angles très variables, 
aigus, droits ou obtus. Quand l’écusson existe, il est triangulaire et fort 
petit, au point d’avoir été souvent méconnu par certains auteurs qui on! 
ainsi décrit plusieurs Orectochilus sous le nom de Gyretes. 


Les hanches intermédiaires ‘offrent un développement plus grand que 
dans les tribus précédentes, el généralement «elles sont séparées com- 
plètement l’une de l’autre par le sommet bifide du mésosternum. Par 
exception à tous les autres Gyrinides, chez le plus grand nombre des 
Orectogyrus, elles sont conliguës dans une partie plus ou moins longue de 
leur bord interne ; leur grand axe est sensiblement parallèle à celui des 
hanches postérieures qui ne sont guère plus larges en dehors qu'en 
dedans, ‘ét dont la dépression ‘occupe une étendue plus grande que la 
portiôn plane. Le mélasternum présente la plus grande analogie avec 
celui des Gyrinini : il est fortement étranglé et filiforme entre les 
hanches, et se dilate triangülairement en dehors. L'épisterne métathora- 
cique est beaucoup moins développé que dans les deux autres tribus et 
ne limite la hanche postérieure que dans une très faible étendue-en 
dehors. 

La première suture ventrale est prèsque entièrement effacée et ne con- 
siste qu'en un très pelit trait transversal ‘situé vers le tiers interne du 
bord postérieur de la hänche. L’avant-dérnier segment abdominal pré- 
sente un sillon médian garni de cils, et'le ‘derniers egment, fendu äans 
ioute sa Jongueut, est gafni le fong des lèvres de la fente de tongs cils 
analogues. Celte fente favorise le mouvement des organes génitaux ‘dans 
Pextension. 

On ne connaît que peu de choses des mœurs des espèces exotiques qui 
doivent certainement vivre dans les eaux courantes des ruisseaux, des 
torrents et même des fleuves. C’est ainsi que M. Sallé el le D' Harmand 
ont pris, l'un des Gyretes dans les flaques d’eau des torrents au Véneztela, 
l’autre des Oreclochilus, en ‘compagnie des Porrhorhynclius, ‘dans les 
torrents des montagnes en Cochinchine, Maïs en revanche nous connaissons 


(153) Monographie des Gyrinidæ. 389 


bien maintenant les mœurs de notre unique espèce européenne, et pour 
ma part je prends plaisir à observer cet insecte tous les ans, dans l’Iton, 
à Évreux, où il est fort abondant, comme presque partout où il y a des 
eaux courantes : c’est le résultat de ces observalions que je vais résu- 
mer ici 


L'Orectochilus villosus recherche exclusivement les eaux courantes et 
se joue volontiers au milieu de l’eau battüe et vivement agitée derrière la 
roue des moulins. Il commence à apparaître vers avril ou mai et disparait 
cn septembre et octobre, suivant la température; je ne l’ai jamais ren- 
cortré l'hiver. 11 ne sort, à l’état normal, qu’à la nuil tombante, et si par 
hasard on le voit dans le jour, c’est qu’il a été effrayé ou dérangé, et 
alors il se hâte de se rapprocher des rives pour sortir de l’eau. Le jour 
il se tient à une hauteur qui varie de cinq à vingt centimètres au-dessus 
de l’eau, soit caché dans les mousses ou les interstices des murailles qui 
baignent dans l’eau, soit à découvert sur les murailles ou les pierres les 
plus lisses, mais dans les endroits ombragés, car il fuit le soleil, qui le 
. tue rapidement s'il ne peut se soustraire à ses rayons. Ce n’est que lors- 
qu’il fait très froid qu’il se tient submergé et toujours à une très faible 
profondeur. Comme je lai dit, il se met en aclivité aux approches de la 
nuit, et c’est alors qu’il est intéressant de suivre les sillons qu’il décrit à 
la surface de l’eau jusqu’au malin, avec une vilesse prodigieuse, supé- 
rieure à celle des Gyrinus. 11 remonte presque toujours le courant, sans 
s’écarter beaucoup des rives qu’il touche fréquerament ; il plonge rare- 
ment et remonte aussitôt à la surface. Ces évolutions vertigineuses ont 
pour but la recherche de la nourriture et aussi la reproduction. 


Lorsqu'un mâle à saisi une femelle, il se fixe sur son dos au moyen 
des larses antérieurs, de façon que le tiers postérieur de son Corps 
dépassé en arrière celui de la femelle; celle-ci aussilôt gagne la rive et 
sort un peu de l’eau, à un ou deux centimètres. Le mâle, repliant en des- 
sous son dernier segment abdominal parallèlement à l'axe de son corps, 
introduit son dard dans la poche copulatrice de la femelle, entre les lames 
de l’oviscapte qu’il écarte, tandis que ses deux valves restent en dehors. 
Au bout d’une quinzaine de secondes il se retire en arrière, au point que 
tout son corps dépasse celui de la femelle et ne lui adhère plus que par 
ses larses antérieurs; son abdomen est, dans ce mouvement, considérable- 
ment étiré et finit par se rétracter en entraînant avec lui un gros cylindre 
de substance spermatique. Alors, délail fort curieux et que je n’ai jamais 


384 MAURICE RÉGIMBART. (154) 


observé chez aucun insecte aquatique ou terrestre, il quitte la femelle et 
dévore avec avidité en quelques secondes toute celte masse spermatique 
qui mesure bien de trois à quatre millimètres de long sur un de large. 
Ensuite les deux insectes gardent le repos pendant plus ou moins long- 
temps, puis reprennent leurs ébats sur l’eau. 


Toutes ces phases de l’accouplement se passent en moins d’une minule, 
et ont toujours été les mêmes dans les douze cas que j’ai pu observer; l’un 
a eu lieu sous mes yeux, en liberté, au bord de la rivière, les autres en 
aquarium ou même dans un tube, peu de temps après la capture des 
insectes. Nous avons même, avec mon ami L. Bedel, dans un séjour qu'il 
a fait avec moi à Évreux, en août 1882, observé sur une feuille de papier 
blanc, dans mon cabinet, l’accouplement de deux Orectochilus pris 
quelques instants auparavant; seulement, comme c'était dans des condi- 
tions de sécheresse très grande, sous la lumière d’une lampe, le cylindre 
spermatique se desséchait rapidement à mesure que le mâle se retirait, 
et lorsque celui-ci a cherché à le dévorer, il était réduit à l’état d’un fil 
élastique et résistant. 

Je ne pense pas que l’accouplement ait jamais lieu dans l’eau même, le 
mâle ayant besoin d’un point d'appui solide pour le dernier temps de la 
copulalion. Il est probable que les œufs sont pondus dans l’eau, très près 
de la surface, sur les mousses et même sur les pierres et les murailles 
dont le pied baigne. Les insectes que j'ai gardés en aquarium n'ont 
jamais pondu, et sont morts au bout d’une semaine au plus, quoique ne 
refusant pas de manger les pelits insectes, tels que des Pucerons, que je 
leur jetais. Il faudrait en conclure que la durée de leur vie à l’état parfait 
est relativement très-brève, car des Gyrinus placés dans les mêmes con- 
ditions ont vécu un à deux mois, mais sans que je les visse jamais 


s’accoupler. 

La plupart des Orcctochilini doivent être nocturnes, ce qui explique- 
rait le petit nombre d’exemplaires qui représentent chaque espèce dans 
les collections, beaucoup même étant uniques; tandis que les Enhydrini 
et Gyrinini, tous diurnes, y sont beaucoup plus abondants. Les Orecto- 
gyrus, d'Afrique, à cause de leur coloralion métallique et variée, doivent 
au contraire êlre diurnes et vivent aussi dans les eaux courantes ou 
renouvelées : c’est dans ces conditions que M. Lelourneux a pris les 
O. glaucus et sericeus en Égyple, à Ouadi-Halfa, à la deuxième cataracte 


du Nil. 


(155) Monographie des Gyrinidæ. 389 


Cette troisième tribu est assurément la plus nombreuse en espèces, et 
chaque fois que des voyageurs pourront les chasser convenablement en 
Afrique, dans l'Amérique méridionale et la région Indo-Malaise, il n’y a 
aucun doute qu'ils rapporteront beaucoup d’espèces nouvelles. 


J'allais oublier un détail important dans le développement des Orecto- 
chilini : c'est que tous ces insectes sont brunâtres ou même jaunûâtres 
quand ils sont immatures, ce qui n’a point lieu pour les autres Gyrinides, 
qui ont leur coloration complète alors que leurs téguments sont encore 
tellement mous, qu’on ne peut les saisir sans les écraser, 


Dans les descriptions, pour la longueur du corps des insectes de cette 
tribu, je mesure depuis le labre jusqu’au sommet des élytres, laissant de 
côté le sommet de l’abdomen, qui peut être plus ou moins saillant, sui- 
vant la façon dont l’insecte a été desséché. En outre, je rappelle que, 
pour les dessins d’élytres, j'ai supposé ces organes très aplatis, afin de 
pouvoir représenter les détails des côtés, qui ne sont pas visibles si l’on 
regarde l’insecte perpendiculairement à la suture. 


Je divise les Orectochilini en trois genres : 


A. Écusson invisible. ..... es ei dite, NON 4 pi Gyretes. 
A a. Écusson visible. 


B. Hanches intermédiaires très sensiblement atténuées 
en dehors, ce qui leur donne une forme irian- 
gulaire; la partie externe au moins deux fois 
moins large que le bord interne; 5° article des 
tarses antérieurs moins d’une fois et demie aussi 
JORPÉQUENEN ARE EEE ANUS -.  Orectochilus. 


B b. Hanches intermédiaires à peine atténuées en de- 
hors, ayant une forme presque ovalaire; la 
partie externe pas même une fois et demie 
plus étroite que le bord interne ; 5° article 
des tarses antérieurs deux fois plus long que 
le 4° ou au moins une fois et demie plus 
IDD MERE I ER an CN OTECIOQURUS 


Aun. Soc. ent, Fr, — Mars 1884. 
(1883) 1'° partie, 25, 


386 MAURICE RÉGIMBART. (156) 


VIL Gyretes Brullé, 1834, Hist. nat. Ins., V, p. 244. 


Les Gyretes habitent exclusivement l'Amérique et sont surtout abon- 
dants dans les régions intertropicales. Ils ne dépassent pas, au nord, la 
Californie et le Texas, et, au sud, vont jusqu’à Montevideo. Le princi- 
pal caractère est que l’écusson est invisible ; pour le reste, ils sont entiè- 
rement semblables aux Orectochilus, dont ils partagent la variabilité, 
comme sculpture des élytres et comme forme. Les pattes antérieures 
varient considérablement suivant les espèces, mêmes les plus voisines. 
Chez les uns, le tarse est peu dilaté, ovale, allongé, et n’atteint même 
pas la largeur du tibia; chez d’autres, il est fort dilaté, largement ovale, 
à bord externe demi-circulaire, et peut atteindre presque une fois et demie 
la largeur du tibia. 

Quoiqu'il soit à peu près impossible de les séparer en groupes, j’ad- 
mettrai cependant quatre divisions, que je distinguerai ainsi : 


1° Taille d’au moins 7 mill. 
+ Pronotum et élytres sans liséré jaune. (Espèces 170 à 473.) 


tt Pronotum et élytres avec un liséré jaune ou ferrugineux. (Es- 
pèces 174 à 176.) 


9° Taille inférieure à 7 mill. 


+ Prothorax et élytres avec un liséré jaune ou ferrugineux. (Es- 
pèces 177 à 186.) - 
+ Prothorax et élytres sans liséré jaune. (Espèces 187 à 201.) 


4. Taille d'au moins 7 mill. 


+ Pronotum et élytres sans liséré jaune. 


170. GYRETES SUTURALIS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 97 et 97 «. 


Long. 9 4/2 mill. — Elongato-ovalis, vix antice atlenuatus, valde con- 


(457) Monographie des Gyrinidæ. 987 


veæus; supra nigro-æneus, ad latera paululum cupreus ; infra niger, 
abdomine ad apicem ferrugato, pedibus nigro-piceis. Labro sat producto, 
rotundato, punctato-tomentoso, antice longissime rufo-cilialo ; prothorace 
elytrisque dense punctato-tomentosis, illo disco, his plaga suturali ovata, 
lanceolata, postice acuta nec acuminata, lævibus et nitidis; elytris ad 
apicem late truncatis, truncatura concava, angulo externo longe spinoso, 
interno acuto, leviter producto.— &. Tibiarum anticarum angulo apicali 
externo obtuso et sat deleto, tarso ovato, tibia haudk latiore. 


Diffère du bidens par:la taille un peu plus grande, le labre plus avancé, 
la coloration plus cuivreuse et même un peu irisée sur les côtés des 
élytres, et surtout par l’espace sutural lisse qui sur chaque élytre n’oc- 
cupe pas tout à fait le tiers de la largeur : cet espace a une forme ovale- 
lancéolée, allongée et un peu plus étroite à la région sculellaire, et se 
termine régulièrement en pointe non acuminée vers les quatre cinquièmes 
de la longueur. 


Je n'ai vu qu’un seul &\ faisant partie de ma collection; son étiquette 
de localité est illisible, mais je pense qu’il est originaire, comme ses deux 
congénères, du Brésil ou des Guyanes. 


171. GYRETES BIDENS Oliv., 1792, Ent., LI, 41, p. 13, pl 4, — 
Aubé, Spec., p. 751. 


Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 98 et 98 «. 


Long. 8 mill. — Ovatus, sat elongatus, antice ac postice paululum atte- 
nuatus, ad humeros quasi inflatus, perconvexæus ; supru nigro-æneus, nili- 
dissimus ; infra niger, abdomuünis apice pedibusque posticis ferrugineis. 
Labro semi-circulari, punctato-tomentoso, antice longe rufo-ciliato; pro- 
thorace late utrinque punctato-lomentoso ; elytrorum margine tomentoso 
in medio parum lato, antice ad basin, ac postice triangulariter usque ad 
suturam dilatato ; spatio lævt elliptico, sed postice breviler acuminato ; 
elytris ad apicem late truncatis, angulo externo spinoso, interno leviter 
acuto, haud prominulo. — &, Tibiarum anticarum angulo apicali externo 
obtuso, deleto; larso ovali, tibia haud latiore. —$. Magis convexa, magis 
inflala. 


Forme extrêmement convexe, ventrue, surtout chez la femelle, atténuée 
aux deux bouts ; coloration d’un beau noir bronzé brillant en dessus, noir 
profond en dessous, avec le sommet de l'abdomen et les palles natatoires 


388 MAURICE RÉGIMBART. (158) 


ferrugineux. Labre à peu près demi-circulaire, ponctué et velu, muni au 
bord antérieur de longs cils fauves; pronotum lisse dans le tiers médian ; 
bordure tomenteuse des élytres peu large au milieu, mais se dilatant le 
long du bord basilaire en avant, et en arrière triangulairement sur la 
troncature, de façon à rejoindre la suture dans le dernier sixième de sa 
longueur ; l’ensemble de l’espace lisse forme une ellipse dont l'extrémité 
postérieure est brièvement, mais sensiblement acuminée, c’est-à-dire se 
rétrécit brusquement en pointe courte le long de la suture. La troncature 
est large, un peu concave, avec l'angle externe épineux et l’interne un 
peu aigu, mais non saillant. 


Cayenne; généralement répandu dans les collections. 


172. GYRETES sExUALIS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 99. 


Long. 7 1/2 à 8 mill. — Præcedenti forma et statura simillimus ; supra 
G' lævis, nitidissimus, nigro-æneus, ® subtilissime et fortiter reticulata, 
opaca, Sericeo-ænea ; infra niger, abdomine pedibusque ferrugineis. Ely- 
trorum spatio lævi minore, postice multo longius acuminato. — &. Tibiis 
anticis angulo apicali externo deleto, sed minus obtuso ; tarso paulo latius 
ovato. 


Cette espèce, qui a la plus grande analogie avec le bidens, en diffère 
par la structure de la femelle et par la bordure tomenteuse des élytres. 
Le mâle est très brillant au milieu et absolument lisse; la femelle au con- 
traire est couverte en dessus d’une réticulation très fine el bien imprimée 
qui la rend opaque ; la bande tomenteuse des élytres est plus large, se 
rapproche un peu plus du point scutellaire en avant, et se dilate plus 
largement et un peu moins brusquement en arrière; de plus l’angle 
externe apical du tibia g' est un peu moins obtus, quoique aussi émoussé, 
et le tarse est un peu plus largement dilaté. 


Cayenne; Amazone. Je n'ai vu qu’un G' (coll. Sharp) et deux & (Mus. 
de Paris, coll. Régimbart). 


478. GYRETES SERICEUS Laboulb., 1853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 48, pl. 4. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 400 et 400 a. 


Long, 8 1/2 à 9 mill, — Ovatus, haud elongatus, modice convexus ; 


(159) Monographie des Gyrinidæ. 389 


supra nitidulus, punctulatus, cinereo-tomentosus ; capite, prothorace in 
medio baseos spatio minuto triangulari, elytris linea angustissima sutu- 
ralé postice paulo ante medium suturæ rotundatim dilatata, lævibus et niti- 
dissimis ; infra nigro-brunneus, abdominis apice, epipleuris pedibusque 
ferrugineis. Labro punctato, valde transverso. Elytrorum truncatura fere 
recta, extus paululum concava, angulo extlerno subacuto, prominulo, sutu- 
rali recto, haud deleto. — &\ Tibiis anticis angulo apicali externo sub- 
obtuso, vix deleto; tarso tibia paulo angustiore. 


Ovale, non allongé, un peu atténué en arrière et médiocrement con- 
vexe; dessus du corps assez brillant, finement ponctué, couvert d’un 
duvet court et d’un gris verdâtre; la tête est lisse; le milieu de la base 
du pronotum présente un petit espace triangulaire lisse, qui se continue 
sur les élytres par une ligne suturale très étroite, dilatée en forme de 
spatule avant le milieu de la suture. Le dessous est d’un brun noir, avec 
le sommet de l’abdomen, les pattes et les épipleures ferrugineux. Le labre 
est très court, transversal et faiblement arrondi; la troncature des élytres 
est un peu oblique et concave seulement en dehors; l’angle externe est 
un peu aigu et saillant, le sutural droit et nullement émoussé. 


Bon nombre d'exemplaires sont défraichis et frottés, et par conséquent 
paraissent d’un noir uniforme; on voit alors distinctement que toute la 
parlie ponctuée est en même temps réticulée avec une extrême finesse. 


Venezuela, principalement à Caracas ; commun. 


++ Pronotum et élytres avec un liséré ferrugineux ou jaune. 


174. GYRETES MELANARIUS Aubé, 1838, Spec., p. 748. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl V), fig. 101 et 101 a. 


Long. 8 4/2 à 10 mill. — Ovatus, latus, postice attenuatus, modice con- 
veus ; supra, capite exceplo, dense et tlenuissime reticulatus, nitidus, 
niger, aliquoties ænescens, obscure el angustissime ferrugineo-limbatus ; 
énfra piceus ; abdomine, epipleuris pedibusque ferrugineis. Labro punc- 
tato, antice lævi, transverso; prothorace elytrisque & latissime, $ minus 
late utrinque punctalo-lomentosis, hac regione tomentosa suturam ante 
apicem attingente ; truncatura paululum conveæa et obliqua, angul 


390 MAURICE RÉGIMBART. (160) 


exlerno obtusiusculo, nec prominulo, nec deleto, suturali recto.—d\, Tibiis 
anticis angulo apicali exlerno deleto; tarso valde dilatato, tibia paulo 


latiore. 


Largement ovale et médiocrement convexe, surlout chez le mâle ; dessus 
densément et très finement réticulé et brillant, d’un beau noir, parfois 
bronzé, surtout chez la femelle, avec un liséré ferrugineux étroit et peu 
apparent; la tête est lisse et ne présente de trace de réticulatlon qu’autour 
des yeux. Le labre est transversal, ponctué dans sa plus grande partie, 
lisse au milieu et en avant. La bordure tomenteuse du pronotum, à peu 
près semblable dans les deux sexes, n’occupe guère de chaque côté qu’un 
quart de la largeur; celle des élytres est beaucoup plus large chez le 
mâle ; il en résulte que dans ce sexe la région lisse présente un aspect 
triangulaire ou cunéiforme, à côtés à peu près rectilignes, se terminant 
en pointe vers les cinq sixièmes de la suture. Chez la femelle la région 
lisse est ovale, à côtés curvilignes, et se termine moins en pointe vers 
les sept huitièmes de la suture; troncature un peu oblique et légèrement 
convexe, l’angle externe un peu obtus, mais non émoussé, le sutural 
droit. Pattes antérieures du mâle très robustes, tarses largement dilatés. 


Brésil. (Coll. Sharp, Wehncke, Sédillot, Oberthür, Régimbart; Mus. de 
Bruxelles, etc.) 


175. GYRETES DORSALIS Brullé, 1837, Voy. d’Orb., Col., p. 52. — 
Aubé, Sp., p. 749. 


Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 102. 


Long. 7 1/2 à 8 1/2 mill. — Ovatus, sat elongatus, antice ac postice 
attenuatus, leviter rhomboideus, valde convexus ; supra nitidissimus, 
lævis, niger, sæpe brunneus (immaturus), anguste flavo-limbatus ; infra 
ferrugineus, pectoris laleribus nigricantibus. Labro punctato; pronoto in 
medio lævi; elytris plaga lata breviter lanceolata, a basi usque ultra 
medium ornatis, ad apicem concaviler ct paululum oblique truncatis, 
angulis acutis, prominulis (externo præcipue). —d. Tibiis anticis angulo 
apicali externo leviter deleto; tarso modice dilatato. 


Corps très convexe, de forme ovale et assez allongée, assez brusque- 
ment rétrécie aux deux bouts, et par conséquent un peu rhomboïdal. La 
coloration chez les individus bien développés est d’un noir très brillant 


(161) Monographie des Gyrinidæ. 994 


sur les parties lisses, plus ou moins brunâlre chez ceux qui sont imma- 
tures. La portion lisse du pronotum occupe un peu plus du tiers médian; 
celle des élytres est largement ovale, lancéolée, se rétrécit un peu à la 
base et se termine un peu après le milieu de la suture; le duvet de la 
partie ponctuée est d’un gris de souris; la troncature est un peu oblique 
et concave, et les deux angles sont aigus et saillants ; chez la femelle 
l’angle sutural est aussi avancé que l’externe. 


Brésil. (Coll. Oberthür, Wehncke, Sédillot, Régimbart ; Mus. de Paris.) 


176. GYRETES SHARPI Régimb., n. sp. 


Long. 7 mill. — Præcedenti fere omnino similis; paulo minor, paulo 
minus convexus, prothoracis elytrorumque regione lævi minus extensa. 


Cette espèce ne diffère de la précédente que par les points suivants : 
sa taille est plus petite, sa forme un peu moins convexe; la portion lisse 
du pronolum n’occupe guère que le tiers médian; celle des élytres est 
infiniment plus étroite, oblongue, et se termine en s’arrondissant un 
peu avant le milieu de la suture. 


Brésil : Santa-Cruz; un seul 4 (Coll. Sharp.) 


2. Taille inférieure à 7 mul. 


+ Prothorax et élytres avec un l'iséré jaune ou ferrugineux. 


177. GYRETES VULNERATUS Aubé, 1838, Spec., p. 7/42. 
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 103. 


Long. 5 1/2 à 6 mill. — Ovatus, vix elongatus, postice attenuatus, con- 
vexus, supra G'lævis, iridescens, nitidissimus, © subtilissime reticulata 
et opaca, niger, vel fusco-niger, sat anguste luteo-marginatus, infra rufo- 
ferrugineus. Labro rufo-ferrugineo, in medio antice lævi, utrinque et pos- 
tice fortiler punclato; pronolo late ad latera punclato-tomentoso ; elytris 
ad latera sat anguste tomentosis, hoc margine tomentoso vix postice latiore 
et in medio truncaturæ desinente ÿtruncatura  parum obliqua, © fortiter 
obliqua, angulo externo prominulo subacuto, suturali & recto, $ subacuto, 
prominulo et extus leviter curvalo.— d', Tibiis anticis robustis, angulo api- 


392 MAURICE REGIMBART. (162) 


cali externo fere recto, minime delelo; tarso valde dilatato, tibia latiore. 
— 9. In medio elytrorum utrinque duabus costulis antice et postice valde 
abbreviatis et foveam inter se includentibus, corpore postice magis angusto 
el compresso. 


Ovale, peu allongé, convexe, surtout chez la femelle qui est en même 
temps plus atténuée en arrière et plus comprimée. Chez le mâle le dessus 
du corps est entièrement lisse, très brillant, noir ou brun bronzé, à 
reflets irisés, la troncature est presque droite, avec l’angle apical externe 
subaigu et saillant ; le sutural droit; le tibia antérieur robuste, à angle 
apical externe presque droit et bien senti, à tarse très dilaté, un peu plus 
large que le tibia. Ghez la femelle le dessus du corps est finement et den- 
sément réticulé, opaque; les élytres présentent vers le milieu de leur 
longueur et un peu en dehors deux côtes assez saillantes, abrégées en 
avant et en arrière, et limitant entre elles une sorte de fovéole oblongue 
et peu profonde; la troncature est assez fortement oblique, avec l’angle 
apical externe subaïgu et un peu moins saillant, le sutural plus saillant, 
un peu émoussé et déjeté en dehors, ce qui rend les élytres déhiscentes 
au sommet. Dans les deux sexes le labre, le dessous du corps et les 
pattes sont roux ferrugineux, le dessus bordé de jaune; la bande tomen- 
teuse est large, celle des élytres assez étroite, à peine plus large en 
arrière, où elle vient atteindre le milieu de la troncalure. 

Haïti. 

178. GYRETES CUBENSIS Régimb., n. sp. 


Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 104. 


Long. 5 mil. — ©. Præcedenti simillimus : minor, paulo magis elon- 
gatus, convexior ; supra nitidissimus, omnino lævis; labro nigro, æqua- 
liter punctato; prothoracis et elytrorum limbo ferrugineo angustiore ; 
margine tomentoso quoque angustiore, postice arcuatim dilatato et sutu- 
ram ante apicem allingente; angulo suturali magis acuto et prominulo.— 
d, Ignotus. 


Très voisin, mais très nettement distinct du vu/neratus par sa taille 
plus petite et le dessus du corps entièrement lisse et brillant ; de plus la 
forme est encore plus convexe et un peu plus allongée; le labre est noir 
et entièrement ponctué, le liséré jaune du pronotum et des élytres plus 
étroit et plus ferrugineux; la bordure tomenteuse également plus étroite, 


(163) Monographie des Gyrinidæ. 393 


surtout à la base des élytres, se dilate brusquement vers les trois quarts 
postérieurs pour venir atteindre par un bord interne convexe la suture 
près de son extrémité; l’angle sutural des élytres est plus aigu et plus 
saillant. 


Je n’ai vu qu’une seule femelle, de Cuba, appartenant à M. Wehncke. 


179. GYRETES GLABRATUS Régimb., 4881, Not. Leyd. Mus., vol. IV, 
p. 70. 


Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 105 et 105 4. 


Long. 5 1/2 à 6 mill. — G. cincto Germ. sémillimus : ovatus convexus, 
postice attenuatus ; supra nitidissimus, nigro-cæruleus, plus minor iri- 
color, anguste luteo-marginatus, subtus nigro-piceus, pectore medio, abdo- 
minis apice pedibusque rufis, epipleuris flavis. Prothorace ad latera 
anguste punctato-tomentoso, elytris ad apicem paulo oblique truncatis 
(8 magis oblique), angulis rectis, haud deletis ; elytris angustissime ulrin- 
que a medio et secundum truncaturam punctato-tomentosis. — &. Tibiis 
anticis angulo apicali externo obtuso, vix deleto; tarso dilatato, sat 
breviter ovato. 


@ var. Elytris subopacis, dense et tenuissime reticulatis. 


Cette espèce, très voisine du cenctus, en diffère par les caractères sui- 
vants : bordure tomenteuse du prothorax un peu plus étroite, celle des 
élytres à peine perceptible avant le milieu et consistant en un très fin 
liséré qui se dilate très peu en arrière en suivant le contour du bord 
externe et de la troncature, pour alteindre la suture à peine avant son 
extrémité ; troncature plus oblique, surtout chez la femelle. — & Tibia 
antérieur à angle externe apical obtus et à peine émoussé, tandis qu’il 
est très arrondi chez le cénctus; tarse également dilaté et brièvement 
ovale. Y 


© var. Élytres subopaques, couvertes d’une réticulation serrée et très 
fine, dont les mailles sont parfailement arrondies. 


Brésil. (Mus. de Leyde, de Bruxelles; coll. Sédillot, Wehncke, Régim- 
bart.) 


99/ MAURICE RÉGIMBART. (164) 


180. GYRETES CINCTUS Germ., 182/, Ins. Spc. nov., p. 88 — 
Aubé, Spec., p. 745. 


Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 106 et 406 a. 


Long. 5 à 6 1/2 mill. — Ovalis, vix elongatus, postice plus minus atte- 
nualus, conveœus; Supra nilidissimus, nigro cæruleus, tridescens, luteo- 
mar ginatus ; infra nigro-piceus, pectore medio, abdominis apice pedibusque 
rufis. Labro antice sat rotundalo, fortiler punctato, nigricante ; capite 
lævi, utrinque punclis non nullis notato ; prothorace ad latera sat anguste 
punctato-lomentoso; elytris margine tomentoso in medio angustissimo, : 
vix visibili, ad humeros leviter et breviter dilatato, post medium plus 
minus triangulariter dilatato et suturam paulo ante apicem altingente ; 
truncalura fere recta, angulis haud deletis, externo subobtuso, suturali 
recto. — &. Tibiis anticis angulo apicali exlerno rotundato et deleto ; 
tarso ovalo, libia haud latiore. 


£ var. Elytris postice utlrinque intra marginem tomentosum persubti- 
lissime reticulatis el subopacis. 


Espèce très variable de taille, ovale, à peine allongée, convexe, plus ou 
moins atténuée en arrière, et souvent sensiblement rhomboïdal, d’un 
beau noir élincelant et très irisé en dessus, avec un fin liséré jaune, d’un 
noir de poix en dessous, avec le milieu de la poitrine, les derniers seg- 
ments abdominaux et les pattes roux. Labre un peu plus court que large, 
arrondi en avant, mais non demi-circulaire, fortement ponctué; têle mar- 
quée de chaque côté en avant de quelques points peu rapprochés et épars; 
bordure tomenteuse du pronotum étroite, à peine plus large en avant; 
celle des élytres réduite à une simple rangée de points pilifères dans la 
moitié antérieure où elle se dilate brièvement à l’angle huméral, dilatée 
triangulairement et plus ou moins largement dans la deuxième moitié 
pour venir toucher-la suture très près de son extrémité, le bord interne 
de cette dilatation triangulaire, étant tantôt rectiligne, tantôt un peu con- 
vexe et flexueux; troncature presque droite avec les angles non émoussés, 
l’externe presque droit ou subobtus, le sutural droit. 


Chez le mâle le Libia a l’angle apical externe arrondi et émoussé, et le 
tarse ovale est de même largeur. La plupart des femelles sont entièrement 
lisses comme les mâles: mais chez quelques-unes on remarque dans la 


(165) Monographie des Gyrinidæ. 995 


seconde moitié des élytres, en dedans de la bordure tomenteuse, une 
bande longitudinale subopaque formée d’une réticulation excessivement 


subtile. 
Brésil. 
181. GYRETES BOLIVARI Régimb., n. sp. 


Long. 5 mill. — Ovatus, elongatulus, convexus ; supra nigro-castaneus, 
nitidissimus, luteo-marginatus; infra piceo-ferrugineus, pectore medio, 
abdomine pedibusque rufescentibus. Capite lævi, ad latera haud punctato ; 
labro antice rotundato, punctalo ; prothoracis elytrorumque mar gine tomen- 
toso sat angusto, in his postice leviter latiore, et suluram vix ante apicem 
attingente ; truncatura rectla, extus paululum sinuata, angulis rectis. — 
d. Tibiis anticis angulo apicali externo obtuso, delelo; tarso ovato, tibia 
vir angustiore. É 


Bien distinct du cinctus par sa forme un peu plus allongée et moins 
élargie aux épaules, par sa couleur plus brunâtre et moins chatoyante, 
par la troncature des élytres plus sensiblement sinueuse en dehors, ce 
qui rend les angles externes plus nets, par leur bordure tomenteuse très 
visible dans la moitié antérieure, mais assez étroite, se dilatant faiblement 
et insensiblement en arrière, pour atteindre la suture très près du som- 
met. De plus la tête est entièrement lisse et nullement ponctuée sur les 
côtés, et le tarse antérieur chez le mâle est moins dilaté et même un peu 
plus étroit que le tibia. 

Amérique méridionale : Ecuador. (Mus. de Madrid;. coll. Régimbart.) 

Je dédie cette espèce à M. I. Bolivar. 


182. GYRETES PYGMÆUS Régimb., 1881, Not. Leyd. Mus, vol. IV, p. 70. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 407. 


Long. 4 1/4 mill. — Ovalis, valde convexus; supra nitidissimus, cæruleo- 
niger, tenuissime luteo-marginatus ; infra nigro-piceus, pectore medio, 
abdomine pedibusque anticis rufis, intermediis et posticis epipleurisque 
flavo-testaceis. Prothorace latius antice quam postice ad latera punctato- 
tomentoso; elytris fere recte truncalis, angulis rectis, haud deletis, anguste 
ad latera, vix latius postice ct usque ad angulum suturalem punctato- 
tomentosis. 


396 MAURICE RÉGIMBART. (166) 


Ovale, très convexe: dessus d’un noir très brillant à reflets bleuâtres, 
avec une bande jaune excessivement fine au prothorax et aux élytres; 
dessous d’un noir de poix, avec le milieu de la poitrine, l’abdomen et les 
pattes antérieures roussâtres, les nageoires et les épipleures d’un jaune 
vif. Bordure tomenteuse du pronotum assez large en avant, plus étroite 
en arrière, celle des élytres très étroite, s’élargissant à peine vers l’angle 
externe de la troncature, pour venir se terminer à l’angle sutural; tron- 
cature à peu près droite, avec les angles non émoussés et non saillants. 


Brésil, 3 femelles. (Mus. de Leyde ; coll. Wehncke.) 


183. GYRETES OBLONGUS Régimb., n, sp. 


Long. 4 4/5 mill. — Ovalis, oblongus, ab humeris postice attenuatus, 
conveæus et leviter compressus ; supra nilidissimus, niger, valde irides- 
cens, ad latera tenuiter luteo-limbatus, infra nigro-piceus, abdomine fer- 
rugato, pedibus rufis. Elytrorum margine punctato-tomentoso angusto, 
secundum truncaturam latiore, suturam vix ante apicem attingente; trun- 
catura recta, angulo externo obtuso leviter deleto. — &. Tibüs anticis 
angulo apicali externo subacuto, arguto ; tarso brevi, late ovato. 


Gelte espèce est encore voisine du pygmaæus, mais bien facile à distin- 
guer par sa forme allongée et un peu comprimée, régulièrement et légère- 
ment atténuée en arrière depuis les épaules, où se trouve la plus grande 
largeur du corps, le contour des élytres étant à peine arqué. La couleur 
est d’un beau noir brillant très irisé, avec une fine bordure jaune: la 
marge tomenteuse des élytres est étroite, mais s’élargit notablement le 
long de la troncature et vient toucher la suture un peu avant le sommet ; 
la troncature est droite, avec l’angle externe oblus et un peu émoussé. 
Chez le mâle le tibia a l’angle apical externe un peu aigu et très senti, 
le tarse est largement ovale. 


Un seul mâle, appartenant au Muséum de Paris, et étiqueté : Mato- 
Grosso. 


184. GYRETES TUMIDUS Régimb., n. sp. 


Long. 4 3/4 mill. —G. pygmeo valde affinis : convexior, brevior, latior ; 
supra nitidissimus , valde iridescens ; elytris magis oblique truncatis, 
angulo externo obtuso, häud delelo, marginibus tomentosis similibus. 


(167) Monographie des Gyrinidæ. 397 


Diffère du pygmæus, dont il est très voisin, par sa taille plus grande, 
sa forme beaucoup plus convexe, plus courte et plus ventrue, sa colora- 
tion très irisée, principalement sur les élytres dont la troncature est 
oblique, ce qui rend l'angle externe très obtus, sans être émoussé. 


Je n’ai vu qu’une seule femelle, appartenant au Muséum de Paris, et 
portant comme indication de localité : de Goyaz à Cuyaba. 


185. GYRETES NITIDULUS Laboulb., 1853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 53, pl, 4. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 108. 


Long. 5 à 5 1/2 mill. — Elongato-ovatus, valde convexus ; supra niti- 
dus, nigro-æneus, angustissime rufo marginatus ; infra brunneo-ferru- 
gineus, pectore medio abdomineque plus minus rufescentibus, epipleuris, 
pedibus et labro rufo-ferrugatis. Prothorace ad latera sat late (paulo 
latius antice) punctato-tomentoso ; elytris lævibus, vix oblique truncatis, 
angulo externo subacuto, prominulo, suturali recto, margine tomentoso 
trregulari, a basi usque ad medium angustissimo, ad medium subito 
valde dilatato et antice appendiculato, ante apicem latissime dilatato, nec 
suturam, nec angulum internum attingente. — d, Tibiis anticis validis, 
brevibus, latis, angulo apicali externo valde obtuso, rotundato et deleto ; 
tarso dilatato, ad apicem attenuato, tibia haud angustiore et vix breviore. 


Ovale, allongé, très convexe ; dessus d’un noir bronzé brillant, avec un 
fin liséré roussâtre ; dessous d’un brun ferrugineux, un peu plus clair sur 
le milieu de la poitrine et sur l'abdomen; pattes, antennes et labre d’un 
roux ferrugineux; bordure tomenteuse du prolhorax assez large, surtout 
en avant; élytres lisses, à troncature à peine oblique, l’angle externe 
presque aigu, bien saillant, le sutural droit, leur bordure tomenteuse 
irrégulière, très étroite dans Ja première moitié, s’élargissant une pre- 
mière fois brusquement au milieu, en envoyant en avant un petit prolon- 
gement, une deuxième foïs un peu moins brusquement el un peu oblique- 
ment vers les trois quarts postérieurs, pour se diriger ensuite parallèle- 
ment à la suture sur la troncature, le long de laquelle elle s’échancre 
légèrement, surtout chez le mâle. Tibia antérieur du mâle très robuste, 
large, court, avec l’angle externe très obtus, très arrondi el tout à fait 
effacé ; tarse bien dilaté, ovale, alténué au sommet, aussi large et à peine 
plus court que le tibia. 


398 MAURICE RÉGIMBART. (168) 


Deux exemplaires de l’Amazone : Muséum de Paris, G'; de Bruxelles, ©, 
qui est le type de l’ancienne collection Chevrolat. 


186. GYRETES PARVULUS Laboulb., 1853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 58. 


« Corps très brillant, d’un noir bronzé, bordé de jaune, avec une bor- 
dure ponctuée duveteuse assez large, régulière, atteignant largement en 
arrière la suture élytrale. Troncature des élytres à peu près droite; angle 
postéro-externe droit, un peu ouvert. Labre noir; antennes noires, à base 
testacée, ainsi que les pattes; dessous brunâtre. g. 


« De la coloration des vulneratus et cinctus, et de la taille du Levs. 
« Cayenne. » 


Je n’ai vu aucun exemplaire de ce Gyretes. 
++ Prothorax et élytres sans liséré jaune. 


187. GYRETES LEVIS Brullé, 14836, Voy. d'Orb., Gol., p. 52. — 
Aubé, Spec., p. 757. 


Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 445. 


Long. 4 4/4 mill. — Ovatus, vix elongalus, convexus, supra lævis, nitr- 
dissimus, nigro- vel brunneo-æneus, infra rufo-ferrugineus, abdominis 
apicis pedibusque pallidioribus. Labro ferrugineo; prothorace ad latera 
punctato-tomentoso ; elytris ad apicem paulo oblique et leviter rotundatim 
truncatis, angulo externo obluso, haud deleto, suturali recto, margine 
tomentoso angusto, paullo ante apicem dilatato et angulum suturalem 
attingente. — &. Tibiis anticis latis, angulo apicali externo obtuso et 
deleto, tarso late dilatato. 


Ovale, à peine allongé, convexe; dessus du corps très brillant, d’un 
noir plus-ou moins bronzé, parfois brunâtre; dessous d’un roux ferrugi- 
neux, plus clair sur les paltes et au sommet de l’abdomen. Labre ferru- 
gineux ; bordure tomenteuse du pronotum médiocrement large, plus 
“étroite en arrière; élytres à troncature un peu oblique et légèrement 
arrondie au milieu, l'angle externe obtus et très net, l’interne droit et 
également non émoussé ; leur bordure tomenteuse étroile se dilate brus- 


(169) Monographie des Gyrinide. 399 


quement vers les trois quarts de la longueur, pour venir par un bord 
interne convexe se terminer à l’angle sutural. Chez le mâle les tibias sont 
robustes avec l’angle apical externe obtus et émoussé; le tarse est ovale, 
large et assez court. 


Brésil. (Mus. de Bruxelles; coll. Régimbart.) 


188. GYRETES GUATEMALENSIS Régimb., n. sp. 


+ levis Sharp, 1882, Biol. Centr.-Amer., Col., vol. I, p. 54. 


Long. 4 4/2 mil — Præcedenti simillimus : paulo magis elongatus et 
postice attenuatus ; elytrorum margine tomentoso ad humero, angustiore, 
deinde usque ad angulum suluralem dilatato et post medium subangula- 
tim convexo; pygidio flavo. — &. Tibis anticis sat crassis, angulo api- 
cali externo fere recto, vix deleto ; tarso paulo minus dilatato, magis 
oblongo. 


Cet insecte me paraît une espèce distincte du levis Br. : il est un peu 
plus allongé et plus atténué en arrière et d’une couleur plus noire; la 
bordure tomenteuse des élytres, au lieu d’être parallèle dans les deux 
premiers tiers, comme chez le levis, se dilate au contraire régulièrement 
depuis les épaules où elle est très étroite, puis vers les trois quarts la 
dilatation augmente en restant moins brusque et plus oblique, et le bord 
interne, plus anguleusement convexe, vient toucher la suture à l’angle 
apical interne; la troncature est un peu plus oblique et plus convexe ; le 
pygidium est fauve, tandis qu’il est noir chez le levis; le tibia antérieur 
du mâle a l’angle apical externe presque droit et à peine émoussé ; enfin 
le tarse est moins court, oblong et un peu moins dilaté à la base. 


Guatemala : Paso-Antonio. (Goll. Sharp.) Je n’ai vu qu’un seul exem- 
plaire 


189. GYRETES SINUATUS Lec., 1851, Ann. Lyc., V, p. 210. 


Long. 5 à 5 1/2 mill — Ovalis, elongalus, valde convexus; supra niti- 
dissimus, niger, vel nigro-brunneus, leviler ænescens ; infra ferrugineus, 
pectore abdominisque basi nigricantibus. Labro ferrugineo ; capite protho- 
raceque in utroque seæu subtilissème reliculatis, elytris læribus; protho- 
racis margine tomentoso sat lalo, elylrorum angusto, ad angulum exlernum 


00 MAURICE RÉGIMBART. (170) 


leviter dilatato et suturam ad apicem attingente ; truncatura oblique, con- 
vexa, extus leviter sinuata, angulo externo obtuso, haud deleto, interno 
recto. & tibiis anticis angulo externo fere recto, haud deleto; tarso 
ovato, ad apicem attenuato. — ©. Elytrorum margine tomentoso latiore 
et postice magis dilatato. 


Espèce de forme allongée ct d’un ovale bien régulier, très convexe et 
même comprimée latéralement, d’un beau noir bronzé en dessus, quelque- 
fois un peu brunâtre, la tête et le pronotum très finement et à peine visi- 
blement réticulés, les élytres lisses; bordure tomenteuse du pronotum 
assez large en avant, celle des élytres étroite, se dilatant peu en arrière, 
et venant se terminer à l'angle sutural, en touchant à peine la suture. 


Cette description se rapporte aux trois mâles que j'ai vus, et dont l’un 
est un type du D’ Le Conte. Chez la seule femelle que j'ai sous les yeux 
et que je ne puis rapporter qu'à cette espèce, la bordure tomenteuse est 
plus large, plus brusquement dilatée aux trois quarts postérieurs et vient 
toucher l’angle sutural par un bord interne plus convexe et plus oblique; 
la troncature est oblique, plus ou moins convexe au milieu, faiblement 
sinuée en arrière de l’angle externe qui est obtus, tandis que l’interne 
est droit, tous les deux non émoussés. 


Californie; Texas. (Coll. Le Conte, Sédillot, Wehncke, Régimbart.) 


Ici viendrait se placer le G. compressus Lec. (New Spec. North Am. 
Col. [Smiths. Inst.], p. 23), dont je n’ai vu aucun exemplaire. Le D’ John 
Le Conte m'écrivait qu’il considérait cette espèce comme ne devant pro- 
bablement pas être maintenue, car le seul exemplaire qu’il a vu lui paraît 
être un individu assez mal développé du sinuatus. Voici du reste ce qu'il 
en dit, comparativement au sinuatus (Proceed. Acad. Nat, Sc. Philad., 
1868, p. 373) : 


« Still more elongate, and more convex, and more narrowed in front 
than behind, dark bronzed, shining ; sides of prothorax and elytra den- 
sely punctured and pubescent, punctures not quite reaching, the suture ; 
tip broadly and obliquely truncate and very feebly sinuate, outer angle 
obtuse, distinct, slightiy prominent, inflexed margins black ; body beneath 
dark brownish red, feet and tip of abdomen paler.— Long. 6 3/4 mill. 


« One specimen collected at Quincy, Illinois, by M. Willcox. » 


(171) Monographie des Gyrinidæ. 01 


190. GYRETES SALLEI Laboulb., 14853, Ann. Soc. ent. Fr., p. 51. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 109. 


Long. b mill. — Ovatus, ad humeros dilatatus, antice ac postice atte- 
nuatus, valde convexus, supra nilidus, niger, elytris ad latera et apicem 
angustissime et obscure ferrugineo marginatis ; infra nigro ferrugineus, 
pectore medio abdominisque apice rufescentibus, epipleuris pedibusque 
rufis. Prothorace ad latera sat late (vix latius antice) punctato-tomentoso; 
elytris vix oblique truncatis, angulo externo recto, vix prominulo, sutu- 
rali recto, margine tomentoso a basi usque ad angulum suturalem sat 
regulariter dilatato, ante apicem intus angulatim producto. — &'. Ignotus. 
— Q. Tibiæ angulo apicali externo recto, haud deleto. 


Ovale, à peine allongé, ayant son maximum de dilatation vers les 
épaules, atténué aux deux bouts et très convexe; dessus brillant, d’un 
noir profond avec un fin liséré d’un ferrugineux obscur au bord et à la 
troncature des élytres; dessous d’un noir ferrugineux, avec le milieu du 
sternum et les derniers segments abdominaux roussâtres, les pattes et les 
épipleures d’un roux plus clair ; bordure tomenteuse du pronotum assez 
large, à peine rétrécie en arrière; élytres à troncature à peine oblique, 
l’angle externe droit, à peine saillant, le sutural également droit; bordure 
tomenteuse s’élargissant régulièrement de l’angle huméral, où elle est 
étroite, jusqu’à l'angle sutural en présentant vers les trois quarts posté- 
rieurs une large saillie interne en forme d’angle un peu obtus. 


Le mâle m'est inconnu. 
Venezuela : Caracas, $ type. (Mus. de Bruxelles, anc. Coll. Chevrolat.) 


194, GYRETES SCAPHIDIFORMIS Régimh., 1881, Not, Leyd. Mus., 
vol. IV, p. 69. 


Long. 6 1/4 à 6 3/4 mill. —Ovatus, brevis, valde conveæus ; supra niti- 
dissimus, cæruleo-niger ; infra piceo-niger, pectore medio et abdominis 
segmentis præter primum rufo-ferrugineis, pedibus et epipleuris rufis. 
Prothorace ad latera, latius antice, punctato-tomentoso; elytris postice 
stricte ferrugineo vix limbatis, anguste ad latlera, latius ad apicem et 
usque ad extremam Suluram punclaio-tomentosis, vix oblique truncatis, 

(1883) 1'° partie, 26. 


102 MAURICE RÉGIMBART. (ae (172) 


angulis rectis, haud deletis. —G'. Tibüs anticis angulo externo recto, vix 
prominulo, tarso parum dilatato, tibia paulo angustiore. 


Ovale, large, court et très convexe ; dessus d’un beau noir bleuâtre très 
brillant et à reflets irisés; dessous d’un brun noir, avec le milieu de la 
poitrine et l’abdomen, moins le premier segment, d’un roux ferrugineux, 
les épipleures et les pattes plus clairs. Bordure tomenteuse du pronotum 
assez large et occupant de chaque côté environ un sixième de la largeur, 
celle des élytres assez étroite au premier tiers et de là s’élargissant assez 
régulièrement, pour venir toucher la suture un peu avant son extrémité ; 
troncature très peu oblique, avec les angles droits et non émoussés. Chez 
le mâle les tibias antérieurs sont droits, relativement étroits, avec l'angle 
externe droit ; le tarse est très peu dilaté et plus étroit que le tibia. 


Colombie : Bogota; Venezuela : Caracas ; Brésil. (Coll. Sharp, Wehncke, 
Oberthür, Sédillot, Régimbart ; Mus, de Leyde.) 


Le Musée de Leyde possède un Gyretes que je ne puis rapporter qu’à 
cette espèce : il en diffère par la taille un peu plus petite (6 mill.) et par 
la bordure tomenteuse des élytres qui s’élargit très brusquement au 
milieu en y formant une saillie en forme d’angle obtus et qui atteint la 
suture un peu plus haut. 


199. GYRETES ACUTANGULUS Sharp, 1882, Biol. Centr. Am., Col., 
vol. I, p. 51. 


Annales 4883, pl. 41 (Gyrinides, pl V), fig. 440. 


Long. 9 mill. — G. scaphidiformis sémillimus : paulo minor, postice 
magis attenuatus ; truncaturæ angulo externo subacuto, porrecto ; elytro- 
rum margine tomentoso paulo angustiore et poslice magis subilo dilatato. 


Excessivement voisine du scaphidiformis, cette espèce en diffère par sa 
taille un peu plus petite, sa forme plus atlénuée en arrière où elle paraît 
en même temps plus comprimée, la bordure tomenteuse est plus étroite 
au prothorax, ainsi qu'aux élytres où elle se dilate brusquement seule- 
ment aux trois quarts postérieurs pour venir par un bord interne plus 
convexe toucher la suture à peu près au même point. La troncature esl 
un peu plus convexe et un peu sinuée, et l’angle externe est aigu et sail- 


(173) Monographie des Gyrinidæ. 103 


lant en arrière. Chez le mâle les pattes antérieures sont également faibles 
et le tarse peut-être encore moins dilaté. 


Mexique. (Coll. Sharp, Régimbart,.) 


193. GYRETES MORIO Aubé, 1838, Spec., p. 746. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 118. 


Long. 5 3/4 à 6 mill. — Ovatus, valde convexus, & crassus, ® magis 
elongata ; supra nitidissimus, niger ; infra brunneo-ferrugineus. Labro 
nigro, antice ferrugineo limbato ; prothoracis elytrorumque margine tomen- 
toso fere ut in scaphidiformi; éruncatura & leviter convexæa, subsinuata, 
£ recta, angulis rectis, minime deletis.— &, Tibiis anticis angulo externo 
subacuto, extus leviter prominulo; tarso sat anguste ovato. 


Cette espèce est encore très voisine du scaphidiformis, mais néanmoins 
s’en distingue par sa taille plus petite, par la coloration du dessous du 
corps qui est entièrement ferrugineuse, par le labre très nettement bordé 
de ferrugineux en avant; de plus la bordure tomenteuse, quoique à peu 
près semblable, est un peu plus étroite dans toute son étendue. Le mâle 
est court et ramassé, la femelle sensiblement plus allongée, avec la tron- 
cature plus carrée. C’est à peine si les pattes antérieures du mâle pré- 
sentent plus de développement que chez l'espèce précitée. 


Guadeloupe. (Coll. Oberthür, Sédillot, Régimbart; Mus. de Bruxelles.) 


Var. Mâle et femelle un peu allongés, angle externe de la troncature 
un peu plus accusé. — Cette variété, dont je n’ai vu que deux exem- 
plaires, du Mexique, faisant partie de ma collection, est peut-être une 
espèce distincte; mais le peu de caractères qui lui sont propres me 
paraissent ne pas suffire pour l’en séparer. 


194. GYRETES VENEZUELENSIS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 444, 411 « et 111 b. 


Long. 5 à 6 mill. — Ovatus, crassus, convexus, ® paulo magis elon- 
gatus ; supra nitidissimus, niger ; infra piceus, & abdominis apice ferru- 
gineo, & pectore medio, abdomineque toto ferrugineis, pedibus epipleuris- 
que rufo-ferrugineis. Elytrorum margine lomentoso ad basin angusto, 


04 MAURICE REÉGIMBART. (174) 


deinde regulariter dilatato et suiuram paulo ante apicem attingente : 
truncatura obliqua, angulo interno recto, d'in medio convexa, intus recta, 
extus sinuata, angulo externo obtuso, leviter deleto, © vix convexa, angulo 
externo recto, haud deleto. — & Tibiis anticis latis, triangularibus, 
angulo externo haud deleto, extus leviter prominulo ; tarso late dilatato, 
brevi, ovato, tibia paulo latiore. 


Ovale, assez court et épais chez le mâle, un peu plus allongé chez la 
femelle, et rappelant ainsi à peu près la forme du morio ; coloration en 
dessus d’un beau noir brillant, nullement irisé, en dessous brun noir, 
avec l’abdomen ferrugineux au sommet chez le mâle; chez la femelle le 
milieu de la poitrine et tout l’abdomen sont ferrugineux ; les pattes et les 
épipleures roussâtres. La bordure tomenteuse des élytres, étroite aux 
épaules, se dilate régulièrement pour venir toucher la suture un peu 
avant son sommet, et chez le mâle le bord interne de cette bordure pré- 
sente près de la suture une petite concavité qu’on ne retrouve pas chez 
la femelle, La troncature diffère sensiblement dans les deux sexes et est 
assez oblique avec l’angle sutural droit ; chez le mâle son milieu est bien 
convexe, sa moitié interne droite et la partie extérieure assez fortement 
sinuée avec l'angle externe oblus et émoussé; chez la femelle elle est 
presque rectiligne, très peu convexe, avec l’angle externe presque droit 
et non émoussé. Le mâle a les tibias antérieurs très robustes, triangu- 
laires, leur angle externe un peu saillant en dehors et par là même à peu 
près droit, le tarse largement ovale, court et un peu plus large que le 
tibia. 

Venezuela. (Coll. Régimbart.) 


195. GYRETES PROXIMUS Sharp, 1882, Biol. Centr. Amer., vol. IV, p. 52. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 442. 


Long. 6 1/4 mill. — Ovatus, sat crassus, antice leviter attenuatus, con- 
veaus, supra nitfidissimus, nigro-æneus; infra nigro-piceus, abdominis 
apice, epipleuris pedibusque rufo-ferrugineis. Labro toto nigro. Elytrorum 
marginem tomentoso ad basin angusto, deinde latiore et suturam fere ad 
angulum attingente ; truncatura obliqua, convexa, extus sinuata, angulo 
extlerno obtuso, leviter deleto, interno recto. — &. Tibiis anticis robustis, 
triangularibus, angulo externo recto ; tarso ovato, lato, ad apicem atte- 
nuato. — &. Tgnota 


(175) Monographie des Gyrinidæ. A05 


Se distingue aisément du précédent par sa taille plus grande et par le 
labre entièrement noir sans bordure fauve; de plus la bordure tomen- 
teuse des élytres a le bord interne plus convexe dans le tiers postérieur. 
Les pattes antérieures du mâle sont plus robustes, le tarse plus dilaté et 
l'angle apical externe du tibia plus droit et moins saillant. 


Je ne connais pas la femelle; mais, dans sa description, le D' Sharp 
dit que la bordure tomenteuse est plus développée chez elle, 


Gosta-Rica; un seul mâle. (Coll. Sharp.) 


196. GYRETES MEXICANUS Régimb., nov. sp. 
Annales 4883, pl. 11 (Gyrinides, pl V), fig. 119. 


Long. 5 à 5 4/2 mill. — Ovatus, in medio crassiusculus, antice et pos- 
lice paululum attenuatus, converxus ; supra nigro-æneus, nitidissimus ; 
infra niger, abdominis apice, epipleuris pedibusque rufo-ferrugineis. 
Labro nigro, anterius fulvo limbato ; prothoracis margine tementoso sat 
lato, elytrorum ad basin angusto, deinde regulariter latiore et suturam 
fere ad angulum attingente ; truncatura obliqua, sinuata, angulo externo 
obtuso, leviter deleto, interno recto. — &, Tibiis anticis sat robustis, 
angulo externo fere recto, extus leviter acute prominulo; tarso late lan- 
ceolato, ad apicem attenuato. 


Forme convexe, ovale, un peu épaisse au milieu et atténuée sensible- 
ment aux deux bouts; dessus d’un beau noir bronzé brillant ; dessous 
noir de poix, avec les derniers segments abdominaux, les épipleures et 
les pattes d’un roux ferrugineux clair. Le labre est noir, mais très nelte- 
ment bordé de fauve en avant. La bordure tomenteuse du pronotum est 
relativement large et occupe de chaque côté un peu plus du cinquième 
de la largeur ; celle des élytres, étroite à la base où elle n’a guère qu’un 
quart (d) ou un tiers (9) de celle du pronotum, s’élargit ensuite régu- 
lièrement, et son bord interne un peu convexe vient toucher la suture 
tout près du sommet par un petit liséré très fin chez la femelle ; la tron- 
cature est oblique, nettement sinuée, avec l’angle externe obtus et un 
peu émoussé, l’interne droit. Chez le mâle le tibia antérieur est assez 
robuste, avec l'angle externe un peu saillant et presque droit, le tarse 
dilaté, atténué au sommet et de forme un peu acuminée. 


Mexique. (Coll. Wehncke, Régimbart.) 


406 MAURICE RÉGIMBART. (176) 


197. GYRETES LIONOTUS Aubé, 1838, Spec., p. 759. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V, fig. 113 et 113 a. 


Long. 5 1/4 à 6 1/4 mill. — Ovalis, crassus, valde convexæus, supra 
nigro-æneus ; infra nigro-piceus, ano, epipleuris pedibusque rufo-ferrugi- 
neis. Elytrorum truncatura obliqua, sinuala, angulo externo obtuso, leviter 
deleto, interno recto. 


&. Nitidissimus, lævis; prothoracis margine tomentoso valde obliquo, 
antice lato, postice angusto, elytrorum ad basin angusto, deinde regulariler 
dilatato et suturam ante angulum altingente ; libiis anticis robustis, trian- 
gularibus, angulo externo vix obtuso, tarso late dilatato, breviter ovato. 


©. Opaca, in prothorace persubtilissime, in elytris fortiter reticulata ; 
prothoracis margine tomentoso paulo minus obliquo, elytrorum multo 
latiore, sed suturam fere in eadem regione attingente; elytris sulcorum 
quinque vestigia præbentibus. 


Forme ovale, épaisse et très convexe; coloration en dessus d’un noir 
bronzé et en dessous d’un noir de poix, avec le dernier segment abdo- 
minal, les épipleures et les pattes d’un roux ferrugineux. La troncature 
des éiytres est oblique, convexe au milieu, rectiligne dans la moitié sutu- 
rale et sinuée en dehors, en arrière de l’angle externe qui est obtus et 
un peu émoussé. 


Le mâle est fort brillant et très lisse ; la marge tomenteuse du prono- 
lum est très oblique, au point d’être deux fois et demie plus large en avant 
qu’en arrière, avec le bord interne convexe; celle des élytres, très étroite 
aux épaules, se dilate ensuite très sensiblement et vient se terminer sur 
la suture, avant l’angle apical, par un bord interne subanguleusement 
convexe vers les deux tiers postérieurs ; l’ensemble de l’espace lisse est 
cordiforme et se termine en pointe sur la suture; les tibias antérieurs 
sont triangulaires et robustes, avec l'angle externe très peu obtus, presque 
droit et non émoussé. j 


La femelle est mate, avec le pronotum bronzé et couvert d’une réticu- 
lation d’une excessive ténuité ; les élytres, beaucoup plus fortement réti- 
culées, montrent en outre les vestiges de cinq sillons interrompus en 
avant et en arrière; la marge tomenteuse du pronotum est plus étendue 


(477) Monographie des Gyrinidæ. 107 


et seulement une fois et demie plus large en avant qu’en arrière; celle 
des élytres est très développée, plus large à la base que celle du prono- 
tum, se dilate ensuite très peu et se porte brusquement en dedans tout 
près de la suture qu’elle atteint un peu plus haut que chez le mâle; l’en- 
semble de l’espace lisse représente un ovale allongé et arrondi à son 
sommet. 


Mexique. (Coll. Sédillot, Sharp, Régimbart; Mus. de Bruxelles, etc.) 


198. GYRETES MINOR Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 41 (Gyrinides, pl. V), fig. 114 et 114 a. 


Long. 5 1/2 mill. — Præcedenti simillimus : multo magis elongatus et 
compressus, èn sulura fere carinatus, postice altenuatus ; truncatura minus 
sinuata, angulis externis magis oblusis. —d\. Prothoracis margine tomen- 
toso paulo minus obliquo, elytrorum simili; tibiis anticis magis crassis, 
angulo externo magis obtuso, tarso latissime ovato, brevi, tibia latiore., — 
Q. In elytris sulcis tribus valde dilatis, margine tomentoso latiore. 


Cette espèce, que le D' Sharp réunit au léneatus, en esl excessivement 
voisine, mais me paraît cependant distincte par sa forme plus allongée, 
plus comprimée, sensiblement atténuée en arrière et la suture presque 
carénée; de plus la troncature est moins convexe au milieu et moins 
sinuée en dehors, ce qui fait que l’angle externe paraît plus obtus. Chez 
le mâle la marge tomenteuse du pronotum est moins oblique et seule- 
ment deux fois plus large en avant qu’en arrière; la coloration des élytres 
est plus irisée et plus chatoyante, les pattes antérieures sensiblement plus 
robustes, à tibia plus largement triangulaire, avec l'angle externe plus 
obtus, à tarse très dilaté, brièvement ovale et sensiblement plus large que 
le tibia. Chez la femelle la bordure tomenteuse des élytres a encore plus 
d’étendue, ce qui rétrécit l’espace glabre qui est en même temps moins 
arrondi en arrière; l’élytre se trouve ainsi partagée obliquement en deux 
portions égales. 


Guatemala; un seul couple. (Coll. Sharp.) 
199. GYRETES BoucARDI Sharp, 1882, Biol. Centr. Am., Col., vol. I, p. 51. 


Long, 4 1/2 à 5 mill. — Ovalis, postlice attenuatus, valde convevus ; 


408 MAURICE RÉGIMBART. (178) 


supra nigro-æneus, infra nigro-ferrugineus , pectore medio, abdomine, 
epipleuris pedibusque rufescentibus ; elytrorum truncatura obliqua, in 
medio convexa, extus sinuata, angulo externo recto, haud deleto. 


&. INitidissimus , iridescens, lævis; prothoracis margine lomentoso 
modice lato, elytrorum ad basin angusto, post medium oblique dilatato et 
suturam paulo ante apicem attingente; tibiis anticis latis, triangularibus, 
angulo externo fere recto, minime deleto ; tarso late ovalo, brevi, tibia 
latiore. 


®. Opaca, in prothorace persubtilissime, in elytris fortiter reticulata ; 
elytris sulcos quatuor præbentibus, intervallis elevatis, margène tomentoso 
lato, ad basin paulo angustiore et suturam ante apicem attingente. 


Cette petite espèce est également voisine du lionotus, mais très facile 
à distinguer par sa taille beaucoup plus petite, par la marge tomenteuse 
des élytres à bord interne moins convexe chez le mâle, à surface un peu 
moins étendue chez la femelle dont les élytres présentent quatre sillons 
bien marqués et séparés par des intervalles légèrement relevés en côtes; 
de plus l'angle externe de la troncature est plus droit, plus accusé et non 
émoussé, et enfin la coloration du dessous du corps est différente, d’un 
noir ferrugineux plus clair au milieu de la poitrine et sur l'abdomen. 


Mexique. (Coll. Sharp, Régimbart.) 


200. GYRETES MERIDIONALIS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl. V), fig. 416. 


Long. 5 à 5 1/4 mill. — ©. Oblongo-ovatus, parum elongatus, sat con- 
verus ; supra subopacus, in capite et prothorace persubtilissime, in ely- 
tris fortiter reticulatus, piceo-brunneus ; infra nigro-piceus, pectore medio, 
abdomine, epipleuris pedibusque rufescentibus. Prothoracis margine tomen- 
toso parum lato, elytrorum angusto, ante apicem subito intus dilatato et 
suturam attingente; elytris sulcorum octo vestigia præbentibus ; trunca- 
tura paululum obliqua, extus sinuata, angulo apicali externo valde obtuso, 
suturali leviter acuto et prominulo. — &. Ignotus. 


Tête et pronotum couverts d’une réticulation d’une extrême ténuité et 
à peine visible; élytres beaucoup plus fortement réticulées, brun noir, 
plus mates que la tête et le pronotum qui ont des reflets bronzés: la 


(179) Monographie des Gyrinidæ. 109 


marge tomenteuse du pronotum est médiocrement large, celle des élytres 
étroite et presque de même largeur jusqu'aux cinq sixièmes postérieurs, 
où elle se dilale brusquement parallèlement à la troncature, pour venir 
gagner la sulure en s’arrondissant très faiblement ; les élytres présentent 
la trace de huit sillons superficiels et ont la troncature un peu oblique, 
sinuée en dehors, avec l’angle externe très oblus et le sutural un peu 
aigu et saillant. 
Montevideo. 


Je n’ai vu que deux femelles de cette espèce ; le mâle doit avoir pro- 
bablement une structure différente. 


201. GYRETES ANGUSTATUS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 11 (Gyrinides, pl V), fig. 447. 


Long. 3 1/2 mill. — Elongato-ovatus, subparallelus, convexus, fere 
cylindricus, haud attenuatus; supra nitidus, subtilissime reticulatus, 
æneus ; infra rufo-ferrugineus. Prothorace sat anguste (paulo latius antice) 
ad latera punctato-tomentoso ; elytris ad apicem oblique truncatis, angulo 
externo valde obtuso et vix delelo, suturali recto, ad latera anguste, secun- 
dum truncatorum paulo latius punctato-tomentosis. — G\. Tibiis anticis 
latis, angulo apicali externo obluso, vix deleto, extus leviter producto ; 
tarso late ovato. 


Cette espèce est fort remarquable et facile à reconnaitre par sa forme 
très allongée, subparallèle, presque cylindrique et sans être atténué aux 
deux bouts ; le dessus du corps est bronzé, brillant, un peu plus terne 
sur la tête et le pronotum, très finement réticulé; le dessous roux, ferru- 
gineux, avec les pattes natatoires et le sommet de l’abdomen plus clairs ; 
la bordure tomenteuse du pronotum est assez étroite et un peu plus large 
en avant; celle des élytres, très étroile, suit exactement le bord latéral 
et la troncature, où elle est un peu plus large, pour venir toucher la 
suture avant son sommet; la troncature est oblique, très légèrement cur- 
viligne avec l’angle externe obtus et à peine émoussé et l’angle sutural 
droit. 


Je n’ai vu de ce Gyrinide, le plus petit que je connaisse, que deux 
exemplaires : un mâle étiqueté « Brésil » à M. Wehncke et une femelle 
venant de Rio-de-Janeiro et appartenant à M. Sédillot. 


L10 MAURICE RÉGIMBART. (180) 


VII. @rectochilus Lacord., 1835, Faun. Ent. Par., I, p. 34h. 


Ce genre, nombreux en espèces, se rencontre surtout en Asie et dans 
l'archipel Indo-Malais; une seule espèce, l'O. véllosus, habile l’Europe, 
la région circaméditerranéenne et la Sibérie. Aubé, qui ne connaissait 
qu’un petit nombre d’espèces, avait cru devoir en retrancher l'O. javanus, 
pour en faire le type de son genre Patrus, caractérisé par le labre trans- 
versal ; mais cette division est impossible à garder, un nombre considé- 
rable d’espèces élant venues depuis apporter tous les passages de l’un à 
l’autre des deux genres. 


En effet, chez les uns le labre est très court, transversal et tronqué 
plus ou moins carrément; chez les autres il est arrondi en avant, demi- 
circulaire ou demi-elliptique. L‘écusson est fort pelit ordinairement et 
même très difficile à apercevoir pour peu que le pronotum soit un peu 
élendu, car alors il est entièrement caché par le bord postérieur qui le 
recouvre. C’est ainsi que plusieurs espèces, comme je l'ai déjà dit, ont 
élé décrites comme Gyretes. Les hanches intermédiaires sont toujours 
nettement séparées l’une de l’autre par le sommet du mésosternum; elles 
se rétrécissent notablement à leur région externe où leur largeur est au 
moins deux fois moins grande qu’au bord interne : elles ont ainsi un 
aspect sensiblement triangulaire. Le tarse antérieur du mâle est tantôt 
largement dilaté en ovale, tantôt plus étroit et allongé, sans jamais être 
parallèle, et le cinquième article est au plus une fois et demie aussi long 
que le quatrième dans les deux sexes. 


Pour tâcher d’amoindrir un peu les difficultés de la détermination, j'ai 
essayé de diviser les Orectochilus en quelques groupes : 
1. Labre plus de deux fois aussi large que long. 
+ Pronotum et élytres non bordés de jaune. (Espèces 202 à 206.) 
++ Pronotum et élytres bordés de jaune ou de ferrugineux. (Es- 
pèces 207 à 22/1.) 
2. Labre au plus deux fois aussi large que long. 
+ Angle externe de la troncature des élytres plus ou moins 
accusé, mais non épineux. (Espèces 225 à 230.) 


++ Angle externe des élytres aigu et prolongé en épine plus ou 
moins saillante. (Espèces 231 à 235.) 


(181) Monographie des Gyrinidæ. Al 


4. Labre plus de deux fois aussi large que long. 


+ Pronotum et élytres non bordés de jaune. 


202. ORECTOCHILUS CRASSIPES Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 420. 


Long. 11 mill. — ©. Ovatus, latus, brevis, depressus; supra nigro- 
æneus, sat nitidus ; infra nigro-piceus, epipleuris pedibusque posticis levi- 
ter ferrugatis. Labro punctalo, antice rolundato; capite el prothorace 
densissime punctulatis, hoc ad latera sat anguste tomentoso. Elytris trans- 
versim densissime coriaceo-reticulatis, ad latera usque ad angulum sutu- 
ralem angustius tomentosis, ad apicem fere recte et vix sinuatim truncatis, 
ungulo externo leviler obtuso, haud deleto et subprominulo, suturali recto. 
Pedibus anticis robustis, crassis, tibiis intus ad basin vix incurvatis, 
angulo apicali externo fere recto, sed rotundalo. 


Ovale, large et court, et beaucoup moins convexe qu'aucun autre 
insecte de la tribu. D’un noir bronzé assez brillant en dessus, noir de 
poix en dessous, avec une teinte ferrugineuse aux épipleures et aux pattes 
natatoires. Labre ponctué, à bord antérieur régulièrement arrondi. Tête 
el pronotum très densément et finement ponctués; élytres couvertes 
d’une sculpture très dense affectant la forme d’une réticulation transver- 
sale, et comme chagrinées, à troncature presque droite, faiblement 
sinuée, avec l’angle externe un peu cblus, non émoussé et presque sail- 
lant, l’interne droit; bordure tomenteuse du pronoltum assez étroite, à 
bord interne concave el à très peu près aussi large en arrière qu’en avant; 
celle des élytres encore plus étroite, non dilatée en arrière et venant le 
long de la troncature loucher la suture à son sommet. Chez le seul exem- 
plaire que j'ai vu, une femelle, les pattes antérieures sont très robustes 
et doivent l’être encore bien davantage chez le mâle. 


Borneo. (Coll. Sharp.) 


208. ORECTOCHILUS CORPULENTUS Régimpb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 124. 


Long. 10 4/2 à 11 mill, — $. Ovatus, brevis, subrotundatus, crassus, 


442 MAURICE RÉGIMBART. (182) 


modice convexus ; supra nilidissimus, niger ; infra nigro-piceus, epi- 
pleuris pedibusque posticis ferrugatis. Labro brevi, antice parum arcuato ; 
capite et prothorace subtilissime punctulatis ; elytris paulo magis fortius, 
punctis transversim elongatis ; truncatura haud lata, subconvexa, leviter 
obliqua, angulo externo obtuso et deleto, interno recto et anguste rotun- 
dato ; prothoracis margine tomentoso modice lato, anterius leviter dila- 
tato, elytrorum sat lato, postice vix latiore, suturam oblique paulo ante 
apicem attingente. Tibiis anticis rectis, angulo exlerno recto, angustis- 
sime rotundato et subprominulo. 


Cette grande espèce est remarquable par sa forme arrondie, très large, 
épaisse et médiocrement convexe. Elle est en dessus d’un beau noir bril- 
lant, faiblement bleuâtre, en dessous noir de poix avec une teinte d’un 
ferrugineux foncé sur les épipleures et les pattes nataloires. La tête et le 
prothorax ont une ponctuation fine, plus rapprochée sur ce dernier; celle 
des élytres est plus dense, plus forte, formée de points allongés transver- 
salement et un peu obliquement d’avant en arrière et de dedans en 
dehors, obliquité absolument contraire aux strioles des Macrogyrus ; la 
troncature est relativement étroite, à peine convexe et oblique, les angles 
émoussés, l’externe obtus, l'interne droit; la bande marginale tomen- 
teuse du pronotum est peu large, un peu plus en avant qu’en arrière ; 
celle des élytres, un peu plus étendue que celle du pronotum à la base, 
s’élargit très faiblement en arrière et vient rejoindre très obliquement la 
suture un peu avant son sommet. 


Le hasard a voulu que les cinq exemplaires que j'ai sous les yeux 
fussent tous des femelles : les trois du D" Sharp sont sans localité, les 
deux de M. Wehncke sont l’un de Borneo, l’autre de Java, mais je crois 
l'indication de cette dernière localité erronée. 


204. ORECTOCHILUS VALIDUS Régimb., 1881, Not. Leyd. Mus., 
vol. IV, p. 63. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 122, 429 à et 192 b. 


Long. 10 1/2 à 44 1/2 mill. — Ovatus, latus, valde convexus, supra 
niger, nitidus, infra nigro-piceus, pedibus, epipleuris et ano ferrugineis. 
Labro antice leviler arcuato ; capite subtilissime, prothorace fortius reti- 
culato; elytris striolis transversis densissümis instructis. Prothorace sat 


(183) Monographie des Gyrinidæ. 13 


late ad latera punctato-tomentoso ; elytrorum margine lomentoso sat 
angusto, postea dilatato et suturam fere ad apicem attingente; truncatura 
recta, angulo externo subacuto, prominulo, inlerno recto. — &, Tibüs 
anticis latis, angulo externo obluso, rotundato; tarso late dilatato, 
oblongo. 


Ovale, large et très convexe, d’un beau noir luisant en dessus, noir de 
poix en dessous, avec les pattes, les épipleures et le sommet de l'abdomen 
d’un rougeâtre ferrugineux. Bord antérieur du labre faiblement arqué ; 
tête pourvue de points infiniment petils et assez écartés; ceux du prono- 
tum plus nombreux, plus forts et allongés transversalement, tandis que 
les élytres sont couvertes de strioles transversales très denses et un peu 
onduleuses. La bordure tomenteuse des élytres est un peu plus étroite 
que celle du pronotum à la base, commence à s’élargir avant le milieu 
chez le mâle, après le milieu chez la femelle et atteint la suture un peu 
avant son extrémité; la troncature est droite, avec l’angle externe un 
peu aigu et saillant et l’interne droit. Les pattes antérieures, surtout chez 
le mâle, sont très robustes, les tibias élargis en triangle, avec l’angle 
apical externe étroitement arrondi et obtus. 


Célèbes. (Coll. Oberthür, Sharp, Régimbart ; Mus. de Leyde, de Bruxelles, 
de Gênes, etc.) 


Cette espèce porte dans les collections le nom inédit de Patrus cele- 
bianus Deyr. 


Le D' Sharp possède un mâle de très grande taille (41 mill.) dont les 
pattes antérieures sont remarquablement robustes : il vient de Menado, 


205. ORECTOCHILUS SEMIVESTITUS Guérin, Rev. Zool., 1840, p. 88. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 123 et 193 a. 


Long. 41 1/2 à 12 mill. — Ovatus, sat elongatus, postice attenuatus, 
modice conveæus ; supra niger, vix ænescens, nitidulus, tenuissime reticu- 
latus ; infra nigro-piceus, abdominis apice et epipleuris ferrugatis, pedi- 
bus posticis r'ufo-ferrugineis. Labro valde transverso, antice haud arcuato ; 
margine tomentoso antice modice lalo, post humeros regulariter oblique 
dilatato, et sulturam late ante apicem attingente ; sutura postice elevata ; 
truncatura vix obliqua, angulo externo obtuso et deleto, interno recto, 
minime deleto, —d. Tibiis anticis validis, intus arcuatis, angulo externo 


Ü 


EN MAURICE RÉGIMBART. (184) 


fere recto, subprominulo, tarso subconico, sat dilatato ; ® margine tomen- 
toso ad humeros multo angustiore. 


C'est, à ma connaissance, le plus grand des Orectochilini. Sa forme est 
assez allongée et surlout très sensiblement atténuée en arrière à partir 
des épaules, avec une convexité moyenne. La coloration est le noir à 
peine bronzé en dessus, où il existe une très fine réticulation à mailles 
rondes; la bordure tomenteuse, d’un gris de souris, peu large au pro- 
thorax et à la région humérale, se dilate obliquement et très régulière- 
ment en arrière des épaules, pour venir atteindre la suture vers les deux 
tiers ou les trois quarts postérieurs ; la suture est sensiblement relevée 
en côte dans sa seconde moitié; la troncature est peu oblique, avec l’angle 
externe obtus et émoussé, tandis que l’interne est droit et bien net. Le 
labre est fortement transversal, à bord antérieur non arqué. Chez le mâle 
le tibia antérieur est arqué en dedans, avec l'angle externe à peu près 
droit, un peu émoussé et presque saillant ; le tarse affecte la forme d’un 
tronc de cône. Chez la femelle la bordure tomenteuse est de beaucoup 
plus rétrécie que chez le mâle à la région humérale. 


Indes orientales : Pondichéry. (Coll. Wehncke, Sharp, Régimbart.) 


206. ORECTOCHILUS WEHNCKEI Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 124. 


Long. 9 mill. — $. Elongato-ovalis, antice et postice leviter attenuatus, 
conveæus; supra Subtilissime reticulatus, niger, nitidus ;=infra nigro- 
piceus, abdominis apice pedibusque posticis ferrugatis, epipleuris rubris. 
Margine tomentoso parum lato, postice magis dilatato et suturam ante 
apicem attingente ; prothoracis elytrorumque spatio lævi perfecte elliptico; 
truncatura fere recta, angulis haud deletis, externo vix obtuso, tibis 
anticis minus robustis, rectis, angulo externo recto. 


Beaucoup plus allongé que les précédents et un peu atténué aux deux 
bouts, avec une forte convexité. Dessus du corps entièrement couvert 
d’une réticulation extrêmement fine à mailles rondes, d’un beau noir bril- 
lant ; dessous noir de poix, avec le bord postérieur des segments abdo- 
minaux et les pattes natatoires plus ou moins ferrugineux, les épipleures 
rouges. Le labre a le bord antérieur presque droit; la bordure tomen- 


(185) Monographie des Gyrinidæ. 415 


teuse est peu large, à peu près continue du pronotum aux élytres, se 
dilatant surtout en arrière, pour venir toucher la suture vers les quatre 
cinquièmes postérieurs et presqne parallèlement à la troncature ; il en 
résulte que l’ensemble des espaces lisses du pronotum et des élytres 
représente une ellipse parfaite ; la troncature est presque droile avec les 
angles bien nets, l’externe à peine obtus. Les pattes antérieures sont 
relativement beaucoup moins robustes. 


Ceylan; une seule femelle. (Coll. Wehncke.) 


++ Pronotum et élytres bordés de jaune ou de ferrugineux. 
207. ORECTOCHILUS PROCERUS Régimb., n. sp. 


Long. 11 mill. — Ovatus, parum elongatus, modice conveæus, supra 
subtilissime et dense punctulatus, niger, nitidulus, anguste ferrugineo 
marginatus ; infra niger, epipleuris pedibusque posticis rubro-ferrugineis. 
Labro brevi, antice vix arcuato; prothoracis margine tomentoso sat lato, 
elytrorum ad hkumeros angustiore, postea dilatato et suturam ante apicem 
attingente ; spalio lævi cordato et apud marein postice attenuato; trunca- 
tura recta, extus vix sinuala, ongulo externo recto, leviter prominulo, 
interno recto. — &. Tibiis anticis angulo externo subobtuso, vix promi- 
nulo ; tarso lato, extus arcuato. 


Ovale, peu allongé et relativement peu convexe; dessus du corps entière- 
ment couvert d’un pointillé très fin et assez dense, noir assez brillant ; 
dessous de même couleur avec les paties natatoires et les épipleures d’un 
rouge ferrugineux. Bordure tomenteuse du pronotum assez large, se rétré- 
cissant en arrière; celle des élytres encore plus étroite au niveau de 
l'épaule, puis se dilatant par un bord interne légèrement convexe chez le 
mâle, presque droit chez la femelle pour venir toucher la suture dans le 
dernier huitième de sa longueur ; l’espace lisse est cordiforme, sensible- 
ment atténué en arrière chez le mâle, dont la bordure tomenteuse se 
trouve ainsi plus large; troncalure à peu près droite, légèrement sinuée 
en dehors, ce qui rend l’angle externe un peu saillant, cet angle, comme 
l’interne, étant droit. — 4. Angle externe du tibia un peu obtus, non 
émoussé et un peu déjeté en dehors; tarse assez largement ovale, à bord 
externe très arqué. 


Cochinchine : Lakhon. (Mus. de Paris.) 


416 MAURICE RÉGIMBART. (186) 


208. ORECTOCHILUS CEYLONICUS Redt. (Gyretes), 1867, Reise Novara, IL, 
p. 24. — conspicuus Régimb., Not. Leyd. Mus., vol. IV, p. 64. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 125 et 195 a. 


Long. 10 à 41 mill. — Præcedente valde similis, magis conveæus, paulo 
magis elongatus; abdominis apice obscure ferrugineo; supra haud punc- 
tulatus, sed subtilissime reticulatus ; labro antice multo magis arcuato ; 
prothoracis elytrorumque margine tomentoso paulo magis lato, suturam 
latius attingente ; truncatura angustiore, paululum obliqua, angulo externo 
acuto, postice producto. — &. Tibis anticis angulo exierno recto. 


Au premier abord, cette espèce paraît identique à la précédente, quoi- 
qu'il existe un grand nombre de caractères pour la distinguer : la forme 
esl un peu plus allongée, plus étroite et surtout plus convexe; la colora- 
tion est la même, sauf que les deux derniers segments abdominaux sont 
en dessous ferrugineux ; tout le dessus du corps est entièrement couvert 
d’une réticulation très fine et bien imprimée à aréoles rondes, sans trace 
de ponctuation. Le labre est beaucoup moins transversal et très nelte- 
ment arrondi en avant; la bordure iomenteuse, semblable sur le prono- 
tum, est un peu moins étroite à la région humérale et se dilate davantage 
en arrière des élylres, au point d'atteindre la suture dans tout le tiers 
postérieur ; l’espace lisse se trouve ainsi beaucoup moins acuminé et à 
peine plus étroit en arrière chez le mäle que chez la femelle; la tronca- 
ture paraît un peu plus étroite et plus oblique, et l’angle externe aigu fait 
plus saillie en arrière. Chez le mâle l’angle externe du tibia est parfaite- 
ment droit et nullement déjeté en dehors. 

Indes orientales : Madras ; Ceylan. (Coll. Sharp, Wehncke, Sédillot, 
Fairmaire, Régimbart ; Mus. de Paris, de Bruxelles.) : 


909. ORECTOCHILUS DISCIFER Walker (Gyrinus), 1859, Ann. Nat. Hist., 
3° ser., IV, p. 91. — Redt., Reis. Novara, IE, 1867, p. 24, pl 1. 


Long, 7 à 7 3/4 mill. — Elongato ovalis, postice parum attenuatus, : 
conveæus : supra persubtilissime reticulatus, niger, nitidus, angustissime 
rufo-marginatus; corpore sublus pedibusque rufo-ferrugineis, sterni coxæa- 
rumque lateribus nigricantibus, epipleuris flavis. Labro brevi, sat 
arcuato ; margine tomentoso sat lato, ex pronoto in elytris bene con- 


(487) Monographie des Gyrinidæ. h17 


tinuato, post humeros regulariter dilatato et suturam ante apicem attin- 
gente ; spatio lævi postice evidenter acuminato ; truncatura paululum 
obliqua, angulo externo recto, leviter prominulo. — d\ Tibiis anticis 
angulo externo subacuto, deleto, tarso parum dilatato. 


Ovale, allongé, faiblement atlénué en arrière et convexe; dessus cou- 
vert d’une réticulation d’une excessive finesse très difficile à distinguer 
sur la tête, d’un noir brillant, avec un fin liséré latéral roussâtre ; des- 
sous et pattes roux ferrugineux, les pariies latérales du sternum et des 
hanches noirâtres, les épipleures jaunes. Labre court, mais à bord anté- 
rieur assez arqué; bordure tomenteuse assez large, bien continue du 
pronotum aux élytres, où elle s’élargit insensiblement et régulièrement 
depuis les épaules, pour atteindre la suture dans son dernier quart par 
un bord interne sensiblement rectiligne dans sa deuxième moitié ; espace 
lisse acuminé en arrière ; troncature faiblement oblique avec l’angle 
externe droit, nullement émoussé et même un peu saillant en arrière. 
Le tibia antérieur du mâle est droit, avec l’angle externe un peu aigu, 
mais très émoussé, le tarse relativement peu développé et ovoïde et les 
ongles assez longs. 


Ceylan; Malacca. (Coll. Sharp, Oberthür, Régimbart ; Mus. de Gênes, 
etc.) 


210. ORECTOCHILUS FRATERNUS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 442. 


Long. 5 3/4 à 6 3h mill — Præcedenti valde similis; minor, paulo 
fortius reticulatus et cæterum remote punctulatus. Labro magis transverso, 
antice minus arcuato ; spatio lævi postice minus acuminato, sed magis 
rotundato ; truncatura magis obliqua, angulo externo obtuso, haud promi- 
nulo. — &. Tarsis anterioribus paulo magis dilatatis, unguiculis paulo 
brevioribus. 


Il est bien certain que cette espèce a été confondue avec la précédente 
par Walker, puisqu'il donne à son Gyrinus discifer une longueur variant 
entre 3 lignes et 3 lignes 3/4. Elle est cependant réellement distincte, 
ainsi que j'ai pu m’en convaincre sur une demi-douzaine d'exemplaires 
de chaque espèce que j'ai sous les yeux. Elle est toujours plus petite et 
habituellement moins fortement convexe sur la suture; la réticulation du 
dessus du corps est plus apparente el accompagnée de petits points 

(1883) A'e partie, 27, 


h18 MAURICE RÉGIMBART. (488) 


écartés. Le labre est plus transversal et moins arrondi en avant; le bord 
de la marge tomenteuse est sensiblement concave dans sa dernière 
moitié sur les élytres, ce qui fait que l’espace lisse est beaucoup moins 
acuminé, mais notablement arrondi en ellipse; la troncature est plus 
oblique, avec l’angle externe obtus et nullement saillant ; enfin, chez le 
mâle le tarse paraît plus notablement dilaté, maïs ses ongles sont plus 
courls. 


Ceylan. (Collections Sharp, Sédillot, Fairmaire, Régimbart; Mus. de 
Bruxelles.) 


911. ORECTOCHILUS METALLICUS Régimb., n. Sp. 
Annales 4883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 143. 


Long. 6 4/2 mill — $. Ovatus, sat elongatus, modice conveæus ; supra 
persubtilissime reticulatus, ceterum fortiter et dense punctulatus, æneus, 
nitidulus, rufo angustissime limbatus ; infra niger, ano, epipleuris pedi- 
busque rufo-ferrugineis ; margine tomentoso parum lato, in pronoto antice 
valde dilatato, in elytris æquali, suturam paululum ante apicem attin- 
gente : truncatura leviter obliqua, angulo externo fere recto, haud deleto. 
Labro brevi, antice fere recto. 


Espèce remarquable par sa coloration bronzée et sa ponctuation forte et 
serrée sur un fond très subtilement réticulé. La bordure tomenteuse est 
peu large, très dilatée en avant du pronotum où elle occupe ainsi de 
chaque côté en largeur presque le tiers du bord antérieur; sur les élytres 
elle est sensiblement de même largeur depuis la base jusque presque au 
sontmet, où son bord interne se porte assez brusquement en dedans sur 
la suture pour l’atteindre assez près du sommet, à moins d’un demi- 
millimètre; le fond de cette région tomenteuse présente sous le duvet 
une coloration bleu d’acier ; la troncature est un peu oblique, avec l’angle 
externe presque droit et non émoussé; de plus la suture est un peu éle- 
vée, et on remarque sur les élytres des traces de sillons longitudinaux 
très superficiels et visibles seulement au faux jour. Le dessous du corps 
est noir, avec une teinte ferrugineuse au segment anal ; les épipleures et 
les pattes sont roux ferrugineux. Le labre est très court, à bord antérieur 
presque droit. Chez la femelle les pattes antérieures sont assez robustes; 
l'angle extérieur du tibia est obtus et à peine émoussé, et le bord externe 


(189) Monographie des Gyrinidæ. 419 


a son quart apical arrondi en dedans et finement serreté; le mâle doit 
avoir des caractères importants de ce côté. 


Inde; une seule femelle. (Coll. Régimbart.) 


212, ORECTOCHILUS DILATATUS Redt., 1867, Reis. Novara, IL, p. 25, pl, 1. 
Annales 4883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 196. 


Long. 8 mill. —®. Ovatus, ad humeros quasi dilatatus, parum convexus ; 
supra tenuiter reticulatus, niger, nitidulus, angustissime rufo limbatus : 
infra piceo-ferrugineus, abdominis apice pedibusque dilutioribus, epi- 
pleuris flavis. Labro brevi, antice vix arcuato, margine tomentoso in 
regione thoraco=elytrali parum lato, postice late dilatato et suturam vix 
post medium attingente ; truncatura leviter obliqua, angulo externo fere 
recto, Subprominulo, leviter deleto. — & Ignotus. — @. Tibüs anticis 
angulo externo,;subobtuso, haud deleto. 


Forme ovale, presque déprimée, comme dilatée au niveau des épaules, 
avec les côtés des élytres obliques et presque rectilignes; pronotum rela- 
tivement très court. Dessus finement réticulé, les aréoles presque rondes, 
d’un beau noir luisant, avec un fin liséré roussâtre; dessous d’un noir 
ferrugineux, un peu plus clair sur le sommet de l’abdomen et les pattes ; 
épipleures jaunes. Labre court, à bord antérieur très peu arqué. Bordure 
tomenteuse très peu large et continue dans la région thoraco-élytrale, se 
dilatant ensuite largement depuis les épaules, pour venir par un bord 
interne un peu concave toucher la suture à peine en arrière du milieu; 
troncature un peu oblique, à angle externe presque droit et non émoussé. 

Je n’ai vu de celte espèce qu’un seul exemplaire femelle, de Madras, 
faisant partie de La collection du Muséum de Paris. Il se trouve également 
à Ceylan, d’après Redtenbacher. 


213. ORECTOCHILUS PUBESCENS Régimb., 1882, Ann. Mus. civ. St, Nat. 
Genova, vol. XVIII, p. 73. 


Annales 1883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 127 et 197 «. 


Long, 8 mill. — Ovatus, sal elongatus, conveæus, postice leviter atte- 
nualus; supra niger, nitlidulus, anguste rufo limbatus ; infra fusco- 


120 MAURICE RÉGIMBART. (190) 


ferrugineus, abdomine pedibusque rufescentibus. Capite antice ferrugato, 
labro valde transverso, ferrugato ; prothorace latissime utrinque tomen- 
toso; elytris paulo oblique truncatis, angulo externo fere recto, leviter 
deleto, vix prominulo, suturali recto, punctato-tomentosis, spatio scutel- 
lari triangulari, elongato, lævi, — d'. Tibiis anticis rectis, dilatatis, 
angulo apicali externo fere recto, deleto ; tarso oblongo, fere parallelo, 
viæ attenuato. — Q. Ignota. 


Cette espèce est remarquable par l'étendue considérable de la région 
tomenteuse au pronotum et aux élytres:; sur le premier, l’espace lisse est 
trapézoïdal; sur les élytres il occupe la région scutellaire et a la forme 
d’un triangle allongé et étroit ne dépassant pas le tiers de la suture; la 
villosité est d’un gris roussâtre; la troncature est légèrement oblique, 
l'angle externe presque droit, un peu émoussé et à peine saillant, le 
sutural droit. Le labre est transversal, court, un peu ferrugineux, ainsi 
que le chaperon; le dessous du corps est d’un ferrugineux foncé, avec 
les pattes et l'abdomen roux clair ; le dessus des derniers segments abdo- 
minaux est également roux ferrugineux. Chez le mâle le tibia est assez 
dilaté, droit, avec l’angle apical externe très émoussé, le tarse peu dilaté, 
oblong, presque parallèle et à peine atténué de la base au sommet. 


Il est probable que la femelle doit différer par la villosité des élytres. 
Borneo : Sarawak ; un seul mâle. (Mus. de Gênes.) 


914. ORECTOCHILUS JAVANUS Aubé, 1836, Icon., V, p. 898, pl. 46. 
— Spec., p. 725. 


Annales 4883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 429 et 199 a. 


Long. 7 4/2 mill. —Oblongo-ovatus, haud attenuatus, parum convexus, 
supra nigro-piceus, nilidissinus, angustissime fulvo limbatus, labro et 
e pistomule ferrugineis, sublilissime transversim reticulatus ; infra ferru- 
gineus, pedibus rufescentibus ; labro brevissimo, transverso; prothorace 
anguste ad latera (lalius antice) punctato tomentoso; elytris utrinque 
angustissime, postice latius usque paulo ante apicem suluræ punctato- 
tomentosis, ad apicem paulo oblique truncatis, angulo extlerno obtusius- 
culo, vix deleto, interno recto. — d'. Tibiis rectis, angulo apicali externo 
fere recto, delcio ; tarso sat dilatalo, ad apicem attenuato. 


Oblong ovale, non atténué, très peu convexe relativement aux autres 


(191) Monographie des Gyrinidæ. 424 


espèces; d’un beau noir luisant en dessus, quelquefois avec des reflets 
ferrugineux sur les côtés, très étroitement bordé de fauve sombre; en 
dessous entièrement ferrugineux, avec les pattes roussâtres. Le labre, très 
large et court, est ferrugineux, ainsi que l’épistome. La bordure tomen- 
teuse du prothorax est étroite, plus large en avant ; celle des élytres est 
fort étroile à la base, s’élargit très faiblement jusqu’aug trois quarts pos- 
térieurs, puis brusquement, pour venir rejoindre la suture un peu avant 
son extrémité; la troncature est un peu oblique en dedans, avec l’angle 
externe un peu obtus et légèrement émoussé, l’angle interne droit. 


Les deux sexes, à part la dilatation des tarses antérieurs d', sont iden- 
tiques. 


Java. (Goll. Oberthür, Sharp ; Mus. de Paris, de Leyde.) 


215. ORECTOCHILUS ANGULATUS Régimb., 14882, Ann. Mus. civ. St. Nat. 
Genova, vol. XVIIL, p. 72. 


Annales 4883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 128. 


Long. 7 1/2 à 8 mill. — Ovatus, parum elongatus, parum convexus ; 
supra nitidissimus, niger, plus minus iridescens , anguste rufo margi- 
natus; infra rufo-ferrugineus, epipleuris pedibusque posticis flavis. Labro 
fortiter transverso, ferrugineo; capite antice ferrugineo; prothorace in 
medio leviter ferrugato, ad latera sat late (paulo latius antice) punctato- 
tomentoso-; elytris ad apicem paulo oblique truncatis, angulo externo 
acuto, prominulo, suturali recto; margine tomentoso ad basin sat lato, 
ante medium fortiter dilatato et suturam multum ante apicem attingente. 
— &, Tibiis anticis reclis, parallelis, angulo apicali externo subacuto, 
leviler prominulo ; tarso ovalo, parum dilatato. 


Cette espèce ressemble assez à l'O. discifer Walker, mais s’en distingue 
néanmoins par bon nombre de caractères faciles à saisir : la forme est 
moins allongée, moins convexe; le chaperon, le labre et le dessus du der- 
nier segment abdominal sont ferrugineux ; la bordure tomenteuse du pro- 
notum est beaucoup plus large; celle des élytres, peu large à la base, se 
dilate assez brusquement dès le premier tiers et vient atteindre la suture 
un peu avant les trois quarts; le bord interne de cette partie tomenteuse, 
très concave dans sa première moilié, devient ensuite très sensiblement 


1122 MAURICE RÉGIMBART. (192) 


convexe jusqu’à sa jonction avec la suture; enfin l’angle externe de la 
troncature est beaucoup plus marqué et plus saillant. 


Borneo. (Mus. de Gênes.) 


916. ORECTOCHILUS PRODUCTUS Régimb., n, sp. 


S 


Annales 1883, pl. 42 (Gyrinides, pl VI), fig. 130. 


Long. 5 à 5 1/4 mil. — Oblongo-ovalis, valde elongatus, convexæus et 
compressus; supra lævis, nigro-æneus, paululum iridescens, anguste flavo 
marginatus ; infra piceo ferrugineus, abdominis apice pedibusque palli- 
dioribus, epipleuris flavis. Labro brevi, antice truncato; margine tomen- 
toso sat angusto, postice parum dilatato et suturam oblique fere ad apicem 
attingente ; truncatura paululum obliqua et convexa, angulo externo valde 
acuto-spinoso, producto, interno recto. — d. Tibiis anticis angulo exlerno 
subobtuso, rotundato ; tarso parum dilatato, fere parallelo. 


Espèce remarquable par sa forme très allongée et un peu comprimée, 
d’un beau noir luisant à reflets bronzés et irisés en dessus, avec une fine 
bordure jaune, d’un ferrugineux noirâtre en dessous, avec le sommet de 
l’'abdomen et les pattes plus clairs et les épipleures jaunes. Le labre 
est court, à bord antérieur nullement arrondi, mais paraissant tron- 
qué carrément ; la marge tomenteuse occupe de chaque côté du prono- 
tum à peine plus d’un huitième de sa largeur, aux élytres elle est encore 
moins large et se dilate très faiblement et insensiblement en arrière, pour 
venir toucher la suture très près de son sommet; la troncature est un 
peu oblique et à peine convexe, avec l’angle externe en forme d’épine 
très aiguë et saillante. L’angle externe des tibias, chez le mâle, est arrondi 
et un peu obtus, le tarse peu dilaté et parallèle ; de plus la région tomen- 
teuse est un peu plus dilatée en arrière des élytres. 


Inde ; Cochinchine; Chine mérid.; Borneo. Paraît assez commun. Dans 
beaucoup de collections il porte le nom erroné de Patrus javanus Aubé. 


917. ORECTOCHILUS DISCUS Aubé, 1838, Spec., p. 743. 


Long. 5 à 6 mill. — Ovatus, parum elongatus, postice paululum attenua- 
lus, valide conveæus ; supra nigro-æneus, anguste flavo marginatus ; nili- 
dulus, infra piceo-ferrugineus , abdominis apice pedibusque rufescentibus, 


(195) Monographie des Gyrinidæ. L23 


epipleuris flavis. Capite æneo, subtilissime reticulato; labro brevi, antice 
rotundato; pronolo subtilissime reticulato, multo latius antice quam pos- 
tice ad latera punctato reticulato; elytris tenuiter et dense punctatis, 
punctis obliquis ; margine lomentoso ad humeros parum lato, postice for- 
titer dilatato et suturam multum ante apicem attingente; truncatura pau- 
lulum obliqua, angulo externo acuto, prominulo. — &. Tibiüs anticis 
angulo externo recto, leviler deleto ; tarso late ovato. 


Ovale, un peu atténué en arrière, surtout chez le mâle, et très con- 
vexe; dessus assez brillant, d’un noir bronzé bordé de jaune ; dessous 
d’un ferrugineux obscur, plus clair au sommet de l’abdomen et sur les 
pattes ; épipleures jaunes. Labre assez court, bien arrondi en avant; tête 
et prothorax très finement réliculés ; élytres couvertes de points fins assez 
serrés, un peu allongés et obliques en dedans et en arrière; bordure 
tomenteuse du prothorax près de moitié plus large en avant qu’en arrière, 
celle des élytres la continuant exactement et se dilatant fortement après 
le premier quart, pour venir atteindre la suture au moins dans son der- 
nier quart, et souvent même un peu avant chez le mâle; espace lisse 
ayant la forme d’un cœur à sommet non atténué ; troncature un peu 
oblique, ayant l’angle externe aigu et saillant en arrière. Angle externe 
du tibia G' droit et un peu émoussé, le tarse assez largement ovale. 


Philippines : Manille, Mindanao, etc. (Coll. Sharp, Wehncke, Oberthür, 
Régimbart, etc.) 


Les exemplaires de Luçon sont les plus gros et les moins allongés; 
ceux de Mindanao et des îles du sud de l'archipel sont généralement plus 
petits et plus atténués en arrière ; de plus l’angle externe des élytres est 
un peu plus aigu et leur espace lisse un peu plus étroit en arrière ; mais 
on trouve les passages de l’un à l’autre. 


218. ORECTOCHILUS OBERTHÜRI Régimb., n. Sp. 


Long. 6 1/2 à 7 mill — $. Ovatus, parum elongatus, valde convexus, 
postice leviter attenuatus ;-supra nitidissimus, niger; infra nigro ferru- 
gineus, abdomine pedibusque rufis, epipleuris flavis. Labro transverso, 
antice rufo et arcuato ; prothorace late utrinque punctato-lomentoso; ely- 
tris paulo oblique truncatis, angulo externo recto, leviter deleto, vix pro- 
minulo, suturali recto; margine tomentoso antice lato, postice latissimo, 
suturam multum ante apicem attingente. — d\ Ignotus. 


L24 MAURICE RÉGIMBART. (494) 

Ressemble beaucoup au discifer, mais est bien moins allongé, plus 
épais, plus convexe, plus brillant, lisse ; région tomenteuse un peu plus 
large, se prolongeant moins exactement du pronotum aux élytres, à bord 
interne régulièrement concave, atteignant la suture également vers les 
trois quarts postérieurs; angle externe de la troncature un peu mieux 
senti. 


Je n’ai vu que cinq femelles. 
Philippines : Mindanao. (Coll. Oberthür, Wehncke, Régimbart.) 


219. ORECTOCHILUS PULCHELLUS Régimb., n. sp. 


Long. 4 14/2 à 5 mill. — Præcedenti simillimus, sed multo minor, mar- 
gine tomentoso sémili, sed paulo magis albido; subtus niger, abdominis 
apice, coxarum apophysibus et pedibus rufis, epipleuris pallide flavis. — 
&. Tibis anticis rectis, dilalatis, angulo apicali externo rotundato ; tarso 
ovalo, sat lato, ad apicem attenuato. 


Cette jolie espèce est à peu près semblable à la précédente, mais elle 
est beaucoup plus petite; la région tomenteuse, plus blanchâtre, se con- 
tinue avec une exactitude parfaite du pronotum aux élytres, en conser- 
vant les mêmes rapports que chez l'Oberthüri ; le liséré marginal est d’un 
jaune très pâle, ainsi que les épipleures; le dessous du corps est noir, 
avec les trois derniers segments abdominaux, la pointe des apophyses 
coxales et les pattes d’un roux un peu ferrugineux. Le labre est également 
transversal et un peu arrondi au bord antérieur. Chez le mâle les tibias 
antérieurs sont droits, larges, avec l’angle apical externe arrondi, le tarse 
ovale, atténué dilaté au sommet. 


Philippines : Mindanao ; Timor. (Coll. Oberthür, Sharp, Wehncke.) 


290. ORECTOCHILUS LIMBATUS Régimb., n. sp. 


Long. vix 4 1/2 mill. — @. Ovalis, elongatus, postice aitenuatus, con- 
vexus et compressus; supra lævis, nitidissimus, niger, leviter æneus et 
iridescens, flavo-mar ginatus ; infra nigricans, pectore medio et abdomine 
rufo-ferrugineis, epipleuris pedibusque flavis. Labro brevi, antice arcuato 
et ferrugineo-limbato. Capite cupreo, pertenuissime reticulato. Margine 
tomentoso parum lalo, « thorace in elylris continuato, postice parum 


(195) Monographie des Gyrinidæ. 125 


dilatato et suturam paulo ante apicem altingente; truncatura fere recta, 
angulo externo obtusiusculo, haud deleto. — &. Ignotus, — ©. Tibiis anti- 
cis angulo externo rotundato et omnino delelo. 


Assez semblable au lucidus, mais plus petit, plus étroit, moins bossu; 
coloration plus bronzée en dessus; réticulation de la tête encore plus 
fine: bordure tomenteuse un peu plus large et plus dense. 


Indes orient.; une seule femelle. (Coll Wehncke.) 


291. OREGTOCHILUS LUGIDUS Régimb., 4881, Not. Leyd. Mus,, 
vol. IV, p. 66. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 151. 


Long. 5 4/2 mill, — Ovatus, sat elongatus, valde convexus, gibbosus, 
antice et postice satis attenuatus ; supra lævis, nitidissimus, niger, anguste 
flavo-marginalus ; infra nigro-ferrugineus, thorace medio, abdomine 
pedibusque rufescentibus. Labro antice rotundato, nigro; capite lenuissime 
reliculato, leviter æneo; prothoracis margine tomentoso parum lato, antice 
latiore, in elytris continuato, postice vix dilatato et suturam fere ad api- 
cem attingente ; truncatura obliqua, angulo externo obtuso, haud deleto, 
interno fere recto. — &, Ignotus. —®. Tibis anticis rectis, angulo externo 
obtuso, valde deleto. 


Ovale, médiocrement allongé, assez atlénué aux deux bouts; très con- 
vexe, avec les élylres gibbeuses; en dessus d’un beau noir fort brillant, 
lisse, avec un fin liséré jaune, en dessous d’un noir ferrugineux, avec le 
milieu de la poitrine, l'abdomen et les pattes roussâtres. Labre arrondi, 
noir; bordure tomenteuse du prothorax assez large, celle des élytres de 
même largeur sur les côtés, puis s’élargissant un peu en arrière pour 
venir alteindre la suture, un peu avant son extrémité; angle externe de 
la troncature oblus, légèrement émoussé, l’interne à peu près droit et 
non émoussé. 


Java; une seule femelle. (Mus. de Leyde.) 


222, ORECTOCHILUS SCULPTURATUS Régimp., n. sp, 


Long, 5 4/2 mill. — Ovatus, haud elongatus, postice vix attenuatus, 


426 MAURICE RÉGIMBART. (196) 


sat convexus ; supra nilidulus, æneus, rufo-marginatus, infra piceo fer- 
rugineus, abdominis apice pedibusque rufis, epipleuris flavis. Labro brevi, 
antice parum arcuato; capite et prothorace tenuiter sed fortiter reticu- 
latis ; elytris subtilissime et vix visibiliter reliculatis, cæterum dense 
punctulatis ; margine tomentoso sat angusto, in elytris postice vix latiore 
et suluram paulo ante apicem attingente; truncatura fere recta, angulo 
externo oblusiusculo, haud deleto. — &. Tibiis anticis angulo apicali 
externo fere recto, deleto, tarso modice dilatalo, ad apicem vix atte- 
nuato. 


Assez semblable de forme et de taille à l'O. discus, mais bien différent 
dans tous ses détails: dessus du corps bronzé, assez brillant, finement 
bordé de jaune, dessous d’un ferrugineux très obscur, avec l’abdomen, 
moins le premier segment, et les pattes d’un roux plus clair, les épipleures 
jaunes. Labre très court et à peine arqué au bord antérieur. Têle et pro- 
notum couverts d’une réliculation très fine, mais bien imprimée ; élytres 
beaucoup plus subtilement réticulées et couverles en outre de points 
très serrés et bien imprimés; bordure tomenteuse assez étroite, d’égale 
largeur sur le prothorax, se dilatant très faiblement en arrière sur les 
élytres pour atteindre la suture assez près du sommet ; on remarque sur 
les élytres la trace de deux ou trois sillons internes fort superficiels el 
visibles seulement au faux jour; la troncature est presque droite, avec 
l'angle externe un peu obtus, mais non émoussé. 


Hong-Kong; un seul mâle. (Coll. Sharp.) 


293. ORECTOCHILUS BIPARTITUS Régimb., 1882, Not. Leyd. Mus., 
vol. IV, p. 65. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 132. 


Long. 6 1/4 mill. — Ovatus, sat elongatus, conveæus, antice et postice 
paululum attenuatus ; supra nitidissimus, niger, anguste flavo marginatus ; 
subtus nigro-piceus, pedibus, ultimisque abdominis segmentis rufis, epi- 
pleuris flavis. Labro rotundato, nigro, antice rufo-marginate ; prothorace 
utrinque late (latius antice) punctato tomentoso; elytris ad apicem paulo 
oblique truncatis, angulo externo obluso, haud deleto, interno fere recto, 
leviter delelo, ab humero ad extremam suturam bipartitis : pars interna 
lævis, nitidissima, parce et sublililer punctulata, obsolelissime quadri- 


(197) Monographie des Gyrinidæ. 127 


sulcata; pars externa crebre punclalo-tomentosa. —&. Ignotus. —®, Tibiis 
anticis rectis, angulo externc oblusiusculo, valde deleto. 


Gette espèce a une grande analogie avec l'O. marginipennis Aubé, mais 
elle s’en distingue nettement par plusieurs caractères que nous allons 
énumérer. Taille un peu plus grande, forme un peu plus allongée, moins 
ventrue aux épaules ; labre noir, simplement bordé de roux au bord anté- 
rieur, tândis qu’il est entièrement jaune chez l’autre espèce; bordure 
tomenteuse du prothorax beaucoup plus large ; celle des élytres fort large, 
triangulaire et divisant l’élytre diagonalement de la partie interne des 
épaules à l’angle sutural en deux parties à peu près égales en surface ; 
la portion interne lisse ne présentant que quatre sillons superficiels lui- 
sants, tandis que chez le marginipennis celte portion tomenteuse est 
beaucoup moins développée et la portion lisse visiblement réticulée a 
cinq sillons luisants ; enfin dans l’espèce actuelle la troncature des élytres 
est un peu plus convexe et l’angle externe est moins accusé. 


Java ; une seule femelle. (Mus. de Leyde.) 


224. ORECTOCHILUS RIVULARIS Régimb., n. sp. 


Long. vix 5 mill. — Ovatus, vix elongatus, postice leviter attenuatus, 
convexus ; supra lævis, nilidissimus, niger, iridescens, flavo-marginatus ; 
infra piceo-ferrugineus, abdominis apice pedibusque rufis, epipleuris flavis ; 
labro brevi, anterius modice arcuato; capite antice persubtilissime relicu- 
lLalo ; margine tomentoso in prothorace sat lato, in elytris ante medium 
dilatalo et suturam paulo ante apicem attingente; truncatura fere recta, 
angulo externo obtusiusculo, haud deleto. — &. Tgnotus. —®. Tibiis anticis 
angulo apicali externc recto, haud deleto. 


Ovale, peu allongé, très légèrement alténué en arrière et convexe: 
coloration en dessus très brillante, d’un beau noir à reflets irisés, avec 
un liséré jaune; dessous ferrugineux obscur, avec le sommet de l’abdo- 
men, les pattes et les épipleures d’un jaune roux. Labre court, faiblement 
arqué au bord antérieur; tête courte en avant, d’une réticulation à peine 
perceptible ; marge tomenteuse du pronotum assez large, surtout en 
avant ; celle des élytres plus étroite, se resserrant un peu en arrière des 
épaules, puis se dilalant assez brusquement après le milieu pour venir 


1128 MAURICE REGIMBART. (198) 


atteindre la suture obliquement un peu avant le sommet ; troncature à 
peu près droite, avec l'angle externe un peu oblus, mais non émoussé. 


Le mâle m'est inconnu. 


Cochinchine : Phu-Quoc: capturé par le D' Harmand dans les torrents. 
(Muséum de Paris.) 


2. Labre au plus deux fois aussi large que long. 


+ Angle externe de la troncalure des élytres plus ou moins accusé, 
mais NON Épineux. 


225. ORECTOCHILUS FAIRMAIREI, D. SP. 
Annales 1883, pl. 142 (Gyrinides, pl VI), fig. 435. 


Long. 4 4/2 mill. — Ovatus, parum elongatus, antice ac postice leviter 
attenuatus, valde convexus ; supra nitidus, niger, angustissime luteo- 
limbatus ; infra niger, pectore medio ferrugato, abdominis apice pedibus- 
que rufis, epipleuris flavis. Labro semicirculari; prothorace utrinque sat 
late (latius antice) punctato-lomentoso; elytris ad apicem paulo oblique 
truncatis, angulo externo obtuso, leviter deleto, interno recto; margine 
tomentoso angusto, ad humerum vix latiore, postice leviter dilatato et 
suturam paulo ante apicem atlingente. — &. Tibiis anticis reclis, sub- 
parallelis, angulo apicali externo fere recto, leviter delelo ; tarso oblongo, 
subparallelo. 


Ovale, peu allongé, un peu atténué aux deux bouts, très convexe ; des- 
sus d’un noir brillant, finement marginé de jaune pâle ; dessous noir, avec 
le milieu du sternum et les apophyses coxales teintés de ferrugineux, 
les trois derniers segments abdominaux el les palles roux, les épipleures 
jaune päle. Bordure tomenteuse latérale du prothorax notablement plus 
large en avant qu’en arrière; celle des élytres étroite, à peine plus large 
à la base, se dilatant insensiblement et légèrement depuis l’épaule, pour 
venir par un bord interne très concave toucher la suture un peu avant 
l'extrémité. — G!. Tibias antérieurs droits, subparallèles, à angle apical 
externe presque droit et un peu émoussé; tarse oblong, subparallèle. 


Ceylan. (Goll. Sédillot, Fairmaire.) 


(199) Monographie des Gyrinideæ. 129 


2926. ORECTOCHILUS MARGINIPENNIS Aubé, 1838, Sp., p. 744, — 
subsulcatus Régimb., Not. from the Leyden Mus., vol. II, 4880, p. 215. 


Annales 4883, pl. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 133, 133 a et 135 6. 


Long. 5 à 5 1/2 mill. — Ovatus, elongatus, antice et postice attenuatus, 
conveæus ; supra nilidus, niger, læviter ænescens, angustissime rufo-lim- 
batus ; infra niger, epipleuris, pedibus, abdominisque apice flavo-testaceis. 
Labro flavo, fere semicirculari. Capite et pronoto persubtilissime in utro- 
que sexu reticulatis ; elytris in mare lævibus, in femina subtiliter el for- 
titer reticulatis lincisque quatuor lævibus ornatis; margine Lomentoso in 
prothorace sat angusto et anterius dilatato, in elytris ad humeros paulo 
angustiore, postea usque ad angulum suturalem oblique dilatato; sutura 
recta, angulo externo obtustusculo, haud deleto. Pygidio flavo, utrinque 
antice nigro. — &. Tibtüis anticis angulo externo recto nec deleto, tarso 
ovalo, 


Ovale allongé, atténué aux deux bouts, un peu rhomboïdal et convexe ; 
coloration d’un noir brillant un peu bronzé en dessus, avec un fin liséré 
marginal jaune; dessous noir avec les épipleures, les pattes, l'extrémité 
de l'abdomen jaunes. Labre jaune, à peu près demi-circulaire. Tête et 
pronotum couverts d’une ponctuation d’une excessive finesse ; élytres 
paraissant lisses chez le mâle, mais finement et fortement réticulées chez 
la femelle, avec quatre lignes longitudinales lisses bien nettes ; bordure 
tomenteuse assez étroite au prothorax, mais dilatée en avant, un peu plus 
élroile aux élyires, à la région humérale, puis se dilatant obliquement 
après lé premier tiers jusqu’à l’angle sutural ; troncature droite, avec 
l'angle externe un peu oblus et non émoussé. Le pygidium est jaunâtre, 
avec une tache noire allongée de chaque côté de la base. Chez le mâle 
l'angle externe du tibia est droit et bien accusé, le tarse ovale, assez 
dilaté. 


Java, Sumatra. (Coll. Régimbart, Oberthür ; Mus. de Leyde, de Bruxelles.) 


J'avais décrit celte espèce comme nouvelle, Aubé n’ayant nullement 
tenu compte des lignes lisses des élytres; depuis, ayant eu sous les yeux 
le type même d’Aubé, appartenant actuellement au Musée de Bruxelles, je 
l'ai bien nettoyé à l’éther et à la benzine, et ces lignes m'ont alors apparu 
dans toute leur netteté, 


430 MAURICE RÉGIMBART. (200) 


297. ORECTOCHILUS PUSILLUS Régimb., 4882, Ann. Mus. civ. St. Nat. 
Genova, vol. XVIII, p. 74. 


Long. 4 mill.— Ovatus, parum elongalus, convexus, antice attenuatus : 
supra lævis, nitidissimus, niger, angustissime luteo marginatus; infra 
omnino rufo-ferrugineus. Labro semicirculari, pallide flavo; prothorace 
utrinque sat anguste tomentoso; elytris recte truncatis, angulo externo 
leviter obtuso, haud deleto, suturali recto, leviter deleto, margine tomen- 
toso angusto, post medium leviter dilatato, denique angulum suturæ angus- 
tissime secundum truncaturam attingente. — &. Tibiis anticis rectis, 
latis, subparallelis, angulo apicali externo recto; tarso ovato, parum dila- 
tato. — Q. 1gnota. 


Cette espèce, la plus petite du genre, est ovale, peu allongée, convexe 
et atlénuée un peu plus en avant qu’en arrière; le dessus est d’un beau 
noir brillant avec un fin liséré jaune, le dessous entièrement d’un roux 
ferrugineux clair. Le labre est d’un jaune clair et demi-circulaire; la bor- 
dure tomenteuse du prothorax est assez étroite, celle des élytres, très 
étroite dans les deux premiers tiers, se dilate un peu triangulairement au 
dernier tiers et paraît tomber au tiers interne de la troncature qu’elle 
suit alors sous forme de liséré jusqu’à l’angle sutural. Chez le mâle le 
tibia antérieur est large, droit, subparallèle, avec l’angle jépiél externe 
droit, le tarse peu dilaté, ovale. 


Borneo; un seul mâle. (Musée de Gênes.) 


298. ORECTOCHILUS SCALARIS Régimb., 1880, Not. Leyd. Mus., 
vol. IT, p. 215. 


Annales 1883, pi. 42 (Gyrinides, pl. VI), fig. 134 et 134 a. 


Long. 4 4/4 à k 3/h mill. — Ovalis, elongatus, antice et postice atte- 
nuatus, valde convexus, compressus; supra lævis, nitidissimus, nigro- 
æneus, anguste luleo limbatus; infra nigricans, abdominis apice, epi- 
pleuris pedibusque flavis. Labro semicirculari, flavo; capite magno, 
persubtilissime reliculato ; margine lomentoso in prolhorace angusto, 
antice dilatato, in elytris ante medium angustissimo, post medium bis 
angulatim dilatato et suturam fere ad apicem attingente; truncatura fere 
recta, angulo externo paululun obtuso, vix deleto. Pygidio flavo. 


(201) | Monographie des Gyrinidæ. 31 


Cette charmante espèce, que j'ai décrite pour la première fois sur des 
exemplaires immatures du Musée de Leyde, s’est représentée à moi plu- 
sieurs fois dans les collections et varie passablement suivant les localités. 
Sa forme habituelle est ovale, allongée, atténuée aux deux bouts, très 
convexe et même comprimée; la couleur est en dessus d’un beau noir 
bronzé très brillant, finement bordé de jaune roussâtre, en dessous d’un 
noir brun, avec le sommet de l'abdomen, les épipleures et les pattes d’un 
testacé pâle ; le labre demi-circulaire et le pygidium sont jaunes. La tête 
est relativement grosse et le pronotum court; la marge tomenteuse du 
pronotum est étroite, élargie en avant le long du bord antérieur; celle 
des élytres, fort étroite dans la première moitié, se dilate brusquement 
une première fois au milieu à angle droit, puis une seconde fois de même 
vers les quatre cinquièmes postérieurs, très près de la suture qu’elle 
touche presque au sommet; la troncature est à peu près droite, avec 
angle externe peu obtus el à peine émoussé. 


Java; Sumatra ; CGambodje; îles Andaman."(Coll. Sédillot, Régimbart; 
Mus. de Paris, de Leyde.) 


299. ORECTOCHILUS RITSEMÆ Régimb., 1881, Not. Leyd. Mus., 
vol. IV, p. 67. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 186. 


Long. 6 1/2 à 7 1/2 mill. — Oblongus, valde elongatus, ad humeros 
inflatus, ad suturam fortliter convexus ; supra nitidissimus, subtiliter et 
remote punctulatus, nigro-æneus, angustissime luteo-marginatus ; subtus 
brunneo-ferrugineus, abdomine, epipleuris, pedibus eE antennis rufescen- 
tibus. Labro semicirculari, nigro; prothorace subparallelo, ad latera 
paulo latius antice quam postice punctato-tomentoso ; elytris paulo oblique 
truncatis (truncalura extus convexa et sinuata, angulis rectis haud deletis), 
in medio lævibus, subtiliter et remote punctulatis, ad latera valde irregu- 
lariter punctalo-tomentosis ; hæc regio tomentosa antice angustissima, 
ante medium in duobus lobis transversim juxtia positis et ad medium in 
tertio lobo sese dilatat et mullum ante apicem suturam attingit.— &. Tibiis 
anticis rectis, angulo externo recto, leviter delelo; tarso parum dilatato. 


Oblong, très allongé, très convexe et gibbeux dans la région suturale, 
renflé à la base des élytres avec angle thoraco-élytral bien marqué : 


132 MAURICE RÉGIMBART. (202) 


dessus très brillant, d’un beau noir bronzé, avec un fin liséré jaune au 
prothorax et aux élytres. Dessous du corps d’un brun noir, avec l’abdo- 
men, les épipleures, les pattes et les antennes roussâtres. Labre demi- 
circulaire très saillant. Prothorax presque parallèle, à bordure tomenteuse 
peu large, surtout en arrière. Élytres à ironcature un peu oblique, un 
peu convexe et sinuée en dehors, avec les angles droits et non émoussés; 
elles sont lisses au milieu, avec quelques points très fins et très écartés; 
région ponctuée tomenteuse fort irrégulière, très étroite dans le premier 
quart, se dilatant brusquement une première fois à ce point en deux 
lobes égaux juxtaposés transversalement, puis une seconde fois au milieu 
en un lobe simple semblable, et enfin atteignant obliquement la suture 
vers les trois quarts de sa longueur ; les trois lobes sont arrondis, assez 
étroits, dirigés en avant et moins bien formés chez le mâle. 


Java. 

La collection Wehncke possède un mâle et le Musée de Leyde une 
femelle de cette espèce qui est une des plus remarquables par le dessin 
des élytres et la forme du corps. 


230. ORECTOCHILUS ViLLOsSUS Müller, 1776, Zool. Dan. Proûr., p. 68, 
n° 652, — Auhé, Spec., p. 746. 


Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. — Ovalis elongatus, ad humeros leviter infla-- 
tus, valde convexus, subcylindricus. Supra nitidus, niger leviter ænes- 
cens, undique punctato-tomentosus ; infra testaceus, vel nigro ferrugineus, 
pedibus epipleurisque rufis. Labro rotundato, producto ; capite subtilis- 
sime reticulato coriaceo; elytrorum truncatura obliqua, convexa, angulo 
externo valde obtuso, vix indicato, suturali fere recto. — &, Tibiis anticis 
angulo apicali externo recto, haud deleto, tarso elongato. 


Ovale, allongé, comme renflé à la région scutello-humérale, très con- 
vexe et de forme presque cylindrique. Dessus noir, un peu bronzé, ponc- 
tué, brillant malgré le duvet qui le couvre entièrement, avec un fin liséré 
roussâtre fort peu apparent. Dessous tantôl entièrement testacé, tantôt 
rembruni et noirâtre, avec les paltes et les épipleures roux clair. Tête 
très finement réticulée, presque chagrinée, avec le labre avancé et arrondi, 
de façon que l’angle externe, très obtus, est à peine indiqué, l’interne est 
droit ou quelquefois un peu oblus. Chez le mâle l'angle externe du tibia 
est droit, non émoussé, avec le tarse allongé et médiocrement dilaté. 


(203) Monographie des Gyrinidæ. L33 


Geite espèce varie beaucoup de taille et de coloration. Le type est noir 
en dessus et jaune en dessous ; dans le Midi et surtout en Corse, Sar- 
daigne, Espagne, la forme est plus renflée el la coloration en dessous 
noirâtre (O0. Bellieri Reiche, 1861, Ann. Soc. ent. Fr., p. 203); en Syrie 
et en Égypte, le dessus est brunâtre, la forme souvent plus allongée 
(O. syriacus, Chevr. in litt). Les O. dauricus Motsch. (Hydroc. Russ., 
p. 10; Schrenck Reis., 1860, p. 102, fig. 7) et sibiricus Motsch. (loc. cit., 
p. 103) ne sont également que des variétés du véllosus. 


Toute l’Europe, région méditerranéenne de l'Algérie et de l'Égypte : 
Syrie; Sibérie, 


J'ai donné, en décrivant la tribu des Orectochilini, des détails sur les 
mœurs de cette espèce. 4 


231. ORECTOCHILUS INVOLVENS Fald., 1836, Faun. Transce., 
I, p. 415. 


Long. 3 2/3 lin., lat. 4 1/2 lin. (ex Fald.); — elytrorum long. 5 4/5 mill. 
— (Caput et prothorax absunt.) Scutello lævi, elytris valde convexis, 
castaneis , nitidulis, crebre punctulatis, breviter griseo-tomentosis , 
ad apicem oblique truncatis, angulo externo valde obtuso, fere deleto, 


interno recto, haud deleto. Corpore subtus, epipleuris pedibusque pallide 
testaceis, 


Espèce extrêmement voisine du oëllosus, mais bien différente par sa 
grande taille, puisque les élytres à elles seules ont la longueur totale 
du véllosus. Dans sa description, Faldermann dit qu’il est du double 
plus grand, surtout plus large et plus parallèle, que le pronotum 
est brun bronzé et que les élytres ne sont pas plus larges que le pro- 
thorax. 


Le seul exemplaire que j'aie vu est très mulilé; il n’en reste que 
les élytres, le métasternum, l’abdomen et les paltes natatoires. Cest 
un type de Faldermann, appartenant actuellement à M. Maurice Sé- 
dillot. 


Sa provenance n’est nullement précise, tous les insectes décrits étant 
compris sous la rubrique : Coleoptera persico-armeniaca. 


(1885) 1'° partie, 28. 


h3/4 MAURICE RÉGIMBART. (204) 


rt Angle externe des élytres aigu et prolongé en épine plus 
ou moins saillante. 


932. ORECTOCHILUS GANGETIQUS Wiedm., 1821, Germ., Mag., IV, p. 119. 
— Aubé, Spec., p. 740. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 437, 137 a, 137 b. 


Long. 7 1/2 à 10 mill. — Ovalis, perelongatus, haud parallelus, sed 
fusiformis, antice et postice altenuatus, valde convexus et compressus, 
fere cylindricus. Supra tenuissime reticulatus, nigro-æneus, nitidus ; infra 
omnino niger, pedibus posticis ad apicem vix ferrugatis. Labro porrecto, 
triangulari, antice rotundato. Prothoracis margine tomentoso sat lato, 
elytrorum ad humeros eadem latitudine, postea oblique et undulatim 
dilatato et suturam ad apicem attingente ; truncatura valde obliqua et 
sinuala, angulo externo acuto, spinoso et fortiter prominulo, interno & 
recto, & obtuso et deleto. —- G, Tibiis anticis triangularibus, angulo api- 
cali externo obtuso et deleto, tarso late dilatato, subquadrato. — . Ely- 
tris utrinque sulco elongato et postice abbreviato in regione tomentosa 
instructis. 


Ce curieux insecte se fait remarquer par sa forme très allongée, atté- 
nuée aux deux bouts, en fuseau, fortement convexe et comprimée, sub- 
cylindrique; il est entièrement noir, bronzé en dessus, avec une très 
légère teinte ferrugineuse aux patles natatoires. Le labre est avancé, 
triangulaire, mais très arrondi en avant. La bordure tomenteuse a partout 
une teinte très argentée; au pronotum elle occupe de chaque côté un 
cinquième de la largeur et est un peu plus développée en avant; aux 
élytres, elle est de même largeur dans la région humérale, puis, chez le 
mâle, se dilate obliquement à partir du deuxième tiers en formant trois 
ondulations pour venir toucher la suture à son sommet ; chez la femelle 
la dilatation ne commence qu’à la seconde moitié, à cause du bord externe 
de l’espace lisse qui a la forme d’une côte un peu aiguë limitant un 
sillon assez profond situé dans la région tomenteuse et fortement abrégé 
en arrière; de plus, dans ce sexe les trois ondulations sont plus courtes 
et plus marquées; l’espace lisse est dans les deux sexes très longuement 
et très étroitement acuminé jusqu'au sommet de la suture, La troncature 


(205) Monographie des Gyrinidæ. 435 


est très oblique, surtout chez la femelle, l’angle externe en forme d’épine 
aiguë et saillante, l’interne droit et non émoussé chez le mâle, étroitement 
arrondi chez la femelle. Le tarse du mâle est en forme de triangle allongé 
avec l'angle externe très obtus et effacé, le tarse largement dilaté et 
presque rectangulaire. 


Inde, Java. 
233. ORECTOCHILUS INDICUS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 441, 


Long. 7 1/4 mill. — ©. Ovatus, elongatus, antice et postice sat atte- 
nuatus, valde convexus. Supra lævis, niger, nitidissimus, anguste flavo 
limbatus ; infra niger, ano pedibusque ferrugatis, epipleuris flavis. Labro 
semicirculari, rufo barbato. Prothoracis margine tomentoso sat lato, ely- 
trorum ante medium perangusto, vix visibili, post medium intus subito 
dilatato, postea fere longitudinali et circiter ad medium truncaturæ desi- 
nente; truncatura leviter obliqua, fere recta, angulo externo acuto, breviter 
spinoso, interno recto. — d. Ignotus. 


Ovale, assez allongé, atténué aux deux bouts et très convexe; d’un 
beau noir brillant, parfaitement lisse et un peu bronzé en dessus, avec 
un liséré jaune marginal, le sommet de l’abdomen et les pattes ferrugi- 
neux, les épipleures jaunes. Labre demi-circulaire, peu avancé. Bordure 
tomenteuse du prothorax occupant de chaque côté environ un cinquième 
de la largeur; celle des élytres, tellement étroite qu’on a peine à l’aper- 
cevoir dans les deux premiers tiers, se dilate brusquement et obliquement 
en dedans au dernier tiers, puis redevient à peu près parallèle au bord 
externe de l’élytre pour Lomber vers le tiers interne de la troncature: 
ceite dilatation affecte ainsi presque la forme d’un parallélogramme. La 
troncalure est sensiblement oblique, avec l’angle externe aigu et briève- 
ment épineux, l’interne droit. 

Je n’ai vu qu’une seule femelle, originaire de l’Inde, et faisant partie 
de Ja collection du D' Sharp. 


23h, ORECTOCHILUS ANDAMANICUS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl VI), fig. 138, 


Long. 8 4/2 mill. — Ovalis, sal elongatus, ad humeros inflatus, valde 


136 MAURICE RÉGIMBART. (206) 


conveæus, antice et postice altenuatus. Supra nigro-æneus, nilidus, luteo 
marginatus ; infra nigro-piceus, abdominis apice pedibusque ferrugineis, 
epipleuris flavis. Labro fere semicirculari, flavo ciliato; prothoracis mar- 
gine tomentoso sat lato, antice latiore, elytrorum ante medium valde 
angusto, post medium subito dilatalo et postea oblique angulum suturalem 
attingente ; truncatura recta, angulo externo acuto valde Spinoso et pro- 
ducto, interno & recto, $ subacuto. — &. Elytris omnino lævibus, niti- 
dissimus, $ tenuissime reticulatis, in regione scutellari nitidis, utrinque 
el poslice opactis. 


Ovale, assez allongé, renflé aux épaules, atténué aux deux bouts, très 
convexe. Dessus d’un beau noir bronzé brillant, avec une bordure jaune; 
dessous noir de poix avec le sommet de l’abdomen et les pattes ferrugi- 
neux, les épipleures jaune clair. Labre à peu près demi-circulaire, médio- 
crement saillant, garni en avant de longs cils jaunes. Bordure tomenteuse 
du prothorax occupant de chaque côté environ un sixième de la largeur, 
mais un tiers plus large en avant qu’en arrière ; celle des élytres 
étroite dans la première moitié, un peu élargie tout près de la base, se 
dilatant assez brusquement un peu en arrière du milieu pour venir ensuite 
obliquement toucher l’angle sutural; la troncature est droite, avec l’angle 
externe très aigu, longuement épineux, l’interne droit chez le mâle, un 
peu aigu chez la femelle. — Le seul mâle que je possède étant privé des 
deux pattes antérieures, je ne puis en indiquer les caractères. — Dans ce 
sexe les élytres sont parfailement lisses et très brillantes ; chez la femelle 
elles sont entièrement couvertes d’une fine réliculation à aréoles rondes, 
sont luisantes dans la région scutellaire et très largement opaques sur les 
côtés en arrière. 


Iles Andaman : un mâle (coll. Régimbart) et une femelle (coll. Sharp). 


235. ORECTOCHILUS SPINIGER Régimhb., 1880, Not, Leyd. Mus., 
vol. IX, p. 214. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VE), fig. 439. 


Long. 6 1/2 à 8 1/2 mill. —Ovalis, elongatus, ad humeros leviter infla- 
tus, antice et postice fortiter altenualus, valde convexus. Supra niger, 
vix ænescens, aut iridescens, pernitidus, luteo marginatus ; infra nigro 
piceus, abdominis apice pedibusque plus minus ferrugineis. Labro sat 
producto, semi-elliptico; prothoracis margine tomentoso parum lato, 


(207) Monographie des Gyrinidæ. 437 


antice fere duplo laliore; elytrorum angustissimo, muito post medium 
subquadrangulariler dilatato, et in truncatura apud angulum suturalem 
desinente ; truncatura paululum obliqua et convexa, angulo externo valde 
acutlo, spinoso et producto, interno in mare recto, in femina recto vel sub- 
acuto. —d. Tibiis anticis angulo apicali externo recto, haud deleto, tarso 
modice dilatato, ovato. —®. Elytris ad apicem plus minus late pertenuiter 
reticulatis. 


Ovale, allongé, légèrement renflé aux épaules et très convexe. D’un 
noir très brillant, un peu bronzé et irisé en dessus, avec une teinte ferru- 
gineuse plus ou moins développée aux pattes et aux derniers segments 
abdominaux ; bord latéral des élytres jaune, presque horizontal, très 
tranchant et séparé du reste de l’élytre par un sillon profond et extré- 
mement aigu. Labre assez allongé, demi-elliptique, garni de longs cils 
roux Clair; bordure tomenteuse du pronotum peu développée, presque 
moitié plus large en avant, n’occupant guère de chaque côté de la base 
qu’un dixième de sa largeur; celle des élytres fort étroite, se dilatant 
assez brusquement dans le dernier quart à la région de l’angle externe, 
pour se diriger ensuite obliquement vers le quart interne de la tron- 
cature, où elle se termine habituellement chez la femelle, tandis qu’elle 
envoie un très mince filet jusqu’à l’angle sutural chez le mâle: la forme 
de cette dilatation est moins nettement quadrangulaire que chez l'espèce 
précédente, et même chez certains exemplaires elle est à peu près trian- 
gulaire, à cause du peu de convexilé de son bord interne; la troncature 
est un peu oblique et légèrement convexe, l’angle externe très aigu, 
épineux et saillant, l’interne droit chez le mâle, et souvent subaigu 
chez la femelle. Le tibia antérieur du mâle a l'angle externe droit et 
bien accusé, le tarse est ovale, médiocrement dilaté; la femelle possède 
sur les élytres au sommet un espace très sublilement réticulé et plus ou 
moins étendu. 


Cette description se rapporte aux insecles pris à Sumatra et en Cochin- 
chine (Mus. de Paris, de Leyde; coll. Régimbart). Le Muséum de Paris 
possède une femelle de l’Indo-Chine (Laos inférieur), qui diffère par l'angle 
sutural des élytres beaucoup plus aigu et sensiblement saillant, en rendant 
les élytres un peu déhiscentes; la collection Wehncke possède une autre 
femelle de l'Inde qui présente le même caractère un peu moins accusé, 
et qui, de plus, a une forme plus renflée au niveau des épaules; néan- 
moins je ne vois là que des variétés du spéniger, qui diffèrent un peu 


138 MAURICE RÉGIMBART. (208) 


suivant les localités. Les exemplaires de Sumatra eux-mêmes présentent 
entre eux des différences: ainsi ceux de Soeroelangoen et de Kloempang 
sont beaucoup plus petits que ceux portant l'indication : « Tandjong- 
Morawa, Serdang, N. O. Sumatra. » 


236. ORECTOCHILUS GESTROI Régimb., 1882, Ann. Mus. civ. Genova, 
vol. XVIII, p. 72. 


Annales 1883, pl. 12 (Gyrinides, pl. VI), fig. 440. 
Long. 7 1/29 à 8 mill. — Ovatus, elongatus, antice et postice attenuatus, 
ad humeros latior, sed non inflatus, paulo minus convexus; supra niger, 
iridescens, pernilidus, latius luteo limbatus; infra nigro piceus, abdo- 
minis apice pedibusque ferrugineis, epipleuris flavis. Prothoracis margine 
tomentoso parum lato, antice dilatato, elytrorum sat angusto, paulo post 
medium minus subilo dilatato, postea cum margine exlerno parallelo et 
circiter ad medium truncaluræ desinente; truncatura fere recta, angulo 
externo valde acuto, spinoso et porrecto, suturali & recto, $ vix subacuto. 
—&, Tibiis anticis angulo apicali externo recto ; tarso modice dilatato.— 
©. Elytris apud truncaturam persubtilissime reticulatis. 


Espèce très voisine du spiniger, mais que je crois néanmoins distincte 
par les caractères suivants : forme plus allongée, beaucoup moins renflée 
aux épaules et aussi moins convexe; bord aplati des élytres plus large, 
séparé par un sillon un peu moins profond ; bordure tomenteuse analogue 
au prothorax, mais sensiblement plus large aux élytres, se dilatant non 
pas dans le dernier quart, mais {rès peu après le milieu, moins brusque- 
ment et moins largement, devenant ensuite parallèle à la direction du 
bord externe de l’élytre pour se terminer un peu en dedans du milieu de 
la troncalure, sans prolongement vers l’angle sutural dans aucun des 
deux sexes; troncaiure plus droite; région réticulée des élytres chez la 
femelle beaucoup moins étendue et n’occupant qu’un très faible espace 
auprès de la troncature, 


Borneo : Sarawak. (Mus. de Gênes; coll. Fairmaire, Sharp.) 


(209) Monographie des Gyrinidæ. 139 


IX. OGrectogyrus, nov. gen, 
Annales 1883, pl. 13 et 14 (Gyrinides, pl. VIT et VIIL), fig. 144 à 174, 


Les insectes que je fais entrer dans ce genre sont extrêmement voisins 
des Orectochilus, dont ils ont fait partie jusqu'ici. La forme générale est 
à peu près la même, et il est certain que, comme eux, ils habitent les 
eaux courantes. Leur livrée est ordinairement très brillante, à reflets 
métalliques plus ou moins intenses, à villosité couvrant une grande éten- 
due des élytres, surtout chez les mâles ; le pronotum et les élytres sont 
toujours bordés d’un liséré jaune, roux ou ferrugineux, et les régions 
glabres ne sont pas à proprement parier lisses, mais couvertes d’une 
réticulation excessivement fine et souvent difficilement perceptible sans 
une très forte loupe. Chez le plus grand nombre d’espèces, le labre, 
pubescent sur toute sa surface, est pourvu au bord antérieur d’une rangée 
de longs cils qui ont presque toujours la même longueur que le labre. 
Les hanches intermédiaires sont plus développées que chez les autres 
Gyrinides : leur extrémité externe est très largement arrondie et leur 
bord interne est plus rapproché de la ligne médiane; chez quelques 
espèces elles sont cependant séparées par une portion extrêmement petite 
du mésosternum, chez quelques autres elles ne se touchent que par 
l'angle antéro-interne, et chez presque tous elles sont contiguës dans une 
certaine étendue de leur bord interne. Le tarse antérieur rappelle beau- 
coup la conformation de celui des Dineutes : chez le mäle, comme chez 
la femelle, il est toujours parallèle ou presque parallèle, à bords recti- 
lignes et jamais courbes, et il est garni en dessous d’un feutrage épais et 
relativement long ; les quatre premiers articles sont à peu près égaux, 
mais le dernier est le plus grand, et habituellement il a la longueur des 
deux précédents réunis. 


Ilest à remarquer qne ce genre habite exclusivement le continent 
africain, Madagascar et les îles avoisinantes, et qu'aucune espèce n’a 
jamais été trouvée ailleurs. Par contre il y remplace totalement les Orec- 
tochilus, dont aucune espèce ne se prend dans ces parages ; l’Orectochilus 
villosus Seul se trouve en Algérie, mais seulement au voisinage de la 
mer; or, aucun Orectogyrus ne va jusqu’à l'Algérie, car ils ne dépassent 
pas, dans la région septentrionale, la Haute-Égypte à l’est et Sierra- 


L40 MAURICE RÉGIMBART. (210) 


Leone à l’ouest ; aucun à ma connaissance n’a élé pris au Sénégal, où 
cependant la température est fort élevée, de sorte qu’ils ne se rencontrent 
que dans la région située au-dessous du tropique du Cancer. 


237. ORECTOGYRUS LANCEOLATUS Régimb., n. sp. 
Annales, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 444. 


Long. 9 3/4 mill, — ©. Elongato-ovalis, parum convexus, antlice et pos- 
tice attenuatus; supra nilidulus, subtilissime reticulatus, nigro-æneus, 
anguste ferrugineo marginatus ; infra niger, pectore medio abdominisque 
apice ferrugalis, epipleuris flavis, pedibus rufis. Labro sat brevi, trans- 
verso, antice modice rotundato, sat breviter rufo ciliato ; margine tomen- 
toso sat lato, postice haud dilatalo, suturam paullo ante apicem attin- 
gente ; elytrorum spatio lævi lanceolato, ad apicem rotundato, utrinque 
lincis qualuor remote et obsolete punctatis instructo; truncatura vix obli- 
qua, parum convexa, extus sinuala, angulo externo recto, leviler promi- 
nulo, suturali anguste rotundato. — &, Ignotus. 


Forme aliongée, assez sensiblement atténuée aux deux bouts, peu con- 
vexe, surlout en regardant l’insecte de côté; coloration en dessus d’un 
noir très bronzé, assez brillante, avec une fine bordure ferrugineuse, en 
dessous noir foncé avec le milieu du sternum et l'extrémité de l’abdomen 
ferrugineux, les pattes rousses et les épipleures jaunes. Dessus du corps 
entièrement couvert d’une très fine réticulation à mailles rondes, présen- 
{ant de plus sur l’espace glabre de chaque élytre quatré lignes irisées un 
peu enfoncées et pourvues de points espacés et peu visibles. Labre deux 
fois et demi aussi large que long, médiocrement arrondi en avant; région 
tomenteuse assez large, régulièrement de même largeur depuis le bord 
antérieur du pronolum jusque près de l’extrémité où elie rejoint la 
suture dans le dernier septième de sa longueur; l’espace lisse a ainsi une 
forme lancéolée arrondie au sommet ; la troncalure est à peine oblique, 
un peu convexe, sinuée en dehors, l’angle externe droit, un peu saillant. 
Les hanches intermédiaires sont nettement séparées. 


Afrique méridionale : Natal: une seule femelle. (Coll. Régimbart.) 


s EEE 


(212) Monographie des Gyrinidæ. LA 


238. ORECTOGYRUS MIRABILIS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VI), fig. 145. 


Long. 9 à 40 4/2 mill. — Ovatus, parum elongatus, parum convexus, 
d fere depressus, postice leviler attenuatus; supra nitidissimus, nigro- 
metallicus, purpurascens el iridescens, persubtilissime reticulatus, luteo 
marginatus ; infra nigro-piceus, plus minus ferrugatus, pectore medio et 
abdomine rufescentibus, epipleuris pedibusque posticis pallide testaceis, 
pedibus anticis rufis. Labro brevi, valde transverso, antice rotundato, 
cilis griseis et sat brevibus instructo ; margine tomentoso lato, a pronoto 
in elytris continuato el suturam post medium attingente; elytrorum spatio 
lævi semi-elliptico ; truncatura paululum obliqua, extlus leviter sinuata, 
angulo externo obluso, subprominulo, vix delelo, suturali anguste rotun- 
dato. — d. Tibiis anticis angulo apicali externo valde deleto et obluso. 
— ©. Margine tomentoso paulo minus lato, spatio lævi postice magis 
extenso. 


Magnifique espèce de forme très peu convexe, surtout chez le màle, 
d’un beau noir mélallique à reflets irisés et pourprés, à pubescence d’un 
roux doré occupant de chaque côté une large étendue et se continuant 
assez exactement du pronotum aux élytres ; l’espace lisse affecte la forme 
d’une demi-ellipse dont le sommet dépasse un peu le milieu chez le mâle 
et atteint presque les trois quarts de la suture chez la femelle. Tout le 
Gessus du corps esl couvert d’une réticulation excessivement fine, à 
mailles rondes sur la tête et le pronotum, allongées en ellipses transver- 
sales sur les élytres dont la troncalure est un peu oblique, convexe, 
sinuée: en dehors, avec l’angle externe obtus et à peine effacé. Le dessous 
du corps est noirâtre, un peu rouillé, avec le milieu du sternum, l’abdo- 
men, moins la base et les pattes antérieures, roux, les épipleures et les 
paltes nalaloires d’un testacé très pâle ; le labre est court, transversal, 
pourvu de cils gris peu longs. Les hanches intermédiaires sont neltement 
séparées par le sommet du mésosternum. 


Afrique méridionale : Delagoa-Bay; Zambèze. (Coll. Sharp; Mus. de 
Paris. ) 


h42 MAURICE RÉGIMBART. (212) 


239. OREGTOGYRUS SPECULUM Aubé, 1838, Spec., p. 742. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 146. 


Long. 7 à 8 mill. — Ovalis, ® paulo magis elongatus, convexus ; supra 
persubtilissime reticulatus, nitidus, niger, paululum iridescens, rufo mar- 
ginatus ; infra ferrugineus, epipleuris flavis. Labro æneo, fortiter punctato, 
antice rotundato, et longe rufo cilidlo; margine tomentoso latissimo, « 
prothorace in elytris fere regulariter continuato et suturam in mare ad 
medium, in femina post medium attingente; spatio lævi & elliplico, pos- 
lice rotundato, ® cordato, postice leviter acuminato; truncatura vix obli- 
qua, paululum convexa, extus sinuata, angulo externo recto, haud deleto, 
prominulo. — d. Tibiis anticis angulo apicali externo valde obtuso, 
deleto. 


Ovale, convexe et faiblement allongé chez la femelle. Dessus du corps 
couvert d’une réticulation d’une excessive finesse, à mailles rondes sur la 
tèle et le pronotum, un peu allongées transversalement sur les élylres, 
d’un beau noir brillant à reflets à peine irisés et bordé de jaune roux ; 
dessous d’un roux ferrugineux plus ou moins foncé, ainsi que les paltes, 
les épipleures jaune clair. Labre presque demi-circulaire, bronzé, forle- 
ment ponclué et pourvu au bord antérieur d’assez longs cils roux; 
région tomenteuse très développée, à duvet d’un roux doré, occupant 
sur le prothorax presque les deux tiers latéraux chez le mâle et un 
peu moins chez la femelle, se continuant presque exactement sur les 
élytres pour atteindre la suture au milieu chez le mäle, vers les deux 
tiers chez la femelle; espace lisse des élytres elliptique chez le mâle et 
arrondi en arrière, cordiforme chez la femelle et légèrement acuminé en 
arrière ; troncature à peine oblique, un peu convexe et bien sinuée en 
dehors, l'angle externe droit, saillant et nullement émoussé. Les hanches 
intermédiaires sont contiguës par leur angle interne. 

Comores : île Johanna (Anjouan); un mâle et une femelle. (Goll. 
Wehncke, Régimbart.) 

Quoique l’insecte décrit par Aubé soit de Mozambique, sa descriplion 
se rapporte parfaitement au mâle que j'ai sous les yeux. 

L'Orectogyrus speculum établit le passage des deux groupes l’un à 
l’autre, car les hanches intermédiaires se touchent par leur angle antéro- 
interne. 


(213) Monographie des Gyrinidæ. hAS 


240. ORECTOGYRUS DORSIGER Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, p. VII), fig. 447. 


Long. 8 à 10 mill. — Oblongo-ovatus, elongatus, convexæus, in ulroque 
seæu similis : supra subtilissime reticulatus, nitidus, nigro-æneus, tri- 
descens, rufo marginatus ; infra nigro-ferrugineus, pectore medio, abdo- 
mine (basi et ano exceplis) pedibusque rufis, epipleuris flavis. Labro semi- 
cérculari, villoso, antice longe nigro ciliato ; margine tomentoso lato, « 
prothorace in elytris continuato, et suturam ante apicem attingente ; 
spatio lævi in elytris oblongo, fere parallelo, ad latera carinula limitato, 
postice truncato et fere bilobato; truncatura elytrorum convexa, extus 
fortiter sinuata, angulo exlerno acuto, prominulo, interno subobtuso et 
leviter delelo. — &. Tibiis anticis robustis, angulo apicali externo 
obtuso, valde deleto. Labro paulo magis porrecto. 


Réticulation du dessus du corps très fine, celle de la tête et du prono- 
tum à mailles bien rondes, celle des élytres très faiblement transversale : 
coloration en dessus d’un noir bronzé et verdâtre, brillant, à reflets irisés, 
en dessous d’un noir ferrugineux, avec le milieu du sternum, les lignes 
articulaires, l'abdomen, moins la base et le segment anal, les pattes d’un 
roux plus ou moins foncé, les épipleures jaunes. Labre à peu près demi- 
circulaire, un peu plus saillant chez le mâle, longuement cilié. Bordure 
tomenteuse occupant de chaque cêlé un cinquième de la largeur totale, 
d’égale largeur depuis le sommet du pronotum jusqu'aux quatre cin- 
quièmes des élytres, où elle se dilate brusquement à angle droit pour 
gagner la suture sur laquelle elle remonte très faiblement ; l’espace lisse 
est allongé, presque parallèle, limité en dehors dans toute sa longneur 
par un bord en forme de légère carène, et se termine en arrière par une 
troncalure droite, légèrement divisée en deux lobes sur la sulure; la 
troncature des élvires est convexe, très sinuée en dehors, l’angle externe 
aigu et saillant, l’interne un peu obtus et à peine émoussé, Hanches 
ntermédiaires contiguês dans la portion antérieure de leur bord interne, 
comme chez toutes les espèces suivantes. 


Afrique méridionale : Natal. (Coll. Sharp, Régimhart.) 


LU MAURICE RÉGIMBART. (214) 


241. ORECTOGYRUS SEDILLOTI Régimb., n. sp. 
Annales 4883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIE), fig. 148. 


Long. 9 4/2 mill. — Q. Ovalis, elongatus, parum convexus; subtus 
rufus, epipleuris flavis. Gapite persublilissime reliculalo, viridi-cupreo, 
labro nigro fere semicirculari; pronoto in disco persubtilissime reticulato, 
viridi-æneo, antice et postice vitta rufa utrinque abbreviala. ornato, ad 
latera late (multo latius antice) punctalo-lomentoso, rufo marginato ; 
elytris ad apicem attenuatis, punctato-lomentosis, nigro-virescentibus, 
rufo marginalis, spalio suturali glabro ferrugineo sat lato, postice dila- 
lato, spatuliformi et ante apicem rotundatim desinente, subtilissime et 
transversim reliculato, cælerum oblique vermiculalo ; truncatura valde 
obliqua, convexa, extus sinuata, angulo externo obtuso, haud deleto, sutu- 
rali recto. — &. Ignotus. 


Ovale, allongé, peu convexe, entièrement roux en dessous. Tête d’un 
vert bronzé à reflets bleuâtres et cuivrés, couverte d’une réticulation 
excessivement fine à mailles rondes; pronotum de même couleur sur le 
disque, muni d’une réticulalion analogue et encore plus fine, orné en 
avant et en arrière d’une bande transversale fauve très abrégée de chaque 
côté; région tomenteuse très large en avant, moitié plus étroite en 
arrière. Élytres tomenteuses, d’un noir verdâtre, bordées de roux comme 
le prothorax, avec un espace sutural glabre ferrugineux, assez large, 
dilaté en arrière en forme de spatule et se terminant par un sommet très 
arrondi vers les cinq sixièmes de la suture; la sculpture de cet espace 
est très curieuse : Le fond est couvert d’une très fine réliculation à mailles 
transversales et en outre de petites vermiculalions peu onduleuses diri- 
gées obliquement d’avant en arrière et de dedans en dehors, s’effaçant 
dans le premier quart, troncature très oblique, convexe, sinuée en 
dehors ; l’angle externe obtus, mais non effacé, le sutural droit, — Ii est 
probable que le mâle est différent. 


Madagascar; une seule femelle. (Coll. Sédillot.) 


242, ORECTOGYRUS ORNATICOLLIS Aubé, 1838, Spec., p. 728. 
Annales 1885, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 149. 


Long. 8 à 8 1/2 mill. — Regulariter ovglis, modice convexus ; supra 


(215) Monographie des Gyrinidæ. UT) 


viridi-æneus, nilidus, subtilissime reticulatus, ad latera griseo-lomentosus, 
fulvo marginatus; infra rufo-ferrugineus. Labro semicirculari; protho- 
race antice et postice villa rufa ulrinque abbreviata ornato, ad latera late 
punclato-tomentoso. Elytris costa sublaterali elevata instructis, punctato- 
tomentosis ; spatio glabro leviter elevato, & quadrato, postice truncato et 
utrinque breviter lobato, medium suturæ haud omnino attingente, $ cor- 
dato, sat elongalo, subacuminato et ante apicem desinente; truncatura 
obliqua, convexa, extus sinuata, angulo externo obluso, haud deleto. — 
d. Tibiis anticis angulo apicali externo recto, parum deleto. 


Forme ovale, régulière et médiocrement convexe; couleur en dessus 
d’un beau vert bronzé, en dessous d’un roux ferrugineux. Tête et prono- 
tum très finement réticulés, à mailles rondes ; ce dernier pourvu en avant 
et en arrière d’une bande transversale rousse, très abrégée de chaque 
côlé. Espace glabre des élytres un peu élevé, carré chez le mâle, à bords 
latéraux légèrement curvilignes, tronqué en arrière, avec les deux angles 
postérieurs saillants en forme de lobule très court, n’alteignant pas tout 
à fait le milieu de la suture, cordiforme allongé chez la femelle et se 
terminant en pointe presque aux trois quarls de la suture; cet espace 
lisse est couvert d’une réticulation très fine, à mailles très allongées 
transversalement el un peu obliquement en dedans ; en outre on remarque 
de chaque côté de l’élytre une côte saillante entière située à peu près au 
tiers externe et noyée dans la villosité, troncature oblique, convexe, 
sinuée en dehors, avec l'angle externe oblus et non émoussé. Chez le 
mâle l’angle externe du tibia est droit et un peu émoussé. 


Madagascar. (Coll. Sédillot, Oberthür, Régimbart ; Mus. de Paris.) 


243. ORECTOGYRUS SCHÔNHERRI Aubé, 1838, Spec., p. 727. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 450. 


Long. 7 1/2 mill. (8 1/2 avec le segment anal). — Ovatus, sat latus, 
parum conveæus ; supra subtilissime reticulatus, nitidus, nigro-olivaceus, 
leviter virescens, flavo marginatus, aureo-viliosus ; infra rufo-ferrugineus, 
ad latera nigricans, pedibus rufis, genibus, tibiis el larsis anticis nigri- 
cantibus. Labro brevi, transverso, antice rotundato ; pronoto vitta trans- 
versa media fulva, ulrinque fortiter abbreviata ornato, margine tomen- 
loso lalo; elytris vitta juxtasuturali fulva vix post medium terminata 


AG MAURICE RÉGIMBART. (216) 


ornatis, margine tomentoso latissimo suluram mullum ante apicem attin- 
gente; truncatura leviter obliqua, parum convexa, extus late sinuata, 
angulo externo recto, sat deleto, interno recto, magis arguto. — g\ Tibiüs 
anticis rectis, sat gracilibus, angulo apicali externo fere recto ; tarso 
brevi. 

Forme ovale, assez large et relativement peu convexe; coloration en 
dessus d’un beau noir olivâtre brillant, à reflets légèrement verdâtres, à 
peine métalliques, avec une bordure marginale jaune, les parties lisses 
très finement et bien visiblement réticulées, à aréoles rondes, villosité 
dorée; dessous d’un roux ferrugineux, fortement rembruni et noirâtre 
sur les côtés du slernum et sur les hanches. Labre court, transversal et 
arrondi en avant. Pronotum orné sur la partie lisse d’une bande fauve 
transversale un peu plus rapprochée du bord antérieur et n’atteignant pas 
par ses extrémités la bordure tomenteuse qui occupe un peu plus du 
quart de chaque côté ; sur les élytres se trouve une bande fauve longitu- 
dinale, très près de la suture dont elle est nettement séparée, étendue de 
la base au milieu qu’elle dépasse un peu: bordure tomenteuse plus large 
que celle du pronotum, atteignant la suture vers les trois quarts posté- 
rieurs chez le mâle et vers les quatre cinquièmes chez la femelle (d’après 
Aubé); l’espace sutural présente ainsi une forme brièvement lancéolée et 
arrondie au sommet chez le mâle, tandis que chez la femelle Aubé dit 
qu’elle représente assez exactement un cône renversé occupant les quatre 
cinquièmes antérieurs ; troncature à peine oblique, peu convexe au mileu, 
largement sinuée en dehors, les angles droits, l’externe beaucoup plus 
émoussé. Chez le mâle le tibia est assez grêle et le tarse court. 


Sierra-Leone : George-Town. 

Je n'ai vu qu’un seul mâle appartenant à M. E. Gounelle, qui me l’a 
obligeamment communiqué. 

La description du D' Auhé est faite sur une femelle de la mème pro- 
venance. Je crois que ce sont les seuls exemplaires connus. 


24h. ORECTOGYRUS CYANICOLLIS Aubé, 1838, Spec., p. 786. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 151. 


Long. 9 4/2 à 42 mil — Ovalus, parum elongatus, apud feminam 
postice attenualus, modice convevus; supra parum nitidus, cæruleus, 


(217) Monographie des Gyrinidæ. 47 


rufo-marginatus ; infra niger, sterno, abdomine (ano excepto) pedibusque 
ferrügineis, tibiis et tarsis anticis nigricantibus, epipleuris flavis. Labro 
semicirculari, fortiter punctato, rufo-ciliato; capite, pronoto, elytrorum- 
que regione glabra crebre tenuiter reticulatis ; prothoracis margine tomen- 
toso parum lato, antice post oculos expanso; elytris utrinque carina 
elevata et acuta a basi usque ad apicem instructis, d'fere omnino punctato- 
tomentosis, carina antice sat late, postea usque ulira medium angustissime 
et spatio triangulari juxtasuturali glabris, $ usque paulo ultra medium 
inter carinas glabris; truncatura convexa, extus fortiler sinuata, angulo 
externo recto, haud deleto. — &, Pedibus anticis valde robustis, tibiis 
angulo apicali externo recto, leviter deleto, tarso lalo, dilatato. 


Cette espèce, assurément la plus belle du genre, se fait remarquer par 
sa magnifique coloration d’un bleu d’acier à reflets légèrement pourprés 
et sa pubescence dorée; en dessous le corps est noir, à part la partie 
médiane du méso- et du métasternum et l’abdomen, moins le segment 
anal, qui sont roux ferrugineux, ainsi que les pattes. La tête, le pronotum 
et les régions glabres des élytres sont couverts d’une réticulation fine, 
dense et extrêmement régulière à mailles rondes ; la marge tomenteuse 
du pronotum est peu large, mais s'étend sensiblement en arrière des 
yeux, le long du bord antérieur. Sur chaque élytre on remarque, environ 
au tiers externe, une carène élevée el aiguë en arrière qui occupe toute 
leur longueur ; la portion comprise en dehors entre cette carène et la 
bordure rousse est elle-même sensiblement convexe mais sans affecter 
la forme d’une côte. Chez le mâle cette carène est glabre, assez large- 
ment à la base, puis très étroitement et en forme de pointe aiguë en 
arrière, jusqu'aux trois quarts environ; en outre il existe en dedans, 
entre elle et l’écusson, un petit espace triangulaire glabre ; chez la 
femelle on remarque un grand espace glabre comprenant la région 
située entre les carènes et se terminant presque carrément un peu en 
arrière du milieu, en émettant de chaque côté une pointe le long de 
la carène; la troncature est convexe, très sinuée en dehors, avec l’angle 
externe droit et non émoussé. La patte antérieure du mâle est très 
robuste, l'angle interne du tibia droit est faiblement émoussé, le tarse 
relativement large et dilaté. 


Madagascar, (Coll, Sédillot ; Mus. de Paris.) 


hAS MAURICE RÉGIMBART. (218) 


945. ORECTOGYRUS PALLIDOCINCTUS Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 
1880, p. 325. 


Annales 1883, pl 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 152, 


Long. 7 1/4 mill. — & Ovalis, elongatus, antice et postice attenuatus, 
coveæus; supra æneo-cæruleus, virescens albo marginatus ; infra rufo- 
ferrugineus, epipleuris albidis. Labro semicirculari ; capite, prothorace et 
elytrorum regione glabra crebre per subtilissime reticulatis ; prothoracis 
margine tomentoso sat lato; elytris utrinque costa vix elevata a basi usque 
ad apicem instructis, hac costa usque ad medium spatioque scutellari lato, 
brevi, æqualiter tridentato, glabris ; truncatura parum obliqua, vix con- 
vexa, extus sinuata, angulis rectis, argutis. Tibiarum angulo externo 
fere recto, haud deleto. — ©. Tgnota. 


Quoique beaucoup plus petite et plus allongée, cette espèce a de l’affi- 
nité avec la précédente : sa coloration est d’un bronzé à la fois bleu et 
verdâtre, avec la pubescence grise et faiblement dorée en dehors ; la réti- 
culalion qui couvre la tête, le pronotum et les régions glabres est exces- 
sivement fine, serrée et à mailles rondes ; la bordure tomenteuse du pro- 
nolum assez large, un peu échancrée en arrière. Élytres poncluées tomen- 
teuses, pourvues vers leur tiers externe d’une côte à peine élevée, 
obsolète, occupant toute leur longueur, et glabre dans sa première moitié 
environ; en dehors de celte côte, la partie qui s’étend jusqu’à la bordure 
extérieure blanche est à peine sensiblement convexe ; enfin il existe à la 
région sculellaire un espace glabre large et court dont le bord postérieur 
forme trois lobes égaux ; itroncature un peu oblique, très faiblement con- 
vexe, sinuée en dehors, avec les angles droits et fort nets. 


Nossi-Bé ; un seul mâle. (Coll. Fairmaire.) 


26. ORECTOGYRUS SEMISERICEUS Gestro, Ann. Mus. civ. di St. Nat. 
di Genova, 18814, p. 5. 


Annales 14883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 153. 


Long. 9 mill — Ovatus, sat elongatus, parum convexus; supra subli- 
lissime reticulatus, nilidus, nigro æneus, plus minus viridi-cæruleus, 


(219) Monographie des Gyrinidæ. 49 


flavo marginatus; infra rufo-ferrugineus, coxis intermediis ct posticis 
infuscatis, epipleuris flavis. Labro parum porrecto, rufo ciliato, antice 
rotundato ; margine tomentoso a prothorace in elytris regulariter conti- 
nuato, lato, ad angulum externum elytri minute emarginato, in medio 
truncaturæ desinente, sutura ad angulum angustissime punctato-tomen- 
tosa ; truncatura subangulatim convexæa, extus leviler sinuata, angulo 
externo fere recto, haud deleto, suturali anguste rotundato. 


Très régulièrement ovale, assez allongé et peu convexe ; dessus couvert 
d’une très fine réticulation à mailles rondes, brillant, d’un noir bronzé 
avec une teinte plus ou moins forte d’un vert bleuâtre, bordure jaune, 
pubescence argentée; dessous roux ferrugineux clair, avec les hanches 
des pattes natatoires fortement rembrunies, ainsi que les tarses anté- 
rieurs; épipleures jaune vif. Bordure tomenteuse très régulière, se conti- 
nuant exactement du prothorax aux élytres dont elle occupe la moitié 
externe, présentant une petile échancrure un peu avant le niveau de 
l'angle externe de l’élytre et se terminant au milieu de la troncature ; 
l’espace lisse présente une forme lancéolée, à bords externes peu arqués 
et se trouve bifide à son sommet, à cause d’une petite partie pubescente 
très étroite occupant le sommet de la suture, à l’angle interne; tronca- 
ture presque anguleusement convexe, faiblement sinuée en dehors; l’angle 
externe presque droit, un peu obtus, non émoussé, le sutural étroitement 
arrondi. 


Cette description se rapporte à la femelle ; chez le mâle il y a une 
petite différence insignifiante dans les rapports de la région lisse et de la 
région tomenteuse au sommet, différence que je ne puis exactement 
préciser, n’ayant plus ce sexe sous les yeux. 


Abyssinie, (Mus. de Gênes ; coll. Régimbart.) 


247. ORECTOGYRUS LIONOTUS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VII), fig. 154. 


Long. 6 4/3 à 6 1/2 mill. — Ovatus, vix elongatus, paululum rhom- 
boideus, conveæus ; supra subtilissime reticulatus, nitidus, anguste fulvo 
marginatus, aureo tomentosus, cæruleo-violaceus, prothorace antice et 
poslice late purpureo-cupreus; infra omnino rufus, genibus anticis late 

(1883) 1'° partie, 29. 


h50 MAURICE RÉGIMBART. (220) 


nigricantibus. Labro dense punctato, rufo ciliato, semicirculari; pronoto 
late utrinque punctato-tomentoso, haud latius antice ; elytris spatio scutello- 
suturali Latissimo lævi, postice trilobato, lobi$ externis obtusis et brevibus, 
medio multo majore et & dimidium suturæ fere attingento, ® post medium 
suturæ desinente; truncatura paululum obliqua, convexa, extus fortiter 
emarginato-sinuata, angulo externo acuto et valde prominulo, suturalè 
recto. —d, Tibiis anticis leviter biincurvatis, angulo apicali externo valde 
obtuso, haud rotundato. 


Ovale, à peine allongé, un peu rhomboïdal, convexe et faiblement 
déprimé sur la région antérieure de la suture ; dessus du corps très fine- 
ment réticulé, à aréoles rondes, brillant, d’une belle couleur bleu violacé, 
avec une large bande d’un cuivreux pourpre en avant et en arrière du 
prothorax; pubescence roux doré et bordure marginale fauve et étroite ; 
dessous entièrement roux, avec les tibias antérieurs rembrunis. Bordure 
tomenteuse du pronotum occupant de chaque côlé un peu plus du quart 
de la largeur et pas plus étroite en arrière. Élytres ornées d’un espace 
lisse scutello-sutural occupant la moitié interne de chacune, à bords laté- 
raux non parallèles, mais très sensiblement divergents, se terminant en 
arrière par trois lobes dont les deux latéraux, courts et obtus, dépassent 
un peu le quart de la longueur de l’élytre, tandis que le médian, beau- 
coup plus développé et triangulaire, s’avance jusqu’au milieu de la suture 
chez le mâle et jusqu'aux deux tiers chez la femelle; troncature un peu 
oblique, très convexe, fortement échancrée sinuée en dehors, avec l’angle 
externe aigu et très saillant, le sutural droit. Le labre est demi-circulaire, 
noir, fortement ponctué et garni antérieurement d’assez longs cils roux. 
Chez le mâle les tibias antérieurs ont une double courbure assez sensible, 
et leur angle apical externe est très obtus, mais non émoussé. 


Afrique occidentale : île du Prince, (Mus. de Bruxelles; coll. Régimbart.) 


248, ORECTOCHILUS TRILOBATUS Régimh., n. Sp. 


Long. 6 mill, — Præcedenti fere omnèno similis : paulo magis elongatus, 
magis convexæus ; prothorace toto cupreo; infra ad latera et ad apicem 
abdominis leviter infuscato. Elytrorum spatio lævi minus lalo, lobis 
externis magis elongatis et angustis, truncaturæ angulo externo magis 
aculo, — &. Tibiis anticis angulo apicali externo magis deleto. 


(221) Monographie des Gyrinideæ. A51 


Cet insecte qui, jusqu'ici, est le plus petit du genre, n’est vraisembla- 
blement qu’une variété du précédent ; sa taille est un peu plus petite, sa 
forme plus étroite, et plus convexe dans la première moilié de la suture: 
en dessus le pronotum est entièrement cuivreux, et en dessous les côtés 
du corps et le segment anal sont un peu rembrunis ; les cils du labre sont 
d’un brun plus foncé. L’espace lisse des élytres est notablement plus étroit, 
à côtés presque parallèles, n’occupant pas la moitié interne de chacune ; 
ses lobes latéraux sont plus prolongés en arrière et plus étroits, et le 
médian n’atteint pas la moitié de la suture; la troncature paraît moins 
large et l’angle externe est plus aigu. Enfin l’angle externe du tibia du 
mâle est plus émoussé. 


Afrique occidentale : île du Prince; un seul mâle. (Coll. Sharp.) 


249. ORECTOGYRUS TRIDENS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 455. 


Long. 7 mill. — Ovatus, conveæus, vix elongatus ; supra subtilissime 
reticulatus, nitidus, viridi-cæruleus, in prothorace ænescens, fulvo margi- 
natus; infra omnino rufus. Labro semielliptico, punctato, brunneo ciliato ; 
prothoracis margine tomentoso.lato, intus leviter concavo ; elytris spatio 
scutello-suturali lævi lato, postice trilobato, lobis externis longis, angustis, 
subacutis et dimidium attingentibus, medio triangulari, multo breviore ; 
truncatura vix obliqua, conveæa, extus fortiter emarginato-sinuata, angulo 
externo acutissimo et producto, suturali recto. 


Cette espèce est encore très voisine des deux précédentes; elle est sen- 
siblement plus grosse, plus régulièrement ovale et convexe; le dessus du 
corps est d’un vert bleuâtre, bronzé sur le pronotum, avec une bordure 
fauve assez étroite ; le dessous est entièrement roux clair. La bordure 
tomenteuse du pronotum occupe presque un tiers de chaque côté et est 
légèrement concave en dedans ; l’espace lisse des élytres est aussi trilobé, 
mais ses lobes latéraux sont très longs, étroits, subaigus, et atteignent le 
milieu de la longueur de l’élytre, tandis que le lobe moyen, brièvement 
triangulaire, ne dépasse pas le tiers de la suture ; la troncature est iden- 
tique, mais l’angle externe encore plus aigu ; le labre est plus allongé. 


Je n’ai vu qu’un seul exemplaire de cette espèce, absolument dépourvu 


452 MAURICE RÉGIMBART. (222) 


de pattes antérieures, ce qui empêche de dire à quel sexe il appartient ; 
l'allongement du labre semble indiquer une femelle. Il appartient actuelle- 
ment à M. Oberthür et vient de l’ancienne collection Steinheil ; l'étiquette 
porte « Ægyptus», mais celte localité me paraît erronée, et je le croirais 
plutôt originaire des environs du golfe de Guinée. 


250. OREGTOGYRUS DIMIDIATUS Cast., 1835, Elud. Ent., p. 109. — 
Aubé, Spec., p. 738, 


Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 156. 


Long. 6 3/4 mill. — Ovatus, elongatus, valde convexus ; supra subti- 
lissime reticulatus , nigro-violaceus, plus minus ænescens, nitidulus, 
griseo-tomentosus, anguste rufo-marginatus ; infra pallide rufus, genibus 
tibisque anticis nigricantibus. Labro semielliptico, punctato, fusco ciliato. 
Pronoto late utrinque punctato-lomentoso ; elytris & spatio lævi scutello- 
sulurali latissimo, parallelo, postice longe trilobato, lobo medio triangu- 
lari, dimidium suturæ attingente, lobis externis longioribus ad apicem 
rotundatis ; & lobis externis magis elongatis, postice aculis, medio haud 
 postice abbreviato, sed dilatato, totam suturam et maximam trunca- 
turæ partem occupante ; truncatura obliqua, convexa, extus fortiter emar- 
ginato-sinuata, angulo externo acuto-spinoso, valde producto, suturali 
recto. —&. Tibis anticis antice sat dilatatis, longe triangularibus, angulo 
apicali externo valde obtuso et deleto. i 


Beaucoup plus allongé et plus convexe que les trois précédents ; en 
dessus d’un noir violacé plus ou moins bronzé, à pubescence rousse et à 
fin liséré marginal fauve ; dessous entièrement roux clair, avec les genoux 
et les tibias antérieurs noirâtres. Bordure tomenteuse du pronotum occu- 
pant les deux quarts latéraux ; espace lisse des élytres, chez le mâle, large, 
parallèle, trilobé, le lobe médian brièvement iriangulaire, atteignant le 
milieu de la suture, les lobes latéraux plus allongés, assez larges, arrondis 
au sommet et atteignant presque les deux tiers de la longueur de l’élytre; 
chez la femelle ces lobes latéraux sont plus allongés, aigus postérieure- 
ment, et dépassent un peu les deux tiers de la longueur en s’incurvant 
légèrement en dedans ; le lobe médian se prolonge sur toute la suture, se 
dilate sensiblement en arrière el vient occuper presque toute la tronca- 
ture en ne laissant guère que le quart externe. La troncature est oblique, 


(223) Monographie des Gyriniüæ. _ 1458 


convexe, fortement échancrée-sinuée en dehors, avec l’angle externe aigu, 
épineux et très saillant. 


Guinée : Elmina, (Coll. Fairmaire, Régimbart; Mus. de Bruxelles.) 


251. ORECTOGYRUS HEROS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIT), fig. 157. 


Long. 13 à 14 mil. — Oblongo-ovatus, antice attenuatus, depressus ; 
supra subtilissime reticulatus, niger, leviter ænescens, anguste rufo-mar- 
ginatus ; infra niger, abdomine, epipleuris pedibusque rufo-ferrugineis. 
Labro nigro, cilis densis, rufis simul et nigris munito; capite sat parvo, 
prothorace utrinque late (multo latius antice) tomentoso ; scutello valde 
exiguo. Elytris ad apicem late et paulo oblique truncatis, angulo externo 
obtuso, haud deleto, interno recto, omnino punctato-tomentosis (minus 
crebre circa scutellum), utrinque costa unica elevata, lævi, medium vix 
attingente ornatis. — d. Tibis anticis validis, latis, angulo apicali 
externo fere recto, leviter deleto ; tarso brevi, oblongo, parum dilatato.— 
©. Ignota. 


Cette magnifique espèce est, avec le cyanicollis, la plus grande du 
genre. La forme est oblongue ovale, un peu alténuée en avant, assez for- 
tement déprimée au milieu des élytres. Le dessus est noir, à légers reflets 
bronzés, avec une fine bordure rousse ; le dessous est noir, avec le milieu 
du sternum, les apophyses coxales, les épipleures et les pattes d’un roux 
ferrugineux. La tête est assez petite, avec le labre un peu allongé, noir 
et couvert de nombreux cils longs noirs et roussâtres. Le prothorax, 
très rétréci en avant, a une large bordure tomenteuse latérale plus éten- 
due en avant qu’en arrière, de sorte que la portion lisse représente un 
trapèze à bases très inégales et à côtés par conséquent très obliques. 
L’écusson est fort petit et à peine visible. Les élytres sont largement tron- 
quées, avec l’angle externe obtus, mais non émoussé, l’interne droit ; à 
part une côle oblique lisse, située en dehors du milieu et atteignant à 
peine la moitié de la longueur, elles sont entièrement ponctuées tomen- 
teuses, plus lâchement vers l’écusson, dont le pourtour est étroitement 
lisse. — &, Tibias antérieurs robustes, droits, à angle apical externe un 
peu obtus et très peu émoussé. 


L54 MAURICE RÉGIMBART. (224) 


La femelle, qui m'est inconnue, doit probablement différer par les 
élytres. 
Madagascar : Antananarivo. (Coll. Oberthür, Régimbart.) 


259, ORECTOGYRUS MADAGASCARIENSIS Aubé, 1838, Spec., p. 730. 
Annales 1883, pl. 13 (Gyrinides, pl. VIL), fig. 158. 


Long. 9 à 40 4/2 mill — Ovatus, convexus ; supra nigro-æneus, plus 
minus cæruleus vel viridis, rufo-marginatus, fulvo villosus, persubtilis- 
sime et vix visibiliter reticulatus ; infra niger, peclore medio, ultimorum 
abdominis segmentorum apice pedibusque ferrugineis, tibiis anticis infus- 
catis, epipleuris flavis. Labro semicirculari, longis pilis hirsuto; protho- 
race utrinque sat late punctato-tomentoso; elytris utrinque costa media 
longitudinali ad medium postice abbreviata ornatis, & ad suluram usque 
ad medium multo minus crebre punctato-lomentosis, £ spatio suturali 
lanceolato lævi, post medium acute desinente ; truncatura vix convexa, 
extus leviter sinuata, angulo externo subacuto haud deleto, suturali recto. 


Forme régulièrement ovale, assez convexe; parties lisses du dessus du 
corps couvertes d’une réticulation d’une excessive finesse, à peine percep- 
tible et à mailles rondes, d’un noir bronzé à reflets bleus ou verts, sur- 
tout sur la tête; dessous noir brillant, milieu du sternum, apophyses 
coxales, sommet des trois avant-derniers segments de l’abdomen et pattes 
d’un rouge ferrugineux, tibias et tarses antérieurs rembrunis, épipleures 
jaune d’or. Labre demi-circulaire, hérissé de longs poils roux et bruns. 
Bordure tomenteuse du pronotum occupant un peu moins d’un quart de 
la largeur. Élytres densément ponctuées tomenteuses, ornées dans les 
deux sexes d’une côte élevée lisse longitudinale, située au milieu de leur 
largeur et étendue de la base jusqu’au milieu environ, présentant en 
outre chez la femelle un espace sutural lancéolé se terminant en pointe 
vers les deux tiers ou les trois quarts de leur longueur, tandis que chez 
le mâle celte même région est couverte d’une pubescence et d’une ponc- 
tuation infiniment plus rares que dans le reste de l’élytre; troncature à 
peine convexe, faiblement sinuée en dehors où l’angle externe est 
presque aigu et non émoussé. Tibias antérieurs du mâle droits, à angle 
apical externe obtus et assez émoussé. 


(225) Monographie des Gyrinidæ. L55 


Madagascar. (Coll. Sharp, Wehncke, Régimbart; Mus. de Paris, de 
Bruxelles, etc.) 


253. ORECTOGYRUS SPECULARIS Aubé, 1838, Spec., p. 793. 


Var. nudivittis Murray, Ann. Nat. Hist., 1859, p. 21. 
Annales 1883, pl. 13 et 14 (Gyrinides, pl. VIE et VIIL), fig. 159 et 460. 


Long. 7 1/2 à 9 mill. — Ovatus, convexus ; supra persubtilissime et vix 
conspicue reticulatus , nigro-æneus , virescens, rufo-marginatus, fulvo 
véllosus ; infra rufo-ferrugineus, ad latera et anum infuscatus , tibiis 
anticis brunneis. Labro semicirculari, longe piloso ; prothorace late ad 
latera tomentoso. Elytris costa media longitudinali ante medium abbreviata 
utrinque ornalis, & ad suturam mullo minus crebre punctato tomentosis, 
® spalio suturali parallelo ante apicem desinente et breviter bifido ; trun- 
catura leviter obliqua, extus sinuata, angulo externo sat acuto., — &\ Tibiis 
anticis angulo apicali externo deleto, leviter obtuso. 


Très voisin du madagascariensis, mais sensiblement plus petit. Assez 
régulièrement ovale et modérément convexe ; réticulation des régions 
lisses du dessus d’une ténuité extrême et seulement perceptible à une 
forte loupe, couleur d’un noir bronzé à reflets verts bien accentués; des- 
sous du corps roux ferrugineux, plus ou moins rembruni sur les côtés, 
au segment anal et aux tibias antérieurs. Labre à peu près comme dans 
l'espèce précédente. Bordure tomenteuse du pronotum occupant près du 
tiers de sa largeur. Élytres très semblables à celles de l’espèce précé- 
dente, mais la côte est située un peu plus en dedans, plus arquée, plus 
courte, n’atteignant pas le miieu de là longueur ; chez la femelle l’espace 
sutural est parallèle et se termine vers les quatre cinquièmes de la suture 
par un sommet brièvement bifide ; l'espace qui le sépare de la côte est 
plus étroit; troncalure plus fortement sinuée en dehors, avec l’angle 
externe plus aigu et plus saillant. Angle externe du libia antérieur mâle 
moins obtus, mais également émoussé. 

Afrique occidentale : Gabon ; Achanti; Côte d'Or; Addah; Old-Calabar. 
(Coll. Oberthür, Régimbart, Sharp, Wehncke.) 


Les exemplaires du Gabon diffèrent assez sensiblement de ceux des 
autres localités ci-dessus mentionnées; ils sont sensiblement plus étroits, 


456 MAURICE RÉGIMBART. (226) 


plus convexes, et en dessous les parties latérales du sternum, de l’abdo- 
men et les hanches sont plus nettement noires ; de plus la côte des élytres 
est plus courte, ne dépasse pas le tiers de la longueur et est par consé- 
quent moins arquée et de forme ovoïde. Ces légères différences ne me 
paraissent pas suffisantes pour établir deux espèces ; du reste cette forme 
du Gabon est le type de l’Orectochilus specularis d’Aubé ; les autres cons- 
tituent le Gyretes nudivittis Murray. 


254. ORECTOGYRUS CONFORMIS Régimb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 164. 


Long. 8 à 9 mill — Oblongo-ovatus, sat elongatus, parum convexus ; 
supra subtilissime reticulatus, nigro-æneus, in capite et elytris virescens, 
in prothorace plus minus cupreus, flavo marginatus, rufo-villosus ; infra 
omnino pallide testaceus, genibus tarsisque anticis leviter infuscatis. 
Labro & semielliptico, $ semicirculari, rufo-piloso ; pronoto sat late utrin- 
que punclato-tomentoso. Elytris utrinque costa lata lævi applanata, a basi 
usque fere ad apicem continuata, alteraque costa suturali simili et eadem 
longitudine ornatis, spatio intercostali angustissimo ; truncatura con- 
vexa, extus Sinuata, anguio externo acuto, suturali recto et arguto. — 
d. Tibiis anticis ad basin sat fortiter attenuatis, angulo apicali externo 
obtuso, leviter deleto. 


Forme oblongue ovale, assez allongée, nullement atténuée aux deux 
bouts, relativement peu convexe. Réticulation des parties lisses du dessus 
du corps très fine, mais bien imprimée ; couleur d’un noir bronzé brillant 
à reflets verts sur la tête et les élytres, pourprés et cuivreux sur le pro- 
notum dont la bande tomenteuse occupe le quart de la largeur chez le 
mâle et environ le cinquième chez la femelle. Dessous entièrement roux 
clair, avec les tarses et tibias antérieurs souvent un peu rembrunis sur 
les bords. Élytres pourvues sur le milieu de leur largeur d’une large côte 
lisse longitudinale aplatie, étendue de la base aux cinq sixièmes posté- 
rieurs, et d’un espace sutural commun formant sur chacune une côte ana- 
logue à la précédente dans sa forme et ses dimensions; l’espace intermé- 
diaire à ces deux côtes forme naturellement un sillon superficiel pubescent 
très étroit; troncature à peine oblique, convexe, sinuée en dehors, avec 
l’angle externe aigu et le sutural droit, mais bien accusé. Chez le mâle 


(227) Monographie des Gyrinidæ. 157 


le tibia est sensiblement atténué à sa base et l’angle apical externe obtus 
el un peu émoussé. Ce sexe ne se distingue de la femelle que par la dila- 
tation des tarses antérieurs et un peu plus d’ampleur à la bande tomen- 
teuse du pronotum. 


Cafrerie. (Coll. Fairmaire, Régimbart.) 


255. ORECTOGYRUS COSTATUS Aubé, Spec., p. 732. 
Annales 1883, pl 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 162. 


Long. 9 mill. — & Præcedenti forma, statura et colore similis, sed 
magis convexus, subtus ad latera leviter infuscatus. In elytris costis sutu- 
ralibus ad basin tantummodo confluentibus, postea separatis et parallelis, 
inter quas sutura minus crebre punctata et multo longius villosa est : 
spatio inlercostali minus anguslo evidenter et remote uniseriatim punc- 
tato. — Q. Ignota. 


Plus convexe que le précédent, dont il a du reste la taille, la forme et 
la coloration ;-le dessous du corps est cependant un peu plus brunâtre 
sur les côtés. La côte médiane des élytres est semblable, mais plus étroite 
et plus convexe; la côte suturale est au contraire différente : elle n’est 
commune et ne touche la suture que dans le premier quart à peine, 
ensuite elle s’en écarte brusquement aux dépens de son bord interne et 
la suit parallèlement pour se terminer vers les deux tiers postérieurs ; la 
portion de suture intermédiaire es moins densément ponctuée et garnie 
d’une villosité plus longue et plus dressée que sur le reste de l’élytre, ce 
qui se voit aisément en regardant l’insecte horizontalement ; de plus l’es- 
pace intercostal est moins étroit et présente une rangée de gros points 
espacés et bien visibles, tandis que chez le précédent cette rangée est 
plus difficilement perceptible. | 

Je n’ai vu que deux mâles appartenant au D' Sharp et malheureusement 
sans indication de localité. Je pense néanmoins qu’ils ne peuvent venir 
‘ d’ailleurs que de Madagascar, comme le type d’Aubé.. 


256, ORECTOGYRUS SGHISTAGEUS Gersläck., Beitr. Ins. Zanzib., 1866, p. 25. 
Annales 1883, pl 44 (Gyrinides, p. VIIL), fig. 163. 


Long. 8 mill. — Regulariter ovalis, haud elongatus, convexus ; supra 


458 MAURICE RÉGIMBART. (228) 


subtilissime reliculatus, viridi-æneus, cupreus el purpurascens, infra 
rufo-ferrugineus, genibus anticis et tibiis ad basin nigricantibus. Labro 
semicirculari, rufo-piloso, antice nigro-ciliato. Prothorace late utrinque 
punctato-tomentoso. Elytris ulrinque costa lævi longitudinali mullum ante 
apicem desinente ornatis, spatio suturali lævi, &' parallelo, multum ante 
medium terminato et postice late bifido, ® lanceolato, ante apicem termi- 
nato, postice attenuato et angustius bifido; spatio intercostali antice 
angustiore, evidenter uniserialim punctalo; truncalura convexa, extus 
sinuata, angulo externo acuto, suturali recto, arguto. — &. Tibiis anticis 
ad basin parum attenuatis, angulo apicali externo obtuso, vix deleto. 


Régulièrement et assez largement ovale, convexe. En dessus rélicula- 
tion extrêmement fine, mais bien imprimée ; couleur d’un vert bronzé à 
reflets pourprés et cuivreux sur les parties lisses, bleuâtre sur les régions 
tomenteuses ; dessous roux, avec les genoux antérieurs et la base des 
tibias noirâtres. Bordure tomenteuse du pronotum occupant un peu plus 
des quarts latéraux. Côte médiane des élytres assez étroite, atténuée en 
arrière, étendue de la base aux trois quarts postérieurs; espace sutural 
lisse, de forme rectangulaire chez le mâle, occupant le tiers antérieur et 
largement bifide en arrière, chez la femelle lancéolé, insensiblement atté- 
nué en arrière où il atteint les quatre cinquièmes par un sommet moins 
largement bifide ; espace intercostal plus étroit en avant, marqué d’une 
série bien visible de points; troncature convexe, bien sinuée en dehors, 
l'angle externe aigu, l’interne droit et très net. Tibias antérieurs du 
mâle faiblement rétrécis à la base, l’angle externe obtus, mais à peine 
émoussé. 

Afrique orientale : Usambara. (Coll. Sharp); Zanzibar (ex Gerstäcker). 


La descriplion de Gerstäcker se rapporte parfaitement au mâle de l’es- 
pèce que je viens de décrire. 
257. ORECTOGYRUS ASSIMILIS Régimb., n. sp. 


Annales 4883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 164. 


Long. 7 1/2 à 8 mill. — 0. schistaceo valde affinis; paulo minor, magis 
elongatus, magis virescens ; sublus rufo-tlestaceus, pedibus anticis conco- 
loribus, tarso & infuscato. Spatio sutulari lævi in utroque sezu minus 
lato et breviore, & costa media breviore. 


229) Monographie des Gyrinidæ. 159 


Très voisine de l'espèce précédente, celle-ci s’en distingue par sa taille 
un peu plus petite, sa forme plus allongée, sa coloration plus verte en 
dessus, plus claire en dessous, avec les pattes antérieures concolores, 
sauf le tarse qui est noirâtre chez le mâle. C’est sur les élytres que se 
trouve la différence la plus frappante : chez le mâle la côte lisse sur 
chaque élytre est plus courte et n’atteint pas tout à fait les deux tiers de 
la longueur de l’élytre, l’espace lisse est plus rétréci et un peu plus court 
et occupe à peine le quart antérieur de la suture ; chez la femelle la côte 
lisse est de même largeur au sommet qu’à la base, l’espace sutural est 
rétréci à la base, un peu renflé au milieu, et se termine aux trois quarts 
de la suture, c’est-à-dire un peu moins loin que la côte; l’espace inter- 
costal est de même largeur dans toute son étendue, chez la précédente, 
au contraire, l’espace sutural se termine un peu plus loin que la côte, et 
l’espace intercostal est bien plus étroit en avant qu’en arrière. Enfin le 
tibia antérieur du mâle paraît avoir l’angle externe plus émoussé. 


Angola. (Coll. Fairmaire, Wehncke, Régimbart.) 


258. ORECTOGYRUS SUTURALIS Régimb., 1881, Not. Leyd. Mus., 
vol. IV, p. 66. 


Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 165. 


Long. 8 à 9 mill. — Elongato-ovalis, valde convexus, antice et postice 
paululum attenuatus ; supra subtilissime reticulatus, nitidus, æneus, in 
prothorace plus munus purpurascens el cupreus, argenteo-villosus, flavo 
marginatus ; infra rufo-testaceus, ad latera nigricans, genibus, tibiis et 
tarsis anticis nigricantibus. Labro semicirculari, punctato, leviter piloso, 
longe fusco ciliato. Prothorace late ad latera punctato-tomentoso. Elytris 
costa media lævi post medium desinente, spatio suturali lævi, d'quadrato, 
brevi, postice vix bilobato, ® secundum suluram continuato, subparallelo, 
ante apicem desinente ; truncatura obliqua, convexa, extus sinuala, angulo 
exlerno acuto, interno recto. — d. Tibiis anticis angulo apicali externo 
recto, extus prominulo, haud deleto. 


Plus allongé et plus convexe que les précédents, sensiblement atténué 
aux deux bouts; couleur en dessus d’un bronzé un peu verdâtre sur la 
tête et les régions lisses des élytres, cuivrée et pourprée sur le pronotum, 
bleu d’acier sur les régions tomenteuses, villosité d’un blanc argenté; 


460 MAURICE RÉGIMBART. (230) 


dessous roux, noirâtre sur les côtés, ainsi que sur les pattes antérieures 
dont les fémurs seuls sont testacés dans les trois premiers quarts. Labre 
ponctué, brièvement velu, cilié de poils brun noir ; bordure tomenteuse 
du pronotum occupant un peu plus du quart de chaque côté. Côte 
médiane des élytres prolongée un peu au delà des deux tiers, à peine 
rétrécie en arrière; espace sutural lisse carré chez le mâle, ne dépassant 
guère le cinquième de la suture, à peine bilobé en arrière, prolongé chez 
la femelle jusqu’aux trois quarts postérieurs, un peu plus long que la 
côte médiane, subparallèle, un peu atténué en arrière où il est bien net- 
tement bifide ; espace intercostal à peine plus large en arrière; troncature 
oblique, convexe, sinuée en dehors, angle externe aigu, le sutural droit. 


Tibia antérieur du mâle à angle externe droit, non émoussé, un peu 
déjeté en dehors. 


Afrique orientale, depuis la Haute-Égypte jusqu’en Cafrerie : environs 
de Karthoum, Abyssinie, Zambèze, Natal. (Goll. Sharp, Wehncke, Sédillot, 
Régimbart ; Mus. de Paris, de Leyde.) 


Il est très possible que l'Orectochilus bicostatus Bohm. (Ins. Caffr., I, 
p. 261), soit le même que cet insecte, mais la description de Bohemann 
ne se rapporte qu’à un seul sexe que l’auteur ne mentionne pas. D’un 
autre côté, en le comparant au glaucus Klug, il dit : « Glauco affines, 
corpore subtus ex parte nigro-æneo, elytrorum sutura longèus et latius 
denudata, angulis apicalibus externis minus productis ab illo bene dis- 
tinctus. » Or, il est difficile que la suture soit plus longuement dénudée 
que chez le glaucus ®, où elle atteint presque le sommet, tandis que 
chez le suturalis $ la suture est dénudée beaucoup plus largement, c’est 
vrai, mais moins longuement et seulement jusqu'aux trois quarts posté- 
rieurs. Ce caractère indiqué par Bohemann empêche toute certitude au 
sujet de ces deux insectes, et le doute ne pourrait être levé que par l’exa- 
men du type. 


Quand j'ai décrit le suturalis (Notes from the Leyden Museum, vol. IV, 
p. 68) je l’ai comparé au bécostatus Bohem., mais par erreur, attribuant 
ce nom à l’espèce que j'ai décrite plus haut sous le nom de conformis, 
et qui s’en distingue nettement par le dessous du corps uniformément 
roux lestacé, 


(231) Monographie des Gyrinidæ. h61 


259. ORECTOGYRUS GLAUCUS Klug, 1834, Symb. Phys., IV, t. 34. 
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 166. 


Long. 7 3/4 à 8 1/4 mill. — Ovatus, sat elongatus, valde convexus ; 
supra tenuissime reticulatus, cæruleo-metallicus, plus minus ænescens, in 
pronoto levier cupreus, luteo marginatus, argenteo-villosus ; infra pallide 
rufus, pedibus anticis tibiarum basi utrinque breviter infuscata. Labro 
semielliptico, sat breviter piloso, antice longe fusco-ciliato. Prothoracis 
margine lomentoso latissimo. Elytris costa media angusta lævi, & post 
medium, $ fere usque ad apicem continuata, spatio suturali lævi angusto, 
d ante medium, $ fere ad apicem desinente, subparallelo, postice vix 
dilatato ; truncatura convexa, intus leviter, extus fortiter sinuata, angulo 
externo longius, interno brevius acuto. — d. Tibiis anticis extus ad api- 
cem sinuatis, angulo apicalti externo acuto, extus projecto. 


Ovale, assez allongé et très convexe. En dessus d’un beau bleu d’acier 
sur les régions tomenteuses, souvent bronzé sur les régions lisses, à 
reflets cuivreux sur le pronotum, avec une pubescence argentée ; en des- 
sous entièrement roux clair, avec la base du tibia noirâtre de chaque 
côté. Bordure-tomenteuse du pronotum occupant un tiers de chaque côté: 
côte médiane des élytres étroite, chez le mâle étendue de la base aux 
deux tiers, chez la femelle atteignant les neuf dixièmes par une exlrémité 
faiblement arquée en dedans ; espace sutural lisse très étroit, atteignant 
à peine le quart de la suture chez le mâle, tandis que chez la femelle il 
s’élend presque jusqu’au sommet, plus loin encore que la côte médiane : 
sa forme est parallèle dans la première moitié, et fort peu augmentée de 
largeur dans la seconde; le contraire a lieu pour la côle qui est très 
légèrement rétrécie après le milieu ; l’espace intercostal est sensiblement 
plus large que la côte, et sa série ponctuée est faiblement imprimée. La 
troncature est un peu oblique, convexe au milieu, sinuée légèrement en 
dedans et fortement en dehors, l’angle interne irès brièvement, l’externe 
assez longuement aigu. Le tibia antérieur, surtout chez le mâle, a le bord 
externe muni d’une sinuosilé en forme d’encoche, tout près de l’angle 
externe qui est aigu et déjeté en dehors. 


Haute-Égyple : Lougsor ; Ouadi-Halfa, 2° cataracte du Nil, Korosko; 


capturé par M. Letourneux. (Coll. Leprieur, Sharp, Régimbarl; Mus. de 
Paris, de Bruxelles, elc.) 


62 MAURICE RÉGIMBART. (232) 


260. ORECTOGYRUS CUPRIFER Régimb., n. Sp. 


Long. 7 à 7 1/4 mill — Præcedenti simillimus : paulo minor, supra 
niger, in regionibus lævibus cupreo-nitens ; labro paulo magis angustato. 
In elytris costa in utroque seæu breviore, spatio suturali & simili, $ bre- 
viore. Tibiis anticis extus minus fortiler sinualis. 


Insecte très voisin du glaucus, mais que je crois cependant distinct 
par plusieurs points constants : taille un peu moindre; coloration d’un 
noir à peine bleuâtre sur les parties tomenteuses, d’un cuivreux pourpré 
sur les parties lisses, surtout aux élytres. Labre paraissant un peu plus 
étroit. Côte médiane des élytres plus courte et un peu plus arquée dans 
les deux sexes, ne dépassant pas les trois quarts chez la femelle et à 
peine la moitié chez le mâle ; espace lisse sutural à peu près semblable 
chez le mâle, mais plus fortement abrégé chez la femelle où il n’atteint 
que les sept huitièmes de la suture. La sinuosité ou encoche du bord 
externe du tibia est plus faible et l’angle externe moins déjeté en dehors. 


Afrique centrale et occidentale :Zambèze ; lac Nyanza; Benguela; Gabon, 
Guinée, Accra, etc. (Coll. Oberthür, Wehncke, Sharp, Régimbart.) 


261. ORECTOGYRUS BEDELI Régimpb., n. sp. 
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 167. 


Long. 7 1/4 mill. — $. Ovatus, elongatus, valde convexus ; supra per- 
subtilissime reticulatus, nigro-æneus, leviter virescens, luteo-marginatus, 
albido-villosus ; infra rufo-testaceus, genibus anticis vix obscurioribus. 
Labro semicirculari, breviter piloso, antice fusco ciliato. Pronoto late ad 
latera punctato-tomentoso ; elytris costa media longitudinali lævi, paulo 
post medium continuata ; spatio suturali sat angusto, parallelo, postice 
bifido et fere medium altingente; truncatura leviter obliqua, convexa, extus 
sinuata, angulo apicali externo acuto, suturali subacuto. — &, Ignotus. — 
©. Tibiis anticis angulo apicali exlerno recto, vix deleto. 


Au premier abord, on prendrait cette espèce, dont je ne connais que 
la femelle, pour un mâle d’assümilis, dont elle est très voisine. La cou- 
leur, au moins chez le seul exemplaire que j'ai, est moins métallique, la 
villosité d’un blanc argenté, la forme plus allongée et plus convexe. Le 


(233) Monographie des Gyrinidæ. h63 


labre est demi-circulaire ; la bordure tomenteuse du pronotum occupe 
presque le tiers de chaque côté; la côte médiane des élytres, bien sail- 
lante, dépasse un peu le milieu ; l’espace lisse sutural est parallèle, plus 
étroit que chez l’assimilis G\, plus large que chez le glaucus &\, et se ter- 
mine très peu avant le milieu par une extrémité assez ionguement bifide. 
La troncature est à peine oblique, convexe au milieu, fortement sinuée 
en dehors, très faiblement en dedans, l’angle externe aigu, l’interne sub- 
aigu. Le tibia antérieur est comme renflé à son bord externe, avec l’angle 
apical correspondant à peu près droit et un peu émoussé. Le caractère le 
plus remarquable de cette femelle est d’avoir la sculpture élytrale d’un 
mâle. 


Côte d’Or : Addah. (Coll. Régimbart.) 


Je dédie celte espèce à mon ami L. Bedel, qui me l’a généreusement 
offerte. 


262. ORECTOGYRUS SERICEUS Klug, 1834, Symb. Phys., IV, t. 34. 
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIII), fig. 168. 


Long. 7 3/4 à 9 mill. — Ovatus, elongatus, compressus, valde convexus; 
supra æneus, nilidus, flavo-marginatus, undique punctato-tomentosus, 
multo fortius ad latera, pubescentia in elytris vittas irregulares argen- 
tatas et auratas formante; subtus pallide rufus, ad latera sæpe infusca- 
tus. Labro elongato, semielliptico, sat breviter piloso, sed antice longis- 
sime fusco ciliato. In prothorace spatio longitudinali angustissimo sub- 
lævi, tenuissime punctulato ; in elytris tribus punctiorum seriebus valde 
irregularibus et parum conspicuis ; truncatura obliqua, angulis acutis, 
externo multo magis producto, spinoso. — d". Tibüs anticis angulo apicali 
externo acuto, extus valde porrecto. — Q. Elytrorum angulo suturali 
magis acuto et producto. 


Forme allongée, ovale, très légèrement rhomboïdale, comprimée et 
très convexe ; dessus d’un bronzé brillant, bordé de jaune, entièrement 
couvert d’une poncluation forte, plus serrée en dehors, et d’une pubes- 
cence couchée, également plus dense en dehors, d’un roux doré sur le 
pronotum et formant sur les élytres des bandes longitudinales irrégulières 
alternativement argentées et dorées; sur le milieu du pronotum est un 
espace longitudinal très étroit, dépourvu de pubescence, presque lisse et 


h6/ MAURICE RÉGIMBART. (234) 


couvert seulement d’un pointillé très fin qui passe insensiblement à la 
grosse ponctuation du reste de la surface. Troncature des élytres oblique 
avec les angles aigus, surtout l’externe qui a la forme d’une assez longue 
épine. Labre allongé, demi-elliptique, brièvement velu, mais très longue- 
ment cilié au bord antérieur. Dessous du corps entièrement roux et sou- 
vent rembruni sur les côtés. Chez le mâle l’angle externe du tibia est 
longuement prolongé en dehors, en forme de dent étroitement émoussée; 
l'angle sutural des élytres est plus saillant chez la femelle que chez le 
mâle. 


Haute-Égypte : Ouadi-Halfa, 2° cataracte du Nil (A. Lelourneux); Nubie : 
Sennaar. (Coll. Sharp, Oberthür, Leprieur, Régimbarl, etc.) 


263. ORECTOGYRUS ANGUSTIOR Kolbe, Berlin. ent. Zeit., XXVIT, 
1883, p. 18. 


Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIT), fig. 169. 


Long. 8 mill. — Elongato-ovatus, valde convexus in medio fere cari- 
natus, antice attenuatus ; infra omnino rufus. Capite ænceo ; labro elongato, 
nigro, rufo-tomentoso, antice nigro-ciliato. Prothorace in medio lævi, 
nigro-æneo, nitidissimo, latissime utrinque punctalo-tomentoso; elytris 
ad apicem oblique truncatis, angulo externo acutissimo, valde producto, 
suturali subacuto, leviter producto, extus argentato-, intus griseo-tomen- 
tosis, spatio suturali lævi anguste lanceolato, postice attenuato, acuto, a 
scutello usque post medium extenso, nigro-æneo, nitidissimo ; prothorace 
et elytris anguste luteo marginatis. — &, Tibiis anticis reclis, sat robus- 
tis, angulo apicali externo leviter acuto, extus prominulo, tarso elongato, 
parallelo, paululum dilatato, 


Espèce très voisine de l'O. sericeus Klug : forme un peu plus étroite et 
encore plus convexe ; tête moins déprimée ; milieu du prothorax lisse et 
en forme de trapèze étroit, à bases presque égales: élytres présentant un 
espace sutural lisse, étroit, régulièrement alténué en arrière, s'étendant 
de l’écusson presque aux deux tiers de la suture; région tomenteuse 
moirée, argentée en dehors, roussâtre le long de l’espace lisse, marquée 
de petites dépressions longitudinales très obsolètes qui la rendent encore 
plus chatoyante. 


Je n'ai vu que trois mâles : les deux premiers viennent du Zambèze et 


(235) Monographie des Gyrinidæ. 65 


font partie de la riche collection de M. R. Oberthür ; le troisième, de 
Chinchoxo (Gongo sept.), m’a été communiqué obligeamment depuis peu 
par M. Kolbe : c’est le type de sa description, et malheureusement il est 
en assez mauvais état, dépourvu de pygidium et des cils du labre, ce qui 
a fait dire à M. Kolbe que le labre est glabre. 


264, ORECTOGYRUS OscArIs Apetz, Coleopt. Brehm., 1854, p. 14. 


« Long. 47°”. — Oblongo-ovatus, convexus, brunneus, sericeo-pubescens, 
luteo marginatus ; elytris costa suturali lævissima ante apicem abbre- 
viata; angulis apicis externis in spinam productis, internis acutis. 

« Dongola (0. Brehm.). 


« ©. sericeo Klug similis, at paulo minor et angustior; thoracis late- 
ribus, elytris subtilissime punctatis, striis eorum pubescentibus vix cons- 
picuis ; costa elytrorum suturali, cujus margo exterior sinuaius, postice 
angustiore, ante apicem abbreviata, præsertim ab illo distinctus. » 


Il est plus que probable que cet insecte est le même que le précédent, 
car la description est bien claire ; il est fâcheux que l’auteur n’ait pas 
indiqué le sexe, et d’un autre côté que les trois exemplaires jusqu'ici 
connus de l’espèce précédente soient trois mâles; il y a en effet tout lieu 
de penser que l’espace sutural lisse est différent chez la femelle, et que le 
caractère donné par Apelz (costa elytrorum suturali, cujus margo exte- 
rior sinuatus) doit s’y rapporter. La première femelle qui me tombera 
sous les yeux lèvera tous les doutes à cet égard. 

Cette espèce aurait ainsi un habitat très étendu, puisqu’on la rencon- 
trerait sur trois points fort éloignés : le Congo, le Zambèze et Dongola. 


265. ORECTOGYRUS OBERTHÜRI Régimb., n. sp, 
Annales, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIL), fig. 170. 


Long. 8 1/2 mill, — &. Elongato-ovatus, antice et postice leviter atte- 
nuatus, modice convexus; supra fere omnino punctato-tomentosus, pubes- 
centia argenteo-murina, æneo virescens, plus minus cupreus et purpureus, 
flavo-marginatus ; infra pallide testaceus, Labro semielliptico, elongato, 
breviler piloso et longe antice cilialo; capile persublilissème reticulato ; 

(1885) L'° partie, 50, 


166 MAURICE RÉGIMBART. (236) 


pronoto ad latera latissime punctato-tomentoso, in medio denudato, lævi, 
sed subtilissime reticulato. Elytris spatio suturali angustissimo, postice 
acuto et medium suturæ attingente ; truncatura leviter obliquæ, sat con- 
vexa, extus parum sinuata, angulis rectis, argutis. Tibiis anticis angulo 
apicali externo recto, haud deleto. — Q. Ignota. 


Remarquable espèce du groupe des deux précédentes, mais bien dis- 
tincte : forme à peu près identique, mais beaucoup moins convexe, cou- 
leur d’un bleu d’acier sous la pubescence qui est d’un gris de souris 
argenté, à peine plus roussâtre en dedans; d’un beau bronzé verdâtre à 
reflets cuivreux et pourprés sur les régions lisses. Labre analogue, mais 
peut-être encore plus longuement cilié au bord antérieur. Région tomen- 
teuse du pronotum occupant un tiers de chaque côté, son milieu lisse, 
en forme de trapèze à bord postérieur moitié plus large, couvert ainsi 
que la tête d’une réticulation excessivement fine à mailles rondes. Élytres 
avec un espace sutural lisse très étroit, linéaire, terminé en pointe vers 
le milieu, et couvert d’une réticulation extraordinairement fine, à peine 
perceptible, à mailles transversales ; troncature un peu oblique, assez 
convexe, très faiblement sinuée en dehors, les deux angles droits et non 
émoussés, l’interne mieux senti. Les tibias antérieurs ont l’angle externe 
droit, non émoussé et non saillant. 


Je n’ai eu sous les yeux qu’un seul mâle, de Madagascar, rapporté celte 
année par M. Humblot et appartenant à M. R. Oberthür. 


266. ORECTOGYRUS LONGITARSIS Régimb., n, sp. 
Annales 1883, pl. 14 (Gyrinides, pl. VIIT), fig. 171. 


Long. 6 à 6 4/2 mill. — Ovatus, valde elongatus, convexus et compres- 
sus, subcylindricus; supra subtilissime, sed fortiter reticulatus, æneus, 
vel cupreus, plus minus virescens et purpurascens, anguste flavo margina- 
tus; infra albido-testaceus. Labro S' semielliptico, © semicirculari, antice 
rufo ciliato; pronoto ad latera, sat late tomentoso; elytris spatio scutello- 
suturali lævi, & ovato-cordiformi, lato, postice subacuminato et paulo post 
medium terminato, $ ante medium fere simili, sed post medium fortiter 
strangulato et postice iterum dilatato et truncaturam fere totam tan- 
gente, —@. Truncatura leviter obliqua, parum convexa, extus vix sinuata, 
angulo externo obtuso, sulurali recto ; tibiis anticis angulo apicali externo 


(237) Monographie des Gyrinidæ. 467 


omnino deleto et rotundato, tarso valde elongato, tibia vix breviore, 
pubescentia longa et densa subtus instructo, unguiculis vix curvatis, 
elongatis. — $. Truncatura multo magis obliqua, in medio anguste con- 
vexa, utrinque leviter sinuata, angulo externo obtuso, interno acuto et 
paululum porrecto, statura minore. 


Cette espèce est très aberrante et diffère notablement des autres Orecto- 
gyrus; elle a assez exactement la forme et la taille de l’Orectochilus vil- 
losus, mais la contiguïté des hanches intermédiaires et la forme du tarse 
chez le mâle en font un Orectogyrus, ce qui, du reste, n’est nullement 
contredit par son habitat. La coloration est en dessus d’un beau bronzé 
cuivreux brillant avec des reflets verts et pourprés, la pubescence courte, 
grise, à reflets argentés ou dorés; le dessous est d’un jaune très pâle, 
blanchâtre. Le labre est demi-elliptique chez le mâle, un peu plus court 
et seulement demi-circulaire chez la femelle, avec une rangée antérieure 
de cils blonds. La réticulation qui couvre les parties lisses du dessus est 
très fine, mais fortement imprimée et à mailles rondes. La région tomen- 
teuse du pronotum n’occupe pas tout à fait le quart de la largeur de 
chaque côté; les élytres présentent un espace lisse très différent dans les 
deux sexes : chez le mâle il est largement cordiforme, à extrémité posté- 
rieure presque acuminée, atteint les deux tiers de la suture et occupe 
à la base la moitié de la largeur de chaque élytre ; chez la femelle il a 
la même forme jusqu'aux deux tiers de la suture, mais là, subissant 
un rétrécissement considérable, il se dilate ensuite de nouveau et vient 
par un bord externe irrégulier atteindre la troncature au tiers externe; 
la suture se trouve ainsi entièrement dénudée dans toute sa longueur. 
La troncature chez le mâle est un peu oblique, convexe et à peine sinuée 
en dehors, l'angle externe obtus, l’interne droit; chez la femelle elle est 
beaucoup plus oblique, subanguleusement convexe au milieu, sinuée fai- 
blement de chaque côté, avec l’angle externe obtus et semblable, tandis 
que l’interne est aigu et saillant, mais non épineux. L’angle externe 
du tibia mâle est complétement arrondi et effacé, le tarse très allongé, 
à peine plus court que le tibia et garni en dessous d’un duvet blanchâtre 
épais et long, 

Madagascar ; voyage de M. Humblot, (Coll. Oberthür.) 


468 MAURICE RÉGIMBART. (238) 


Je croirais manquer à tous mes devoirs si je terminais ce travail sans 
exprimer publiquement mes remerciments aux nombreux Entomologistes 
qui ont facilité ma tâche en me confiant, pendant une longue période 
qui a souvent dépassé deux ans, leurs propres collections ou celles des 
Musées dont ils sont les conservateurs, et je m'adresse surtout à 
MM. L. Bedel, E. Blanchard, I. Bolivar, de Borre, Fairmaire, Gestro, 
Le Conte, R. Oberthür, Ritsema, Sédillot, Sharp, E. Simon. Je n'oublie 
pas non plus le regretté Wehncke, dont nous avons à déplorer la perte 
récente, et dont tout le monde connaissait l’empressement à rendre 
service. 


Catalogue de la Famille des Gyrinidæ. 


Enhydrini. 
I. Bineutes Mac Leay. 


1. Fairmairei Rég. — Iles Vili. 
2, Regimbarti (Ritsema) Rég. — Timor. 
3. politus Mac Leay. — Java. 
h. hypomelas Rég. — Amboine. 
5. caliginosus Rég. — Australie. 
6. fulgidus Rég. — Sumatra. 
7. Mellyi (Chevr.) Rég. — Chine. 
8. grandis Klug. — Arabie, Égypte, Nubie, Abyssinie. 
9, proximus Aubé. — Madagascar. 
10. indus Fab. — Madagascar, îles de France et de la Réunion ; Indes 
orientales ? 
41. olivaceus (Dej.) Rég. — Madagascar, îles de France et de la Réu- 
nion. 


(239) Monographie des Gyrinidæ. 469 


12. 
15. 


14. 
15. 


16. 
A7: 
18. 
19. 
20. 
21. 


[ie] 


© LL 
[eS) 


33. 
ol. 
95. 
96. 
97. 
98. 
39. 


A0. 


LL, 


12, 


denticulatus Rég. — Madagascar, Nossi-Bé, Mayotte; Cap? 

picipes Waterh. — Ile Rodrigue. 

dilatatus Rég. — Madagascar. 

caffer Bohem. — Zambèze, Cafrerie. 

africanus Aubé. — Cafrerie, Transvaal. 

indicus Aubé. — Indes orientales. 

gondaricus Reiche. — Abyssinie. 

abyssinicus Rég. — Abyssinie. 

angolensis Rég. — Angola. 

æreus Klug, — Sénégal, îles du Cap-Vert, Cafrerie, Transvaal, 
Abyssinie, Égypte. 

punctatus Aubé. — Cafrerie. 


. Wehnckei Rég. — Angola. 
. micans Fabr. — Guinée, Cape Coast Castle. 


vittatus Germ. — États-Unis. 


. sublincatus Chevr. — Arizona, Basse-Californie, Mexique, Nicara- 


sua, Honduras. 


. truncatus Sharp. — Honduras, Nicaragua; Mexique ? 

. longimanus Oliv. — Antilles : Cuba, Saint-Domingue, Jamaïque. 
. discolor Aubé. — États-Unis. 

. serrulatus Leconte. — Centre et Sud des États-Unis. 

. americanus Say. — États-Unis. 

. analis Rég. — États-Unis : Louisiane, Texas. 


emarginatus Say. — États-Unis, Mexique septentrional. 

solitarius Aubé., — Mexique, Nicaragua. 

metallicus Aubé. — Grandes et petites Antilles. 

pectoralis Rég. — Nouvelle-Guinée : Andai, Amberbaki. 

Rilsemæ Rég. — Célèbes. 

janthinus Blanch. — Iles Viti. 

australis Fab. — Indes orientales, Malacca, îles de la Sonde, Phi- 
lippines, Célèbes, Australie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zé- 
lande, etc. 

Sharpi Rég. — Côte d'Or, Zambèze. 

subspinosus Klug. — Sénégal, Canaries; Guinée ; Cap; Madagascar ; 
île de France; Obock, Abyssinie, Nubie, Égypte, Syrie; Indes 
orientales. 

unidentatus Aubé. — Indes orientales ; Saïgon ; Chine. 


70 MAURICE RÉGIMBART. (240) 


L2 bis, Fauveli Rég., n. sp. — Afrique occidentale. : Ogowé. — Je donne 
ici une courte diagnose de cette espèce que M. A. Fauvel vient de 
me communiquer : 

Long. 7 1/2 à 8 mill.— Ovalus, parum convexus, vix antice atte- 
nuatus ; supra nitidissimus, nigro-olivaceus, æneo-micans, latissime | 
ad latera sericeo-opacus ; infra rufo-ferrugineus ; prothorace et ely- 
tris in medio persubtilissime et inconspicue ad latera evidentius et 
fortius reticulatis; elytris striarum vestigia præbentibus, bitrun- 
catis, angulo exlerno acuto-spinoso, intermedio longius spinoso, 
suturali acuto et leviter producto, truncatura interna serrulata; 
G tibiis anticis angulo externo satis obtuso et deleto. 


43. marginatus Sharp. — Indes orientales; Chine, Japon; Nouvelle- 
Guinée : Fly River. 

Lh. spinosus Fabr. — Indes orientales; Siam; Boruéo. 

45. Gouldi Hope. — Australie : Port Essington. 


Espèces non identifiées, mais comprises très probablement 
parmi les précédentes. 


D. hastatus Fabr. 

— ciliatus Forsbg. 
— comma Thunb. 

— grossus Modeer. 
— indicans Walker. 
— sinuosipennis Cast. 


IL Porrhorrhynechus Cast. 


L6. marginatus Cast. — Java, Bornéo. 
Var. tenutrostris Rég. — Siam, Indo-Chine : montagnes de Lakhon; 
Cochinchine : Phu-Quoc. 
47. brevirostris Rég. — Ceylan; Java. 


(241) Monographie des Gyrinidæ. {71 


18. 
19. 
50. 


51. 
52. 
59. 


54. 
55. 
56. 
Er 
58. 
59. 
60. 
61 
62. 
63. 
64. 
65. 
66 
67. 
68 
69. 
70. 
74. 
72. 
78. 
74. 
75. 
76. 
71. 


III. ÆEnhydrus Cast. 


sulcatus Wiedem. — Brésil, 
tibialis Rég. — Brésil. 


atratus Rég. — Panama. 
IV. NEacrogyrus Régimb. 
striolatus Guérin. — Australie. 


Buqueti Aubé., — Colombie. 

glaucus Aubé. — Colombie, Noel Cr nee Venezuela. 
Var. depressus Brullé. — Bolivie. 

Sedilloti Rég. — Colombie, Ecuador, Venezuela. 

Borrei Rég. — Colombie, Ecuador, 

seriatopunctatus Rég. — Pérou. 

ellipticus Brullé. — Chili, Brésil, Pérou. 

Gayi Sol. — Chili. 

Howitti Clark. — Australie. 

Albertisi Rég. — Nouvelle-Guinée : Fly River. 

Blanchardi Rég. — Nouvelle-Guinée septentrionale : Amberbaki. 
obliquatus Aubé. — Timor. 

venator Boisd. — Australie. 

Sumbawæ Rég. — Sumbawa, Flores. 

ænescens Rég. — Timor. 

Oberthüri Rég. — Nouvelle-Guinée, Mysol. 

elongatus Rég. — Iles Aru. 

Simoni Rég. — Nouvelle-Galles du Sud. 

angustatus Rég. — Australie : King George Sound, Cap York. 
oblongus Boisd. — Australie. 

canaliculatus Rég. — Australie. 

rivularis Clark. — Australie. 

longipes Rég. — Australie. 

Reichei Aubé. — Australie. 

purpurascens Rég. — Nouvelle-Guinée septentrionale : Amberbaki. 
caledonicus Fauvel. — Nouvelle-Calédonie. 

paradorus Rég. — Australie. 


172 MAURICE RÉGIMBART. (242) 


Espèces non identifiées : 


r 


M. assimilis Clark. — Australie. 
— latior Clark, — Australie, 


Gyrinini. 
V. Aulonéegyrus (Motsch.) Régimb, 


78. Wehnckei Rég. — Angola. 

79. elegantissimus (Chevr.) Rég. — Madagascar. 

80. splendidulus Aubé. — Cafrerie. 

81. subparallelus Rég. — Cafrerie, Cap. 

82. convexiusculus Rég. — Cafrerie, Delagoa-Bay. 

83. amænulus Bohem. — Cafrerie, Port-Natal. 

8h. abdominalis Aubé. — Cafrerie. 

85. strigosus Fab. — Australie, Tasmanie. 

86. concinnus Klug. — France, Allemagne, Autriche, Grèce, Turquie; 
Anatolie, Caucase, Mésopotamie, Syrie; Égypte. 

87. abyssinicus Rég. — Abyssinie. 

88. marginatus Aubé. — Cap. 

89. capensis Thunbg. — Cap. 

90. striatus Fab. — France méridionale, Espagne, Italie, Corse, Sar- 
daigne, Sicile, Grèce; Barbarie. 

91. Sharpi Rég. — Cafrerie : Bedford distr. 

92, caffer Aubé. — Cafrerie, Zanzibar. 

93. obliquus Walker. — Inde méridionale, Ceylan. 

94. virescens Rég. — Abyssinie. 

95. Bedeli Rég. — Côte d'Or : Addah. 

96. zanzibaricus Rég. — Zanzibar. 

97. algoensis Rég. — Algoa-Bay, Cafrerie. 

98. Goudoti (Dup.) Rég. — Madagascar. 


(243) Monographie des Gyrinidæ. 478 


VL @Gvyrinus Geoffr. 


99. minutus Fab. — Europe, surtout septentrionale et centrale ; Sibérie ; 
Amérique septentrionale. 

100. urinator Ill. — Europe, surtout centrale et méridionale ; Barbarie ; 
Madère. 

101. Fairmairet Rég. — Mésopotamie, Bagdad. 

102. tenuistriatus (Chevr.) Rég. — Iles Philippines. 

103. vicinus Aubé. — Cap. 

104. chalcopleurus Rég. — Cap. 

105. rufiventris Rég. — Cap; Madagascar. 

106. confinis Leconte. — Amérique boréale : Labrador, Hudson-Bay, 
Canada, Rivière Rouge. 

107. fraternus Couper. — Amérique boréale : Canada, Lac Supérieur, 
New-York. 

108. turbinator Sharp. — Mexique. 

109. æneolus Leconte. — États-Unis : Illinois, New-York, Rochester. 

110. limbatus Say. — États-Unis : Canada, Lac Supérieur, New-York, 
Géorgie, Floride, 

141. dichrous Leconte. — Élats-Unis : New-England, Massachusetts. 

112. elevatus Leconte. — États-Unis : New-York. 

113. cubensis Rég. — Cuba. 

114. ventralis Kixby. — Amérique boréale : Pennsylvanie, Lac Supé- 
rieur, etc. 

115. aquiris Leconte. — Étals-Unis. 

116. plicifer Leconte. — Californie, Arizona, Missouri. 

117. consobrinus Leconte. — Californie. 

118. maculiventris Leconte. — États-Unis : Lac Supérieur, Montana. 

119. oceanicus Rég. — Iles Philippines. 


. madagascariensis Aubé. — Madagascar. 


ægyptiacus Rég. — Égypte. 
elongatus Aubé. — Europe centrale et méridionale, Barbarie, Syrie. 


. natator Linn. — Europe, surtout centrale et occidentale. 


Wankorwiczi Rég. — Russie : Minsk. 

caspius Ménétr. — Laponie, Suède, Angleterre, France, Piémont, 
Espagne, Autriche, Hongrie, Balkans, Russie méridionale ; Caucase, 
Mésopotamie, Syrie; Sibérie. 

canadensis Rég. — Amérique boréale : Canada, Californie. 


74 MAURICE RÉGIMBART. (244) 

197. affinis Aubé. — Étals-Unis. 

198. bicolor Fab. — France, Angleterre, Finlande, Suède, Prusse, Alle- 
magne, Hongrie. 

199. niloticus Waltl. — Basse-Égypte. 

130. Suffriani Scriba. — Angleterre, France, Allemagne, 

131. siculus Rég. — Sicile. 

132. Simont Rég. — Australie. 

133. ceylonicus Rég. — Ceylan. 

13h. Gestroi Rég. — Japon. 

135. nitidulus Fab. — Iles de France et Bourbon. 

136. convexiusculus Mac Leay. — Indes orientales : Madras; Chine : 


154. 


Kiang-Si, Thibet ; Nouvelle-Calédonie; Australie. 
caledonicus (Fauvel) Rég. — Nouvelle-Calédonie. 


. orientalis Rég. — Chine. 
. curtus Motsch. — Japon. 


lLuciuosus Rég. — Mésopotamie, Arabie : Hedjaz. 

Dejeani Brullé. — Europe méridionale : France, Espagne, Italie, 
Corse, Sardaigne, Sicile, Autriche, Turquie, Grèce, Crimée; Ca- 
naries ; Algérie ; Chine : Kiang-Si. 

pernitidus Leconte. — États-Unis : Géorgie, Californie. 

analis Say. — États-Unis. 

Sayi Aubé. — États-Unis. 

obtusus Say. — Mexique. 

marinus Gyll. — France, Angleterre, Belgique, Hollande, Alle- 
magne, Scandinavie, Finlande, Russie, Crimée; Sibérie; États- 
Unis; Groenland. 

indicus Aubé. — Indes orientales. 

pectoralis Leconte. — États-Unis : Lac Supérieur, Hudson-Bay. 

impressicollis Kirby. — Canada. 

gibber Leconte. — États-Unis : Caroline du Nord. 

borealis Aubé. — États-Unis. 

lugens Leconte. — États-Unis. 


. picipes Aubé. — Amérique boréale. 


corpulentus Rég. — Amérique boréale. 


A54 bis. dimorphus Rég., n. sp. — Mexique : Ciudad, Durango. — Je ne 


donne de cet insecte, que j'ai connu tout récemment, qu’une 
diagnose succincte, la description complète étant réservée pour 
un supplément à ce travail : 


Long. 5 4/2 à 6 mill — Rofundalo-ovatus, latissimus, valde 


(245) 


155. 
156. 
157. 
158. 
159. 
160. 
161. 


162. 
163. 
164. 
165. 
166 


167 
168. 
169. 


170 
171. 
172. 
173 
174. 
175. 
176. 


M onographie des Gyrinidæ. 


475 


convexus ; niger, leviter cærulescens, ad latera ænescens, pedibus 
brunneis, epipleuris nigro-metallicis, aliquoties leviter ferrugatis. 
Pronoto brevissimo. Elytris late truncatis, angulo externo obtuso, 
sat rotundato, tenuiter punctulatis, & haud reticulatis, ® nitidis 
et reticulatis, vix ad apicem vel undique subtilissime et fortiter 


reticulatis el subopacis. 


parcus Say. — Texas, Mexique, Guatemala, Pérou, Ghili. 


rugifer Rég. — Guadeloupe. 
impatiens Aubé. — Colombie. 
colombicus Rég. — Colombie. 
Bolivari Rég. — Ecuador. 
æquatorius Rég. — Ecuador. 


argentinus Sleinh. — République Argentine : Achiras; Buenos- 


Ayres. 
plicatus (Chevr.) Rég. — Mexique. 
opalinus (Chevr.) Rég. — Brésil. 


sericeolimbatus (H. Deyr.) Rég. — Célèbes, Philippines, Java. 
ovatus Aubé. — Brésil méridional, Montevideo. 


gibbus Aubé, — Brésil. 

Var. apicalis Sharp. — Brésil. 
violaceus Rég. — Montevideo. 
crassus Aubé. — Brésil. 
chalybæus Perly. — Brésil. 
Var. derasus Sharp. — Brésil. 


Orectochilini. 


VIL @yretes Brullé. 


suturalis Rég. — Brésil? Guyanes ? 
bidens Oliv. — Brésil. 

sexœualis Rég. — Brésil : Amazones. 
sericeus Laboulb. — Venezuela : Caracas. 
melanarius Aubé. — Brésil. 

dorsalis Brullé. — Brésil, Parana. 
Sharpi Rég. — Brésil : Sanla-Gruz. 


L76 


177. 
178. 
179. 
180. 
181 
182. 
183. 
184. 
185. 
186. 
°187. 
188. 
189. 
190. 
191. 


192. 
198. 
194. 
495. 
195 
197. 
198. 
490% 
200. 
201 


202. 
205. 
20/. 
205 
206. 
207. 
208. 


MAURICE REGIMBART. 


vulneratus Aubé. — Saint-Domingue. 

cubensis Rég. — Cuba. 

glabratus Rég. — Brésil. 

cinctus Germ. — Brésil. 

Bolivari Rég. — Amérique méridionale : Ecuador. 

pygmaæus Rég. — Brésil. 

oblongus Rég. — Brésil : Mato-Grosso. 

tumidus Rég. — Brésil : de Goyaz à Cuyaba. 

nitidulus Laboulb. — Amazones. 

parvulus Laboulb. — Cayenne. 

levis Brullé. — Brésil, Parana, Colombie. 

guatemalensis Rég. — Guatémala. 

sinuatus Leconte. — Californie, Texas, Illinois. 

Sallei Laboulb. — Venezuela : Caracas. 

scaphidiformis Rég. — Colombie : Bogota; Venezuela 
Brésil. 

acutangulus Sharp. — Mexique. 

morio Aubé. — Guadeloupe. 

venezuelensis Rég. — Venezuela. 

proximus Sharp. — Gosta-Rica. 

mexicanus Règ. — Mexique. 

lionotus Aubé. — Mexique. 

minor Règ. — Guatemala. 

Boucardi Sharp. — Mexique. 

meridionalis Rég. — Montevideo. 

angustatus Rés. — Brésil : Rio-Janeiro. 


VIIL @rectochilus Lacord. 


crassipes Rég. — Bornéo. 

corpulentus Rég. — Bornéo ? Java ? 

validus Rég. — Gélèbes. 

semivestitus Guérin. — Indes orientales : Pondichéry. 
Wehnckei Rég. — Ceylan. 

procerus Rég. — Cochinchine : Lakhon. 

ceylonicus Redt. — Indes orientales : Madras, Ceylan. 


(246) 


: Caracas ; 


(247) Monographie des Gyrinidæ. 477 


209. 
210. 
211. 
219; 
215. 
21/4. 
215. 
216. 
217. 
N2T6. 
219. 
220. 
221. 
229 
223. 
22/1. 
295. 
226. 
227. 
228. 
229. 
230. 


234. 
232. 
235. 
254. 
235. 
256. 


237. 
235. 
239. 
2/0. 


discifer Walker, — Ceylan, Malacca. 

fraternus Rég. — Ceylan. 

metallicus Rég. — Inde. 

dilatatus Redt. — Ceylan. 

pubescens Rég. — Bornéo : Sarawak. 

javanus Aubé. — Java. 

angulatus Rég. — Bornéo. 

productus Rég. — Inde; Cochinchine, Chine; Bornéo. 

discus Aubé. — Philippines : Manille, Mindanao, etc. 

Oberthüri Rég. — Philippines : Mindanao. 

pulchellus Rég. — Philippines : Mindanao. 

limbatus Rég. — Indes orientales. 

lucidus Rég. — Java. 

sculpturatus Rég. — Hong-Khong. 

bipartitus Rég. — Java. 

rivularis Rég. — Cochinchine : Phu-Quoc. 

Fairmairei Rég. — Ceylan. 

marginipennis Aubé. — Java, Sumatra. 

pusillus Rég. — Bornéo. 

scalaris Rég. — Java, Sumatra, Cambodge, îles Andaman. 

Ritsemæ RÉég. — Java. 

villosus Müller. — Toute l’Europe; région méditerranéenne de l’AÏ- 
gérie et de l'Égypte; Syrie; Sibérie. 

involvens Fald. — Asie occidentale. 

gangeticus Wiedem. — Inde, Java. 

indicus Rég. — Inde. 

andamanicus Rég. — Iles Andaman. 

spiniger Rég. — Sumatra, Cochinchine, Indo-Chine : Laos inférieur, 

Gestroi Rég. — Bornéo : Sarawak, 


IX. Grectogyrus Régimb,. 


lanceolatus Rég. — Natal. 

mirabilis Rég. — Afrique méridionale : Zambèze ; Delagoa-Bay. 
speculum Aubé. — Mozambique, île Johanna. 

dorsiger Rég. — Natal. 


478 


2/1. 
212. 
215. 
2H. 
245. 


216. 


2/7. 
2/8 
249. 
250. 


e 


251. 


252. 
255, 


254. 
255. 
256. 
257. 
258. 


259 


260. 


261. 
262. 
263. 
264. 
265. 
266. 


MAURICE RÉGIMBART. (248) 


Sedilloti Rég. — Madagascar. 

ornaticollis Aubé. — Madagascar. 

Schünherri Aubé. — Sierra-Leone : George-Town. 

cyanicollis Aubé. — Madagascar. 

pallidocinctus Aubé. — Nossi-hé. 

semisericeus Gestro. — Abyssinie. 

lionotus Rég. — Ile du Prince. 

trilobatus Rég. — Ile du Prince. 

tridens Rég. — Égyple ? 

dimidiatus Cast. — Côte d'Or : Elmina. 

heros Rég. — Madagascar. 

madagascariensis Aubé. — Madagascar. 

specularis Aubëé. — Gabon. 

Var. nudivittis Murray. — Achanti, Côte d'Or : Addah. 

conformis Rég. — Cafrerie. 

costatus Aubé. — Madagascar. 

schistaceus Gerst. — Afrique orientale : Usambara, Zanzibar. 

assimilis Rég. — Angola. 

suluralis Rég. — Afrique orientale el méridionale : environs de 
Khartoum, Abyssinie, Zambèze, Natal. 

glaucus Klug. — Haute-Égypte : Ouadi-Halfa, 2° cataracte du Nil, 
Korosko, Louqsor. 

cuprifer Rég. — Afrique centrale et occidentale : lac Nyanza, Zam- 
bèze; Gabon, Côte d’Or : Accra. 

Bedeli Rég. — Côte d'Or : Addah. 

sericeus Klug. — Haute-Égypte : Ouadi-Halfa, Sennaar. 

angustior Kolbe. — Congo septentrional : Chinchoxo ; Zambèze. 

Oscari Apetz. — Dongola. 

Oberthüri Rég. — Madagascar. 

longitarsis Rég. — Madagascar. 


(249) 


Fig. 97. 
98. 

99. 

100. 


101. 


102. 
103. 
104. 
105. 
106. 
107. 
408. 
109. 
110. 
111 


112. 
115. 
114. 


115. 


116. 
AA. 
118, 
119. 


Monographie des Gyrinidæ. 479 


Explication des planches. 


ANNALES 1883, planche 11 (GyrINIDESs, planche V). 


Élytre 


du Gyretes suturalis &. — 97 a. Labre. 


[> 


. bidens $. — 98 a. Labre. 


. sexualis ®,. 


sericeus $. — 100 «. Patte antérieure du &. 


. Mmelanarius & — 101 à. Patte antérieure du & 
. dorsalis Q, 
. vulneratus $. 


. cubensis $. 


glabratus d. — 105 a. Paite antérieure du &. 


. cinctus &. — 106 a. Patte antérieure du & 
+ pygmaæus. 

. nitidulus ©. 

. Sallei Q. 


acutangulus 


venezuelensis &. — 111 a, $, — 111 b, Patte an- 
térieure du &. 


G, proximus G 

G. lionotus S. — 118 a. ?. 

G. minor $. — 11h a. Pate antérieure du & 
G, levis. 

G. meridionalis ©. 


. angustatus ®. 


Patle antérieure du G. morio &. 


— 


G. mexicanus 


A80 


MAURICE RÉGIMBART. (250) 


ANNALES 1883, planche 12 (GyriNines, planche VI). 


Fig. 420. Élvtre de l’Orectochilus crassipes 9. 


121. 
122. 


128. 


12/4. 


125. 
126. 
127. 
128. 


129, 
130. 


131. 
132. 
133. 


134. 


135. 
136. 
157. 
158. 
159. 
140. 


142. 
142. 


LAS. 


. corpulentus Q. 
. validus $. — 199 «a. Labre. — 122 b. Patte an- 


térieure du &, 


. semivestitus G. — 193 a. Patte antérieure du &. 


. Wehnckei $. 
. ceylonicus &. — 1954. Patte antérieure du & 


dilatatus $. 


. pubescens d'. — 127 à Patte antérieure du 
. angulatus ®. 
. javanus ®. — 199 «. Labre. 


productus &. 


. lucidus ©. 
. bipartitus ©. 
. marginipennis ®. — 133 & Labre. — 133 0. 


Patte antérieure du &. 


. Scalaris $, type de Java, — 134 a. Id. ®, type 


d’Andaman. 


. Fairmairei 

. Ritsemæ $. 

. gangeticus &. — 137 a ©. — 137 b. Labre. 
, andamanicus &. 

. Spiniger $. 

. Gestroi %,. 

. indicus @. 


Patte antérieure de l’Orectochilus fraternus &. 


Labre de l'Orectochilus metalticus. 


(251) 


Monographie des Gyrinidæ. L84 


ANNALES 1883, planche 13 (GyrINIDES, planche VII). 


Fig. 144. Élytre de l'Orectogyrus lanceolatus $. 


Fig. 


145. 
146. 
147. 
148. 
149, 
150. 
151. 


152. 
155. 
154. 
155. 
156. 
157. 
158. 
159. 


O. mirabilis $. — 145 a. Hanches intermédiaires. 
O. speculum &. — 146a Id. id. 

O. dorsiger &, — 147 a. Id. id. 

O. Sedilloti $. 

O. ornaticollis &, — 149 a. 9. 

O. Schünherri &. 

O. cyanicollis &. — 151 a. $. — 151 b. Patte an- 


Se, & S 6 


térieure du & 
pallidocinctus &. 


. Ssemisericeus ©. 


lionotus 9. 


. tridens. 

. dimidiatus &. — 156 a. Q. 

. heros & — 157 a. Patte antérieure du &!. 

. madagascariensis G, — 158 a 9. 

. specularis ®. — 159 a. Hanches intermédiaires. 


ANNALES 1883, planche 14 (GYRINIDES, planche VIII), 


160. Patte antérieure de l’Orectogyrus specularis, var, nudivittis &. 


161. Élytre de l’Orectogyrus conformis d. 


162, 
165. 
16/4. 


(1883) 


— 


— 


0. 
0. 
0. 


costatus &. 
schistaceus &. — 163 a. $, 


assimilis 9, 


1" partie, 81, 


L82 MAURICE RÉGIMBART. — Monographie des Gyrinidæ. (252) 


Fig. 165. Élytre de l'Orectogyrus suturalis & — 165a. $. — 165 b. 
Patte antérieure du &!. 


166. — O. glaucus 4, — 166a. $. — 166 b. Patte anté- 
rieure du G 

167. — O. Bedeli $. 

168. — O. sericeus $. — 168 a. Patte antérieure du &. 

169. — O. angustior &, — 169 a. Labre. — 1696. Palte 
antérieure du &, 

170. —  O. Oberthüri &, — 170 a. Patte antérieure du &! 

171. — O. longitarsis &. — 171 a. $. — 171 b. Patte an- 


térieure du &. 


NOTE 
SUR QUELQLES 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz 


Par M. Léon FAIRMAIRE, Membre honoraire. 


ne 


(Séance du 28 Novembre 1883.) 


Pendant la station de l’aviso le Volage sur les côles de Patagonie e 
dans le détroit de Magellan, notamment à Punta-Arena, M. Lebrun, pré- 
parateur au Muséum d'Histoire naturelle, a recueilli des collections zoolo- 
giques, parmi lesquelles une certaine quantité de Coléoptères que j'ai pu 
éludier, grâce à l’obligeance de M. le professeur Blanchard. Le nombre 
des espèces rapportées est peu considérable; mais il faut tenir compte 
des difficultés que présente une terre ingrate, détrempée pendant l'hiver, 
desséchée pendant l’été par un vent des plus violents, et qui est ravagée 
périodiquement par les incendies allumés soit par les indigènes, soit par 
les colons. Aussi la végétation est-elle rare, et ce n’est guère qu’au bord 
des ruisseaux qu’on peut trouver quelques insectes, soit sur les buissons, 
soit sous les pierres. Néanmoins cette petite collection renferme plus de 
30 espèces nouvelles, et, parmi quelques types génériques très intéres- 
sants, plusieurs individus d’un Coléoptère d’assez grande taille, le Tauro- 
cerastes magellanicus, Coléoptère extrêmement rare et dont le mâle seul 
élait connu. 


En somme, M. Lebrun mérite des remercîiments pour avoir augmenté 
une faune relativement pauvre. 


Voici la liste de ces Coléoptères avec les descriptions des espèces nou- 
velles : 


AGRIUS FALLACIOSUS Chevr. (Polyagrus Schylhei Phil), — Entre Salinas 
et Punla-Arena, 


Ann, Soc, ent, Fr, — Avril 1884. 


8! JL. FAIRMAIRE. 


CARABUS SUTURALIS Fab. — Rivière des Trois-Pointes; commun sous 
les pierres. 


CARDIOPHTHALMUS CLIVINOIDES Curi. (Barypus magellanicus Phil.). — 
Entre Salinas et Punta-Arena; assez commun, 


CARDIOPHTHALMUS LONGITARSUS Waterh, — Santa-Cruz. 


CNEMACANTHUS PLICICOLLIS, Sp. nov. — Long. 25 milll — Oblongus, 
modice convexus, niger, modice nitidus, prothorace lateribus et basi ely- 
trisque vage viridi-metallico tinctis, subtus paulo nitidior cyanescenti- 
niger, segmentis abdominalibus æneo tinctis, elytrorum margine reflexo 
cyaneo ; capite utrinque obsolete arcuatim plicatulo, stria longitudinali me- 
dia fere obsoleta et medio interrupta ; palpis antennarumque apice piceis, 
his brevibus, medium prothoracis vix attingente; prothorace antice elytris 
vix angusliore, lateribus valde rotundato et reflexo, postice paulo angus- 
tiore, margine postico medio late sinuato, angulis posticis rotundis, dorsa 
stria longitudinali sat tenuiter impresso, utrinque transversim ac paulo 
undulatim plicato, plicis basi profundioribus, margine laterali reflexo 
punctis 7 grossis signalo; elytris ovatis, ad humeros rotundatis, haud 
striatis, punctis setiferis metallicis laxe impressis, serie externa sat inte- 
gra, serie discoidali 3 aut k punciata, antice et postice late abbreviata, 
serie interna à aut A punclata, post medium sita, serie suturali postice 
tantum distincta ; tibiis intermediis leviter arcuatis. 


Punta-Arena. 


Ressemble au C. Darwinti, mais sa coloration est d’un noir médiocre- 
ment brillant avec de très faibles reflets d’un vert bronzé sur les côtés 
et la base du corselet et des élytres; ces dernières sont un peu plus dis- 
tinctement métalliques tout à fait à extrémité qui est un peu rugueuse ; 
le thorax est aussi large en avant que les élytres, plissé en travers, et son 
bord postérieur ne présente aucune dent, seulement il forme, de chaque 
côté de la partie sinuée, une sorte d’angle extrêmement obtus, à peine 
distinct, qui indique la terminaison de la partie tranchante externe; les 
élytres présentent aussi une strie avec une rangée de points serrés qui 
commence à l’épaule et finit à l'extrémité, ainsi qu’une ligne de gros 
‘poinis très espacés près du bord externe, et en outre 3 séries de points 
ou fossettes sétigères, l’externe entière, la discoïdale très courte et l’in- 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. - 485 


terne marquée seulement en arrière; la base offre quelques strioles ou 
plis longitudinaux très courts; l’extrémité n’est nullement sinuée ; les 
articles des antennes sont un peu comprimés, le 2° ovalaire, plus long 
que large, en triangle obtusément arrondi à l'extrémité. 


PARAMECUS BREVIUSCULUS, Sp. nov. — Long. 6 1/2 mill. — Breviter 
oblongus, subparallelus, fusco-niger, nitidus, elytris post medium anguste 
piceo marginatis, palpis rufo-piceis, antennis brunneis ; capite late, con- 
vexo, antennis brevibus, fere moniliatis ; prothorace elytris parum angus- 
tiore, longitudine antice duplo latiore, postice angustato, angulis posticis 
obtustusculis, basi ulrinque foveolato, stria media tenui ; elytris brevibus, 
apice conjunctim valde rotundatis, striatis, striis lævibus, stria præscu- 
tellari obsoleta, intervallis plantusculis, lævibus, apice extremo subtiliter 
punctulatis ; sublus lævis, pedibus brevioribus, dense ciliatis. 


Santa-Cruz. 


Plus petit et bien plus court que le P. lævigatus, avec le corselet plus 
court, à angles postérieurs moins marqués et les élytres brusquement 
arrondies à l’extrémité ou elles présentent une faible teinte bronzée ; les 
pattes sont aussi plus courtes et les antennes d’un brun foncé. 


Genre ANTARCTIA. 


A. Pointe sternale rebordée. 


L. ANTARCTIA ANODON, Sp. nov. — Long. 7 à 9 mill. — Oblonga, postice 
vixæ ampliata, æneo-metallica, nitida, capite prothoraceque vix sensim 
virescentibus, antennis gracilioribus, fuscis, articulis 5 primis testaceis, 
subtus cum. femoribus magis obscure ænea, nilida, tibiis fusco-piceis, 
tarsis dilutioribus ; capite lævi, antice subtilissime punctulato , labro piceo; 
prothorace medio elytris parum angustiore, transverso, lateribus rotun- 
dato, angulis posticis oblusissimis, basi utrinque impresso; elytris subti- 
liter striatulis, stria suturali impressa. — S' minor, elytris vix perspicue 
striatulis, antennis obscurioribus. 


Punta-Arena. 


Distincte par ses antennes grêles, les angles postérieurs du corselet 
plus oblus, presque arrondis, et les élytres à peine striées. Ressemble à 


485 L. FAIRMAIRE. 


l'A. leucoscelis Chaud., mais les élytres sont plus oblongues, plus paral- 
lèles, avec les stries plus superficielles, l’extrémité moins sinuée, et les 
fémurs sont d’un brun noirâtre. Le dernier segment ventral G' est entier, 
et le 3° intervalle des élytres présente 2 points peu marqués. 


2, ANTARCTIA CYANOIDEA, Sp. nov. — Long. 9 mill. —Oblonga, minus 
conveæa, tota cyanea, nitida, subtus obscurius, antennis fuscis, basi lesta- 
ceis, tibiis fusco-piceis, tarsis dilutioribus ; prothorace medio elytris sen- 
sim angustiore, transverso, lateribus, rotundato, angulis posticis obtusis, 
basi utrinque sat fortiter impresso, linea media sat impressa; elytris 
medio paulo ampliatis, striis sat latis, parum impressis, extus obsoletis, 
stria sutura suturali magis profunda, basi obsolela. 


Punta-Arena. 


Paraît différer de la chalybea BI. par les stries des élytres qui sont 
assez fines, mais assez larges, par les intervalles légèrement convexes, et 
par le corselet beaucoup plus large que long, ce qui la distingue aussi de 
VA. cærulea, laquelle, en outre, ne présente pas un point enfoncé à la 
base du 3° intervalle. Elle diffère en outre de cette dernière par le pro- 
sternum marginé et le dernier segment G' échancré. Les élytres ont les 
stries variables ainsi que les intervalles qui sont tantôt plans, tantôt fai- 
blement convexes, et dont le troisième présente tantôt deux points en 
arrière (&), tantôt un seul en avant. 


3. ANTARCTIA GRANDIPENNIS, SP. NOV. — Long. 10 mill. — Oblonga, 
antice attenuata, viridi-ænea, nitida, subtus obscurius ænea, nitida, 
antennis fuscis, basi testaceis, tibiis tarsisque rufescentibus ; prothorace 
elytris dimidio angustiore, postice angustato, lateribus antice arcuatis, 
postice fere rectis, angulis obtuse rectis, basi utrinque fovea lata, fundo 
striata late signato; elytris amplis, post medium ampliatis, ante apicem 
fortiler sinuatis, subliliter striatis, striis subtilissime punctulatis, extus 
et apice valde obsoletis, stria suturali profundiore, sutura postice elevata, 
intervallo 3° post medium puncto impresso. 


Punta-Arena. 


! 


Cette espèce est remarquable par les élytres très amples, beaucoup plus 
larges que le corselet et notablement élargies en arrière. Le segment anal 
est entier. 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 187 


LH. ANTARCTIA FALSICOLOR, Sp. nov. — Long. 9 mill. — A, grandipenni 
primo visu statura et coloratione simillima, sed magis ænea, postice minus 
ampliata et præsertim prosterno haud marginato distincta. 


Punta-Arena. 


Ressemble beaucoup à la grandipennis, mais n’a pas le pronotum mar- 
giné; en outre les antennes n’ont que les 2 premiers articles testacés, 
le 3° est aussi un peu plus long et plus grêle ; le corselet est plus étroit, 
les élytres sont moins élargies en arrière, le 3° intervalle porte 2 points, 
l’un avant, l’autre bien après le milieu; l'extrémité des élytres est bien 
moins sinuée, et les pattes sont entièrement sombres. Le dernier segment 
de l'abdomen est entier. 


5. ANTARCTIA POGONOIDES, Sp. nOv. — Long. 6 à 8 mill — Ovato- 
oblonga, dorso depressiuscula, obscure ænea, sat nitida, subtus cum femo- 
ribus æneo-fusca, antennis, palpis, tibiis tarsisque piceis ; prothorace 
valde transverso, elytris angustiore, lateribus rotundatis, angulis posticis 
oblusissimis, basi utrinque late parum fortiler impresso, impressione 
medio striata, sulco dorsali sat tenui sed impresso; elytris fere ovatis, 
sat latis, ante apicem sinuatis, subtiliter striatis, striis vix distincte 
punclatis, stria suturali profundiore, intervallis planis; sublus lævis. . 


Punta-Arena. 


Cet insecte ressemble beaucoup, pour la forme et la coloration, au 
Pogonus chalceus, mais il est plus large et les angles du corselet ne sont 
pas pointus, le segment anal est entier, le 3° segment des élytres ne pré- 
sente pas de points et le mésosternum est parfois assez fortement impres- 
sionné, les élytres sont très étroitement bordées de rougeûtre à l’extré- 
mité. | 


B. Pointe sternale non rebordée. 


6. ANTARCTIA BRADYTOIDES, Sp. nov. — Long. 6 à 8 mill. — Paulo bre- 
vior, ænea, metallica, nilida, pedibus rufescentibus, æneo-tinctis, antennis 
rufo-piceis, arliculis apice infuscutis; capite lævi; prothorace elytris 
angustiore, transvcrso, lateribus antice arcuatis, postice fere rectis, angulis 
posticis acute rectis, basi utrinque fovea parce punctata sat profunde im- 
presse, stria discoidali sat impressa; elytris postice leviter ampliatis, 


88 L. FAIRMAIRE. 


punctalo-striatis, striis post medium et extus obsoletis, fere nullis, inter- 
vallo 8° haud punclato. 


Punta-Arena. 


Ressemble à une petite Amara apricaria. Le dernier segment ventral 
est entier. 


ANCHOMENUS SEMISTRIATUS, Sp. nOV. — Long. 8 mill — Oblongus, 
niger, nitidus, antennis palpisque fuscis, tibüs larsisque piceis ; antenna- 
rum articulo 3° segmentis haud longiore ; prothorace sat convexo, sub- 
cordato , longitudine vix latiore, lateribus antice rotundatis, basi vix 
sensim sinuatis, tenuiler marginatis, basi utrinque late sat profunde 
foveatis, foveis intus stria oblique elongata signatis, sulco discoidali inte- 
gro, angulis posticis fere rectis ; elytris prothoracis basi duplo latioribus, 
postice leviter ampliatis, apice abrupte rotundatis et extus haud sinuatis, 
dorso striis L primis sat impressis, 5° tenuiore, externis obsoletis, stria 
suturali, basi præsertim, profundiore, intervallo 3° a medio tripunctato, 
stria 8° bast puncto signata. 


Punta-Arena. 
Diffère de l'A, ambiguus Sol. par les stries des élytres bien moins effa- 


cées en dehors, le 3° intervalle pas plus large que le 4°, non marqué au 
milieu de 2 gros poinis et les impressions de la base plus prolongées. 


COLYMBETES RETICULATUS SOI. — Punta-Arena. 
PHILHYDRUS VICINUS Sol. — Puna-Arena. 
OcyPus scABROSUS Curtis. — San-Gregori. 
NECRODES BIGUTTULUS Fairm. — Laguna-Romero. 


DORCUS FEMORALIS Guér. — Rivière des Trois-Pointes. 


DIONTOLOBUS LATERITIUS, Sp. nOV. — Long. 3 mill. — Oblongus, con- 
veus, fusco-niger, modice nitidus, griseo-pubescens, elytris sat dilute 
fulvis, vilta suturali angusta post medium abbreviata, basi late triangu- 
lariter expansa, et vitta submarginali post medium evanescente fuscis, 
prothorace lateribus angustissime fulvo marginatis, palpis anlennisque 
fuscis, his medio fulvis; capite prothoraceque dense punctatis, hoc trans- 
verso, fere rugoso, elytris haud angustiore, ad latera anguste explanato, 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 489 


basi late arcuato, angulis obtusis ; scutello apice obtuse rotundato; elytris 
post medium leviter ampliatis, sat fortiter ac dense seriatim punctatis, 
sutura angustle elevata et utrinque lineis 2 obsoletime elevatis. 


Punta-Arena. 


Diffère du D. punctipennis par la taille plus faible et la coloration qui, 
chez cette dernière espèce, forme des fascies transversales. 


ATÆNIUS CRENATULUS, Sp. nov. — Long. 5 mill. — Oblongus, paralle- 
lus, convexus, niger, nitidus, sublus nigro-fuscus, antice cum pedibus 
piceus; capite transverso, convexo, subtiliter densissime punctulato, mar- 
gine antico piceo, medio late sinuato; prothorace transverso, elytris haud 
angustiore, antice vix angustato, angulis posticis rotundatis, dorso subti- 
lissime dense punctulato, postice et ad latera punctis sat grossis parum 
dense impresso, basi anguste marginata ; scutello lævi, oblongo-triangu- 
lari ; elytris fortiler strialo-crenatis, striis apice profundioribus, inter- 
vallis basi fere planis, apice convexis et angustioribus ; abdomine punctato, 
segmentis haud connatis, tibiis anticis obluse tridentatis. 


Punta-Arena. 


Ne peut être confondu avec l'A. Derbesi, à cause de sa taille plus 
grande, de sa tête uniformément convexe et de la sculpture du corselet 
et des élytres ; ressemblerait davantage à l’À. crenatostriatus BL. (Oxyo- 
mus) à raison de la ponctuation du thorax; mais ce dernier a 6 millim. 
et les intervalles des stries sont très relevés en forme de crêtes. 


TAUROCERASTES PATAGONICUS Phil., Stett. Ent. Zeit., 1866, 116, pl. 2, 
fig. 1, — Long. 18 mill. — Brevis, valde convexus, niger, sat nitidus, 
rugoso-punctalus ; & prothorace antict late impresso et lævi, utrinque 
cornu valido antice arcuato; elytris fortiter striatis, striis parum regu- 
laribus , densis intervallis rugosulis, grosse punciatis; © prothorace 
inermi, antice medio breviler cavato et obluse biltuberoso, dorso linea me- 
dia longitudinali lævi ; elytris paulo minus brevibus fortius rugosis. 


Lagune de la Lionne. 
Get insecte ressemble à un énorme Géotrupe ; il est aptère et le corselet 


du mâle armé de 2 cornes presque horizontales, La femelle n’était pas 
encore connue. 


1190 L. FAIRMAIRE. 


TROX GLOBULATUS, Sp. NOV. — Long. 15 mill. — Brevissime ovatus, 
elytris globosis, valde conveæus, nigro-fuscus, sat nitidus, spatiis depressis 
dense cinereo indutus; capite brevi, antice truncato, vix reflexo, clypeo 
subtus reflexo, triangulari, utrinque sinuato, sat dense punctato, fronte 
bituberculata ; prothorace brevissimo, elytris angustiore, antice angustato, 
lateribus crenulato, angulis posticis obtuse rectis, margine postico utrin- 
que ad angulos leviter sinuatis, dorso setulis fuscis brevissimis sparsuto, 
sat dense punctato, medio longitudinaliter obsolete impresso, utrinque 
medio costula parum elevata, spatium subtriangulart fere includente, 
antice spatio transverso parum elevato et postice tuberculo oblique oblongo 
et ad latera tuberculis 2 denudatis ; scutello vestito ; elytris globosis, sutura 
dense tuberculata, et utrinque tuberculis majoribus minus densis quadri 
seriatis, serie prima e majoribus tuberculis composita, intervallis trans- 
versim paulo inæqualibus, granulis politis parum regulariter sat dense 
munitis, margine externo granulalo, intus longitudinaliter impresso, 
extus subtiliter crenulato ; margine reflexo fere plano; tibiis basi extus 
crenulatis, ante apicem leviler sinualis, larsis posticis tibiarum medio 
paulo longioribus. 


Punta-Arena. 


Voisin du T. bullatus, maïs à élytres encore plus rondes, plus convexes, 
plus arrondies aux épaules, avec des tubercules et des granulations plus 
fins et le bord externe presque uni; le corselet est bien plus court, presque 
ironqué à la base, avec tous les angles moins saillants, les reliefs bien 
moins convexes et les dépressions peu marquées. 


APTERODEMA, nov. gen, 


Le curieux Mélolonthide pour lequel est créé ce genre se rapproche 
beaucoup des Liogenys par ses hanches antérieures saillantes, ses tarses 
allongés, bien plus longs que les tibias ; ils sont simples chez l’unique 
individu que je connais et dont l’état ne permet pas de voir la bouche, 
ni les antennes. C’est sans doute une femelle, car les élytres sont soudées 
et ne recouvrent pas d’ailes. Get insecte diffère en outre des Liogenys 
par la tête plus large, le chaperon arrondi et rebordé en avant, les yeux 
plus gros, le labre plus grand, très largement sinué, presque bilobé, le 
corselet plus large que la base des élytres, à angles postérieurs pointus, 


Coléopteres de Magellan et de Santa-Cruz. A92 


l’éeusson plus triangulaire, le 4° article des tarses postérieurs au moins 
aussi long que le 2°, et les crochets des tarses simples. 


APTERODEMA ACUTICOLLIS, Sp. nov. — Long. 8 1/2 mill. — Oblonga, 
convexa, testaceo-rufa, nitida; capite subtiliter densissime punctato, inter 
oculos stria brevi longitudinaliter signato, sutura clypeali indistincta ; 
prothorace transversim subquadrato, lateribus fere parallelis, antice tan- 
tum arcuatis, margine postico fere recto, angulos versus leviter sinuato, 
his acutis, paulo retroversis, dorso tenuiter sat dense punctato ; scutello 
late triangulari, lævi, utrinque subtilissime punctulato ; elytris basi atte- 
nuatis, ad hkumeros late rotundatis, apice separatim rotundatis, obsolete 
costulatis, intervalis seriatim parum fortiter punctatis, stria suturali 
paulo impressa, sutura ipsa basi depressa ; pygidio triangulari, convexo; 
dense tenuiter ruguloso-punctato ; subtus subtiliter punctata, abdomine 
transversim setosulo. 


Punta-Arena. 


TRIBOSTETHES PILICOLLIS, Sp. nOV. — Long. 14 à 16 mill. — Ovatus, 
conveæus, fulvo-lestaceus, nitidus, longe fulvo-villosus, prothorace scu- 
lelloque densius, elytris nudis, clypeo margine antico, palpis, antennis, 
libiarum margine externo et tarsorum articulis apice obscuris: capite 
antice rotundato, reflexo, densissime punctato-rugosulo ; prothorace valde 
transverso, lateribus antice fortiter rotundato, margine postico late bisi- 
nuato, dorso densissime punctato; scutello ogivali, dense punctulato; ely- 
tris postice ampliatis, leviter punctato-substriatis, striis extus obsoletis, 
intervallo 1° punctato, ceteris obsolete punctulatis ; pygidio convexo, subti- 
lissime punctulato ; tibüs anticis tridentatis, dente superiore obluso, 
minusculo ; unguibus sal inæqualibus, majore apice fisso. 


Se rapproche du punctatus Fairm. mais un peu moins grand, d’une 
coloration différente, à ponctuation serrée, mais assez fine, sur le cor- 
selet, la tête et l’écusson, avec les élytres à peine ponctuées et à peine 
striées. 


STIGMODERA MAGELLANICA, Sp. nov. — Long. 15 milll — Oblonga, 
subparallela, dorso planiuscula, nitida, albido-villosa, cyaneo-virescens, 
prothoracis lateribus cum prosterno rubris, elytris flavo-rufis, mar- 


92 L. FAIRMAIRE, 


gine basali angustissime cyaneo-virescenti, utrinque vitlis 3 transversis 
et sutura (ante scutellum abbreviata) cyaneis, 1 ante medium, extus 
dilatata, marginem haud attingente, ® vix post medium, extus latiore, 
marginem attingente, 3° ante apicali, latiore, omnibus. ad suturam 
dilatatis; capite dense punctato, medio obsolete impresso; antennis ab 
articulo 5° dentatis; prothorace transverso, elytris vix latiore, antice tan- 
lum angustato, margine antico medio late rotundato, dorso fortiter dense 
punctato, ad latera rugoso, medio profunde sulcato, postice late ac pro- 
funde cavato, margine postico medio polito, utrinque ad angulos posticos 
fortiter foveato; scutello peniagono, lævi; elytris subparallelis, post me- 
dium angustatis, apice acutis, sulura paulo elevata, utrinque costis 
3 convexis, intervallis parum regulariter grosse punctatis, punctis ad 
vitam transversalem primis extus majoribus et confluentibus ; subtus dense 
punctata, processu intercoxali apice rubro. 


Ressemble beaucoup au S. Rousselii, mais de forme plus courte et plus 
déprimée; le front est bien moins fortement impressionné, le corselet est 
plus large, plus arrondi vers les angles antérieurs, sa surface est plus den- 
sément et fortement ponctuée, les impressions latérales sont moins prolon- 
gées en avant, très rugueuses, les élytres sont plus courtes, non échan- 
crées à l'extrémité, la sculpture est à peu près semblable, mais moins 
régulière, le dessous est bien plus ponctué. 


AGRIOTES AUSTRALIS, Sp. nOV. — Long. 7 mill. — Subparallelus, pos- 
tice leviter attenuatus, coveæus, fuscus, modice nitidus, fulvo-pubescens, 
elytris picescentibus, abdomine lateribus pedibusque rufo-piceis, antennis 
obscuris, basi et apice rufo, piceis ; capite convexo, subtiliter dense punc- 
tulalo, supra antennas breviter carinulato, antice declivi; antennis elon- 
galis, medium corporis superantibus, validiusculis, articulis oblongis, 
subæqualibus, 2° S°que exceptis brevioribus et æqualibus ; prothorace ely- 
tris viæ sensim angustiore, latitudine fere longiore, subparallelo, late- 
ribus antice leviter arcuatis, margine antico recto, postico utrinque for- 
titer sinuato et impresso, medio ad scutellam breviter ac leviter sinuato, 
angulis posticis brevibus, sat acutis, dorso subtiliter densissime punctu- 
lato, basi medio obsolete bielevato; scutello sat magno, breviter ovato, basi 
truncatlo, alutaceo; elytris post medium leviler atltenuatis, sat tenuiter 
sériato-punclalis, Striis parum impressis, apice paulo profundioribus, 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 495 


stria suturali ceteris profundiore, intervallis planis, subtiliter coriaceo- 
punctulatis. 


Punta-Arena. 


Je crois que cet insecte doit appartenir au genre Agriotes; mais il a 
les articles des antennes plus longs, non triangulaires, le prosternum est 
assez fortement comprimé avant les hanches, les angles postérieurs du 
corselet sont courts et le 4° article des tarses est long; les hanches sont 
larges, fortement et assez brusquement rétrécies en dehors. 


CYPHON ANTARCTICUS, Sp. nov. — Long. 6 mill. — Oblongo-ellipticus, 
modice convexus, fulvus, nitidus, subtiliter fulvo-pubescens, antennis 
(articulis 3 primis et apicibus exceptis), elytris margine externo et sutura 
angustissime fuscatis, abdomine unicolori, obscuro; capite vix perspicue 
densissime punctulato; antennis articulo 3° secundo parum longiore, 
segmenti valde breviore ; prothorace brevissimo, elytris angustiore, late- 
ribus rotundato et antice angustato, basi marginato, dorso tenuiter den- 
sissime punctato; scutello triangulari, acuto, dense punctato; elytris 
medio leviter ampliatis, apice obtusis, dense paulo fortius punctatis, 
subtus haud distincte punctatus, segmento ventrali ultimo bimpresso. 


Ne peut être confondu avec le C. patagonicus Gurtis, dont voici la 
description : 


Long. 2 1/4 lines.—Ochreo-nitens, dense minuteque punctatus ; antennis 
nisi in articulo basali, maculis 2 facialibus thoracisque disco fuscis. 


D'un jaune d’ocre brillant, faiblement et finement ponctué; antennes 
brunes, excepté le 1° article et l'extrémité des autres; 2 taches sur la 
face et disque du thorax bruns, ce derhier plus large que la tête et plus 
étroit que les élytres, semi-orbiculaire; brunâtre en dessous, une ligne 
de taches noires de chaque côté et une double rangée de plus petits au 
milieu. 

Port S.-Elena. 


Ressemble beaucoup au C. lividus, mais plus étroit. 


DANACÆA ? RUFOTIBIA , Sp. nOv. — Long. 3 mill — Elongata, sub- 
parallela convexa, fusco-plumbea, nitida, pube brevissima grisea dense 


49/ L. FAIRMAIRE. 


vestita, antennis fuscis, tibiis tarsisque rufo-testaceis ; capite dense 
tenuiter punctato, antice planato; antennis submoniliatis, articulis fere 
æqualibus, 2° paulo breviore ; prothorace parum transverso, elytris angus- 
tiore, antice angustato, lateribus ante medium paulo angulatim rotun- 
dato, angulis posticis rotundatis, dorso densissime tenuiter punctato ; 
scutello abrupte rotundato, fere truncato, dense punctulato; elytris elon- 
gatis, ad humeros angulatis, post medium leviter ampliatis, apice con- 
Junctim rotundalis, subtilissime dense æqualiter punctulatis; tarsis pos- 
ticis articulo 4° duobus sequentibus conjunctis æquali. 


Punta-Arenà. 


C’est avec doute que je range ce Dasytide parmi les Danacæa dont les 
espèces sont exclusivement européennes; maïs il serait nécessaire de révi- 
ser toutes les espèces chiliennes qui, jusqu’à présent, ont été classées 
dans le genre Dasytes. 

EMMALLODERA CRENATICOLLIS Bl. — Santa-Cruz. 

E. OBESA Guér. — Santa-Cruz. 

NyCTELIA DArWINII Waterh. — Santa-Cruz. 

N. NewPorTir Waterh. — Santa-Cruz. 

N. SALLEI Fairm. — Santa-Cruz. 

N. RECTESTRIATA Fairm. — Santa-Cruz. 

N. BREMEI Curt. — Tres-Lagunas. 


N. CORRUGATA Curt. — Punla-Arena. 
EPIPEDONOTA LATA. — Santa-Cruz et île Pavon. 


Le genre Nyctelia paraît spécial à la côte ouest et ne pas dépasser la 
partie occidentale du détroit de Magellan, sauf pour l'espèce chilienne 
dont le faciès est assez différent de celui des Nyctelia patagoniennes dont 
le centre paraît être à Santa-Cruz. 


A. PRAOCIS STRIOLICOLLIS, Sp. n0v. — Long. 7 mill. — Brevis, convexa, 
parum nitida, pilis longis pallide fulvis circumciliata ; capite sat lato, 
lævi, antice parce punctato, sutura clypeali parum arcuata, medio pro- 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 495 


fundiore, clypeo sat fortiter late emarginato; antennis basin prothoracis 
viæ allingentibus, usque ad apicem nitidis; prothorace brevi, longitudine 
fere triplo latiore, lateribus explanatis, subtiliter crenulatis, a basi antice 
arcuatis, margine postico utrinque late sinuato, angulis posticis basin 
elytrorum amplectantibus, dorso subtilius densissime striolato; scutello 
breviter triangulari, lævi; elytris brevibus, fere a basi postice atte- 
nuatis, obsolete punctatis, sutura et utrinque costis 2 (discoidali et mar- 
ginali) paulo elevatis, apice obsoletis: subtus subtiliter punctulata, aspe- 
rula, abdominis segmentis 2-L obsoletissime punctulatis, prosterno inter 
coxas bistriato, mesosterno declivi, processu intercoxali sat angusto, 
obtuso; tibiis anticis modice latis, apice dente sat acuto terminatis. 


Santa-Cruz. 


Ressemble extrèmement à la P. denseciliata pour la forme el la taille, 
les côtes des élytres et les cils qui bordent tout le corps; elle en diffère 
par la forme moins elliptique, moins rétrécie en avant, le corselet plus 
largement déprimé le long des bords latéraux, nettement striolé sur le 
dos, les angles postérieurs plus saillants, l’écusson bien distinct et les 
élytres non arrondies dès la base, à côtes un peu moins saillantes. 


2. PRAOCIS SILPHOMORPHA, Sp. nov. — Long. 9 à 41 mill — Ovato- 
subquadrata, convexa, nigra, nitida; capite planiusculo, subtilissime 
punctulato, antice evidentius, fronte medio puncto impressa, sutura cly- 
peali fere recta, utrinque abbreviata ; antennis gracilioribus, basin pro- 
thoracis vix attingentibus, articulis 8 ultimis paulo transversis ; protho- 
race amplo, elytris haud angustiore, marginibus lateralibus sat late 
explanatis, antice angustius el arcuatis, angulis anticis obtusis, margine 
postico medio modice arcuato, ante angulo valde sinuato, angulis latis, 
acutis, humeros amplectantibus ; scutelio indistincto; elytris basi late- 
ribus vix arcuatis, fere parallelis, apicem versus tantum convergentibus, 
apice obtuso, dorso utrinque costis 3 acutis, 2 internis ante apicem abbre- 
viatis, marginali sola integra, intervallis fere plants, leviter inæqualibus, 
punctis sat grossis, ad costas densioribus, laxe impressis, costa externa 
subtus dense punctata, spatio epipleurali laxe tenuiter punctato: subtus 
densissime subtiliter punctalo-asperula, prosterno inter coxas convexius- 
culo, fortius punctalo, ad latera subtiliter strigosulo; tibiis anticis extus 
subtililer denticulatis, dente sat valido, obluso extus terminatis. 


Santa-Cruz. 


96 L. FAIRMAIRE. 


L'espace entre la suture et la 4"° côte est notablement plus large que 
celui qui sépare les côtes entre elles, et ce même espace, en arrière, est 
faiblement relevé de manière à indiquer une espèce de côte qui, chez l’un 
des individus, se prolonge jusqu’à la base. 


Cette espèce se rapproche de P. rugata Sol., mais la sculpture est bien 
différente, très fine, à peine distincte et serrée sur le corselet, les côtes 
des élytres sont bien moins saillantes, et les tibias sont terminés en 
dehors par une forte dent saillante. 


L'un des individus de cette espèce est plus petit, avec les élytres un 
peu arrondies sur les côtés et les intervalles entre les côles légèrement 
concaves ; c’est sans doute un mâle. 


PLATESTHES SILPHOIDES Waterh., Ann. Nat. Hist., XVI, 319. — Long. 
11 4/2 mill. — Oblongo-ovatus, subparallelus, niger, nitidus; capite sat 
fortiter parum dense punctalo, sutura clypeali arcuata; prothorace medio 
elytris haud angustiore, later ibus arcuatis, angulis omnibus obtusis, dorso 
fortiter ac dense ad latera et basi multo minus punctato, lateribus expla- 
natis, intus late depressis ; elytris lateribus fere parallelis, ad humeros 
angulatim rotundatis, sutura paulo elevata, utrinque costis 2 et costa 
marginali elevalis, acutis, fere parallelis, À apice paulo arcuata, cum 
marginali coeunte, 2° paulo breviore, éntervallis concavis, parce sat for- 
titer punctatis, spatio epipleurali rarius punctato ; prosterno lateribus sub- 
tiliter striatulo, metasterno lateribus fortiter fere rugose punctato, abdo- 
mine rarius punctato, tibiis punctatis. 


Santa-Cruz et Punta-Arena. 


Bien distinct du depressus par sa taille plus grande, sa forme parallèle, 
sa coloration plus brillante, les élytres bien plus longues, à épaules angu- 
lées, à côtes saillantes, la 1"° à peine plus écartée de la suture que de la 
9e côte, et le corselet à ponctuation très forte, presque confluente sur le 
disque. 


C’est à tort qu’on indique cette espèce comme synonyme du P. depressus 
Guér., qui est bien plus petit, déprimé, avec le corselet finement ponctué 
et les élytres courtes, arrondies sur les côtés et aux épaules, avec les 
côtes arquées, la 1°° très éloignée de la suture; la taille est aussi bien 
différente. 


A, PSEUDOMELOE MAGELLANIGUS, Sp. n0v. — Long. 10 mill. — Niger, 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 497 


parum nitidus, elytris sericeo-opacis, costulis reticulatis nitidis, abdo- 
minis lateribus rufescentibus ; capite antice planato, summo utrinque for- 
tiler angulalo, fortiter sat dense punctato, antice transversim impresso, 
tmpressione obsolete trifoveolata, medio haud sulcato, summo integro ; 
antennis sat gracilibus, basin prothoracis sensim superantibus, articulis 
viæ obconicis, ultimo præcedente paulo longiore, acuto ; prothorace brevi, 
capite paulo angustiore, lateribus fortiter angulato, dorso inæquäli, dense 
punctato, fere rugosulo, antice transversim minus profunde et reclius 
sulcato, postice medio sulcato et utrinque late impresso; elytris late diva- 
ricatis, multiareolatis; abdomine coriaceo, lateribus a basi ad apicem 
obscure piceo-rufescentibus et maculis rotundatis pallidis signatis ; ungui- 
bus æqualiter fissis. 


Santa-Cruz. 


Ressemble à l’anthracinus du Chili, mais plus petit, à tête plus aplatie, 
plus angulée de chaque côté, plus ponctuée, sans sillon médian, sans 
bourrelet transversal entre les antennes qui sont plus grêles, à corselet 
plus ponctué, moins fortement sillonné en long, rétréci en ligne droite 
vers la base, et enfin à abdomen roussâtre sur toute la longueur des 
côtés. 

La coloration de l’abdomen le raproche du chilensis, mais chez ce der- 
nier l’abdomen n’est roussâtre qu’à la base, la tête n’est pas sillonnée au 
milieu. 


2, PSEUDOMELOE VENOSULUS, sp” nov.—Long. 9 à 12 mill.—Niger, fere 
cærulescens, modice nitidus, abdominis lateribus obscure rufescentibus, 
elytris paulo sericeo-opaculis, tenuiter ac leviter costulato-reticulatis ; 
capite triangulari, margine summo fere recto, coriaceo, laxe sat grosse 
punctalo, antice biimpresso; antennis basin prothoracis attingentibus, fere 
cylindricis, articulo ultimo acute appendiculato; prothorace brevi, late- 
ribus medio sat fortiter angulato, antice transversim recte impresso, parte 
anteriore sat punctato, postice ad latiora fortiter punctato, medio fere 
lævi et stria longitudinali impresso, margine postico late angulatim 
emarginato ; scutello fortiter punctato; elytris fere a basi divaricatis, 
areolatis, sed venis parum elevatis et vix nitidioribus ; abdomine subtiliter 
alutaceo ; unguibus inequaliter fissis. 


Santa-Cruz. 
(1883) 1"° partie, 32, 


198 L. FAIRMAIRE. 


Bien voisin du précédent par sa coloration et la réticulation des élytres, 
mais les nervures sont beaucoup plus faibles, à peine saillantes et à peine 
plus brillantes que les aréoles ; la tête et le corselet sont bien moins 
ponctués, le sommet de la première est droit, le front est plus convexe 
et les angles ne sont pas fortement saillants: le corselet est moins  pro- 
fondément sillonné en travers et la base échancrée. 


EPICAUTA CONSPERSA KI. — San-Gregori. 


Genre ANOMOPHTHALMUS, noy. gen. 


Prothorax ad oculos haud lobatus, sed utrinque penicillatus. Caput 
utrinque extus valde lobatum, oculos occultans, his ovatis, convexis. Ros- 
trum capile vix angustius, antice attenuatum, apice reflezum; scrobes 
foveiformes, ovatæ, laterales. Antennæ fractæ, breviusculæ, Scapo :apice 
clavato, funiculo quinque-articulato, articulo 1° ovato, crassiore, 2° mi- 
nore, Sequentibus paulatim crassioribus, clava crasse  ovata, acuta, haud 
distincte articulata. Prothorax elytris angustior,; scutellum minutum, 
triangulare. Elytra breviter ovata, basi truncata. Coxæ anticæ contiguæ, 
mesosternum sat latum, coxæ posticæ late separatæ, processu intercoxæali 
late truncato, segmento 1° a secundo sutura recta separato, 2° tertio et 
quarto separatim longiore. Tarsi articulis 3 primis brevibus, subæquali- 
bus, 3° integro, ultimo ceteris AOC fere æquali, unguibus liberis 
divaricatis. 


La place de ce Curculionide paraît difficile à préciser; la forme singu- 
lière de la tête dilatée de chaque côté en une oreillette qui recouvre 
complètement les yeux rappelle celle du genre Acropis parmi les Coly- 
dides. Le 3° article des tarses simple, le rostre court, aussi large à la 
base que la tête, les yeux recouverts semblent le rapprocher des Érem- 
nides; mais l’absence de lobes oculaires, le funicule de 5 articles, les 
scrobes fovéiformes, les fémurs inermes, le 2° segment abdominal séparé 
du 4° par une suture non arquée, l’éloignent beaucoup de ce groupe. 
Le faciès rappelle un peu les Blosyrus, avec lesquels cet insecte n’a aucun 
rapport sérieux. | 


A. INSOLITUS, Sp. nOV. — Long. vix 5 Mill. — Oblongo-ovatus, convexus, 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 199 


fuscus, indumento terreno: dense vestilus, opacus; capite lato, planato, 
supra oculos lobato, lobis paulo elevatis, apice rotundatis et marginatis, 
capite summo breviter biplicato; rostro basi capite vix angustiore, api- 
cem versus paulatim angustato, lateribus carinato, planiusculo sed leviter 
inequali, apice reflexo, medio sinuato, utrinque acuto angulato; oculis sat 
magnis, fere horizontalibus, insuper haud distinguendis ; prothorace 
transverso, basi elytris valde angustiore, antice lobis ocularibus haud 
latiore, basi angustato, dorso valde inæquali, sulco medio sat profundo, 
medio subinterrupto et utrinque faveato ; elytris brevibus, ovatis, ad 
humeros obliquatis, post medium angustatis, apice breviter bimucronatis, 
divaricatis, dorso inæqualibus, sutura et utrinque costulis 2 obsoleto ele- 
vatis, his duabus apice tuberculo conico terminatis, lateribus paulo tuber- 
culatis, intervallis subtilissime cortaceis vage impressis, laxe .breviter 
setosulis, tuberculis evidentius setosis ; subtus subtiliter coriaceus, Selo- 
sulus: femoribus medio incrassatis ; tibiis fere rectis, apice breviter 
incurois et unguibus 2 arcuatis armatis. 


Santa-Cruz. 


Genre MYLOPS, nov. gen. 


Corpus oblongum, apterum. Caput basi haud collo constrictum, oculis 
mediocribus, parum convexis, ovalibus; palpi maæxillares articulo ultimo 
ovato, truncato.. Antennæ ante oculos insertæ, breviusculæ, articulo 2° 
primo haud breviores segmentibus paulo longiore. Prothorax transversus, 
elytris paulo angustior. Scutellum breve latum, truncatum. Elytra 
oblonga, margine reflexo paulo ante apicem abbreviato, haud connato. 
Coxæ anticæ angustissime separatæ, exsertæ. Tarsi articulo penultimo 
integro, posteriores 1° quarto æquali, anteriores 1° secundo parum lon- 
giore. 


L’insecte qui sert de type à ce genre rappelle un peu le faciès de cer- 
tains Helops, mais la conformation de la tête, l'insertion des antennes, 
les hanches antérieures à peu près contiguës, les cavités cotyloïdes fer- 
mées et le pénultième article des tarses entier, le rangent parmi les La- 
grides, Il faut donc le mettre dans la 4° tribu, près du genre Trachelo- 
stenus, avec lequel il n’a aucune ressemblance apparente, car les antennes 
sont assez courtes, un peu épaisses, le corselel est transversal, les élytres 


500 L. FAIRMAIRE. 


sont peu convexes, les yeux sont peu saillants, le mésosternum est très 
étroit, et les tarses ne sont pas plus longs que les tibias. 


M. MAGELLANICUS, Sp. nOV. — Long. 7 à 9 mill. — Oblongus, modice 
conveæus, piceo-rufescens, nitidus, sublus cum pedibus, ore, antennisque 
dilutior, capite prothoraceque obscurioribus ; capite dense punctato, impres- 
siusculo; antennis basin prothoracis paulo superantibus, parum gracilibus, 
apice vix sensim crassioribus; prothorace transverso, elytris parum 
angustiore, angulis omnibus fere rotundis, dorso fortiter ac dense punc- 
tato inæquali, lateribus rugosulo, basi utrinque leviter impresso ; scutello 
lævi; elytris ovato-oblongis, apice conjunctim rotundatis, grosse sat dense 
seriato-punctatis, sutura anguste et utrinque costulis 3 lævioribus, vix 
elevatis, ante apicem obliteratis; sublus lævis, abdomine subtiliter punc- 
tulata-asperulo; femoribus medio late fuscis. 


Punta-Arena. 


Je possède cet insecte sous les noms générique et spécifique que je lui 
conserve et qui lui ont été donnés par M. Philippi ; mais j'ignore s’il a 
été décrit. Je n’en trouve pas trace dans le Catalogue Harold-Gemminger. 


1. OTIDERES CANCELLATUS, Sp. nOV. — Long. 17 mill — Oblongus, 
conveæus, fusco-niger, nitidus, capite cum rostro, prothoracis lateribus et 
elytris (costis exceptis), pectore abdominisque lateribus laxe et femorum 
apice dense niveo-squamosis; capite dense punctato, inter oculos puncio 
impresso, rostro apicem versus ampliato, medio carinula tenui signato et 
utrinque punctato: prothorace transverso, brevi, lateribus angulatim | 
obtuso dilatato, dorso grosse ac fortiter punctato-rugoso, linea media 
elevata tenui; elytris oblongo-ovatis, sutura, utrinque costis 2 et margine 
externo elevatis, sat nitidis, subtiliter punctatis, intervallis grosse trans- 
versim foveolato-punctatis, intervallis longitudinaliter paulo elevatis, 
costis et punclis postice obliteratis, parte epipleurali triseriatim foveo- 
punctato, punctis grossis transversis, intervallis laxe tenuiter granatis, 
elytris postice valde declivibus et apice acute productis, minus divari- 
catis; subtus fortiter sat dense punctatus, pectore rugoso, abdominis seg- 
mento ultimo densius ac tenuius punctato. 


Santa-Cruz. 


Bien distinct de l’externevittatus par sa forme plus large, un peu moins 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Grux. .. 501 


convexe, le corselet plus large, à bords latéraux plus tranchants, plus 
dilatés en angle arrondi, non bilobé, rugueusement ponctué et non gra- 
nuleux, ses élytres à côtes non granuleuses, brillantes, séparées par une 
double rangée de très gros points et à pointes apicales plus aiguës, un 
peu moins divariquées. Les intervalles entre la suture et les deux pre- 
mières côtes présentent les rangées de points séparées par une ligne un 
peu convexe, formant presque une côte; mais l’espace entre la 2° côte et 
le bord ne présente qu'une double ligne de points assez faible, et au 
milieu des granulations écartées, le tout couvert de squamules blanches 
plus serrées. Les pattes sont très poncluées, les tibias couverts en 
dedans et à l'extrémité de poils d’un gris roussâtre ; les tarses sont cou- 
verts de poils gris et roussâtres mêlés. 


2. OTIDERES EXTERNEVITTATUS, Sp. NOV. —Long. 18 mill, — Oblongus, 
valde conveæus, fuscus, capite rostro prothoracisque lateribus indumento 
squamoso=albido vestitis, elytris extus similiter vestitis sed costa brunnea 
medio signatis et margine epipleurali paulo fulvescente, sublus cum pedibus 
squalide albido-squamosus ; rostro apicem versus ampliato, medio leviler 
ac longitudinaliter impresso ; antennis dense squalido-albido vestitis ; pro- 
thorace planiusculo, transverso, lateribus explanatis, paulo reversis, 
triangulatis, ante basin sinualis, dorso fortiter granato, granis ad latera 
rarioribus, linea media elevata tenui, valde interrupta; elytris ovatlo- 
oblonga, sutura, utrinque costis 2 et margine externo elevatis, sat dense 
granulatis, costa 2° basi et apice valde abbreviata, elytris postice valde 
declivibus et apice sat acute divaricato-productis ; subtus fortiter sat grosse 
punctatus, rugosulus, abdomine medio longitudinaliter denudato; libiis 
squamulatis et intus dense, tarsis supra squalide albido-villosis. 


Santa-Cruz. 


Ce bel insecte est facile à distinguer par son corselet à côtés biangulés, 
les angles séparés par une faible échancrure, et par ses élytres à côtés 
finement granulés, sans lignes ponctuées distinctes; il y a seulement des 
points espacés le long des côtes, mais sur la partie épipleurale il y a 
3 stries assez bien ponctuées, mais peu profondes, avec les intervalles 
légèrement convexes. 


3. OTIDERES ECHINOSOMA, Sp. nov.— Long. 20 mill. — Oblongus, valde 


502 L. FAIRMAIRE. 


PA 


conveæus, lateribus paulo compressus, fuscus, fusco-squamulatus et squa- 
mulis griseis, rufulis ‘immiaælis, maculosus ; rostro medio arcuato, antice 
dilatato, linea media denudata sat angusta signato ; antennis pube rufula 
dense vestitis ; prothorace transverso, lateribus utrinque dentibus 2 trian- 
gularibus acutis armato, dorso inæquali, granulis nitidis laxe sparsuto, 
lateribus et antice grisescens ; elytris oblongo-ovatis, sutura et utrinque 
costis 3 elevatlis, acute tuberculatis, tuberculis postice et ad latera majo- 
ribus, magis acutis et postice leviter recurvis, interstiliis grosse biseriatim 
punctatis, intervallis longitudinaliter paulo elevatis, subtiliter ac laxe 
granulatis, elytris apice dentibus 2 validis, divaricatis, extus vix incur- 
vis, acutlis, parle epipleurali striis 2 fortiter punctalis, intervallis sat 
convexis, parce granulatis; sublus rugoso-punctatus, squamis griseis et 
rufulis vestitus, processu intercoxali lalo, truncato. 


Santa-Cruz, 


Getle espèce est remarquable par les tubercules aigus, un peu arqués 
en arrière, qui hérissent les côtes des élytres, et par les 2 dents aiguës 
placées de chaque côté du corselet. Elle se rapproche du denticulatus 
Fairm. pour la forme générale, la coloration et les fines granulations, mais 
elle en diffère beaucoup par les caractères détaillés ci-dessus. Get insecte 
et les autres espèces du même genre rappellent tout à fait les Hippo- 
rhinus du Cap de Bonne-Espérance. | 


ADIORISTUS ANGULATUS BI. — Santa-Cruz, 


À. ASPERICOLLIS, Sp. nov. — Long. 8 mill. — Oblongo-elongatus, con- 
veæus, fuscus, vix nitidus, dense fulvo-cinereo pubescens, quttulis griseis 
sat vage maculosus ; capite rostroque dense subtiliter rugosulis, hoc medio 
carinato ; prothorace transverso, lateribus valde rotundato, fere angulato, 
dense rugoso, asperulo ; elytris sat fortiler striato-punctatis, punctis api- 
cem versus obsolescentibus, intervallis convexiusculis, subtiliter asperulis ; 
subtus tenuiter dense asperulus, pedibus dense punctatis. 


Santa-Cruz. 
Extrêémement voisin de l’A. prælongus Fairm., du Chili; mais celui-ci 


est plus grand, plus allongé, ses antennes sont d’un roussâtre foncé, le 
rostre est bien plus rugueux, le corselet est plus long, plus étroit, faible- 


Goléoptères de Magellan ct de Santa-Cruz. 505 


ment arrondi sur les. côtés, rugueusement ponctué, les élytres sont plus 
longues, moins convexes longitudinalement, les stries sont plus fortes, 
plus grossement ponctuées, et le dessous du corps est plus ponctué, moins 
rugueux. 


RHYEPHENES MAILLEI Sol. — Un très petit individu (8 mill.). — Punta- 
Arena. 


LISTRODERES NIGRINUS, Sp. nov.?—Long. 5 mill. — Ovatus, valde con- 
veæus, squamulis umbrinis dense vestitus, squamulis griseis plagiatis, 
prothorace vage lineato et punctis fuscis sparsuto; capite rostroque dense 
punctatis, hoc valido, sat brevi, medio fortiter carinato, inter oculos 
puncto signato, ad latera obsolete bicostulato ; antennis brevioribus, scapo 
apice clavalo, funiculi articulis ultimis transversis, clava robusta; pro- 
thorace elytris valde angustiore, parum transverso, lateribus fere paral- 
lelis, rectis, sed antice paulatim divergentibus et ad angulos anticos sat 
abrupte arcuatis; scutello angusto, truncato, griseo-pubescente; elytris 
ovatis, basi late truncatis, post medium angustatis, late striatis, striis 
sat grosse parum dense punclatis, intervallis paulo convexis, breviter 
setosulis, sutura elevata ; sublus cum pedibus fuscus, nitidus, luteo-pubes- 
cens. 


Punta-Arena. 


Je conserve à celte espèce le nom de nigrinus Phil, sous lequel elle 
se trouve dans ma collection, mais j'ignore si elle a été décrite. Elle 
diffère des Listroderes ordinaires par sa forme courte, ses élytres sans 
tubercules et ses antennes plus courtes. Le nom est du reste assez mal 
choisi et ne convient qu’à des individus privés de leur vestiture. 


LISTRODERES CAUDICULATUS Phil. — San-Gregori, 


ANTHONONUS BIPLAGIATUS, Sp. nOv. — Long. 2 1/2 mill — Ovatus, 
valde convexus, sat obscure rufus, dense pubescens, prothoracis linea 
media scutelloque albidis, elytris plaga magna extlerna fere triangulari 
rufa, fusco marginata, dentala, extus dilatata, intus angulata, suturam 
haud attingente, basi et post scutellum maculis oblongis fuscis, ad plaga 
maculis oblongis pallidis signatis; rostro tenui vix arcuato, apice 


504 L. FAIRMAIRE. 


obscuro, capite dense sat fortiter punctato ; antennis gracilibus, funiculi 

äpice clavaque infuscatis ; prothorace transverso, elytris valde angustiore, 

antice angustato et leviter constricto, lateribus basi rotundatis, dorso 

dense punctato, fere rugosulo, antice transversim impressiusculo'; elytris 

ad humeros rotundatim angulatis, sat fortiter punctato-striatis, inter- 

vallis vix convexiusculis, sutura paulo elevata; femoribus sat clavaiis, 
anticis subtus dentatis. 


Punita-Arena. 


Ressemble à l’ornatus BL, du Chili, mais un peu plus petit; le rostre 
paraît moins arqué, les élytres paraissent moins fortement striées, et la 
grande tache triangulaire est marginée de noirâtre. 


LÆMOSACCUS NIGROTUBEROSUS, Sp. nOV. — Long. 4 mill — Oblongus, 
postice ampliatus et abrupte rotundatus, subtruncatus, convexus, fusco- 
niger, subopacus, lateribus et pygidio dense griseo-pubescens ; capite con- 
vexo, dense rugosulo, rostro brevi crasso, recto, fere lævi, oculis sat 
approxæimatis; prothorace elytris parum angustiore, transverso, antice 
tantum angustato, margine postico utrinque late sinuato, angulis posticis 
acutis, dorso tenuiter dense rugoso-punctato, antice tuberculis 2 nigro- 
velutinis signato; scutello ovato, nigro-velutino; elytris a basi postice 
ampliatis, sat fortiter striatis, intervallis plantusculis, dense rugosulo- 
punctatis, intervallo 3° basi, medio et apice, L° apice tuberculo nigro- 
velutino signatis, margine externo, apicem versus præserlim, nigro et 
cinereo vage maculoso; subtus cum pedibus griseo-pubescens. 


Punta-Arena. 
Se rapproche du L. vartegatus BI., du Chili, mais plus petit, d’une 


coloration différente, avec les élytres sans fascies noires et à stries non 
géminées, ni ponctuées. 


MICROPLOPHORUS MAGELLANICUS Bl. — Terre-de-Feu. 


LEMA PATAGONICA, Sp. nov. — Long. 8 mill. — Oblonga, süpra rubra, 
glabra, subtus cum pedibus, ore antennisque nigra, abdominis lateribus 
et parte superna rubris, abdomine, pectore tibiarumque apice fulvo-pubes- 
centibus ; capite inter oculos profunde sulcato, ad oculos punctato et pli- 


Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 505 


catulo, antice nigro et dense punctulato ; antennis validiusculis, medium 
corporis attingentibus, articulo 2° primo breviore, 3° L°que æqualibus et 
sequentibus brevioribus; prothorace ante basin coarctato et dorso trans- 
versim profunde sulcäto, antice utrinque angulato, dorso subtiliter parce 
punctulato, parte basali transversim plicata; scutello quadrato; elytris 
oblongis, subparallelis, medio vix ampliatis, apice conjunctim fortiter 
rotundatis, grosse striato-punctatis, striis dorso parum impressis, sed 
lateribus et apice profundioribus, et intervallis postice convexis; subtus 
densissime subtiliter coriacea. 


Punta-Arena. 


cet insecte, à raison des crochels tarsiens soudés à la base, appartient 
au genre Lema, mais il a le faciès de la Crioceris merdigera dont il diffère 
en outre par le corselet fortement sillonné en travers et les stries externes 
des élytres non interrompues à la base, 


GALERUCA FULVONIGRA, Sp. nOV. — Long. 5 mill — Ovata, parum con- 
vera, nitida, subtiliter fulvo-pubescens, fulva, elytris extus late fuscis, 
margine externo anguste excepto, macula scutellari el prothoracis impres- 
siontbus 8 fuscis, sublus fusco-nigra, ano pedibusque piceis, antennis 
fuscis ; capite fortiter punctato, summo foveolato, antennis validiusculis, 
medium corporis haud attingentibus, articulo 8° longiore, articulis 7 
ultimis opacis ; prothorace brevi, elytris paulo angustiore, lateribus 
parum arcuatis, angulis anticis obtusis, margine postico medio leviter 
sinuato, dorso fortiter triimpresso, impressione media angustiore, profun- 
diore, lateralibus latis, sat laxe punctalo; scutello fere  semicirculari, 
subtilissime punctulato ; elytris post medium ampliatis, apice separatim 
abrupte rotundatis, dense punclatis, sutura paulo elevata, 


Punta-Arena, 


Ressemble à la G. æanthomelæna pour la coloration, mais bien plus 
petite, à antennes plus courtes, plus épaisses, et à corselet ayant trois 
impressions larges et profondes. 


ÆDIONYCHIS NIGROVITTATA Boh. — Punta-Arena; n’était encore indi- 
quée que de la Plata. 


ADONIA ? NIGRODORSATA, Sp. nov. — Long. 2 mill. — Breviter ovata, 


506 L. FAIRMAIRE. — Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz 


convexa, valde nitida, nigra, prothorace vitta laterali antice intus paulo 
dilatata elytrisque pallide griseo-fulvis, his eætus nigro-punctatis et sub- 
maculatis et dorso plaga magna communi, nigra, spatium pallidum utrin- 
que includente, antice et postice nigro marmoratis, ore pedibusque fulvis ; 
capite subtiliter dense punctulato; prothorace elytris, angustiore, antice 
fere a basi angustato, lateribus rotundatis, basi valde rotundato et utrin- 
que sinualo, angulis posticis obtusis, dorso subtilissime vix perspicue 
punctulato; scutello minulo, triangulari ; elytris ovatis, basi truncatis, 
apice obtusis, lateribus vix sensim marginatis, sat subtiliter sat dense 
punctatis. 


Punta-Arena. 


Je rapporte cet insecte avec doute au genre Adonia, n'ayant pu voir 
les crochets des tarses ; mais il présente une certaine ressemblance avec 
VA. strigata de Laponie. 


COCCINELLA LIMBICOLLIS, Sp. nov. Long. 8 mill. — Brevissime ovata, 
modice convexa, nitida, nigra, elytris rubris, immaculatis, prothorace 
margine antico et lateribus anguste flavo-pallido marginato, disco maculis 
2 flavo-pallidis minutis notalo, capite inter oculos macula transversa 
rufula signato; prothorace elytris. angustiore, longitudine plus duplo 
latiore, antice angustato, lateribus rotundato, angulis anticis lobatis, apice 
rotundatis, margine postico medio late arcuato, angulis posticis obtusius- 
culis ; scutello minuto, triangulari; elytris lateribus rotundatis, apice 
conjunctim obtusis, subtilissime vix perspicue dense punclulatis, stria 
suturali obsoletissima ; subtus subtiliter punctata. 


Cette espèce a les crochets des tarses simples, mais lobés à la base, 
l’écusson assez petit, mais bien visible, triangulaire; les plaques abdomi- 
nales atteignent le bord du premier segment; le bord réfléchi des élytres 
est large et concave à la base. La forme est celle de la C. 5-punctata, 
mais moins convexe. 


DESCRIPTION 


DE QUELQUES 


Coléoptères de la Patagonie et de la République Argentine 


Par M. Léon FAIRMAIRE, Membre honoraire. 
(Séance du 14 Novembre 1883.) 


Notre collègue M. le professeur Berg, de Buénos-Ayres, m'a communiqué 
quelques Hétéromères provenant de ses voyages dans la Patagonie et au 
. mont Uspallata, et des recherches de M. Arechavaleta à Montévidéo. 
Plusieurs sont nouveaux pour la science, et j’en présente les descriptions 
à la Société. 


1. PLATYOLMUS USPALLATENSIS, Sp. nov. — Long. 7 4/2 mill. — Bre- 
vissime ovatus, suborbicularis, fuscus, parum nilidus, fulvo-pubescens et 
pilis longis fulvis sat dense vestilus, antennis, palpis tarsisque rufo- 
piceis; capite subtiliter asperato; prothorace brevi, basi :elytris valde 
angustiore, antice valde angustalo, anguste marginato, angulis anticis 
acutis, dorso densissime tenuiter Strigoso-punctato, margine poslico fere 
recto, angulis rotundalis ; elytris ad humeros rotundatis, utrinque bicos- 
tatis, costis nitidioribus, subtiliter asperulis et ante apicem abbreviatis, 
margine externo costato, intervallis obsolete asperulis, spatio epipleurali 
subtiliter sat dense asperulo ; subtus sat dense asperulus, paulo nitidior, 
fulvo-pubescens, abdominis segmentis 2 ultimis rufescentibus, 3° medio 
vix læviore. 

Mont Uspallata. 


Diffère du dilaticollis par la laille bien plus petite, le corps beaucoup 
plus court, le corselet brusquement élargi à la base avec les angles anté- 
rieurs plus aigus et le bord postérieur non sinué de chaque côté avant 
les angles et les élytres plus arrondies ainsi que les côtes. 

Ann, Soc, ent. Fr. — Avril 1884. 


508 L. FAIRMAIRE. 


Cet insecte ressemble beaucoup à l’Edrotopus strigicollis qui serait 
peut-être mieux à sa place dans le genre actuel. L’un des sexes de notre 
espèce présente sur le 3° segment ventral la plaque lisse et roussâtre 
signalée chez l’Edrotopus strigicollis, mais chez l’autre individu c’est à 
peine si le 3° segment est un peu plus lisse au milieu, et les deux der- 
niers sont roussâtres. 


2, P. SPINICOLLIS, Sp. nOV. — Long. 9 mill. — Je sépare de l'espèce 
précédente un individu trouvé dans le Tucuman par M. P. Germain et 
qui, outre la taille un peu plus grande, se distingue par le corselet à peu 
près aussi large en arrière que les élytres, avec les côtés plus brusque- 
ment élargis et plus marginés à la base et les angles antérieurs beaucoup 
plus aigus; la surface est plus nettement striolée, les élytres sont plus 
angulées aux épaules, le dessous du corps est couvert de fines aspérités 
assez serrées, mais les trois derniers segments ventraux sont rougeâlres, 
le 3° très lisse et brillant dans toute sa largeur et non, comme chez le 
précédent, seulement sur une sorte de plaque médiane. 


Chez cette dernière espèce, l’écusson est encore plus petit que chez le 
P. dilaticollis ; maïs j'avoue que je n’ai pu le voir chez l’uspallatensis. 
La forme de ces deux insectes est bien plus courte que celle du dilati- 
collis, mais elle n’est pas globuleuse, les élytres sont médiocrement. 
arrondies sur les côtés. 


M. Burmeister a décrit (Stett. Zeit., 1875, 493) deux espèces du même 
genre qui sembleraient se rapprocher singulièrement des précédentes, 
mais les tailles qu’il indique sont plus faibles el ses deux insectes sont 
globuleux ; son seminulum a la tête et le corselet fortement granulés et 
. ses élytres n’ont pas de côtes. Ne serait-ce pas un Edrotopus ? 


Son murinus est d’un noir mat, el les élytres n’ont que des traces de 
côtes à leur base; il ressemblerait beaucoup au P. spinicollis sans sa. 
forme, sa taille et ses élytres sans côtes. Il présente aussi sous l'abdomen 
chez la femelle, au troisième segment, une plaque lisse, rougeûtre ; mais 
chez notre espèce elle n’est pas limitée par un sillon et un pli, et les deux 
derniers segments sont aussi rougeâtres. 


1, PRAOCIS DENSECILIATA, Sp. nov. — Long. 6 à 7 1/2 mill. — Brevis- 
sime ovata, antice et postice æqualiter angustata,; convexa, nigra, fere 


Coléoptères de la Patagonie et de la République Argentine. 509 
£ 


opaca, costis elytrorum nitidis, subtus cum pedibus nitida, pallido fulvo 
longe ac dense ciliata; capite antice subtiliter punctato: prothorace lon- 
gitudine 2 1/2 latiore, antice a basi angustato, angulis anticis obtusts, 
margine postico valde bisinualo, angulis posticis minus acutis et minus 
retroversis, dorso subtilissime acupunctato, latera versus Striolato ; ely- 
tris brevibus, fere medio ampliatis, postice declivibus, dorso utrinque 
costa discoidali et margine externo elevatis, intervallis obsoletissime cos- 
tulatis, interstitiis vage punctatis, costa marginali subliliter asperula ; 
subtus subtiliter granulata, prosterno lateribus supra coxas tenuiter strio- 
lato, inter coxas fere planato et bistriato. 


Rio Santa-Cruz, Patagonie. 


Cette espèce rappelle quelques Zophosis par sa forme en ellipse très 
courte, et surtout l’Erodius zophosioides ; elle est remarquable par les cils 
longs et serrés qui bordent le corps, et par les tibias antérieurs assez 
étroits, assez fortement denticulés en dehors, terminés presque subite- 
ment par une dent longue et assez aiguë; l’écusson est tout à fait caché, 
le bord postérieur du corselet étant fortement arrondi en arrière, la saillie 
intercoxale est étroite et obtusément acuminée, le prosternum forme en 
arrière un angle assez aigu, et le mésosternum est très déclive; le dernier 
article des palpes maxillaires est sécuriforme, mais coupé un peu oblique- 
ment. C’est de la Praocis costatula qu’elle se rapprocherait le plus. 


2. PRAOCIS COMPACTA, sp. nov. — Long. 9 à 10 mill. — Brevissime 
ovata, postice vix atteñnuala, crassa, nigra, modice nitida, fulvo-ciliata; 
capite fere lævi, antice paulo punctato, summo punctis 2 magnis impresso; 
prothorace longitudine fere triplo latiore, antice parum angustato, late- 
ribus antice arcuatis, angulis valde obtusis, margine postica utrinque late 
sat fortiter sinuato, angulis retroversis, acutis, dorso lævi; elytris bre- 
vibus, ante medium postice attenuatis, postice valde declivibus et apice 
obtuse acuminatis, irregulariter et laxe grosse punctatis, ad suturam lon- 
giludinaliter paulo depressis, disco inæqualibus, vage bicostulatis, extus 
magis rugosis, punctis densioribus et confluentibus ; sublus nitidior, lævis, 
prosterno lateribus subtiliter striolato, inter coxas valde convexo et parce 
punctato; pedibus modice punctatis. 


Cabo de San-Antonio, province de Buénos-Ayres. 


Get insecte est remarquable par sa forme trapue, presque carrée en 


510 L. FAIRMAIRE. 


: 


avant, tandis que le suivant est au contraire rétréci en avant comme en 
arrière. Il diffère notablement des autres espèces du genre par son pro- 
sternum épais, très convexe entre les hanches, et son mésosternum large- 
ment et assez profondément excavé; l’écusson est tout à fait indistinct; 
la saillie intercoxale est assez large, tronquée, et les tibias antérieurs 
s’élargissent assez fortement, mais peu à peu vers l'extrémité en formant 
une dent assez pointue; leur tranche externe est très finement .cré- 
nelée. st 


CRYPTICUS PLATENSIS, Sp. nov. — Long. 4 mill. — Oblongo-ovatus, 
modice convexus, nigro-fuscus, sericeus, parum nilidus, elytrorum mar- 
gine reflexo, pedibus antennisque rufo-piceis, prothoracis lateribus trans- 
lucide rufo-piceis ; capite antice arcuato, subtilissime vix distincte punctu- 
lato; prothorace elytris fere latiore, trapeziformi, antice sat fortiter 
angustato, lateribus a basi leviler arcuatis, margine postico medio recte, 
utrinque obsolete bisinuato, angulis posticis retroductis, basin elytrorum 
amplectantibus, dorso subtilissime dense punctulato ; scutello ogivali, lævt; 
elytris ab humeris usque post medium leviler attenuatis, postea angusta- 
ts, subtiliter punctato-lineatis, vix substriatis ; subtus niger, subopacus. 


Misiones et Montévidéo. 


Ressemble extrêmement à un très petit individu du C. quisquilius ; en 
diffère par le corselet bien moins ample, bien moins arrondi sur les côtés, 
à ponctuation beaucoup plus fine, à bord postérieur non largement sinué 
en arc, et par les élytres plus courles, moins atténuées en arrière et 
moins distinctement ponctuées. 


Genre PSEUDONOMUS, nov. gen. 


Corpus dense pubescens, valde ciliatum, clypeus profunde emarginatus ; 
oculi parum convexi, a prothorace paulo occulti. Palpi maxillares articulo 
uliimo fere triangulari oblique truncato, haud securiformi. Tibiæ anticæ 
haud dilatatæ, subtiliter denticulatæ, apice extus dente longo terminatis 
et intus acute calcaratis, tarsis articulis 1° et ultimo ceteris longioribus. 
Prosternum sat latum, postice arcuatum. Processus intercoæalis triangu- 


laris, sat acutus. 


Cet insecte ressemble à un Opatrum et à un Lichenum; mais il diffère 


Coléoptères de La Patagonie et de la République Argentine. 511 


des premiers par le dernier article des palpes maxillaires peu sécuriformes, 
les tibias antérieurs étroits, terminés en dehors par une longue dent et 
en dedans par deux éperons assez longs, le repli épileural entier. Il diffère 
des seconds par la saillie intercoxale aiguë, triangulaire, les éperons des 
tibias assez longs. Le corps est plus oblong et les yeux moins convexes, 
mais aussi fortement granulés. Les antennes sont aussi très courtes, les 
articles grossissant, mais devenant plus courts vers l'extrémité, le premier 
article assez gros, les trois suivants plus grêles. 


P. DERMESTIFORMIS, Sp. nOV. — Long. 5 1/2 mill. —Oblongus, sat con- 
veus, sers griseis sat longis dense ciliatus, squamis cinereo-terrenis 
dense vestitus, squamis griseis intermixtis,. maculis albido-squamnosis 
minulis laxe sparsutus et parce griseo-setosulis, antennis, tibiis tarsisque 
obscure piceis ; capite dense punctato, inter oculos transversim impresso, 
clypeo late emarginato, utrinque rotundato, labro valde emarginato, sat 
brevi ciliato; prothorace elytris haud angustiore, longitudine triplo 
laliore, antice angustato, margine postico medio dense fulvo-ciliato, 
utrinque late sinuato, angulis vix obtusis dorso valde asperato, lateribus 
depressiusculo ; scutello parvo, truncato; elytris post medium angustatis, 
apice obtuse rolundatis, dense asperulo-punctatis, anguste costulatis, 
costulis suturam versus obsoletis ; subtus dense aspero-punctatus. 


Montévidéo. 


BLAPSTINUS ? METALLESCENS, Sp. nOv. — Long. 4 4/2 mill. — Oblongo- 
ovatus, parum conveæus, fusco-æneus, nitidus, subtus picescens, antennis 
pedibusque rufo-testaceis ; capite inter oculos transversim punctato et ante 
oculos puncto fortiter impresso ; prothorace elytris paulo angustiore, lon- 
gitudine duplo latiore, transversim quadrato, antice vix angustato, late- 
ribus et antice punctato, medio fere lævi, disco obsolete utrinque biim- 
presso; sculello fere semicirculari, lævi; elytris medio vix ampliatis, 
apice conjunctim obluse rotundatis, punctato-lineatis, punctis basi sat 
impressis, sed mox parvis et postice obsoletis, stria Suturali postice pro- 
funda, sutura leviter depressa. 


Rio Cororado, province de Buénos-Ayres. 
Ressemble un peu au B. punctulatus, mais d’une coloration bien diffé- 


rente; la têle n’est pas sinuée au bord antérieur, les antennes sont plus 
épaisses vers l'extrémité ; le corselet est en carré transversal, ne se rétré- 


512 L. FAIRMAIRE. 


cissant un peu que tout à fait en avant, sa ponctuation est très inégale 
ainsi que celle de la tête. Je ne le mets qu'avec doute dans le genre 
Blapstinus, mais n’ayant qu’un seul exemplaire en assez mauvaise condi- 
tion, je ne puis l’étudier à fond. 


1, PLATYDEMA OBSCURATUM, Sp. nOV. — Long. 7 1/2 mill. — Ovatum, sat 
convexæum, fusco-brunneum, opacum, impunctatum, capite antice, antennis, 
pedibus, corpore subtus et elytrorum margine reflexo testaceis ; capite sub- 
tilissime alutaceo, ante oculos impresso:; antennis basin prothoracis parum 
superantibus crassis, articulis 5-10 paulo transversis, ultimo breviter 
ovato ; prothorace longitudine duplo latiore, basi elytris vix angustiore, 
antice valde angustato, margine postico bisinuato, angulis posticis obtuse 
rectis ; scutello triangulari; elytris tenuiter strialo-punctatis, striis vix 
impressis ; subtus subtiliter dense coriaceum. 

Misiones. 


Ressemble beaucoup à la description du P. rufipes Chevr., du Brésil 
méridional ; mais ce dernier est oblong-allongé, convexe, avec la tête rou- 
geâtre, deux profondes impressions devant les yeux, le prothorax déclive 
sur les bords latéraux et les élytres à stries distinctement ponctuées; 
dans notre espèce c’est à peine si ces points sont visibles. Le P. erythro- 
pum Chevr. est d’un noir velouté avec les antennes brunes, sauf les six 
premiers articles roux; les élytres sont un peu brillantes, avec les points 
des stries assez marqués. 


2. PLATYDEMA IMPRESSIFRONS, Sp. nOv. — Long. 6 mill — Ressemble 
extrêmement au précédent pour la forme et la coloration; en diffère par 
la taille plus faible, la tête très densément et visiblement ponctuée, ayant 
en avant une profonde impression arquée ; par les antennes moins épaisses, 
un peu plus courtes, d’un brun foncé, avec les trois ou quatre premiers 
arlicles roussâlres ; par les élytres un peu moins ovalaires, à côtés plus 
parallèles, au moins à la base, à stries pas plus profondes, mais plus 
fortement ponctuées. Le dessous du corps, les pattes et le bord réfléchi 
des élytres sont d’un rougeâtre ferrugineux. 


Montévidéo. 


EUTOCHIA QUADRICOLLIS, Sp. nOV. — Long, 11 mil — Oblonga, sub- 
parallela, dorso planiuscula, nigra, nitida; capite brevi, antice fere trun- 
cato, basi dense punctato et stria transversa tenuiter impresso, antice 


Coléoptères de la Patagonie et de la République Argentine. 513 


subliliter dense punctulato, medio late emarginato, epistomate brevi, piceo, 
palpis piceis, maxillaribus articulo ultimo, oblique truncato ; prothorace 
elytris haud angustiore, transversim quadrato, lateribus leviter arcuatis, 
sat fortiter marginatis, margine postico medio recto, ante oculos sinuato, 
angulis acute rectis, dorso subtiliter dense punclulato, medio biim- 
presso; scutello ogivali ; elytris fere parallelis, medio vix sensim am- 
pliatis, fortiter striatis, striis basi punctulatis, postice paulo profundio- 
ribus, intervallis lævibus, postice convexiusculis, 2°, L° 6°que apice 
angustioribus ; pectore medio subtilissime asperulo, abdomine subtilissine 
dense punctulato. 


Misiones. 


Je ne puis classer cet insecte que dans le genre Eutochia, qui renferme 
à la fois une espèce américaine et une de Madagascar; mais il présente 
quelques différences assez notables. Le corselet est coupé droit au bord 
antérieur et est aussi large en avant qu'en arrière; les tibias antérieurs 
ne sont que faiblement arqués et présentent à leur face interne un fort 
sillon pubescent, leur bord externe est uni, sans aucune soie ; le pro- 
ternum est un peu plus large; enfin le chaperon forme en avant une 
échancrure courte, assez large, coupée droit, laissant voir l’épistome, et 
le labre est transversal, tronqué. 


Genre AGISSOPTERUS, nov. gen. 


L’insecte qui sert de tÿpe à ce nouveau genre a beaucoup de rap- 
ports avec les Srongylium; il en difière par le corps moins allongé, 
moins parallèle, les antennes courtes, atteignant à peine la base du cor- 
selet, grossissant notablement à partir du 6° article, le 3° étant un peu 
plus long que le 4°, le 2° plus court, mais aussi épais que le 1°; les yeux 
sont plus écartés, plus petits; le rebord épipleural des élytres est très 
étroit, presque effacé à la base, plus distinct à l'extrémité ; le prosternum 
et le mésosternum sont plus étroits, le dernier triangulaire et acuminé, 
avec la base fortement concave; les tarses sont assez courts, revêtus en 
dessous d’une villosité serrée, le 1% article des postérieurs pas plus long 
que les 2 suivants réunis. Le corselet n’est nullement rebordé, et les oreil- 
lettes antennaires sont bien relevées. 


A. SEMIPUNCTATUS, Sp. n0v. — Long. 12 mill. — Oblongus, valde con- 
(1883) 1'° partie, 338. 


514 EL. FAIRMAIRE. 


* 


veæus, fusco-brunneus, nitidus, capite prothoraceque fortiter dense punc- 
talis fere rugosis minus nitidis, larsis obscure piceëis ; capite antice arcuato, 
arcuatim impresso, lobis antennariis elevatis, rufo-piceis ; prothorace 
capile paulo latiore, elytris valde angustiore, parum transverso, antice 
cum angulis rotundato, lateribus arcuatis, basi fere recta, anguste mar- 
ginata, angulis posticis acute rectis ; scutello iriangulari, parce subtiliter 
punctato; elytris post medium leviter ampliatis, postea angustatis, apice 
oblusis, ad humeros obliquis, punctato-substriatis, punctis grossis, inter- 
vallis lævibus, planiusculis, apice convexiusculis, stria suturali et seg- 
menti apice sulcatis ; pectore fortiter sat dense, abdomine subtiliter punc- 
tato. 


Cordova. 


Cet insecte a le faciès d’un Derosphærus, mais il en diffère par le cor- 
selet non rebordé et les fémurs non claviformes ; le dessous des tarses 
est plus villeux, le prosternum est plus étroit, le mésosternum est acu- 
miné, les antennes sont plus grêles, les yeux sont bien plus petits, étroits, 
peu convexes, non développés sur les côlés et en dessous. 


A. ALLECULA FOVEIPENNIS, Sp. nov. — Long..10 mill. — Elongata, 
antice et postice fere æqualiter angustala, fusco-nigra, vix nilida, capite 
prothoraceque opacis, femoribus (genubus exceptis) rufo-piceis; capite 


dense subtiliter, antice vix sensim punctato, inter antennas transversim 


sulcato; prothorace elytris angustiore, transverso, lateribus fere parallelis, 
antice valde rotundatis, margine postico bisinuato, angulis acute rectis, 
dorso medio dense, laleribus mullo minus punctato, basi medio leviter 
transversim impresso et utrinque oblonge impresso ; scutello fere truncato, 
vix punclulato; elytris elongatis, post medium attenuatis, punctis grossis 
foveiformibus oblongis, extus et apice minoribus seriatim ümpressis, haud 
striatis, intervallis lævibus ; subtus lævis, metasterné laleribus punctatis ; 
tarsorum articulo penultimo laminato. 

La forme de celte espèce la rapproche de la rubripes, maïs la sculpture 
des élytres est très différente et rappellerait plutôt celle du Lobopoda 
impressipennis Cast. La forme du dernier article des palpes maxillaires 
et l’écarlement des yeux ne permettent pas de l’éloigner du genre Allecula. 


9. ALLECULA CRIBRICOLLIS, Sp. nov. — Long. 8 1/2 mill. — Oblongo- 


Goléoptères de la Patagonie et de la République Argentine. 515 


elongata, antice attenuata sat convexa, piceo-brunnea, subopaca,. capite 
prothoraceque fuscis, paulo nitidis, elytrorum margine reflexo, ore an- 
tennis pedibusque rufescentibus, subtus pectore nitido; capite subtiliter 
punctato, sulco transverso arcuato, antennis parum gracilibus, medium 
corporis vix altingentibus ; prothorace elytris angustiore antice a medio 
leviter attenuato, margine postico vix sensim bisinuato, dorso densissime 
sat fortiter punctato, basi utrinque leviter foveolato; scutello breviter ac 
obtuse triangulari, vix perspicue punctulato; elytris post medium tan- 
tum atltenuatis, apice obtusis, sat fortiter striatis, stris basi profundio- 
ribus, latioribus, crenato-punctatis, punctis post medium evanescentibus, 
intervallis planis, basi convexiusculis ; abdomine subtilissime, pectore 
fortius punctatis ; femoribus paulo clavatis. 


Montévidéo. 


Chez cette espèce, le dernier article des palpes maxillaires est large- 
ment cultriforme, les yeux sont écartés et le 4° article des tarses est 
lamellé. 


Genre PSEUDORCHESIA, nov. gen. 


Ce genre, très voisin des Orchesia, en diffère par les antennes, dont 
les 7 derniers articles sont épais, à peine plus longs que larges, le der- 
nier acuminé, plus long que les autres, par le dernier article des palpes 
maxillaires ovalaire, à peine cultriforme, les éperons postérieurs assez 
courts et les yeux tout à fait contigus en dessus. La tête est renversée 
en dessous, les yeux sont assez grossement granulés et assez fortement 
échancrés en avant pour recevoir l'insertion des antennes qui dépassent 
la base du corselet et dont le 2° article est bien plus petit et plus étroit 
que le 4%, Les hanches postérieures ne sont pas obliques et se rélrécissent 
notablement en dehors, leur bord interne étant arqué. Le dernier article 
des 4 tarses antérieurs n’est nullement subbilobé, et les éperons des 
tibias postérieurs sont simples, bien plus courts que la moitié du 1° ar- 
ticle des tarses, lequel est notablement plus long que les 2 suivants 
réunis. 


P. NIGROSIGNATA, Sp. nov. —Long. 5 4/2 mill.—Oblongo-elongata, postice 
altenuata, sat convexæa, sal dilute rufo-castanea, nitida, pube fulva sat 
longa adpressa vestita, elytris ulrinque macula nigra ante medium sita 


516 L. FAIRMAIRE. —"Coléoptères de la Patagonie, etc. 


ornatis, antennis fuscis, basi rufescentibus ; capite punctulato ; prothorace 
valde transverso, longitudine duplo latiore, elytris basi haud angustiore, 
antice fortiter angustato, lateribus arcuatis, margine postico medio valde 
lobato, utrinque bisinuato, angulis posticis obtusiusculis ; basi utrinque 
impresso ; scutello minuto ; elytris elongatis, fere a basi attenuatis, apice 
obtusiusculis, punctato-substriatis, intervallis subtilissime sat dense aspe- 
rulis ; abdomine rufo, dense punctato, pedibus pectoreque fuscis. 


Missiones. 


ANANCA FRONTALIS, Sp. nOV, — Long. 9 mill. — Elongata convexiuscula, 
castaneo-brunnea, fulvo-sericans, prothorace nitido, elytris subopacis, fronte 
plaga magna nigra inter oculos signata, mandibulis apice nigris, subtus 
fuscata, segmentis abdominalibus apice anguste femoribusque basi fulvis ; 
capite dense subtiliter punctato, inter oculos parum profunde late im- 
presso; prothorace ovato, elytris valde angustiore, postice paulatim an- 
gustiore, lateribus fere rectis, antice leviter arcuatis, margine antico cum 
angulis rotundato, dorso subtilissime dense punctulato, basi medio læviore 
et fere triangulariter, antice obsolete longitudinaliler impresso; scutello 
brevi, obtuse triangulari; elytris elongatis, fere parallelis, apice con- 
Jjunctim obtusis, densissime punctulatis, sutura pallidiore et utrinque 
lineis 2 paulo elevatis. 


Mendoza. 


Remarquable par sa forme allongée et l'impression large et peu pro- 
fonde du front ; se rapproche assez de l'A. lignicolor. 


Groupe des CYDNIDES 


12e PARTIE (1). 


Par M. Vicror SIGNORET, Membre honoraire. 


(Séances des 28 Mars et 12 Décembre 1883.) 


Genre CHILOCORIS Mayr (1864), Verh. Z. B. Gess. Wien., 14, 907. — 
Amnestoides Sign. (1880), Bull. Soc. enlom., p. VIT. 


Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 200, 201, 202. 


Tête arrondie, présentant près du bord un sillon d’où partent 44 petites 
épines obtuses ou palettes aplaties : 2 sur le lobe médian et 6 de chaque 
côté sur les lobes latéraux. Antennes de cinq articles, le deuxième très 
petit. Écusson pelit, triangulaire, équilatéral. Élytres avec la corie un 
peu plus longue que la membrane. Canal ostiolaire très long, atteignant 
le bord de l’épisternum, avec l’ostiole formant une ouverture très longue. 
Les autres caractères comme dans les Cydnus. 


Ce genre se rapproche beaucoup du genre Amnestus ; il serail même 
difficile d’en donner un caractère bien différentiel en dehors des particu- 
larités du lobe médian de la tête qui ne dépasse pas les latéraux et pré- 
sente les épines ou palettes naissant avant le bord et au nombre de deux 
seulement, tandis que dans le genre Amnestus les dents ou palettes con- 
tinuent le bord de la tête, c’est-à-dire que c’est le bord qui est dentelé 
et offre quatre dents. Le rostre dépasse à peine les pattes antérieures, et 
dans les Amnestus il dépasse les pattes intermédiaires. De plus, le sommet 
de la corie est presque droit, tandis que dans le genre Amnestus le som- 
met est très sinueux. 


(1) Voir 1r° à 11° partie, Annales 1881, 1882, et 1883, p. 33, 207 et 357. 
Ann. Soc. ent. Fr. — Avril 1884, 


518 V. SIGNORET. (234) 


4, CHILOCORIS NiTiDus Mayr, Verh. Z. B. Gess. Wien. (1864), 14, 907. — 
Stàl, Enum. (1876), 21, 1. 


Cachemire. — Long. 5 mill. (Mus. imp. de Vienne.) 


Nous ne connaissons pas cette espèce, que l’obligeant directeur du 
Musée de Vienne n’a pu nous envoyer à cause du mauvais élat de conser- 
vation du type, et qui doit se rapprocher du Ch. piceus Fab.; toutefois 
nous donnons la description de l’auteur de l’espèce : 


Brillant, d’un noir brunâtre, le bord postérieur du prothorax, les 
élytres, les antennes, le rostre et les pattes d’un roux châtaigne. 


Tête fortement, partie postérieure du prothorax, les élytres, subtile- 
ment ponctuées. Membrane hyaline. Écusson ponctué au sommet, le 
disque plus rarement. Abdomen brillant. | 


D’après le dessin que nous a envoyé M. Mayr, l’ostiole se rapproche- 
rait beaucoup de celui du parumpunctatus, mais la partie médiane est 
plus courte et légèrement plus large. 


2. CHILOCORIS PICEUS Fieb., Mss. (Oryctonotus). — Ch. nitidus Mayr ?. 
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 201. 


Indes orient. — Long. 3 4/2 mill., larg. 4 3/4 mill. (Coll. Lethierry.) 


D'un brun noirâtre, plus clair sur la corie, sur les bords latéraux et 
postérieurs du prothorax. 


Tête large, les yeux très gros, les ocelles plus rapprochés de ceux-ci 
que de la ligne médiane ; vertex avec une impression longitudinale, le 
bord de la tête marginé, le lobe médian plus large au milieu que vers le 
sommet. Prothorax fortement marginé en avant, avec une ligne et une 
impression longitudinales. Disque antérieur lisse, brillant, imponctué, 
excepté sur les côtés qui sont finement ponctués, le sillon transverse très 
fort, avec une ligne de points; disque postérieur faiblement ponctué. 
Écusson émoussé à l'extrémité, discrètement ponctué sur le disque, plus 
abondamment mais plus finement sur les bords latéraux. Élytres forte- 
ment ponctuées le long des nervures cubitales, avec deux séries de lignes 
sur le clavus, la corie très finement ponctuée au sommet, presque lisse 


(235) Groupe des Cydnides. 519 


à la base; membrane d’un jaune hyalin. Méso- et métasternum mats. 
Canal ostiolaire très long, mais ne dépassant pas le bord, finissant par un 
lobe tronqué à l'extrémité, arrondi en arrière, avec un canal médian se 
perdant vers le lobe terminal. 


3. CHILOCORIS RITZEMÆ (Amnestoides Ritzemæ) Signorel, Ann. Soc. 
ent. Fr., Bull. (1880), p. vit. 


Annales, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 200. 


Java. — Long. 2 1/2 mill., larg. 4 1/2 mill. (Mus. roy. de Leyde.) 


Jaune, ponctué, ovalaire, subparallèle au niveau des épaules. 


Tête arrondie en avant et dentelée sur les bords, le lobe médian por- 
tant deux dents, les lobes latéraux six chacun; vertex strié transversale- 
ment. Rostre court, dépassant à peine les pattes antérieures. Antennes 
de cinq articles, le deuxième très petit, le cinquième le plus long. Pro- 
thorax lisse, brillant sur-le disque antérieur, avec deux lignes irrégulières 
de points enfoncés noirs; bord antérieur marginé ainsi que les latéraux 
qui présentent cinq cils, une dépression vers le bord antérieur. Écusson 
plus large que long, fortement ponctué, arrondi à l'extrémité. Élytres 
longues, la membrane dépassant l'abdomen de près de moitié, la corie ne 
présentant qu’une rangée de points le long de la sulure clavienne, le cla- 
vus avec une rangée de points espacés le long de la même et une demi-ligne 
le long de l’écusson. Côte el espace marginal lisses. Abdomen lisse, avec 
quelques cils courts sur le disque des segments. Paltes plus claires, spi- 
neuses, les tibias antérieurs très dilatés, présentant cinq épines au côté 
externe, quatre plus longues au côté intèrne. Canal ostiolaire très long, 
atteignant je bord du métasternum, assez largement auriculé au sommet 
et rappelant la forme des Amnestus. Épisternum entièrement mat, sans 
stries ni points. 

La forme de l’ostiole distingue cette espèce des autres espèces de ce 
genre. 


Nous dédions cette charmante espèce à M. Ritzema, le savant conser- 
vateur du Musée royal de Leyde, qui a bien voulu mettre à notre disposi- 
tion, avec une obligeance dont nous le remercions vivement, toutes les 
espèces de Cydnides de ce riche Musée. 


520 V. SIGNORET. (236) 


h. CHILOCORIS PARUMPUNCTATUS Fieb., Mss. (Centrostephus Fieb., Mss.). 
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIT), fig. 202. 


Indes orient. — Long. 2 4/4 mill., larg. 4 mill. (Coll. Lethierry.) 


Gette espèce se distingue de toutes les autres par les bords du pro- 
thorax et celui des élytres à la base, crénelés en scie, d’où partent des 
poils : 9 pour le prothorax et 6 pour les élytres. 


D'un brun marron clair, très brillant, faiblement ponctué sur la tête ; 
le lobe médian très convexe et très élargi dans le milieu, étroil au som- : 
mel, et beaucoup plus large que les latéraux sur le vertex même. Pro- 
thorax fortement marginé en avant, avec trois ou quatre gros points der- 
rière l’échancrure antérieure, le disque antérieur lisse, brillant, plus 
long que le postérieur, très convexe et séparé de ce dernier par une forte 
impression ponctuée ; au delà du sillon, sur le disque postérieur, une 
douzaine de points plus gros ; de chaque côté des yeux sur le sillon, trois 
ou quatre gros points. Écusson émoussé, arrondi au sommet, discrète- 
ment el fortement ponctué sur le disque, un peu plus abondamment sur 
les côtés. Élytres discrètement ponctuées sur la corie qui est presque lisse, 
plus abondamment le long de la suture cubitale, le clavus présentant 
une ligne complète le long de la suture et une demi-ligne près de l’écus- 
son ; une seconde ligne ponctuée sur la radiale externe, et une forte ligne 
non ponctuée ne dépassant pas le milieu de l’élytre sur la radiale interne. 
Membrane hyaline, dépassant l'abdomen; celui-ci lisse et brillant. Méso- 
et métasternum entièrement mals. Canal ostiolaire très long, débordant : 
le métasternum, épais à la naissance, puis se rétrécissant pour finir par 
une dilatation arrondie dirigée en arrière; au centre un sillon étroit 
venant en s’élargissant se perdre dans le lobe arrondi. La forme de cel 
osliole est tout à fait différente des autres, et la figure seule peut la 
faire comprendre. 


Fieber avait distingué cette espèce sous le nom générique de Centro- 
stephus, mais nous croyons devoir la conserver dans le genre Ghilocoris. 


rep 


(237) | Groupe des Cydnides. 591 


GROUPE DES Séhirides. 


Jusqu'ici nous avons étudié toutes les espèces que nous avons consi- 
dérées comme des Cydnides, c’est-à-dire toutes celles qui présentaient 
sur le vertex et le prothorax, tant en avant près du bord antérieur que 
sur le disque près de l’impression transverse et en dessus, des points 
portant un cil (points sétifères ou piligères). Maintenant nous allons 
passer en revue le groupe des Séhirides, se distinguant du précédent par 
l’absence de ces mêmes points, 


Nous n’avons pas à nous étendre actuellement sur les divers caractères 
de ce groupe; nous n’avons qu'à renvoyer aux caractères que nous avons 
exposés dans la première partie de ce mémoire, Annales 1881, page 26, 
et surtout au tableau qui suit (page 33). 


Gependant nous devons dire qu’il y a, au passage des Cydnides pro- 
prement dits aux Séhirides, certaines difficultés pour trouver ces points 
piligères, les espèces étant généralement des plus petites et quelques-unes 
présentant une abondante ponctuation parmi laquelle il est peu facile de 
trouver les points piligères; d’autant plus que, dans certaines espèces, 
tous les points sont garnis d’une soie ou poil, ainsi que dans les genres 
Peltoxys, Amaurocoris et d’autres dans les Cydnides, dont les cils sont 
tellement fins qu’à peine peut-on, même avec le plus fort grossissement, 
les apercevoir, comme dans les genres Pachymeroides, Amnestus, Chi- 
locoris, qui ressembient de tous points tellement aux Peltoxys, Macrhy- 
menus, Microrhynchus, que c’est presque avec doute qu’on peut les 
meltre soit dans un groupe, soit dans l’autre. En outre, un autre carac- 
tère les réunit et les rapproche tellement qu’on pourrait presque en faire 
un groupe à part : ce caractère, c’est le canal ostiolaire (4) dont la forme 
est identique dans les Pachymeroides, Amnestus, Chilocoris, Macrhymenus, 
Microrhynchus et Peltoxys. Aussi avons-nous cru devoir ranger ici ces 
trois derniers genres que nous classons ainsi au commencement des Séhi- 
rides. 


Après cela il ne nous restera plus à étudier que le groupe des Séhi- 
rides véritables, dans lequel nous trouverons des espèces généralement 
très connues et presque toutes européennes. 


(1) On peut voir les figures de cet organe dans nos figures 191 à 205 et la 
similitude qu'il présente entre les espèces. 


522 V. SIGNORET. (238) 
. 


Genre PELTOXYS Signoret, Ann. Soc. ent. Fr. (1880), Bull., p. Xxxt11. — 
Legnotus Släl (nec Schiodte), Hém. Fab. (1866), 7. 


Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 203. 


Ce genre, qui se rapproche de Macrhymenus et. de Microrhynchus, s’en 
distingue de suite par le sommet de l'écusson acuminé; celui-ci court, 
les côtés presque égaux à la base ; la membrane des élytres très grande, 
mais ne débordant pas l’abdomen; le rostre court, dépassant à peine les 
paites antérieures ; les cuisses intermédiaires ciliées et présentant quatre 
épines courtes au sommet. Tibias antérieurs peu dilatés, les postérieurs 
droits, ce qui les éloigne des Macrhymenus. Canal ostiolaire large, long, 
avec une ouverture qui en occupe la moitié. 


PELTOXYS BREVIPENNIS Fab., Ent. Syst., Suppl., 536, 174, 5 (1798); 
Syst. Rhyng., 187, 13 (1803). — (Legnotus) Stàl, Hémipt. Fab. 
(1868). — (Peltoxæys pubescens) Signoret, Ann. Soc. ent. Fr. (1880), 
Bull., p. XxxuI. 


Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 203. 


Indes orient., Tranquebar. — Long. 4 1/2 mill. (Coll. Buda-Pest). — 
Saïgon. — Long. 4 mill. (Mus. Sehestedt et notre collection.) 


D'un noir brillant; rostre, antennes et tarses plus pâles; très largement 
ponctué ; de chacun des points sort un petit poil qui donne un aspect 
pubescent à l’insecte. 


Tête avec le lobe médian dépassant très peu les latéraux et présentant 
vers l’extrémité deux tubercules épineux, le disque plus faiblement ponc- 
tué que les lobes latéraux, la base du vertex moins ponctuée que la partie 
entre les yeux. Antennes de cinq articles, grêles, le deuxième article plus 
court que le troisième. Rostre court, épais, le troisième article plus long 
que le deuxième. Prothorax transversal, presque deux fois plus large que 
long, très ponctué, avec deux pelits espaces médians et la base même 
lisses, les angles antérieurs brusquement et fortement arrondis. Écusson 
avec les côlés égaux à la base, densément ponctué, moins deux espaces 
lisses près de la base; sommet acuminé. Élytres présentant des séries 
forternent ponctnées, deux sur le clavus, trois sur la corie près et entre 


(239) Groupe des Cydnides. 593 


la suture cubitale et la deuxième nervure radiale, les autres plus indis- 
tinctes, trois entre les deux nervures et une dans l’espace marginal, 
Membrane grande, égalant presque la corie, mais ne débordant pas l’ab- 
domen ; quatre ou cinq nervures peu visibles. Abdomen fortement et 
densément ponctué, ainsi que les épisternums ; de chaque point sort un 
petit cil soyeux jaune; les bords latéraux sont rugueux; le sommet de 
chaque segment porte une petite dent, et entre chaque un pelit tuber- 
cule. Canal ostiolaire atteignant les deux tiers de l’espace transversal du 
métasternum, large, avec l’ouverture formant deux lèvres, dont l’infé- 
rieure à convexité postérieure. 


Genre MACRHYMENUS Sign., Ann. Soc. ent. Fr. (1882), Bull., p. xvir. 
Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 204. 


Tête échancrée, le lobe médian plus court que les latéraux, les angles 
internes des lobes latéraux dilatés, formant presque une dent dans le 
mâle; sans sinuosité, arrondis pour la femelle. Roslre court et épais, 
dépassant à peine les jambes antérieures. Second article des antennes un 
peu plus court que le troisième. Écusson court, arrondi au sommet, mais 
cependant acuminé à l'extrémité même. Corie très courte, le tiers 
environ de l’élytre. Membrane longue, largement arrondie à l’extrémité. 
Pattes avec les cuisses plus ou moins spinuleuses, les postérieures den- 
telées chez le mâle, à peine crénelées chez la femelle. Tibias anté- 
rieurs un peu dilatés, spinuleux et ciliés, les postérieurs bicontournés, 
spineux et ciliés dans le mâle; droit et spinuleux, ciliés, dans la femelle. 
Canal ostiolaire très long, sinueux, avec une fente ostiolaire médiane, et, 
de chaque côté, présentant des lèvres aplaties, sinueuses, le sommet 
tuberculeux, arrondi. 


MACRHYMENUS MEMBRANACEUS Sign., Ann. Soc. ent. Fr. (1882), 
Bull., p. xvir. 


Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 204. 


Nouvelle-Hollande. — Long: 6 mill., larg. 3 mill. (De notre collection 
et de celle de M. Buchanan White, à Perth.) 


52! V. SIGNORET. (240) 

Brun noirâtre, en ovale allongé, très ponctué, le rostre, les antennes, 
les tibias bruns, les tarses plus clairs; faiblement cilié sur la tête, les 
bords latéraux et les élytres. 


Tête échancrée en avant, comme bilobée pour le mâle ; arrondie pour 
la femelle. Antennes avec le deuxième article le plus court, le quatrième 
le plus long. Rostre court, épais, ne dépassant pas les pattes antérieures, 
le troisième article plus long que le deuxième. Yeux transversaux, sail- 
lants, les ocelles en dessous de la ligne de la base des yeux. Prothorax 
presque carré, les angles antérieurs brusquement arrondis ; faiblement 
impressionné au milieu, densément et uniformément ponctué sur toute 
sa surface. Écusson avec les côtés plus longs que la ligne basilaire, angu- 
leux à l'extrémité et densément ponctué, excepté les deux angles basi- 
laires. Élytres avec la corie plus courte que la membrane, moins den- 
sément ponctuées que le reste. Membrane très longue, blanche, ne 
dépassant pas l'abdomen et offrant quatre ou cinq nervures brunûtres. 
Abdomen débordant la membrane, fortement ponctué et présentant sur 
les segments, sur les côtés et sur le disque, des cils plus ou moins longs. 
Paltes avec les quatre cuisses antérieures spinuleuses et ciliées, les posté- 
rieures fortement dentelées au côté interne. Tibias antérieurs élargis au 
sommet, avec huit ou neuf spinules au côté externe, des poils el quatre 
épines au côté interne; les postérieurs G', d’abord courbes à la base au 
côté interne, se contournent et présentent une seconde courbe à concavité 
externe, avec des poils et épines ; ® droits, avec des épines sur les arêtes 
et sur les surfaces. Épisternums très ponctués, présentant à peine trace 
des portions mates. Ostiole long, avec une ouverture sinueuse sur les 
côtés. 


Genre MICRORHYNCHUS Signoret, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., mars 
1882, p. LXIII. 


Annales 1883, pl. 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 205. 


Ce genre se distingue par les caractères suivants : membrane plus 
grande que la corie; écusson court, arrondi au sommet; deuxième article 
des antennes à l’état rudimentaire, à peine visible, ne formant que la 
septième ou huitième partie de la longueur du troisième article, ce qui 
le différencie du genre Macrhymenus dont le deuxième article est presque 


(241) Groupe des Cydnides. 525 


égal au troisième. Un autre caractère pouvant encore les distinguer est 
le sommet de la corie mal déterminé, la ligne séparatrice indistincte et 
confondue avec la base de la membrane. 


Tête avec les lobes égaux, tronquée en avant; yeux très globuleux ; 
ocelles insérés en dessous de la ligne basilaire des yeux. Rostre court, ne 
dépassant pas l’insertion des pattes antérieures, le deuxième article plus 
petit que le troisième, celui-ci le plus long et s’épaississant au sommet. 
Prothorax presque deux fois plus large que long, fortement échancré en 
avant. Écusson court, les côtés égalant à peine la base et arrondi au 
sommet. Élytres avec la corie plus courte que la membrane, peu ponc- 
tuées, avec les nervures non accompagnées de séries de points, le clavus 
avec une seule série ponctuée. Membrane plus courte que l’abdomen qui 
la déborde de tous côtés ; quatre nervures, dont les deux internes plus 
ou moins bifurquées. Paites à peine spinuleuses au côté interne. 


MICRORHYNCHUS BECCARII Sign., Ann. Soc. ent. Fr., Bull., 
mars 1882, p. LXIII. 


Annales 1883, pl, 15 (Cydnides, pl. XXIIL), fig. 205. 


ile Key (Nouvelle-Guinée). — Long. 10 mill., larg. 5 mill,, faibles. 
(Collection du Musée civique de Gênes.) 


D'un ovale parallélogrammatique, aplati, se rétrécissant peu en arrière, 
deux fois plus long que large; d’un noir de poix, avec la membrane des 
élytres jaune doré foncé, giabre ; sans cils en dessus et en dessous du 
COrps. 


Tête plus large que longue, compris les yeux, plus longue que large 
entre ceux-ci, arrondie, tronquée en avant, le vertex plus large en avant 
qu'entre les yeux, le lobe médian s’élargissant antérieurement. Yeux glo- 
buleux, transversaux ; ocelles insérés en dessous de la ligne basilaire des 
yeux, plus rapprochés de ceux-ci qu'entre eux. Antennes atteignant la 
base du prothorax, de cinq articles, avec le second excessivement petit, 
formant la septième ou huitième partie du troisième qui est le plus long, 
les quatrième et cinquième égaux, ce dernier testacé à l’extrémité ainsi 
que les articulations. Rostre testacé, très court, ne dépassant pas les 


526 V. SIGNORET. (242) 


acétabules antérieures, le troisième article le plus long et s’épaississant 
au sommet ; le premier article, profondément inséré et enchâssé entre 
les carènes rostrales, est totalement invisible. Prothorax fortement échan- 
cré en ayant pour la réception de la tête, deux fois plus large que long, 
très marginé, profondément sillonné transversalement, le disque antérieur 
plus convexe ; impressionné sur la ligne médiane, très ponctué, excepté 
vers le bord postérieur qui est lisse. Écusson plus large que long, impres- 
sionné à la base et caréné au sommet, celui-ci angulairement arrondi. 
Élytres avec la corie ponctuée, plus courte que la membrane, le sommet 
mal déterminé, la ligne séparative indistincte, l'angle externe arrondi, 
mal défini, la membrane semblant remonter le long de la côte externe, 
les deux radiales se séparant dès la base pour former une cellule assez 
large, puis se réunissant ensuite au sommet. Membrane moins longue 
que l’abdomen et présentant cinq nervures, dont les deux internes plus 
ou moins bifurquées. Abdomen un peu plus large, très ponctué. Pattes 
avec quelques petites épines sur les arêtes, les tibias antérieurs faible- 
ment dilatés au sommet, tous les tarses d’un jaune testacé. Poitrine 
noire, ponctuée, sans plaques males. Canal ostiolaire étroit, très long, 
arrondi à l’extrémité, l’ostiole au milieu. 


Genre AMAUROCORIS Stàl, Hem. Afric. (1864), 30, = Eurycoris Sign., 
Ann. Soc. ent. Fr. (1865), 115. 


Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 206. 


Corps ovale, convexe, globuleux, noir, finement ponctué, pubescent sur 


les côtés. 

Têle large, infléchie ; yeux globuleux, avec une petite épine à la base; 
ocelles très petits. Antennes de cinq articles, le deuxième très peu plus 
long que le quairième, les quatrième et cinquième les plus longs. Rostre 
atleignant les pattes intermédiaires, le deuxième article un peu plus long 
que le troisième. Prothorax transversal, très ponctué. Écusson large, 
recouvrant les trois quarts de l’abdomen et très arrondi à l'extrémité. 
Canal ostiolaire surélevé, finissant par un lobe arrondi, Méso- et méta- 


sternum sans plaque mate. 


(243) Groupe des Cydnides. 527 


AMAUROCORIS LATICEPS Stàl, Hem. Afric. (1864), 30 ; Enum. (1876), 29, 1. 
— niger (Eurycoris) Sign. (1865), Ann. Soc. ent. Fr., 415. 


Annales 1883, pl. 16 (Gydnides, pl. XXIV), fig. 206. 


Syrie, Aden, Est Algérie, Cap Vert. — Long. 5 mil, larg. 3 4/4 mill. 
(Coll. Stockholm et Signoret.) 


Noir brillant, finement ponctué, les antennes, le rostre et les tarses 
brun jaunâtre ; membrane des élytres d’un jaunâtre hyalin, plus ou moins 
brun à la base. 


Tête beaucoup plus large que longue, distinctement et finement ponc- 
tuée, le lobe médian faiblement plus long que les latéraux et portant 
deux poils à l'extrémité, les bords faiblement ciliés. Yeux un peu globu- 
leux, offrant une petite épine à la base. Ocelles très petits. Prothorax 
moins densément, mais plus fortement ponctué, ainsi que l’écusson: 
celui-ci plus ou moins impressionné en travers et sur les côtés à l’extré- 
mité. Élytres avec la corie subtilement ponctuée. Côte marginale se per- 
dant vers le milieu et offrant une quinzaine de points piligères en des- 
sous. Espace marginal finement et densément ponclué. Dessous du corps 
ponctué, plus finement sur l'abdomen, dont le milieu est plus où moins 
lisse. Canal ostiolaire s'étendant jusqu’au milieu du métasternum, avec 
l'extrémité arrondie et surélevée. Pas de plaques males, Tibias antérieurs 
ne présentant que six ou sept épines au côté externe. 


Genre LINOSPA, nov. gen. 
Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl XXIV), fig. 207. 


Ce genre ressemble beaucoup au précédent (Amaurocoris Stàl) et en 
diffère surtout par la présence des plaques mates sur les méso- et méta- 
sternum, et par la forme différente du canal ostiolaire plus ou moins 
sillonné, replié à l’extrémité, et présentant une petite ouverture en forme 
de cornet (voir la figure); de plus, le corps est couvert sur toute la sur- 
face d’une pubescence très longue. Pour le reste, même forme et même 
aspect que lAmaurocoris. Nous n’avons pu voir d’épine à Ja base des 
yeux. 


528 V. SIGNORET. (244) 


LiNospA HiRTus Thunberg., Nov. Insect. Spec. (1783), 51, et id. Hemipt. 
Rost. Capensibus (1822), 3. 


Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 207. 


C. B. S. — Long. 7 mill., larg. 4 1/4 mill. (Mus. de Stockholm et de 
Berlin.) 


Ovalaire, arrondi, ponctué, très convexe, avec de longs cils sortant de 
chaque point; noir, avec les tarses, les antennes et le rostre d’un brun 


jaune. we 


Tête plus large que longue, tronquée en avant, sinuée sur les côtés ; 
yeux petits, arrondis ; ocelles presque invisibles au milieu des rugosilés 
et des poils qui les entourent. Antennes avec le second article plus long 
que le troisième, les quatrième et cinquième presque égaux el les plus 
grands. Rostre atteignant les pattes intermédiaires, le premier article ne 
dépassant pas les carènes rostrales, le second le double au moins, le 
troisième un peu moins long et le dernier la moitié du troisième. Pro- 
thorax deux fois plus large que long, sinué sur les bords et offrant deux 
espaces lisses en avant. Écusson très long, très large, arrondi à l’extré- 
mité et presque caréné au sommet. Élytres avec la membrane la moitié 
moins longue que la corie et d’un jaune hyalin un peu brun à la base. 
Dessous du corps ponctué. Mésosternum avec une plaque mate s'étendant 
des hanches aux bords latéraux, strié, la partie lisse en dessus avec une 
ponctuation assez forte. Mélasternum avec la plaque assez grande, lais- 
sant un espace lisse le long du bord latéral, le post-métasternum ponctué 
dans l’espace près des hanches et de la fausse suture et lisse après jusqu’à 
la suture abdominale. Canal ostiolaire atteignant le milieu de l’espace 
transverse et offrant à l'extrémité une petite ouverture médiane. Tibias 
antérieurs peu élargis, avec sept épines au côté externe, quatre où cinq 
sur le disque avec des poils, quatre au côté interne et supérieur, et de 
toutes parts des cils plus ou moins longs. 


Nous avons vu celte espèce, communiquée par le Musée de l’Académie 
des Sciences à Stockholm, le type même probablement, portant l’éti- 
quette hïrtus Thunberg et conforme à la description de l’auteur. 


(245) Groupe des Cydnides. 929 


Genre LOBONOTUS Uhhl., Geol. et Geogr. Survey (1877), 367. — 
Distant, Biol. Gent. Am. (1880), 9, pl. 1v, fig. 7 (défectueuse). 


Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 208. 


Genre faisant partie sans aucun doute des Séhirides par l’absence des 
points piligères, et remarquable par la longueur du rostre qui atteint le 
quatrième segment ventral, les second et troisième articles très longs et 
à peu près égaux. Deuxième et troisième articles des antennes égaux 
pour moi. (M. Uhler dit : deuxième plus long.) Méso- et métasternum 
avec des plaques mates. Extrémité du canal ostiolaire très développée, 
gibbeuse, avec l’ouverture en dessous. 


Le caractère le plus essentiel de ce genre est d’avoir la tête inclinée, 
fuyant en avant et sur les côtés, les lobes latéraux non marginés sur les 
côtés comme dans les autres Cydnides ou Séhirides, et présentant la forme 
de certains Pachycorides : Zophoëssa surtout, Agonosoma et Eurygaster 
mêmes, eic. 


LOBONOTUS ANTHRACINUS Uhler, Geol. et Geogr. Survey (1877), 395. — 
Distant, Biolog. Cent. Amer. (1880), 9, pl. 1v, fig. 7. 


Annales 1883, pl. 16 (Gydnides, pl. XXIV), fig. 208. 


Texas, Mexique. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 1/3 mill. (Coll, Uhler, 
Signoret et Mus. de Berlin, 


Cetie espèce est tout à fait particulière par sa forme allongée, glabre et 
finement ponctuée, et très remarquable par la longueur du rostre qui 
atteint le quatrième segment visible de l’abdomen. 


Noir brillant, le rostre, les antennes et les tarses brun jaunâtre, brun 
sur les élytres, la membrane jaune hyalin. 


Tête plus longue que large, triangulaire en avant et arrondie, densé- 
ment et finement ponctuée, très convexe à la base. Yeux larges, enchâssés 
dans les angles proéminents du prothorax. Ocelles petits, plus près des 
yeux que de la ligne médiane et en dessous de la ligne basilaire des 

(1883) 1'€ partie, 34. 


530 V. SIGNORET. (246) 


yeux. Rostre très long, atteignant le quatrième segment ventral. (M. Uhler 
n'indique que la base de l'abdomen, et cependant nos deux descrip- 
tions sont faites sur le même individu.) Carènes rostrales élevées, ru- 
gueuses et ponctuées. Antennes avec le second article égal au troisième 
et plutôt moins long. Prothorax finement ponctué, les angles antérieurs 
très dilatés en lobes arrondis avançant sur les yeux. Au milieu une 
large impression médiane. Écusson très long, angulairement arrondi à 
l'extrémité qui atteint les trois quarts de l'abdomen. Élytres très ponc- 
tuées à la base et sur les nervures, mais très discrètement au sommet 
de la corie qui est presque lisse. Espace marginal plus densément et plus 
finement ponciué. Membrane jaune hyalin, n’atteignant pas le sommet 
de l’abdomen. — La figure de la Biologie Centrale Amérique représente 
la membrane dépassant l'extrémité de l’abdomen que l’on voit figurée en 
dessous en transparence. — Dessous du corps plus ou moins ponctué sur 
la poitrine et ponctué sur l'abdomen, mais plus fortement sur les côtés 
que sur la ligne médiane qui est presque lisse. Canal ostiolaire alteignant 
les deux tiers du métasternum et finissant par un lobe épais, arrondi, 
contournant l’ouverture ostiolaire, la plaque mate ne dépassant pas le 
lobe extrême, les parties lisses du méso- et du métasternum plus ou 
moins rugueuses et ponctuées. 


Genre GNATHOCONUS Fieb, 


Annales 1883, pl. 16, et 1884, pl. 2 (Cydnides, pl XXIV et XXV), 
fig. 209 à 212. 


Lobes latéraux de la tête plus longs que le médian, celui-ci libre: 
second article des antennes égalant le troisième ou à peu près. — (Ailes 
avec un hamus dans la cellule principale. Puton.)— Nervure de la mem- 
brane NON RÉTICULÉE. Mésosternum faiblement caréné au milieu et en 

avant. 


4. GNATHOCONUS ALBOMARGINATUS Fabricius, Ent. Syst., IV, 123, G8. 
Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 209. 


Europe, Algérie. — Long. 3 1/2 à 4 1/2 mill., larg. 2 1/2 à 3 mill, 
faibles. 


(247) Groupe des Cydnides. 531 


Corps ovalaire, convexe, noir, avec une bordure blanche sur la côte 
marginale des élytres. 


Tête finement ponctuée, avec les lobes latéraux plus longs que le 
médian, mais sans englober ce dernier. Yeux transversaux, débordant de 
chaque côté le rebord de la tête. Rostre atteignant le sommet des hanches, 
le second article épais, égalant en longueur le troisième qui est plus 
grêle. Carènes rostrales courtes, mais élevées et ne cachant pas le som- 
met du premier arlicle du rostre. Antennes insérées sur un long tuber- 
cule transverse, le deuxième article plus court que le troisième et plus 
pâle. Ocelles insérés plus près des yeux que de la ligne médiane. Pro- 
thorax finement ponctué, plus fortement aux angles du sillon transverse; 
deux espaces presque lisses sur le disque antérieur. Écusson atteignant 
les trois quarts de l’abdomen, l'extrémité largement arrondie et impres- 
sionnée, les angles basilaires lisses. Élytres ponctuées, plus fortement à 
la base, beaucoup moins sur le sommet de la corie. Côte marginale lisse, 
d’un blanc jaunâtre, le blanc débordant un peu sur l’espace marginal, 
celui-ci finement et plus densément ponctué. Membrane d’un jaune hyalin 
plus ou moins enfumé, débordant à peine l'extrémité abdominale. Dessous 
du corps plus ou moins fortement ponctué, les angles médians du pro- 
sternum largement dilatés et formant un sillon profond dans lequel peut 
venir se loger partie du sommet du deuxième article du rostre. Plaques 
mates fortement sillonnées et avec de gros points disséminés ; au-dessus 
de la plaque mésosternale plusieurs points plus ou moins confluents, et 
dans la partie latérale du métasternum six ou sept points seulement ; 
dans l’espace du postmétasternum plusieurs rangées de points. Canal 
ostiolaire très sillonné, très long, atteignant les quatre cinquièmes trans- 
verses du métasternum et finissant par une ouverture très longue, un peu 
élargie dans le milieu. Tibias antérieurs faiblement élargis, avec une 
double rangée de huit ou neuf épines au côté externe et six grandes au 
côté interne, interrompue dans le milieu par la série de poils ondulés 
qu’on voit dans les tibias antérieurs de tous les Cydnides. 


Les mâles sont généralement plus étroits et plus petits que les fe- 
melles. 


532 V. SIGNORET. (248) 


2. GNATHOCONUS MELALEUCUS Thunb., Nov. Spec. Ins. (1783), 44, 50 ; — 
Hemipt. Rost. Cap. (1822), I, 128, 3. — Stàl, Hem. Afric. (1864), 
3029: 


Annales 1883, pl. 16 (Cydnides, pl. XXIV), fig. 240. 


C. B.-S. — Long. 4 1/2 mill., larg. 2 4/2 mill. (Mus. de Stockholm.) 


Ovalaire, large, d’un noir métallique, densément ponctué, les bords 
latéraux du prothorax et les élytres d’un jaune brunâtre ainsi que l’angle 
basilaire du prothorax ; sur la corie une nuance brun clair. 


Tête avec les lobes latéraux à peine plus longs que le médian, les bords 
non réfléchis. Ocelles très près des yeux. Antennes avec le second article 
égalant le troisième, le quatrième le plus long. Prothorax très large, 
ponctué, excepté un espace sur le disque antérieur et le long du bord 
postérieur. Écusson faiblement ponctué à la base, le reste presque lisse. 
Élytres d’un brun jaunâtre, légèrement ponctuées, la corie presque lisse, 
offrant quelques petits points disséminés et au milieu de la corie une 
macule brune, l’espace marginal plus densément ponctué. Membrane 
hyaline avec des nervures très subtiles. Écusson angulairement acuminé 
à l’extrémité. Abdomen ponctué. Tibias antérieurs légèrement dilatés, 
avec sept épines au côte externe, trois au côté interne, et une série de 
quatre épines près de celle externe sur la face interne. Plaques mates 
faiblement striées. Canal ostiolaire atteignant les trois cinquièmes du 
métasternum et finissant par une longue ouverture auriculée en forme de 
croissant, arrondie à l’extrémité ; les portions lisses des pro- méso- et 
métasternum fortement ponctuées. 


3 GNATHOCONUS TIBIALIS Slal (Strachia), Vet. Ak. (1853), 299, 9. — 
(Legnotus) Stàl, Hem. Afric. (1864), 29. 4 ; Enum. (1876, 22, 1. 


Annales 1883, pl. 16 (Gydnides, pl. XXIV), fig. 244. 


Cafrerie. — Long. 5 mill., larg. 3 mill. (Mus. de Stockholm, Mus. de 
Berlin. 
D'un noir brun brillant, très finement ponclué, marginé de blanc sur 


(249) Groupe des Cydnides. 533 


le prothorax et sur les élytres, celles-ci avec une grande macule blanche 
sur la corie; l’extrémité de l’écusson, les trois articles basilaires des 
antennes et le sommet des tibias blancs. 


Tête plus longue que large entre les yeux, ponctuée, rugueuse, les 
lobes latéraux fortement réfléchis à l'extrémité et plus longs que le 
médian. La tête paraît donc échancrée en avant. Antennes avec le 
second article un peu plus court que le troisième. Rostre atteignant les 
pattes intermédiaires, le troisième article plus long que le second. Ocelles 
plus rapprochés des yeux que de la ligne médiane; ces derniers saillants, 
globuleux. Prothorax avec les bords latéraux antérieurs relevés et blancs, 
le bord postérieur largement blanc jaunâtre et imponctué; sur le disque 
antérieur une bande lisse, le reste densément ponctué. Écusson très fine- 
ment ponctué, l'extrémité arrondie et blanche, la base fortement convexe. 
Élytres poncluées, excepté sur la macule blanche de la corie ; la mem- 
brane large el hyaline. Abdomen ponctué, noir, avec des macules 
blanches de chaque côté au delà du milieu du ventre. Paltes noires, avec 
les tibias au sommet et les tarses jaune blanchâtre, le second article à 
peine visible. Canal ostiolaire court, arrondi à l’extrémité, l’ouverture 
ostiolaire pelite, cachée par l'extrémité du lobe arrondi du canal. 


h. GNATHOCONUS PIciPes Fall., Mon. Cimic. (1807), 54, 4; Hem. Suec. 
(1829), 20, 5. — fumigatus Cost., Cim. (1852), 55, 41. —costalis 
Fieb., Eur. Hem. (1861), 366, 2. — picipes, concolor Mulsant et 
Rey, Pentat. (1866), 71, 73. — cyaneonitens Ferr., Hem. Ligur. 
(1874), 124, 23 ; Puton, Pentat. (1881), 35, 2, 8. 


Annales 1884, pl. 2 (Cydnides, pl. XXV), fig. 212. 
Europe. — Long. 3 1/4 à 4 mill, larg. 2 à 2 4/4 mill. 


Ovalaire, très convexe, noir, fortement ponctué. Antennes et rostre 
jaune roux, ainsi que la base du bord marginal des élytres ; d’autres fois 
presque noirs comme le reste quand l’espèce est arrivée à son entière 
malurité ou suivant les pays. 

Têle légèrement échancrée en avant, les lobes latéraux pas ou un peu 
plus longs que le médian, légèrement relevée en avant sur les bords, forte- 


534 V. SIGNORET. — Groupe des Cydnides, (250) 


ment ponctuée. Yeux transverses. Ocelles très près des yeux. Antennes 
avec les deux articles basilaires plus clairs, le deuxième article un peu 
plus long que le troisième. Rostre dépassant à peine les pattes anté- 
rieures, le deuxième article plus long que le troisième et celui-ci plus 
long que le quatrième. Carènes latérales arrondies en croissant, vues de 
côlé, rugueuses, ne cachant pas entièrement le premier article. Prothorax 
très ponctué, avec deux espaces lisses sur le disque antérieur, le bord 
quelquefois plus clair. Écusson impressionné au sommet et ponclué sur 
son disque, exceplé aux angles basilaires. Élytres discrètement et fine- 
ment ponctuées, le bord marginal roussâtre à la base, quelquefois entière- 
ment noirâtre; membrane noirâtre, avec la base blanchâtre; nervures 
obsolèles. Pattes antérieures avec huit épines au côté externe, cinq ou 
six à l’arête médiane, quatre à l’arête interne. Dessous du corps ponctué, 
les angles médians du prosternum très élevés, rugueux. Carène méso- 
sternale très peu élevée. Plaques mates très développées, sillonnées, et 
présentant des points enfoncés très prononcés. Ostiole se prolongeant très 
près du bord latéral, en un large auricule bombé, élargi, avec l’ouver- 
ture ostiolaire presque au milieu. Abdomen très finement ponctué sur 
les côtés, lisse au milieu. 


Malgré tous nos soins, nous n’avons pu trouver de caractères assez 
tranchés pour pouvoir admettre plusieurs espèces parmi ce type, la colo- 
ration du bord marginal des élytres dépendant de la maturité plus ou 
moins grande de l'individu. 


> — a] 


DIPTÉRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS 


23° PARTIE ({) 


Par M. J.-M.-F. BIGOT. 


XXXII 
SYRPHIDI (2° partie). 


Espèces nouvelles, n° IL (2). 


(Séance du 25 Octobre 1882.) (3) 


Genre Ortholophus (mihi). 
O. NOTATUS, d. — Long. 10 mill 


Antennis nigris, facie argenteâ, nigro-carinatd; thorace et scutello 
nigro nitido, cinereo villosis; calyptris albis, halteribus cinereis ; abdo- 
mine nigro, cinereo parcè villoso, maculis utrinque cinereis; pedibus 
nigris; alis ferè hyalinis. 


Antennes noires ; face couverte d’un, duvet blänc argenté, carène noi- 
râtre; thorax, écusson, noirâtres, assez luisants, parsemés de longs poils 
gris, flancs avec une touffe de poils blanchâtres; cuillerons blancs, 
balanciers testacés ; abdomen d’un noir opaque, garni latéralement de 


(4) Voir fre à 20° partie, n° I à XXXI, Annales 1874 à 1883. — 21e partie, 
n° XXXII (1r° partie), Ann. 1883, p. 221; 22° partie, n° XXXII (2e partie, Ann. 
1883, p. 315. 

(2) Les espèces ci-après décrites font partie de ma collection. — J. B. 

(3) Ce mémoire a été revu par l'auteur en mars 1884. 

Ann. Soc. ent. Fr, — Avril 1884. 


536 _J.-M.-F. BIGOT. 


poils gris, clairsemés, 2°, 3° et 4° segments avec une grande macule laié- 
rale presque carrée, grise ; pieds noirs à poils gris, noirâtres aux cuisses 
postérieures; ailes presque hyalines. 

Chili. — 1 specim. 


Genre FEyolepta (Neumann). 


4. M. FAIRMAIRIT, @ (nov. sp.). — Long. 9 mill 


Antennis castaneo obscuro, cheto fulvo; fronte nigrâ, nitidä, utrinque 
late cinereo notatä; facie nigrà cinereo densè villosä ; thorace scutelloque 
nigris, nitidis, flavido cinereo tomentosis, pleuris parum cinereo villosis ; 
calyptris pallidè flavidis, halteribus fulvis ; abdomine nigro, flavido tomen- 
Loso, segmento 2° vitté quâdam medid, transvers, latä, utrinque abbreviatä, 
fulvä, notato, ventre basi fulvo; femoribus nigris, albido tomentosis, geni- 
culis, tarsis omnino, libiis anticis et intermediis, fulvis, fusco annulatis, 
libiis posticis nigris, basi fulvis; alis pallidè cinereis, basi hyalinis, in 
medio, extrinsecus latè et diffusè fusco notatis. 


Antennes brunâtres, chète d’un fauve pâle; front d’un noir luisant à 
poils grisâtres, avec, de chaque côté, une large macule grise; face noire, 
couverte de poils gris, bords postérieurs des orbites couverts de poils 
blancs; thorax, écusson, flancs, d’un noir assez luisant, avec duvet jau- 
pâtre pâle, quelques poils blanchâtres sous les ailes; cuillerons d’un blanc 
un peu jaunâtre, balanciers à massue fauve; abdomen noir, couvert d’un 
fin duvet jaunâtre, ventre largement fauve à sa base, dessus du 2° segment 
avec une large bande fauve, arrondie en avant et aux extrémités, légère- 
ment échancrée au milieu du bord antérieur, n’atteignant pas les côtés; 
cuisses noires, genoux, les tarses entièrement, les tibias antérieurs et 
intermédiaires, fauves, ces derniers avec un anneau noirâtre, tibias posté- 
rieurs noirs à base fauve; ailes d’un gris clair, sauf la base largement 
hyaline, extérieurement une large bande transversale diffuse, brune, 
n’alteignant pas le bord interne. 


Gallia, alpi mont. — 1 specim. 


Découvert par M. L. Fairmaire, auquel je le dédie. 


Dipières nouveaux ou peu connus. 537 


9, M. LUNULATA, d, — Long. 9 mill. 


Nigra, thorace nitido. Antennis fuscis, apice fulvis, cheto fusco; fronte 
et facie nigris, nitidis, utrinque albido pruinosis; thorace nudo, viltis 
quatuor anticis abbreviatis, pleuris albido pruinosis ; scutello nigro nitido ; 
calyptris et halteribus ferè albis ; abdomine nigro, vix cinereo-lomentoso, 
segmento 2 lunulé utrinque latä, testaceû ; pedibus nigris, geniculis, basi 
tibiarum, intermediorum et posticorum apice, tarsorum basi, latè fulvis ; 
alis pallidissime infuscatis, apice obscurioribus, viltä brevi transversä, 
dilutä, stigmaticali, fuscä. 


Noire, thorax, écusson assez luisants, finement ponctués et paraissant 
nus; antennes et chète bruns, extrémité du 3° segment fauve, front et 
face d’un noir luisent, avec des reflets blanchâtres sur les côtés ; thorax 
avec trois courtes bandes de reflets gris en avant, flancs à duvet gris ; 
cuillerons et balanciers blanchâtres ; abdomen couvert d’un fin duvet gris 
clairsemé, 2° segment avec une large macule jaunâtre, lunulée, sise de 
chaque côté; pieds noirs, genoux, base des tibias postérieurs et intermé- 
diaires, tarses, sauf les derniers segments, jaunâtres; ailes grisâtres, plus 
pâles à la base, stigmate avec une macule transversale diffuse, brunâtre. 


Amer. septentr. (Mont Hood). — 1 specim. 


Genre Brachyopa (Meigen). 
B. CINEREO-VITTATA, $. — Long. 6 mill. 


Antennis fulvis, cheto fusco; facie cinerascente, callositate fulvd, genis 
fusco vittatis; thorace cinereo, viltis quinque nigris, mediâ retro abbre- 
viatà, intermediis interruptis; scutello fulvo livido; calyptris albis, hal- 
Leribus testaceis ; abdominis segimento 2°, utrinque, maculä fulvä oblongä, 
3°, ulrinque, aliquibus vestigiis ejusdem coloris ; pedibus testaceis, femo- 
ribus fere totis ; tibiis in medio latè, segmentis tarsorum supernè, fusco 
nigro tinctis; alis ferè hyalinis. 


Antennes fauves, chète brun ; face et front gris, ce dernier un peu lui- 
sant au-dessus des antennes, callosité fauve, une bande brune sur les 
joues ; thorax gris, avec 5 bandes longitudinales noirâtres, la médiane 
s’arrétant à la suture, les deux intermédiaires, interrompues au milieu 


538 J.-M.-F, BIGOT. 


et atténuées en arrière ; écusson d’un fauve livide, plus foncé à la base ; 
cuillerons blancs, balanciers testacés; abdomen noir à duvet gris, et, de 
chaque côté, sur le 2° segment, une macule ovale fauve, les vestiges 
d’une autre semblable sur le 3°; pieds fauves, cuisses presque jusqu’à 
l'extrémité, un large anneau sur les tibias, une macule sur la face dorsale 
de chacun des segments tarsiens, de couleur brune; ailes presque hya- 
lines, base d’un jaunâtre pâle. 
Californie. — 1 specim. 


NoTA. Brachyopa notata (Ost.-Sacken, Catalog., 1878, note, p. 248) 
appartient au genre Exocheila (Rondani, Prodrom., 1857, p. 170). 


Genre Syritta (Saint-Fargeau, Serville). 


4. S. RUFIFACIES, d, — Long. 8 mill. 


Antennis fulvis, fucie pallidè fuscä ; epistomate latè rufo; fronte nigro- 
cinereo; thorace scutelloque nigro hyacintho, callo humerali fulvido, 
pleuris cinereis ; calyptris et halteribus pallidè flavidis; abdomine nigro 
hyacintho, segmentis secundis et tertiis basi, late, testaceo pallido, et 
marginibus posticis, angustè, ejusdem coloris ; pedibus fulvis, femoribus 
posticis, apice, latè, et supernè, tibis posticis, basi el apice, nigris; alis 
hyalinis. 


Antennes fauves ; front noir à reflets gris ; face brunâtre à refleis sem- 
blables, largement teintée de fauve autour de l’épistome ; thorax, écusson, 
noirs à reflets violacés, le premier, avec les callosités humérales fauves, 
les vestiges de deux bandes grisätres au bord antérieur, les flancs à reflets 
gris; cuillerons et balanciers d’un blanc jaunâtre; abdomen noir avec 
reflets violacés obscurs, 2° et 3° segments, chacun avec une large bande 
transversale, échancrée en arrière, d’un testacé pâle, bord postérieur du 
3° segment, bord antérieur du 4°, extrémité du 5°, lisérés de fauve; 
hanches noires à reflets gris, pieds antérieurs et intermédiaires fauves, 
un peu de roussâtre sur les cuisses et sur les tibias; pieds postérieurs, 
cuisses, fauves avec l’extrémité noire, genoux jaunes, tibias fauves, noirs 
à la base et à l’extrémité, tarses brunâtres en dessus; ailes hyalines, 
macule stigmatique, entre les 4"° et 2° nervures longitudinales (Rondani), 
très pâle. 


Pondichéry. — 1 specim. 


Dipières nouveaux ou peu connus. 039 


2, S. MEXICANA, d. — Long. 8 mill. 


Antennis fuscis, chelo fulvo; facie nigrà; epistomate fulvo; fronte ænes- 
cente ; thorace nigro; scutello obscure ænescente ; calyptris et halteribus 
testaceis ; abdomine nigro, apice æneo ; maculis quatuor quadratis, fulvis; 
femoribus fere totis nigris, tibiis fulvis, apice latè castaneis, tarsis, 
præler posticos fuscos, fulvis, apice fuscis ; alis pallidè cinereis, maculä 
stigmaticali parvä pallidè fuscä. 


Antennes brunes, chète fauve; face noire avec des reflets grisâtres et 
les bords de l’épistome fauves; front couleur de bronze foncé; thorax 
noir, plus luisant, un peu de duvet gris aux épaules et sur les côtés de 
la suture, flancs noirs à duvet gris; écusson d’un noir bronzé; cuillerons 
et balanciers testacés; abdomen noir, les deux derniers segments d’un 
noir bronzé, une macule presque carrée sur les côtés des segments 2° et 
3°, fauve; pieds avec les cuisses noires, genoux fauves, tibias testacés à 
la base, ensuite, brunâtres, nuance plus foncée aux antérieurs, tarses 
testacés avec l'extrémité noire, les postérieurs entièrement brunâtres ; 
ailes d’un gris pâle, une macule stigmatique brunâtre, nervures transver- 
sales légèrement bordées de roussâtre. 


Mexique, — 2 specim. 


Genre Eumerus (Meigen). 


E. RUFICAUDA, d. — Long. 10 mill. 


Niger, obscurè cærulescens. Facie albido cinereo villosä ; thorace, ante, 
vitiis duo abbreviatis, obsoletis, abdomine viltis utrinque obliquis tribus, 
cinerascentibus, apice, tibiarumque bast fulvis:; calyptris albidis, halte- 
ribus obscure fulvis; alis pallidissimè cinerascentibus. 


D'un noir un peu bleuâtre et très finement ponctué, écusson bordé, 
marqué au milieu d’un sillon transversal. Palpes et trompe brunûtres ; 
face couverte d’une courte villosité blanchâtre; cuillerons blanchâtres, 
balanciers d’un fauve obscur; thorax, épaules, un peu grisâtres, en avant, 
deux courtes bandes longitudinales peu distinctes, grisàtres ; abdomen, 
2°, 3° et 4° segments, chacun avec, de chaque côté, une demi-bande 
oblique, droite, blanchâtre, extrémité du 5° segment largement fauve, 


540 J.-M.-F. BIGor. 


ventre noirâtre; pieds couverts d’une légère pruinosité grisâtre, genoux 
et base des tibias fauves; ailes d’un gris très pâle. 


Alger. — 4 specim. 
Genre Paragus (Latreille). 
1. P. LATECINCTUS, d', $. — Long. 5 mill. 


d. Antennis fuscis ; facie pallide ænescente, flavo pruinosé ; fronte cha- 
lybescente; thorace et scutello nigris, parcè flavo tomentosis; calyptris 
et halteribus testaceis ; abdomine testaceo fulvo, basi et versùs apicem 
nigro, externe, apice, testaceo; pedibus testaceis, femoribus basi nigris, 
posticis nigro latiüs pictis, tibiis posticis fusco annulatis; alis hyalinis. 

@. Simillima, antennis inferne fulvis; facie villâ medià fuscä; parte 
fulvâ abdominis angustiore, ano nigro. 


d. Antennes noirâtres; face d’un bronzé pâle, couverte d’une pruino- 
sité jaune; front d’un bleu métallique; thorax, écusson, noirs à duvet 
jaunâtre clairsemé; cuillerons et balanciers testacés; abdomen noir, 
2° segment, base du 3°, 4° et dernier, d’un fauve pâle; pieds fauves, 
cuisses noires à la base, les postérieures presque jusqu’à l'extrémité, 
tibias postérieurs avec un anneau brun; ailes hyalines. 

Q@. Semblable au mâle, si ce n’est : antennes fauves en dessous; une 
ligne noire, médiane, sur la face; la couleur testacée du 4° segment plus 
étroite et rétrécie vers le milieu. 


Sierra Leon. — 2 G!, 1 $. 


2, P. AURICAUDATUS, d', ?. — Long: 5 mill. 


d. Antennis nigris; facie nigrâ, utrinque obscurè testace4 et cinereo 
flavo tomentosä ; fronte obscurè ænescente ; thorace scutelloque æneo nigro; 
calyptris et halteribus testaceis ; abdomine nigro ænescente, dimidiâ parte 
retrorshm, aureo micante; pedibus fulvis, femoribus latè nigris, apice, et 
basi tibiarum pallide testaceis ; alis hyalinis. 

®. Simillima; nisi, vittâ intermediä fasciali nigrä, abdomine, apice, 
anguste nigro. 


&. Antennes noires; face d’un testacé obscur, noirâtre au milieu; 


Diptères nouveaux ou peu connus. ol 


front luisant, bleuâtre; thorax, écusson, d’un noir luisant à reflets bron- 
zés; cuillerons et balanciers testacés ; abdomen, les deux premiers seg- 
ments de la couleur du thorax, le reste fauve avec de brillants reflets 
dorés; pieds testacés, plus pâles à la base des tibias, cuisses largement 
colorées d’un noir brillant à leur base; ailes hyalines, stigmate un peu 
grisâtre. 

©. Semblable au mâle, excepté : les côtés de la face plus jaunâtres et 
la bande médiane plus élargie ; l'extrémité du dernier segment abdominal 
noire. 


Californie. — 4 &, 1 9. 


3. P. RUFICAUDATUS, d. — Long. 5 mill 


Antennis fulvis; facie sordidè albidä; fronte nigrâ; thorace nigro, 
obscurè cinereo trilineato, humeris testaceis ; scutello nigro æneo, apice 
fulvido ; calyptris et halteribus fulvis ; abdomine nitido, croceo, seg- 
mentis À et 2 nigris ; pedibus fulvis, femoribus anticis et intermediis, 
basi, nigris, posticis, ferè totis, tibiis posticis, incisuris tarsorum postico- 
rum, latè nigro notatis ; alis ferè hyalinis. 


Antennes fauves, 2° et 3° segments maculés de brun en dessus: face 
d’un blanc jaunâtre ; front noir; thorax noir avec trois lignes peu dis- 
tinctes, grisàtres, callosité humérale et angles postérieurs fauves : écusson 
d’un noir bronzé; cuillerons et balanciers fauves ; abdomen luisant, d’un 
rougeâtre clair, 1° et 2° segments noirs; pieds fauves, cuisses sauf l’ex- 
trémité, les postérieures sauf les genoux, noires, un large anneau noi- 
rètre aux tibias postérieurs, tarses postérieurs avec la base des segments 
noirâtre; ailes presque hyalines. 


Brésil. — 1 specim. 


h. P.? PACHYPUS, S. — Long. 10 mill, 


Facie plan ; fronte lalä in medio coarctatà ; femoribus muticis, haud 
énflatis; metatarsis posticis incrassatis, elongatis ; ven& alarum longitu- 
dinali posticä quartä (Rond.), intüs longe appendiculatä. 

Antennis, facie flavido fronte et occipite nigro-villosis, nigris, uné, 
sicut occipile, flavido, allerd, nigro villosis ; thorace et scutello fulvis, 
disco dorsal nigro, lato, nitidis, flavido fulvo villosis ; abdomine fulvo, 


542 J.-M.-F. BIGOT. 


breviter flavido tomentoso; calyptris albis, albido circum villosis, halte- 
ribus pallidè testaceis; pedibus et coxis fulvis, femoribus basi nigris, 
tibüs angustissimè nigro annulatis, tarsis, extremo apice, fuscis; alis 
pallidè infuscatis, extrinsecüs, apice, latè fuscioribus, basi cellulisque 
posticis, in medio, pallidis. 


Cette espèce, que je place provisoirement dans le genre Paragus, en 
diffère peut-être assez pour servir de Type à une coupe nouvelle ? Le 
3° segment antennaire est ovaloïde, de longueur relativement médiocre, 
la face et l’épistome sont droits et dénuées de saillies, le front, de lar- 
geur médiocre, est ponctué et notablement rétréci vers son milieu, les 
yeux paraissent nus, les cuisses postérieures sont mutiques et nullement 
renflées, les métatarses postérieurs renflés, sont aussi longs que les 
autres segments réunis, les 4° et 5° nervures longitudinales postérieures 
de l’aile (Rond.) sont droites, divergentes, la 4° munie intérieurement 
d’un long appendice perpendiculaire, les 1"° et 2° nervures transversales 
(Rond.) ne sont pas obliques mais légèrement concaves en leur milieu et 
munies chacune en ce point, intérieurement, d’un court appendice. 


Antennes noires, chèle id.: front et face noirs, un peu luisants, face et 
derrière de la tête densément veloutés de jaunâtre, front à poils noirs; 
thorax, écusson, luisants, entièrément d’un fauve rougeâtre à duvet jau- 
nâtre, un large disque noirâtre sur le £ergum, poitrine brune; cuillerons 
blancs, longuement bordés de poils blancs, balanciers d’un testacé pâle ; 
abdomen d’un fauve rougeâtre, un peu rembruni vers la base et couvert 
d’un court et fin duvet jaune pâle; pieds et hanches d’un fauve rou- 
geâtre, cuisses noires à la base, un très petit anneau noirâtre au milieu 
des tibias, derniers articles des tarses bruns; ailes, d’un brunâtre clair, 
avec une large macule diffuse, brune, sise extérieurement vers leur extré- 
mité, base et milieu des cellules presque hyalins, principalement les 
postérieures. 


Sidney. — 1 specim. 
Genre Xylota (Meigen). 


4. X. CÆRULIFRONS, $. — Long. 12 mill. 


Nigra, parum nitida. Antennis castaneis, cheto testaceo ; facie nigrä, 
cinereo pruinosà ; fronte et vertice cærulescentibus; thorace obscurè ænes- 


Diplères nouveaux ou peu connus. 545 


cente; calyptris et halteribus pallidè flavescentibus ; pedibus testaceis, femo- 
ribus ferè totis, tarsis apice, nigris, tibiis obscurè fuscano annulatis; alis 
pallidè cinereis. | 


D'un noir peu luisant, Antennes roussätres, chète testacé; face noire 
avec quelques reflets gris; front et vertex d’un bleu métallique ; thorax, 
écusson, légèrement bronzés; cuillerons et balanciers d’un jaunâtre pâle; 
abdomen d’un noir brunâtre ; cuisses d’un noir bronzé, les postérieures 
fortement épineuses en dessous, tibias testacés avec un anneau brun pâle, 
tarses testacés avec l’extrémité noirâtre; ailes d’un gris très clair. 


Exot, Pays ? — 1 specim. 


2, X. CALOPUS, g, — Long. 8 mill. 


Antennis nigris; facie obscurè testaceä, cinereo pruinosä ; thorace obscure 
æneo; scutello ejusdem coloris, angustè fulvo marginato; calyptris et hal- 
teribus albidis ; abdomine obscurè æneo, vittis duo transversis, fulvis; 
femoribus obscurè ænescentibus, dimidiä parte basali testaceä, anterio- 
ribus, basi, subtüus anguste et tarsis testaceis, posticis infuscatis, tibiis 
testaceis, apice latè infuscatis, posticis fusco annulatis ; alis pallidè cine- 
reis, maculä stigmaticali angustä, elongatä, fuscandä. 


Antennes noirâtres ; face d’un testacé obscur, avec des reflets grisâtres, 
bords de l’épistome teintés de fauve, front noir ; thorax d’un bronzé 
obscur avec un peu de duvet fauve clair, épaules à duvet blanchâtre 
ainsi que les flancs ; écusson de même couleur que le thorax avec le bord 
fauve couvert de poils jaunes; cuillerons et balanciers blanchâtres : abdo- 
men d’un bronzé obscur, un peu de duvet jaune sur les derniers seg- 
ments, 2° et 3° avec une bande transversale basilaire, testacée, plus 
étroite sur le 2°; cuisses noires, genoux fauves, moitié basilaire testacée, 
les antérieures, seulement en dessous, avec un peu de fauve à la base, 
les postérieures avec un anneau brun sis vers la base, tarses fauves, pos- 
térieurs brunâtres; ailes grises, une macule étroite, allongée, noire, au 
stigmate. 


Java, — 1 specim. 
3. X. RUBBIGINIGASTER, d. — Long. 10 mill. 


Antennis fuscis, basi fulvis, chelo fulvo ; fronte nigrd, maculis ulrinque 


54h J.-M.-F. BIGOT. 


cinereis: facie castaneâ, cinereo pruinosà ; thorace scutelloque hyacintho 
obscuro; calyptris albis, halteribus, testaceo clavatis ; abdomine rubido, 
maculä basali trigonûâ, nigrä ; pedibus testaceo obscuro, femoribus apice, 
tibiis basi, latè, tarsis cunctis apice fuscanis, pedibus posticis, femoribus, 
supernè, tibiis, basi et apice, fuscis ; alis hyalinis. 


Antennes noirâtres, les deux segments basilaires fauves, chète fauve; 
front noir avec deux taches à reflets blanchâtres au bord des yeux; face 
d’un brun clair, couverte de reflets blanchâtres; thorax d’un noir peu 
luisant- avec quelques teintes violacées, écusson de même couleur, callo- 
silé humérale et flancs roussâtres; cuillerons blancs ainsi que les balan- 
ciers dont la massue est jaunâtre; abdomen luisant, d’un fauve orangé, 
une large macule trigonale, noire, à sa base; pieds, les antérieurs et 
intermédiaires d’un testacé obscur, brunâtres à l'extrémité des cuisses, à 
la base des tibias ainsi qu’à l'extrémité des tarses, pieds postérieurs avec 
les cuisses noirâtres en dessus et vers l’extrémité, les tibias noirs à la 
base ainsi qu’à l'extrémité, le milieu, largement, d’un testacé blanchâtre, 
les tarses d’un testacé obscur, brunâtres à l’extrémité; ailes hyalines. 


Amer. septentr. (Colorado). — 4 specim. 


L. X. GOLORADENSIS, d. — Long. 40 mill. 


Antennis obscurè testaceis ; fronte et facie cinereo albido; thorace scu- 
telloque obscurè ænescentibus ; calyptris albis, halteribus testaceis ; abdo- 
mine, segmento 1°, 4° et 5° nigris, 3°, 4° et 5° flavo anguste marginatis, 
2° et 3° fulvis, 3° et h° maculà latä, utrinque profundè bifidä, 3° vitté 
medianà, relrorsum dilatatä, nigris ; pedibus nigris, geniculis fulvis ; alis 
hyalinis, maculâ stigmaticali testaceà. 


Antennes d’un fauve obscur; front et face couverts d’une pruinosité 
blanchâtre ; thorax, écusson, noirs avec quelques reflets bronzés, épaules 
blanchâtres; cuillerons et balanciers testacés ; corps couvert d’un très fin 
duvet clairsemé, jaunâtre ; abdomen avec, les 4%, 4° et 5° segments noirs, 
3°, 4° et 5° finement bordés de jaune pâle, 2° et 3° d’un fauve rougeûtre, 
3° avec une large bande médiane noire, profondément bifide de chaque 
côté, 4° avec une bande semblable légèrement élargie en arrière; pieds 
noirs, genoux, base des tibias antérieurs et intermédiaires, fauves ; ailes 
hyalines, stigmate d’un testacé pâle. 


Amer. seplentr. (Colorado). — 4 specim. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 545 


5. X. METALLIFERA, d, — Long. 40 mill. 


. Tota cinereo villosa. Antennis castaneïs ; fronte et facie albis, genis et 
facie, utrinque, supernè nigro pictis ; thorace et scutello obscurè ænescen- 
tibus, thorace obscurè chalybeo vittato; calyptris albis, halteribus testa- 
ceis ; abdomine nigro opaco, segmentis secundis et tertiis, utrinque, hyacin- 
tho notatis, quartis et quintis similiter tinctis; pedibus nigris, longè, sat 
densè, albido villosis ; alis ferè hyalinis, maculé stigmaticali pallide fuscä. 


Corps entièrement couvert de longs poils gris, clairsemés ; face et front 
blanchâtres, les joues et les côtés, près des antennes, à reflets noirâtres; 
thorax d’un noir bronzé, obscurément marqué de bandes bleuâtres: 
écusson de même couleur que le thorax; cuillerons blancs, balanciers 
testacés ; abdomen d’un noir opaque, 2° et 3° segments, de chaque côté, 
avec une macule ovalaire, allongée, la base des 4° et 5° segments, d’un 
bleu métallique ; pieds noirs, cuisses couvertes de poils blanchâtres, clair- 
semés ; ailes presque hyalines, un peu roussâtres sur les nervures trans- 
versales ainsi qu’au stigmalie. 


Amer, septentr. (Colorado). — 1 specim. 


6. X, ANNULIFERA, d, $. — Long. 10 mill. 


d'. Antennis obscurè fuscis; facie et fronte albido cinerascente ; thorace 
et scutello, obscurè ænescentibus; calyptris albis, halteribus testaceis ; 
abdomine nigro, maculis quatuor fulvis notato; femoribus nigris, tibiis 
fulvis, anticis et intermedtüs nigro annulatis, posticis apice, latè, ejusdem 
coloris, tarsis cunctis fulvis, apice nigris; alis hyalinis, extrinsecus in 
medio, pallidè infuscatrs. 

®. Simillima; sed fronte maculis duabus nigris nitidis. 


d. Antennes d’un brun obscur, extrémité de la proéminence antenni- 
fère roussâtre ; face blanchâtre avec reflets noirs sur les joues et sur les 
côtés au niveau des antennes; thorax, écusson, d’un noir bronzé, avec 
un peu de très fin duvet jaunâtre, une bande de duvet blanchâtre sur les 
flancs ; cuillerons blancs, balanciers testacés ; abdomen noir, 2° et 3° seg- 
ments, chacun avec une large macule latérale presque carrée, fauve ; 
pieds fauves, cuisses, un large anneau sur les tibias antérieurs et inter- 
médiaires, extrémité des tibias antérieurs largement, extrémité de tous 


(1883) 1° partie, 35. 


546 J.=M.-F. BIGOT. 


les tarses, noirs; ailes hyalines, un peu de roussâtre sur les nervures 
transversales ainsi qu’au stigmate. 


£. Semblable au mâle, si ce n’est que le front porte deux larges 
macules superposées, d’un noir luisant. 


Amer. septentr. — 4 G\, 2 9. 


7. X. SATANICA, ®. — Long. 15 mill. 


Nigra. Antennis castaneïs ; fronte, utrinque, albido notatä; thorace scu- 
telloque parum hyacinthis ; calyptris et halteribus sordidè flavis ; pedibus 
croceis, tibiis et tarsis posticis nigris ; alis pallidè cinerascentibus, extrin- 
secs, versus apicem, parüm infuscatis, venis transversis fusco pallidè 
limbatis, maculä stigmaticali angustä&, long, nigrà. 


Noire un peu luisante. Antennes d’un châtain foncé; face noire, avec 
quelques reflets blancs, deux points blancs sur le front au bord des 
orbites ; thorax, écusson, légèrement violacés ; cuillerons d’un blanc sale, 
balanciers semblables avec la massue teintée de brunâtre ; pieds ochra- 
cés, tibias et tarses postérieurs noirs ; ailes un peu grisâtres, plus foncées 
à l'extrémité, nervures transversales légèrement bordées de brunûtre, 
stigmaie étroit, fort allongé, noir. 

Californie. — 1 specim. 


8. X. FLAVITIBIA, $. — Long. 41 mill. 


Antennis nigris ; facie albidä ; fronte nigro nitido; thorace scutelloque 
parum hyacinthis, humeris albidis ; calyptris albis, halteribus flavidis ; 
abdomine croceo, bast et apice nigro; femoribus nigris, tibiis fulvis, pos- 
ticis latè nigro annulatis, tarsis fulvis, apice nigris; alis ferè hyalinis, 
pallidissime infumatis, macul& stigmaticali longä, pallidè fuscä. 


Antennes noires; face blanche ; front d’un noir luisant; thorax, écus- 
son, à reflets violacés avec un très fin duvet jaunâtre, clairsemé, une 
touffe de poils blancs sur les flancs, une macule blanche aux épaules ; 
cuillerons blancs, balanciers jaunes; abdomen ochracé, premier et der- 
nier segments noirs, quelques poils blancs sur les côtés ; cuisses noires 
à duvet blanc; tibias fauves, largement brunâtres à l'extrémité, quelques 
reflets blanchâtres, tarses fauves avec l'extrémité brune; ailes claires, 


Diptères nouveaux ou peu connus. 947 


un peu enfumées à l’extrémité, tache stigmatique étroite, allongée, bru- 
nâtre. 


Californie. — 1 specim. 


9. X, BIVITTATA, ®. — Long. 9 mill. 


Antennis castaneis; fronte nigrâ, utrinque cinereû ; facie albidä, genis, 
in medio, nigro vittatis ; thorace nigro, vix nitido, vittis duabus cinereis ; 
scutello nigro parum nitido; calyptris albis, halteribus testaceis ; abdo- 
mine croceo, basi, viltä mediâ, transversä diffusä, nigris ; pedibus nigris ; 
alis hyalinis. 


Antennes d’un fauve obscur ; front noir à côtés gris; face blanchâtre, 
une bande médiane noire, joues à bandes noires; thorax noir, un peu 
luisant, deux bandes antérieures grises, n’atteignant pas le bord posté- 
rieur, flancs avec un peu de duvet blanchâtre ; écusson noir, un peu 
luisant ; cuillerons blancs, balanciers testacés ; abdomen d’un fauve rou- 
geâlre, 4° segment, une bande transversale sur le milieu du 4°, noirs, 
une bande longitudinale noirâtre sur les 2° et 3°, base du 4° segment 
finement bordée de blanchâtre ; pieds noirs ; ailes claires. 


Chili. — 1 specim. 


Genre F'emnocera ? (Saint-Fargeau et Serville). 


(Genre mal défini ?) 


4. T. FULVICORNIS, d', ?. — Long. 9 vel 11 mill. 


( 

Nigro castaneo, obscurè hyacintho; facie testace&, antennis pallidè ful- 
vis: sculello obscurè castaneo, Spinis nigris octo, vel sex armato ; alis 
hyalinis, vilté exlernè lat, abbreviatä, stigmaticali, obscure fusco ; calyp- 
tris et halteribus fuscis, clavä testaceä ; fronte conicè productà. 


Front conoïdal, notablement proéminent ; face allongée, conique, médio- 
crement concave sous les antennes, calleuse; 3° nervure longitudinale 
des ailes (Rondani), sinueuse, soudée à la 2° loin de son extrémité; yeux 
velus; chète plumeux. Entièrement d’un châtain noirâtre, luisant, avec 
des reflets d’un violet obscur; face testacée; antennes d’un fauve clair, 
extrémité du 3° segment et celle du chète, un peu brunâtres; écusson 


548 J.-M.-F. BIGOT. 


obscurément roussâtre, tantôt avec six, tantôt avec huit épinès noires; 
cuillerons brunâtres, balanciers de même couleur, la massue d’un testacé 
pâle; ailes hyalines, une demi-bande transversale, courbée, large, sur le 
stigmate, noirâtre, bord externe, vers la base, de couleur brune. 


Buenos-Ayres. — 3 G', 4 Q. 
2. T. ANDICOLA, d. — Long. 12 mill. j 


Nitens. Antennis et facie fulvis ; thorace fulvo rubido, tergo latè nigro, 
et, utrinque, satis dense fulvo velutino ; scutello fulvo rubido, utrinque 
fulvo villoso, spinis longis quatuor armato; calyptris fuscanis, halteribus 
pallidè testaceis ; abdomine nigro fusco; tibiis et tarsis castaneo rufo; alis 
hyalinis, basi testaceis, vittà transversali abbreviatä, fuscé ; fronte conicè 
prominulä. 


Yeux densément couverts d’un duvet fauve; chète plumeux; face médio- 
crement allongée, conoïdale, tronquée à son extrémilé, notablement con- 
cave sous les antennes, fortement tuberculée; ailes, 3° nervure longitu- 
dinale (Rondani) sinueuse; front notablement proéminent, conoïdal. 
Entièrement luisant, Antennes et face fauves, 3° segment et chète, un 
peu brunâtres à leur extrémité ; thorax d’un brun rougeâtre avec un large 
disque d’un noir luisant, couvert en avant et sur les côtés d’un duvet 
fauve assez long et assez dense; écusson de même nuance, bordé de 
duvet fauve, quatre épines noires ; abdomen noirâtre; cuillerons bru- 
nâtres, balanciers blanchâtres » tibias et tarses d’un roussâtre obscur; 
ailes claires à base jaunâtre, une demi-bande transversale brune au stig- 
mate. 


Chili. — 1 specim. 
Genre Glaurotricha, alias Haurotricha, (Thomson). 


G.? VOLUCELLOÏDES, d. — Long. 10 mill. 


Breviter et sparse cinereo villosa Antennis, segmento 3° ovali, satis 
elongato, cheto late villoso ; oculis dense villosis; facie breviter et sparse 
nigro pilosâ, conicä, elongatâ, acuminatä, concavé et callos@; alarum, 
venis longitudinalibus 2° et 8° (Rondani) apice separatis, 8° vix sinuos ; 
thorace scutelloque, retro, selis paucis longis, rigidis, nigris, instructis. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 549 


— Tota nigro fusco parüm nitido; facie et antennis fulvis, vittà faciali 
genisque nigris ; thorace, utrinque, obscurè fulvo; scutello testaceo; calyp- 
très et halteribus obscure testaceis ; abdomine nigro opaco, maculis utrin- 
que tribus, quadratis, obscurè testaceis, notato; pedibus fuscis, femo- 
ribus apice, tibiis et tarsis basi, obscurè testaceis, tarsis posticis fuscanis ; 
alis cinereis, exlernè infuscatis. 


Médiocrement luisante, clairsemée d’une courte villosité grise ;. yeux 
densément veloutés de noir, chète largement plumeux; face concave sous 
les antennes, calleuse, conoïdale, allongée, acuminée; ailes, 3° nervure 
longitudinale (Rondani) à peu près droite, séparée de la 2° à son extré- 
mité; thorax, écusson, avec quelques macrochètes allongés, noirs, sis aux 
bords latéraux postérieurs. — Antennes et face fauves, la dernière avec 
quelques poils noirs, courts, la bande médiane et les joues noires ; 
thorax noir assez luisant, côtés un peu rougeâtres; écusson luisant, tes- 
tacé; cuillerons et balanciers obscurément jaunâtres ; abdomen noir, de 
chaque côté trois larges macules carrées, testacées ; pieds noirâtres, extré- 
milé des cuisses, base des tibias et des tarses, fauves, tarses postérieurs 
brunâtres; ailes grisâtres, nervures transversales bordées de brunâtre 
ainsi que le bord externe, c’est-à-dire, sur l’espace compris entre les ner- 
vures longitudinales 2 et 3 (Rondani) et jusqu’à leur extrémité. 


Ce n’est pas sans hésiter que j'ai cru devoir rapporter la présente espèce 
au genre Glaurotricha (selon moi médiocrement caractérisé), peut-être 
n'est-ce qu’une Phalachromyia ? (Rondani). 


Mexique, — 1 specim. 
Genre Endoïasimyia (mihi) 


E. INDIANA, ©. — Long. 11 mill. 


Nigra, obscurè ænea, nuda. Antennis fulvis; facie nudä, nitidä, nigrä; 
calyptris et halteribus obscurè testaceis ; femoribus nigris, geniculis et 
libiis nigro annulatis, tarsis apice infuscatis, pallidè fulvis ; alis ferè 
hyalinis, apice latè infumalis. 

D'un noir bronzé, nue, abdomen plus obscur. Antennes fauves; face et 


front nus, d’un noir luisant; yeux velus; thorax avec les vestiges de 
quatre bandes grisâtres ; cuillerons et balanciers d’un testacé obscur ; 


550 J.=M.-F. BIGOT. 


écusson bordé de poils jaunâtres; cuisses noires, genoux et tibias d’un 
fauve clair, ces derniers marqués d’un anneau noir, tarses de même cou- 
leur, avec les derniers segmenis un peu brunâtres sur le milieu ; ailes 
un peu grisâtres, extrémité largement teintée d’un brun pâle. 


Indiæ. — 1 specim. 


Genre Cartosyrphus (nov. mihi). — V. 1" partie, p. 280). 
P' G. Gheilosia. 


4. C. HIRTIVENTRIS, d. — Long. 9 mill. 


Antennis, palpis et facie nigris; fronte nitidä, nigro villosû ; facie 
albido pilosä; thorace, scutello, abdominis basi, apice, lateribus, nigro 
nitido ; thorace cinereo flavido tomentoso, in medio, latè, nigro opaco, 
ventre satis longè albido cinereo piloso ; calyptris albis, halteribus testa- 
ceis: pedibus albido tomentosis, femoribus et tarsis nigris, tibiis flavidis, 
apice latè nigro annulatis ; alis ferè hyalinis. 


Antennes et palpes noirâtres, front d’un noir bleuâtre luisant à poils 
noirs, un peu rougeâtre autour de la base des antennes; face noire à 
duvet blanc, ainsi que le bord postérieur des orbites, et, les joues; thorax, 
écusson, d’un noir bleuâtre à duvet jaunâtre, des poils gris, assez longs, 
garnissent les bords de l’écusson; cuillerons blancs, balanciers testacés ; 
abdomen d’un noir opaque velouté de grisâtre, la base, les côtés, l’ex- 
trémité, d’un noir bleuâtre luisant, les bords latéraux frangés de poils 
-courts, blanchâtres, ventre à poils allongés de même couleur; pieds à 
duvet blanchâtre, cuisses et tarses noirs, tibias blanchâtres avec un large 
anneau noir à leur extrémité, plus large aux tibias postérieurs ; ailes 
presque hyalines, légèrement jaunâtres à la base et au bord externe. Face 
notablement concave et tuberculée. 


Asia-Minor. (Brusse). — 3 specim. 
2, C. ALBIBARBIS, ®. — Long. 7 mill, 


Tota nigro cærulescente nitido. Antennis et palpis nigris ; facie nigré, 
cinereo pruinosà : fronte nigro cærulescente, fusco tomentosä, genis albo 


Diptères nouveaux ou peu connus. 551 


véllosis; calyptris albis, halteribus pallidè testaceis ; abdomine, utrinque, 
albido tomentoso, femoribus obscurè castaneis, supernè nigris, tibiis pallidè 
testaceis, albido pruinosis, late, apicè, fusco annulatis, metatarsis anticis 
basi testaceis; alis ferè hyalinis. 


Entièrement d’un noir bleuâtre, luisant; front avec une forte impres- 
sion cruciale ; antennes et palpes noirs; face noire, couverte d’une 
pruinosité grise, joues garnies en dessous de duvet blanc: cuillerons 
blancs, balanciers d’un testacé pâle ; abdomen bordé de duvet blanc: 
cuisses brunes, noirâtres en dessus, tibias jaunâtres avec une pruinosité 
blanchâtre, un large anneau noirâtre sis vers leur éxtrémité, plus large 
aux tibias postérieurs, base du métatarse antérieur jaunâtre ; ailes presque 
hyalines, l’espace entre les 1" et 2° nervures longitudinales (Rondani), 
d’un jaunâtre pâle. Face fortement concave et notablement tuherculée. 


Asia-Minor. (Brusse). — 1 specim, 
8. G. GASTANEIVENTRIS, d. — Long. 7 mill 


Antennis, palpis, haustello parum elongato, fuscanis ; facie nigrä, 
nudä ; thorace et scutello nigris, parum nitidis et fusco tomentosis ; calyp- 
tris et halteribus ferèe albis; abdomine castaneo, utrinque cinereo tomen- 
Loso ; pedibus obscurè castaneis ; alis pallidè cinereis. 


‘Trompe assez grêle, dépassant l’épistome, brunâtre ; antennes et palpes 
brunâtres; face noire, nue, fortement concave el fortement tuberculée ; 
front à poils roussâtres ; thorax, écusson, d’un noir peu luisant et parais- 
sant très finement chagrinés, à duvet roussâtre ; cuillerons et balanciers 
presque blancs; abdomen entièrement d’un châtain assez obscur, côtés 
avec un peu de duvet blanchâtre; pieds entièrement d’un châtain obscur; 
ailes d’un gris très pâle. 

Asia-Minor. (Brusse). — 4 specim. 


h. G. PILIPES, PR. — Long. 9 mill. 


Nigra, parum nitida, sparse undique cinereo flavo villosa. Antennis 
obscurè castaneis, cheto nudo ; facie et fronte nigro nitido, villosis ; oculis 
villosis ; calyptris ferè albis, halteribus fulvis; pedibus nigris, villosis, 
geniculis, tibiis basi, latè fulvis ; alès pallidissimè testaceis, venis bast tes- 
taceis. — G. Gheilosia, propr, dict. 


552 J.-M.-F, BIGOT. 


D'un noir peu luisant, clairsemée de poils gris jaunàtres. Antennes 
d’un brun noirâtre; chète nu; face et front peu luisants, brièvement 
velus: cuillerons blanchâtres, balanciers fauves ; pieds noirs, clairsemés 
de longs poils jaunätres, genoux et base des tibias largement teints d’un 
fauve pâle ainsi que l'extrémité des tibias antérieurs et intermédiaires ; 
ailes un peu jaunâtres, nervures et base d’un fauve pâle. 


Indiæ. —- 1 specim. 


5, G LAMPRURUS, &. — Long. 8 mill. 


Undique, non denst, cinereo tomentosa. Antennis fulvis, apice, cheto 
nudo, fuscis; facie nudä, nigrâ, nitidâ; fronte cinereo villosà ; oculis 
nudis ; thorace nigro, obscure metallescente; calyptris ferè albis, halte- 
ribus fulvis; abdomine nigro opaco, basi, lateribus, segmentis ultimis 
duobus, nigris, obscurè æneis; pedibus nigris, tibiis fulvis, latè nigro 
annulalis ; alis pallidè lestaceis. 


Antennes rougeâtres, extrémité du 3° segment et chèle noirâtres, ce 
dernier nu; face nue, d’un noir luisant; front avec de longs poils gris; 
thorax, écusson, d’un noir à reflets bronzés ; cuillerons d’un testacé blan- 
châtre, balanciers fauves; abdomen d’un noir mat, les côtés, le premier 
et les deux derniers segments, d’un noir légèrement bronzé, de longs 
poils grisâtres latéralement ; pieds à duvet clairsemé jaunätre; cuisses 
noires, genoux et tibias fauves, ces derniers avec un large anneau noi- 
râtre qui atteint presque l'extrémité; ailes un peu jaunâtres, plus claires 
vers la base. 


Amer. septentr. 3 specim. 
G. CG HOODIANUS, &. — Long. 9 mill. 


Nigra, sparse fusco et cinereo tomentosa. Antennis fulvis, cheto fusco, 
brevissimè tomentoso ; facie nigro nitido, utrinque fusco tomentosä, fronte 
nigro villosä; oculis villosis ; thorace scutelloque nitidis, fusco villosulis; 
calyptris ferè albis, halteribus apice castaneis; abdomine nigro opaco, 
utrinque cinereo villoso, segmentis 1, 4 el 5° nitidis, 2 el 8°, utrinque, 
basi, latè nitidis ; pedibus nigris, geniculis tibiarumque basi, fulvis ; alis 
pallidè cinereis, basi maculäque stigmaticali infuscatis. — G. Cheilosia, 
propr. dict. 


Antennes fauves, chète brun, très médiocrement tomenteux; face d’un 


Diptères nouveaux ou peu connus. 559 


noir luisant avec quelques poils bruns sur les côtés ; front à poils noirs; 
yeux velus; thorax noir luisant, clairsemé de poils bruns; cuillerons blan- 
châtres, balanciers à massue brune; abdomen d’un noir mat, muni 
d’assez longs poils gris sur les côtés, 1%, 4° et 5° segments luisants, 2° et 
8° avec, de chaque côté, une macule trigonale luisante: pieds noirs, 
quelques poils clairsemés gris, genoux, base des tibias étroitement, 
fauves ; ailes d’un gris très clair, plus foncées vers le bord externe, base, 
macule stigmatique, d’un roux pâle. 


Amer. septentr. (Mont Hood). — 4 specim. 


7. CG. INFUMATUS, d. — Long. 7 mill. 


Tota nigra, nigro parum lomentosa. Antennis obscurè castaneis; cheto 
oculisque nudis; facie nudä nigr&, nitidä; scutello nitido; calyptris et 
halteribus pallidè fuscis; alis fuscanis, externè obscurioribus; alarum 
venà longitudinali 5° (Rondani) post cubilum haud appendiculatà. 


D'un noir opaque, brièvement couverte d’un duvet noirâtre. Écusson 
d’un noir luisant à poils noirs; antennes noirâtres, chète nu ; face d’un 
noir luisant ; yeux nus; cuillerons et balanciers brunâtres ; ailes enfumées, 
surtout au bord externe; 5° nervure longitudinale (Rondani) dénuée d’ap- 
péndice après le coude. 


Amer. seplentr. (Mont Hood). — 2 &. 


8. CG. LÆVIS, ©. — Long. 7 mill 


Tota nigra, nitida, nuda. Gheto, facie oculisque nudis ; calyptris albis, 
halteribus testaceis ; alis pallidè testaceis. 


Entièrement d’un noir luisant, brièvement clairsemée d’un duvet gri- 
sâtre ; chèle, face, yeux, nus; cuillerons blancs, balanciers testacés ; ailes 
un peu jaunâtres; quelques macrochètes noirs au bord de l’écusson. 


Amer, septentr. (territ. Washingt.). — 1 specim. 


9. C FRONTOSUS, d. — Long. 7 mill. 


Nigra, sparse et breviter fusco velutina. Fronte tumidä ; vend longi- 
tudinali alarum 5° (Rondani), post cubitum appendiculaté ; cheto, facie 


554 J.-M.-F. Bicor. 


oculisque nudis ; antennarum segmento 3° fulvo; abdomine nigro opaco, 
utrinque et apice nitido ; calyptris albidis, halteribus apice testaceis ; alis 
pallidè fulvis. 


Front un peu saillant au-dessus des antennes: ces dernières noires, 
3° segment fauve, chète brun, nu ainsi que la face et les yeux; thorax 
d’un noir opaque à duvet gris; écusson luisant à son extrémité; cuille- 
rons blanchâtres, balanciers testacés ; abdomen d’un noir opaque, luisant 
sur les côtés ainsi que sur les 4° et 5° segments; pieds d’un noir brun; 
ailes fauves; 5° nervure longitudinale appendiculée après le coude. 


Mexique. — 1 specim. 


Genre Chrysogaster (Meigen). 
C. ? NOTATA, d'. — Long. 7 mill. 


Nigra, fulvo obscuro parce villosula. Facie, thorace scutelloque nitidis, 
parum ænescentibus ; fronte nigro villosd; scutello et abdomine parcè fulvo 
pilosis ; calyptris et halteribus castancis; femoribus nigris, geniculis, 
tibiis nigro annulatis, fulvis ; alis infumatis. 


Je rapporte, avec doute, cet insecte au genre Chrysogaster, mal défini. 


Entièrement noire. Face, thorax, écusson, luisants, obscurément 
bronzés ; front et vertex à poils noirs; thorax avec un duvet clairsemé 
brunâtre ; écusson, abdomen, à duvet roussâtre; cuillerons et balanciers 
d’un brun roussâtre ; cuisses noires, genoux et tibias fauves, ceux-ci avec 
un anneau noir; ailes enfumées. Assez voisine de l’australis (Macq., Dipt. 
Exot.). Antennes, 3° segment orbiculaire; face très concave, légèrement 
calleuse ; ailes, 5° nervure longitudinale (Rondani) oblique après le coude, 
mais courbée de manière à former un angle presque droit, brièvement 
appendiculée après le coude. 


Nov.-Zeland. — 3 specim. 


Genre Mielanogaster (Rondani). 


4. M. ? RUrFIPES, d', $. — Long. 8 mill. 


Nigra, fere nuda. Facie, thorace scutelloque obscurè ænescentibus, parcè 


Diplères nouveaux ou peu connus. 550 


cinereo villosulis. Anlennarum segmentis tertiis et quarlis, basi, fulvo 
obscuro tinctis; pedibus anticis fulvis, femoribus basi, larsis apice, 
nigris, posticis, femoribus ferè totis, annulo tibiarum, tarsis totis, ejus- 
dem coloris : alis hyalinis. 


Noire, clairsemée de poils grisâtres. Face, thorax, écusson, 1° segment 
de l’abdomen, luisants avec reflets bronzés; antennes fauves, noirâtres 
à la base ainsi qu’au-dessus du 3° segment; face, avec des stries obliques 
très peu visibles de chaque côté, légèrement carénée et tuberculée, non 
concave ; flancs avec un peu de duvet blanc; cuillerons et balanciers 
blancs, massue brune; abdomen d’un noir opaque avec deux larges 
macules latérales et basilaires d’un fauve obscur sur les 3° et 4° seg- 
ments; pieds fauves, intermédiaires et antérieurs avec la base des cuisses 
et l’extrémité des tarses noirâtres, postérieurs avec les cuisses presque 
entièrement noirâtres, un large anneau sur les tibias, les tarses entière- 
ment, noirâtres; ailes hyalines, la macule stigmatique étroite, d’un jau- 
nâtre pâle. Antennes, 3° segment ovaloïde allongé; ailes, 5° nervure 
longitudinale (Rondani) conformée comme chez la précédente espèce. 


Amer. septentr. — 2 specim, 


2. M, ? OCHRIPES, Ÿ. — Long. 6 mill. 


Obscurè ænescens, parcè cinereo lomentosa, Antennis fuscis ; calyptris 
albidis, halteribus fulvis; pedibus fulvis, libis nigro annulatis, tarsis 
nigris, incisuris fulvis ; alis pallidè infuscatis. 


D'un bronzé obscur avec un peu de duvet clairsemé grisâtre. Antennes 
noirâtres ; cuillerors blanchâtres, balanciers fauves ; pieds fauves, tibias 
avec un large anneau noirâtre, tarses noirâtres avec les segmentations 
fauves ; ailes un peu brunâtres. Antennés, 3° segment ovaloïde, allongé ; 
ailes, 5° nervure longitudinale (Rondani) conformée comme dans la pré- 
cédente espèce ; face, dépourvue de stries latérales, notablement calleuse, 
non concave. 


Amer. septentr. (Mont Hood). — 5 specim. 


Je rapporte avec doute ces deux espèces au genre Melanogaster, que ne 
me semble pas suffisamment défini ?, 


556 J.-M.-F. BIGOT. 


Genre Orthonevra, nec Orthoneura (Macquart). 
1. O. sINuOsA, . — Long. 7 mill 


Nigra, nuda. Antennis fulvis, basi et supernè infuscatis; facie nitidà; 
thorace leviter granoso ; abdomine nigro opaco, lateribus et apice anguste 
nitidis ; calyptris albidis, halteribus clavä fuscä; pedibus nigris ; alis 
cinereis, maculà stigmaticali nigrà ; venä alarum longitudinali 5° (Ron- 
dani) post cubitum valde sinuosà. 


Noire, à peu près nue. Antennes fauves avec la base, le dessus du 
3° segment et la base du chète, noirâlres; face luisante; front avec un 
duvet clairsemé noirâtre ; thorax très finement chagriné; cuillerons blan- 
châtres, balanciers testacés; ailes grisâtres, macule stigmatique assez 
allongée, noirâtre ; 3° segment des antennes, ovaloïde, allongé, face plane. 
Ailes, 5° nervure longitudinale (Rondani) sans appendice distinct, très 
fortement sinueuse, soudée perpendiculairement avec la 4°. 


Amer. septentr. (territ. Washingt.). — 1 specim. 
9, O.? ANNULIFERA, $. — Long. 6 mill. 


Nigra, glabra. Antennis, fronte et facie testaceis, vilté faciali latä 
genisque nigris, nitidis; calyptris albidis, halteribus fulvis; pedibus 
fulvis, femoribus anticorum et intermediorum basi nigro annulatis, pasti- 
corum femoribus tibiisque bis fusco annulatis, tarsis fuscis, incisuris 
fulvis; alis ferè hyalinis, macul stigmaticali pallidissimè testaceû. 


Noire et glabre, thorax d’un noir mat, écusson et abdomen un peu lui- 
sants. Antennes fauves (l’extrémité du 3° segment et le chète manquent), 
face et front testacés, la bande faciale large et les joues d’un noir luisant; 
cuillerons blanchâtres, balanciers fauves; pieds fauves, les antérieurs et 
intermédiaires avec un anneau noirâtre à la base des cuisses, les posté- 
rieurs avec deux anneaux, aux cuisses et aux tibias, de même couleur, 
tarses noirâtres avec les segmentations largement fauves; ailes presque 
hyalines avec le stigmate d’un teslacé très pâle. La face saillante, légère- 
ment conique en avant, non calleuse ; ailes, la 5° nervure longitudinale 
(Rondani) appendiculée après le coude et fortement bicoudée, soudée 
presque perpendiculairement avec la A°. 


Brésil, — 1 specim. 


Diptères nouveaux ou peu connus. 557 


Je l’inscris avec doute parmi les Orthonèvres, genre d’ailleurs assez 
mal défini. 


Genre FPenium (Philipp). 


P. DUBIUM, G', £. — Long, 41 mill, 


d. Nigrum, parum nitidum, undique nigro villosulum. Barbû cinereû ; 
tibüs, basi et apice, anguste fulvis; calyptris obscurè fulvis, setis elon- 
gatis, fulvis, marginatis, halteribus ejusdem coloris ; alis pallidè fuscis. 

©. Simillima, minus villosa. 


d. Entièrement d’un noir peu luisant, couvert d’une villosité clairsemée, 
noirâtre ; barbe grisâtre; des poils gris aux bords de l’écusson : cuillerons 
d’un fauve obscur, bordés de longs poils fauves, balanciers de même cou- 
leur; pieds noirs, base et extrémité des tibias un peu fauves; ailes bru- 
nâtres. 


©. Semblable au mâle, seulement moins velue et plus luisante. 
Voisin ? du P. triste (Philippi). 


Philippi, dans sa diagnose, appelle pédiforme la 1"° cellule postérieure ; 
la figure qu’il donne de son espèce ne justifie pas cette qualification ; or, 
l'aile de {a mienne est absolument semblable à celle représentée par son 
dessin. Le front paraît plus saillant que chez le P. triste ?. 


Chili. — 2 specim. 
Genre Ripiza (Fallen). 
P, CRASSIPES, $. — Long. 7 mill. 


Nigra, vix nitida. Antennarum segmento tertio chetoque fulvis ; facie 
cinereo parcè tomentosà ; calyptris albis, halteribus testaceis; alis palli- 
dissimè fuscanis, basi hyalinis, maculâ stigmaticali testaceä; pedibus 
posticis parum incrassatis. 


D'un noir peu luisant, presque glabre. Antennes, 3° segment et chète 
fauves ; face avec un fin duvet grisâtre, clairsemé; un peu de duvet blanc 
sur les flancs ainsi que sur les cuisses; cuillerons blancs, balanciers 
testacés ; ailes un peu roussâtres, hyalines à la base, macule stigmatique 


558 J.-M.-F. BIGor. 


roussâtre ; genoux fauves, pieds postérieurs légèrement épaissis, surtout 
le métatarse. 


Amer. septentr. — 1 specim. 


Genre 'riglyphus (Loew). 


T. FULVICORNIS, ®. — Long. 6 mill. 


Niger, nitidus. Antennis fulvis, apice fuscis ; calyptris albis, halteribus 
fulois ; tibiis fulvis, latè nigro annulatis, pedibus posticis nigris, geni- 
culis fulvis ; alis ferè hyalinis, maculâ stigmaticali longä, pallidè testa- 
ced, Segmento abdominali 2° longo. 


D'un noir luisant. Antennes fauves avec la base, le chète, l’extré- 
mité du 3° segment, bruns; cuillerons blanchâtres, balanciers fauves ; 
pieds antérieurs et intermédiaires noirs, extrémité des cuisses, base, 
extrémité des tibias et métatarses, fauves, pieds postérieurs noirs avec 
les genoux fauves; ailes presque hyalines, l’espace stigmatique entre les 
4'e et 2° nervures longitudinales (Rondani) d’un testacé pâle; les yeux et 
la face à duvet gris, le front à duvet noirâtre ; thorax, écusson, abdomen, 
avec un fin duvet clairsemé, grisâtre, 1% segment abdominal très court, 
2° aussi long que les suivants réunis; antennes, 3° segment orhiculaire. 


Australie, — 2 specim. 


(Voir, n° II, Suites.) 


Diptères nouveaux ou peu connus. 959 


Annotations. 


40 M. le professeur J. Mik, de Wien, ayant eu récemment l’obligeance 
d'attirer mon attention sur un fait extrêmement intéressant, mais dont je 
n’avais pas tenu compte, fait consistant en ce que, la vena spuria carac- 
téristique des ailes, chez les Syrphidi, était, dans quelques cas très rares, 
ou fort dificile à distinguer, ou bien, semblait manquer absolument : 
Genres Chrysogaster, Gryptineura, Graptomyza, Ptylostylomyia, enfin, 
Pia, ce que j'ai dit à propos du dernier (V. p. 225), doit être considéré 
comme non avenu. Conséquemment, le Genre Pia (Philippi), pourra 
trouver sa place, page 257, dans mon Tableau synoptique, c’est-à-dire, 
immédiatement après mon Genre, encore contesté, Cryptineura. 


En outre, suivant les précieux avis qu’il me donne, ën litleris, avis 
dont je m’empresse de profiter actuellement, on peut encore séparer les 
Syrphides des Tachinaires et des Muscides supérieures, (en l'absence de 
la vena spuria dont je parle page 221), au moyen de la conformation 
faciale. En effet, on voit aisément chez ces dernières, et presque constam- 
ment, une dépression longitudinale, médiane, plus ou moins prononcée, 
latéralement délimitée par deux lignes carénées, plus ou moins sail- 
lantes, qui, vers le haut, se rapprochent de la base des antennes, caractère 
manquant absolument chez les Syrphides. 


Enfin, le savant et judicieux Diptériste m’annonce qu’il adopte mon 
Genre Eurhimyia (NV. p. 226 et 242), bien que Schiner, (Catalog. systemat. 
Dipter. Europæ, opuscule que j'ai eu le tort de négliger), ait déjà cité, 
en 1864, un Genre Adasymyia, (sans'le diagnoser à dire vrai), pour y 
caser, entre autres Espèces, les Helophilus sinuatus et trunsfugus. Quels 
que puissent être les motifs déterminants du professeur Mik, il me semble 
que la dénomination de Schiner, primant la mienne, devrait être préférée. 


2° H. Loëw (Reise nach Mosambique, Peters, 1862, Berlin, p. 17) parle, 
très succinctement, des Syrphi salviæ et erycetorum, sans élucider clai- 
rement les questions qui les concernent. 


3° Le nouveau Genre Nausigaster (Williston, Trans. Ent. Soc., 1883, 
p. 33, à part, fig.), peut être placé dans ma division des Syrphidæ, 


560 J.-M.-F. BIGOT. — Dipières nouveaux ou peu connus. 


(V. mes Tableaux), immédiatement après le Genre Melanostoma (Schiner), 
et ce, nonobstant l'apparence quasi pédiforme de la première cellule pos- 
térieure de l’aile, (en admettant d’ailleurs sa reproduction graphique rigou- 
reusement eæacte ?), si mieux l’on n’aime le placer chez mes Helophilidæ); 
or, dans ce cas, il faudrait l’insérer après le Genre Didea, dans une sub- 
division toute spéciale ?. 


Errata des premiers fascicules. 


Page 221, ligne 14. — peut seule, lisez : peut. 


— id, — 924. — ouer un rôle, — jouer un rôle. 

— 923, — 12. — Temnocera, — Temnostoma. 

— 9294, — 15. — Ischnyrosyrphus, — Ischyrosyrphus. 
— id, — 16. — Sciophthalmus, — Lasiophthalmus. 
— id, — 18. — 1882, — 1862. 


— 228, — 8. — Ajoutez : — vena spuria deest. 
— id, — 15. — Tigridiamyia, lisez : Tigridomyia. 
— 230. Supprimez les lignes 41 à 15 inclusivement. 
— 231, ligne 20, — toujours pédiformes, lisez : pédiformes, 
— 236, — 11, — très épaisses, — assez épaisses. 
— 91, — 1. — intermédiaires, — postérieures. 

.— id, — 21 — Tigridiamyia, — Tigridomyia. 
— 253, — 415. — densément villeux, — parfois villeux. 
— 254, — 15. — 48, — 19. 


Notice nécrologique sur A. de GRASLIN 


Par M. Pauz MABILLE. 


(Séance du 23 Avril 1884.) 


M. A. de Graslin appartenait à cette brillante génération d’Entemolo- 
gistes qui, nés tout au commencement du siècle, ont, par leurs travaux 
et par leur exemple, puissamment contribué au développement de l’Ento- 
mologie en France. Les Boisduval, les Guenée, les Rambur, les Graslin, 
étaient, avec beaucoup d’autres qui sont restés moins connus, à peu près 
contemporains. Duponchel, l’auteur de la grande Histoire des Lépidoptères 
d'Europe, était leur chef. Ils étaient tous liés ensemble et ont parfois 
cherché à réunir leur savoir dans des ouvrages faits en commun. De Graslin 
fut le dernier survivant des Lépidoptéristes que j'ai nommés, et il a pu 
voir disparaître un à un tous ceux qui, avec lui, avaient cherché, étudié 
dans cette France si vaste, alors qu’elle était encore dépourvue de che- 
mins de fer. : 

Né le 41 avril 14802, au château de Malitourne, près de Château-du-Loir, 
il manifesta dès l’âge de dix ans un goût prononcé pour l’histoire naturelle. 
Il fit de bonnes études à Tours, où il contracta avec le D' Rambur une 
amitié qui dura toute la vie. Emmené en Espagne par son père, qui était 
alors consul en ce pays, il y passa plusieurs années. 

De retour en France, son goût pour l’histoire naturelle se réveilla ou 
plutôt prit une nouvelle force et devint une sorte de vocation à laquelle 
il se livra sans contrainte et avec une ardeur passionnée. Possesseur d’une 
fortune indépendante, il resta dans son pays natal. Marié et bientôt 
entouré d’une famille, jouissant d’une grande et juste considération, il se 
livra avec éclat à sa science favorite. 

Doué de goûts simples et tranquilles, de Graslin n’avait pas cette ardeur 
inquièle qui poussa plusieurs de ses amis à faire de longs voyages, si 
difficiles à cette époque, et il se serait contenté de visiter le centre de la 


Ann. Soc. ent, Fr, — Avril 1884, 
(1883) 1"° partie, 36, 


562 P. MABILLE. 


France et parfois les montagnes, s’il n’avait été excité et entraîné par 
son ami le D' Rambur, dont l’humeur aventureuse ne connaissait pas 
d'obstacles. C’est lui en effet qui séduisit de Graslin par ses récits enthou- 
siasmés, par la peinture des contrées qu’il avait parcourues et comme 
découvertes à l’Entomologie. Les deux amis firent donc un voyage en 
Espagne, ou plutôt A. de Graslin alla retrouver le D' Rambur en Anda- 
lousie. Leurs chasses et leurs découvertes furent communes; ils parta- 
gèrent fraternellement, et chacun publia de son côté les nouveautés qu'il 
avait trouvées le premier. Jeté dans une contrée si nouvelle, de Graslin 
garda jusqu’à la fin de sa vie un vif souvenir des merveilles que ren- 
ferment ces pays bien-aimés du soleil, où tout est un sujet d’admiration, 
d’études et de recherches pour ceux qui savent comprendre la nature. 


Il raconte lui-même en termes émus, dans une notice qu’il a consacrée 
à la mémoire de son ami, son enthousiasme à la vue de ces belles loca- 
lités où ils étaient les premiers entomologistes à mettre le pied. Il vit 
l’Andalousie et Grenade et les bords du Xenil, il gravit les pentes de la 
Sierra-Nevada, il monta au pic de Beleta, ce rival du Mulhacen. 


De retour dans ses foyers, de Graslin s’occupa plus que jamais d’ento- 
mologie ; il fit des voyages et des explorations dont plusieurs ont eu de 
l’importance pour la science. Les Pyrénées-Orientales surtout l’attirèrent; 
il visita à plusieurs reprises le massif du Canigou et la vallée d’Eyna, et 
il nous a donné un intéressant résumé de ses découvertes et de ses obser- 
vations. 


_ Mais ce qui montre encore davantage la sagacité dont il élait doué et 
sa patience dans les recherches, c’est le résultat de ses explorations sur 
la côte occidentale de la France. Possesseur d’une terre en Vendée, près 
des Sables-d'Olonne, il profita du séjour qu’il y faisait pour explorer la 
côte et en faire connaître la faune. Les parties sablonneuses et arides qui 
s'étendent au midi des Sables lui fournirent des découvertes inespérées et 
qui démontrent combien les espèces méridionales peuvent remonter vers 
le Nord en suivant les plages. On savait déjà que lAgrotis spinifera, 
espèce de l’Afrique tropicale, se trouvait sur les côtes d'Espagne et même 
de l'Angleterre; mais de Graslin rencontra en Vendée beaucoup d’autres 
espèces aussi intéressantes ; outre des nouveautés, comme l’Agr. Graslinti 
el l’Heliothis maritima, il sut trouver sur le genêt épineux la chenille 
de l’Agarithariæ, Phalénite provençale, qui semble égarée sur les bords 
de l'Océan et sur des plages si septentrionales. 


Considéré comme amateur, de Graslin fut, avec Pierret, l’entomologiste 


Notice nécrologique sur A. de Graslin. 563 


le plus soigneux. Il n’admettait que les exemplaires irréprochables, les 
choisissait avec une atlenlion minutieuse, et les préparait avec une habi- 
lelé merveilleuse. Peut-être donnait-il trop de soin à des détails tout 
extérieurs et qui ne sont pas la science elle-même, mais il ne faut pas 
oublier que c’est au moyen de collections comme la sienne qu’on corrige 
les erreurs de ceux qui travaillent sans matériaux suffisants et qu’enfin 
on arrive à dissiper toute obscurité. De Graslin d’ailleurs charmait ses 
loisirs par ces occupations minutieuses, et ceux qui ont reçu de lui des 
insectes lui sauront toujours gré du soin extrême qu’il prenait et des 
belles pièces qu’il préparait. 

Considéré comme savant , il élait de ceux qui se donnent tout 
eutiers à l'analyse, à l'observation, laissant à d’autres le soin de faire de 
la synthèse : son esprit n’était pas impalient du résultat ; il savait attendre 
et semblait même se plaire à une recherche dont le but fuyait devant 
lui, à un problème dont la solution demandait du temps. Il refusa à 
Rambur de travailler en commun à une Faune entomologique de l’Anda- 
lousie, mais il collabora avec son ami à l’Iconographie des chenilles, que 
Boisduval voulut diriger, et qui s'arrêta plus tôt que les amis de la 
science ne l’auraient souhaité. Il aimait à borner ses études; il ne 
s’occupa que des Lépidopières d'Europe, el surtout de ceux de France: 
aussi la faune de ceite contrée lui doit-elle beaucoup, et son nom mérite 
d’être inscrit avec ceux à qui l’Entomologie française sera éternellement 
reconnaissante. 


J’ose à peine parler des qualités de celui que nous avons perdu. Doué 
d’un caractère bienveillant et affable, il a su dans sa longue carrière se 
faire de nombreux amis. Il passa à côlé des querelles qui parfois divi- 
sèrent les entomologistes de son époque, sans jamais y prendre part. Il 
pensait que la science élail un terrain neulre où ne devaient avoir accès 
ni les jalousies, ni les rancunes, ni enfin aucun des sentiments de divi- 
sion qui partout ailleurs travaillent les hommes et les mettent aux prises. 
« C’est une science aimable que l’Entomologie, disait-il ; elle doit servir à 
«nous mettre d'accord, et je m'étonne toujours du soin que prennent 
« ceux qui peuvent se quereller à propos d’elle. » Paroles pleines de sens 
et qui font autant d’honneur à son jugement qu’à son cœur. 


De Graslin entretint des relations avec la plupart des entomologistes de 
son temps ; il sut par son {act et son esprit bienveillant se concilier l’es- 
time el l’amitié de tous. Membre fondateur de la Société entomologique 
de France, il vit ceile Sociélé grandir et prospérer, et, pendant cinquante 


56/ P. MABILLE. — Notice nécrologique sur A. de Graslin. 


ans qu'il en fit partie, il s’y attira autant de sympathies qu’il emporte 
aujourd’hui de regrets. 

Il est mort le 31 mai 1882, au château de Malitourne, où il était né 
quatre-vingls ans auparavant, entouré de sa famille, avec la satisfaction 
d’une longue carrière honorablement remplie. L’Entomologie française, 
si souvent en deuil dans ces dernières années, ne peut que souhaiter 
d’avoir des adeptes aussi fervents, aussi aimables et réunissant à un 
pareil degré la science et la modestie, 


Les travaux entomologiques de A. de Graslin ont été publiés dans les 
Annales de la Société entomologique ; un seul fait exception et parut en 
dehors de ce recueil. Voici les principaux mémoires qu’il a laissés : 

\ 
Iconographie des Chenilles des Lépidoptères, en collaboration avec Bois- 
duval et Rambur. ; 


Notice sur une Exploration entomologique en Andalousie, etc. 1836. 
Notice sur la Stilbia stagnicola et sa chenille. 18/42. 
Notice sur la chenille de la Dianthæcia luteago. 18h42. 


Mémoire sur quelques Lépidopières pyrénéens, principalement sur le 
Trich. Hemigena, espèce nouvelle. 1819. 


Mémoire sur deux nouvelles Leucania trouvées sur la côte occidentale de 
France. 4899. - 


Note sur une nouvelle espèce d’Heliothis trouvée sur la côle de la France 
occidentale. 1855. 


Notice sur deux Explorations entomologiques failes dans les Pyrénées- 
Orientales en 1847 et en 1857. 1863. 


Notice nécrologique sur le D' Rambur. 1872. 


Notice biographique sur M. JULES RAY 


Par M. Came JOURDHEUILLE. 


(Séance du 13 Février 1884.) 


Vous m'avez demandé, Messieurs, comme ami de M. Jules Ray, une 
notice sur notre regretté collègue. Pour me conformer à votre désir, j'ai 
l'honneur de vous adresser mon modeste travail, que d’autres parmi vous 
eussent élé bien plus aptes à mener à bien! 


Jules Ray est né à Troyes le 2 juillet 1815 et y est mort le 19 décembre 
1883. Il fut élevé au collège de Troyes et y contracta ces liens de solide 
camaraderie qui l’accompagnèrent jusqu’à la fin de son existence. Il 
manilesta dès l’enfance son goût pour l’histoire naturelle. Dernier enfant 
d'une famille nombreuse, il fut envoyé à Paris pour faire ses études 
pharmaceutiques. C’était au moment où les esprits se trouvaient entraînés 
dans ce grand courant scientifique qui s'était formé pendant les années 

calmes de la Restauration, avait pris un grand développement après la 
_ Révolution de Juillet, et avait donné naissance à toutes ces Sociétés 
savantes qui surgirent de tous côtés après 1830. 


Arrivant dans un pareil milieu avec ses dispositions naturelles, Ray 
devait être promptement conquis à la science. La Botanique eut surtout 
pour lui un attrait particulier. Son esprit méthodique et investigateur, la 
précision de son jugement, altirèrent bientôt l'attention des professeurs 
chargés de ces herborisations annuelles qui ont toujours tant de charme. 
Ils devinrent bientôt ses amis ; ainsi commencèrent, avec le personnel du 
Muséum de Paris, des relations qui ne s’interrompirent jamais. 

Tous les ans, pendant les vacances, Jules Ray venait aux Riceys, dont 
il étudiait la faune et la flore particulières. Bientôt il s'établit comme 

Ann, Soc. ent. Fr. — Avril 1884. 


566 C. JOURDHEUILLE. 


pharmacien à Troyes. Il continua à recueillir les éléments de son Catalogue 
de la Faune de l'Aube, qu’il publia en 1843 sous les auspices de la Société 
d'Agriculture, Arts et Belles-Lettres du département, Cet ouvrage lui 
valut, en 1846, l'honneur d'être nommé conservateur du Musée zoolo- 
gique fondé en 1831 dans les salles de l’ancienne Abbaye de Saint-Loup. 
Mais, Messieurs, quel Musée ! Ray nous le dit lui-même dans la préface 
de sa Faune : « Quelques vitrines renfermant des objets d'histoire natu- 
relle enfouis depuis 1845, dans les armoires de la bibliothèque quelques 
échantillons de minéralogie... » c'était tout. 


Depuis cette époque la vie de Ray a été consacrée à la formation de ce 
Musée, alors à l’état d’embryon. En même temps il amassait les documents 
les plus variés sur les animaux qui peuplent l’Aube. Son but est défini 
par l'ouvrage cité plus haut; il voulait une sorte de décentralisation de la 
science. 


« Il est bien difficile, disait-il, que les hommes qui s'occupent en grand 
« de la science fassent par eux-mêmes tant d'observations minutieuses. 
« Que les naturalistes de Paris tracent les grandes divisions, qu'ils géné- 
« ralisent, en un mot qu’ils fassent la synthèse, c’est leur tâche. N’en 
« est-il pas une autre plus humble, mais utile aussi, qui naturellement 
« doit échoir aux naturalistes de province. En toutes choses, il faut des 
« spécialistes et de l’analyse. Si donc chaque département, se renfermant 
« dans le cycle qui lui est tracé, pouvait résoudre les questions d’histoire 
« naturelle qui le concernent, la science ne trouverait-elle pas là une 
« grande source de progrès ? 


« Il y aurait, ce me semble, avantage incontestable sous tous les rap- 
« ports, si les Sociétés scientifiques et liltéraires de province s’occupaient 
« d’une manière toute spéciale de ce qui regarde la circonscription à 
« laquelle elles appartiennent, et si les Musées départementaux d'histoire 
« naturelle contenaiïent plus particulièrement les sujets du département. » 


Ceux d’entre vous, Messieurs, qui ont visilé le Musée de Troyes, ont 
pu se convaincre des résultats obtenus par une persévérance qui ne s’est 
pas démentie pendant quarante ans. Ils y auront remarqué les collections 
les plus variées, classées avec un ordre admirable et descendant jusqu'aux 
derniers échelons des êtres. 


Les ordres délaissés étaient précisément ceux qui attiraient le plus 


Notice biographiqué sur Jules Ray. 567 


l'attention de Ray. Il était, pour ainsi dire, le patron des abandonnés; il 
croyait, comme vous, la nature admirable surtout dans les infiniment 
petits, Cette communauté de devise le décida, en 1868, à solliciter son 
admission dans votre Compagnie, mais il vous appartenait depuis long- 
temps par ses études. Dès 1865, il publiait, pour le Congrès scientifique 
de France, une première liste de Microlépidoptères de l’Aube, qu'il 
m'avait déterminé à étudier avec lui et que nous recherchions depuis près 
de dix ans dans toutes les parties du département. C'était alors l’occasion 
d’excursions innombrables, souvent couronnées de succès. Je vois encore 
sa joie en capturant pour la première fois la charmante Cochylis æneana 
Hb., nouvelle alors pour la faune française, ou la mystérieuse Psecadia 
pyrausta Pal. ! 


L'année 1870 arriva, et avec elle son cortège de douleurs et de fléaux. 
Atteint dans son patriotisme, Ray le fut bientôt dans son existence, et, 
pendant de longues semaines, il dut lutter contre la fièvre typhoïde ; sa 
santé en resta toujours ébranlée. Frappé, en 1873, d’un cruel malheur 
de famille, il renonça presque complètement aux promenades qui entre- 
tenaient sa vigueur; il passait désormais dans son Musée les heures qu’il 
pouvait dérober à son officine. Déjà, par ses soins, une collection géné- 
rale de Lépidoptères de France avait élé disposée ; sous sa direction, une 
collection exclusivement locale fut formée, renfermant aujourd’hui plus 
de 1,300 espèces. Presque en même temps, il organisait une collection 
générale de Goléopières, qu’un peu plus tard il enrichissait d’un magni- 
fique lot de Goliaths. — Malgré son amour pour la faune locale, Ray 
ne négligeait pas l’occasion de frapper la foule et de l’attirer à la science, 
en lui montrant les merveilles exotiques de la nature. — Il classait 
ensuile les Diptères, les Hémiptères et les Coléoptères, représentés 
par de nombreuses espèces. En même temps, grâce à l’obligeance de 
notre sympathique collègue M. Eugène Simon, il utilisait le fruit de ses 
récoltes antérieures pour étudier l’intéressante classe des Arachnides, et 
fournissait à notre savant sociétaire des espèces et surtout des renseigne- 
ments nouveaux pour son grand ouvrage : Les Arachnides de France (1). 


(1) F. Ray a beaucoup contribué à la connaissance de la faune française des 
Arachnides ; il s’attachait surtout à la recherche des petites espèces qui vivent 
dans les détritus et les mousses des bois, tels que les Chelifer, les Trogulus, 


568 C. JOURDHEUILLE. 


Simultanément il faisait classer par le D' Budde-Lund, de Copenhague, 
tous les Isopodes qu’il avait récoltés, et lui procurait un grand nombre 
d'espèces inconnues jusqu'ici. Enfin il recueillait une quantité considé- 
rable de parasites de tous genres, et formait une collection de travaux 
d’Insectes des plus instructives. 


Mais n’oublions pas, Messieurs, que ces travaux entomologiques n’oc- 
cupaient qu’une partie du temps consacré par notre regrelté collègue à la 
Zoologie. L'Ornithologie avait élé de tout temps son étude de prédilection. 
Outre sa collection locale, qui comprenait aussi les nids et les œufs, il 
avait formé une magnifique collection générale, dont certains échantillons 
frappaient l’attention d’un de nos savants missionnaires, l’abhé David. 
Il y adjoignait bientôt une curieuse série d’Oiseaux en duvet. Vers 1872, 
il commençait une nombreuse collection d'objets préhistoriques qui a 
figuré avec honneur, en 1878, au Trocadéro. 


Qu'il nous soit permis de dire ici que ces collections, qui avaient êlé 
sa joie, furent pour lui à cette époque l’objet d’une cruelle douleur : 
ubi voluptas, ibi dolor. De magnifiques pièces en lumachelles avaient été 
trouvées dans un village perdu de nos environs par un paysan qui lui en 
avait fait hommage. Hélas ! on n'avait point encore trouvé de pierres 
similaires, et les pauvres haches et fers-de-flèches furent condamnés, 
comme œuvres de faussaires, par l’un des maîtres de la science ! Jules 
Ray garda le silence, mais il résolut plus que jamais de ne rien livrer à 
la publicité. Il avait cependant recueilli sur les nombreux monuments 


les Erigone. Dans les dernières années de sa vie, ayant renoncé aux excursions, 
il se faisait envoyer des mousses de divers points du département et en faisait 
le dépouillement dans son cabinet. 

J. Ray a fourni de nombreux matériaux au D: L. Koch pour sa Monographie 
des Chernetes (Uebers. darst. d. Europ. Chern., Nuremberg, 1873); le Rev. 
O.-P. Cambridge a consacré un mémoire presque entier à ses découvertes dans 
le genre Erigone (Proceed. Zool. Soc. Lond., 1875, p. 210, pl. xxix); enfin, dans 
nos Arachnides de France, son nom revient presque à chaque page. 

Parmi les espèces les plus remarquables découvertes par lui dans le départe- 
ment de l'Aube, on peut citer les suivantes, qui lui ont été dédiées : Chthonius 
Rayi L. Koch, Neon Rayi E. Simon, Trachelas Rayi E. Simon, etc. 


E. Simon. 


Notice biographique sur Jules Ray. 569 


mégalithiques du département des documents d’un haut intérêt. Il se 
confina plus encore dans ces grandes salles qu’il avait remplies, s’occu- 
pant du classement des Reptiles, des Poissons, et surtout des Oursins 
vivants et fossiles. 


C’est à la suite d’une de ces longues séances de travail que notre 
malheureux collègue gagnait le germe de la maladie qui l’enlevait le mer- 
credi 49 décembre 1883, avant qu’on ait pu se douter de la gravité du 
mal dont il était atteint. 


Jules Ray, Messieurs, n’a pas eu le temps de mettre en œuvre les 
innombrables documents préparés pour compléter sa Faune de l'Aube. 
En Entomologie, il n'a presque rien publié en son nom personnel; ce 
n’est donc pas comme auteur qu'il s’est fait une place à part parmi les 
naturalistes, c’est comme propagaleur de notre chère science. Nul plus 
que lui n’a su trouver d’adeptes, et je crois pouvoir affirmer que toutes 
les vocations entomologiques qui se sont formées dans nos environs ont 
été son œuvre. Il savait, avec un art merveilleux, découvrir les germes 
de ces ardeurs pour l’histoire naturelle si rares dans nos pays, utiliser les 
aptitudes diverses. Je l’ai vu transformer de simples paysans en chasseurs 
d’Insectes intelligents et déterminés ! Animé pour la science d’un dévoue- 
ment sans borne, doué d’une intelligence des plus vastes et d’un désinté- 
ressement absolu, Ray a consacré toute sa vie à son pays, à la propaga- 
tion et à la vulgarisation de la Zoologie. C’est par là que sa mémoire doit 
être impérissable dans sa ville natale, que son souvenir mérite d’être 
religieusement conservé parmi nous ! 


970 C. JOURDHEUILLE. — Notice biographique sur Jules Ray. 


Liste des ouvrages publiés par M. Jules Ray. 


Catalogue de la Faune de l'Aube ou liste méthodique des animaux vivants 
et fossiles, sauvages ou domestiques, qui se rencontrent, soit constam- 
ment, Soit périodiquement, dans cette partie de la Champagne. — 
Paris, Roret, 1843. 


Notice sur les Anodontes (avec la collaboration de M. Drouet). — Revue 
zoologique, août 18/8. 


Description d’une nouvelle espèce d’Anodonte. — Paris, Sapia, 1849. 


Rapport sur la pêche fluviale dans le département de l'Aube, — Troyes, 
Bouquot, 1851. 


Catalogue des Mollusques vivants de la Champagne méridionale (en col- 
laboration avec M. Drouel). — Paris, Baillère, 4851. 


Étude sur les armoiries de la ville de Troyes. — Troyes, Bouquot, 1851. 


Observations sur quelques animaux réputés nuisibles. — Troyes, Bou- 
quot, 1856. 


Liste des Microlépidoptères de l'Aube (en collaboration avec M. CG. Jour- 
dheuille). — Troyes, Dufour-Bouquot, 1865. 


Notice sur les Méléorites tombés à Saint-Mesmin en 1866. — Troyes, 
Dufour-Bouquot, 1866. 


SR GT ———— 


Notice nécrologique sur JOHN L. LECONTE 


MEMBRE HONORAIRE 


Par M. AuGustE SALLÉ. 


(Séance du 13 Février 1884.) 


ee | 


La mort du D' John L. Leconte, de Philadelphie, est une perte immense 
pour lEntomologie, et laisse un grand vide parmi les travailleurs qui 
perdent en lui un bon compagnon, un véritable ami, un guide et un 
maître auquel les entomologistes américains avaient constamment recours. 
Il fut un habile chercheur pendant près de quarante années, et était 
regardé comme un des premiers entomologistes, hautement apprécié aussi 
bien en Amérique qu’en Europe. 

Il était fils unique du major John Eatton Leconte, du corps des ingé- 
nieurs topographes de l’armée des États-Unis, naturaliste distingué, aussi 
instruit qu’aimable, né le 22 février 1784, à Shrewsbury, dans le New- 
Jersey ; ses ancêtres étaient français, originaires de la Normandie, et 
comme ceux du baron de Chaudoir et du célèbre naturaliste américain 
Say, ils étaient huguenols et furent obligés de fuir leur patrie pour jouir 
de la liberté religieuse. Il publia dans différents recueils des articles sur 
la Botanique, les Mammifères, les Oiseaux, les Reptiles et les Insectes. 
Il habita longtemps la Géorgie, où il fit une belle collection d'Insectes 
qu’il apporta avec lui à Paris en 1828, et qu’il offrit généreusement à 
M. le comte Dejean. Il s’occupa alors d’une Histoire générale et icono- 
graphique des Lépidoptères et des Ghenilles de l'Amérique septentrionale, 
en s’associant le nom du D" Boisduval, mais il en était l’auteur réel. Son 
dernier ouvrage est publié dans le Boston Journal of Natural history, 
vol. V, 1845, p. 32, c’est À Monography of the North American His- 
teroides, où il décrit 75 espèces, dont les figures sont dessinées avec soin 
par son fils. Il est décédé à Philadelphie le 21 novembre 1860. 

Le D’ John Lawrence Leconte est né à New-York le 13 mai 1895: il 
n’était âgé que de quelques semaines quand sa mère mourut ; son père 

Ann, Soc. ent. Fr. — Avril 1884. 


572 | A. SALLÉ. 


l’entoura de ses soins, et, quand il fut en âge, il le mit au collège Sainte- 
Marie, dans le Maryland, où il étudia et en sortit gradué en 1842. De 
bonne heure il montra un goût décidé pour l'étude des sciences natu- 
relles, que son père ne fit qu’approuver et encourager; cependant il fit 
de rapides progrès dans l’étude des langues et des mathématiques. Après 
avoir fini ses études, il revint dans sa ville natale, y étudia la médecine 
et la chirurgie, au College of Physician and Surgeon de New-York, et y 
reçut le titre de Docteur en 1846. Mais l’histoire naturelle et les voyages 
ayant beaucoup plus d’attraits pour lui que la médecine, il fit, avec son 
père, de la géologie, de la minéralogie et surtout de l’entomologie. 

Evo 1843, il fit un voyage dans l'Ouest; en 1844 il entreprit d'explorer 
les territoires éloignés de l’Union : il commença par le Lac Supérieur, 
qu’il remonta, et s’avança jusqu'aux sources de Mississipi. L’année sui- 
vante, 1845, il fit un voyage le long de la Rivière Plalte, au Fort Laramie, 
et se dirigea jusque près de la base des Montagnes Rocheuses de l’Arkan- 
sas. Retournant par cette rivière et la route de Santa-Fé, il suivit presque 
la trace des pas de Say, et eut la bonne fortune de retrouver en grande 
partie les espèces d’Insecles décrites par ce naturaliste, dont les types 
avaient été détruits et dont il n’en existait que peu d’authentiques dans 
les collections. 

En juin 1848, il se joignit à l’Expédilion Agassiz et visita pour la 
troisième fois le Lac Supérieur; de juin à octobre il fit une ample moisson 
d’'Insectes. Ces matériaux, récoliés autour de l’entière circonférence du 
Lac et ceux recueillis dans ses précédents voyages, lui fournirent de quoi 
faire une Faune des Coléopières de cette région, qui parut en 1850 dans 
le Voyage au Lac Supérieur du grand naturaliste de Neuchâtel. Les bois 
n'étaient pas très productifs, mais les nombreux ruisseaux qui se jettent 
dans le Lac y amenaient des quantités d’Insectes qui, étant noyés et 
poussés par le vent et les vagues, venaient s’échouer sur la plage. Cette 
chasse était si productive qu’une fois, en moins d’une heure, il ramassa 
plus de trois cents Coléoptères et un grand nombre d’autres Insectes. 


En novembre 1849, il partit pour San-Francisco, via Chagres et Panama. 
Durant le mois de décembre il trouva peu d’Insectes, malgré ses 
recherches assidues pour se procurer une série de Coléoptères des 
environs de la ville de Panama, mais il v récolta quelques animaux 
. marins. 


En juillet 1850, il fit, de San-Francisco, un envoi à son père d'environ 


Notice nécrologique sur John L. Leconte. 573 


10,000 Coléoptères dans l’alcool, que celui-ci piqua et prépara en atten- 
dant le retour de son fils. Il revint en septembre 1851, après avoir 
exploré les environs de San-Francisco, San-José, San-Diego, Vallecitas, 
le Désert du Colorado, et reconnu, au milieu de grands périls, les rives 
du Rio-Colorado, depuis sa jonction avec le Gila jusqu’à la mer; ce fut 
le premier voyageur qui ait pu remonter le cours du Rio-Gila jusqu’au 
village des Pimas; il a eu ses deux chevaux et ses bagages volés par les 
Indiens, ce qui l’obligea à faire 30 milles à pieds nus pour regagner le 
camp, se nourrissant d’épis de maïs vert. Une excursion qu'il fit, du 
Fort Yuma jusqu’à Tucson, lui donna un faible résultat entomologique, 
la saison n’étant pas favorable. 


A son retour à New-York, il publia les Ténébrionides et les Histé- 
rides, puis les Cicindélides et les Carabides de son voyage, dans les 
Annals of the New-York Lyceum of Natural History, vol. V, 1851, 
p. 127. Il n'avait rapporté avec lui que sa collection, laissant ses 
doubles à San-Francisco, pour lui être envoyés, mais ils furent détruits 
en juillet 1852, dans le second grand incendie qui brûla la moitié de 
cette ville. 


Un de nos amis, John A. Guex, d’origine suisse et fixé à New-York, 
avec lequel j'étais en relation depuis longtemps, avait, par une grande 
activité et ses échanges avec Melly, Mniszech, de Chaudoir, etc., réussi à 
se faire une belle collection, qui était toujours à la disposition du D' Le- 
conte qui venait s’enfermer dans le cabinet de Guex et y travaillait des 
journées entières; c’est là qu'il trouva des points de comparaison pour 
rédiger et publier sa classification des Longicornes et des Carabiques. 


C’est en 1852 que le père et le fils quittèrent New-York pour aller se 
* fixer à Philadelphie; c’est aussi à celle époque qu’il m’envoya les bro- 
chures qu’il avait publiées, et depuis ce temps-là j'étais en relation avec 
l'excellent ami que nous venons de perdre. Le 24 juin 1854, je leur fis 
une visite à Philadelphie, dans leur demeure, 321, West Locust Street; 
j'y fus accueilli avec la plus grande cordialité et eus l'honneur de voir 
le respectable père, alors âgé de 70 ans. Je trouvai là Motschulsky, qui 
y était depuis trois semaines, occupé à nommer le produit des chasses 
qu’il venait de faire dans les différents États de l’Union, surtout du Sud. 
Leur collection était alors d'environ 7,000 espèces, arrangées avec beau- 
coup de soin. L’Academy était près de chez eux, au coin de Broad et 
George Streel ; nous y fimes une courte visite, et, après, nous allâmes 
faire une promenade délicieuse à Fairmount Park, sur les bords de la 


574 A. SALLE. 


Schuylkill River, où est établi le magnifique Water Works qui fournit 
l’eau à la ville. j 

En 1855, Leconte emporta la collection de Guex à Philadelphie et lui 
donna asile, en attendant que son propriétaire vint lui-même fixer sa 
résidence dans cette ville. On prépara à l’Academy of Natural Sciences un 
local pour la recevoir, et quand elle y fus installée, le 21 novembre 1855, 
Guex la donna à l’Academy; elle était bien classée et composée de 17,000 
espèces de Coléoptères, accompagnée d’un catalogue. 11 la donnait à la 
condition qu’elle aurait son local à part et qu’il en aurait la pleine jouis- 
sance jusqu’à la fin de ses jours. Guex n’a pas profité longtemps de celte 
combinaison, car il est mort le 24 mars 1857. 


En avril 4857, le D' Leconte est parti pour le Honduras pour y prendre 
des Noies géologiques pour le compte de la Compagnie du chemin de fer 
interocéanique, exploralion faite scus la direction de feu J.-C. Trautwine; 
il publia ses observations dans le rapport de cette expédition. Il visita en 
même temps, près la petite ville de Virlud, la Fuente de Sangre, et rendit 
compte de ses observations qui sont consignées dans l’ouvrage de Squire 
Nicaragua. M. J. Laferrière, dans son livre de Paris à Guatemala, 1877, 
in-8°, p. 98, dit : En 1857, le D' Leconte, un de nos compatriotes, visita 
la grotte, etc. Il conclut, d’après le nom, que c’élait un français. Pendant 
les quelques mois qu’il y resta il trouva peu de Coléoptères, ils étaient 
rares, mais les Reptiles y étaient abondants. 


Après ce voyage survinrent quelques changements dans sa vie : il perdit 
son père, et se maria en 1861. Mais il publia beaucoup jusqu'au moment 
qu’éclata la guerre de sécession ; alors il prit du service et entra dans le 
corps médical de l’Armée des États-Unis, el m'écrivit de Chester, Pen’, 
qu'il était là comme chirurgien de volontaires à la tête d’un hôpital de 
1,000 lits, et qu’il était content de pouvoir dire qu'il le tenait en excel- 
lente condition ; mais il ajoutait : « Pour moi, plus de ma chère science, 
ni de plaisantes descriptions jusqu’à la fin de cette maudite rébellion; 
je ne suis qu'à 14 milles de Philadelphia, mais je n'ai que quelques 
heures par semaine, pour voir ma femme et mon enfant, quand je vais 
en ville pour les affaires du Gouvernement. » Il fut promu au grade 
de lieutenant-colonel en 1863 : on l’envoya à Saint-Louis, M°, comme 
inspecteur médical; il m’écrivait alors : « J’ai occasion de voyager beau- 
coup, mais toujours sans avoir le temps de faire des collections. » Il en 
fut ainsi jusqu’à la fin de la guerre, en 1865. 


En mai 1867, il devait venir en Europe avec sa famille, son passage 


Notice nécrologique sur John L. Leconte. 575 


était même retenu, quand des amis l’engagèrent tellement à partir avec 
eux pour faire des observations géologiques pour le tracé et l'extension 
de l’Union pacific Railway, Eastern division, sous le général W.-W. Wright, 
ingénieur en chef de la Compagnie, qu’il partit et consacra l’été et l’au- 
tomne à cette exploration. Son rapport à été publié a part. 


La santé de M”° Leconte, qui laissait beaucoup à désirer depuis son 
retour, l’obligea à revenir passer deux hivers dans le sud de l’Europe ; 
cette fois il l’accompagna et arriva à Paris, avec sa famille, le 49 novembre 
1869; ils partirent presque aussitôt pour Alger, de là allèrent passer 
l’hiver au Caire ; en mars 1870 ils partirent pour Naples, puis pour Rome, 
et vinrent passer la belle saison à Lausanne. La guerre et la situation de 
Paris le gênèrent un peu, quoiqu'il n’interrompit pas ses études, car 
durant son séjour en Europe il visita toutes les collections et fit quelques 
travaux. Il publia à Londres : À List of Coleoptera collected in Van- 
couver’s Island by Henry et Joseph Matthews. Au British Museum il exa- 
mina les types de Kirby, de Newman et de Walker et quelques-uns à 
Paris. Il publia : Synonymical Notes on North American Coleoptera. Il 
étudia aussi le singulier parasite du Castor, Platypsilla castoris Rits., qui 
venait d’être découvert et qui était pour les uns un Aphaniptère, lui 
en fit un Coléopière, et publia son mémoire dans les Proceedings of the 
Zoological Society of London, 1872, p. 799, pl. LxvixI. 


Après un séjour de deux mois en Angleterre, il alla rejoindre sa famille 
à Bruxelles, revint à Paris en 1871 et repartit pour Rome. En passant à 
Lyon, il visita Muisant et Perroud. De Rome, il alla à Florence, à Venise, 
à Vienne et à Munich, pour retourner en Suisse. Il revint une dernière 
fois à Paris le 28 avril 1872; alors nous eûmes le plaisir d'examiner un 
cerlain nombre de Coléoptères américains. Avec sa mémoire prodigieuse, 
il donna beaucoup de noms dans plusieurs collections. 11 repartit pour 
l'Amérique le 27 septembre 1872. 


En 1876 je lui fis une seconde visite à Philadelphie, et j’eus le plaisir 
de passer plusieurs journées agréables avec lui : nous revimes toute sa 
collection. Je lui signalai une importante collection de Coléoptères du 
Brésil à l'Exposition du Centenaire, dans laquelle se trouvait un Hypoce- 
phalus qu’il étudia, et reconnut que ce n’était pas un Longicorne, mais 
un insecle appartenant à une famille distincte qui avait des liens de rela- 
tions avec les Clavicornes et les Serricornes, et qu’il mettrait dans le voisi. 
nage des Rysudes el Cupes; il (rouvail impossible de Ie faire rentrer 


576 A. SALLÉ. — Notice nécrologique sur John L. Leconte. 


dans un arrangement linéaire (voir son Mémoire dans les Transactions of 
Amer. Ent. Society, vol. V, nov. 1876, p. 209). 

Dans l’automne de 1877, il a souffert d’une maladie de foie et de fièvres 
intermittentes qui le firent maigrir considérablement et l’affaiblirent beau- 
coup. Cependant il recouvrit la santé et travailla plus fort que jamais, 
car il accepta en 1879 une place de sous-inspecteur à la Monnaie de 
Philadelphie, ce qui l’occupait tous les jours jusqu’à 3 heures. Malgré 
cela il fit une nouvelle édition plus complète de sa Classification of the 
Coleoptera of North America, entièrement revue. Il associa à ce grand 
travail son ami et élève, notre collègue le D' Geo.-H. Horn, qui aujour- 
d’hui devra continuer sa tâche en faisant des élèves. Ge grand travail 
publié, il semblerait qu’il avait rempli ses obligations ici-bas, car depuis 
lors il fut atteint de légères attaques d’apoplexie qui finalement l’enle- 
vèrent à sa famille et à ses amis le 15 novembre 1883. 


Peu d’entomologistes ont décrit autant d’espèces nouvelles que le doc- 
teur Leconte, puisqu'il nous a fait connaître presque toule une faune, 
soit environ 5,000 espèces et près de 500 genres, dont les types, excepté 
une vinglaine, sont tous dans sa collection, qu’il a léguée au Museum of 
Comparative Zoologie à Cambridge, Mass. 

Leconte était très bon et n’a jamais entamé de polémique pour défendre 
ses opinions; il disait que tôt ou tard on reconnaîtrait qui avait raison. 
Il était membre honoraire de presque toutes les Sociétés entomologiques. 


Président de l’American Association for (he Advancement of Sciences 
en 4874, il fit en se retirant un discours remarquable sur la relation 
paléontologique et la distribution géographique des Coléoptères. Il prési- 
dait aussi plusieurs Commissions scientifiques, et, malgré ses nombreuses 
occupalions, il trouvait encore du temps pour nommer des Insectes à de 
jeunes commençants. 


La mort de Leconte est une perte irréparable : il est assez connu de 
tout le monde pour ne pas en dire davantage. 


La liste de ses ouvrages entomologiques par M. Samuel Henshaw, 
ayant élé publiée par Geo. Dimmock, nous dispense de la reprodure ici. 


2€ PARTIE. 


BULLETIN DES SÉANCES 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 
Recueilli par M. E. DESMAREST, Secrétaire 


———————————————————_——" ——" —————"—"————— ———"" —————"——— ————————"————————— "©—— — 


Année 1883 


—C$$0- 
MEMBRES DIU BUREAU 


Président. 0120. .1... MMS V SIGNORET. 


Vice-Président. . . . . . aps Je Édouard LEFÈVRE. 
Secrétatres ns en At: pipe E. DESMAREST. 
1% Secrétaire adjoint . . . . . . . H. Lucas. 
2° Secrétaire adjoint. . . .. . .. A.-L. CLÉMENT. 
DFÉSONEET Se te NE SAT RE INR L. BuQuET. 
Archiviste-Bibliolhécaire . . . . . A. LÉVEILLÉ, 
Archiviste-Bibliothécaire adjoint. . J. BOURGEOIS. 
CES ae ARR 


Séance du 4® Janvier 1883. 
Présidence de M. V. SIGNORET. 


* M. Leprieur occupe le fauteuil de la Présidence et donne lecture de la 
lettre suivante adressée à la Société par M. L. Reiche, Président pour 1882, 
qui ne peut, à son grand regret, assister à la séance : 


Messieurs, 


Au moment de quilter le siège présidentiel, auquel vos suffrages m'ont 
(1883) 2° partie, 1. 


[I Bulletin entomologique. 


fait l’honneur de m'appeler pour la sixième fois, je tiens à constater que 
l’harmonie qui n’a cessé d'exister parmi vous et les convenances qui ont 
toujours été observées m'ont rendu ma tâche très facile. Je vous en 
remercie et vous prie de voter des remerciments aux membres du Bureau 
qui m'ont prèté leur appui et dont le dévoüment à la Société entomolo- 
gique est toujours le même, c’est-à-dire complet. 


Je remets en même temps au Président de 1883 le livret indiquant 
les numéros des obligations que possède la Société, etc. 


Après celte lecture, M. Leprieur cède le fauteuil de la Présidence à 
M. V. Signoret, Président pour 1883, qui, avant de faire suivre l’ordre du 
jour de la séance, prononce les paroles suivantes : 


Messieurs et chers Collègues, 


Je vous remercie de l’honneur que vous m'avez fait en m'appelant de 
nouveau aux fonctions de Président. 

Permettez-moi de ne voir dans cette nomination que le souvenir des 
rapports amicaux qui m'attachent depuis de longues années à la Société 
entomologique et aussi un nouvel encouragement pour les travaux que je 
consacre à l’étute des Hémiptères. Je constate avec plaisir que le nombre 
des entomologisies qui s’adonnent à l'étude de cet ordre d'insectes 
augmente chaque jour, et il serait à désirer qu'il en fût ainsi pour d’autres 
ordres encore trop négligés. 

De nouvelles Sociétés d'Entomologie se fondent en France et à l’étran- 
ger; que ce soit pour nous un molif de plus d’émulation; développons 
nos Annales le plus possible, et soyons convaincus qu’à l’augmentation 
de nos publications correspondra une augmentation du nombre des socié- 
taires. 

Je crois répondre au sentiment général de la Société en proposant dé 
voter des remerciments à notre Doyen le Président sortant, à tous les 
membres du Bureau et aux membres de nos diverses Commissions. 


La Société accueille ces deux allocutions par des applaudissements una- 
nimes, en ordonne l’impression dans le Bulletin, et décide que des remer- 
ciments sont adressés aux membres de son Bureau, de son Conseil et de 
ses diverses Commissions pour l’année qui vient de se terminer. 


M. E, Desmarest secrétaire, donne ensuite lecture du procès-verbal de 
a précédente séance (27 décembre 1882), qui est adopté par la Société. 


Séances de l’année 1885. HI 


Nécrologie. On annonce la mort de notre collègue M. de Valdan, géné- 
ral de brigade en retraite, qui avait été reçu membre en 1856, et qui est 
décédé subitement le 5 janvier 1883 à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise). 


Rapport, M. L. Buquet, trésorier, rend compte de sa gestion de 1882 
en faisant connaître les recettes et dépenses effectuées pendant l’année 
précitée : 

Messieurs, 


J'ai l'honneur de vous soumettre, pour la quarantième fois, conformé- 
ment aux dispositions du décret du 23 août 1878, qui nous reconnaît 
comme Jnstitulion d'utilité publique, le compte général des Recettes el 
des Dépenses de l’année de 1882. 


Ce compte se résume comme suit : 


Les RECETTES (état ci-annexé n° 4) se composent : 


4° Du solde en caisse au 31 décembre 14881. . . .. 4,064 fr. 97 c, 


2° Des cotisations antérieures à 1882. . . . .. .. 629 19 
9° d° de l'annee 1882201 4e ee ce 0e 6,826 » 
&° Des libérations définitives, au nombre de cinq. . 1,909 » 
5° Des sommes perçues tant pour laffranchissement 

des Annales ae du BEN... bee h24 7" 70 
6° Des sommes perçues pour lirages à part de mé- 

moires (texte et planches). . . . . . . SAN 78 LOT UBE 
7° Des sommes perçues pour la vente de numéros tri- 

mestrels Annales, eus ess 1,098 » 
8° Des sommes perçues pour la vente de 61 exeri- 

plaires du tome 1° de la Faune Bedel. . . . . . 305 .» 


9° Des arrérages de 92 obligations nominatives des 
chaines de. l'Ouest QE... SOS PS 1,338 GO 


mr 


ATÉDONTEAUS ele MU NES OM NS 13,849 fr. 92 c. 
ee lag ee 
(t) Dans ces arrérages, le produit de la vente de la Collection de Lépidoptères 
de feu Alexandre Pierret, généreusement donné: à la Société par M. Pierret père, 
figure pour la somme de 300 francs, applicable à l'entretien et à l'accroissement 
de notre BibHothèque. 


IV Bulletin entomologique. 


REDOTE AMEN ide M B812 02e. 

10° Des arrérages de 16 obligations au porteur des che- 

mins Je re UM ONE eee EUR 199 68 
11° Des arrérages des rentes nominatives 3 0/0 (legs 

Diibesard) SEM RMANIPAENER RSR ANT AS 900 » 
12° Des arrérages des rentes nominatives 5 07/0 (don 

TADONEUS) ER LE En PR CON TR RER 900 » 
13° De la subvention du Ministère de l’Instruction pu- 

DAGUE DE RSS S EPS ee PS 000 » 
44° De la subvention du Ministère de l’Agriculture. . 600 » 
45° De la subvention de M. V. Signoret. . . . . . .. 300 » 


EG mu 


Total des recettes. . . . . . . . 46,012 fr, 60 c. 


Les DÉPENSES (état ci-annexé n° 2) ont eu pour objet : 


4° L’impression et la couverture de quatre trimestres 
d’Annales (4° trimestre 1881, 1°", 2° et 3° tri- 
mestre 4882), du Bulletin bi-mensuel, etc. (1). 6,823 fr. 90 c. 
2° La gravure, le tirage et le coloriage des planches 
qui accompagnent les qualre trimestres d’An- 
nales mentionnés ci-dessus, elc. . . . . .. .. 1,947 » 


ANépOnter TNReUINOENE 8,770 fr. 90 c. 
EEE 
(1) Cette somme se décompose comme suit : 


4° Impression et corrections. , . . . . «+ s : + , , . 9,298 fr. 25 c. 
9° Notes du volume. . . ce 418 55 
3° Changements aux Bulletins. . . . . . . . . .. ie 292 » 
L° Pages supprimées (Annales et Bulletins). . . . . . 170 » 
SeNBibliopnaphie EL LADIES NE RNCS EC RUR 1020 
6° Bulletins bi-mensuels. . . . . .. . . . . . . . .. 524 » 
AMEXITANS S Reese del Cle MC rs 474 50 
SVDIVELS MUR PNEU SR ARENMNUEE LES ES ENÉRE QE Er 304 60 


HO IIDA re EN MENT 6,823 fr. 90 c. 


2, 
——_—— 


Séances de l’année 1883. 


Reports. se. 0 + 0 


3° Les frais relatifs au loyer, aux contributions mobi- 
lières et à l’assurance, concernant le service de 
la Bibliothèque et le dépôt des Annales. . . .. 


4° Les dépenses faites pour l'achat d'ouvrages, reliures 
et autres, applicables au service précité. . . . 


5° Les allocations attribuées, à titre d’indemnité, au 
Secrétaire et au Trésorier, ainsi que le traite- 
ment du gardien de la salle des séances. . . . . 


6° L’affranchissement, pour la France et l’Étranger, 
des Annales et du 1° volume de la Faune des 
Coléoptères du bassin de la Seine par M. L. 
BEEN SE ST RAA ds ne AN RSA 
7° L’affranchissement du Bulletin bi-mensuel et frais 
se rattachant à son envoi, . . . . . .. be: à 


8° L’affranchissement de lettres et circulaires. . . . . 
9° L'achat, par suite de libérations, de 5 obliga- 


tions 3 0/0 des chemins de fer de l'Ouest et 
ASIN TOUS SN EC US AS 22 NES 


10° Les dépenses occasionnées par l’achat de timbres 
pour reçus et recouvrements de cotisations, 
étrennes, leteMeuseNSTCu CNENOE eNErs 
11° Le Prix Dollfus, pour 1881, décerné à M. Edmond 
André pour son ouvrage intitulé : Species des 
Hyménoptères d'Europe et d’ Algérie (1° volume). 


Total des dépenses... . . . . .. 
RÉSUME. 
RE CELTES Se PONNTERNMIRESE) M ECTS ERA QR 
DÉPENSES MU eue le elle et 0e BR tes 


Solde en caisse au 31 décembre 18892, . 


v 


8,770 fr. 90 c. 


612 920 
12 90 
1,898 95 
278 . 01 
267 97 
442 19 
4,853 » 
479 05 
300 » 


44,726 fr. 40 c. 


16,012 fr. 60 c. 
14,726 A0 


ne 


1,286 fr. 20 c. 


eee 


VI Bulletin entomalogique. 
- En terminant ce rapide exposé, je ferai remarquer que, malgré mes 
réclamations réitérées, il reste encore à recouvrer : 


4° Sur les cotisations antérieures à 488%, .. 4... | A98fr. »c. 
99 nr celles de ASS STAR EU EN RAM 768 » 


Total, L2 L L1 LI L2 L L1 LD L L 966 fr. » Ce 


Quoi qu’il en soit, Messieurs, vous reconnailrez avec moi, du moins 
e l'espère (tous mes efforts ayant constamment tendu à ce but), que la 
situation financière de notre Société est, comme par le passé, aussi 
satisfaisante que possible. 


La Société, aux termes des Statuts (Règlement, art. 95 ct 98), renvoie 
l'examen des comptes du Trésorier à son Conseil, qui lui présentera un 
rapport dans sa prochaine séance. 


Communications. M. J. Künckel ŒHerculais offre à la Société le 
4° volume de sa traduction française de l'ouvrage de Brehm, intitulé : 
Merveilles de la Nature, les Insectes, les Myriapodes, les Arachnides et 
les Crustacés, ouvrage orné d’un très grand nombre de planches et de 
figures dans le texte, qu’il vient de publier, et qui sera bientôt suivi d’un 
second et dernier volume. (Librairie J.-B. Baillière et fils.) 


— M. Ch. Brisout de Barneville envoie la description suivante d’une 
nouvelle espèce de Goléoptères français : 


PERITELUS LEVEILLEI. — Elongatus, subdepressus, albido-squamosus ; 
rostro capite paulo longiore, subparallelo, obsoleie sulcato, pterygüis pro- 
minulis ; fronte minute foveolato; oculis parum convexis. Thorace lon- 
giore, lateribus subparallelis, perparum rotundutis, remote profunde punc- 
tato. Elytris ovatis, punctato-striatis; antennis robustis, bicoloribus, 
artic. 1° fun. 2° dimidio longiore, ab K° artic. nigro-pilosis, scapo cur- 
vato perparum clavato, clava minus crassa, oblongo-ovata acuminata. 
Tibiis anticis extus truncalo-rolundatis, æqualiter hispidis, posticis apice 
angulo post. truncato, longius flavescenti-hispido, apicali breviter nigro- 
hispido ; tarsis sat angustis. — d'. Subtus impressus, tibis post. intus 
serrato-granulatis. — Long. environ 5 mill. 


Cette espèce est très voisine des P. prolimus et adusticornis; elle se 
distingue du premier par sa taille moindre, sa massue antennaire plus 


Séances de l’année 1883, VII 


courte, ses élytres beaucoup moins longues, ses tibias et ses tarses plus 
étroits; du deuxième par ses plérygies moins saillantes, son rostre plus 
parallèle, obsolètement sillonné, son prothorax bien plus long et ses 
élytres un peu plus allongées. 

Découvert par MM. Maurice Sédillot et Albert Léveillé à Bourg-Saint- 
Andéol (Ardèche). 


— Le même membre indique également les synonymies suivantes : 


Crypltophagus lapidarius + Reït. — montanus Ch. Bris. 

Crypiophagus gracilis Reit., bonne espèce qu’il avait rapportée à tort 
à lapidarius Fairm. 

Spaniophænus (Gryptophagus) amplicollis Gh. Bris. = Spaniophænus 
(Cryptophagus) lapidarius Fairm. 

Mitomermus Raymondi Gaut. = Gathormiocerus curvipes Woll. 

Trachyphlœus spinosulus Gaut.—Trach. laticollis Bohm.—GCGette espèce 
a été réunie à tort au T, scabriculus. 


Ces diverses réunions ont été faites d’après les types. 


— M. H, Lucas communique les trois notes suivantes : 


4° Je fais passer sous les yeux de la Société un WMelolontha vulgaris $ 
vivant qui à élé trouvé dans une tranchée faite dans une des allées du 
Jardin-des-Plantes, le 8 janvier, à un mètre de profondeur environ: il a 
été rencontré par M. Gouhault, jardinier en chef au Muséum. 


9° Dans mon Essai sur les Animaux articulés de l’île de Crête, Revue 
et Magasin de Zoologie, tirage à part, p. 55, n° 58 (1853), je cite comme 
ayant été trouvé dans celte île le Julodis Olivieri Gast., Rev. Entom. de 
Silberm., t. III, p. 161, n° 17 (1835); Cast. et Gory, Hisi. Natur. et Ico- 
nogr. des Coléopt., t. I, p. 29, pl 8, fig. 35 (1837). Ge n’est pas à cette 
espèce que doit être rapporté ce Buprestide, mais bien au Julodis Iveni, 
Mannerh., Énumérat. des Buprestides, Bullet. de Moscou, t. VIII, p. 24 
(1837); Casteln. et Gory, Hist. Nat. et Iconogr. des Goléopt., t. IV, D29: 
pl. 4, fig. 1 (1841). Je tiens celte synonymie de notre obligeant collègue 
M. Meyer-Darcis. 


3° Je montre également plusieurs Lamellicornes appartenant au genre 


VII! Bulletin entomologique. 


Lethrus, qui sont encore très peu répandus dans les collections; ce sont 
les Lethrus geminatus Kraatz et lævigatus Ballion. Ces deux espèces, qui 
font partie des collections entomologiques du Musée de Paris, auxquelles 
elles ont été données par M. Meyer-Darcis, ont été rencontrées dans les 
environs de Samarkand (Turkestan), 


— M. E. Reilter, de Müdling (Autriche), adresse la note suivante, dont 
la Société décide l'impression complète dans le même Bulletin : 


Dans le Bulletin de la Société entomologique de France, 1882, n° 41, 
p. 425, M. le D' Schaufuss, de Dresde, a présenté diverses remarques 
synonymiques auxquelles je répondrai par les observations suivantes : 


4) M. le D' Schaufuss, qui ne connaît la réunion de son Paramecosoma 
balearica au Leucohimatium elongatum que par le n° 4 de la Revue 
coléoplérologique, aurait pu voir que je les avais déjà réunis dans le 
Wien. entom. Zeit., I, p. 67 et p. 168. Dans sa description du P. balea- 
rica, l’auteur insiste sur la présence d’élytres ponctuées-striées ; ce carac- 
tère, absolument étranger au genre Paramecosoma, évoque immédiate- 
ment l’idée de quelques autres Cryptophagides, notamment des Leucohi- 
matium. Mais j'ai voulu suivre le conseil de mon honoré collègue et j'ai 
de nouveau étudié la question, ce qui m'a fait voir qu’il avait décrit le 
Cryptophilus integer sous le nom de Paramecosoma balearica. 


Je ne pouvais naturellement pas supposer, lors de ma première inter- 
prétation du balearica, que M. le D° Schaufuss ne connaissait pas le 
Cryptophilus integer, si commun dans le Sud et que tout le monde 
connait. 


2) M. le D' Schaufuss ne veut pas admettre l'identité des Anophthalmus 
Acherontius Schf. et Rettteri Mill. 1° parce que M. Miller décrit les angles 
du thorax comme « rectangulaires » dans le Reëtteri, tandis que, dans 
l’Acherontius, M. Schaufuss les indique comme « très proéminents » : 
2° parce que M. Miller ne dit pas que les siries des élytres soient « ponc- 
tuées » chez le Reitteri. Y a-t-il donc une différence suffisante entre des 
angles thoraciques « rectangulaires » ou « très proéminents » ? Quant à 
la ponctuation des stries, si M. Miller n’en parle pas, c’est qu’on la 
retrouve plus ou moins à chaque Anophthalmus. Il ne saurait en résulter 
que la description soit « fausse », par la simple raison qu’on ne peut taxer 
de fausselé une chose qui n’a pas été dite. 


Séances de l’année 1888. 1X 


D'ailleurs la description de l’Acherontius prouve bien que l’auteur ne 
soupçonnait pas l'existence du Reïtteri ; autrement il eût fait ressortir les 
différences qui séparent ces deux insectes, tous deux de petite taille, tous 
deux des grottes de Croatie. Les grottes de cette région ne contiennent, 
à en juger par les connaissances actuelles, qu’une seule espèce de petite 
taille. 


3) M. le D' Schaufuss proteste contre la réunion du Gonatocerus com- 
munis Schf. au Bryaxis basalis King. Les descriptions s'accordent mot 
pour mot. King nomme son espèce « piceo-castanea » et M. Schaufuss 
nomme la sienne « ferruginea »; ce n’est pas, comme le prétend M. le 
D° Schaufuss, une différence sérieuse et qui s'oppose à leur identité. 


Non seulement King mentionne la conformation extraordinaire des 
antennes, mais il la rappelle par le nom de « basalis »; il en donne même 
une figure, ce qui, à ma grande surprise, a échappé à M. le D’ Schaufuss. 


Tant de preuves ne devraient-elles pas lui suffire, et faudra-t-il, pour 
maintenir l'espèce commune de M. Schaufuss, trouver en Australie une 
espèce qui réponde mieux encore à la description de King, alors que 
celui-ci a déjà décrit 17 Bryaxis du même continent ? 


_ Qu'il me soit permis de dire encore quelques mols en réponse aux 
remarques contenues dans le Bulletin de 1882, n° 13, p. 146 : 


4) Les observations sur les Bryaxis indiens resteront sans valeur tant 
que M. le D° Schaufuss ne pourra pas nous faire connaître les différences 
sexuelles, les seules qui puissent servir de base à la détermination des 
espèces. J'ai vainement prié M. Schaufuss de les indiquer. 


Il n’y a pas de doute que les Bryaxis Baumeisteri, cordata et mamilla, 
dont je possède en partie des exemplaires authentiques, correspondant à 
des descriptions beaucoup trop vagues, soient différents sexes d’une seule 
et même espèce, identique elle-même à la Bryaxis rufa Schmidt. M. le 
D' Schaufuss a complètement passé sous silence cette dernière espèce, 
ainsi que tous les Psélaphides de Schmidt. 


De simples affirmations non justifiées ne prévaudront pas, je l'espère, 
auprès de mes collègues contre les observations que j’ai faites, avec preuves 
à l'appui. 


5) Le Bryaxis siamensis Schf. est sans le moindre doute le B. fonensis 
Schf., et tous deux sont synonymes de PB. sphaerica Motsch, Pour de 


x Bulletin entomologique. 


plus amples détails, je prie le lecteur de voir : Verandl. der zool. bot. 
Gesellsch. Wien, 1882 page 291, où j'ai motivé très explicitement la 
réunion de ces espèces. 


8) Je maintiens encore que Metaxoides Schf. — Mestogaster Schmidt. 
M. le D' Schaufuss s'appuie sur ce que le quatrième segment abdominal 
de Mestogaster doit se trouver presque complètement caché, tandis que 
dans Metaxoides Schf. ce segment, suivant une reclification récente, doit 
êlre le plus large ainsi que le premier. Cet argument nous prouve la 
légèreté des énoncés de M. Schaufuss et le peu de confiance que lon peut 
y avoir, car Schmidt décrit les segments dorsaux qui, à partir du troi- 
sième segment visible, prennent une telle inclinaison que, vus d’en haut, 
on peut à peine les apercevoir, tandis que M. Schaufuss parle de segments 
ventraux, qui sont, il est vrai, de même conformation dans Mestogaster 
et Metaxoides, avec la seule différence que M. le docteur Schaufuss prend 
ici le véritable deuxième segment pour le premier, comme cela lui est 
arrivé avec beaucoup d’autres Psélaphides. 


9) Dans le Nunquam otiosus, p. 454, M. Schaufuss dit que les genres 
Gamba et Jubus devront probablement être réunis; je ne connais aucun 
de ces deux genres, et cette réunion a été faite d’après son propre juge- 
ment. Les différences citées dans l'ouvrage mentionné me paraissent 
de trop peu d'importance, et même, pour parler franchement, ne me 
semblent être que sexuelles, car Gamba doit se distinguer de Jubus par 
un métathorax élevé, non caréné, et des antennes plus grosses, à massue 
de 5-6 articles. Mais le premier caractère est décidément sexuel et le 
second très probablement aussi et ne peut être considéré comme caractère 
générique, parce que ces parties sont sujettes, dans certains genres, à 
diverses modifications. 


40) Si M. le D' Schaufuss voulait consulter les ouvrages récents et se 
tenir au courant de la littérature actuelle, il verrait probablement que la 
règle qui compte le plus d’adhérents est celle qui veut que deux noms de 
genres identiques ne puissent coexister dans les limites de l’entomologie 
générale. 


— M. J. Bourgeois adresse la description suivante d’une nouvelle espèce 
de Lycide : 


PLATEROS AFRICANUS, NOV. sp — Elongatus, parallelus, depressus, 


Séances de l’année 1883. XI 


nitidiusculus, brevissime pubescens, piceo-niger, elytris sordide flavis, 
longius pubescentibus ; fronte inter oculos profunde transversin impressa ; 
antennis breviter hirsutis, fiiformibus, articulis haud compressis, à 
secundo paullo longiore, sequentibus obconicis multo breviore ; prothoruce 
nitidiore, subquadrato, longiludine basi fere aequali, apicem versus vix 
angustato, antice. subrotundato, basi utrinque leviter sinuato, lateribus 
reflexis, fere rectis, angulis anticis retusis, poslicis subacutis, disco laevi, 
gibbula transversa ante basin utrinque ; scutello subquadrato, apice inte- 
gro; elytris elongatis, 9-costatis, costis alternis ad basin elevatioribus, 
intervallis sat regulariter quadrato-punctatis. — d. Hucusque invisus. — 
©. Abdominis segmento ultimo triangulari: — Long. 6 mill,; lat. 1 3/4 
mill, 


Aîfric, orient, : Choa (Antinori). 


Voisin du P. gracilis G Waterh. (Trans. ent. Soc., 1878, p. 407), 
mais distinct par sa forme plus étroile, son pronotum non ou à peine 
transverse, avec les angles postérieurs moins saillants, le 3° article de ses 
antennes beancoup plus court, elc. 


C'est la première espèce du genre signalée d'Afrique. 


— M. Charles Oberthür adresse la noie suivante, dont linsertion com- 
plète est décidée pour lé même Bulletin : 


M. le D' Charles Nodier, notre collègue, a bien voulu, pendant la der- 
nière et pénible campagne qu’il vient d'effectuer dans la région du Haut- 
Sénégal, récolter pour moi quelques Lépidoptères. Un grand intérêt 
s’attachant pour les Français à ces contrées, que des missions militaires 
et scientifiques explorent presque constamment, et où il est question de 
construire une voie ferrée, j'ai cru devoir remettre à la Société entomo- 
logique de France communication de la liste que j'ai dressée des espèces 
de papillons capturées par M. le D' Charles Nodier. 


Les deux stations autour desquelles M. Nodier à pu chasser sont : Les 
Khayes, à 850 kilomètres par le fleuve, à l’Est de Saint-Louis, et Badoumbe, 
éloigné de 240 kilomètres des Khayes, toujours en longeant le fleuve et 
en suivant la direction de l'Est. 

La faune lépidoptérologique des Khayes et de Badoumbé à beaucoup 
de points de ressemblance avec celle de l’Arabie, de l’Abyssinie, de l'Égypte 
et aussi du Sud de l’Algérie. 


XII Bulletin entomologique. 


Les papillons ont une tendance à être de taille plus réduite au Soudan 
occidental que dans les autres pays où volent les mêmes espèces. Cette 
observation s'applique surtout aux Piérides ; quelques individus, dans 
celte famille, sont au moins moitié plus petits que ceux des espèces sem- 
blables et qu’on rencontre sur la côte orientale d’Afrique. 


Le caraclère général de la faune des Khayes et de Badoumbé est abso- 
lument désertique. 


Les mêmes espèces ont souvent été capturées aux Khayes et à Ba- 
doumbé, et, au point de vue des papillons, la différence faunique entre 
ces deux localités paraît peu appréciable. 


I. RHOPALOCEPA. 


Pieris tritogenia Klug. Terias Brigitta Cramer. 


—  pigea Boisduval. —  sencgalensis Boisduval. 
—  mesentina Cramer. Danaïs Alcippus Linné. 
—  Creona Cramer. Acræa serena Fab. 
Anthocharis Eupompe Klug. Hypanis Polinice Cramer. 
— Evarne Klug. Juniona OEnone Cramer. 
— Eïione Boisduval. Chrysophanus Perion Cramer. 
Idmais Amelia Lucas. Lycæna Theophrastus Fab. 
Callosune Ione Godart. —  Plinius Fab. 


Lycæna Lysimon Hübner. 


—  Nodieri Oberthür, sp. nov. — Très voisine de Calice Hopfier 
(Peter’s Reise nach Mozambique ; Insectes, pl. xxvi, fig. 4 et 5), 
mais bien distincte par la disposition des points noirs sur les 
ailes inférieures. En dessous, dans Galice, on constate que Îa 
série des taches ponctiformes basilaires est reliée à la série des 
taches marginales par deux points noirs assez gros situés près 
du bord antérieur des ailes inférieures. Ces points manquent 
dans Nodieri. En dessus, dans Galice, un lavis noirâtre joint la 
macule confluente basilaire à celle, également  confluente, 
marginale, tandis que, dans Nodieri, l'espace blanc qui descend 
de l’aile supérieure, absolument comme dans Galice, se continue 


Séances de l'année 1880. XIIL 


à l’aile inférieure sans être arrêlé ou interrompu par le lavis 
noir qu’on remarque dans Calice. 


Deudoryx Anta Hew. Fphtima Asterope Klug. 
Pterygospidea, sp. nov.?, voisine de Djelælæ Wallengren. 


IT. HETEROCERA. 


Ægocera rectilinca Boisduval. Agarista amabilis Drury. 
Chærocampa Eson Cramer. 

Syntomis, Sp. nov.?, entre Natalii Boisduval et Cerbera Linné. 
Ophiusa algira Linné. Cyligramma limacina Guenée. 


Hyperythra, sp. nov.?, grise comme Eunomaria Guenée, du Bengale, 
mais ayant plutôt la forme de limbolariu Guenée, du même 


pays. 
Tephrina Martinaria? Oberthür. — Variété, ou espèce extrêmement 
voisine de celte Phalénite algérienne. 


Macaria, sp. nov., très voisine de maligna Butler, du Japon. 


— M. V. Signoret fait remarquer que, dans les Annales du Musée 
civique de Gênes, 1880, p. 539, il a décrit un Ectatops nigroscutellatus 
de Nouvelle-Guinée. Il n’a rien à changer quant au nom spécifique, mais 
il a commis une erreur pour le nom du genre : au lieu d’Ectatops il faut 
lire Astacops Boisduval ; ce dernier genre est un Lygéide facile à distin- 
guer par la présence des ocelles et par les nervures de la membrane, 
tandis que l’autre entre dans les Pyrrhocorides, reconnaissable à l’absence 
des ocelles et par les nervures plus ou moins bifurquées. 


Membre recu. M. Alphonse Bonhoure, étudiant en droit, boulevard 
Haussmann, 82 (Coléoptères d'Europe), présenté par M. L. Bedel. — 
Commissaires-rapporteurs : MM, Léveillé et Simon. 


Assistant reçu. M. Gabriel Ancelet, rue Vitruve, 64, présenté au Pré- 
sident par M. L. Buquet, au nom de M. le D' Alexandre Laboulbène, et 
dont l’admission est ratifiée par la Société. (Art. 5 du Règlement.) 


XIV Bulletin entomologique. 


Membre démissionnatre pour 4885. M. Henri Donckier de Donceel, à 
Bruxelles, qui avait élé reçu membre en 1879. 


Assistant démissionnaire pour 4883. M. Charles Richard, qui avait été 
reçu en 1882. 


Séance du PA Janvier 1888. 
Présidence de M. V. SIGNORET. 


M. Fayol, ingénieur des mines à Commentry (Ailier), assiste à la 
séance. 


Rapports. 4° M. Maurice Maindron, rapporteur de Ja Commission du 
Prix Dollfus pour 4882, donne lecture du travail qui suit : 


Messieurs, 

Le mercredi 47 janvier, la Commission du Prix Dollfus s’est réunie à ja 
Bibliothèque de la Société, 42, rue du Gherche-Midi, pour le concours de 
1882. Étaient présents à la séance : MM. Desmarest, de Gaulle, Léveillé, 
Maurice Maindron, de la Perraudière, Sédillot, D° Sénac. — MM. Bedel et 
Fairmaire avaient adressé au Président de la Société leurs démissions de 
membres de la Commission, ne pouvant être à la fois candidats et juges. 


Au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages, la Commission 
propose à la Société les candidats au Prix Dollfus dans l’ordre suivant 


1° M. L. Bedel; 
9° M. Léon Fairmaire: 
3° M. Künckel d'Herculais. 


Le travail de M. Bedel a été reconnu par la Cominission comme le plus 
digne des suffrages de la Société. La Faune des Coléoptères du Bassin de 
la Seine est un travail qui se recommande aux entomologistes par son 
intérêt local, et aux débutants par les tableaux de caractères simples et 
précis, qui leur permettent d’arriver à déterminer facilement le genre et 
aisément l’espèce. M. Bedel à eu le courage, après avoir déjà traité des 


Séances de l’année 1883. XV 


Carnivora, d'entreprendre une des familles les plus ingrates et les plus 
inextricables : celle des Rhynchophores. Tous les collectionneurs voudront 
encourager l’auteur de ce bon travail. 


La Commission propose en second lieu la nouvelle édition de la Faune 
élémentaire des Goléoptères de France par M. L. Fairmaire. L’éloge du 
travail de notre savant collègue n’est plus à faire. Qu'il nous sufise de 
dire que cette édilion remaniée et augmentée sera un guide précieux pour 
les commençants, Tout le monde à pu apprécier la bonté de ce travail 
qui est le vade mecum de tout entomologiste débutant. 


En troisième ligne est venu se placer le beau travail de M. Küncke 
d’Herculais. out en regrettant que l’entomologie générale, si négligée, 
n'ait pas obtenu encore le Prix Dollfus, la Commission n’a cru devoir 
présenter cette œuvre, excellente pourtant, qu’en troisième ordre, s’ap- 
puyant sur ce que la traduction des Merveilles de la Nature de Brehm 
n’était pas une œuvre française originale. La préface est un travail ori- 
ginal, et, de même que les notes et les remaniements, se recommande 
par la lucidité Ge son exposition et la précision dans la méthode qui dis- 
tinguent l’auteur de l'Histoire des Volucelles. Malheureusement ce travail 
de science pure ne pourrait servir à uu jeune collectionneur, qui, plus 

soucieux de connaître le nom d’un insecte que son évolution et ses mœurs, 
ne saurait {rouver dans ce grand travail une détermination pour un 
insecte. 


Quant à l’intéressant mémoire de M. Lucante : Essat géographique sur 
Les Cavernes de France et de l'Étranger, la Commission n’a pu qu’en recon- 
naître le mérite. Ce travail a paru s'éloigner du but proposé par le fonda- 
teur du Prix. Nous trouvons en effet dans cet ouvrage des observations 
pleines d’intérêt, mais nous devons reconnaitre que ce travail ne peut 
être d'aucune utilité aux débutants. Aucune description n’accompagne 
les noms d’Articulés cavernicoles cités; et d’ailleurs on pourrait objecter 
avec raison que l’Essai géographique des Cavernes de France, etc., porte 
sur une des portions les moins importantes de notre faune entomologique, 
et partant l’une des moins accessibles aux débutants en entomologie, dans 
l'intérêt desquels M. Dollfus semble avoir voulu fonder particulièrement 
son Prix. 


La Société, aux termes des arlicles 59 et 13 de son Règlement, décide 
que la nomination du lauréat du Prix Dollfus pour 4882 aura lieu dans 
la séance du 28 février 1883. Tous les membres français ont droit de 


XVI Bulletin entomologique 


prendre part à ce vole, qui aura lieu au scrutin secret et à la majorité 
absolue des suffrages, soit directement, soit par correspondance. 


— 9° M. Maurice Sédillot, rapporteur du Conseil, lit le rapport suivant : 


Messieurs, 


Le Conseil, en conformité de nos Staluts, s’est réuni le 17 de ce mois 
pour examiner les comptes du Trésorier pour l’année 1882. Ges comptes 
ont élé publiés dans le dernier Bulletin; il est donc inutile de les repro- 
duire ici. Je me bornerai à faire remarquer une fois de plus combien la 
tâche du Conseil a été facilitée par La clarté des comptes qui lui ont été 
soumis ; mais en même temps cette clarté lui a permis de relever quelques 
chiffres sur lesquels je voudrais attirer votre attention. 


En 1882, sur un chiffre de 44,519 fr. en recettes, 8,770 fr. ont élé 
dépensés pour l'impression de nos Annales (texte et planches); le surplus, 
soit 5,742 fr., a été employé, sauf l’encaisse actuel de 4,200 fr., en frais 
divers, justifiés sans doute (1), mais dont le total vous paraîtra peut-être 
bien considérable par rapport à la somme consacrée à nos publications. 


Et à ce sujet vous vous souvenez, Messieurs, que notre Président, 
en prenant possession du fauteuil à la dernière séance, engageait la 
Société à développer ses Annales, persuadé à bon droit que l’accroisse- 
ment de nos publications amènerait une augmentation correspondante du 
nombre de nos sociétaires. Le développement de nos Annales dépend 
surtout du prix de la feuille d'impression ; or, pan de nos collègues 
trouvent son prix de revient trop élevé. 


Cette critique n’est pas nouvelle; déjà au commencement de 1880, 
M. Signoret, rapporteur du Conseil, eut, à ce sujet, une conférence avec 
notre imprimeur, et il faut avouer, Messieurs, que les avañtages obtenus 
alors par notre collègue n’ont guère profilé à la Société. 

J'ai constaté en effet, dans les comptes de celte année et dans ceux de 
l’année dernière, des prix en contradiclion avec ceux consentis en 1880. 


Pour les tableaux synoptiques, la surcharge primitive de un franc par 
page avait été réduile à 50 centimes; cependant le prix de un franc figure 
encore sur des factures des deux dernières années. 


oo 


(4) Voir le compte détaillé au précédent Bulletin. 


Séances de l'année 1883. XVII 


. Les bois intercalés dans le texte sont l’objet d’une taxe supplémentaire 
de un franc chaque, alors que d’autres imprimeurs les considèrent comme 
impression courante et que notre imprimeur lui-même ne les faisait payer 
l’année dernière que cinquante centimes. 


Les remaniements au Bulletin, pour lesquels notre imprimeur, M. Papin, 
a réclamé 254 heures de travail supplémentaire, soit plus de.10 heures 
par Bulletin, sont comptées un franc l'heure, tandis que le prix habituel 
est de 75 centimes dans les meilleures imprimeries de Paris. 


Enfin, Messieurs, ces différents suppléments portent le prix de notre 
feuille à 410 fr. environ, chiffre bien élevé que nous livrons à votre 
appréciation. 


Il y a là, je crois, Messieurs, des réformes importantes à étudier, des 
économies sérieuses à réaliser, et nous pourrons peut-être oblenir ainsi 
les progrès matériels que vous désirez lous pour notre Société, 


En terminant, j'ai l'honneur de vous proposer, au nom du Conseil : 


4° D’approuver les comptes de volre Trésorier et de lui en donner 
décharge ; 


2° D’autoriser la conversion de 10 obligalions au porteur en obligations 
nominatives ; 


8° Et enfin, Messieurs, de voter des remerciments à notre Trésorier 
pour le zèle qu’il n’a cessé de déployer dans la gestion de vos finances. 


Les conclusions de ce rapport sont adoptées par la Société, et des 
remerciments sont votés au Trésorier, M. L. Buquet, — En outre, la 
Société décide que son Conseil se réunira pour étudier les questions 
relatives à l’impression des Annales relatées dans le rapport, 


Lecture. M. E. Ragonot offre à la Sociélé un ouvrage monographique 
qu’il vient d'entreprendre sur les Phycidæ et Galleridæ du monde entier, 
comprenant les descriptions de toutes les espèces qui ont été publiées 
jusqu’à ce jour et celles d’un grand nombre d'espèces inédites, de toutes 
provenances, qu’il a pu réunir. 

Notre collègue fait remarquer que, grâce à la bienveillance extrême 
avec laquelle les entomologistes les plus distingués lui ont communiqué 
les types originaux décrits par eux, il a pu étudier en nature les trois 

(1885) 2° partie, 2, 


XVII Bulletin entomologique. 


quarts énviron des espèces connues, et-que pr obablement Hautes malé- 
riaux lui parviendront dans le cours de son travail. 


“ ]la ainsi réuni les types des riches collections de MM. Zeller, Stau- 
dinger (comprenant des types de Lederer, Herrich-Schaeffer, Christoph, 
etc.), Millière, Mabille, lord Walsingham, Oberthür (comprenant les types 
de Guenée), Rogenhofer, Erschoff, Mann, Druce, Moore, Fernald, Snellen 
et autres; en outre il a pu étudier également les espèces de po et 
de Grote au British Museum. 


Il n'existe aucun ouvrage d'ensemble sur les Phycidæ el Bulle 
M. Zeller, l’éminent lépidoptériste de Stetlin, a établi le premier les 
bases de la classificalion actuelle en 1837, puis en 1846 et 1848; depuis 
lors un très grand nombre d’espèces ont été publiées un peu partout, en 
Europe, en Amérique et en Australie, mais personne n’a essayé de coor- 
donner toutes ees éspèces, sauf feu von Heinemann, mais il avait restreint 
ses études aux espèces d'Allemagne et de Suisse. : 

Âctuellement il existe une telle confusion dans la classification, que les 
entomologistes les plus sérieux ne sayent plus où placer les nouvelles 
espèces qu'ils décrivent et, le plus souvent, se contentent de mettre un ? 
devant les noms de genres, et ils Gone en outre Hénou d'erreurs 
de synonymie. 


M. Ragonot fait appel à tous les lépidoptéristes pour lui communiquer 
de nouveaux matériaux ainsi que les renseignements utiles pour établir 
d’abord la liste des espèces de la France avec leurs époques d'apparition, 
chenilles, etc., el ensuile celle des autres espèces d'Europe et du monde 
entier. - 

I compte joindre à son travail un assez grand nombre de planches 
coloriées. 


Communications. M. Charles Brongniart fait la communicalion sui- 
vante : 


Dans la séance du 13 décembre 4889, j'ai eu l'honneur de présenter à 
la Société un nouvel insecte des terrains carbonifères de Commentry 
(Allier). Cet insecte, dont la taille atteignait 28 centimètres, se rappro- 
chait beaucoup des Phasmiens acluels. Je le décrivis sous le nom de 
Titanophasma Fayoli. Malheureusement il était impossible de dire si ce 
fossile était ailé ou aplère, Bien que beaucoup de Phasmes vivants soient 


Séances de l’année 1883. XIX 


aptères, j'étais porté à croire qu’il n’était pas dépourvu d'ailes, car jusqu'à 
présent on n’a pas trouvé d'insectes aptères dans les couches du terrain 
houiller. | 

Une nouvelle découverte faite à Commentry vient encore à l’appui de 
mon opinion, M. Fayol m'a envoyé une aile gigantesque qui s'accorde 
parfaitement pour les dimensions avec le Titanophasma Fayoli, Mais il 
y à une raison plus sérieuse qui me fait dire que cette aile a dû appar- 
tenir à un Tétanophasma ou à une espèce très voisine. En effet, je pos- 
sède un insecte de Commentry, qui, par les caractères de son corps, se 
rapproche des Phasmiens, et par conséquent du Titanophasma, et dont 
les organes du vol présentent une nervation très semblable à celle de 
cette grande aile qui n’avait pas moins de 18 centimètres de long sur 
6 centimètres de haut. 


J'appellerai l'attention de la Société sur un fait nouveau relatif à ce 
Phasmien que j'ai décrit en 1878 sous le nom de Protophasma Dumasti. 
Les Phasmes actuels sont aptères ou ailés, Dans ce dernier cas ils pré- 
sentent quatre ailes. Les deux antérieures sont rudimentaires et réduites 
à de simples écailles. Les: ailes de la seconde paire, au contraire, sont 
très grandes et divisées en deux parties : le champ antérieur coriacé, qui 
offre des nervures presque parallèles, souvent divisées, et le champ posté- 
rieur, qui se replie en éventail sous le champ antérieur, et qui présente 
des nervures droites et disposées en rayonnant autour du point d’attache 
de l’aile. 


J'avais décrit le Protophasma Dumasii comme ayant des élytres. Grâce 
à un nouvel échantillon de Protophasma, qui s’écarte du précédent par 
des caractères assez importants pour me permettre de lui donner le nom 
de Pr. Woodwardii, j'ai pu constater que ces deux espèces avaient les 
ailes de la première paire aussi grandes que celles de la seconde paire. 
Ce que j'avais pris pour l’élytre du Pr. Dumast n’élait autre ehose que 
la base de l’aile de la première paire. 

Le Protophasma Woodwardii a les quatre ailes pliées et $e recouvrant : 
le Pr. Dumasii présente, d’une part, l’aile droite de la première paire 
entière et la base de l'aile gauche, et, d'autre par!, une des ailes de la 
seconde paire complète. 


Dans l’une des prochaines séances je présenterai un mémoire sur les 
Phasmiens de l’époque carbonifère. 


A la suite de cette communication, M. Brongniart fait passer ne les 


xx Bulletin entomologique. 


yeux de la Société des échantillons d’insectes fossiles, que M. Fayul, 
ingénieur-directeur des mines de Commentry, vient de lui apporter à la 
séance. Plusieurs sont d’une conservation remarquable. 


— M. Peragallo, de Nice, adresse des remarques sur les mœurs de deux 
insectes : 


1° Dans un flacon bouehé à l’émeri, que j'avais oublié depuis quarante- 
cinq jours au retour d’une chasse faite le 27 octobre 1882 dans nos envi- 
rons, j'ai trouvé vivant encore une femelle de Capnodis tenebricosa que 
j'avais capturée sur une pousse de cerisier, et qui était ainsi restée un 
mois et demi sans nourriture aucune et presque sans air. 


2° Le 9 novembre dernier, il est éclos dans mon cabinet de travail, à 
Nice, un magnifique exemplaire du Latipalpis pisana. Comme les boise- 
ries de la maison que j’habite datent de vingt ans et que je ne brûle que 
de l'olivier fraîchement coupé, je suis amené à penser que cet insecte a 
accompli ses transformations dans l'olivier. La température a dû la hâter, 
car elle n’est jamais descendue cet hiver plus bas que 5 degrés au-dessus 
de zéro, et dans la matinée elle a varié de 12 à 45 degrés. 


— M, J. Bigot adresse les deux nolices suivantes : 


1° Descriplion d’un nouveau genre de Diptères de la tribu des Syr- 
phides : 


Genus EURIMYIA (nov. gen., mihi) (edprs—puræ). 


Generis Tropidiæ (Meigen et auctor.) sémillimum, differt : facie ros- 
traté Rhingiarum modo, rostro capite parum longiore ; femoribus pos- 
licis valdè incrassatis, dente Tropidiarum sublus destitutis; alarum 
venà quartà longitudinali sinuosä, undè cellulä posticä primä ferè pedi- 
formt videtur. 


Très voisin du genre Tropidia (Meigen et auctor.), il en diffère par 
le prolongement conique et acuminé de la face, un peu plus long que 
l'axe de la tête et tout à fait semblable à celui qui caractérise le genre 
Rhingia ; par les cuisses postérieures fortement renflées, comprimées, 
dénuées en dessous de l’épine saillante propre aux Tropidias ; enfin, par 
la sinuosité assez prononcée de la quatrième nervure longitudinale posté- 
ricure de l’aile (Rondani), ce qui donne à la première cellule postérieure 


Séances de l’année 1883. XXI 


une figure légèrement pédiforme. Yeux nus. Front large. Troisième seg- 
ment Done notablement élargi. Palpes filiformes, 


E. RHINGIOÏDIS & (nov. sp., J. Bigot). — Long. 8 mill. — Antennis 
obscure rufis, basi fuscanis ; palpis et haustello, nigris; fronte fuscä ; 
facie flavido pruinosä, genis nigris ; thorace nigro opaco, vittis quatuor 
pallide flavis ornato; scutello fulvo, basi fusco; calyptris et halteribus 
sordidè albidis ; abdomine nigro, maculis utrinque tribus, subtrigonis , 
testaceis , tertiis cinereo-tinclis, segmento ultimo cinerascente ; trochan- 
teribus nigris; pedibus fulvis, femoribus anteriorum et intermediorum, 
basi, tibiis tarsisque, apicè, femoribus posticorum, in medio et tibiis, 
pariter apice, nigro pictis; alis pallidissime fulvidis. 


Antennes brunes, troisième segment roussâtre, chèle noir; front brun, 
verlex noirâtre ; face d’un jaune doré pruineux, joues d’un noir luisant ; 
trompe et palpes noirs; thorax d’un noir opaque, semé de poils rous- 
sâtres, quatre bandes longitudinales d’un blanc jaunâtre, les latérales 
notablement plus larges que les intermédiaires, flancs noirâtres à reflets 
gris ; écusson fauve à base noire et longs poils clairssemés, roussâtres : 
cuillerons et balanciers blanchâtres; abdomen noir, deuxième segment 
avec, de chaque côté, une macule trigonale fauve, troisième avec une 
macule semblable grisälre au sommet, quatrième, également de chaque 
côté, avec une demi-bande grisâtre et le bord postérieur gris, comme 
les segments suivants, les bords de chacun des susdits segments un peu 
Juisants ; pieds fauves ; hanches noires; base des cuisses antérieures et 
intermédiaires, largement, extrémilé des tibias et des tarses, noires, cuisses 
postérieures avec un large anneau médian, noi>, libias postérieurs avec 
un anneau semblable, mais beaucoup plus étroit, et l'extrémité, noirs, 
les tarses ici entièrement noirâtres ; ailes entièrement roussâtres. 

Un spécimen, découvert par M. Lancelevée, d’Elbeuf (Seine-Inférieure), 
aux coteaux d’Orival, sur les fleurs d'Ombellifères, fait actuellement 
partie de sa collection. 


2° Notes critiques : 


Mon savant collègue et docte critique le professeur J. Mik (Wiener 
Entom, Zeit., 1883, Jänner, p. 20, etc.), montre en quelques lignes, 
d'une part, qu’il n’a pas lu avec une suffisante attention les considéra- 
tions développées en tête de mon récent travail sur les Anthomyzidæ 


XXII Bulletin entomologique. 


(Dipt. nouv. ou pet connus, Anh. Soc. ent. Fr., 4882, p. 5-22); d'autre 
part, qu’il ne partage pas mes idées relativement à la place que peuvent 
occuper, dans la classification générale de l’ordre, les genres Roeselia, 
Actia, Melia et Phytomyptera : mais, comme il n’appuie ses dires sur rien 
de précis, et que l'exemple qu’il croil pouvoir tirer du genre Psilopus 
n'est certes pas heureusement choisi, j’imiterai sa concision, êt je me 
bornerai à déclarer que nos nos à ce SES sont absolument diver- 
gentes,. 

S'il eùt bien saisi le sens de ma note sur le genre Céenostylum (Macq., 
Dipt. Exot.), il eût pu reconnaître facilement que je n’ai jamais voulu le 
caser AVEC les Conopsidæ ! Les opinions, y relatives, de Gerstaecker, ne 
sauraient avoir de valeur, attendu que le {ype unique de ce très curieux: 
Diptère n’a jamais passé sous les yeux du savant docteur. 

Enfin, quelques-uns de mes nouveaux noms de genres, si j'en juge 
d’après les sic mis entre parenthèse à leur suite, n’ont pas eu la bonne 
fortune de trouver grâce devant lui; je le regrette, et je me borne à 
répéter le vieil adage : De gustibus haud disputandum ! 


Membres recus. 4° M. Simon Cambournac, à Narbonne (Aude) (Coléo= 
ptères de France), présenté par MM. Valéry Mayet et L. Bedel. — Com- 
missaires-rapporteurs : MM. Fairmaire et Simon; 


2° M, Poirier, docteur en médecine, à Avize (Marne) (Entomologie 
générale, Surtout Goléoptères d'Europe), présenté par MM. Guillot et Ém. 
Deyrolle, — Commissaires-rapporteurs : MM, Desmarest et Fairmaire, 


Séance du 14 Février 1883. 


Présidence de M. V. SIGNORET, 


M. le D' C.-A. Bouthery, de Langeais (Indre-et-Loire), assiste à la 
séance. te: 


Nécrologie. On añnonce la mort de M. le professeur F.-W. Mæklin, 


Séances de l’année 1883, XXI111 


bien connu par ses travaux sur les Strongyliniens et sur les Coléoptères 
recueillis en Sibérie par l'expédition de Nordenskiôld, décédé à Helsingfors 
à l’âge de soixante-deux ans. : 


Lectures. M. L. Fairmaire donne lecture de la notice nécrologique du 
D' Cartereau, notice dont il avait été chargé par la Société, 


— M. Ernest Olivier adresse la description d’un Coléoptère du genre 
Paussus (P. Jousselini), travail accompagné de figures. 


Communications. M. L. Bedel donne la description d’un Coléoptère 
nouveau du genre Hygrobia Latr. (Pelobius Schh.) : 


On sait que les Hygrobia constituent, suivant la classification récente 
du D' G. Horn, une famille à part, formant, avec les Amphizoidae, un 
groupe de transition entre les Carabidae et les Carnivora aquatiques. 
M. l’abbé A. David avait déjà retrouvé le genre Amphizoa en Asie; il y 
a découvert également une espèce nouvelle d’Hygrobia qu’il m’a géné- 
reusement offerte et que je suis heureux de pouvoir lui dédier. 


HYGROBIA DAVIDI, n. Sp. — Nigra, capite rufo, palpis, antennis pedi- 
busque testaceis ; sutura epistomatis distincta ; prothorace basi truncato ; 
scutello libero, triangulari; elytris aequatis, subopacis, profunde, ad api- 
cem tenuissime, punctatis ; sutura haud elevata; corpore subtus ruguloso, 
nitidulo. — &. Art. 1-8 tarsorum anter. et intermed. dilatatis, subtus 
indumento flavo vestilis. 


Tête légèrement luisante, très finement et densément ponctuée, entière- 
ment ferrugineuse en dessus, en partie rembrunie en dessous; suture de 
l’épistome bien tracée. Palpes et antennes testacés. Pronotum entièrement 
noir, peu brillant, ruguleux, sur les bords, fortement transversal, sub- 
sinueusement rétréci en avant, tronqué à la base; angles postérieurs sail- 
lant légèrement en dehors. Écusson noir, en triangle subéquilatéral, 
Élytres unies, ovoïdes, atténuées en avant, entièrement d’un noir de-poix, 
ternes, alutacées, à ponctuation bien nette, profonde, devenant très fine 
en arrière ; suture non saillante. Dessous du corps noir de poix, ruguleux, 
médiocrement luisant ; saillie prosternale non lancéolée, linguiforme, pré- 
sentant, en arrière, une trace de carinule médiane. Pattes testacées, 
hanches antérieures et intermédiaires de même. — Long. 9 4/2 mill, 


® Chine : province de Kiang-Si; un seul mâle (A. David). 


XXIV Bulletin entomologique. 


Du même groupe que l'Hygrobia tarda Herbst, mais distinct par la 
disposition des couleurs, par ses élytres unies, très nettement ponctuées, 
sans rebord élevé le long de la suture, par la forme de la saillie proster- 
nale, etc. : diffère des deux espèces australiennes, Australasiae CI. et nigra 
Cl., par son pronotum tronqué et son écusson découvert. 


— M, le docteur Sénac fait eonnaître quelques modifications à apporter 
au catalogue des espèces du genre Pèmelia : 


4° Les Pimelia interstincta, coordinata, inæqualis el plinthota, indi- 
. quées dans le Catalogue Gemminger et Harold comme originaires de Tur- 
comanie, proviennent en réalité d’Anatolie, d’où elles ont été rapportées 
par Wiedemann. Consulter à ce sujet le travail où Fischer de Wal- 
dheim a décrit ces espèces (Bull. de la Soc. de Moscou, 1837, cah. IV). 
M. Kraatz avait évité cette erreur, puisque dans sa Révision des Téné- 
brionides il donne à ces insectes leur véritable patrie. 


9° La P, cristata décrite par moi en 4882, dans nos Annales, l'avait 
déjà été, en 1884, par M. Kraatz, sous le nom de Podhomala Fausti. Ce 
dernier nom ayant la priorité doit être adopté. 


3° La P. Dejeani Sol. est une espèce à supprimer. Sur les trois indi- 
vidus de la collection Solier, et dont deux sont marqués comme étant les 
types, un de ceux-ci est absolument identique à la P. interstitialis (9 de 
grande taille). L’autre type, auquel le troisième individu est semblable, 
n’est autre que la P. grandis Klug, d. Il provient d’Abyssinie. Je possède 
un autre individu de cette dernière espèce qui provient du pays des 
Bogos; la P. grandis n’habite donc pas exclusivement l'Égypte. 


h° La P. oxysterna Sol., dont j'ai pu voir le type unique dans la collec- 
tion de M. de Marseul, est également à supprimer, ainsi que la descrip- 
tion pouvait le faire prévoir. Le type n’est autre qu’une P. cephalotes Pall. 
dont les antennes ont perdu les touffes de poils allongés de leurs 3°, 4° et 
5° articles, circonstance assez commune. Solier a sans doute été trompé 
par la mention erronée que porte le type (Barbarie). 


— Le même membre ajoute que, au moment de mettre la dernière 
main à la première partie de son travail monographique sur les espèces 
du genre Pimelia appartenant à la première division de Solier, il serait 
très reconnaissant à ses collègues qui voudraient lui communiquer des 


MP RES 


Séances de l’année 1883. XXV 


espèces douteuses appartenant à ce groupe : Pémelia à tarses postérieurs 
plus ou moins comprimés latéralement. 


— M. René Oberthür adresse la note suivante, contenant la description 
de deux espèces nouvelles de Curculionides appartenant au genre Pachy- 
rhynchus : 


4° P. PLurus R. Oberthür. — Long. 13 mill.; larg. 6 mill. — Diffère du 
P. biplagiatus Guérin (Rev. Zool., 1841, p. 216) par sa taille moindre, ses 
élytres plus acuminées en arrière, à base et à extrémité noires: celle-ci 
parsemée de quelques taches formées par des squamules d’un vert doré 
et non pas ornée de maculations nombreuses comme dans biplagiatus ; 
plus gibbeuses, uniformément rouges en leur milieu. Prothorax un peu 
plus allongé, plus ponctué et un peu rugueux transversalement vers sa 
base. Pattes un peu plus grêles. Têle munie d’un sillon médian se pro- 
longeant davantage vers la partie antérieure et plus prononcé. . 


Cette espèce, qui provient de la Nouvelle-Bretagne, a été prise à tort 
par M. Baies (Proceedings Zool. Society, 1877, p. 154, pl. xx1v, fig. 8) 
et par M. Fairmaire pour le P. biplagiatus des îles Salomon, dont elle 
est spécifiquement bien distincte. Le P. biplagiatus est du reste très exac- 
tement figuré dans le Magasin de Zoologie, 1849, pl. 95. 


2 P. GoNSTELLATUS R. Oberthür. — Long. 16 1/4 mill.; larg. 7 4/4. 
mill. — Cette belle espèce, qui était indiquée dans la collection Mniszech 
comme provenant des îles Fidji, est au P. chrysomelas Montr. ce que le 
P. biplagiatus est au P. Plutus. 

Elle diffère du P. chrysomelas par sa taille plus forte, la dépression 
antérieure de la têle moins accentuée, ses squamules d’un vert blanchâtre 
mais non dorées, plus nombreuses sur la surface des élytres: ces der- 
nières un peu moins gibbeuses et plus allongées, et le sillon longitudinal 
entre les yeux moins apparent. 


— M. Henri Brisout de Barneville présente la description d’une nou- 
velle espèce de Nanophyes et des remarques sur une espèce déjà connue : 


1° NANOPHYES MARTINI, Sp. nov. — Long. 4 mill. environ. — Ovatus, 
testaceo-ferrugineus, parce albido-pubescens, antennis testaceis, funiculo 
guinque-ærticulato, clavæ apice obscuro, thorace immaculato, lateribus 


XXVI Bulletin entomologique. 


obliquis, distincte, minus crebre punctulalo, elytris pallide testaceïs, 
interstitiis planis, pedibus coxisque testaceis, femoribus uni- aut bispinu- 
losis, pectore abdomineque nigris, ultimo segmento lutescente, tarsis nigri- 
cantibus. 


Cette espèce diffère bien du manutissimus par le funicule de ses 
antennes qui est de cinq articles ; elle se place près du tetrastigma, dont 
elle diffère par le manque de taches sur les élytres ; sa taille est aussi 
un peu inférieure. 


Pris sur le Tamarix, à Biskra, et rapporté par le D' Charles Martin. 


9° Le Nanophyes setulosus n’est pas une variété du 4-vérgatus, comme 
je l’avais pensé. Il s’en distingue par une pubescence plus épaisse, duve- 
teuse ; les deux traits postérieurs noirs des élytres sont rapprochés ; mon 
exemplaire n’a pas les taches du prothorax mentionnées par M. Tournier, 


Égypte. 


— M. H, Lucas communique une note sur un insecte de l’ordre des 
Névroptères : 


Il a été déjà plusieurs fois question dans le Bulletin de la Société, 
p. xovir (1880), p. cxxxvr (1881), p. 251 (1882), de l’Embia Soliert, qui 
habite le midi de la France, a été capturée jusque dans les Pyrénées- 
Orientales à une assez grande altitude, et dont on ne connaît pas encore 
l’état parfait, 

Dans l'ouvrage de Pictet, ayant pour titre : Traité de Paléontologie, 
j'ai trouvé dans l’atlas la figure d’une Embia à laquelle Pictet et Berendt 
ont donné le nom d’Embia antiqua, t. A, p. 370, pl. 40, fig. 28 (4854), 


En étudiant comparativement cette larve à l’état fossile, on voit qu’elle 
rappelle par sa forme l'Oligotoma Saundersi Weslw., Trans. Linn. Soc.; 
vol. XVII, p. 373, pl. 41, fig. 2 (183/), et par le développement de ses 
antennes et le nombre d'articles qui les composent l’Oligotoma Michæli, 
décrit et figuré par M. Mac Lachlan, in Linn. Societ. Journ. Zool., vol. XII, 
p. 388 et 384, pl. 24, fig. 4 (1877), et dont ce savant a connu les trois 
états, loc. cit., pl. 24, fig. 1, 2, 3. Elle a aussi une certaine analogie 
avec le genre Olyntha de Gray, représenté par une seule espèce, l'Olyn- 
tha brasiliensis, Trans. Linn. Societ., vol. XVII, p. 873, pl. 11, fig. 3 
(1837), Mais le Névroptère avec lequel ce fossile a le plus de ressemblance 


Séances de l’année 1883. XXVIT 


est l'Embia Solieri Ramb., Hist. Nat. des Ins. Névropt., p. 313 (1849): en 
éffet, il rappelle tout à fait la forme de cette espèce avec laquelle il ne 
pourra être confondu par ses antennes qui sont plus allongées, car ces 
organes repliés le long du corps dépassent presque le métathorax, tandis 
que chez l’Embia Solieri ces mêmes organes placés dans la même posi- 
tion ne dépassent pas le mésothorax. 


Il est extrêmement intéressant de rencontrer dans l’Ambre jaune une 
larve du genre Embia qui rappelle par sa forme l'Embia Solieri de la 
France méridionale, et par la longueur de ses antennes et le nombre des 
articles qui les composent l'Oligotoma Michæli qui a pour patrié les 
Indes orientales. 

En terminant j’ajoulerai qu’on connaît déjà à l’état fossile un assez 
grand nombre de Névropières à métamorphoses complètes, mais je ne 
crois pas que d’autres espèces du genre Embia, Névroptères à métamor- 
phoses incomplètes, aient été signalées par les naturalistes depuis la 
publication du travail de M. Pictet, 


— Le même membre fait passer sous les yeux de la Sociélé plusieurs 
variétés extrêmement curieuses du Thais Polyxena Schiffermiller. Ges 
variétés, encore très peu répandues dans les collections, ont pour patrie 
l’île d'Eubée, où elles ont été découvertes par M. de Mimont. C’est sous les 
noms de T'hais Polymnia var. Millière et Thais Mimonti subvar. Millière 
que ces Lépidoptères, déposés dans les collections du Musée de Paris, lui 
ont été envoyés par M. de Mimont. 


Décision. MM. Éd. Lefèvre et E. Simon sont adjoints à la sous-commis- 
sion du Conseil chargée d'étudier les questions relatives à l’impression 
des Annales. 


Membres recus. 1° M. T.-L. Casey, 4419, k, stréet, N. W., à Washing- 
ton, D. G. (Coléoptères de l'Amérique du Nord), présenté par M, L. Bu- 
quet, — Commissaires-repporteurs : MM. Sallé et Tappes ; 


2° M. Edmond Delaby, rue Neuve, 10, à Amiens (Somme) (Coléoptères 
du département de la Somme), présenté par M. L. Bedel. — Commissaires- 
rapporteurs : MM. Ch. Brisout de Barneville et E, Simon; 


3° M. Charles Millot, rue des Quatre-Églises, 28, à Nancy (Meurthe- 


XXVIIT Bulletin entomologique. 


et-Moselle) (Entomologie générale, surtout Coléoptères et Lépidoptères), 
présenté par M. L. Buquel. — Commissaires-rapporteurs : MM. Leprieur 
et Fallou. 


Séance du 28 Février 1883. 


Présidence de M. V. SIGNORET. 


M. Power, de Saint-Ouen-de-Thouberville, assiste à la séance. 


Communications. M. L. Fairmaire fait part à la Société d’une lettre 
qu’il vient de recevoir de notre collègue M. Raffray, actuellement vice- 
consul à Tamatave (Madagascar); sa santé est toujours bonne, malgré le 
surcroît de travail qui lui incombe à cause de l’absence du consul. Il 
donne quelques détails sur ses chasses qui ne sont pas aussi fructueuses 
qu’il espérait, parce qu’il ne peut s’absenter et que son rayon de recher- 
ches est limité. Néanmoins il a déjà récolté un certain nombre de Poly- 
bothris et pas mal de Longicornes. Mais sa capture la plus intéressante 
est celle des Pogonostoma, au nombre de sept espèces. Voici ce qu’il 
en dit : 

« Les Pogonostoma vivent dans l’intérieur des forêts el courent le long 
des troncs des arbres non abattus ; ils se tiennent élevés sur leurs grandes 
pattes, les antennes en avant et généralement la tête en bas. Il faut les 
voir de loin, car dès qu’ils aperçoivent la moindre des choses, ils vont 
sur le côté opposé de l’arbre, et si vous tournez ils tournent aussi, de 
sorte qu’on ne les voit plus dès qu’on est près de l'arbre, Leurs mouve- 
ments sont d’une vivacité extraordinaire, mais ils ne volent pas comme 
on l’a dit, ou du moins ils font très rarement usage de leurs ailes, et c’est 
seulement quand, serrés de très près, ils se voient sur le point d’être pris 
qu'ils s’élancent à terre plutôt qu’ils ne volent, mais c’est fort rare, je le 
répèle, et, sur plus de 100 Pogonostoma, je n'en ai jamais vu que trois faire 
usage de leurs ailes. Rarement ils cherchent à gagner le sommet de 
l'arbre: une fois à terre ils semblent mal à l'aise et embarrassés de leurs 
grandes pattes, ils courent moins vile que sur la surface lisse d’un tronc 
d’arbre, et ceci est tellement vrai que je les ai rarement trouvés sur des 
arbres à écorce raboteuse ou garnie de mousse. Presque jamais ils ne 


Séances de l'année 1883, XXIX 


circulent perpendiculairement le long d’un tronc, ils suivent toujours une 
ligne en spirale et m'ont rappelé complètement les Tricondyles de la 
Malaisie; ils ont absolument les mêmes allures, mais plus rapides. 


« Voici maintenant comment je fais pour les prendre : quand j’aperçois 
de loin un Pogonostoma sur un arbre, j'y cours et j’embrasse le tronc avec 
mes bras de façon à l’empêcher de monter; cela l’oblige au contraire à 
descendre, el quand il est à terre je le capture facilement, mais il est très 
difficile de le prendre sur le tronc lui-même. Si je ne puis embrasser un 
tronc trop gros, j'appelle à mon aide les hommes que j'ai toujours avec 
moi, nous cernons l'arbre et finissons par prendre le Pogonostoma, qui a 
beau tourner et mulliplier ses spires, mais qui trouve de tous les côtés une 
main ouverte pour le saisir », 


— M. H. Lucas communique la note suivante, relative à un Hymé- 
onptère social : 


On sait que les insectes sont attirés la nuit par la lumière d’une lampe 
ou d’une lanterne et qu’ils viennent en plus ou moins grand nombre se 
faire prendre, se brûler les antennes, les patles et même les organes du 
vol. L’atlention de la Sociélé n’avait encore été attirée à ce sujet que 
sur des insectes appartenant aux Lépidoptères, aux Hémiptères, aux 
Diptères, aux Coléoptères, et je rappellerai pour ces derniers les notes 
que j'ai publiées sur trois espèces de la famille des Carabiques que j'ai 
prises en quantité considérable, les uns (Dichirotrichus obsoletus et 
pubescens), Bull., t. IX, p. LxI1, 4869, sur le phare de la jetée de l’Esl, 
à Honfleur, les autres (Bembidium femoratum), Bull., p. Lxix, 1881, dans 
ma chambre, à Chambourcy. 


Me trouvant dans les premiers jours de septembre 1882 à Préjeux-sur- 
Cher (Loir-et-Cher), j'ai capturé pendant une soirée chaude, très calme 
et par un temps orageux, une certaine quantité d'individus du Vespa cra- 
bro get ®, qui venaient explorer une porlion de muraille éclairée par 
une lampe où je les prenais sans aucune difficulié et sans qu’ils oppo- 
sassent la moindre résistance tant ils paraissaient affairés. Ils se plaisaient 
à suivre cetle partie blanchie par la lumière Lloutes les fois que je dépla- 
çais la lampe et ils la parcouraient comme affolés dans tous les sens. 


Ce fait ne me semble pas avoir été signalé par les auteurs, 


— M, V. Signoret dit qu'ayant remarqué dans sa cave, à Paris, qu'un 


XXX. Bulletin entomologique. 


très grand nombre de bouchons avaient été perlorés dans tous les sens 
par des insectes, il avait envoyé à M. J. Fallou les larves ou plutôt les 
chenilles qu’il avait recueillies, en le priant de lui dire à quelle espèce 
elles pouvaient se rapporter. Ce dernier, dans une note adressée à notre 
collègue, lui répond que ces chenilles doivent probablement appartenir à 
la Tinea cloacella HW. (granella Dup., XI, 229; snfinella H. S., 284), et 
que M. l’abbé Fettig (Catalogue des Lépidoptères d'Alsace) rapporte qu'il 
a suivi plusieurs fois le développement de ce Microlépidoptère, qui vit 
sous une toile recouverte de ses excréments, prenant ainsi l’aspect d’une 
plaque de mousse noirâtre, à l'abri de laquelle la larve se nourrit de la 
moisissure attachée à la surface du bois des vieux tonneaux, et qu’elle 
vit également dans les bouchons. 


M. E. Ragonot, à la suite de cette communication, fait remarquer que 
la Tinea granella n’est pas le seul Microlépidoptère dont la larve dévore 
les bouchons ; on peut citer aussi l'OEnophila W-flavum, dont il a constaté 
les dégâts à Bercy et dans sa propre cave. (Voir Bulletin de 1877, p. cix.) 


M. H. Lucas ajoute que plusieurs ennemis des bouchons de nos bou- 
ieilles ont déjà été plusieurs fois signalés à la Société, et qu'il a présenté 
à ce sujet des remarques sur une petite espèce de Crustacé de la division 
des Porcellionides, l’'Oniscus murarius Auct. (Bull. 1861, p. LvI.) 


— M. J.-M.-F. Bigot adresse la diagnose d’un nouveau genre et d’une 
nouvelle espèce de Diptères de la tribu des Antomyzides : 


G. nov. PROBOSCIMYIA mihi (mpoËooxis— pure). 


Secundum ordinamenta Rondanit Prodromi, et mea propria, generis 
Anthomyiæ sémillimum ; differt anlennis brevissimis et haustello tenur, 
rigido, recto, ferè usque ad apicem abdominis retro, subtùs, elongato. 


P. sipHoninA d (mihi), sp. nov. — Long. 8 mille — Antennis, palpis, 
haustello et fronte, nigris; facie albidà utrinque inferne fulvà et pallidè 
auratà. Tota nigra, cinereo flavido pruinosâ, undique selosä : tho- 
race nigro obscurè lineato; calyptris et halteribus fulvis; pedibus nigris, 
geniculis fulvis ; alis basi pallidè fulvescentibus. 

Amer. seplentr. or Rocheuses). — Specim. duo. — EX mu. 


noslro. 


Séances de l’année 1885, KA 


Prix Dollfus. Conformément à l’article 59 de son Règlement, la Société 
procède à l’élection du lauréat du Prix Dollfus pour 1882, 


. Quatre-vingt-quatre membres français prennent part au vote soit direc- 
tement soit par correspondance, Ce sont : 


MM. Allard (Gaston), d'Angers. — André (Edmond), de Beaune, — 
André (Ernest), de Gray. — Baron (G.) — Belon (J.), de Lyon. — 
Bigot (J.-M.-F.). — Bonhoure (A.) — Boullet (E.), de Corbie. — 
Bonnaire (le baron A.), de Fontainebleau. — Bourgeois (J.). — Brisout de 
Barneville (Gharles), de Saint-Germain-en-Laye. — Brisout de Barneville 
(Henri), de Saint-Germain-en-Laye. — Brongniart (Ch.). — Buquet (L.). 
— Cayol (M.) — Chevrolat (A.). — Clément (A.-L.). — Costa de Beaure- 
gard (le comte P.), de Chambéry. — Decœne-Racouchot, de Luzy. — De- 
laby (E.), d'Amiens. — Depuiset (A.). — Designolle (E.). — Desmarest (E.). 
—Deshordes (H.),—Deyrolle (Émile). — Deyrolle (Henri). — Duverger (A.), 
de Dax.— Ébrard (Sylvain), d'Unieux.— Fairmaire (Léon). —Fallou (Jules). 
— Fauconnet, d’Autun. — Félissis-Rollin. — Fleutiaux (Edm.). — Gadeau 
de Kerville, de Rouen. — Gage (Léon). — Gallois (J.), d'Angers. — Gaulle 
(J. de). — Géhin (J.-B.), de Remiremont. — Gervais d'Aldin, de Péronne. 
— Girard (Maurice). — Goossens (Th.). — Gounelle (Ém.). — Grenier 
(le D'). — Grouvelle (A.), de Nice. — Grouvelle (J.). — Hervé (E.), de 
Morlaix. — Kéœæchlin (0.), de Dornach. — Laboulbène (le D' A.). — 
Lefèvre (Édouard). — Lelong (labbé A.), de Reims. — Lemoro (E.). — 
Leprieur (G.-E.). — Léveillé (A.). — Lizambart (labbé G.). — Lucante, 
de Courransan. — Lucas (H.). — Marmottan (le D‘). — Marseul (l'abbé 
S.-A, de) — Martin (le D' Ch.) — Masson (E.), de Compiègne. — 
Mauppin (P.-A.). — Mégnin (J.-P.), de Vincennes. — Millot (A.). — 
Missol. — Monnot (Éd.), du Mans. — Mors (L.), — Nicolas (André), de 
Chartres. — Noualhier (M.), de Limoges. — Orbigny (H. d'). — Perrau- 
dière (R. de la). — Poujade (G.-A.). — Power (G.), de Saint-Ouen-de- 
Thouberville. — Puton (le D' A.), de Remiremont. — Pyot (V.), de Gien. 
— Ragonot (E.-L.). — Régimbart (le D' M.), d'Évreux. — Reiche (L.). 
— Sallé (A). — Sédillot (M.). — Sénac (le D° H.). — Signoret (V.). — 
Simon (E.). — Tappes (G.). — Vachal (J.) 


Les suffrages se sont ainsi répartis : M. L, Bedel, 44 voix; — M. Léon 
Fairmaire, 35; — M. J, Künckel d'Herculais, 3; — M. A. Lucante, 4, — 
I y avait, en outre, un bulletin blanc. 


XXXIT Bulletin entomologique. 


En conséquence M. Louis Bedel est proclamé lauréat du Prix Dollfus 
de 1882, pour sa Faune des Coléoptères du bassin de la Seine. 


Membre recu. M. Pierre Chrétien, Grande-Rue, à Boulogne-sur-Seine 
(Lépidoptères d'Europe, surtout Études des Chentilles et des OEufs), pré- 
senté par M. Delahaye. — Commissaires-rapporteurs : MM, Goossens el 
Ragonot. 


Séance du 14 Mars 18583. 


Présidence de M. V. SIGNORET. 


M, Bouthery, de Langeais (Indre-et-Loire), assisle à la séance. 


M. le Secrétaire, après la lecture du procès-verbal de la précédente 
séance, annonce que le Banquet commémoralif de la fondation de la 
Société a eu lieu au Palais-Royal, le samedi 3 mars 1883, sous la prési- 
dence de M. Édouard Lefèvre. Vingt membres y assistaient : 


MM. E. Allard, — E. Baron, — L. Bedel, — le D’ C.-A. Bouthery, de 
Langeais (Indre-et-Loire), — Ch. Brisout de Barneville, de Saint-Germain- 
en-Laye, — A.-L. Clément, — E. Desmarest, — J. Grouvelle, — Ph. 
Grouvelle, — H. Lartigue, — Éd. Lefèvre, — E. Lemoro, — A. Léveillé, 
— le D' Ch. Martin, — H. d'Orbigny, — G.-A. Poujade, — E. Ragonot, 
— Maurice Sédillot, — le D'H, Sénac — et E. Simon. 


Au dessert, le Président, M. Éd. Lefèvre, se lève et prononce les 
paroles suivantes : 


Messieurs et chers Collègues, 


Appelé, par les circonstances, à l'honneur de présider ce Banquet, 
dans lequel la Société entomologique de France célèbre le cinquante et 
unième anniversaire de sa fondation, permettez-moi de regrelter l’absence 
de notre honorable Président, qu’un deuil récent a empêché de se joindre 
à nous ; car, mieux que moi, M. SignoreL aurait su vous dire combien 
les réunions commémoratives, telles que celle-ci, sont de nature à resser- 


Séances de l’année 1885. XXXIII 


rer les liens de cordiale fraternité et de commune sympathie qui unissent 
entre eux tous les membres de la grande famille des Entomologistes. 

Notre chère Sociélé vient d’entrer dans sa cinquante-deuxième année ; 
c’est vous dire qu’elle a déjà franchi la première étape de la seconde 
moilié du chemin qu’elle doit parcourir pour atteindre un siècle d’exis- 
tence, et nous pouvons affirmer que son état de prospérité toujours 
croissante est un sûr garant de sa vitalité. 


J’ai donc la conviction d’être votre interprète à tous en portant ce 
double toast : 


A la Sociélé entomologique de France ! 
À son Président, M. V. Signoret ! 


Des applaudissements unanimes accueillent l’allocution de M. Éd. Le- 
fèvre, ainsi que les toasts qu’il vient de porter. 


M. E. Desmaresi fait ensuite remarquer que MM. L. Buquet et L. Fair- 
maire, légèrement indisposés, n’ont pu, à leurs grands regrets, assister 
au Banquet. M. A.-L. Clément ajoute qu’un motif semblable a seul privé 
M. IH. Gadeau de Kervilie d’êlre des nôtres. 


Divers toasts, applaudis par tous nos collègues, sont portés : 


Par M. E. Simon, au lauréat du Prix Dollfus de 1882, à M. Louis 
Bedel ; 

Par M. L. Bedel, à M. Charles Brisout de Barneville, membre hono- 
raire ; 

Par M. G.-A. Poujade, à l’un de nos doyens et membre fondateur de 
la Société, à M. Louis Reiche ; 

Par M. E. Allard, au Secrétaire, à M. Eugène Desmarest ; 


Par M. A.-L. Clément, au Président du Banquet, à M. Édouard Le- 
fèvre ; 

Par M. E. Desmarest, aux organisateurs du Banquet, à MM. Jules 
Grouvelle et A.-L, Clément. 


Lectures. M. le D' Régimbart envoie la suile de son Essai monogra- 
phique sur la famille des Gyrinidæ, 2° partie, tribu des Gyrinint, travail 
accompagné d’une planche, 

(1833) 2° partie, 8 


XXXIV Bulletin entomologique. 


— M. P. Gennadius transmet une notice sur des espèces nouvelles de 
Cochenilles, les Leucaspis ie Dactylopius caricus et Monophlebus 
hellenicus. 


Communications. M. Louis Bedel demande la parole et s'exprime en 
ces termes : 


Mes chers Collègues, je tenais beaucoup à venir moi-même vous 
adresser mes remerciments sincères pour la haute distinction que vous 
m'avez accordée en me décernant cette année le Prix Dollfus. 


Dans l’ouvrage que vous venez de couronner, je cherche par tous les 
moyens à éviter aux coléoptéristes qui veulent travailler par eux-mêmes 
ces recherches stériles et ces problèmes insolubles que nous avons connus 
presque tous en débutant. La tâche est souvent bien ingrate, mais, soutenu 
par vos suffrages et certain de votre bienveillant concours, je n’y faillira 
point et j'irai jusqu’au bout. 


— M. L, Fairmaire envoie les descriptions suivantes de deux Malthinus 
de Bulgarie : 


4° MALTHINUS PYRRHODERUS. — Long. 5 4/2 mill. — Nigro-fuscus, sat 
nitidus, antennarum articulis 2 primis prothoraceque rufo-flavis, elytro- 
rum plaga apicali sulphurea, metasterno lateribus macula sulphurea notato, 
pedibus fuscis, tibiarum basi rufescente, pedibus 2 anterioribus totis tes- 
taceis; capite convexiusculo, medio tenuiter carinulato, oculis magnis, 
exsertis, antennis corporis medio longioribus, articulo 1° elongato, leviter 
arcuato, 2° paulo obscuriore, palpis fuscis ; prothorace subquadrato, lon- 
gitudine vix latiore, lateribus basi obsolete sinuatis, dorso subtilissime 
densissime punctulato, linea longitudinali media tenuiter impresso; ely- 
tris apice obtuse rotundatis, abdomine valde brevioribus, tenuiter rugo- 
sulis, utrinque bicostulatis. 


Voisin du M. syriacus, distinct par son corselet d’un jaune un peu 
orangé, fortement rebordé à la base, légèrement impressionné au milieu 
en travers, par les élytres finement carénées et ruguleusement ponctuées, 
et par les antennes dont le 1° article, d’un beau jaune, ést presque aussi 
long que les 2° et 3° réunis, le 2° d’un jaune obscur. 


9° MALTHINUS OBSCURICOLLIS. — LOng, 5 mill. — Fuscus, vix nitidus, 


Séances de l’année 1883. : XXXV 


capilis parte antica, pedibus et antennarum articulis 2 primis flavo- 
lestaceis, elylrorum apice sulphurco ; capite transverso, postice angustato, 
oculis globosis, eéxsertis, lenuiter coriaceo, palpis brunneis ; prothorace 
antice angustato, tenuiter coriaceo, basi medio breviter sulcato, elytris 
abdomine parum brevioribus, parallelis, apice extremo tantum angustatis, 
subliliter coriaceis, basi utrinque spatio paulo elevato denudato, læviore; 
abdomine flavescente. 


Diffère du sérialulus et des autres espèces voisines par le corselet sans 
bordure jaune, non transversal, rétréci en avant, et par les élytres parals 
lèles, finement coriacées. 


Ces deux espèces ont été trouvées à Varna par M. Alléon. 


— M. H. Lucas communique une note sur un nouveau genre de Lépi- 
doptères de la section des Achalinoptères ou des Rhopalocères des aü- 
leurs : : 


Gen. nov. TIMELÆA Lucas. — Yeux ovalaires, saillants, envahissant 
les parties latérales de la géte : celle-ci petite, étroite. Palpes labiaux 
grêles, non velus, couverts de poils squammiformes ; dernier article 
allongé, assez aigu. Antennes grêles, plus allongées que le corps, termi- 
nées en massue fusiforme, allongée-ovoïde, comprimée, creusée longitu- 
dinalement en cuiller en dessous. Thorax peu robuste. Ailes grèles, 
dentelées, à sommet, à bords antérieur, extérieur et postérieur arrondis. 
Pattes grêles dans les deux sexes, non poilues. Abdomen grêle, plus court 
que les ailes de la seconde paire, très légèrement courbé, — Chenille et 
chrysalide inconnues. 

L’unique espèce qui représente ce genre avait été placée par les auteurs 
parmi les Argynnis et les Melitæa ?, mais en étudiant comparativement 
ces diverses coupes g ‘riques, on voit que celle des Timelæa s'en dis- 
tingue par les palpes !:,iaux écailleux et non velus, par les antennés non 
brusquement terminées en massue et par les aïles grêles et généralement 
plus arrondies. 

Celle coupe générique, qui vient se placer entre les Argynnis el les 
Melitæa, où après ces deux genres, a pour {ype une espèce découverte 
aux environs de Pékin par M. l’abbé David et retrouvée par MM. Tatarinoff 
el Gaschkewitsch. 


TIMELÆA (MELITÆA) ? MAGULATA Bremer el Grey, Schmett. N. China’s, 


XXXVI Bullelin entomologique. 


p. 7, n° 45, pl 1, fig. 3 (1853); eorumd., Lépidopt. de Chine, p. 4, n° 3 
(1853). — Argynnis maculata Kirby, Synonym. Cat., p. 165, n° 73 (1874); 
ejusd. Synon. Cat., Suppl., p. 727, n° 73 (1877). — Argynnis leopardina 
Luc., Ann. Soc. ent. Fr., p. 221, pl. 3, fig. 8 «a &', 3 b $ (1866). 

En terminant, je ferai remarquer que les antennes de l’exemplaire 
figuré par MM. Bremer et Grey n’appartiennent pas à ce Lépidoptère. En 
effet, voici ce que disent ces auteurs au sujet de celle figure : « Le genre 
de ce papillon est difficile à fixer d’après les deux exemplaires qui sont à 
notre disposition, les palpes el les antennes manquant et les ailes elles- 
mêmes étant très endommagées. » , 


— M. J. Fallou, au sujet de la communication qu'il a adressée à la 
dernière séance sur un Microlépidoptère qui détruit les bouchons de bou- 
teilles, dit qu’une seconde éclosion de Tinéites vient d’avoir lieu chez lui 
hier, 43 mars, et que l’insecle obtenu est l'Endrosis lacteella Schifi. 
(betulineella Hb., Dup., XI, 297, 8; fenestrella Sit.; sarcilella Stph.). Les 
bouchons attaqués, qui lui avaient été remis par M. V. Signoret, prove- 
naient de deux caves différentes, l’une humide et l’autre assez sèche. Il 
est probable que l’Endrosis aurait vécu à l’état de chenille dans les bou- 
chons placés dans la cave la plus sèche. 


— M. J.-M.-F. Bigot adresse la note suivante : 


Le professeur J. Mik (Wiener Entomol. Zeit., Wien, 1883, p. 66), savant 
critique ès Diptérologie, avec lequel je ne suis malheureusement pas tou- 
jours d’accord, vient cette fois de démontrer que mon Eurimyia rhingioïides 
(Bull. Soc. ent. Fr., séance du 24 janvier 1883, p. xxi), n’était autre que 
l'Helophilus lineatus (Fabr., Schiner, Rond.), rare espèce européenne. 
Cependant, je crois pouvoir conserver mon genre Eurimyia, altendu que 
l'allongement insolite de son épistome n’est pas un caractère propre au 
genre Helophilus proprement dit. 


Membre recu. M. Albert Cheux, rue Delaage 47, à Angers (Maine-el- 
Loire) (Lépidoptères en général), présenté par M. J. Fallou, au nom de 
M. Depuiset. — Commissaires-rapporteurs : MM. Poujade et Ragonot. 


Séances de l’année 1883, _ XXXVIL 


Séance du 28 Mars 1882. 


Présidence de M. V. SIGNORET, 


MM. Demaison, de Reims; A. Fauvel, de Caën, et H. Gadeau de Ker- 
ville, de Rouen, assistent à la séance. 


Lectures. M. V. Signoret dépose sur le bureau la 41° partie de son 
mémoire sur les Cydnides, comprenant les descriptions des genres Bra- 
chypeltus, Cydnopeltus, Hiverus, Dearcle, Pachymeroïdes, Amnestus et 
Chilocoris, terminant le groupe des Cydnides proprement dits et les 
genres Peltoxys, Macrohymenus et Microrhynchus, commençant le groupe 
des Selurides; travail accompagné de trois planches, 


— M. J. Fallou fait connaître une note sur une aberration de la Che- 
lonia Caja, et sur la variabilité en général chez les Lepidoptères. 


Communications. M. L. Bedel donne la diagnose d’une nouvelle espèce 
française de Trechus anophthalme : 


TRECHUS (ANOPHTHALMUS) VILLARDI, n. Sp. — Rufo-testaceus, nitidulus, 
capite pronotoque distinctius alutaceis, minus nitidis ; epistomate medio 
subimpresso. Elytris omnino striato-punctatis, setulis brevissimis aegre 
conspicuis in unoquoque striarum intervallo subseriatis, — Long. 5 1/2 
mill, 


Extrêémement voisin du T. delphinensis Ab., mais un peu moins brillant 
et plus déprimé; tête et pronotum plus sensiblement alutacés ; épistome 
subimpressionné au milieu ; élytres portant sur toute l'étendue de chaque 
interstrie de petites soies dorées, mal alignées, peu apparentes et seule- 
ment sous un fort grossissement. 


Drôme : groite des Falières, près La Chapelle-en-Vercors. 
Cette espèce est dédiée à notre collègue M. Louis Villard, qui l’a décou- 


verte et qui a généreusement parlagé avec moi les exemplaires qu’il à 
recueillis cette année. 


— M. J. Fallou rend compte de plusieurs éducations de l’Aftacus 
Anthærea) Pernyi Guér.-Mén, qu'il a pu faire l’année dernière en 


XXXVIII Bulletin entomologique. 


plein air dans la forêt de Sénart; mais Pautorisation nécessaire ne lu 
ayant été accordée que le 14 juin, les œufs du Bombycite qu'il conservait 
dans une pièce de sa maison de Champrosay étaient déjà éclos, et les 
petites chenilles étaient même à leur seconde mue. Il prépara trois cépées, 
différemment disposées, dans un taillis de chêne de quatre ans, et plaça 
15 chenilles dans chaque, en en conservant 17 dans l’endroit où elles 
étaient nées. Pendant un mois, presque toutes les chenilles avaient pros- 
péré et avaient acquis, autant les unes que les autres, leur plus grande 
taille, ayant ainsi subi sans accident toutes leurs mues. Malheureusement, 
le 15 juillet, un fait accidentel dans nos contrées, une très forte grêle, 
composée de grélons de la grosseur d’une noix, vint changer l’état favo- 
rable des choses, un grand nombre de chenilles furent tuées ou blessées, et 
il ne resta guère d’intactes que celles qui étaient placées dans la forêt sous 
une cépée entourée d’une toile métallique très fine et disposée en forme 
de cône. Du 18 au 30 juillet, toutes les chenilles qui restaient filèrent 
leurs cocons, et les papillons, bien intacts et de grande taille, que notre 
collègue met sous les yeux de la Société, éclorent la nuit à de grands 
intervalles : le premier du 24 au 25 août et le dernier du 5 au 6 octobre. 
Un accouplement ayant eu lieu du 28 au 29 août, la femelle a pondu près 
de 250 œufs, et les chenilles qui en sont sorties, du 42 au 44 septembre, 
ont pu subir plusieurs mues, mais sont mortes vers la fin d'octobre, faute 
de jeunes feuilles de chênes pour se nourrir. 


Du résultat de ces éducations, M. J. Fallou conclut qu’il est possible 
d'élever l’Attacus Pernyé dans nos forêts et que les chenilles peuvent sy 
développer facilement en liberté et produire des cocons de bonne qualité, 
ainsi que des papillons n’offrant rien d’anormal et pouvant propager l’es- 
pèce. Mais une remarque importante qu'il signale doit être notée : c’est 
qu'un petit nombre de cocons ont seuls donné leurs papillons, et que la 
plus grande quantité ne les donneront que celte année. Cette tendance 
marquée d’une espèce bivoltine à devenir univoltine sous l'influence de 
notre climat est un pas fait par la nature vers l’acclimatation de ce Bom- 
bycite, qui, comme on le sait, a élé en Espagne, le sujet d'expériences 
industrielles. Gar jusqu'ici on ne pouvait guère espérer en France une 
reproduction durable avec des sujets nés en automne, et dont le dévelop- 
pement aurait bientôt élé arrêté par l'hiver. 


— M. Demaison, de Reims, donne lecture de la note suivante : 


On r’ignore pas que les anciens connaissaient deux espèces de soie : la 


Séances de l’année 1883. XXXIX 


première, que le commerce amenait de l’extrême Orient, était la soie du 
Bombyx Mori, dont l'usage est devenu si répandu dans les temps mo- 
dernes; la seconde, inconnue aujourd’hui, était le produit d’un Bombyx 
vivant dans l’île de Cos. Plusieurs naturalistes, parmi lesquels je me con- 
tenterai de citer Latreille, ont fait des recherches sur cette dernière soie, 
mais sans parvenir à en fixer avec précision la nature et l’origine. Nous 
pensons, quant à nous, que les renseignements donnés à ce sujet par les 
écrivains de l'antiquité ne peuvent se rapporter qu’à la Lasiocampa Otus, 
Lépidoplère très commun dans l’Asie-Mineure. Cette espèce est en effel 
la seule, dans la faune de cette région, qui fournisse une soie abondante 
et facilement utilisable. Pline nous apprend, d'autre part, que le Ver à 
soie de Cos vivait sur le chêne, le frêne, le térébinthe et le cyprès. Or, 
les feuilles du cyprès et du lentisque, arbres de la famille des Térébintha- 
cées, sont précisément la nourriture de prédilection de la L. Otus, et elle 
vit également sur le chêne et le frêne. Tout porte donc à croire que c’est 
bien ce Bombyx qui procurait aux Grecs et aux Romains la matière d’une 
industrie assez importante. 


Les cocons de l’Otus, dont nous mettons plusieurs exemplaires sous les 
yeux de la Société, sont d’un très gros volume; la soïe en est blanche, 
d'aspect laineux, et peut se filer aisément, ou même, dit-on, se dévider 
sans peine après avoir été bouillie dans une lessive. Sans valoir à beau- 
coup près la soie ordinaire, elle nous paraît d’une qualité supérieure à 
celle de la plupart des soies des différents Bombyx dont l'éducation et 
l'acclimatation ont été tentées dans ces derniers temps. Déjà, en Italie, 
M. Cornalia a signalé l'Otus à l’attention des sériciculteurs et s’est efforcé 
de démontrer tout le parti que l’on pourrait en tirer. Il serait facile sans 
doute d'utiliser cette espèce dans les pays où elle est indigène ; mais peut- 
être réussirait-on aussi à l’introduire dans le midi de la France et dans 
nos possessions algériennes, où elle serait susceptible de devenir une 
source de revenus, 


—— M. H. Lucas communique une note relative à un Crustacé : 


Les carcinologisies désignent sous le nom de Birgus latro Herbst, Desm., 
Consid. génér. sur les Crust., p. 180, pl. 80, fig. 3 (1825); Edw., Hist. 
Nat. des Crust., t. II, p. 246 (1837), un Crustacé curieux de l’ordre des 
Décapodes anomoures et de la division des Paguriens. Tous les Crustacés 
compris dans cette tribu sont remarquables par l’état de mollesse plus ou 


RENGE Bulletin entomologique. 


moins complète de leur abdomen, par le défaut de symétrie dans les 
appendices de cette partie du corps et par la brièveté des pattes des deux 
paires postérieures ; l'abdomen est grand, contourné sur lui-même, et, 
pour le protéger, l’animal le loge dans l’intérieur de quelque coquille 
qu’il traîne toujours avec lui et dans laquelle il s’attache à l’aide des 
pattes postérieures. Le genre Bérgus fait exception, l'abdomen est très 
large, non contourné sur lui-même et couvert en dessus de grandes 
plaques cornées destinées à protéger cet organe et qui chevauchent l’une 
sur l’autre. Cette espèce, par cette disposition toute particulière, n’a pas 
besoin de loger son abdomen dans une coquille comme cela a lieu non- 
seulement pour les Pagurus mais aussi pour les Cænobita. L’appareil 
respiratoire du Bérgus est en outre très remarquable ; la cavité respira- 
toire est très grande, el les branchies, au nombre de 144, tenues dans un 
milieu toujours humide, n’en remplissent pas la dixième partie ; sa voûte 
est tapissée inférieurement par une membrane mince, épidermique, et 
qui, en disparaissant, laisse à nu le derme qui se continue avec la mem- 
brane dont la carapace est tapissée et qui est couverte d’une multitude 
de végétations vasculaires. 


Ce Crustacé, qui n'avait encore été signalé que de la mer des Indes, a 
une étendue géographique très grande; il a été rencontré aux Seychelles, 
dans les îles de la Réunion, de Maurice et jusqu'à Madagascar; les îles 
de Java, de Sumatra et de Bornéo nourrissent aussi cette espèce, ainsi 
que la Martinique; enfin, il a été capturé aux Nouvelles-Hébrides, aux 
Sandwich, à la Nouvelle-Zélande et à la Nouvelle-Galédonie. 


Une particularité intéressante, c’est que ce Crustacé a toujours été 
rencontré dans l’intérieur des terres, et je ne sache pas qu'il ait été 
pris sur le littoral ou dans les rochers baïgnés par la mer. A cause du 
milieu dans lequel il a été trouvé, on peut dire qu’il est plutôt terrestre 
que marin. 


Il est à supposer que la femelle pond ses œufs dans la mer, et ce n’est 
qu’à l’état de larve que ce Crustacé devient pélagien; on doit penser aussi 
_que c'est seulement sous cette forme qu'il est transporté par la mer et 
les courants, et c’est ce qui explique la présence de cette espèce dans les 
diverses parties du monde que j'ai signalées. 


Le Birgus latro varie beaucoup pour la taille ; voici les diverses dimen- 
sions que j'ai observées : long. 25, 27, 24, 20, 15, 13, 10 centim.; lal. 18, 
415, 14, 13, 9, 8, 7 centim. : 


Séances de l’annce 1885. XLI 


— M. Miot, de Saumur, qui vient récemment d'être promu officier de 
l'Instruction publique pour ses travaux d’entomologie appliquée, et 
M. J. Fallou adressent leurs photographies pour l’album de la Société. 


Décision. Sur l'avis conforme du Conseil et de la Commission de Publi- 
cation, la Société décide qu'elle augmentera de 50 exemplaires le nombre 
du tirage des Annales, qui sera porlé de 510 à 560. 


Membre recu. M. K.-L. Bramson, professeur au Gymnase d’Ekateri- 
noslaw (Russie) (Goléoptères exotiques et Lépidoptères), présenté par 
M. L. Bedel au nom de M. Ant. Grouvelle. — Commissaires-rapporteurs : 
MM. J. Fallou et Leprieur. 


Membre démissionnaire pour 1883. M. Le Bouteillier, à Saint-Aignan- 
Rouen, qui avait été reçu membre en 1856. 


Séance du 41 Avril 1883. 


Présidence de M. V. SIGNORET. 


M. le docteur Gobert, de Mont-de-Marsan, assiste à la séance. 


Lecture. M. Ch. Brongniart lit une note ayant pour titre : Aperçu sur 
les Insectes fossiles en général et observations sur quelques Insectes des 
terrains houillers de Commentry (Allier). 


Nécrologie. M. Ém.-L. Ragonot annonce, d’après une lettre que lui à 
adressée M. ‘von Hornig, de Vienne, la mort du savant lépidoptériste 
M. Zeller, décédé le 27 mars, à l’âge de 75 ans. 


Communications. M. le Secrétaire dit que deux de nos collègues ont 
oblenu des récompenses dans la séance générale annuelle de l’Aca- 
démie des Sciences, tenue le 2 avril 1883 : 4° Le Prix Thore a été décerné 
à M. Edmond André, de Beaune, pour sa Monographie des Tenthrédides, 
faisant partie de son Species des Hyménoptères d'Europe et d'Algérie ; 
2° une mention du Prix Montyon (Médecine et Chirurgie) a été accordée 


+ 


XLII Bulletin entomologique. 


à M. P. Mégnin, pour son ouvrage sur les Parasiles et les Maladies para- 
sitaires chez l'Homme, les Animaux domestiques et les Animaux sauvages 
avec lesquels ils peuvent être en contact, et principalement sur les Para- 
sites Articulés (Insectes, Arachnides et Crustacés). 


— M. Y. Signoret donne la description d'une nouvelle espèce d'Hé- 
miptères découverte en Tunisie : 


SALDA GRENIERI. — Long. 8 mill.; lat. 4 4/2 mill. — Ovalaire-allongé, 
d’un brun mat métallique brillant ; les pattes jaunes moins une bande 
noire en dessus sur les cuisses ; les antennes jaunes, moins des macules 
noires sur le premier article, les troisième et quatrième articles plus 
bruns. Tête noire, avec le bord antérieur du vertex, l'extrémité de la 
ligule et quatre petites taches blanches, dont deux antérieures au niveau 
du bord antérieur des yeux et deux de chaque côté des ocelles, le vertex 
strié transversalement. Antennes avec le premier article petit, le deuxième 
trois fois plus long, le troisième moitié du précédent, aplati, plus large, 
le quatrième moins large et presque égal au précédent. Rostre atteignant 
les pattes postérieures, le premier article très petit et jaune varié de noir, 
le second très long, le quatrième petit, tous les deux noirs. Prothorax 
deux fois plus large que long, la portion antérieure très convexe et plus 
longue que la partie postérieure, qui est plane, le bord antérieur droit, 
le postérieur très concave, les latéraux aplatis, un peu réfléchis et légère- 
ment convexes, obliques, sans sinuosité au niveau de l’impression trans- 
verse, Écusson très large, finement strié, impressionné vers le sommet, 
celui-ci acuminé et plus convexe. Élytres discrètement ponctuées, dépas- 
sant l’abdomen, la membrane à peine distincte de la corie, les cellules 
très obsolètes. Quelquefois un point blanc au bord externe au-dessous de 
l'angle externe de la corie. Pattes jaunes, avec des cils et des épines 
noires, celles-ci de neuf ou dix; sur les fémurs une bande noire en 
dessus : le sommet des tibias, du dernier article des tarses et les griffes 
noirs. Dessous du corps noir, finement ponctué et cilié de blanc, les 
acétabules ou pourtour de l'articulation blancs; les trochanters, très 
grands, sont dans l'articulation même, noirs et extérieurement blancs. 


Cette jolie espèce, par sa membrane et ses nervures indistincies, se 
distingue des espèces connues. Elle a été récollée par M. le D' Grenier 
aux environs de Tunis, dans des détritus d'algues et de coquilles, et est 
très difficile à saisir par suite des bonds désordonnés qu’elle fait. é 


Séances de l'année 1883, XLITI 


— M, Charles Oberthür adresse la note suivante : 


Nous avons reçu récemment une pelile collection d’Inseclés de tous les 
ordres, formée à Tâl-sien-loù, au Thibet, par les soins de Mgr Biel, 
évêque de Diana. Parmi les Lépidoptères se trouve une espèce nouvelle 
de Chélonide dont nous ne croyons pas devoir différer de publier la des- 
criplion : 


CHeLONIA Brett Ch. Oberthür.—Taille de Dominula el paraissant faire 
le passage entre les espèces du groupe des Callimorpha et celles du 
groupe de Véllica. Ailes supérieures en dessus d’un noir verdâtre luisant, 
marquées d’une tache subapicale, de forme irrégulière, jaune, et d’une 
bande de même couleur, d’abord costale jusqu’au milieu de la longueur 
du bord externe, puis changeant de direction pour aller aboutir vers le 
bord terminal, un peu en dessus de l’angle interne. Ailes inférieures 
jaunes des deux côtés et marquées sur les deux faces d’un trait cellulaire 
noir assez épais el d’une tache longue, épaisse, noire, située près de 
l’angle anal et peu au-dessus du bord terminal. Une tache noire à reflet 
verdätre, entourant un espace jaune, occupe assez largement le bord ter- 
minal à l’apex des ailes inférieures, mais en dessus seulement. Les ailes 
supérieures en dessous sont jaunes, sauf à l'extrémité qui est noire, mais 
que traversent encore les parties jaunes du dessus. Le thorax est noir ; 
le collier et les épaulettes bordés de carmin; l'abdomen est d’un beau 
noir vert brillant en dessus, avec les côtés jaunes et l’anus carminé. En 
dessous, l'abdomen est jaune, avec une bande médiane noir mat et une 
bande de points noirs latéraux. Les côtés de la poitrine sont carminés. 
Les pattes ont le premier article carminé et les deux derniers articles de 
la dernière paire jaunes. Les antennes de la femelle, seul sexe que je 
connaisse, sont assez longues, noires et filiformes. Il semble que la Che- 
lonia Bieti ait, près de la jonction du thorax et de l’abdomen, des oper- 
cules tympaniformes noirs bordés de poils carminés, 


Nous avons tout lieu de croire que dans le même pays de Tât-sien-loû 
se trouve un Gynautocéride ressemblant beaucoup à la Chelonia Béeti. 
Celle-ci a en effet le faciès d’une Heterusia, et les observations que nous 
avons déjà pu faire sur les nombreux exemples de mmisme nous portent 
à juger cette supposition fondée. 


Mgr Biet nous a envoyé avec la Leuconea cratægi, ne différant pas du 
type Europe, es Péérides du groupe de Davidis, dont les ailes infé- 


XLIV Bulletin entomologique. 


rieures sont jaunes en dessous et les nervures plus ou moins largement 
empâtées de noir. Ces Piérides, qui paraissent au premier abord être un 
agrandissement de la P. Peloria Hewitson, originaire de la Tartarie chi- 
noise, sont des espèces nouvelles joignant d’une manière intime les Leu- 
conea aux Pieris Davidis, Soracta, Nabellica, et même, par extension, 
Leucodice. Une description ne pouvant faire suffisamment apprécier les 
caractères spécifiques qui distinguent les Peris de Tât-sien-loû, nous 
attendrons, pour les décrire, que la figure en soit gravée. 


Les Coléoptères récoltés par Mgr Biet dénotent que la région de Tàt- 
sien-loû renferme à la fois des espèces européennes, comme Coccénella 
7-punctata, Lina populi et tremulæ, et des espèces tout à fait chinoises, 
telles que Toxospathius inconstans et un Enoplotrupes Bieti (nova species) 
remarquable par sa forme allongée, ses élytres striées longitudinalement 
et sa couleur d’un noir bleuâtre. Un grand nombre des espèces sont tout 
à fail nouvelles et ressemblent à celles récoltées par l’abbé David à Mou- 
Pin. Ce sont notamment une Lytta bleue à bandes rouges, des Blaps, des 
Phyllopertha, Telephorus, Lacon, Anomala. 1 y à aussi quelques formes 
devant constituer des genres nouveaux, entre autres une sorte de Serica, 
à antennes comme celles des Polyphylla, une Aulacophoride, avec trois 
étroites bandes jaunes transversales et de taille assez grande. 


Les Hyménoptères contiennent une magnifique Chrysis nouvelle à abdo- 
men rouge feu traversé par des bandes bleues. 


Les Hémiptères et Diptèeres paraissent ressembler aux espèces euro- 
péennes. 


— M. Constant, de Cannes, adresse, par l'entremise de M. E.-L. Ragonot, 
la note qui suit : - 


Je lis dans le Bulletin de la séance du 28 février dernier une note de 
M. Fallou sur la Tinea granella Dup. qui perçait les bouchons des bou- 
teilles dans les caves, et M. Ragonot a fait observer avec raison que cette 
espèce n’était pas la seule, bien qu’elle soit de beaucoup la plus com- 
mune, et qu’elle travaillait ordinairement en compagnie de l’OEnophila 
W-flavum. Je puis ajouter que, l’année dernière, j’ai été assez surpris 
de trouver dans mes bouchons une chenille trop grosse pour être rap- 
portée à l’une ou à l’autre des espèces précédemment nommées, el que, 
l'ayant élevée en certaine quantité, j'ai vu sortir de la chrysalide l’Asopia 


Séances de l’année 1883. XLV 


farinalis. Les ravages que cause cette chenille sont bien plus dangereux 
que ceux produits par les chenilles des T. granella et CE. W-flavum : elle 
fait des galeries si grandes et si nombreuses que le bouchon, en peu de 
temps, ressemble à un morceau d’éponge, et finit par laisser passage au 
contenu de la bouteille. 


Au reste, l’Asopia farinalis fait sa nourriture de diverses substances 
qui ne se ressemblent guère, car, après avoir constaté sa chenille dans 
les bouchons de ma cave, je l’ai trouvée par milliers dans une pile de 
tourteaux de sésame dont on fait usage à Cannes pour engrais, et que 
j'avais conservée un peu plus d’un an. Chaque pièce qu’on enlevait met- 
tait à nu une fourmilière de chenilles de farinalis, grosses, dodues et 
bien nourries, qui auraient fini par réduire en poudre toute la masse de 
tourteaux, malgré l’extrême dureté de ce produit. Elles vivaient là en 
société, tout comme des Hyponomeuta où des Vorthesia, et ne prenaient 
même pas la peine de se déranger pour se chrysalider : les chrysalides 
étaient pêle-mêle avec les chenilles. 


— M.J.-M.-F, Bigot communique des remarques synonymiques sur 
divers Diptères : 


J'ai publié dans la Revue ct Magasin de Zoologie (Guérin-Méneville, 
1859), un travail destiné aux diagnoses de quelques genres ou espèces exo- 
tiques et intitulé : Dipter. aliquot nova Gencra, av. 1 pl. col.; cette œuvre 
de mes débuts diptérologiques se ressent, très fâcheusement pour moi, 
de mon inexpérience et de la pénurie de ma bibliothèque naissante. 
Outre les nombreuses erreurs qu'y relevèrent plusieurs auteurs et 
moi-même, je crois devoir signaler encore, aujourd’hui, celle que j'ai 
commise, en donnant à mon ancien genre Hystrisyphona (lisez Hystrisi- 
phona) une place parmi les Tachinidæ, quand la notable villosité du chète 
et la présence d’une carène longitudinale au milieu de la face le classaient, 
sans aucun doute, avec les Dexidæ. 

J’ajouterai que ce dit genre ne diffère du genre Pr'osena (Saint-Fargeau) 
que par la forme arrondie, fort élargie et très convexe de son abdomen 
notablement raccourci, ainsi que par les fortes épines rigides et très denses 
dont il est hérissé, comme chez les Dejeania ou les Hystricia (Rob.- 
Desvoidy). 


Ce genre ne renferme encore, présentement, que la seule espèce par 
moi décrite (loc. cit.), sous le nom de H. nigra (lisez niger). Mexique. 


XLVI Bulletin entomologique. 


- — M. le D' Gobert signale la Gécouverte en France d’un Diptère qui 
n'y avait pas encore été trouvé. Le Bibio anglicus Eôw, décrit comme 
d'Angleterre, a été capturé dans les Hautes-Pyrénées. 


— M. Maurice Girard communique la note suivante : 


J'ai reçu, à la fin de février, d'Épinal (Vosges), des larves de Dipières 
Tipuliens, d’une couleur gris jaunâtre, contenues dans du terreau de 
jardin maraîcher de cette ville, qui soulevaient la terre et rongeaient, 
dit-on, les racines des plantes qui y avaient été semées. Larves el terreau 
ont été remis à M. Poujade et placés en observation au laboratoire 
d'Entomologie du Muséum. A la fin de mars, les larves sont devenues 
nymphes, puis celles-ci ont noirci et ont donné des adultes de l'espèce 
commune de la famille des Bibionides, Dilophus vulgaris Meigen, sÿn. : 
febrilis Linn., forcipatus Schranck, spinatus Müller, Diptère entièrement 
noir. Ces larves n’ont paru se nourrir que des détritus naturels du ter- 
reau, car aucune racine ne leur a été donnée. Je ne les crois pas sensi- 
blement nuisibles, de même que les larves de la grande espèce Bibio 
Marci Linn., la Mouche de Saint-Marc de Réaumur, que l’on voit à Paris 
à la fin d'avril dans les jardins publics. Elle était très commune en 4872, 
en sortes d’essaims sur les buissons des alentours de Paris; la crédulité 
publique y voyait une corrélation avec les malheurs de la guerre et avec 
les cadavres enfouis de tous côtés. (Voir une note de M. le D' Laboulbène, 
Annales 4872, p. 209.) 


Membres recus. 1° M. Jean Héloi, médecin-dentiste, rue du Bac, 62 
(Entomologie générale), présenté par M. Édouard Lefèvre. — Commis- 
saires-rapporteurs : MM. Leprienr el Lucas ; 

2° M. Henri Pierson, rue Pierre-Lescot, 20 (Orlhoptères et Névropteres), 
présenté par M. E. Simon, — Commissaires-rapporteurs : MM. Lucas et 
Poujade. 


Séance du 25 Avril 2884. 
Présidence de M. V. SIGNORET. 


Nécrologie. M. William-John Griffith, notre collègue depuis 4872, est 
décédé à Rennes (tlle-et-Vilaine), le 16 avril 1883, à l’âge de 37 ans. 


Séances de l'année 1888, XLVIH 


Communications. M. Éd. Lefèvre annonce que notre collègue M. Des- 
bordes vient de trouver auprès de Villejuif, sur les herbes du. bord des 
chemins, deux individus du Meloe variegatus, Coléoptère rare pour les 
environs de Paris. 


M. E. Desmarest fait remarquer que cet insecte a été pris depuis 
plusieurs années aux Hautes-Bruyères, et qu’autrefois, vers 4836, il était 
assez commun dans les plaines au bord de la Seine, à la Bosse-de-Marne, 
d’où il a été chassé par la construction du village et des usines d’Alfort- 
ville. 


M. Clément ajoute qu’il l’a capturé également depuis plusieurs années 
à Épinay-sur-Orge. 


— M. Charles Oberthür adresse la communication suivante : 


M. le D' Henri Codet, maintenant attaché au 49° bataillon de chasseurs, 
à Rennes, et autrefois chef de l’hôpilal militaire de Sebdou (province 
d'Oran), où il a résidé pendant près de quatre années, a utilisé au profit 
des sciences naturelles les loisirs que pouvaient lui laisser ses fonctions. 
J'ai déjà eu maintes occasions de signaler les découvertes entomologiques 
de notre collègue. C’est principalement avec les documents que je dois 
à sa gracieuse libéralité, joints à ceux dont m'a gratifié M. Austaut, de 
Bellegarde, que j’ai publié dans mes Études d’Entomologie le 2° Supplé- 
ment à la Faune des Lépidoptères d'Algérie. Je suis à la veille de faire 
paraître, comme VIIE livraison de ce dernier ouvrage, le Catalogue com- 
plet et la révision critique de toutes les espèces de Lépidoptères jusqu’à 
présent observés dans notre colonie transméditerranéenne. Mais je crois 
intéressant de donner, sans plus attendre, un aperçu de la faune des 
Papillons de Sebdou et de faire succinctement connaître quelques espèces 
nouvelles. 


Dans les Rhopalocères, les Papilio Feisthamelii; Thais rumina ; Antho- 
charis Belemia, glauce, Doüei, Gharlonia; Lycæna Allardi, & et © (le & 
était seul connu; la est noire en dessus), Abencerragus, Theophrastus, 
Adonis; Thesior maurilanicus; Cigaritis Zohra et Jugurtha ; Argynnis 
Pandora : Melitæa Desfontaint ; Charates Jasius ; Satyrus Abd-el-Kader, 
syloicola, Hansü ; Cœænonympha Feltigit, sont les espèces les plus sail- 
Jantes. 


M. Codet a bien voulu, sur ma demande, récolter un grand nombre de 


XLVIIT Bulletin entomologique. 


Syricthus. Une espèce voisine de Proto, à ailes inférieures rougeâtres en 
dessous, et une autre, très peu éloignée de leuzeæ Obr., pourraient bien 
être nouvelles. 


Parmi les Hétérocères, je citerai les Sesia rhingiæfornus, ? euglossæ- 
formis, ? ceriæformis, Puigi, Godeti ; beaucoup de Zygæna ; les Deilephila 
nicæa, tithymali; les Trichosoma Breveti, bæticum ; la Psilura atlantica: 
l'Orgya splendida ; les Catocala Oberthüri, dilecta, optata, pelleæ, con- 
juncta, promissa, nymphagoga, nymphæa, conversa ; Heliophobus hirta, 
optabilis ; Luperina Lasserrei; Heliothis nubigera; Anthophila candicans, 
virginalis, Caïd, albida; Ophiusa lunaris, extrêmement variable, tantôt 
grise sans dessins, tantôt rougeâtre ou noire; Euacidalia Fathmaria ; 
Heteropsis testaria. 

En outre de ces espèces, M. Codet en a recueilli beaucoup d’autres 
moins intéressantes à signaler et les trois suivantes qui me paraissent 
tout à fait nouvelles. 


_ 4° LimAcoDes CoDeTiI Oberthür. — Taille de £estudo, rappelle pour la 
forme Ja Monema flavescens Butler, et devra sans doute former un genre 
séparé. Entièrement d’un fauve rougeâtre en dessus, avec deux petites 
lignes noirâtres sur les ailes supérieures et une éclaircie jaunâtre à la base 
et le long du bord antérieur des ailes inférieures. Le dessous est d’une 
teinte un peu moins rouge que le dessus, et l’éclaircie se trouve le long 
du bord inférieur des ailes supérieures. 

Une femelle; Sebdou, 25 août 1881. 


20 CROCALLIS AUBERTI Oberthür. — Taille d’elinguaria ; aïles supé- 
rieures et thorax gris de lin; ailes inférieures gris blanchâtre, traversées 
par un trait submarginal gris foncé. Les ailes supérieures sont occupées, 
comme dans elinguaria, par une large tache brune extérieurement bordée 
d’un liseré jaunâtre. Cette tache brune occupe largement le bord costal 
qui est jaunâtre. Près de la base, le liseré, qui la limite, forme une ligne 
courbe dont la convexité est dirigée vers la partie extérieure. Cette tache 
brune, sur son côté submarginal, est limitée par une ligne d’abord droite, 
mais qui creuse un peu en descendant vers le bord inférieur des ailes. 
Le dessous est d’un gris argenté brillant, avec la partie centrale des ailes 
supérieures plus foncée par transparence de la tache brune du dessus. 


Je ne possède qu’une seule femelle de la Grocallis Auberti, trouvée à 
Sebdou sur un chemin, le 27 octobre 1881. 


Séances de l’année 1885. XLIX 


3° SELIDOSEMA EREBARIA Oberthür. —Port et taille d’ambustaria ; teinte 
générale d’un noir ardoisé comme les individus les plus foncés de fænio- 
laria; diffère surtout d’ambustaria par la forme de la ligne coudée qui 
traverse les ailes supérieures, et de la ligne submarginale qui traverse les 
inférieures. La ligne coudée part de la côte et descend vers le bord inférieur 
des ailes supérieures, en décrivant une ligne formée d’abord d’un arc 
dirigé vers le bord terminal, puis d’un trait court, parallèle à ce bord; 
enfin d’un arc creusant assez profondément le long de la nervure mé- 
diane, et se redressant vers le bord inférieur. Intérieurement, cette ligne 
est assez largement bordée de brun fauve, surtout près du bord inférieur 
des ailes. La ligne extra-basilaire est plus droite que dans ambustaria. 
De même, la ligne submarginale inférieure des aïles a une direction plus 
droite que dans cette dernière espèce. En dessous, la S. erebaria est 
d’un gris noirâtre sablé d’atomes noirs, et la ligne coudée submarginale 
du dessus est remplacée par une éclaircie transversale blanchâtre. La 
pectination des antennes est moins longue que dans ambustaria, et le 
corps paraît un peu plus grêle. L'aspect général de l’erebaria, avec sa 
couleur générale noirâtre, ses lignes noires neltement écrites et la quan- 
tité de petits traits fins, noirs et droits qui couvrent ses ailes, est assez 
particulier. 


Sebdou, aux lumières, le 12 octobre 1881. 


— M. H. Lucas communique une note sur divers Lépidoptères : 


Les espèces du genre Papilio trouvées dans l'archipel de la Nouvelle- 
Calédonie sont au nombre de quatre et établissent la transition entre les 
espèces des Moluques et de la Nouvelle-Guinée et celles du nord de la 
Nouvelle-Hollande. 


Boisduval, Ann. Soc. ent. Fr., Bullet., p. 155 (1859), a fait connaître 
trois espèces sous les noms de Papilio Montrouzieri, Amyntor et Gelon. 
La première, par la couleur d’un beau bleu métallique qui orne le dessus 
de ses ailes, rappelle l’'U/ysses de Linné, et par le dessous, au contraire, 
le P. Peranthus de Fabricius. La seconde, ou le P. Amyntor, est du 
groupe d’Erectheus et de plusieurs autres espèces de la Nouvelle-Hollande, 
dont les femelles sont ordinairement assez différentes des mâles pour que 
l'on en ait fait des espèces séparées. M. Ch. Oberthür, Étud. Entom., p. 44, 
pl. 3, fig. 2 (1879), a décrit et figuré une troisième espèce désignée sous 
le nom de Westwoodi, qui rappelle beaucoup le Montrouzieri, qui a pour 

(1883) 2° partie, 1. 


L Bulletin entomologique. 


variélés les P. Chaudoiri Feld., Ulyssinus Westw. et Ulyssellus ejusd. 
Enfin la quatrième espèce est le P. Gelon, qui appartient au groupe de 
Sarpedon et dont le Choredon de Felder ne serait qu'une variété 
d’après le Synonym. Cat. of Diurn. Lepidopt. de M. Kirby, p. 559 (1871); 
c’est au sexe mâle que doit être rapportée, d’après M. Oberthür qui en 
possède le type, la description de cette espèce qui a été faite par Bois- 
duval. 

Quant à la femelle, qui était restée jusqu’à présent non décrite, elle a 
une envergure de 6 centimètres environ; les quatre ailes en dessus sont 
d’un brun plus ou moins foncé, légèrement saupoudrées de verdâtre à 
leur base, traversées par une bande continue, plus large que chez le 
mâle, médiane, de couleur verte, précédée sur les supérieures de trois 
taches de la même couleur, plus ou moins grandes et marquées d’une 
rangée marginale de points blanchâtres; les ailes inférieures, obtusément 
dentelées avec leurs échancrures liserées de blanchâtre, présentent aussi 
une rangée marginale de points d’un blanc jaunâtre, mais obscurément 
marqués. En dessous, elles sont d’un brun plus clair qu’en dessus, plus 
fortement saupoudrées de vert à leur base avec les taches et les bandes 
vertes plus accusées : celles-ci d’un vert plus pâle sur les secondes ailes. 
Les antennes sont d’un noir foncé; la tête, le thorax et l'abdomen en 
dessus sont d’un brun plus ou moins foncé, avec tout le dessous d’un 
gris clair ; les pattes sont d’une belle couleur verte. 


Elle provient des îles des Pins et de Woodlarck. 


— M. G.-A. Baër fait connaître la note suivante : 


Dans le Bulletin de la séance du 28 mars dernier, p. xxx1x, M. H. Lucas 
a lu un travail sur le Birgus latro, Crustacé de la division des Paguriens, 
sur lequel on avait attiré mon attention pendant mon séjour à Manille, 
en me disant que les mœurs de cet animal étaient encore fort peu connues, 
surtout en ce qui concerne ses premiers élals. 


Tandis que, suivant les informations recueillies par M. H. Lucas, ce 
Crustacé aurait toujours été rencontré dans l’intérieur des terres, j'ai 
appris au contraire qu'aux Philippines il se trouvait souvent sur les côtes, 
principalement dans les îles du Sud, de Leyté, Samar, Mindanao, etc., 
qu’il pond des œufs dans le sable, aux mois d’avril et mai, et qu'il a 
l'habitude de grimper sur les cocotiers pour dévorer les bourgeons et les 
jeunes fruits. 


Séances de l'année 1883. LI 


Aux Philippines, ce Birgus devient de plus ên plus rare ; les Indiens 
le recherchent par gourmandise, et aussi parce qu’il porte préjudice aux 
cocotiers, et, d’un autre côté, les cochons sauvages et domestiques en sont 
très friands et lui font une guerre acharnée. A Manille, j'ai eu occasion 
de voir deux exemplaires vivants que l’on nourrissait avec des pommes 
de terre et des patates; ils se déplaçaient avec beaucoup de rapidité ; par 
leurs mouvements ainsi que par leur aspect général, ils avaient, à quelque 
distance, l'apparence d'énormes Araignées. 


Dans Mindanao et les petites îles voisines, ce Crustacé est appelé Datto 
(nom donné dans ces parages aux chefs des tribus musulmanes) ou Roë 
des Crabes, par les indigènes. Dans Samar et Leyté, il a été baptisé Uang, 
nom qu’il partage avec divers gros Coléoptères (Lucanides et Cétonides) 
armés de fortes pinces ou grandes antennes. 


Membre recu. M. Heulz, négociant, place de la Bastille, 6 (Entomologte 
générale, surtout Lépidoptères d'Europe), présenté par M. Clément, — 
Commissaires-rapporteurs : MM. Fleutiaux et Maindron. 


Séance du 9 Mai 1883. 
Présidence de M. Énouarp LEFÈVRE, Vice-Président. 


Nécrologie. M. Westring, de Gothenbourg (Suède), reçu au nombre des 
membres de la Société en 1856, est décédé dans le courant de 1882. 


Communications. M. L. Buquet informe la Société que par suite de la 
conversion de la rente 5 0/0 en 4 1/2, la somme annuelle de 300 fr. 
attribuée au Prix J. Dollfus devait subir une réduction de 30 fr., c’est-à- 
dire être ramenée à 270 fr. — Par lettre du 4 de ce mois, M. J. Dollfus, 
voulant maintenir le Prix à 300 francs, a prié M. le Trésorier de faire 
acheter 30 fr. de rente destinés à combler le déficit. — Cette opération 
a donné lieu à une dépense de 741 fr. 45 c., dont M. J. Dollfus s’est 
empressé de le couvrir par l’envoi d’un chèque de pareille somme. 


Après cette communication, la Société vote d’unanimes remerciments 
au généreux fondateur du Prix Dollfus, 


LIT Bullelin entomologique. 


— M. À. Fauvel écrit que la session annuelle de la Société française 
d’Entomologie aura lieu dans la Loire-Inférieure et la Vendée du 3 au 
17 juin. 


— M.J. Bourgeois dit avoir reçu de bonnes nouvelles de notre collègue 
M. L. Bedel, qui lui donne en même temps quelques détails sur ses 
chasses dans les environs de Misserghin (province d'Oran). Le lac salé ou 
Sebkha de Misserghin, presque complètement desséché dans cette saison, 
au point que notre collègue a pu le parcourir pendant deux heures, en 
marchant droit devant lui, sans trouver la moindre trace d’eau, ne lui a 
offert aucun intérêt au point de vue entomologique. Par contre, les 
chasses sont plus fructueuses dans les prés salants qui bordent le lac, 
ainsi que dans la montagne, où l’on rencontre beaucoup de ravins cou- 
verts de broussailles. Jusqu’à présent, ce qui semble dominer, ce sont les 
Malacodermes, surtout les Malachius, dont une espèce très commune sur 
les joncs au bord du lac, les Attalus, Ebæus, Troglops, et, parmi les 
Mélyrides, les Dasytes, Haplocnemus, Danacæa. Notre collègue a, en outre, 
pu observer les mœurs d’un Curculionide intéressant, voisin des Antho- 
nomus, le Sphinctocrærus constrictus Mars. (Aubeus Lethierryi Desbr.), 
qui vit sur le jujubier sauvage, au moment de la pousse des premières 
feuilles, c’est-à-dire en avril et mai. Il y a deux ans, M. Bedel avail 
dejà remarqué l’habitat de cette espèce à Teniet-el-Haad, mais il n’en 
avait pris qu'un petit nombre d'individus, tandis que, cette année, le 
premier jujubier qu'il battit sur son parapluie lui en donna une 
cinquantaine d'exemplaires. Il faut noter cependant que ce sont ‘seule- 
ment les jujubiers de la montagne ou des terrains accidentés, ayant 
poussé dans des endroits bien abrités, qui donnent cet insecte en abon- 
dance; ceux de la plaine semblent n’en nourrir aucun. Nous connaissons 
donc maintenant deux espèces de Coléoptères dont l'existence sur le 
jujubier sauvage est bien constatée — quoique y vivant chacune dans des 
conditions très différentes — le Sphinctocrærus constrictus et la Psoa 
Blanchardi , sur les mœurs de laquelle notre collègue M. de la 
Perraudière nous a communiqué une note l’année dernière. (Voir Bull. 
1882, p. LXI.) 

M. E. Desmarest ajoute, d’après une lettre de notre collègue en date 
du 26 avril, que M. Bedel, ainsi que M. le D' Ch. Martin, viennent de 
partir pour le Sud, et qu’ils comptent rejoindre M. E. Simon dans les 
environs de Saïda, 


Séances de l’année 1885. LIII 


— M. J. Bourgeois communique la description d’une espèce nouvelle 
du genre Dasytiscus Kiesenw., trouvée en Palestine par M. Lelourneux : 


DASYTISGUS HEBRAICUS, Sp. nOV. — Elongalus, sat convexus, testaceo- 
rufus, elytris singulalim postice fusco-plagiatis ; pube minus densata, 
cinereo-flavescente ; antennis piceo-nigris, basi rufis; capite pronotoque 
setis erectis destitutis, illo postice nigro-infuscato ; abdomine nigro, seg- 
mentis L primis ad basin ferrugineo-tinctis. 


Allongé, assez convexe, d’un roussàtre clair, avec une tache discale 
d’un brun noirâtre plus ou moins foncé recouvrant un peu plus de la 
moitié postérieure de chaque élytre ; pubescence peu serrée, celle de 
la tête et du pronotum courte et convergente vers le milieu, non entre- 
mêlée de soies dressées, celle des élytres un peu plus longue et disposée 
longitudinalement. Labre, palpes et partie postérieure de la tête jusque 
vers le milieu des yeux d’un noir brunâtre plus ou moins bronzé; 
yeux noirs; antennes plus longues que la tête et le corselet pris 
ensemble, d’un noir de poix, avec les 4 premiers articles roux, le 5° un 
peu plus large que ceux qui le précèdent et le suivent immédiatement. 
Pronotum aussi large que long, un peu arqué sur les côtés et à la base, 
présentant sa plus grande largeur derrière le milieu, crénelé sur les 
bords, presque droit en devant, convexe, luisant, très finement et peu 
densément pointillé, généralement plus ou moins rembruni sur la partie 
médiane de son bord antérieur. Élytres pas plus larges que le pronotum, 
parallèles, conjointement arrondies à l'extrémité, assez fortement et sub- 
rugueusement mais peu densément pointillées. Dessous du corps roux; 
abdomen d’un noir brunâtre, avec la base des 4 premiers segments plus 
ou moins leintée de ferrugineux; patles rousses ; extrémité de l’onychium 
et crochets des 4 tarses postérieurs noirs. — Long. 2 mill.; larg. 4/2 mill. 


Palestine : Jérusalem (Letourneux). Ma collection. 


Cette petite espèce se reconnaîtra facilement parmi ses congénères à 
son mode de coloration, bien constant chez les cinq exemplaires que j'ai 
sous les yeux. Elle est voisine du D. graminicola Ksw., et, de prime 
abord, on pourrait être tenté de l’assimiler aux variétés pâles de ce der- 
nier; mais l'absence de soies dressées sur la tête el le pronotum l'en 
distinguent immédiatement. 


— M. le D' Sénac adresse la note reclificalive suivante : 


M, L, Bedel a bien voulu atlirer notre attention sur le fait suivant : 


LIV Bulletin entomologique. 

La Pimelia répandue dans toutes les collections sous le nom de P. retro- 
spinosa n’est pas l’espèce décrile par M. H. Lucas, et dont nous avons pu 
éludier le type unique dans la collection de M. Sédillot (ex-collection 
Doüé). Ce type est absolument identique avec la P. semihispida décrite 
postérieurement par M. L. Fairmaire. La Pimelia commune dans toutes 
les collections sous le nom de retrospinosa doit donc changer de nom, et 
nous la décrirons sous le nom de P. confusa. 


La synonymie de ces deux espèces doit être ainsi formulée : 


P. retrospinosa Luc. = semihispida Fairm. 
P. confusa mihi = retrospinosa Luc. in collect. 


Ces deux espèces ont des caractères constants qui ne permeltent pas 
de les confondre. Nous n’avons jusqu’à présent trouvé aucun exemplaire 
faisant le passage de l’une à l’autre. L’habitat de la P. retrospinosa vraie 
est beaucoup plus restreint, et cetle espèce est encore rare dans les 
collections. 


— M. le D' Schaufuss adresse la note qui suit : 


On a toujours regardé la Cetonia speciosa Ad. comme appartenant, soit 
comme variété, soit comme synonyme, à la GC. speciosissima Scopoli. 
Parmi quelques centaines de speciosa que j'ai reçues d’Amasia, il ne se 
trouve aucune speciosissima Scop. ou autres variétés provenant de l’Eu- 
rope méridionale de l'Est. Je crois donc que l’on doit regarder ces 
deux Coléoptères comme étant des espèces distinctes, et je les sépare 
par les caractères suivants : 


C. SPECIOSA Ad. C. SPECIOSISSIMA SCOP. 


Elytra punctato-striolata, puncta 
minuta, haud in arcu posita, pla- 
nulata, postice haud angustata ; 


Scutellum ad basin latius quam 
in C. speciosissima ; 

Processus mesosternalis lateribus 
et antice rotundatus, latitudine lon- 
gior ; 

Pedes supra, elytrorum margines 
et sulura fere semper subcyanco- 
metallica. 


Elytra plus minusve arcualo-punc- 
tato-striata, pulvinata, iniqua, pos- 
lice angustata ; 


Processus mesosternalis cordatus 
antice truncatus, fere semper lati- 
tudine brevior ; 


Pedes, raroque elytrorum mar- 
gines ad humeros, cyanei. 


Séances de l’année 1883. LV 


La C. speciosa est plus massive, de la forme d’un long rectangle, un 
peu aplatie au-dessus et non bombée comme la speciosissima, chez 
laquelle les points conformés en arc sont la plupart du temps disposés 
distinctement en séries à la suture et souvent aussi aux épaules, tandis 
que chez la speciosa on ne voit que de simples séries ponctuées. 


— M. L. Fairmaire présente les descriptions suivantes de deux Coléo- 
ptères de l’Hindoustan : 


1° SCARITODERUS LOYOLÆ. — Long. 19 mill. — Oblongus, depressius- 
culus, ater, supra subopacus, sublus cum pedibus nitidus ; capite antice 
profunde bisulcato, supra oculos longe plicato, margine antico utrinque 
obtuse dentato, labro bilobo, mandibulis capite paulo brevioribus, ante 
apicem arcuatis, intus late dentatis ; palpis maxillaribus articulo ultimo 
præcedente plus duplo longiore, palpis labialibus articulo ultimo præce- 
dente paulo breviore, hoc intus trisetoso; antennis piceis , apicem versus 
compressis, articulo 1° funiculi secundo parum longiore; prothorace pos- 
ice constricto, lateribus antice arcuatis, lateribus medio valde angulatis, 
obtuse dentatis, postea obliquatis, sinualis, margine basali leviter arcuato, 
medio obsolete sinuato, dorso lateribus a basi subtiliter asperulo, sulco 
medio et sulco antico profundis; elytris sat brevibus, punctato-lineatis, 
punctis sat grossis sed vix imprsssis, intervallis alternatim leviler eleva- 
hs, margine laterali acule carinalo, ad humeros angulatim plicato, fere 
dentato. 


Get insecte ressemble à l’Anomoderus (1) costato-granulatus Chaud., 
de la Nouvelle-Calédonie ; il en diffère par le premier article du funicule 
des antennes moins long, une carène longitudinale au-dessus des yeux, 
le corselet plus court, non bilobé à là base, et les élytres plus ovalaires, 
plus déprimées, à épaules angulées, à lignes ponctuées, avec les intervalles 
non granulés et à carènes très peu marquées. 


Cette intéressante espèce a élé découverte à Ramnad (Hindoustan) par 
le P. Fabre et se trouve dans la collection de notre collègue M. Gounelle. 


2° SPYRATHUS FABrII. — Long. 12 mill. — Ovatus, gibboso-convexus, 
niger, sat nilidus, sublus cum pedibus nilidior ; capite prothoraceque haud 


(1) Le nom d’Anomoderus étant employé depuis 1871 pour un genre de 
Cérambycite, j'ai dû le changer. 


LVI Bulletin entomologique. 


distincte punctulatis, hoc antice dense rugoso-punctato, margine antico 
transversim plicato; prothorace amplo, transverso, lateribus parallelis, 
antice tantum angustato, angulis anticis obluse rotundatis, margine pos- 
tico utrinque leviter sinuato, angulis fere rectis; elytris postice leviter 
attenuatis, basi confertim punctatis, a medio confertim subtililer aspe- 
ralis. 


Diffère de l’indicus par la coloration plus brillante, la tête rugueuse en 
avant, le corselet lisse, sans ponctuation visible sur le disque, un peu 
marquée sur les côtés, à angles antérieurs en lobe arrondi et les élytres 
ponctuées à la base, ne devenant râpeuses qu'après le milieu, enfin 
l’épistome forme en avant un bourrelet transversal et le dernier article 
des antennes est à peine plus long, mais distinctement plus large que le 
précédent. 


Ramnad (Hindoustan) ; trouvé aussi par le P. Fabre. 


— M. Charles Brongniart fait les communications suivantes : 


1° Il dépose sur le bureau une brochure ayant pour titre : Sur un 
nouvel Insecte fossile des terrains carbonifères de Commentry (Allier), et 
sur La Faune entomologique du terrain houiller, et il fait remarquer qu’à 
la fin de ce mémoire se trouve une liste des insectes primaires décrits 
jusqu’à présent. Une planche double accompagne ce travail ; l’auteur y 
a figuré le Titanophasma Fayoli, ce grand Protophasmien de Commen- 
try, et, comme termes de comparaison, l’Anésomorpha pardalina & 
Westwood, du Chili, et le Phibalosoma Apollonius $ Westwood, de 
Bornéo. 


2° Il annonce qu'il a été nommé par M. le Ministre de l’Instruction 
publique membre adjoint de la Commission chargée d’explorer, cet été, 
es grands fonds de l’Océan Atlantique, au point de vue zoologique. 


En 1880, cette Commission a opéré des dragages importants dans le 
golfe de Gascogne ; en 1881, dans la Méditerranée; en 1882, dans l'Océan, 
jusqu'aux îles Canaries. Cette année, la Commission explorera les grandes 
profondeurs de l’Atlantique. Elle s’embarquera à Rochefort le 1° juin et 
se dirigera sur Cadix; de là elle gagnera Mogador, les îles Canaries, les 
iles du Cap-Vert, explorera la mer des Sargasses, et reviendra en France 
en passant par les Açores. 


Séances de l’année 1883, LVIE 


La Commission se compose de MM. Alphonse Milne-Edwards, prési- 
dent; Léon Vaillant, Edmond Perrier, de Folins, Fischer, Filhol, Viallanes 
et Ch. Brongniart ; M. Marion en fait également partie, mais ne prendra 
pas part au voyage cette année. 

Le bâtiment affecté à cette expédition de 1883 est l’éclaireur d’escadre 
le Talisman, dont le commandant est M. Parfait, capitaine de frégate. 


Notre collègue étudiera spécialement les Crustacés inférieurs. 


3° Il fait enfin savoir que M. Fayol lui a adressé de nouveaux échan- 
tillons d’insectes fossiles de Commentry, parmi lesquels se trouvait une 
Araignée (Arachnide trachéen); c’est la deuxième que l’on rencontre 
dans les terrains primaires, La première, trouvée en Angleterre, est une 
Protolycosa. 


— M. H. Lucas communique les notes suivantes : 


4° Il a été rapporté dernièrement de la mer des Antilles un Palinure 
très intéressant, extrêmement rare et fort peu répandu dans les collec- 
tions. Ge Crustacé Macroure, qui égale en longueur 14 centimètres et qui 
mesure 3 centimètres dans sa plus grande largeur, est le Palinurus longi- 
manus Edw., Hist. Nat. des Crust., t. IT, p. 294 (1837). Cette espèce 
diffère de tous ses congénères par ses pattes de la première paire qui, au 
lieu d’être plus courtes, comme cela a lieu généralement, sont au con- 
traire très allongées, grosses, avec leur pénultième article dentelé en 
dessus, comprimé et terminé par une grosse dent qui représente un doigt 
immobile et rudimentaire. Quant au tarse, il est crochu, sillonné, forte- 
ment recourbé, d’un brun foncé à son extrémité, et forme pince lorsqu'il 
se replie sur la dent de l’article précédent. Elle est rouge, avec les 
antennes, les paltes de la première paire annelées de jaune, le thorax et 
l'abdomen maculés de jaune clair sur les parties latérales ; quant aux 
pattes suivantes, elles sont grêles et maculées de jaune clair. 


Cette Langouste, qui appartient au sexe femelle, a eté rencontrée sur 
les côtes de la Martinique par M. Chaffanjon. Chez l'individu observé, la 
vulve du côté droit fait défaut. 

Ce Palinure est très anciennement figuré, car Parra le représente dans 
un ouvrage ayant pour titre : Descripcion de differentes piezas de Hist. 
natur., pl. 55, fig. 1 (1787). 


LVIII Bulletin entomologique. 


2° Il fait passer sous les yeux de la Société un Calocampa vetusta $ 
Hubn., Guenée, Spéc. gén. des Lépid.. Noct., t. II, p. 115 (1852), qui a 
été rencontré dans le Jardin des Plantes, sur des giroflées, le 26 avril 
dernier, par M. Gouault. C’est très probablement un individu qui a 
hiverné, car on ne trouve ordinairement cette espèce que pendant les 
mois de septembre et d'octobre. Cette Noctuélide a un aspect tout parti- 
culier :_ en effet, elle plisse ses ailes de la première paire ou les supé- 
rieures dans le sens de la longueur et se donne ainsi une forme allongée 
qui rappelle celle des Lépidoptères du genre Lithosia. 


Membre recu. M. Peringuey, professeur au Diocesan College, à Ronde- 
bosch, près la ville du Cap-de-Bonne-Espérance (Entomologie générale, 
surtout Coléoptères), présenté par MM. Fairmaire et Puton. — Commis- 
saires-rapporleurs : MM. Bourgeois et Lucas. 


Séance du 23 Mai 1888. 


Présidence de M. Énouarr LEFÈVRE, Vice-Président. 


M. Germain, bien connu par ses recherches entomologiques au Chili, 
assiste à la séance. 


Communications. On annonce que dans la séance annuelle de la Société 
nationale d’Acclimatation, qui se tiendra le 25 mai 1883, diverses récom- 
penses seront accordées à plusieurs naturalistes pour leurs travaux d’En- 
tomologie appliquée. Notre collègue M. Jules Fallou recevra la grande 
médaille d'argent (hors classe) pour ses éducations d’Aétacus Pernyi, en 
pleine forêt, et d’Antheræa Frithii; des médailles ou mentions honoraires 
seront accordées à M. Durand pour son procédé de destruction des Saute- 
relles ; à M. Huin pour son éducation d’Actias Selene, et à MM. Douchy 
et Nemetz pour leurs éducations d’Atlacus Pernyi. 


— M. le Secrétaire annonce que nos collègues MM. L. Bedel et le 
D" Charles Martin retournent de Saïda à Teniet-el-Haad (département 
d'Alger), où ils comptent séjourner un mois, tandis que M. E. Simon 
va probablement suivre la frontière marocaine, 


Séances de l’année 1883. LIX 


— M. J. Bourgeois fait la communication suivante, dont la Société 
décide exceptionellement la publication complète dans un seul Bulletin : 


Avant de mettre la dernière main à un Essai monographique sur le 
grand genre Lycus, que j'espère pouvoir offrir bientôt à la Société ento- 
mologique de France, je viens encore faire appel à l’obligeance de mes 
collègues et les prier de bien vouloir me communiquer les espèces indé- 
terminées de ce genre qu’ils pourraient avoir entre les mains. Je les en 
remercie d'avance très cordialement. — L'étude que j'ai faite des nombreux 
malériaux que je possède ou qui m'ont passé sous les yeux, m’a conduit 
à diviser les espèces du genre Lycus en neuf groupes ou sous-genres, 
que je caractériserai brièvement comme suit : 


Groupe I. — Élytres dissemblables dans les deux sexes : celles des & 
largement foliacées latéralement, suborbiculaires ou très brièvement ova- 
laires, tronquées chacune à l’extrémité, avec l’angle interne de la tron- 
cature généralement spiniforme, leur côte externe relevée à l’épaule en 
une crête très saillante, postérieurement échancrée et prolongée sous 
forme d’épine ; celles des ® moins largement foliacées, en ovale ailongé, 
arrondies à l'extrémité, leur côte externe relevée à l’épaule en une crête 
plus ou moins saillante, entière, régulièrement arrondie et mutique. 
Cuisses simples dans les deux sexes. — Espèces africaines. — (Subgen. 
ACANTHOLYCUS.) — Type : L. praemorsus Dalm. . 


Groupe IL — Élytres dissemblables dans les deux sexes, conformées 
comme dans le groupe I, avec cette différence que celles des & ne sont 
pas tronquées à l’extrémité, mais régulièrement arrondies. — (Subgen. 
HoLoLycus.) — Ce groupe ne renferme, jusqu’à présent, qu’une seule 
espèce encore inédite : L. éntermedius (Bourg.), de Natal. 


GrouPE IIL. — Élytres dissemblables dans les deux sexes, mais à un 
degré moindre que dans les deux groupes précédents : celles des & obcor- 
diformes, c’est-à-dire brièvement ovalaires et fortement atténuées vers la 
base, leur côte externe relevée à l'épaule en une crête plus ou moins sail- 
lante, quelquefois énorme (L. Haagi Bourg.), mais toujours entière, 
arrondie et mulique, l’interne émettant parfois, vers le milieu de sa 
longueur, un prolongement spiniforme très long (L. bellicosus Bourg), for- 
tement rebordées mais non relevées en goutlière à leur bord marginal: 
celles des ® subparallèles, avec la crête humérale moins saillante. Cuisses 
simples dans les deux sexes. — Espèces africaines. — (Subgen, LoPno- 
LYCUS.) — Type : L. Raffrayi Bourg. 


LX Bulletin entomologique. 


GROUPE IV. — Élytres dissemblables dans les deux sexes : celles des 4 
largement dilatées, très brièvement ovalaires, quelquefois même complète- 
ment orbiculaires, renflées à l'épaule, entre les 2° et 4° côtes, en une 
bosse arrondie, plus ou moins saillante, simple ou surmontée d’une longue 
épine, relevées en gouttière à leur bord marginal; celles des © subparal- 
lèles, sans bosse humérale. Cuisses simples dans les deux sexes. —(Lycus 
in spec.) — Ce groupe, qui ne renferme également que des espèces afri- 
caines, peut se subdiviser lui-même en plusieurs sous-groupes : 


a.) Élytres prolongées chacune sous forme de petite dent à leur angle 
apical chez les &, quelquefois aussi, mais à un degré moindre, chez les ©. 
— Type : L. aculeatus Bourg. 


b.) Élytres mutiques et arrondies à l'extrémité dans les deux sexes, 
celles des 4 planes ou uniformément subconvexes sur leur disque, avec 
la bosse humérale le plus souvent simple, mais surmontée parfois d’une 
très longue épine, tantôt droite, tantôt contournée (L. hamatus Guér.). — 
Type : L. lalissimus L. 


c.) Élytres mutiques et arrondies à l'extrémité dans les deux sexes, 
celles des & convexes et relevées en outre en une bosse commune, plus 
ou moins marquée, sur le milieu de leur disque, présentant le plus sou- 
vent une suture en forme de lame verticale saillante, sur une partie au 
moins de leur longueur, incombantes à l'extrémité. — Type : L. obtusatus 
J. Thoms. 


d.) Élytres mutiques et arrondies à l’extrémité dans les deux sexes, 
assez uniformément subconvexes et renflées chacune le long de la 4"° côte 
chez les &, avec la suture simplement rebordée et non relevée sous forme 
de lame verticale, non incombantes à l’extrémilé. — Type : L. ampliatus 
Fahr. 


Groupe V. — Élytres dissemblables dans les deux sexes : celles des & 
latéralement dilatées, sur leur moitié ou leurs deux tiers antérieurs, en 
une large expansion à contour arrondi, produite par un boursouflement 
de l'intervalle qui sépare les deux côtes externes, semblables à l'extrémité 
à celles des ® ; celles-ci subparallèles. Cuisses simples dans les deux sexes 
— Espèces africaines. — (Subgen. CHLAMIDOLYGUSs.) — Ce groupe peut se 
subdiviser en deux sous-groupes : 

a.) Dilatation élytrale plane ou presque plane, s'étendant d’abord laté- 
ralement dans un même plan avec le disque des élytres, puis convexe- 
ment repliée en dessous, — Type : L. frabeatus Guér, 


Séances de l’année 1883. LXI 


b.) Dilatation élytrale relevée latéralement en gouttière très profonde, 
repliée ensuite brusquement en dessous et formant ainsi un bord tran- 
chant qui la limite latéralement quand on regarde l’insecte d’en haut. — 
Type : L. elevatus Guér. 


GROUPE VI. — Élytres tantôt très dissemblables, tantôt peu différentes 
dans les deux sexes : celles des g‘ou dilatées à l’épaule en une boursou- 
flure intercostale quelquefois énorme (L. humerosus Fàhr.), ou affectant 
la même forme que dans le groupe IV, et alors orbiculaires ou suborbi- 
culaires (L. rostratus L.). Cuisses dentées ou subdentées à l'extrémité 
chez les g' au moins dans une des trois paires de patles; tibias profondé- 
ment échancrés à la base pour la réception de la dent fémorale. — (Subgen. 
MEROLYGUS). — Groupe africain qui peut se subdiviser en deux sous- 
groupes : 


a.) Cuisses intermédiaires et postérieures fortement dentées à l’extré- 
mité chez les G\, les antérieures quelquefois subdentées, — Type : L. ros- 
tratus L. 

b.) Cuisses intermédiaires et postérieures simples chez les &, les anté- 
rieures seules obtusément dentées. — Type : L. kumerosus Fähr. 


Groupe VII — Élytres des 4 suborbiculairement arrondies ou en ovale 
court, peu convexes, non relevées en gouttière à leur bord marginal, ni 
en lame verticale le long de leur suture, arrondies à l'extrémité, avec la 
côte externe un peu renflée à l’épaule, mais non relevée en crête; celles 
des ® moins dilatées, subparallèles ou en ovale allongé, semblables pour 
le reste à celles des d'. Cuisses simples dans les deux sexes. — Espèces de 
l'Amérique du Nord, principalement mexicaines. — (Subgen. NEOLYCGUS.) 
— Type : L. Schünherri Chevrol. 


GrouPE VIII. — Bords latéraux du pronotum largement foliacés, forte- 
ment arrondis et un peu déclives chez les g, moins dilatés, plus droits 
et un peu relevés chez les ©; disque le plus souvent profondément sillonné 
sur toute sa longueur ; élytres en ovale allongé, à peine un peu plus dila- 
tées latéralement chez les &. Cuisses simples dans les deux sexes. — 
Espèces propres aux parties chaudes des deux continents américains, sur- 
tout mexicaines et colombiennes. — (Subgen. THORACOGCALON E. Dugès in 
litt.) — Type : L. adumbratus Bourg. 


GrouPE IX. — Thorax et élytres semblables dans les deux sexes, 
celles-ci subparallèles ou en ovale très allongé. Guisses simples. — (Sub- 


LXII Bulletin entomologique. 


gen. HAPLOLYCUS.) — Ce groupe peut se diviser comme suit, d’après la 
répartition géographique des espèces : 


a.) Espèces africaines. — Type : L. congener Gerst. 


b.) Espèces asiatiques et malaises. — Pronotum et élytres généralement 
d’un rouge sanguin, plus ou moins marqués de noir. — (LycosTromus Mots.) 
— Type : L. melanurus Blanch. 


c.) Espèces américaines, surtout mexicaines et colombiennes. — Type : 
L. semiustus Chevrol. 


— M. Éd. Lefèvre présente les remarques suivantes : 


A propos de la communication faite à la dernière séance par M. Fair- 
maire et relative à deux nouvelles espèces de Coléoptères recueillis à 
Ramnad (Hindoustan) par le P. Fabre, notre collègue fait connaître que 
M. Gounelle lui a communiqué tout récemment trois exemplaires d’un 
Phytophage nouveau du genre Chlamys, provenant de la même localité 
et remarquable notamment par les poils squamiformes d’un jaune doré 
qui recouvrent entièrement la tête et la portion antérieure du prothorax. 


Il appelle, en outre, l'attention de la Société sur l'intérêt qu'offre 
cette capture au point de vue de la géographie entomologique, tous les 
Chlamys connus, à l'exception de quatre ou cinq, étant essentiellement 
américains. Il ajoute qu’il donnera prochainement, pour les Annales, la 
figure et la description détaillée de cet insecle, qu’il désigne dès mainte- 
nant sous le nom de Ghlamys pilifrons. 


— M. J. Fallou, rappelant une observation qu’il a présentée à la Société 
il y a trois ans (Bull. 1880, p. Lu), montre des piquets de bois qu'il 
vient de retirer de terre et qui ont été très fortement dévorés dans la 
partie enterrée par la larve du Valgus hemipterus. Il suppose que la 
femelle de ce Lamellicorne a dû déposer ses œufs dans la portion la plus 
enfoncée en terre, de manière à ce que les larves en dévorant le bois se 
soient de plus en plus rapprochées de la surface du sol, de telle sorte 
que les insectes parfaits aient pu venir plus facilement à lair libre. 
Les piquets qu’il montre sont en boïs d’acacia, mais il en a observé d’éga- 
lement attaqués et appartenant à d’autres essences végétales et qui, avant 
d’être employés, avaient été cependant fortement chauffés ou même gou- 
dronnés. 


Séances de l’année 1883. LXIT] 


— M. V. Signoret adresse la note qui suit : 


4° J'ai l'honneur, par l'entremise de notre collègue M. L. Fairmaire, 
de faire passer sous les yeux de la Société des feuilles de l’Anona sylva- 
tica couvertes d’une sécrétion d'aspect cotonneux, ressemblant à de 
l'amiante, et qui m'ont été envoyées par M. Antonio de Lacerda. Gette 
sécrétion abondante est due à la réunion d’un grand nombre d’Aleurodes, 
soit à l’état de larve, soit à l’état d’insecte parfait. J'indique les deux, 
car je pense que ces deux états contribuent à cet amas de sécrétion par 
l'examen même de la forme particulière des diverses lamelles : les unes 
présentent comme des rubans, les autres comme des filaments, d’autres 
enfin de simples fils. L’insecte parfait est du double plus grand que l’Aleu- 
rodes chelidonii, jaunâtre, avec des macules brunes sur le prothorax ; 
l'abdomen, entièrement jaune dans le mâle, offre deux plaques d’aspect 
particulier dans la femelle, celle-ci présentant un amas cotonneux d’aspect 
nacré et de forme bilobé de chaque coté de l’abdomen et sécrété par les 
deux plaques rouges de l’extrémité de l'abdomen. Devant donner une 
description complète de celte intéressante espèce, que je nommerai 
A. Lacerdæ, je me contente de présenter aujourd'hui ces feuilles vraiment 
extraordinaires, car si l’on connaît déjà des espèces du genre Aleurodes 
sécrétant des matières cotonneuses, jamais ces malières ne se sont pré- 
sentées en aussi grande quantité. 


2° Je fais voir également des échantillons d’un Coccide faisant partie 
du genre Diaspis, provenant de la Guyane anglaise, et que je crois être 
une espèce nouvelle, n’ayant, malgré mes recherches, pu trouver une 
espèce analogue dans le genre Diaspis. Je me réserve de donner plus 
tard une description de cette espèce, que je nommerai Déaspis aurantit. 
Elle ravage les oranges de la Guyane anglaise et m’a été communiquée 
par M. Mac Lachlan. 


— M. P. Chrétien envoie, par l’entremise de M. Delahaye, la note 
suivante : 


Au sujet de la Calocampa vetusta que M. H. Lucas a montrée à la 
séance dernière, je prie la Société de vouloir bien me permettre les 
réflexions suivantes : 


Les Calocampa vetusta et exoleta, d’après Berce, éclosent en août, 


LXIV Bulletin entomologique. 


septembre et octobre, cependant quelques chrysalides passent l’hiver et 
éclosent au printemps, époque où a lieu l’accouplement. 

Je n’ai pu constater ce dernier fait, seulement je sais que ces deux 
espèces hivernent à l’état de papillon. 

Depuis longtemps on a signalé les espèces qui sont dans ce cas, mais 
on n’a pas donné une raison suffisante de cette particularité : 

Pourquoi certains Lépidoptères, qui éclosent en été ou en automne, 
passent-ils l'hiver et reparaissent-ils au printemps suivant (et ordinaire- 
ment des Lépidoptères femelles) ? 

De prime abord on est tenté de dire : nous n’en savons rien. — Mais 
si l’on rapproche cette première question de la suivante : 

A quel moment l’œuf des Lépidoptères se forme-t-il, atteint-il son 
développement complet dans le corps de l’insecte ? 

Cette dernière question, qui est du domaine de l'expérience, jette, à 
notre avis, un jour tout nouveau sur la première et peut en fournir une 
explication suffisante. 

Je ne veux pas entrer dans les détails que comporte l'examen de cette 
question, me réservant d'en reparler quand j'aurai recueilli tous les élé- 
ments nécessaires ; je prierai seulement qu’on veuille bien se rappeler 
que, chez toutes les espèces hivernant, non accidentellement, à l'état de 
papillon, la ponte a toujours lieu au printemps ; c’est que la formation de 
l'œuf qui, dans l'immense majorité des Lépidoptères, s'opère pendant 
l'état de chrysalide, ou n’exige que quelques jours pendant l’état d’insecte 
parfait, demande au contraire de longs mois pour arriver à point dans 
les espèces hivernantes comme Rhodocera rhamni, Vanessa C-album, 
polychloros, Antiopa, qui pondent en avril et mai; et, parmi les Cerastis 
hivernant également, la GC. vaccinii, dont j'ai obtenu des œufs cette 
année, même au mois de mars. 

Je n’ai pas encore constaté ce même fait chez Gonophora libatrix. 


La Calocampa de M. H. Lucas, si elle a hiverné, a donc eu raison de 
le faire, puisque c’est une vetusta femelle. 


— M. H. Lucas communique les notes suivantes : 


4° Les auteurs qui, depuis Fabricius, ont décrit le Papilio Homerus, 
Godart, Boisduval, n’ont pas connu en nature cette belle et grande espèce, 
et c’est d’après les figures d’Esper, Ausl. Schmett., pl. 45, fig. 1 (1785), 


Séances de l’année 1883. LXV 


et de Donovan, Reposit., t. I, pl. 20 (1823), que ces naturalistes ont fait 
connaître ce Papilio. Doubleday, The Genera of Diurn. Lepidopt., p. 13, 
pl. 4, fig. 1 (1846), a donné une très bonne figure de cette espèce, et, 
d’après le développement de l’abdomen, il est à supposer que c’est une 
femelle qui a été figurée. Il est à remarquer que la couleur donnée à cet 
organe est sensiblement différente de celle du thorax, car l'abdomen est 
d’un brun clair au lieu d’être d’un noir foncé. Les collections entomo- 
logiques du Musée de Paris possèdent un mâle de ce Papilio qui 
atteint une envergure de 15 centimètres, et en étudiant comparativement 
les deux sexes, on remarque que le mâle diffère de la femelle par les 
quatre ailes en dessus qui sont d’un beau noir, par les bandes jaunes 
transversales des premières qui, en dessous, sont beaucoup plus pâles, et 
par la bande extérieure courbe, maculaire, qui est obscurément mar- 
quée, seulement représentée par une tache de couleur blanche, située 
près du sommet et atteignant presque le bord costal. Les antennes et le 
thorax sont entièrement noirs, avec l’abdomen, en dessus et en dessous, 
d’un brun noirâtre foncé; quant aux pattes, elles sont d’un noir brillant. 


Godart, Encycl. méthod., Suppl., t. IX, p. 811 (1823), et Boisduval, 
Spéc. génér. des Lépidopt., t. I, p. 345 (1836), disent que le corps en 
dessous, chez la femelle, est jaunâtre, tandis que, chez le mâle que j'ai 
examiné, toute cette partie inférieure est au contraire d’un brun noirâtre 
foncé. Boisduval soupçonne celte espèce d'Haïti ou du Mexique. D’après 
M. Heyden, elle proviendrait de la Jamaïque, localité déjà indiquée par 
Doubleday, loc. cit., 13, et par M. Kirby, in Synonym. Catal. of Diurn. 
Lepidopt., p. 542 (1871). : 


2° Je fais passer sous les yeux de la Sociélé des Myriapodes vivants 
qui ont causé des dégâts considérables dans des champs de haricots aux 
environs de Périgueux. En étudiant ce Diplopode, qui appartient au genre 
Blaniulus de P. Gervais, j'ai reconnu une espèce décrite depuis longtemps 
par Bosc sous le nom de B. guttulatus. J'avais déjà signalé ce Myriapode 
comme très nuisible aux fraises et aux racines de la Betterave, qu'il se 
plaît à ronger, mais je ne sache pas qu’il ait été jusqu’à présent indiqué 
comme nuisant aux haricots à l’état de germinalion. C’est à M. Gaillard, 
professeur d'agriculture du département de la Dordogne, que l’on doit 
cette obsérvation. Je ferai encore remarquer que celle espèce polyphage 
est aussi très nuisible à l’état jeune. En eflet, parmi le grand nombre 
d'individus que j'ai examinés, j’en ai observé qui atteignent en longueur 


(1883) 2° partie, 5. 


LXVI Bulletin entomologique. 


30 millimètres et d’autres au contraire qui mesurent à peine 6 à 8 milli- 
mètres: chez ces individus non adultes, les petites taches virguliformes 
d’un beau rouge carmin vif et occasionnées, dit-on, par la présence de 
poches sécrétrices, sont presque oblitérées ou au moins ne sont pas appa- 
rentes. 


M. Édouard Lefèvre, à la suite de cette communication, ajoute qu’il a 
observé les dégâts causés par le même Myriapode aux jeunes pousses 
d’un arbrisseau du même groupe botanique que le haricot, le Genista 
anglica. 


— M. J. Bigot adresse la description d’un nouveau genre et d’une 
nouvelle espèce de Diptères : 


Genre PARANERIUS (nov. mihi). (ræpæ—vnpos).— Generum Nerii (Fabr.) 
et Telostyli (mihi) vécènum ; ab uno maximè differt, segmento tertio anten- 
narum oblongo, apice obtuso, duobus primis simul sumptis longiore, 
cheto perfectè apicali, breviter villosulo, et femoribus muticis ; ab altero, 
formä dissimili segmenti tertii antennarum. Abdomine, terebr& quädam 
Satis longâ, vix acuminatä, munito. 


P,. Miri © (nov. sp. mihi). — Long. 7 mill. (præler antennas). — Anten- 
nis castaneis, basi fuscis, cheto albido; fronte longè conic&, castaneo rufo, 
utrinque albido vittatà ; facie albidä; thorace castaneo-rufo, vilté inter- 
mediä longitudinali, ferè albidä, fusco angustè marginatä, utrinque, 
vittä tenui, antè abbreviatä, pallidèe tlestaceä, pleuris pallidè testaceis, 
vittis duabus latis, obliquis, fuscis, pectore et trochanteribus, præter 
posticos infuscatos, albidis ; scutello fusco in medio testaceo-albido 
notato; halteribus albidis ; abdomine testaceo-albido, vittis tribus lon- 
gitudinalibus latis et incisuris, angustè, fuscis, ventre albescente, in 
medio infuscato, terebr4 fuscä ; pedibus fuscis, tibiis obscurè castaneis 
(intermediis desunt); alis pallidissimè fuscanis et apice, dilutè, parum 
obscurioribus. 

Batchian Insul. 

Specim. unicum ex Museo nostro, docto Dipterolongo. Profess. J. Mik, 
Vindobonensi, dedicatum. 


Nerius inermis (Schiner) foriè ejusdem generis ? 


Séances de l'année 1883. LXVII 


Séance du 13 Juin 1883. 


Présidence de M. Épouaro LEFÈVRE, Vice-Président. 


Correspondance. M. Frédéric Passy écrit que l'Association française 
pour l’avancement des sciences, dont il est le Président, tiendra sa dou- 
zième session à Rouen du 16 au 23 août 1883, et qu’elle serait heureuse 
que la Société entomologique de France puisse se faire représenter au 
Congrès par l’un de ses membres. 


La Société délègue notre collègue M. Henri Gadeau de Keïville, de 
Rouen, pour remplir cette mission. 


Lecture. M. Henri Gadeau de Kerville dépose sur le bureau un mémoire, 
accompagné de figures coloriées, et portant pour titre : Descriptions 
d’espèces nouvelles de Coléoptères de la famille des Goccinellidæ. — Les 
insectes décrits dans ce travail ont reçu les dénominations de Cyrtocaria 
Mocquerysi, provenant de Madagascar; 1thone (Aïolocaria) hexaspilota 
Hope, var. nov. nigra, de Daourie; Neda Bourgeoisi, Chilocorus Austra- 
lasiæ et Orcus quadrimaculatus, trouvés en Australie. 


Communications. M. S.-A. de Marseul fait connaîlre trois nouvelles 
espèces de Coléoptères, trouvées à Nice dans les tabacs par M. Antoine 
Grouvelle : 


1° PLATYSOMA INCISIPYGE M. — Long. 3 mill.; larg. 2 mill. — Sumatra. 
— Oblong parallèle, assez convexe, un peu atiénué par derrière, noir 
luisant. Tête large, concave; front sépäré de l’épistome par une strie 
transverse droite, remontant de chaque côté en dedans des yeux; épistome 
et labre échancrés en arc; mandibules arquées, non concaves, bifides au 
bout. Prothorax transverse, imperceptiblement pointillé, arqué et fine- 
ment rebordé à la base, un peu rétréci en avant, largement échancré au 
sommet, avec les angles abaissés, aigus, rentrés; strie latérale forte, sulci- 
forme, entière, écartée du bord, atténuée et arrondie vers l’angle anté- 
rieur, continuée au bord apical, mais après une légère interruption. 
Écusson très petit. Élytres un peu plus longues que le prothorax, tron- 
quées et rebordées au bout; épipleures bisillonnées, 1-3 stries dorsales 
entières, 4° en fort et profond sillon, 4-5 apicales très courtes, fines, 


LXVIII Bulletin entomologique. 


ainsi que la suturale, mais suppléées par de légers vestiges. Propygidium 
à gros points. Pygidium lisse, mais creusé de chaque côté d’un profond 
sillon en T, qui circonscrit une espèce de renflement cordiforme. Proster- 
num étroit, muni d’une longue mentonnière, arrondi à la base et rebordé; 
mésosternum échancré en arc, bordé latéralement de 2 siries, l’une 
droite, l’autre coudée. Jambes antérieures garnies de 3 faibles dents 
arrondies ; intermédiaires bidentées. 


Ressemble un peu au striaticolle, mais plus petit, plus étroit et plus 
convexe; son prosternum est bien plus étroit et franchement bordé d’une 
strie dans sa moitié postérieure. Mais ce qui l’éloigne des Platysoma aussi 
bien que des Hister propres, et devrait en faire un genre à part, c’est la 
conformation si singulière du pygidium et ses mandibules terminées par 
2 pointes égales. (Nicotikis, Ver de Nicot.) 


2° TRYPETICUS TABACIGLISCENS M. — Long. 2,5 mill.; larg. 0,8 mill. — 
Sumatra. — Cylindrique, noir de poix, luisant ; antennes rousses. Tête 
renflée sur le vertex, avec un pointillé et un gros point au milieu; front 
et rostre un peu mat, rebordé d’une carène, bifide au bout. Pronotum 
ponctué fortemènt, plus densément en devant, longé au milieu d’une 
ligne lisse, bordé d’un sillon sur les côtés, avec la marge assez forte en 
avant et rélrécie brusquement au milieu. Élytres bien plus courtes que 
le pronotum, sa ponctuation moins forte, devenant plus fine postérieure- 
ment. Propygidium à bords imbriqués sur le pygidium qui est subarrondi 
et densément ponctué. Prosternum en carré long, peu ponctué, bordé 
latéralement d’un bourrelet et d’un sillon; mésosternum rebordé de 
même, mais seulement à partir du tiers qui est plus étroit, à points longs 
plus serrés; métasternum fortement -canaliculé dans son milieu, à points 
plus rares et plus faibles. Jambes antérieures et intermédiaires 6-dentées. 


3° TRYPETICUS GROUVELLEI M. — Long. 2,5 mill.; larg. 0,9 mill — 
Sumatra. — Subcylindrique, un peu atténué postérieurement, noir de poix, 
luisant ; antennes et pattes brun ferrugineux. Tête pointiilée sur le vertex, 
concave sur le front, avec le bord oculaire élevé; extrémité du rostre 
légèrement trisinué ou subdentelé. Prothorax pas beaucoup plus long que 
les élytres, fortement rebordé sur les côtés d’un sillon et d’un bourrelet 
également mince dans toute sa longueur; couvert entièrement d’une forte 
ponctuation serrée, comme criblé par derrière. Élytres densément et bien 
moins fortement ponctuées, surtout dans la moitié postérieure. Propygi- 


Séances de l’année 1883. LXIX 


dium finement et densément ponctué ainsi que le pygidium, saillant sur 
ce dernier, qui est déprimé et un peu relevé dans son pourtour. Pro- 
slernum en carré long, bordé d’un bourrelet et d’un sillon de chaque 
côté, peu ponctué; mésosternum ponctué de même, rétréci en avant, très 
fortement sillonné dans son milieu. Jambes antérieures et intermédiaires 
5-dentées. 

Diffère du fabacigliscens par sa forme plus élargie, sa ponctuation en 
crible sur la partie basale du pronotum, et l'absence de ligne lisse, son 
front également concave, son pygidium déprimé avec le bord relevé, etc. 
Cette dernière espèce ressemble beaucoup au cénctipygus, mais elle est 
beaucoup plus petite, moins large, son sternum et son rostre sont autre- 
ment conformés. : 


— M. Ernest Olivier transmet, par l'entremise de M. J. Bourgeois, les 
descriptions de deux nouvelles espèces de Lampyrideæ : 


1° PELANIA ANGUSTIPENNIS, Sp. NOV. — Elongata, convexa, testaceo- 
flavescens ; prothorace latitudine basali breviore, a basi ad apicem for- 
titer attenuato, carina media lævi longitudinaliter instructo, lateribus 
marginatis el erectis, angulis posticis productis; elytris brevibus, pro- 
thorace latioribus, ab humeris ad abdominis segmentum primum valde 
angustatis, dein leviter usque ad apicem. — Long. 14 mill. 

Algeria. 

Cette espèce remarquable est très différente du P. mauritanica Lucas 
par la carène obtuse et assez fortement saillante de son prothorax, par ce 
dernier organe atténué au sommet en ogive aiguë, et surtout par la forme 
de ses élytres, qui, d’abord plus larges à leur base que le prolhorax, se 
rétrécissent rapidement par leur côté externe jusqu’à la hauteur du pre- 
mier segment abdominal, puis de là insensiblement jusqu’à l'angle sutu- 
ral, de façon à laisser à découvert de chaque côlé une notable portion de 
tous les segments abdominaux et entièrement les deux derniers, ainsi 
que le pygidium. Les ailes, bien développées, dépassent les élytres à 
extrémité. 

J'ai pris cet insecte, au vol, le soir, au commencement du mois de 
mai, sous les figuiers, entre Bone et Hippone. Je n’en connais pas la 
femelle. 


2° LAMPYRIS NERVOSA (Reitt. in litt.).— 4 Elongata, angusta, parallela, 


LXX Bulletin entomologique. 


fulva, pube flavescente sparsim vestita; prothorace fulvo, latitudine lon- 
giore, antice rotundato, lateribus recto, angulis posticis extus leviter 
productis, basi media sulco transverso crebre punctato, disco longitudi- 
naliter obscure carinato et in dimidia parte antica rugose punciato; scu- 
tello triangulari, fulvo; elytris fuscis, tenuiter flavo marginatis, protho- 
race vix latioribus, rugosis, lineis tribus elevatis; abdominis segmentorum 
angulis haud retro produclis, ultimo recte truncato; pygidio sensim 
altenuato, subtilissime sinuato, apice rotundato ; femoribus tibüsque 
longitudinaliier sulcatis. — Long. 14-15 1/2 mill. 


®. Roseo-flavescens, antennis, palpis pedibusque flavis ; prothorace lati- 
tudine paulo longiore, lateribus recto, antice rotundato, in disco macula 
guadrata rosea; scutello triangulari, flavo, apice rotundato ; elytris 
obscurioribus, flavo marginatis, pubescentibus, punctatis, secundum abdo- 
minis segmentum fere attingentibus, fortiter intus attenuatis in triente 
apicali, apice obluso, humeris valde prominentibus ; pygidio a basi ad 
apicem regulariter angustato. — Long. 16 mill. 


Syria. 
Getie espèce m'a été envoyée, sous le nom que je lui conserve, par 
mon savant et obligeant collègue M. Reitter, qui a bien voulu, pour que 


j'en puisse donner une description complèle, me communiquer l'unique 
femelle qu’il possède. 


— M. L. Fairmaire envoie la description de deux Coléopières nou- 
veaux, découverts au cap de Bonne-Espérance par notre collègue 
M. Péringuey : 


4° NEMOGNATHA PERINGUEYI. — Long. 7 4/2 mill. — Elongata, viridi- 
metallica, abdomine tolo rufo ; capite reclinato, densissime sat tenuiter 
punctato-ruguloso, antice transversim impresso ; antennis fusco-nigris, 
medium corporis superantibus ; prothorace sat convexo, transverso, elytris 
paulo angustiore, antice cum angulis rotundato, basi marginalo, sat dense 
fortiter punctato, postice medio foveola oblonga signalo; scutello fere 
truncato, vix punctulato; elytris planiusculis, sat elongatis, subparallelis, 
apice sat acutis, dense tenuiter rugosulis, sutura et utrinque costula paulo 
elevatis ; subtus subtiliter dense punctulata. 


La découverte d’une nouvelle espèce de ce genre dans le sud de 


Séances de l’année 1883. LXXI 


l'Afrique est intéressante, car les Némognathes africains sont très peu 
nombreux. 


2° ANANCA HOTTENTOTA. — Long. 11 mill. — Elongata, pallide brunneo- 
lutescens, capite medio prothoracisque lateribus infuscatis, antennis fuscis, 
articulis basi late flavidis, 2 primis exceptis, elytris ad humeros paulo 
obscurioribus , subtus cum pedibus flavida, femoribus apice tibiisque 
infuscatis, abdomine medio infuscalo ; capite subtiliter dense punctato, 
ad antennas plicato ; prothorace subcordato, latitudine paulo longiore, 
postice a medio angustato, Subtiliter sat dense punctato, inæquali, antice 
utrinque late impresso, medio longitudinaliter elevato et linea tenui im- 
pressa signato ; elytris elongatis, subtiliter dense coriaceis, sutura et utrin- 
que lineis 8 leviter et anguste elevatis ; abdomine tenuiter sat dense punc- 
tulato, segmento 2° apice medio arcuatim impresso, 5° basi late impresso, 
apice sinuato. 


Cet insecte ressemble extrêmement au Xanthochroa carniolica, mais la 
vestiture des tarses est différente, le corselet est bien plus cordiforme et 
les antennes sont annelées. 


— M. H. Lucas communique les notes suivantes : 


4° 11 montre des larves, des nymphes et des insectes parfaits du Tri- 
bolium ferrugineum qui ont subi les diverses phases de leur vie évolutive 
dans l'abdomen d’un Stenodontes exsertus Oliv., Entom., t. IV, 66, p. 17, 
pl. 8, fig. 31, et d’un Mallodon bituberculatus P. de Beauv., Ins. d’Afr. 
et d'Amér., p. 216, pl. 24, fig. 2, rencontrés aux environs de Saint- 
Domingue par M. l’abbé Daniel. Il ajoute à ce sujet qu’il a décrit et 
figuré, Ann. Soc. ent. Fr., p. 240, pl. 3 (1855), les métamorphoses de 
cette espèce cosmopolite, qu’il a désignée sous le nom de castuneum, et 
dont il avait rencontré des larves rongeant le thorax et l'abdomen de 
Lépidoptères recueillis aux environs de Khartoum, en Nubie, par 
M. Schimper. M. Westwood a figuré aussi, mais seulement la larve de ce 
Ténébrionide dans son [ntrod. mod. classif. of Ins., t. 1, p. 319, fig. 89, 
2, 3 (1839). 


9 Le Mantichora Sicheli Thoms., qui a pour synonymie le M. maxil- 
losa Bohem., espèce toujours peu répandue dans les collections, ne serait 
pas un insecte très rare, d’après M. E. Durand, ingénieur dans les mines 


LXXII Bulletin entomologique. 


de diamant, qui a observé ce Coléoptère dans l’Afrique australe. Cest 
particulièrement à Kimberley, région diamantifère, district de West- 
Griqua (colonie du Cap), que cette espèce a été capturée. C’est ordinaire- 
ment le matin, après des nuits pluvieuses, que l’on rencontre le Manti- 
chora Sicheli, courant avec rapidité sur le sable humide, allant d’un 
buisson à l’autre et se retirant pendant la chaleur du jour dans de petits 
trous ou cavités situés sous ces buissons, et dans lesquels on le surprend. 
Janvier est habituellement le mois le plus favorable pour chasser et 
trouver avec certitude cette Gicindélide. 


— M. Maurice Girard adresse la note suivante : 


M. Maillet, instituteur à Faverney (Haute-Saône), très zélé pour l’ento- 
mologie, m'adresse parfois des insectes à déterminer pour son musée 
scolaire. Il y avait, dans l’un de ses envois, des Mantes religieuses 
(Mantis religiosa Lin.). Je dus prendre des informations spéciales, car 
elles pouvaient lui avoir été envoyées de localités plus méridionales. 
M. Maillet m’a fait connaître que cet Orthoptère est localisé sur plusieurs 
points de la Haute-Saône. A un kilomètre au sud-ouest de la petite ville 
de Faverney s’élèvent brusquement plusieurs assises de la grande oolithe 
qu’on nomme La Roche dans le pays. Au pied du soulèvement et au 
nord, à une altitude de 220 mètres, coulent lentement, dans une char- 
mante vallée d’alluvion provenant des monts Faucilles et des Vosges, les 
eaux de la Lanterne, affluent de la Saône. La Roche domine cette plaine 
et Faverney d’une hauteur de 108 mètres. Sa crête, inclinée vers le sud 
et dénudée par endroits, laisse souvent à découvert les larges dalles 
calcaires de la grande oolithe qu’on ne rencontre plus dans la direction 
du nord avant d’arriver aux Vosges. C'est là, dans des herbes maigres et 
sur des buissons rabougris, que vivent plusieurs variélés vertes et brunes 
de la Mante religieuse. Ici, comme partout, ces insectes inspirent une 
sorte de crainte superstitieuse; on les respecte parce qu'on n'ose pas 
les toucher. M. Maillet n’a rencontré cetle espèce dans aucune autre 
partie du territoire de Faverney ni aux alentours, si ce n'est dans les 
environs de Champlitte, chef-lieu de canton à l’ouest du département et 
à 45 kilomètres au nord de Gray, également dans des terrains juras- 
siques. 


Sur la même hauteur de la Roche, il a aussi capturé le Sisyphe de 


Séances de l’année 1883. LXXIII 


Schoœffer roulant sa boule sur de petites pentes. On sait que les Pilulaires 
se trouvent rarement dans les parties septentrionales de la France. 


— M. Poujade signale la capture qu’il a faite en mai dernier à Gérard- 
mer (Vosges) de la chenille du Lasiocampa lunigera Esp., espèce germa- 
nique vivant sur les sapins et qui‘n’a pas encore été trouvée en France, 
à sa connaissance. 


Séance du 27 Juin 1883. 
Présidence de M. Épouarn LEFÈVRE, Vice-Président. 


Correspondance. M. le Ministre de l’Instruction publique écrit qu’il 
met à la disposition de la Société une somme de 500 francs, comme 
encouragement à ses travaux pour l’année 1883. — Des remerciments 
seront adressés à M. le Ministre. 


Lectures. M. J. Bourgeois dépose sur le bureau un mémoire ayant pour 
titre : Synopsis du genre Thonalmus, de la famille des Lycides. 


— M. Aug. Chevrolat adresse la deuxième partie de son travail sur 
les Calandrides, comprenant les genres Phynoides (8. n.), Polyaulax 
(g. n.), Meraplus, Aplotes (8. n.), Trachorhopalon, Axinophorus et Sphe- 
nophorus. 


Communications. M. E. Simon entretient la Société du voyage entomo- 
logique qu’il vient de faire dans l’ouest de l’Algérie : 


Notre collègue a d’abord exploré, en compagnie de MM. le D' Charles 
Martin et L. Bedel, la région des hauts plateaux, qui est aujourd’hui tra- 
versée par un chemin de fer jusqu'à Mecheria, au sud des chotts; au 
Kreider, auprès de Chott-Chergui, il y a des dunes de sable et des terrains 
salés dont la faune rappelle déjà celle du Sahara, tandis qu'à Mecheria, 
situé au pied du Djebel Antar, seul relief de la grande plaine, on peut 
constater un curieux mélange d’espèces du nord et du sud, qui, dans les 
autres parties de l'Algérie, caractérisent des régions distinctes. 


Revenu à Saïda, M, Simon a quitlé ses compagnons continuant leur 


LXXIV Bulletin entomologique. 


voyage sur Teniet-el-Had, pour se diriger vers l’ouest, à Tlemicen, où 
il a exploré avec soin la grotte d’Aïn-Fezzan, à Marnia, et enfin à 
Nemours. Il a recueilli dans ces diverses localités beaucoup d'espèces 
nouvelles et fait de nombreuses observations sur les Arachnides terricoles 
des genres Nemesia et Cyrtauchenius. 


Ges observations seront publiées ultérieurement dans les Annales. 


— M. H. du Buysson adresse de Brout-Vernet (Allier), par l'entremise 
de M. L. Buquet, une note sur diverses espèces du genre Baris Germ. 
(Baridius Schônh.), propres au Bourbonnais : 


J'ai pris dernièrement le Baridius morio Bohm. sur les sables de la 
Sioule, au-dessous de Brout-Vernet, et j'ai observé qu'il vivait sur le 
Reseda luteola. Gette espèce est assez rare dans nos environs; je n’en ai 
capturé jusqu’à ce jour que sept exemplaires. — Sur les choux ou les 
raves de nos jardins, je récolte en nombre les Baridius picinus Germ., 
cærulescens Scop. et chlorizans Germ. : le premier surtout, a causé de 
sérieux préjudices aux jeunes plants de cette année. C’est principalement 
le collet de la racine que les insectes attaquent, et c’est là aussi qu’ils 
viennent pondre leurs œufs. — Le Baridius cuprirostris Fab. vit de la 
même manière, mais est beaucoup moins commun dans nos environs. Je 
lai rencontré rarement sur les plants de colza. — J'ai récolté également 
les Baridius T-album L., lepidii Germ., abrotani Germ., punctatus Sch., 
janthinus Sch., mais je n’ai pas vu la plante qui les nourrissait. — Le 
Baridius artemisiæ Herbst m'a été envoyé par M. Desbrochers des Loges 
comme provenant du département de l’Allier ; je ne l’ai pas encore ren- 
contré. 


— M. Ed. Reitter, de Modling, transmet les observations synonymiques 
qui suivent : 


Dans les Annales de 1882, Bullet., p. czxv, M. le D' Schaufuss donne 
quelques notes synonymiques sur des Psélaphides, auxquelles je crois 
devoir répondre : 


1° Le genre Canthoderus Motsch. n’est pas seulement fondé sur un nom 
in litteris, mais il doit être adopté comme ayant été décrit de fait, par les 
raisons que j'ai données dans mon Essai d’une Classification systém. des 
Clavig. et des Pselaph., p. 181. — Les différences qu'indique, sans toute- 


Séances de l’année 1883. LXXV 


fois les préciser, M. le D’ Schaufuss, entre ce genre et son genre Stratus 
qui s’y réunit, ne doivent pas nous induire en erreur, La forme toute 
différente du dernier article des antennes, de la tête et du thorax ne 
suffiraient même pas pour séparer le genre Sératus du genre Cantho- 
derus, si ces modifications existaient en effet, ce dont j'ai de bonnes 
raisons de douter. Je considère non-seulement ces deux genres comme 
synonymes, mais je regarde même comme une seule et même espèce le 
Stratus ursinus Schauf. et le Canthoderus villosus Motsch. 


2° Je pense avoir démontré dans le Bulletin, séance du 10 janvier 1883, 
que les caractères sur lesquels l’auteur a fondé les genres Gamba et Jubus 
ne sont que sexuels, et que, pour cette raison, on ne peut pas les 
admettre. Aujourd’hui même, que M. le D' Schaufuss a indiqué des diffé- 
rences qui doivent séparer ces deux genres, il ne nous donne pas celles 
par lesquelles nous pourrions les distinguer. Peut-être que l’auteur a 
devant lui les genres Gazola, Duciola ou Balega, maïs il parle de crochets 
inégaux, de dernier article oviforme des palpes maxillaires, etc., ce qui 
ne s’y rapporte pas. Le genre Gamba, d’ailleurs, n’est pas encore décrit; 
sa place est seulement indiquée dans le plan d’une classification des 
genres de Psélaphides de M. le D' Schaufuss. 


3° Dans la rectification que donne M. le D' Schaufuss, il me blàme 
d’avoir réuni le genre Tmesiphoroides Motsch. au genre Tmesiphorus, 
parce que le premier genre n’a que des antennes à 5 (!) arlicles, dont la 
massue en absorbe 3 (!). Cependant Motschulsky donne la description 
suivante : « Forme rappelant un peu les Tmesiphorus et Chennium. 
« Antennes à articles intermédiaires très serrés, massue composée de 
« trois articles beaucoup plus grands. Long. 2/3 ligne. » — Je demande 
par quel passage de cette description Motschulsky prétend que les 
antennes aient 5 articles ? Mais si nous examinons la figure qui accom- 
pagne le travail de l’entomologiste russe, nous trouvons d’abord que cette 
figure est trop petite, et que, pour cette raison, les antennes ne peuvent 
donner une représentation correcte. Motschulsky, ayant reconnu cette 
difficulté, a dessiné en détail sous la figure une antenne grossie, qui 
montre, comme il le dit dans sa description, un article basilaire plus 
grand, puis sept articles intermédiaires très petits et très serrés, et trois 
articles plus grands, détachés, formant la massue. Où sont maintenant les 
cinq articles de M. Schaufuss ? A-t-il réellement lu la description du 
Tmesiphorus ? et a-t-il vu la figure qui l’accompagne ? 


LXXVI Bulletin entomologique. 


h° Le peu de mots par lesquels Motschulsky fondait son genre Ca/li- 
thorax se rapportent parfaitement au genre Curculionellus, ainsi que je 
l’ai déja dit dans ma Classif. systém. d. Clavig. et Pselaph., Brünn, 1882, 
p. 108. Comme ce genre ne peut pas être considéré comme ayant élé 
décrit, il est parfaitement indifférent de savoir quelle place M. le D’ Schau- 
fuss veut lui assigner. Je remarquerai seulement que, puisque les insectes 
qui lui ont été envoyés comme des types de Callithorax Motsch. ne s’ac- 
cordent non seulement pas avec la description mais qu’ils sont même 
en contradiction avec elle, il peut en résulter que ces insectes ne sont 
réellement pas des types (desquels en général on fait un grand abus) et 
que par cette raison les déductions de M. le D' Schaufuss se donnent 
d’elles-mêmes un démenti. 


5° M. le D' Schaufuss change le nom de Bryaxis syriaca Reïtter en 
Br. Reitteri, à cause du syriaca Baudi. Quoique ce soit très flatteur pour 
moi d’être immortalisé dans ce genre, je me vois pourtant forcé de décli- 
ner cet honneur, par la simple raison que je n’ai jamais décrit une 
Bryaxis syriaca qui aurait pu donner lieu à une rectificalion. 


6° Je répondrai plus complètement dans le Journal entomologique de 
Vienne à la notice de M. le D’ Schaufuss, c. /., 1882, Berl., p. CLXXXIHI, 
concernant la synonymie des espèces allemandes du genre Anommatus qui 
a été complètement emmêlée, et je prouverai que mes A. Kiesenwetteri 
et pusillus ne font nullement partie du même genre, mais que le 
A. pusillus Schauf. (non Reitter) est une espèce bâtarde qui, par ce fait, 
perd toute importance et doit être considérée comme nulle. 


— M. Charles Oberthür transmet la note suivante : 


Nous avons reçu récemment une nouvelle collection d'insectes formée 
au Thibet, dans les environs de Tât-sien-loù, par Monseigneur Biet, 
évêque de Diana. Cette collection a malheureusement beaucoup souffert 
du long voyage qu’elle a subi pour parvenir jusqu’à nous. Beaucoup de 
Lépidoptères du plus haut intérêt scientifique sont dans un état tel qu'il 
sera tout au plus possible de conserver les ailes en les collant sur du 
papier. Nous regretterons surtout de ne pas pouvoir faire assez exacle- 
ment connaître quelques Phalénites extrêmement remarquables. 


Une des espèces les plus belles de toute la collection des Lépidoptères 
est un Parnassius que ses ailes robustes ont protégé contre les secousses 


Séances de l’année 1883. LXXVII 


du voyage. Ce Parnasstus est de la taille des grands individus de l’Apollo 
des Pyrénées. Il se distingue de toutes les autres espèces connues par ses 
ailes inférieures ornées de grosses taches rouges cerclées de noir et géné- 
ralement pupillées de blanc, inférieurement accompagnées de deux autres 
grosses taches d’un gris bleu clair cerclées de noir, juxtaposées et occu- 
pant le long du bord extérieur les deux espaces intra-nervuraux après 
l’espace intra-nervural anal. L'aspect de ce Parcs qui est celui d’un 
Apollo pourvu de deux grosses taches bleues, est, à cause de ces taches 
bleues, assez étrange. Nous le décrivons ci-dessous par comparaison avec 
le Delphius dont il est très voisin, mais auquel il ressemble cependant 
bien peu, tant il en est l'expression agrandie et fortement colorée : 


PARNASSIUS IMPERATOR Ch. Oberthür. — Taille des plus grands indi- 
vidus d’Apollo, des Pyrénées-Orientales; aux ailes supérieures à peu 
près la même disposition de taches que chez Delphius; mais les ailes 
beaucoup plus epaques, d’un blanc jaunâtre et les taches noires très 
grosses et fortement accentuées, surtout celles qui sont contenues dans 
la cellule discoïdale et celles qui forment au delà de cette cellule comme 
un grand arc un peu sinueux depuis le bord costal au bord inférieur. 
Dans Delphius, cette ligne sinueuse transverse est hyaline, au lieu d’être 
nettement tracée en noir comme dans Imperator. Les ailes inférieures 
sont ornées de deux larges taches rouge carmin généralement pupillées 
de blanc et cerclées de noir, et de deux autres taches formées d’un semis 
serré d’atomes bleuâtres sur un fond noir et entourées d’un cercle noir. 
Ces taches rouges et bleuâtres ont la même disposition que dans De/- 
phius. Mais, chez celle dernière espèce, elles semblent embryonnaires, 
tandis que dans Imperator elles sont magnifiquement développées. Le 
bord marginal des ailes inférieures est hyalin dans Delphius; dans Impe- 
rator, au contraire, le bord marginal des ailes inférieures est opaque et 
jaunâtre comme le fond général des ailes. A partir de la tache bleuâtre 
externe et en remontant vers le bord costal, on voit une ligne ondulée, 
noirâtre, assez large. Les antennes sont entièrement noires. Le des- 
sous des ailes reproduit le dessus avec les différences de coloration qui 
affectent tout le genre Parnassius. Les quatre ailes, en dessus et en 
dessous, paraissent comme luisantes sous une certaine incidence de 
lumière. La poche cornée de la femelle, seul sexe que nous connaissions, 
est brune et assez développée. 


L'espèce parait varier très peu d’un individu à l’autre, autant que nous 
en puissions juger par les exemplaires que nous avons sous les yeux. 


LXXVIII Bulletin entomologique. 


Parmi les Coléoptères envoyés de Tât-sien-loû, en même temps que le 
Parnassius Imperator, il y a un Carabus nouveau voisin de Téen-Tei 
Thomson, et l’autre sexe de l’espèce dont nous avons précédemment parlé 
sous le nom d’Enoplotrupes Bieti. Cette espèce de Geotrupide constitue 
un genre rouveau. 


— M. A. Depuiset adresse, par l'entremise de M. Poujade, la nole 
suivante : 


Je mets sous les yeux de la Société une curieuse aberration de la Spi- 
losoma Zatima Cram., qui est entièrement passé au mélanisme. Je compte 
faire figurer pour les Annales ce rare Lépidopière, que je décrirais sous 
le nom de S. Zatima, var. Deschangit. 

On sait que cette Chélonide, représentée pour la première fois par 
Cramer, est restée très longtemps presque inconnue et que ce n’est que 
dans le bel ouvrage de M. Millière que nous la trouvons très exactement 
figurée sous sa forme la plus ordinaire. En effet, la Spilosoma Zatima 
semble varier considérablement d’après ce que m'a dit M. Deschange, 
habile entomologisie sériciculteur, qui l'élève de pontes tous les ans. 


Geite espèce se trouve surtout à l’île d’Helgoland. 


— M. H. Lucas communique les deux notes suivantes, relatives à des 
Crustacés : 


1° En communiquant à la Société des Crustacés de la section des Iso- 
podes sédentaires ou Épicarides de Latreille, et dont le mâle et la femelle 
sont très dissemblables, je ferai observer que les individus femelles gran- 
dissent considérablement el semblent se déformer par les progrès de 
l’âge, tandis que les mâles restent toujours très petits. Ces Crustacés se 
rapprochent par leur structure des Isopodes ordinaires, et les mâles rap- 
pellent aussi par leur forme et la disposition des segments certains Myria- 
podes, mais à l’état jeune, du genre Polydesmus. On a formé avec eux 
une famille sous le nom de [oniens ; l’unique espèce qui la représente est 
l’Ione thoracicus Montagu, Edw., Hist. Nat. des Crust., t. III, p. 380, 
pl. 33, fig. 14 à 15 (1840). Ce parasite se rencontre dans des conditions 
toutes particulières ; en effet, c’est dans la cavité branchiale du Callia- 
nassa subterranea, Crustacé de la famille des Thalassiniens ou des Ma- 
croures fouisseurs et de la: tribu des Cryptobranchides que se plait celte 
espèce lucifuge. Le mâle se tient cramponné dessus ou sur les côlés de 


Séances de l’année 1883. LXXIX 


l'abdomen de la femelle. Cette espèce, dont les deux sexes sont de cou- 
leur blanche, n’avait encore été citée que des côtes de la Manche; les 
individus que je communique ont été rencontrés sur des C. subterranea 
habitant les plages de la Méditerranée, où ils se tenaient enfoncés dans 
le sable à quelque distance du rivage. Le mâle égale en longueur 4 à 
5 millim., et en largeur 2 millim., tandis que la femelle est longue de 
12 à 45 millim. et mesure environ 5 à 6 millim. en largeur. 


2 J'attirerai encore l'attention de la Société sur des Crustacés presque 
orbiculaires désignés sous le nom d’Ilia nucleus Herbst, Roux, Crusi. de 
la Méditerr., pl. 4, fig. 4 à 8 (1828). Ils appartiennent à l’ordre des 
Décapodes Brachyures, à la famille des Oxystômes et à la tribu des 
Leucosiens. Ce sont des Crustacés très lents dans leurs mouvements, qui 
se plaisent dans de moyennes profondeurs, d’où ils ne sortent que lorsque 
le hasard ou les courants leur apportent quelque proie facile à saisir; 
ils s’approchent très peu des rochers du rivage. On les trouve ordinaire- 
ment dans des fonds sablonneux, rarement parmi les plantes marines, si 
ce n’est cependant à l’époque où les femelles viennent, en mars, pour y 
déposer leurs œufs. Ceux-ci, très nombreux, sont d’un noir rougeûtre, 
et leur éclosion a lieu ordinairement dans le courant de l'été. 


Les individus g et $ que je communique sont remarquables par leur 
développement, car ils atteignent en longueur 38 à 40 millim. et mesurent 
en largeur 27 à 28 millim. Ils ont pour patrie la Méditerranée, et on 
remarquera, parmi les individus que je montre, que la carapace de l’un 
d’eux, celle du mâle particulièrement, et la région sternale commencent 
à être envahies par des Annélides appartenant au genre Serpula. 


Séance du 41 Juillet 1883. 
Présidence de M. Épouarn LEFÈVRE, Vice-Président. 


MM. L. Bedel, de retour de son excursion en Algérie, et Cox, entomo- 
logiste anglais, bien connu par ses voyages en Asie-Mineure, dans l'Inde 
et en Australie, assistent à la séance. 


LXXX Bulletin entomologique. 


Nécrologie. 1° M. Martial Lamotte, reçu membre en 1848, décédé à 
Clermond-Ferrand (Puy-de-Dôme) en février dernier ; ; 


2° M. le baron Fernand de Romans, reçu membre en 1862, décédé 
récemment à Angers (Maine-et-Loire). 


Communications. M. Maurice Girard fait hommage à la Société de la 
L° édition de son opuscule populaire sur le Phylloxéra de la Vigne (Paris, 
Hachette et C!, 1883). Dans cette édition se trouvent les précautions à 
prendre dans le traitement au sulfure de carbone, les nouvelles cultures 
de vignes ensablées, la méthode actuelle employée par M. Balbiani pour 
la destruction de l’œuf d'hiver, des notions sur le Phylloxéra en Australie 
et le texte des lois et arrêtés les plus récents sur la question. 


— Le même membre parle ensuile de quelques faits de son observation 
personnelle dans une toute récente excursion près de Dammartin (Oise). 
Les Hannetons adultes y ont été très abondants el très nuisibles, mais 
seulement par places, ce qui est en rapport avec des gelées locales qui firent 
périr les adultes il y a trois ans. Aïnsi, peu de Hannetons à Dammartin 
et à Nanteuil-le-Haudoin; au contraire, extrême abondance dans deux 
localités intermédiaires : le Plessis-Belleville et Lagny-le-Sec. Dans un 
grand parc de cette dernière commune, les Hannetons, dont quelques 
rares sujets tardifs vivaient encore le 8 juillet, avaient entièrement 
dépouillé de toutes leurs feuilles les sommités des chênes, des érables 
sycomores, des marronniers d'Inde; également les bambous (Bambusa 
nigra), des hêtres d'ornement : comme le hêtre pourpre, le hêtre torlueux 
pleureur ; enfin, fait peu fréquent, qui n’a probablement pas encore élé 
signalé, ces insectes adultes avaient dévoré toutes les aiguilles du haut 
des sapins, n’ayant laissé que les flèches. 


— M. Leprieur lit la note suivante : 


La Hispa algeriana Guérin, 41, 12, dont j'ai vu des exemplaires dans 
la collection du Muséum et dans celle de M. Ernest Allard, n’est autre 
chose, suivant moi, qu’une variété très foncée de la éestacea propre à la 
province d'Oran. 

La forme et la disposition des épines sur le prothorax el les élytres, 
celle des articles des antennes, qui sont cylindriques, la sculpture des 
élytres, la forme et la disposition des poils sétiformes fins et dorés (non 


Séances de l’année 4883. LXXXI 


signalés jusqu'ici) qui recouvrent les divers organes sont absolument iden- 
tiques. Il n’y a de différence que dans la coloration qui est d’un brun 
foncé avec les paties d’un ferrugineux plus clair. Mais la testacea la plus 
typique varie elle-même du jaune pâle au brun clair. 


J’appelle sur cette question l'attention de nos collègues, maïs je suis 
convaincu que les invesligalions qui seront tentées ne pourront que con- 
firmer, comme je l'avance ici, la complète identité spécifique de ces deux 
espèces, et je propose en conséquence la synonymie suivante : 


Hispa algeriana Guérin = H. testacea Linné, var. foncée. 


Puisque je m'occupe d'espèces du genre Héspa, je crois devoir faire 
connaître à la Société, qu’à la suite de l’examen que j'ai fait de celles 
que j'avais recueillies dans les environs de Bone, il s’en est rencontré 
un certain nombre que je rapporte, avec bien des doutes et jusqu’à nouvel 
ordre, à l’H. cariosa Reïiche (Ann. Soc. ent. Fr., 1858, p. 54). 


Elles répondent assez exactement à la description, sauf en deux points, 
premièrement la largeur. M. Reiche indique pour la sienne 5 millim. de 
longueur et 2 millim. 1/2 de largeur ; les miennes ont bien la même lon- 
gueur, mais la largeur n’est pas tout à fait de 2 millimètres. Elles sont 
donc proportionnellement bien plus étroites. 


En outre, et c’est là un caractère des plus saillants, dont l’auteur n’a 
pas fail mention en décrivant sa cariosa, elles possèdent sur le prothorax 
des petites soies squamiformes, d’un blanc grisâtre, pas très serrées, qui 
forment sur le disque et sur toute la longueur quatre bandes longitudi- 
nales étroites : deux longent les bords latéraux, les deux autres, partant 
des épines bifides du bord antérieur, vont jusqu'à la base. Ces quatre 
bandes sont à peu près également distantes entre elles. Une semblable 
suit la base elle-même en arrière d’une large dépression transversale. 


M. Reiche n'avait à sa disposition qu’un seul exemplaire, provenant des 
environs de Jérusalem, n’ayant conservé que les deux premiers articles 
des antennes, 

J'en possède cinq individus absolument semblables, 

Quelqu’un de nos collègues possédant des espèces d'Algérie nu de Syrie 
aurait-il remarqué un fait semblable ? 

Dans le cas ou l’espèce de Bone serait nouvelle pour la science, je la 
désignerais sous le nom de Héspa Caroli, en souvenir de mon regrette 

(1883) 2° partie, 6. 


LXXXIT Bulletin entomologique. 


fils, compagnon fidèle de mes courses dans cette localité, et j’en donne- 
rais plus tard une description détaillée. 


— M. H. Lucas communique deux notes relatives à des Coléoptères : 


4° En me rendant, dans les premiers jours de juillet, de Chambourcy 
à Montaigu, je passai par la châtaigneraie, ornement autrefois de ces vil- 
lages, qui est maintenant presque détruite. Ayant rencontré quelques 
fagots anciennement coupés, je fis tomber, en les battant, plusieurs 
insectes, parmi lesquels je signalerai un Longicorne qui m’a semblé n’avoir 
pas encore été cité comme se trouvant dans les environs de Paris. C’est 
un Clytide avec lequel Mulsant a formé une coupe générique générale- 
ment adoptée, le Leptidea brevipennis Muls., Col. de France, 4° édit., 
p. 105 (1839), 2° édit., p. 201 (1869), indiqué par ce savant comme 
habitant le midi de la France. Chez l’individu femelle que j'ai étudié sur 
le vivant, les palpes maxillaires et labiaux sont d’un testacé très légère- 
ment rougeâtre ; les antennes sont entièrement d’un rouge testacé; le 
thorax est aussi de cetie couleur, avec le pronotum teinté de brun 
obscur ; tout le corps en dessous ainsi que la région sternale sont d’un 
rouge testacé. 


2° Je dirai aussi à la Société quelques mots sur un Coléoptère de la 
tribu des Hispides, en faisant passer sous les yeux de mes collègues la 
larve, la nymphe et l’insecte parfait de cette espèce. L’insecte parfait a 
été décrit par Boisduval sous le nom d’Oxycephala speciosa Boisd., 
Voyage de l’Astrolabe, t. IL, p. 535 (1835); Blanch. (Botryonopa), Voyage 
au Pôle Sud, t. IV, p. 311, pl. 48, fig. 5 (1853). La larve, qui a été abon- 
damment rencontrée à Dorey (Nouvelle-Guinée) par MM. Raffray et Main- 
dron, n’a qu’une analogie très faible avec celles connues dans cette 
famille, particulièrement avec celle de l’Hispa testacea Linné, qui a été 
décrite et figurée par Perris dans les Mém. de la Soc. roy. des Sc. de 
Liège, t. X, fig. 260, pl. 5 bis, fig. 79 à 92 (1855). Mon intention étant 
de faire connaître la vie évolutive de cette espèce, je ne m'étendrai pas 
actuellement davantage sur ce sujet; je dirai seulement que MM. Chapuis 
et Candèze, dans leur traité ayant pour titre : Catalogue des Larves des 
Coléoptères (Mémoires de la Société royale des Sciences de Liège, t. VIIT, 
1855 et 1861), n’ont pas représenté de larve appartenant au genre Héspa, 
bien que cependant la planche et la figure soient citées dans le texte 


Séances de l’année 1888. LXXXIII 


page 264 (pl. 9, fig. 6), le graveur ayant omis, disent-ils, cette figure par 
mégarde, 


M. Leprieur, au sujet de la première communication de M. Lucas, fait 
observer qu’il y a près de dix ans, en 1874, il a déjà trouvé la Leptidea 
brevipennis auprès de Paris, dans le jardin de l'hôpital militaire de Vin- 
cennes. 


— M. Édouard Lefèvre fait connaître à la Société que, le 8 juillet cou- 
rant, en déterrant, dans un petit bois de pins situé près de Buthiers, 
petit village aux environs de Malesherbes (Loiret), des pieds de Mono- 
tropa hypopitys L., il a rencontré un certain nombre d'individus de la 
Serica brunnea L. vivants, enfouis dans le sable autour de cette plante. 
Plusieurs se tenaient même accrochés sur la partie renflée de la base de 
la tige. 


— Le même membre montre un exemplaire d'un Hyménoptère trouvé 
par M. Cox dans les environs de Hong-Kong (Chine). Get Hyménoptère, 
remarquable par le développement extraordinaire de ses mandibules, 
est une Fourmi d'assez grande taille, qui vit solitaire et qui, lorsqu'elle 
est inquiétée, fait des bons de 20 à 25 centimètres. M. Lefèvre se demande 
si ce ne serait pas au moyen de ces appendices buccaux que cette Fourmi 
exécute ses bonds, attendu que les pattes ne sont en aucune façon con- 
formées pour le saut, 


M. de Marseul ajoute que le fait de Fourmis sauteuses a déjà été 
signalé par M. G. Lewis dans une note insérée dans les Nouvelles et 
Faits divers de l’Abeille (2° série, n° 39, 1882, p. 156). Ces Fourmis, 
également trouvées à Hong-Kong, ressemblent aux Ponera. M. Lewis 
dit aussi que, lorsqu'elles sont effrayées, elles font des sauts de 5 ou 
6 pouces, qui ne dépassent pas 4 pouce lorsqu'elles sont faliguées, 


— M. J. Lichtenstein envoie, par l'entremise de M. L. Buquet, la note 
qui suit : 

Après quinze ans d’essais infructueux, j'ai enfin réussi, cette année-ci, 
à faire prospérer sur les racines de Graminées les descendants des Puce- 
rons des galles de l’ormeau (Tetraneura ulmi). J'attends le développe- 
ment complet de ces petits Hyménoptères, qui sont à leur quinzième jour 


LXXXIV Bulletin entomologique. 


d'existence souterraine, pour donner à mes collègues le résultat de cet 
élevage qui sera l’éclatante confirmation des théories sur l’évolution bio- 
logique et les migrations des Pucerons gallicoles. 


Malgré les difficultés qui s’offriront encore dans cette éducation, où il 
faut éviter que la terre soit trop sèche ou trop humide et être aidé par 
les Fourmis intelligentes dans les soins à donner aux délicats Pucerons 
qui ont à peine un millimètre de taille, j'espère la mener à bien; mais, 
en tous cas, le fait que la phase bourgeonnante du Tetraneura ulmi à 
vécu quinze jours aux racines de maïs sous terre, en grossissant presque 
du double, prouve que cette nourriture lui convient. 


— M, Charles Oberthür adresse la note suivante : 


Après avoir exploré l’île Askold et y avoir fait ces brillantes découvertes 
lépidoptérologiques que nous avons soigneusement publiées dans la 
V:° livraison des Études d’Entomologie, M. Michel Jankowski est revenu 
dans la Mantchourie continentale, et, malgré les attaques des brigands 
chinois, qu’il a d’ailleurs victorieusement repoussées, ce chasseur infati- 
gable n’a pas cessé de former d’intéressantes collections. 


Nous avons reçu les récoltes de l’année dernière, comprenant plus de 
2,000 papillons, pour la plupart très frais et parvenus dans le meilleur 
état, depuis l'extrémité orientale de l’Ancien-Monde jusqu’à l'extrémité 
opposée. La préparation est assez avancée pour que nous ayons déjà pu 
reconnaître de superbes nouveautés, spécialement dans les Notodontides, 
Noctuides et Phalénites. Nous ne tarderons pas d’ailleurs à faire paraître 
les figures des espèces nouvelles. Mais nous ne croyons pas devoir différer 
la publication de la description d’une Géomètre prise à Sidemi le 23 août, 
et que, à cause de sa beauté, nous avons appelée admirabilis : 


METROCAMPA ? ADMIRABILIS Ch. Oberthür.— Plus grande que les plus 
grands exemplaires de margaritata, d’un vert tendre un peu soyeux, 
plus foncé que dans margaritata, mais plus clair que dans prasinata, 
c’est-à-dire d’une teinte à peu près intermédiaire entre celle de ces deux 
espèces; le bord des ailes un peu sinueux, mais plus arrondi que dans 
les Metrocanpa européennes et dépourvu des saillies qu’on remarque 
dans le contour des ailes de margaritata et même des espèces américaines 
perlata et prægrandaria, Ce qui motivera sans doute pour la nouvelle 
espèce la création d’un nouveau genre. 


Séances de l’année 1885. LXXXV 


Les quatre ailes sont traversées par une double bande submarginale 
commune, sinueuse, fauve, centralement divisée par un ruban blanc et 
plus large vers le bord extérieur. Aux quatre ailes, les cellules, qui sont 
fermées exactement comme dans margaritata, sont marquées d’un petit 
croissant discoïdal, noir, vivement accusé. L'espace basilaire des ailes 
supérieures est traversé par une double ligne fauve, de la même teinte 
que la double bande submarginale et comme dans cette dernière, les 
deux traits fauves sont séparés l’un de l’autre par un trait blanc assez 
large; cette double ligne fauve (ou plutôt cette triple ligne fauve, blanche 
et fauve) décrit un demi-cercle du bord costal au bord inférieur. Le bord 
basilaire costal est lavé de fauve, comme si la bande fauve interne 
partait de la base costale elle-même, ef à l’attache des ailes, sur le bord 
coslal, très près du corps, il y a un petit trait noir vif. Le contour des 
ailes est finement liséré de noir; mais, ce qui donne à cette Géomètre un 
aspect tout particulier et ce qui empêchera de la confondre avec aucune 
autre peut-être, c’est la série de traits d’un noir verdâtre nervuraux et 
intranervuraux qui, séparés les uns des autres par un espace presque 
égal, décorent, perpendiculairement au bord externe des quatre ailes, 
la place comprise entré ce bord externe et la bande fauve submarginale 
externe. Le dessous est du même blanc soyeux et argenté que dans 
margaritata, On voit seulement les quatre croissants noirs au milieu 
de la nervure qui clôt la cellule et quelques traits noirs transparaissant 
du dessus près du bord externe des ailes inférieures. Le collier est 
blanc et jaunâtre; le thorax est verdâtre au milieu et jaunâtre à la 
jonction abdominale. L’abdomen est jaune verdâtre finement annelé de 
blanc d'argent. 


Je n’ai qu’une seule femelle. M. Staudinger et M. Snellen possèdent 
chacun un seul exemplaire de la même espèce ou d’une autre très voi- 
sine. L’exemplaire de M. Staudinger provient de l’Ussuri. M. Snellen 
ignore la patrie de son papillon, dont la teinte verte est, m'a-t-il 
écrit, passée au jaune, probablement par l'humidité du ramollissoir, Ni 
M. Staudinger, ni M. Snellen n’avaient déterminé cette Phalénite, et tous 
deux la croient encore inédite. 


Une autre nouveauté charmante, dans l'envoi de M. Jankowski, est une 
Cucullia à lache d'argent, du groupe de magnifica. La complication des 
dessins qui ornent les ailes de cette nouvelle espèce en rend la descrip- 
tion très difficile. La peinture seule est capable de faire comprendre 


LXXXVI Bulletin entomologique. 


l'agencement particulièrement harmonieux des nuances grises, blanches, 
noires et fauves qui entourent et font ressortir avec un éclat magnifique 
la large tache d’argent uni qui occupe le milieu des ailes supérieures. 
Nous figurerons cette Cucullia sous le nom de ditissima. 


Les Catocala sont abondantes à Sidemi. M. Jankowski a capturé en cer- 
tain nombre la Lara, qui est remarquable par la bande blanche transver- 
sale de l’aile inférieure. Déjà j'avais constaté que la Catocala adultera de 
Saint-Pétersbourg était identique à unijuga de l'Amérique du Nord; je 
considère Lara de Mantchourie comme une variété albine de cerogama 
des États-Unis. 

Parmi les Plusia, il y a, entre autres, une espèce nouvelle très riche, 
voisine d'’orichalcea. Cette dernière est abondante en Mantchourie, 
comme, du resle, chrysitis et zozimi. 


L’Extrême-Orient paraît aussi nourrir une grande quantité de Notodon- 
tides. Une des curieuses nouveautés dans ce groupe est une espèce qui 
se rapproche par la taille, la forme des ailes et les dispositions de dessins 
et de couleurs de l’argentina; une autre, très ambiguë, semble lier le 
groupe de dictæa aux Phalénites des genres Azelina et Meticulodes de 
l'Amérique méridionale, et a tout à fait l’aspect des Meticulodes (Azelina) 
spongiata Guenée et beatricaria Oberthür, que nous venons de figurer 
dans la VII® livraison des Études d’Entomologie. 


Membre démissionnaire pour 1884. M. G.-H. Turquin, à Laon (Aisne), 
reçu en 1874. 


Séance du 25 Juillet 1883. 
Présidence de M. Énouarn LEFÈVRE, Vice-Président. 


Lectures. M. J.-M.-F, Bigot adresse une nouvelle suite à ses mémoires 
sur les Diptères nouveaux ou peu connus, comprenant l’Essai d’une 
classification synoptique du groupe des Galobatidi (Bigot), avec descrip- 
tions de genres et espèces inédits de cette division. 


— M. Edm. André communique la description d’une Tenthrédine 
inédite de la faune de Sarepta (Allantus atratus). 


Séances de l’année 1885. LXXXVII 


Communications. M. le D' Régimbart signale, comme une excellente 
station entomologique, Breteuil-sur-Iton, petite ville du département de 
l'Eure, à 28 kilomètres sud-ouest d’Évreux ; il s’y trouve un étang ali- 
menté d’eaux vives et couvert d’une magnifique végétation; c’est là, ou 
plutôt dans une petite rigole communiquant avec l'étang, que notre col- 
lègue a recueilli, en deux heures de chasse, divers Goléoptères à noter : 
Dytiscus circumcincitus et dimidiatus, Acilius canaliculatus, Rhantus 
Grapei, Ilybius obscurus, Gyrinus Suffriani, etc.; au même endroit, sur 
les bords de l'étang, se trouvaient Platynus Thoreyi, Antherophagus 
pallens, Telephorus thoracicus, Silis ruficollis, etc. 


La capture du Dyt. circumcinctus (2 G' et 2 ©) dans cette région est 
particulièrement intéressante. 


— Le même membre, à propos d’une des communications lues à la 
dernière séance, fait observer que l'existence du Leptidea brevipennis dans 
le nord de la France est un fait déjà bien connu et maintes fois constaté: 
notre collègue l’a vérifié par lui-même à Paris et à Évreux. 


MM. H. d’Orbigny et G.-A. Poujade, à la suite de la lecture de cette 
note, ajoutent qu’ils ont également pris le même Longicorne, le premier 
à Nogent-sur-Seine et le second à Paris même. 


— M. G.-A. Poujade fait connaître l’observation suivante : 


La femelle du Lampyris noctiluca, aptère et se traînant lourdement sur 
les plantes ou sur le sol, attire, comme on sait, le mâle pendant la nuit 
au moyen de la vive lumière que répandent les derniers segments de son 
abdomen. Aussi a-t-elle soin de la faire paraître dans tout son éclat, ainsi 
que je l’ai constaté dernièrement à Plouharnel (Morbihan), où cette 
espèce est assez abondante. Se trouve-t-elle sur une mince tige de Gra- 
minée dont l'épaisseur ne cache pas son abdomen éclatant, elle reste 
immobile et à peu près allongée; si, au contraire, elle est posée sur une 
muraille, une pierre ou une grosse tige, en restant allongée, elle ne pré- 
senterait que son dos complètement dépourvu de lumière, et celle-ci ne 
se verrait que par le reflet projelé sur la place occupée par l’insecte; aussi 
ce dernier contourne-t-il son abdomen de côté, de manière à mettre 
l'extrémité ventrale lumineuse bien en évidence, jusqu’à ce que le mâle 
arrive, attiré par cette espèce de flambeau. 


LXXXVIIF Bulletin entomologique. 


— M. J.-M.-F. Bigot adresse une note relative à un groupe de 
Diptères : 


La teneur de deux notices, par MM. Weyenbergh (p. 363 et suiv.) et 
Osten-Sacken (p. 369 et suiv.), insérées dans les Verhandl. Kk. k. z. h. 
Gesellsch. (Wien, 1883), et relatives à la Trypeta? (G. Icaria Schiner) 
Scudderi, n. sp., me suggère les remarques suivantes : 


J'ai publié (Rev. et Mag. de Zool. de Guérin-Méneville, 1859, n° 7, 
Dipt. aliquot nov. genera) un genre et une espèce inédits, sous les déno- 
minations de Rhachiptera limbata, du Chili, et dont le type unique existe 
encore dans ma collection. Ce genre et cette espèce appartiennent plutôt 
au groupe des Trypetidæ qu’à celui des Ortalidæ, en raison de la confor- 
mation de la 1"° nervure longitudinale de l'aile (Rondani), et peut-être 
aussi, soit de la disposition des macrochètes frontaux (détruits sur mes 
échantillons), soit des courtes épines qui arment la 2° nervure longitudi- 
nale. Ge genre diffère du G. Icaria (Schiner, Novarra Reise, 1868, p. 276, 
deux espèces de l'Amérique méridionale) par létroitesse très remarquable 
de ses ailes. Il diffère aussi du G. Pterocella (Rondani, Esame d. var. 
spec. d’Ins. Ditteri Brazil, Torino, 1848, p. 23, Amer. merid.), par {a 
brièveté relative du 3° segment antennal, lequel n’est pas quatre fois, 
comme le dit Rondani, mais à peine deux fois aussi long que le 2°. (Noir, 
sur ce dernier genre : Monographs of the Dipt. of N. Amer., Washington, 
1873, part II, p. 13, 58, 60, 132 et 133, adopté par le savant dipté- 
riste H. Loew). Get auteur, dans la diagnose un peu différente qu’il en 
donne, p. 59, dit, textuellement et contrairement à celle de Rondani : 
« 5. The round, or very short rounded oval shage of the third antennal 
« joint ». Toutefois, il pourrait bien n'être autre chose que le G. Perc- 
noptera (Philippi, Stett. Ent., 1873, p. 305)? que je ne connais pas et 
qui diffère probablement lui-même du G. Strobelia (Rondani, Annuario 
della Soc. di Naturalisti in Modena, Anno III, Dipter. alig. in Amer. 
merid., etc., 1868) par la villosité de son chète antennal. D'où il résulte, 
ce me semble, que mon genre et mon espèce méritent d’être conservés ? 
J'ai, du reste, droit de priorité. 


Pour plus de clarté, j’esquisse ci-après un aperçu synoptique des carac- 
tères les plus saillants propres à chacun des genres que je viens de men- 
tionner et dont je ne prétends pas apprécier la réelle validité : 


Séances de l’année 1883. LXXXIX 


Ailes beaucoup plus longues que larges, oblongues; chète parais- 

sant tomenteux ?, 3° segment antennal à peine double 

(10 0 PER PE Do io .. G. Rhachiptera = Percnoptera ? 
Id, parfois très larges et arrondies; chèle tomenteux ou nu, 

3° segment antennal parfois assez notablement et rela- 


tivement allongé... ...... 44,0, Photo DAS ca À, 
4. Ailes ordinairement étroites ? ; chète parfois nu; nervures 

longitudinales 4° et 5° parfois ondulées.......... vol 2. 
— Id. fort élargies, arrondies, nervures longitudinales 4° et 5° 

droites: chète tomenteux........ ne ne aie ea ee G. Icaria. 


2. Antennes, 3° segment environ quatre fois aussi long que le 2‘; 
chèle nu ; ailes, nervures longitudinales 4° et 5° ondu- 


16es: 7. 67 Ne ee ie ee ee ee Cle ..... G. Pterocalla. 
— Id., id. à peine double du 2°, chète nu; nervures longitudi- 
ES RO PAR AUTO ILES SE EEE CE . G. Strobelia. 


Il importe de noter que, chez tous les genres que je viens de citer, 
sauf mon G. Rhachiptera, autant du moins que les diagnoses souvent 
insuffisantes, et les figurations, permettent d’en juger, {a 1® nervure 
longitudinale (Rondani) ne présente pas la conformation qui peut servir 
à la distinction des vraies Trypetidæ. 


— M. le D' Alex, Laboulbène présente l'observation suivante de Larves 
vivantes de Diptères, trouvées dans les matières vomies par une femme et 
ayant produit la Gurtonevra stabulans FALLEN : 


Ge fait très intéressant, en ce que l’espèce des larves a pu être rigou- 
reusement déterminée, a été observé à la Rochelle par M. le D'E, Pichez, 
médecin de la Marine en retraite, et appelé à la hâte auprès d’une malade 
àgée de 39 ans, atteinte depuis quelques jours d’une bronchite avec grande 
fétidité d’haleine. Gette femme dit qu'après une forte quinte de toux, elle 
avait vomi, au milieu d’une quantité de glaires et de crachats, un certain 
nombre de Vers, ce qui l’avait fort épouvantée. Elle ajouta que, pendant 
qu’on était venu quérir le médecin, elle en avait vomi un plus grand 
nombre encore. M. Pichez vit, en effet, à côté de la malade une cuvette 
dans laquelle s’agitaient, ou plus exactement sautaient, cent ou cent cin- 
quante Vers. L'espèce lui élant inconnue, il pria la malade d’en faire 
mettre quelques-uns de côté pour les examiner à loisir. C'était le 9 sep- 


XC Bulletin eniomologique. 


tembre 4882. Le 10 septembre, on envoya les animaux en question, qui 
étaient annelés, cylindro-coniques, allongés à une extrémité, aplatis à 
l’autre; sur cette dernière, on voyait facilement à l’œil nu deux points 
noirs, répondant aux deux plaques stigmatiques postérieures. La longueur 
des Vers était d’un centimètre et demi environ. 


Remettant au lendemain malin un examen avec les verres grossissants, 
M. Pichez fut très surpris de les trouver transformés en pupe, dans la 
propre peau durcie de la larve. Plusieurs confrères ne purent le rensei- 
gner. Quinze jours après une pupe s'était ouverte et une Mouche en élait 
sortie. Cette Mouche et plusieurs pupes me furent enfin envoyées pour 
être déterminées, ajoute notre collègue, qui montre ces insectes à la 
Société. 


On possède un assez grand nombre de faits de larves de Mouches trou- 
vées soit dans les matières expectorées, soit dans les matières alvines, 
mais malheureusement les observateurs ont reçu les animaux sans avoir 
constaté la manière dont ils avaient été rejetés au dehors. M. Laboulbène 
a écrit à ce sujet à M. Pichez pour l’engager à rappeler ses souvenirs, 
pour savoir s’il avait vu lui-même rendre ces larves ? si c'était à terre ou 
dans un vase que les matières étaient tombées ? 


La réponse a été que le D° Pichez « n'avait pas vu rendre les Vers (ce 
qui s'appelle vu); que c'était pendant que la malade les rendait qu'on 
était venu le chercher et qu’il était arrivé un quart d’heure après cette 
expectoration insolite, renfermée dans une cuvette parfaitement propre, 
non au milieu de matières alimentaires, mais avec des crachats et des 
mucosités. » 


« La malade, tailleuse de son état, est une personne très soigneuse ; 
elle habite au 3e étage; la chambre où elle couche ne sert ni de cuisine, 
ni de salle à manger, elle est bien aérée. » Toutes ces circonstances ne 
me permettaient pas, dit M. Pichez, d’avoir le moindre doute sur la pro- 
venance des larves. M. Laboulbène aurait vivement désiré la vue du fait, 
qui alors aurait eu, non pas une grande probabilité, mais la certitude 
absolue. 7 


La Mouche envoyée par M. Pichez est une Curtonevra stabulans Fallen, 
Meigen, Macquart, etc., typique par sa nervulation alaire et avec une 
teinte un peu immature, un peu plus ferrugineuse que les individus ayant 
vécu à l'air libre. Plusieurs autres spécimens avaient les ailes chiffonnées, 
non développées complètement. 


Séances de l’année 1885. XCI 


La larve de la Curtonevra stabulans a été observée par Bouché, qui l’a 
très bien décrite, par Léon Dufour, Hartig, Brémi; elle vit ordinairement 
dans les matières animales et végétales en décomposition, les champi- 
gnons, etc.; on l’a vue enfin éclore de chenilles et de larves d'Hymé- 
noptères. 

Il y a plusieurs années, après le beau mémoire de Hope, les faits de 
myasis interne, où de larves d’Insectes Diptères ayant vécu dans le corps 
humain, étaient acceplés sans contesle, puis on en est venu à douter. 
Davaine, notre regretté collègue, après avoir fait connaître dans les 
Comptes rendus de la Société de biologie un premier fait (4) : Sur des 
larves rendues par les selles (loco citato, tome IIF, page 442, planche 1°°, 
fig. a-l, 1851), et puis un second fait : Larves rendues avec les selles par 
un homme âgé de 39 ans (loco citato, t. IV, p. 96, 1852), en est venu 
plus tard à nier la possibilité de la vie des larves de Diptères dans les 
voies digestives de l’homme (Traité des Entozoaires et des maladies ver- 
mineuses de l’homme et des animaux domestiques, 2° édition, p. cxxIx, 
1877). 

C’est pour appeler de nouveau l'attention des entomologistes et des mé- 
decins que j'ai rapporté le fait si intéressant observé par M. le D’ Pichez. 
De plus, je signalerai en terminant une expérience de Claude Bernard, 
faite précisément sous l'inspiration de Rayer, au sujet des larves décrites 
par Davaine et qui est longtemps passée inaperçue : « Des larves de la 
Mouche carnassière et des larves de la Mouche stercoraire ont été intro- 
duites dans l’estomac d’un chien qui portait une fistule stomacale, Or, le 
lendemain et le surlendemain, on a retrouvé dans les matières fécales 
plusieurs de ces larves en apparence non altérées (Comptes rendus de la 
Société de biologie, t. IX, p. 118, année 1851) ». 

Enfin, j'ai, dans une thèse passée sous ma présidence, par M. le D: G. 
Pruvot : Contribution à l'étude de larves de Diptères trouvées dans le 
corps humain (Thèse de Paris, n° 267, 1882), relevé d’autres expériences, 
desquelles il résulte que les larves de Teichomyza fusca peuvent résister 
très longtemps à l’asphyxie, et vivent encore après un séjour de vingt- 
huit heures dans l’estomac d’un cobaye et trois jours dans celui d’un rat 
(Thèse de Paris, pages 74 et 77). 


(1) J'ai reconnu que ces larves, exactement figurées par C. Davaine, se rappor- 
taient à la Teichomyza fusca MacquarT, dont j'ai fait connaître les métamor- 
phoses dans nos Annales de 1867. (Voyez p. 33 et planche 5.) 


XCII Bulletin entomologique. 


La question est donc à l'étude. Les larves de Diptère paraissent pouvoir 
vivre dans le tube digestif du chien et d’autres Mammifères. Peuvent-elles 
de même et exceptionnellement causer par leur présence des accidents 
chez l’homme ? 


— M. Alex. Laboulbène communique également les notes suivantes : 


4° Il montre la larve d’un Diptère parasite, la Dermatobia noxialis 
J. GouporT, qui lui a été apportée vivante après avoir élé recueillie par 
M. le D' Albert Robin, au sortir d’un abcès sous-cutané, La personne qui 
était porteur de cette larve arrivait du Brésil. 


Notre collègue a pu déterminer à première vue cette larve d’OEstride 
analogue à celle qu’il avait décrite autrefois dans nos Annales (p. 249, 
pl. 7, fig. 19-91, 1861). De plus, il a essayé d'obtenir l’insecte parfait en 
plaçant la larve sur de la terre dans une serre chaude, avec les conditions 
de son état normal. Les premiers jours (1° et 2 juin), elle s'est raccourcie 
et paraissait devoir prendre la forme de pupe, mais le 4 juin elle est 
morte sans se transformer. 


C’est probablement la première fois que la larve de la Cuterebra noxialis, 
faisant actuellement partie du genre Dermatobia BRAUER, est observée 
vivante en France et peut-être en Europe. 


2° Il met sous les yeux de ses collègues un Dipière parasite observé à 
l’état de larve, dans le département de l'Hérault, par M. le D' Prunac. 
Ces larves sont sorties des fosses nasales d’une femme, puis se sont chan- 
gées en pupes. Celles-ci envoyées à Paris se sont en partie transformées 
en une Sarcophaga. La détermination de l’espèce, ajoute M. Laboulbène, 
n’est pas sans difficulté : M. Bigot y aurait vu l’Agria latifrons de Meigen 
et de Macquart, d’autres la Sarcophila maculata Meigen ; elle est voisine 
de l’Agria tertripunctata de Léon Dufour, etc. Finalement, pour lui, elle 
se rapporte à la Sarcophila magnifica SGHINER, qui est la même Mouche 
sarcophile observée, il y a plus de cent ans, par Wobhlfahrt, et que 
Portschinsky et, après lui, M. Mégnin, ont appelée Sarcophila Wohl- 
fahrti. 


Notre collègue termine sa communication en disant qu'il offrira bientôt 
à la Société, avee M. Charles Robin, une planche gravée représentant 
celle Mouche parasite, ainsi que les divers élats d’un Botys qui vit sur le 


Séances de l’année 1885. XCIII 


mais et le chanvre. Ce dernier insecte Lépidoptère, observé par M. Charles 
Robin, a déjà depuis plusieurs années été présenté à la Société. 


3° Il fait voir un bel exemplaire de la Gallimorpha hera L., variété ou 
race lutescens BOISDUVAL, GUENÉE, à ailes inférieures d’un jaune d’ocre. 
Ce Lépidoptère a été pris par notre collègue au mois d’août, dans le 
département de la Mayenne, à Saint-Denis-d’Anjou. Il ne paraît pas y 
êlre rare; l’espèce typique à ailes inférieures et abdomen d’un rouge 
écarlate est commune. 


Membre démissionnaire. M. le D° Eugène Charlier, à Liège (Belgique), 
qui avait été reçu membre en 1867. 


Séance du S Aoùt 4883. 


Présidence de M. H. LUCAS, Doyen d'âge. 


Correspondance. M. J. Bourgeois écrit (4 août) que M. Maurice Sédillot 
et lui sont de retour de leur excursion entomologique au mont Viso et 
dans les Alpes-Maritimes, Notre collègue se propose d’assister le di- 
manche 5, avec M. le D' Aug. Puton, à l’exposilion et à une séance de 
la Société entomologique suisse, à Zurich. 


— La Société d'encouragement pour l’industrie nationale (44, rue de 
Rennes), prie notre Société d'annoncer qu’elle décernera, en 1884, deux 
prix, chacun de 3,000 francs, relatifs, à la destruction du Phylloxera, à la 
personne 1° qui aura fait connaître un ou plusieurs ennemis de cet In- 
secte, susceptibles, comme lui, d’une reproduction à l'infini ; 2° qui aura 
éclairé, par une étude attentive, la nature de l'œuf d’hiver et de l'œuf 
non fécondé, ou bien qui aura trouvé un moyen pratique et facile de 
détruire l’œuf d'hiver. — Adresser les mémoires, jusqu’au 31 décembre 
1883, au Secrétaire de la Société d'encouragement. 


Communications. M. Cayol remet au Président une lettre de M, le 
Ministre de l'Agriculture annonçant que, par arrêté en date du 27 juin, 
il a accordé à la Société entomologique de France une somme de 6490 fr, 


XCIV Bulletin entomologique. 


pour encouragement à ses travaux en 1883. — Des remerciments seron 
adressés à M. le Ministre de l'Agriculture. 


— M. L. Buquet fait savoir que notre collègue M. Péragallo, de Nice, 
vient d’être nommé officier d’Académie pour ses travaux sur les Insectes 
utiles et nuisibles à l’Olivier. 


— M. E. Desmarest annonce que l'incendie de la nuit du 26 au 
27 juillet au boulevard Montparnasse et rue Mayet a entièrement 
détruit l'atelier et l’appartement de M. Debray, graveur de nos Annales 
depuis 27 ans (1856), el que, par suite de la violence et de l’instantanéilé 
du feu, presque rien de ce qu’il possédait n’a pu être sauvé. Mais 
M. Debray, sans se préoccuper des pertes personnelles qu’il a éprouvées, 
y compris celles de tout son outillage, de sa bibliothèque et de sa riche 
collection de gravures d'histoire naturelle, déplore uniquement l’anéantis- 
sement de dessins originaux qui lui avaient été confiés par divers ento- 
mologistes, ainsi que celui de nombreux cuivres gravés et de planches 
tirées et coloriées. 


La Société charge son Secrétaire de présenter à M. Debray l'expression 
de toute sa sympathie à l’occasion du malheur qui vient de le frapper. 


— M. Edmond André, de Beaune, adresse les remarques suivantes : 


4° Dans le Bulletin de la séance du 25 juillet 1883, je trouve un travail 
de M. Bigot où figure un genre de Diptères nommé Icaria par Schiner 
(Noyara Reise, 1868, p. 276). Or, un nom de genre identique a été attri- 
bué par M. H. de Saussure dès 1853 (Monographie des Guëêpes sociales, 
p. 22) à un groupe d’Hyménoptères exotiques. Un même nom générique 
ne pouvant exister dans deux ordres différents, je pense que le nom de 
Schiner, qui est postérieur, doit disparaître. Ne connaissant pas les 
Diptères dont il s’agit, je cède à notre collègue M. Bigot le soin de lui 
trouver un remplaçant. 


2° Pendant cinq ou six années, les vignobles de la Côte-d'Or ont été 
littéralement ravagés par la Pyrale (OEnophtira pilleriana Sch.), au point 
que, d’après une communication faite au Comité d’Agriculture de Beaune 
dans le courant de 1881, on évaluait les dégâts effectués dans le seul 
arrondissement de Beaune à un tiers de la récolte, représentant pour les 
vins fins seulement plus d’un million de francs. Or, cette année, et sans 


Séances de l'añinée 1885. XCY 


que rien puisse expliquer ce fait, la Pyrale est devenue une véritable 
rarelé, et on peut dire qu’elle a disparu d’une façon aussi complète que 
subite. 


8° Depuis plusieurs années, les rosiers de mon jardin avaient leurs 
feuilles jaunies et séchées absolument comme si le feu y avait passé. J'ai 
pu découvrir au printemps dernier l’auteur du mal. C’est une fausse che- 
nille, encore à peine connue, qui ronge le parenchyme de la surface infé- 
rieure des feuilles. Elle appartient à l’Eriocampa soror Vollenh., espèce 
décrite depuis un petit nombre d'années (4869) et qui n’avait été encore 
signalée que d’Angleterre et d'Allemagne. C’est donc une espèce à ajouter 
à la faune française. 


— M. H. Lucas communique les notes suivantes : 


1° Je fais passer sous les yeux de la Société deux Orthoptères extrême- 
ment intéressants, dont l’un a pour patrie l’Abyssinie et l’autre le Cap de 
Bonne-Espérance. 


Le premier porte le nom d’Homæogryllus xanthographus Guér., Voyage 
en Abyssinie, t. VI, p. 335, 336, pl. 6, fig. 2, et appartient à la famille 
des Gryllides. Ce genre présente une certaine analogie avec celui décrit 
par le même auteur sous le nom de Paragryllus, Iconogr. du Règne anim. 
de Cuvier, p. 329 (1844), et dont l'unique espèce est le Paragryllus Mar- 
tini, qui a été rencontré à la Pointe-à-Pitre. Chez l’Homæogryllus xantho- 
graphus que possèdent les collections entomologiques du Muséum de Paris, 
les nervures des élytres, dont les unes sont transverses et obliques, les 
autres ondulées, offrent une teinte d’un jaune ferrugineux, avec les inter- 
valles parcourus par de très fines petites côtes qui leur donnent un aspect 
strié: quant à l’extrémité qui est réliculée, toute cette partie est forte- 
ment teintée de jaune clair. Les antennes sont brunes, annelées de jaune 
testacé ; les appendices abdominaux dépassent de beaucoup les élytres et 
sont ciliés de poils très fins, espacés, longs et soyeux. 


Ce singulier Orthoptère a été rencontré dans le massif d’Abouna-Yousef 
par M. Raffray. La femelle est encore inconnue. 


Le second, qui est désigné sous la dénomination d’Ectatoderus, ne com- 
prend aussi qu’une seule espèce, l'E. nigriventris Guér., loc. cit., p. 386, 
pl. 6, fig. 3. L’individu que je communique a pour patrie l'Afrique aus- 
trale et a été rencontré dans des vignes situées aux environs de la ville 
du Cap. Il est malheureusement très incomplet, car les pattes des 


XCVI Bulleiin entomologique. 


deuxième et troisième paires manquent et les antennes font en partie dé- 
faut. Comme il a une très grande analogie avec l'espèce décrite et figurée 
sous le nom de nigriventris, c’est à cet Orthoptère que je le rapporte, 
mais avec doute cependant. Le genre Ectatoderus rappelle beaucoup 
aussi celui d'Ornebius établi par Guérin, Iconogr. du Règne anim., texte, 
t. IIL, p. 331 (1844). 


2° L'Oryctes Radama Coquerel, Ann. Soc. ent. Fr., t. X, p. 866, fig. 
à 2 (1852), que MM. Gemminger et de Harold, Gat. Coléopt., t. IV, 
fig. 1258 (1869), considèrent comme étant la même espèce que l'O. Pyr- 
rhus Burm., Handb. der Entom., t. V, p. 197 (1847), est abondamment 
répandu à Nossi-Bé, où sa larve cause de très grands ravages parmi les 
plantations de cannes à sucre. 


— M. J.-M.-F. Bigot adresse une note relative à un nouveau genre de 
Diptères : 


Genre CYRTOPUS (nov., mihi), æupros—mous. — (Gener. Odontomyiæ 
(Auctor.) vicinum.— ©. Segmentis duobus basalibus antennarum brevibus 
et æquilongis (cæteris desunt); capite lato, depresso, fronte latä, parcè 
vix tomentosà et sub antennis convexiusculé ; oculis nudis ; scutello longè 
bispinoso ; cellulä alarum discoïidali parvä, venis ex eâ tantum duabus 
integris, et vestigio basali brevissimo quædam tertiæ, orientibus, præ- 
tereä è cellulä basali secund&, ad apicem, vend unicä oriente, venis istis 
apice, eætrinsecüs incurvatis, ante marginem evanescentibus, venis longi- 
tudinalibus duabus sequentibus ante marginem conjunctis, cellulam ana- 
lem clausam, apice appendiculatam, formantibus ; tibiis omnibus intüs 
curvatis, exlernè ad apicem dilatatis, compressis, præcipuè anterioribus, 
illis antè brevissimè et densè ciliatis, tarsis satis dilatatis ; corpore toto 
squammis nitentibus, minutis, satis crebrè tecto; abdomüne orbiculari, 
guinque-segmentato. 


C. FASTUOSUS © (nov. mihi). — Long. 9 mill. — Basi antennarum cas- 
taneû ; facie et fronte omnino flammeolis, puncto ocellifero nigro, squam- 
mis corporis nitidissimis, viridibus et cæruleis intermixtis ; spinis 
scutelli, pedibus omnino, nigris ; halteribus testaceis, clavä prasinä ; alis 
hyalinis, basi, externè, satis latè nigro tinctis. 

Mont. Abyssiniæ, Raffray consule repertus. 

Spec, unie. Ex mus. nostr. 


Séances de l’année 1883. XCVII 


Séance du 22 Aouùt 1883. 


Présidence de M. Épouarp LEFÈVRE, Vice-Président. 


Communications. M. J. Lichtenstein adresse, par l'entremise de M, L. 
Buquet, la note suivante : 


M. Mariano de la Paz Graells m’a envoyé des coques d’œufs de 
Sauterelles habitées par des larves qu’il a réussi à mener à bien. Elles 
lui ont donné un joli Coléaptère de la famille des Clérites, le Trichodes 
ammios Fab. Les larves des Trichodes apiarius, alvearius et leucopsideus 
sont connues et décrites depuis longtemps comme parasites d’Hyméno- 
ptères ; j'ai moi-même signalé la présence de la nymphe du Trichodes 
octopunctatus dans un nid d’Abeilles maçonnes (Chalicodoma rufescens, 
Ann. Soc. ent. Fr., 1877, Bull., p. xxxn). Il est intéressant de voir que 
les Orthoptères sont aussi attaqués par des insectes de ce genre. 

Notre collègue de Madrid se réservant d’envoyer à la Société une note 
plus détaillée, je m’abstiens de toute description, et ces lignes n’ont pour 
but que d'établir la priorité de la découverte en faveur du savant ento- 
mologiste espagnol. 


— M. H. Lucas fait connaître la note suivante : 


Les auteurs qui ont décrit les nids des Eumenes disent que ces Hymé- 
noptères, excellents constructeurs et architectes en même temps, bâtissent 
sur les murailles de petites capsules arrondies contenant chacune une 
seule loge (E. pomiformis Fabr.), et qu'une autre espèce (E. Amedæi 
Saint-Fargeau) établit de petits nids en forme de dôme avec une che- 
minée qu’il détruit après la ponte. Les nidifications que j’ai rencontrées aux 
environs de Boghar, retrouvées ensuite par M. Trapet, pharmacien aide- 
major, dans les environs de Teniet-el-Haad, et dans lesquelles j'ai trouvé 
get de l'E. Amedæi, différant de celles si bien observées par M. Fabre, 
je crois qu’il est intéressant de les décrire et de faire connaître les loges 
ou cellules au nombre de 4 ou de 6 qui les composent, 

Ces nidifications, qui ont été rencontrées à des altitudes de 600 à 4,100 
mètres, égalent en longueur 38 à 45 millimètres et mesurent 40 à 50 mil- 
limètres dans leur plus grande largeur; elles sont de forme arrondie et 


(1883) 2° parlie, 7. 


XCVIIT Bulletin entomologique. 


présentent une épaisseur de 45 millimètres environ. Elles sont d’un jaune 
légèrement ferrugineux, et le mortier ou terre gâchée qui les compose est 
_ fin, serré et très dur au toucher. L'eau est sans action sur ces construc- 
tions, car lorsqu'on les mouille ce mortier ne se désagrège pas. Leur sur- 
face, convexe, est très rugueuse, et cela est dû à de nombreuses saillies et 
surtout à de petits cailloux placés çà et là. Ges nidifications, extérieurement, 
ne présentent rien pouvant attirer l’attention ; mais, lorsqu’on les examine, 
on remarque que ces cailloux, de forme irrégulière, affectant cependant 
la disposition d'un carré plus long que large, sont destinés à solidifier 
ces constructions ; de plus, on aperçoit de petites excavations circulaires, 
assez profondes, surmontées d’une légère saillie arrondie et correspondant 
aux cellules. Ces habitations sont fortement attachées et très adhérentes 
- aux corps sur lesquels elles sont construites, et on éprouve une certaine 
difficulté lorsque l’on veut les en détacher. Les cellules, au nombre de 
quatre ou de six, sont ovalaires, profondes, et séparées par des cloisons 
assez épaisses. Lorsqu'on les examine, on remarque que les parois en 
sont lisses, revêtues d’une couche gommeuse, brillante, papiracée, afin 
d'empêcher l’humidité. J’ai observé aussi que ces loges présentent une 
concavité profonde correspondant à celle extérieure et qui est, sans aucun 
doute, la voie préalablement préparée et par laquelle doit sortir l’insecte 
parfait. L'E. Amedæi, où plutôt dimidiatus Brullé, a probablement aussi 
Ja faculté de sécréter un liquide particulier qui a la propriété de ramollir 
celte concavité qui doit facilement céder aux elforts de cet Hyménoptère 
solitaire lorsqu'il éprouve le besoin de se mettre en communication avec 
le monde extérieur. 


Observé dans sa cellule, l'E. dimidiatus est tout à fait ramassé sur lui- 
même et présente une forme ovale ; en effet, l'abdomen, recourbé sur le 
pétiole, repose sur les hanches des deuxième et troisième paires de paites, 
lesquelles sont entièrement cachées par les organes du vol. Dans une des 
cellules, il a été rencontré des pupes de Diptères ; j'ai obtenu une éclo- 
sion, mais tellement mal venue et déformée qu'il m'a été impossible de 
rapporter cette Entomobie à un genre connu. La pupe, lisse, d’un brun 
ferrugineux, arrondie à ses deux extrémités, est longue de 7 millimètres. 


— M. Sylvain Ébrard, d'Unieux, près Saint-Étienne (Loire), écrit au 
Secrétaire : 


Je crois devoir signaler à la Société l'observation suivante qui me 


Séances de l’année 1883. XCIX 


semble intéressante. Hier, 21 août, il m'est éclos un superbe individu 
femelle de la Saturnia pyri de cocons que je possédais depuis le com- 
mencement d’août 1882 et dont les autres ont éclos en temps normal, 
c’est-à-dire dans le courant du mois de mai dernier. Chaque année, 
depuis 1865, j’élève ce Lépidoptère qui est ici très commun et jamais je 
n'avais eu d’éclosion à cette époque de l’année, où la chenille se chrysa- 
lide habituellement. 


— M. G.-A, Poujade lit la note qui suit : 


Au sujet de mon mémoire sur les métamorphoses du Microdon muta- 
tabilis dans lequel je faisais observer qu’il serait très intéressant de savoir 
si la larve du M. devrus est bien différente de celle du premier et si elle 
vit dans les mêmes conditions, M. Ositen-Sacken m'’annonce que celte 
question est résolue dans le Slett. ent. Zeit., 1848, p. 79, par M. Wiss- 
mann, qui a trouvé les deux larves. Celle du M. devius au lieu d’être 
réticulée est lisse et un peu plus grande que celle du M. mutabilis. Les 
deux larves sont myrmécophiles, avec cette différence que M. Wissmann 
a pris la larve réticulée dans les fourmilières des Formica rufa, fusca, 
cunicularia et Lasius brunneus, tandis qu’il n’a rencontré l’autre que 
chez la F. fusca. 

M. Osten-Sacken ajoute que toutes les observations et figures publiées 
jusqu'ici se rapportent à la larve réticulée (voir Elditt, Schotthauber, 
Packard, etc.). Il a vu pour la première fois la larve lisse, que l’on a 
montrée à une séance de la Sociélé entomologique de Londres, en juin de 
cetle année. 


dem nnnrem 


Séance du 12 Septembre 18S3. 


Présidence de M; Épouarn LEFÈVRE, Vice-Président. 


Correspondance. M. Henri Gadeau de Kerville adresse au Président la 
lettre suivante : 


Je viens aujourd’hui vous rendre compte des travaux relatifs à l’Ento- 
mologie qui ont été communiqués pendant le dernier Congrès de l’Asso- 


C Bulletin entomologique. 


ciation française pour l’Avancement des Sciences, Congrès tenu à Rouen 
en août dernier et auquel notre Société m'avait fait l'honneur de me 


déléguer : 


4° M. H. Beauregard, aide-naturaliste d'anatomie comparée au Muséum 
de Paris, a lu un intéressant mémoire sur le siège du principe actif chez 
les Coléoptères Vésicants. Dans ce travail, qui renferme les résullats des 
nombreuses expériences physiologiques qu'il a faites sur ce groupe 
d'insectes, l’auteur cite les différents genres chez lesquels il a reconnu 
la propriété vésicante. Ses études sur la Cantharide offcinale lui ont 
permis de constater que les œufs et les larves de cette espèce étaient 
nettement vésicants. Il a également recherché où se trouvait, chez l’adulte, 
le siège du principe actif et reconnu les faits suivants : Chez ces insectes, 
le sang est très vésicant ; par contre, les parlies sèches et dures, les 
élytres, les muscles et l’appareil digestif ne le sont pas. Les organes géni- 
taux produisent une vésication très accusée; chez le mâle, la propriété 
vésicante réside seulement dans l’une des paires de glandes séminales ; 
tandis que, chez la femelle, l’appareil tout entier paraît doué de cetie 
propriété. 

9° M. Chevreux, directeur-aéjoint du laboratoire de Pen-Château (Loire- 
Inférieure), a donné la liste des Crustacés Amphipodes et Isopodes qu'il 
avait recueillis dans les environs du Croisic. 


3° M. H. Lhotte, de Rouen, a présenté une très belle collection de 
chenilles soufflées. 


4° Enfin, j'ai moi-même communiqué au Congrès une note sur la 
manière de décrire et de représenter en couleur les animaux à reflets 
métalliques, note qui, à un certain point de vue, Po intéresser la science 
entomologique. 


Je n’aurais pas, M. le Président, considéré ma mission comme ter- 
minée, si je n’avais porté ces faits à la connaissance de notre Société. 


Après avoir entendu la lecture de ce rapport, la Société en décide 
l'impression dans son Bulletin et offre ses remerciments à M. H. Gadeau 
de Kerville. 


— M. Debray écrit à la Société, de Valhermay (Auvers-sur-Oise), 
qu’il lui présente tous ses remercîments pour la marque de sympathie 
qu’elle a bien voulu manifester à l’occasion du malheur qui est venu 


Séances de l’année 1888. CI 


fondre sur lui. C’est pour lui un nouvel encouragement à atténuer autant 
qu’il sera en son pouvoir les pertes regrettables supportées par ses savants 
clients. 


Lectures. M. Aug. Chevrolat adresse la 3° partie de ses mémoires sur 
les Calandrides, comprenant les genres Rhodobænus Leconte, Homalo- 
Slylus, Pasadiaphorus, Odoiporus, Cosmopolites, Ternochoita et Merotri- 
chus (g. n.), créés aux dépens de l’ancien genre Sphenophorus et 
renfermant les descriptions de nombreuses espèces et variétés nouvelles. 


— M. J. Bigot transmet à ses collègues une nouvelle suite à ses Diptères 
nouveaux ou peu connus. — Ce mémoire comprend spécialement le genre 
Glossina Wiedm. (Nemorhina Rob.-Desv.), c’est-à-dire les Diptères indi- 
qués par les voyageurs sous les noms de Tsé-tsé ou de Zimb. Après avoir 
donné un tableau synoptique des cinq espèces, toutes africaines, décrites 
jusqu'ici (longipalpis, fuscus, tabaniformis, morsitans, tachinoides), l’au- 
teur décrit une sixième et nouvelle espèce, la G. ventricosa, qui, selon 
toute probabilité, provient de l'Australie. 


Communications. M. J. Bourgeois donne lecture de la note suivante : 


Lors de mon récent passage à Turin, j'ai pu jeter un coup d’œil sur la 
collection des Malacodermes de Dejean, conservée au Musée d'Histoire 
naturelle de celte ville, collection dont les espèces européennes et médi- 
terranéennes ont déjà fait l’objet d’un intéressant travail de notre collègue 
M. F. Baudi de Selve (Berl. ent. Zeit., 1871, p. 89 et suiv.). 

Les espèces exotiques pourraient donner lieu à une étude analogue, qui 
serait d'autant plus utile que dans beaucoup de collections, particulières 
ou publiques, les noms du Catalogue Dejean sont encore très répandus. 
Voici, quant à présent, les remarques qu’il m'a été donné de faire sur 
une partie du genre Lycus (Dej., Cat., 3° éd., 1837, p. 110) : 

Lycus amplissimus Dej., Sénégal, = L. trabeatus Guér. &, var. elytro- 
rum regione scutellari et margine, thoracisque disco nigro-maculatis. 

L. dilatatus Dej., Sénégal, — L. trabeatus Guér. g\, var. elytrorum 
regione sculcllari nigra, thoracis disco immaculato. 

L. lrabeatus Dej., Sénégal. Deux espèces différentes sont confondues 
sous ce nom : l’une se rapporte au L. dentipes Dalm. &, l’autre au L. xan- 
thomelas Dalm. &. 


CII Bulletin entomologique. 


Lycus venosus Dej., Sénégal. Deux espèces : L. Bremei Guér. G'; L. tra- 
beatus Guér. Q. 

L. oblitus Dej., Sénégal, — L. ampliatus Fàhr. &. 

L. armatus Buq., Sénégal, — L. terminatus Dalm. &. 

L. fastiditus Dej., Sénégal, — L. fastiditus sp. nov. (Voir plus loin.) 

L. contemptus Dej., Sénégal, — L. terminatus Dalm, ©. 


L. distinguendus Dej., Sénégal. Deux espèces : L. foliaceus Dalm. $; 
L, trabeatus Guér. ©, var. elytrorum regione scutellari lhoraceque imma- 
culatis. 

L. distinctus Dej., Sénégal, — L. trabeatus Guér. @, var. elytrorum 
regione scutellari nigra, thorace immaculato. 


L. neglectus Dej., Sénégal, = L. sinuatus Schôünh. 


L. posticus Dej., Cap. Bon.-Sp., = L. palliatus Fabr. 9, var. protho- 
race basi nigro-marginato. 

L. rostratus Fabr. et dentipes Schôünh. C’est à tort que Dejean réunit 
ces deux espèces en une seule. . 


LyYcus FASTIDITUS Dej. Cat. — A. L. sinualo Dalm. statura minore, ely- 
tris fere parallelis, nigredineque apicali minus extensa distinctus. Elon- 
gatus, subparallelus, brevissime pubescens, opacus, niger, thoracis late- 
ribus elytrisque flavo-testaceis, his quadrante posteriori nigris; rostro 
cylindrico, sæpius rubescente. 


d, $. Allongé, subparallèle, très brièvement pubescent, presque mat, 
d’un jaune testacé en dessus, avec une large bande longitudinale sur le 
pronotum et le quart postérieur des élytres noirs. Tête noire, rostre long, 
cylindrique, souvent rougeâtre; antennes noires. Pronotum un peu plus 
long dans son milieu que large à la base, arrondi et faiblement bisinué 
à son bord antérieur, sensiblement resserré avant les angles postérieurs, 
ceux-ci un peu prolongés latéralement et assez aigus. Écusson noir, entier 
au sommet. Élytres subparallèles, conjointement arrondies à l'extrémité, 
quadricostées, les 2° et 4° côtes plus saillantes, celle-ci renflée à l'épaule 
sous forme de calus; intervalles réticulés-ponctués. Dessous du corps 
entièrement d’un noir de poix; trochanters, origine des cuisses et des 
tibias souvent roussâtres. — Long. 11-14 mill.; larg. 3 4/2-4 4/2 mill. 


Sénégal, — Coll. du Musée de Turin, la mienne. 


Séances de l’année 1883. CIII 


Voisin du ZL. sinuatus Dalm. et appartenant comme lui au groupe IX 
(voir Bull. Soc. ent. Fr., 1883, n° 10, p. 84, Annales, p. LxI et Lxt), 
mais distinct par la taille moindre, les élytres plus parallèles, avec la 
coloration noire apicale ne couvrant que le quart postérieur. L’abdomen 
est noir dans les deux sexes. 


— M. Aug. Chevrolat donne la description de deux Gurculionides : 


BLOSYRODES CRUCIROSTRIS, nOV. Sp. — Long. 6 1/2 mill., lat. 4 mill, — 
Blos. quadrinodoso Jekel séatura; capite et rostro planis, ante oculos 
sulco transverso et sulco longitudinali impressis, griseis, superciliis 
rotundatis, labro angulose emarginato, oculis exsertis rotundatis ; antennis 
fasciaque postice verticali transversa nigris ; prothorace subquadrato 
convexo, capitis latiore, griseo aurantiaco, longiludine carinalo, medio 
dense foveolato, inæquali flavo variegato; elytris globosis, punctato- 
striatis, humeris obliquis, valde angulatis, interstitits suturali, quinto 
tertio el quarto elevatis, in medio basis breviter et fascia obliqua ad 
marginem adnexa, albis, postice setuloso, extus apice biangulato ; femo- 
ribus griseis, medio albo annulatis. 


Borneo, 2 exempl. 


Cette espèce se distingue de suite du quadrinodosus Jekel, chez lequel 
les épaules sont arrondies. 


Je donnerai plus tard la liste des espèces et variétés connues du Être 
Blosyrus, dont 43 espèces habitent l’Inde et 9 l'Afrique. 


Je possède les espèces et les genres suivants qui en sont voisins : 


Proscephaladeres obesus Bhm. in Sch., V, p. 893. — Cap. Bon.-Sp. 

P. punctifrons Bhm., p. 894. — Fhs., Col. Caffr., p. 9, S $. — Cal- 
fraria. 

P. globipennis Jekel, Col., 1875, p. 165. 


DacTyLopus PoPporri Mannerh., Bull. de Moscou, 1853, I, 106. — 
Jekel, Coleoptera Jekeliana, 465, 1875, Caffraria. — Long. 4 4/2 mil, lat 
9 mill. — Griseus; capite paululum longiori latitudine, inter oculos 
transversim et tenuiter longitudine sulcalo, vage punclulato ; antennis 
brunneis, scapo ad prothoracem limilato, 1° articulo funiculi longiori, 
crassiori, clava globosa, cinerea; oculis lateralibus, rotundatis, nigris ; 


CIV Bulletin entomologique. 


prothorace latiore quam longiore, plano, lateribus mediis rotundato, 
antice posticeque recto; elytris globosis, anguste punctulato-striatis ; 
corpore pedibusque nigro-brunneis. 

Kiachta. À D. Mannerheim, 2 exempl. missus. 


Ectatops cineracea Sch., Mant. sec., p. 21. — Fhs., Col. Caffr., I, p. 9. 
— Valish. À D. Boucard datus. 


— M. Édouard Lefèvre donne communication des descriptions de nou- 
velles espèces de Coléoptères de la famille des Clytrides (4"° partie) : 


1° MIOPRISTIS VENUSTULA. — Suboblongo-cylindrica, parum elongata, 
subtus nigro-cyanescens et dense, sed breviter, griseo-pubescens; sapite 
(vertice excepto nigro-æneo), ore, antennarum articulis quatuor prèmis, 
coxis, femoribus, tibiisque basi, rufo-fulvis ; tibiis apice tarsisque nigris ; 
capite rugoso, inter oculos fortiter impresso; epistomate arcuatim emar- 
ginato ; antennis articulo L° elongato, leviler arcuato, 2°-3° brevissimis, 
h° subcylindrico, duobus præcedentibus simul sumptis æquali, reliquis 
serratis, nigris ; prothorace elytrisque flavis; illo lævi, maculis duabus 
magnis nigro-virescentibus notato; his subtiliter punctatis, fasciis binis 
undaëis (altera ante medium valde arcuata et callum humeralem amplec- 
tente, altera pone medium, marginem lateralem non attingente), singulo- 
que macula parva ante apicem, nigris. —Long. 8 3/4-4 mill; lat. 4 1/3- 
4 1/2 mill, 


d. Mandibulis validis, exsertis, sinistra majore, apice arcuata; pedi- 
bus anticis longissimis ; tibiis ejusdem paris arcuatis, apice mucronatis. 


Du Cap de Bonne-Espérance. 


Je connais seulement deux mâles de cette jolie espèce. L’un m'a élé 
donné par notre regretté collègue Ch. Javet, qui le tenait lui-même du 
D' Sichel ; l’autre m’a été communiqué par M. Fairmaire. 


2° CAMPTOLENES CINGULATA. — Subelongato-oblonga, parallela, tota 
cum pedibus læte fulva, nitida, sublus dense albido-sericea, supra pube 
albida brevissima, certo citu et oculo armato optime visibili, obtecta ; 
antennarum articulis 4-A1 serratis, apice nigris ; capite inter oculos fovco- 
lato ibique rugoso, verlice convexo, fere lævi ; oculis intus evidenter 
emarginatis ; prothorace crebre undique subtililer punctato; elytris sub- 
lineatim fortiter rugulose punctatis, fascia lata communi versus apicem, 


Séances de l’année 1883: CV 


singuloque punctis duobus (uno humerali, altero ante medium et versus 
suturam) nigris. — Long. 6-6 1/2 mill.; lat. 2 3/4-3 mill, 


d. Mandibulis validis, forcipatis, apice acutis ibique nigris ; pedibus 
anticis valde elongatis ; femoribus ejusdem parum rectis, compressis, subtus 
inermibus ; tibiis leviter arcuatis, apice summo nonnihil dilatatis, abrupte- 
que truncatis. 


Q®. Paulo crassior, minus parallela, mandibulis brevissimis, prothorace 
elytrisque fortius punctatis, pedibus anticis minus elongatis. 


Var. B. Uno alterove elytrorum puncto deficiente. 
Var. y. Punctis elytrorum omnino deficientibus. 
Arabie (env. d’Aden). 


J'ai acquis cette belle espèce de M. Ém. Deyrolle. J'en possède deux 
males et deux femelles. 


— M. S.-A. de Marseul presente la remarque suivante : 


A l’occasion de la présentation d’une Fourmi sauteuse de Hong-Kong 
dans la séance du 414 juillet dernier (Bull. n° 43; Annales, p. xxx), 
notre collègue rappelait la note publiée dans l’Abeille (XX, Nouv., p. 156) 
sur la même Fourmi découverte par M. Georges Lewis. Aujourd’hui, 
grâce à ce savant observateur, il peut ajouter quelques renseignements : 
La Fourmi en question est une espèce de Drepanophagus, peut-être la 
cruentatus. Deux seuls exemplaires ont pu être observés : l’un dans une 
promenade, l’autre sur un pic de 4,000 pieds de haut. La rapidité di 
saut de l’animal n’a pas permis de reconnaîlre le mécanisme de ses mou- 
vements. M. Lewis est porté à croife que, comme dans les Araignées 
sauteuses (Salticidæ), cette faculté de sauter est due au développement 
des muscles des pattes intermédiaires. 


— M, J. Lichtenstein écrit, de Montpellier, au Secrétaire : 


Dans la séance du 22 août dernier, M. H. Lucas a relevé une diffé- 
rence entre ses observations et celles de M. Fabre, à propos de la nidifi- 
cation de l’Eumenes dimidiatus Brullé (= E. Amedæi Lep.). Je viens 
corroborer le dire de notre collègue, ayant eu bien souvent occasion 
d'observer ici les Æuimenes construisant leurs nids. Le dimidiatus fait 


GYI Bulletin entomologique. 


toujours des nids à plusieurs loges, de 3 à 6, tout à fait comme ceux que 
décrit M. H. Lucas, 


Mais, par contre, nous avons, à côté de l’Eumenes dimidiatus, un 
autre insecte du même genre, encore plus grand et facile à reconnaître 
aux taches d’un rouge marron qui ornent le 1° anneau de son abdomen : 
c’est l'E. coangustatus Rossi. Gelui-là construit son nid solitairement et 
tout à fait comme l'indique le sagace observateur de Sérignan. Donc, à 
moins que les habitudes de ces insectes ne changent du département de 
l'Hérault au département de Vaucluse, je serai porté à croire que M. Fabre 
a pris une espèce pour l’autre, ce qui ne diminue en rien le mérite de 
l'observateur vauclusien, qui sait écrire avec tant de charme et accom- 
pagner de réflexions philosophiques si sagaces l’histoire des mœurs et 
des métamorphoses des insectes de son pays. Pas plus que Réaumur, 
M. Fabre n’attache une grande importance à la détermination exacte de 
l'espèce qu'il étudie ; il a confondu jadis la Chalicodoma sicula avec 
la rufescens, il peut confondre aujourd’hui l’Eumenes coangustatus avec le 
dimidiatus. 


— M. H. Lucas adresse une note sur un insecte de l’ordre des Névro- 
pières : 


En attirant l’attention de la Société sur des larves d’Embia Latreillei, 
dont l’insecte parfait a été décrit par Rambur dans son Hist. nat. des 
Ins. Névroptères, p. 312 (1842), je ferai remarquer que ces insectes à 
métamorphoses incomplètes ont été rencontrés par M. G.-A. Poujade 
dans des détritus de Cycas provenant d’un envoi de Madagascar fait au 
Muséum par M. Humblot. Ces Embies, que j'ai étudiées sur le vivant, 
sont très agiles et leur larve, comme celle de l’Embia mauritanica, 
établit des fourreaux soyeux, à mailles très serrées, ouverts aux deux 
extrémités et dans lesquels elle se tient : observation qui vient confirmer 
celle que j'ai publiée dans les Ann. de la Soc. ent. Fr., 8° sér., t. VIE, 
p. 441 (1859). 

Cette larve, que n’a pas connue Rambur, rappelle beaucoup celle de 
l'Embia mauritanica ; elle est longue de 8 à 10 mill. et mesure en lar- 
geur 4 3/4 à 2 mill. Elle est couverte de poils roussâtres, courts, peu 
serrés. La tête ovalaire, plane, d’un brun plus ou moins foncé, est ferru- 
gineuse à sa partie antérieure. Les palpes maxillaires et labiaux sont 
testacés avec les derniers articles d’un brun plus ou moins foncé; les 


Séances de l’année 1883. CVII 


mandibules, robustes, sont ferrugineuses et teintées de brun foncé à leur 
extrémité. Les yeux, d’un noir brillant, granuleux, se présentent de chaque 
côté sous la forme d’une tache ovalaire. Les antennes, d’un brun foncé, 
sont finement annelées de testacé. Le prothorax, brun, est teinté de 
ferrugineux dans son milieu, où l’on aperçoit un petit sillon longitudinal ; 
il est légèrement rétréci à sa parlie antérieure, qui montre un sillon 
transversal assez profondément marqué ; le mésothorax et le métathorax 
sont lisses et d’un brun plus ou moins roussâtre. L’abdomen, brun, est 
légèrement teinté de ferrugineux dans son milieu; il est lisse et les seg- 
ments sont marqués de chaque côté d’une impression latérale assez pro- 
fonde ; il est à remarquer aussi que le dernier segment, trianguliforme, 
offre en dessus une petite fossette longitudinale. Les appendices abdo- 
minaux sont d’un brun roussâtre, annelés de testacé et couverts de poils 
allongés de même couleur. Les paites, robustes, sont brunes, annelées 
de testacé, avec les tarses de cette couleur, à l’exception cependant du 
premier article de ceux des pattes de la première paire, qui est dilaté, 
sillonné et ferrugineux à son côté interne. Tout le corps, en dessous, est 
d’un brun plus ou moins teinté de roux. 

Une remarque extrêmement curieuse, c’est que l’insecte parfait, que 
j'ai observé aussi sur le vivant, possède la faculté de filer comme sa larve ; 
en effet, ayant placé isolément un individu ailé dans un tube avec de fines 
bandelettes de papier, ce Névroptère, après un séjour plus ou moins pro- 
longé dans ces conditions, s’est tissé un fourreau de soie blanche, ouvert 
aux deux extrémités, à mailles très lâches et dans lequel il se retire. Je 
ne pense pas qu’un fait semblable ait été jusqu’à présent signalé parmi 
les insectes ayant subi leur dernière métamorphose. 


M. G.-A. Poujade ajoute que c’est à la base des feuilles de Cycas qu’il 
a trouvé larves, nymphes et insectes parfaits de l’'Embia Latreillei, pro- 
tégés par leurs fourreaux de soie, dans lesquels ils circulent rapidement, 
aussi bien en avant qu’en arrière, dès qu’on les inquiète. 


— M. E. Desmarest communique l’observalion suivante : 
Le journal La Sarthe donne, dans l’un de ses derniers numéros, la 
note qui suit : 


« L'usine de Varenne (commune d’Aubigné) a été assiégée pendant 
trois nuits par une vérilable armée de petits papillons, 


GVIII Bulletin entomologique. 


« L’avant-garde est arrivée dans la soirée du 23 août, et a envahi 
toutes les rues du village. 

« Autour de l’usine, qui était en pleine activité et dont toutes les 
fenêtres laissaient passer des flots de lumière, les insectes se comptaient 
par milliers. Au matin ils ont disparu, laissant de nombreux cadavres sur 
le terrain. 


« Le 24 et le 25, dans la soirée et pendant la nuit, les papillons sont 
revenus. 


« Pendant ces trois jours, il a été impossible d'ouvrir les fenêtres dans 
le village dès que les lumières étaient allumées. 


« Plusieurs habitants s’amusaient à placer des lampes dans les rues. 
Elles disparaissaient bientôt au milieu de véritables nuées d’insectes. 


« Le lendemain matin, on ramassait les cadavres et on en emplissait 
des boisseaux. » 


Pensant qu’il ne pouvait être question de l'apparition de Lépidoptères, 
mais bien de celle de certains Névroptères, j'ai désiré cependant en avoir 
la certitude et j'ai pris des renseignements au Mans. L'administrateur du 
journal La Sarthe, M. Ch. Blanchet, avec une complaisance dont je le 
prie de recevoir mes remerciments, m'a adressé une boîte que je mets 
sous les yeux de la Société, contenant de nombreux débris de l’insecte 
qui est apparu pendant trois soirées et trois nuits en si grande abondance 
dans la commune d’Aubigné. C’est, comme on devait s’y attendre, une 
Éphémérine, la Palingenia virgo. Celte observation nouvelle viendra se 
joindre aux nombreuses remarques déjà publiées sur le même sujet. 


— M. J.-M.-F. Bigot adresse les diagnoses suivantes d’un genre et 
d’une espèce de Dipières : 


G. SPHYROMYIA (nov. gen.) (œœupioy—murz). — d. Generis Dépterorum 
Echynomyiæ (Duméril, Schiner, Rondani et Auctor.) valdè proximum ; 
differt tantum formé segmenti tertit antennarum, latissimi, infernè 
oblusè et conicè dilatatè, secundo vix duplo brevioris, supernè valde 
rotundato ; chetum, satis incrassalum, rectum, nudum, segmento secundo 
primo vix duplo longiore; palpi elongati, gracillimi; facia concava, 
haud pilosa, macrochetis ordinariis instruclu, genæ, utrinque, macrochetis 
duobus propè oculos munilæ, retrorsum, sicut orbita, breviter pilosæ ; 
oculi nudi ; abdominis segmentum primum incrme, margine mediä 


Séances de l’année 1885. CIX 


secundi macrochetis tantum duobus, tertit et quarti, plurimis margina- 
libus, instructis, 


S. MALLEOLA d' mihi (sp. nov.). — Long. 42 mill. — Vitté frontali, 
palpis, antennis præter segmentum tertium chetumque nigra, fulvis ; 
capile omnino pallidissime flavido, barbä ferè albà ; corporis macro- 
chelis undique nigris ; haustello nigro ; thorace nigro fusco, cinereo prui- 
noso, vittis quinque nigris longitudinalibus, satis obsoletis ; scutello fulvo; 
abdomine nigro, vix nitente, segmentis, utrinque, latè albido tessellatis ; 
calyptris albis, halteribus fuscis ; pedibus nigris, femoribus cinereo prui- 
nosis, pulvillis ferè albis ; alis pallidissimè cinerascentibus. 


California. Specim. unic. ex mus. nostro. 


— Le même membre présente les remarques suivantes : 


Je viens de lire (Journal le Naturaliste, Paris, 1883, p. 800; traduction 
du Psyche, journal entomologique de Cambridge, Massachusetts, 1883, 
vol. IV) une notice de M. F.-H. Snow relative à la Gompsomia (Lucilia) 
macellaria Fabr., Muscide brillante, mais tristement célèbre à cause des 
effroyables accidents, généralement mortels, qu’elle détermine assez fré- 
quemment chez l'homme dans la plupart des contrées américaines. 


L'auteur, plusieurs habiles diptéristes (quelques-uns avant lui), affirment, 
ou ont affirmé, que c’est bien la terrible macellaria Fabr., et nulle autre 
qu’elle, à qui l’on doit atlribuer tous ces méfaits. Ils déclarent péremp- 
loirement que toutes les différences (souvent grandes) remarquées parmi 
des myriades de prétendues macellaria Fabr., examinées, disent-ils 
encore, avec le plus grand soin, ne représentent que des variétés locales 
ou accidentelles ? 


ll 
Pour moi, nonobstant ce grand concert d'opinions, je me permets de 
douter encore; car je sais, pour avoir longuement étudié lés Lucilies de 
pays très divers, combien leurs espèces sont faciles à confondre. 


Afin de résoudre la question relative à la C. macellaria (et tant d’autres), 
il faudrait saisir 2n copula ioutes ces prélendues variétés. Dans l’état, il 
me semble fort hasardeux d'avancer qu'une seule et même espèce se 
retrouve, en permanence, depuis les confins de la Patagonie jusqu’au 
delà des provinces centrales de l'Amérique du Nord, vivant indifféremment 
sous les zones torrides, tempérées et même froides ? 


Je ne suis pas d’ailleurs éloigné de penser que, non seulement toutes 


GX: Bulletin entomologique. 


les variétés de la C. macellaria, mais encore celles de maint autres 
Lucilies, Pyrellies, etc., européennes ou exotiques, ne soient très capables 
de venir déposer leur exécrable et carnassière progéniture sur les bords 
(plus ou moins humides et mal odorants) ou bien à l’intérieur de toutes 
les ouvertures accessibles que peuvent leur offrir le corps d'animaux 
appartenant à des ordres très divers, y compris l’homme. 


Membres rayés. 1° M. Louis Bétis, de Paris, qui avait été reçu en 1877; 
— 9° M. Anatole-Louis Montillot, anciennement à Alger, reçu en 1865. 


Séance du 26 Septembre 1883. 


Présidence de M. Épouarp LEFÈVRE, Vice-Président. 


M. Louis Demaison, de Reims (Marne), assiste à la séance. 


Nécrologie. M. Aug. Chevrolat annonce que le D' Charles Gaillardot-Bey, 
ancien médecin sanitaire de France en Égypte, chevalier de la Légion 
d'Honneur, commandeur du Midjidié, est décédé à Bramdum (Mont- 
Liban), le 17 août dernier, dans sa 70° année. — Ce savant, qui s’est 
beaucoup occupé d’Entomologie et de Botanique, a longtemps habité la 
Syrie, d’où, le premier, il a envoyé à notre collègue de rares espèces de 
Coléoptères, parmi lesquelles on doit citer les suivantes : Procerus syria- 
cus, Malacogaster adustus, Gleonus signifer (sp. n.), Temnochirus conici- 
rostris Chevr., Rhabdorhynchus anchusæ Chevr., Macrotoma Atropos 
Chevr., & et ©, Rhesus Gaillardoti Ghevr., etc. 


M. Éd. Lefèvre ajoute que la mort du D' Gaillardot est d'autant plus 
ficheuse que ce zélé naturaliste, outre les Coléopières cités par M. Aug. 
Chevrolat, a également envoyé en France d’autres Insectes très remar- 
quables ainsi que des centuries de plantes qui n’y étaient pas connues, 
ou qui ne l’étaient qu’imparfaitement, 


Lecture. M. le docteur Maurice Régimbart adresse la première moitié 
de la 8° partie de son mémoire intitulé : Essai monographique de la 
funille des Gyrinidæ, comprenant le commencement de la tribu des 


Séances de l’année 1883. ext 


Orectochilini (genres Gyretes et Orectochilus), avec 2 planches. — Il ne 
restera plus pour terminer ce travail que le genre Orectogyrus (avec 
4 planche). 


Communications. M. Édouard Lefèvre dépose sur le bureau des des- 
criplions de nouvelles espèces de Coléoptères de la famille des Clytrides 
(2° partie) : 


3° MELITONOMA PUNCTICOLLIS. — Oblongo-cylindrica, nigra, subtus 
cum capite griseo-pubescens ; prothorace elytrisque rufo-fulvis, subni- 
tidis ; illo sat dense subrugose punctato, basi maculis binis distantibus, 
alteraque media parva, nigris notato; elytris subtiltter punctatis, fascia 
communi dilacerata ante apicem posita et juxta suturam interrupla, sin- 
guloque puncto humerali sicut el maculis tribus (duabus paulo ante 
medium transversim digestis, tertia apicali) nigris; pedibus concoloribus, 
tibiis basi fulvis. — Long. 5 3/4 mill.; lat. 2 4/2 mill. 

Georges-Town (Sierra-Leone). 

Cette espèce se rapproche du M. juvenca Lacd., dont elle diffère sur- 
tout par la forte ponctuation du prothorax. Le seul exemplaire que j'aie 
vu m’a été communiqué par M. Gounelle. 


L° GYNANDROPHTHALMA FABREI. — Oblongo-elongata, convexa, paral- 
lela, subtus nigra et griseo-tomentosa, supra fulva, nitida; antennis 
nigris, articulis 8 basalibus fulvis; prothorace lævi; elytris subtiliter 
punctulatis, fascia latissima communi cyanea, ante medium usque fere ad 
apicem extensa, transversim ornatis ; pedibus læte fulvis ; femoribus basi, 
tibiis apice, tarsisque plus minusve nigro-infuscatis. — Long. 5-6 mill, ; 
lat, 2 1/2-3 mill. 

Var. 8. Elytris omnino fulvis, singulo maculis duabus cyaneis, inter- 
dum confluentibus, pone medium ornatrs, 


Ramnad (Hindoustan). 


Cette belle espèce, découverte par le P. Fabre, m’a été communiquée 
par M. Gounelle. Elle diffère de toutes les espèces du genre par la large 
bande transversale de couleur bleue qui couvre les élytres à l’exception 
de leur quart antérieur et de leur extrémité postérieure. Dans la variété 8, 
celte bande se rétrécit au point de ne laisser que deux taches bleues pla- 
cées en dessous du milieu et tantôt libres, tantôt réunies entre elles par 
une pelite bande de même couleur. 


CXII Bulletin entomologique. 


5° GYNANDROPHTHALMA TERMINALIS. — Subelongato-oblonga, convexa, 
omnino rufo-testacea, subtus griseo-pubescens, supra nitida, antennis 
pedibusque infuscatis ; prothorace lævi; elytris vix visibiliter disperse 
punciulatis, singulo macula maxima apicem tolum amrplectente nigro- 
nitida ornatis. — Long. 4 1/2-6 mill.; lat. 2-2 4/2 mill. 


Ramnad (Hindoustan). 


Découverte par le P. Fabre. J'en ai vu seulement trois exemplaires qui 
m'ont été communiqués par M. Gounelle. 


6° GYNANDROPHTHALMA LITURATA. — Oblongo-subcylindrica, nigra, 
sublus dense albido-sericea, capitis media parte antice, labro, antennis 
basi, thorace, scutello apice summo, pedibusque rufo-fulvis ; epistomate 
sat profunde quadratim emarginato ; oculis globosis; thorace lævi, juxta 
basin punctlis nonnullis tantum instructo, maculis quatuor fuscis notato ; 
elytris læte fulvis, subtiliter undique punctulatis, margine basali tota, 
sutura et margine utrinque laterali (apice excepto), virescenti-cæruleis. — 
Long. 6 mill.; lat. 2 4/4 mill. 


Abyssinie. Du voyage de M. Raffray. Communiqué par M. Fairmaire. 


— M. C.-G. Thomson, membre honoraire, adresse, de Lund, par l’en- 
tremise de M. L. Fairmaire, une première note, faisant partie de Petites 
notices entomologiques, qu’il se propose d'envoyer successivement à la 
Société pour le Bulletin des séances : 


Genre NOTIOPHILUS. — Dejean, Erichson, Schiôdte et presque tous 
les auteurs qui ont étudié les Carabiques, ne parlent que de la dilatation 
des tarses de la première paire de pattes chez les mâles du genre Notio- 
philus; cependant dans les espèces les plus communes d'Europe, je veux 
dire aquaticus, palustris et 2-quitatus, on trouve aussi le métatarse des 
tibias intermédiaires très distinctement dilaté et spongieux en dessous. 


Néanmoins il n’en est pas de même dans une nouvelle espèce que je 
possède et à laquele la diagnose générique des auteurs est parfaitement 
applicable, et que je propose de nommer N. bigeminus. Elle ressemble 
beaucoup à N. aquaticus, mais s’en distingue facilement par le corps, qui 
est plus étroit, par les palpes labiaux qui, principalement chez le mâle, 
sont sécuriformes, et, dans les deux sexes, Leslacés à la base, enfin par 
les deux points imprimés sur la partie postérieure des élytres. On pour- 
rait donc formuler ainsi la diagnose spécifique : 


Séances de l’année 1883. CXIII 


NOTIOPHILUS BIGEMINUS (Sp. nov.). — Aeneus, palpis subsecuriformibus, 
labialibus basi lestaceis, elytris postice punctis 2 umbilicatis impressis, 
tarsis intermediis maris simplicibus. 


N. aquatico, cum quo forsitan confusus, simillimus, sed paulo minor 
et anguslior; palpis articulo ultimo subsecuriformi, labialibus basi testa- 
ceis ; elyiris postice punctis 2 umbilicatis, altero supra alterum sito, 
striis longius apicem versus excurrentibus, interstitiis haud politis sed 
vage punctulatis præcipueque metatarso pedum intermediorum neque 
dilatato neque subtus spongioso facillime distinguendus. 


Patria : Europa media et borealis. 


— Le même membre annonce qu'il travaille à un mémoire sur les 
Cryptus, notamment sur les genres Phygadenon et Hemiteles, mémoire 
qu’il destine à nos Annales. A celte occasion, notre savant membre hono- 
raire suédois désirerail recevoir en communication les espèces françaises 
de ce groupe, et fait appel à ses collègues. 


— M. J.-B. Géhin communique la note suivante 


Dans le Catalogue des Coléoptères d'Europe et du Caucase, qui vient 
d’être publié, on trouve cité, à la page 3, le genre Chælomelas G. Thoms., 
1875, avec deux espèces, éalychensis et Fischeri, en synonymie du cly- 
pealus Adams. Or, le genre en question a été créé pour y placer le 
Carabus (ou plutôt le Procrustes) Ehrenbergi K1., qui est de Syrie. 

Le G. clypeatus Adams est tout à fait différent ; il a servi à Motschulsky, 
en 4846, pour former le genre Macrogenius ; le C. Fischeri de Falder- 
man s’y rapporte comme synonyme ou peul-être comme variété. Quant 
au C. talychensis Ménétriès, — luctuosus Zoubkoff, c’est encore un 
tout autre insecte; il fait parlie du genre Sphodristus de Motschulsky, 
1865, nom que M. G. Thomson a eu tort d'employer de nouveau, en 
1875, pour y placer des Carabes fort différents. 


Voici comment il faut établir le catalogue de ces divers insectes : 


Chætomelas Ehrenbergi Klug, 4832...........,... io MMOYLIES 
Var. Piochardi Géhin. — 2° race, La Brüûl,, 4875... M!‘ Sannin. 
Var. Labruleriei Géhin, —3° race, La Brûl., 1875., Dj.-Cheik, 
(1883) 2° partie, 8, 


cx1v Bulletin entomologique. 


Macrogenius clypeatus Adams, 1817..,...,,..,...,..... Caucase. 
Var.? Fischeri Falderm., 14835.........., Sec Id. 
Id. CAUCASICUS A SP AD) RCE Mi he ne Id. 


Sphodristus talychensis Ménétr., 1832....,,......,..... Talyche. 
Id. luctuosus Zoubk., 1837. 
Id. acuticollis Motsch., 1857...... AE DC oi . Kurdistan. 


— M. G. Tappes dit qu'il a trouvé aux environs de Portrieux, dans 
l’intérieur des terres assez loin du bord de la mer, plusieurs individus 
d’un Curculionite assez rare pour la faune française, l’Oéiorhynchus 
fuscipes. 


— M. L. Demaison annonce que son frère a pris à Vrilly, près Reims, 
probablement sur un saule, au bord de l’eau, un Coléoptère qui n’avait 
pas encore élé signalé comme propre à la France, la Donacia Mali- 
novskyt. 


M. C.-E. Leprieur, au sujet de cette dernière remarque, dit qu’il sup- 
pose que cet insecte, comme les Hæmonia, doit vivre immergé et sur 
les racines de quelque plante aquatique, probablement de lHydrocharis 
morsus-ranæ, Ce qui expliquerait son extrême rareté. 


— MM. C.-E. Leprieur et G. Tappes font remarquer qu’ils ont observé 
en grande quantité des Apus cancriformis en compagnie du Branchipus 
stagnalis dans un fossé bourbeux éloigné de tous cours ou flaques d’eau, 
à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-du-Nord). 

M. H. Lucas, qui a étudié ses Apus, ajoute qu’ils sont de très forte 
taille. 

M. E. Simon dit également que, comme d’autres naturalistes l’ont déjà 
signalé, il a pu étudier des Apus productus dans de petites mares 


creusées dans des rochers de grès de la forêt de Fontainebleau, et que 
l’on sait que ce Crustacé est parfois très abondant auprès de Paris. 


(1) Cette espèce diffère du clypeatus par son corps plus allongé, plus convexe 
et entièrement noir, par son prothorax ruguleux, sans dépression transversale à 
la base, par ses élytres finement granulées, rappelant celles du Car. violaceus, 
enfin par la proéminence du menton, qui est encore plus profondément échancré. 


Séances de l’année 1888. CXV 


M. C.-E, Leprieur fait enfin remarquer, au sujet d’un autre Crustacé 
de la même division naturelle que les Apus, que l’Estheria cycladoïdes à 
été observée jadis, par lui et M. Letourneux, en Algérie, dans les mêmes 
conditions biologiques, c’est-à-dire dans une excavation du sol n’ayant 
aucune communicalion avec des amas d’eau. 


Séance du 419 Octobre 1883. 
Présidence de M, Énouarn LEFÈVRE, Vice-Président. 


Lecture. M. Th. Goossens fait connaître diverses parties d’un mémoire 
destiné à la Société et ayant pour titre : OEufs des Lépidoptères, travail 
accompagné d’une planche coloriée, 


Communications. — M. Ed. Lefèvre donne la description suivante d’un 
nouveau genre de Coléoptères de la famille des Eumolpides : 


MALEGIA (nov. gen.). — Corpus oblongum, squamulis piliformibus 
undique sed parum dense obtectum. Caput exsertum, oculis globosis, inte- 
gris. Antennæ graciles, articulis duobus primis inflatis, quatuor sequen- 
tibus gracilibus, inter se æquilongis, reliquis leviter incrassatis. Thorax 
fere rotundatus, parum convexus, margine laterali utrinque deficiente. 
Thoracis episterna margine antico intus leviter rotundato. Prosternum 
inter coxus subconvezum ibique valde contractum. Elytra oblonga, tho- 
race basi latiora. Pedes breves ; femora omnia mutica; tibiæ quatuor pos- 
ticæ apice extus evidenter emarginalæ; unguiculi bifidi. 


Ad genus Damelia (H. Clark) proxime accedit, sed antennis brevioribus, 
prosterni structura sicut et elytris non tuberculosis præcipue optime dis- 
cedens. Etiam nunc tres minutas species ex Africa in museo nostro con- 
tinet. 


4° M. STRIATULA. — Oblongo-elongata, nigro-ænea, obscura, squa- 
mulis piliformibus undique modice obtecta, labro, palpis, antennarum 
quatuor articulis primis, femoribus apice tibiisque omnino rufo-fulvis ; 
capile prothoraceque creberrime punctulatis, punctis confluentibus; elytris 
longitudinaliter sed subliliter striatis, interstitiis dense et magis profunde 


axvI Bulletin entomologique. 


punctatis ; antennis apice, femoribus basi tarsisque nigris. — Long. 8 mil. ; 
lat. 4 1/3 mill. 


Zanzibar. — Du voyage de M. Raffray. 


2° M. OBSCURELLA. —Suboblonga, obscure cupreo-ænea, parum nitida, 
squamulis piliformibus undique modice adspersa, capite, prothorace ely- 
trisque creberrime subtiliter punctulatis, tibiis sicut et antennis basi rufo- 
fulvis, femoribus pro parte tarsisque nigris. — Long. 2 1/3-2 1/2 mill.; 
lat. 4 mill. 

Abyssinie. — Du voyage de M. Raffray. 


8° M. LETOURNEUXI. — Suboblonga, cupreo-ænea, nitidissima, pilis 
minutis albidis et fulvis intermixtis undique magis minusve obtecta, capite 
prothoraceque sat fortiter, elytris subtilius, creberrime punctatis ; labro, 
antennis pedibusque omnino læte fulvis. — Long. 2-2 3/4 mill.; lat. 1-1/3 
mill. 


Égypte (Choubra). — Découvert par M. Aristide Letourneux. 


— M. le D' L.-W. Schaufuss adresse des noles entomologiques : 


1° Batrisus spinicollis Sharp, Japonica (1883). Cette dénomination doit 
être changée, parce qu’il existe déjà 1° un B. spinicollis Motsch. (1858), 
de Ceylan, et 2° un autre B. spinicollis Raffr. (1882), d’Abyssinie, = spi- 
nifer Schauf. (1882); je propose de lui substituer celle de D. Dionysius ; 


2° Batrisus sûmilis Sharp, Japonica (1883). Un B. stmilis Schauf. (1882) 
existant déjà, je nommerai B. Sharpi celui de Sharp; 


3° Batrisus simplexæ Raffr., New-Guinea (1882), = B. anticathedrus 
Schauf., la dénomination de B. simplex ayant déjà été employée par 
Leconte (4878) pour une espèce de Détroit (Am. bor.); 


4° Carabus Weisei Reilt. Ce Carabique n’est pas de Central et West- 
Bosnien, comme l'indique l’auteur, car, d’après une notice de M. Debiasch, 
il a été trouvé à Monse-Velebis. 


— M. H. Lucas communique la note suivante, relative à des Névro- 
ptères : 


Les Nemoptera sinuata Oliv., Encycl, méthod., t. VIII, p. 178, n° 2 


Séances de l’année 1883. CXVII 


(1811), que je fais passer sous les yeux de la Société, sont des Névroptères 
qui appartiennent à la tribu dés Planipennes. On voit que cette espèce 
varie beaucoup par la taille et surtout par la longueur des ailes de la 
seconde paire. Chez les individus des deux sexes récemment récoltés, la 
tête et le thorax sont fortement lachés de jaune, couleur qui se manifeste 
longitudinalement en dessus et en dessous sur la région médiane de l’ab- 
domen, particulièrement chez les femelles; les secondes ailes linéaires 
sont très-grandes chez les mâles, car elles dépassent en longueur 60 mil- 
limètres 


D’après M. l'abbé David, qui a observé ce Névroptère, dont il a donné 
d et ® aux collections entomologiques du Musée de Paris, cette jolie et 
élégante espèce vole en plein soleil pendant le mois de juin dans les 
régions boisées et à des altitudes de 4,000 à 2,000 mètres ; elle aime à 
se reposer sur les feuilles des chênes, et c’est à Akbès, à une trentaine 
de lieues au nord d’Antioche (Syrie septentrionale), située entre la 
Syrie et l’Asie-Mineure, que cet Insecie a été rencontré en assez grand 
nombre. 


C’est Olivier qui a découvert cette espèce dans son voyage en Orient, 
et il l’a décrite sous le nom de sinuata, en lui donnant pour patrie la 
plaine de Troie qu’arrose le Scamandre. 


Rambur, Hist. Nat. des Ins. Névropt., p. 335 (1842), décrit aussi cette 
espèce qu'il compare au Nemoptera lusitanica de Leach, Ramb., loc. cit., 
p. 332 ; ejusd., Faune Entom. de l’Andal., t. I, pl. 9, fig. 4 (1842), avec 
lequel elle ne pourra être confondue à cause des ailes de la première paire 
qui sont plus larges, plus grandes et plus arrondies, des taches et bandes 
qui ornent ces organes qui sont plus largement marquées et d’un noir 
plus foncé: enfin, chez cette espèce, tous les tarses sont noirs, tandis 
qu'ils sont au contraire jaunes dans le N. lusitanica. Rambur lui donne 
pour patrie l’Asie-Mineure; il dit aussi que ce Névroptère a été pris en 
Morée par A. Lefebvre, d’après Brullé ; mais ce dernier naturaliste ne men- 
tionne pas cet insecte dans son Hist. Nat. des Anim. Art. du Péloponèse, 
qui a pour titre : Commission scientifique de Morée (1832). 


— M. Charles Millot, de Nancy, envoie à M. L. Buquet la note qui suit : 


Je crois devoir signaler la grande abondance des Microgaster cette année 
aux environs de Nancy, ainsi que la quantilé considérable de chenilles de 
la Piéride du chou, heureusement détruites par ces petits Hyménoptères. 


GXVIIT Bulletin entomologique. 


C’est dans la proportion d’un cadavre de chenille par mètre carré de sur- 
face que les murs des jardins sont parsemés de peaux desséchées, entou- 
rées des petits cocons jaunes que le peuple appelle des œufs de chenilles. 
C’est à peine si l’on voit, sous l'abri des tuiles, quelques rares chrysa- 
lides du même papillon ; la « promotion » qui passe l'hiver est presque 
anéantie, et Dieu sait si elle promettait d’être nombreuse ! 


— M. Émile-L. Ragonot communique une note sur divers Microlépi- 
doptères : 


Il existe un petit groupe de Tortrices, la Conchylis Manniana FE. v. R. 
et les espèces voisines, qui a singulièrement prêté à la confusion par suite 
de la ressemblance des espèces entre elles. — Carl von Heyden publia en 
1863, sous le nom de C. Manniana F. v. R., la description d’une chenille 
qu’il découvrit dès 4847 dans les tiges de Mentha sylvestris, mais cette 
espèce a depuis été reconnue comme étant celle de la notulana Z.— Anton 
Gartner, en 4864, décrivit sous le nom de Manniana les mœurs d’une 
chenille découverte par lui dans les tiges d’Alisna plantago. — Kalten- 
bach trouva aussi des chenilles dans les tiges d’Alisma, maïs les attribua 
à la C. Mussehliana Tr. — Mac Lachlan confondit udana Gn. et la Man- 
niana F, v. R. sous le nom de griseana HW., ajoutant qu'il avait pris le 
papillon parmi PAlisma, plante sur laquelle la chenille devait vivre d’après 
von Heinemann., — E. Hoffmann dit qu'il a élevé la Mussehliana et la 
Manniana des tiges d’Alisma, et que la première espèce a aussi élé 
nourrie des fleurs de Butomus umbellatus. — D’autres lépidoptéristes ont 
publié des notices sur ces espèces, en indiquant diverses plantes nourri- 
cières, mais ils ont plutôt augmenté la confusion qu’ils ne l’ont éclaircie. 


Ayant élevé les espèces des tiges de Mentha et d'Alisma et vu les types 
originaux de l’udana Gn. ainsi que des types de la Manniana provenant 
de M. Mann, voici les conclusions auxquelles je suis arrivé : l'espèce qui 
vit sur la Mentha sylvestris et hirsuta (ainsi que sur le Lycopus europæus 
d’après lord Walsingham) est l’udana Gn. — notulana Z.; celle sur 
l’Alisma est distincte de la Manniana et de l’udana et en diffère par sa 
grande taille, ses ailes allongées, à côte et bord externe très droits, sa 
bande entière, bien indiquée, la présence d’une ligne brune oblique dans 
l’espace basilaire, les ailes inférieures larges à angles presque droits. — 
Pour éviler à l’avenir toute confusion, je propose de la nommer alis- 
mana, 


Séances de l’année 1883. CXIX 


La chenille de la vraie Manniana paraît inconnue ; il est possible que 
celle de Mussehliana vive sur les fleurs de Butomus umbellatus, mais le 
D' Rosenhauer dit l'avoir élevée des tiges de cette plante, ce qui est plus 
probable. 


On peut diviser le groupe en deux sections, dont la première, com- 
posée de Manniana F. v. R., udana Gn. (= notulana 7.) et affinitana 
Dgl., se distingue par la présence d’une petite tache noirâtre très dis- 
tincte à l’angle anal; la seconde section, comprenant alismana Rag., 
Mussehliana Tr., vectisana Dbld. et Geyeriana H.-S., au contraire, n’a 
pas de tache, mais on voit dans l’espace basilaire une ligne brune, oblique, 
plus ou moins distincte. 


— M. Maurice Girard fait hommage à la Société du second fascicule de 
sa Zoologie (Paris, Delagrave), destinée aux Écoles normales primaires et 
aux Instituteurs, Il comprend les Mammifères et les Oiseaux, n’intéres- 
sant l’entomologie que d’une manière très indirecte, en raison des Oiseaux 
insectivores. Sans contester leur utilité, l’auteur fait remarquer qu’elle est 
de second ordre, les grands destructeurs des Insectes nuisibles étant sur- 
tout des Insectes, principalement les Entomophages internes, qui appar- 
tiennent aux Hyménoptères et aux Dipières. 


Puis l’auteur offre à la Société les 3° et A° séries de ses Bons Points 
instructifs d'Entomologie (Paris, Hachette et G!°), avec les lithochromies 
de notre collègue M. A. Clément. Les sujets sont les suivants : 3° série : 
Bombyx du chêne (2 b. p.), Sarcopte de la gale humaine, Volucelle à 
bandes, Cerf-Volant et Biche (2 b. p.), Vésicants, grande Sauterelle verte, 
Criquet à bandes, Noctuelle Psi, Carabes, grand Capricorne. — 4° série : 
Chrysomèle de l’oseille, Mouche des olives, Criocère de l’asperge, Fourmi- 
Lion, Hylotome des rosiers, Mélanthie ondée, Teigne de l’ail et du poireau, 
Téléphores, Bombyx neustrien, Dytique bordé, Piéride de la rave, Cha- 
rançon des noisettes. 

Enfin M. Maurice Girard présente un exemplaire du Bacille de Rossi 
(Orthoptères Phasmiens), pris aux environs d’Ancenis (Loire-Inférieure), 
capture extrêmement rare pour la France centrale, ce curieux Orthoptère 
ne se trouvant à l'ordinaire que sur la bordure méditerranéenne de l’ex- 
trême midi de la France. 


M. H. Lucas ajoute que le Bacillus Rossi à été signalé comme trouvé 
à Fontainebleau; M. Maurice Girard dit qu’il l’a été également dans la 


CXX Bulletin entomologique. 


- forêt d'Orléans, et M. S.-A. de Marseul fait remarquer qu’il la pris aux 
environs du Mans. 


Séance du 24 Octobre 1883. 


Présidence de M. Épouarn LEFÈVRE, Vice-Président. 


Lectures. M. H. Lucas fait passer sous les yeux de la Société une 
planche dessinée par M. G.-A. Poujade, représentant les principaux 
caractères spécifiques de deux nouvelles espèces du genre Eugaster, Or- 
thoptère sauteur de la famille des Locustiens : une (E. Revoili) remar- 
quable par sa grande taille et qui habite le pays des Çomalis, dans 
l'Afrique orientale, où elle a été découverte par M. Révoil, et l’autre 
(E. Durandi), plus petite et plus ramassée que la précédente, rencontrée 
non loin des rives du Zambèze, dans l'Afrique méridionale, par M. Durand. 
— Dans le texte qui accompagne celte planche, notre collègue fait con- 
naître chronologiquement les espèces actuellement comprises dans la 
coupe générique des Eugaster et indique les localités où ces Orthoptères 
ont été rencontrés, de manière à en faire connaître la répartition géogra- 
phique. 


— M. J.-M.-F. Bigot présente une nouvelle suite de ses Déiptères nou- 
veaux ou peu connus, Comprenant, outre les descriptions de nombreuses 
et intéressantes Espèces nouvelles, pour la plupart exotiques, appartenant 
à divers Genres, bon nombre d’annotations et d'observations critiques y 
relatives, ainsi que plusieurs listes synoptliques RS à en faciliter 
l’étude ou la détermination. 


Communications. M. C.-G. Thomson adresse de Lund une deuxième 
suite à ses Petites notices entomologiques : 


Harpalus picipennis. Quoique n'étant commun nulle part, ce Garabique 
est répandu dans toute l’Europe moyenne et méridionale. Il vit comme 
la plupart de ses congénères dans des lieux sablonneux et est facile à 
reconnaître par les angles arrondis du prothorax et par les élytres, 
qui sont dépourvues du point imprimé sur le troisième intervalle. 
Cependant on doit y distinguer deux espèces particulières : l’une avec les 


Séances de l’année 1883. CxxI 


antennes filiformes et les cuisses postérieures pourvues de 3-4 points, 
c’est Harpalus picipennis. L'autre espèce est un peu plus grande et a les 
antennes presque moniliformes, le prothorax est plus dilaté sur les côtés 
et les cuisses postérieures ont sur le dessous 6 points sétigères. Je pro- 
pose pour cette espèce le nom de H. multisetosus. Voici les diagnoses de 
lune et l’autre : 


HARPALUS PICIPENNIS (auctorum). — Nétidulus, niger, antennis ferru- 
gineis, pedibus pro parte piceo-rufis ; prothorace striola basali impunctata, 
angulis posticis obtuse rotundatis ; femoribus posticis sublus punctis L 
seligeris. 

Species parva, prothorace angulis posticis subrotundatis, striola basali 
brevi impunctata; elytris striola, inter primam et secundam, abbreviata 
brevi, scutelli longitudine ; femoribus posticis subtus punctis 4 setigeris 
optime distinguenda. 


H. MULTISETOSUS, Sp. NOV. — Subnitidus niger, antennis ferrugineis, 
pedibus pro parte piceo-rufis ; prothorace striola basali profunda, punctu- 
lala, angulis posticis obtuse rotundatis ; femoribus posticis subtus punctis 
6 setigeris instructis. 


Præcedente paulo major et latior, antennis brevioribus, fere monilifor- 
mibus ; prothorace breviore, lateribus magis dilatatis, striola basali pro- 
funda parce punctulata; elytris striola abbreviata multo longiore præci- 
pueque femoribus posticis subtus punctis pluribus (6) setigeris instruclis 
mox discedens. 


— M. Éd. Lefèvre présente à la Société les descriptions suivantes de 
quatre Coléoptères nouveaux de la famille des Clytrides : 


1° CLYTRA INSULARIS. — Ovalis, grossa, sublus cum capite nigro-vires- 
cens, ibique pilis flavo-sericeis dense obtecta, supra suturate rufo-testacea, 
nilida; capite inter oculos evidenter triangulàatim impresso, ruguloso, 
juxta oculos utrinque fulvo-pubescente, vertice convexo, lævi; antennis 
(basi excepta) nigris; prothorace lævi, macula magna basali dentata punc- 
toque medio baseos, nigris, insignilo; elytris crebre undique subtiliter 
punctatis, fascia lala lransversa communi pone medium, singuloque 
maculis binis (una infra humeros tlransversa, non suluram atlingente, 
altera minima apicali), nigris ; femoribus nigro-virescentibus, tibiis tar- 


CXXII . Bulletin enlomoiogique. 


sisque fulvis, illis apice magis minusve nigro-infuscatis. — Long. 6 1/2- 
7 mill.; lat. 3 1/2-4 mill. 


Var. 8. Fulvo-testacea, prothorace elytrisque immaculatis. 


Ile Andaman, dans le golfe de Bengale. (Ma collection.) 


2° PEPLOPTERA PUSILLA.—Oblongo-elongala, subparallela, subtus nigra 
et griseo-sericea, supra cum capite pedibusque læte fulva, antennis apice 
nigricantibus ; prothorace convexo, lævi, nitido ; elytris dorso regulariter 
punctato-striatis, punctis ad latera et versus apicem evanescentibus. — 
Long. 3 1/8-3 1/2 mill.; lat. 4 1/3 mill. 


Du Sénégal, d’où elle a été rapportée par M. Aubert. (Coll. Faïrmaire.) 


8° MELITONOMA GOUNELLEI. — Oblongo-subparallela, nigra, subtus sat 
dense griseo-tomentosa, antennis basi rufo-fulvis; capite crebre subtiliter 
undique punctulatlo, inter oculos vage depresso, labro obscure brunneo, 
epistomate arcuatim emarginuto ; scutello triangulari, apice acuto; pro- 
thorace elylrisque fulvo-luteis, nitidulis ; illo lævi, punctis quinque nigris 
(quorum tribus baseos in maculam magnam sæpe conjunctis); his crebre 
sat fortiter punctatis, singulo maculis duabus (una humerali, altera api- 
cali, punctiformi) fasciisque binis (altera transversa, altera pone medium 
paulo obliqua) nigris ; tibiis tarsisque fulvo-luteis. — Long. 5 1/2-6 mill.; 
lat. 2 1/3-3 mill. 

Variat pedibus omnino nigris, elytrorumque puncto apicali deficiente. 

Abyssinie (Alitiéna). 


Cette jolie espèce vient se placer près du M. sobrina Lacd. Elle m'a été 
communiquée par M. Gounelle, à qui je me fais un plaisir de la dédier. 
M. L. Fairmaire en possède un exemplaire provenant du voyage de 
M. Ach. Raffray. 


L° COPTOCEPHALA INSIGNITA. —d. Subcylindrica, nigra, sublus griseo- 
sericea ; capite inter oculos late impresso et ruguloso, verlice convexo, 
lævi ; epistomate abrupte declivi, arcuatim emarginato ; labro nigro ; man- 
dibulis validis, exsertis ; antennis nigris, articulis 8 basalibus rufo-tes- 
taceis ; scutello nigro, apice rotundato; prothorace elytrisque rufo-fulvis, 
nitidis ; illo vixæ visibililer disperse punclulato, maculis duabus magnis, 
Linea transversa basali inter se conjunctis, insignilo; his sat dense for- 
tiler punclalis, punclis apice summo evanescentibus, singulo macula hume- 


Séances de l’année 1883. CXXIII 


rali magna fasciisque duabus latis, nec latera nec suturam attingentibus 
(una regulari paulo ante medium, allera versus apicem dilacerata et pos- 
tice arcuata) nigris, certo situ autem virescentibus ; pedibus nigris, tibiis 
quatuor anticis basi magis minusve fulvis.— Long. 4 1/2 mill.; lat. 2 1/3 
mill. 

Q. Invisa. 

Du voyage de M. Ach. Raffray en Abyssinie. (Coll. L. Faïrmaire.) 


— M. Éd. Lefèvre fait connaître en même temps à la Société que le 
Coptocephala Kerimi, décrit par M. L. Fairmaire en 1875 (in Ann. del 
Mus. civ. di St. nat. di Genova, vol. VII, p. 537) sur un seul individu & 
capturé aux environs de Kairouan (Tunisie) par M. Abdul Kerim, a été 
retrouvé cette année, non seulement dans la même localité, mais encore 
dans toute la région du Cap Bon, par M. A. Letourneux, qui en a rapporté 
une quinzaine d'exemplaires g' et ©. 


— M. H. Lucas montre des Galeruca où Galerucella lineola Fabr., qui, 
dans le courant du mois de juin dernier, ont causé, à l’état de larve, des 
dégâts considérables à des Oseraies appartenant à M. Miclou, directeur 
de l’École pratique d'Agriculture des Merchines, par Vaubecourt (Meuse). 
Il ne sait si cette Chrysoméline, que ne cite pas Goureau dans son travail 
sur les Insectes nuisibles aux forêts et aux arbres des avenues, a déjà 
été signalée dans ces conditions, mais les ravages causés par la présence, 
en immense quantité, de celte espèce à l’état de larve et d’insecte parfait 
représentent, d’après M. Miclou, une perte pouvant s’évaluer à la somme 
de 7,000 francs. Il est à supposer que la larve de cette Chrysoméline, 
comme celles des G. alni, capreæ, calmariensis, répandue en groupes 
nombreux à la face supérieure des ‘feuilles, en mange le parenchyme, 
les réduit en dentelle et fait un tort considérable à ces arbustes, dont les 
feuilles épuisées, réduites à leur squelette, ne peuvent plus remplir leurs 
fonctions respiratoires. 


— M. Louis Brisout de Barneville, ancien membre de la Société, qui 
s’est pendant longtemps occupé de l'étude des Orthoptères de France, 
écrit, au sujet du Bacillus signalé à la dernière séance par M. Maurice 
Girard comme trouvé à Ancenis, qu’il ne pense pas que ce soit le Rossi, 
appartenant à nos contrées méridionales, mais bien plutôt le gallicus 
Burm., Charpent, = granulatus Brullé, dont il a été question. Déjà, en 


CXXIV Bulletin entomologique. 


1849 (Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. vit), en donnant une note sur diffé- 
rents Orthoptères pris à Agen, il y mentionne le gallicus comme ayant 
été trouvé aux environs de cette ville, et comme ayant également été 
rencontré fréquemment par M. L. Fairmaire dans la forêt d'Orléans. 


Le Bacillus Rossit a les antennes beaucoup plus longues que le gallicus, 
qui les a assez courtes, et celte dernière espèce s’avance géographique- 
ment bien plus au centre de la France que la première. 


Séance du 44 Novembre 41883. 
Présidence de M. V. SIGNORET. 


M. le Président annonce que notre honorable Trésorier, M. L. Buquet, 
vient d’être opéré d’un glaucome assez grave ; l’opération a parfaitement 
réussi, mais notre collègue ne peut encore sortir le soir, ce qui ne lui a 
pas permis d'assister à la séance. 


Correspondance. M. Finot, dans une lettre adressée au Président, prie 
la Société de vouloir bien accepter pour sa bibliothèque deux exemplaires 
de l’ouvrage qu’il vient de publier sur les Orthoptères de France. — La 
Société remercie notre collègue et l’engage à continuer ses travaux sur 
les Orthoptères, Insectes dont l'étude est trop négligée en France. 


Lecture. M. L. Fairmaire dépose sur le bureau un mémoire contenant 
la description de nouvelles espèces de Coléoptères DHGENES à la Patagonie 
et à la République Argentine. 


Communications. M. L. Fairmaire présente également les descriptions 
de deux Coléoptères nouveaux de Tunisie : 


1° RHIZOTROGUS CRISTATIFRONS. — Long. 12 à 13 mill. — Oblongus, 
subparallelus, convexus, rufo-testaceus, nitidus; capite paulo infuscato, 
subtiliter dense rugosulo-punctato, fronte transversim valde elevata, clypeo 
antice transversim depresso et stria sinuala impresso, margine antico fere 
truncato aut obsolete sinuato, utrinque obliquato; prothorace transverso, 
a medio antice angustalo, antice vix emarginalo, margine postico utrin- 


Séances de l’année 1885. CXXY 


que leviler sinuato, angulis posticis valde rectis, dorso dense punctato, 
punctis sat minutis; scutello late ogivali, lateribus punctato; elytris 
oblongis subparallelis, postice dense punctatis, punctis postice mino- 
ribus, sulura paulo elevata, costulis obliteratis et tantum seriebus gemi- 
nalim punclatis indicatis; pygidio triangulari, apice rotundato, sat 
dense punctalo; pedibus brevibus, tibiis anticis late tridentatis ; pectore 
fulvo-villoso. 


Algérie du Sud et Tunisie (Kairouan). 


Je n’ai vu que deux femelles de cette espèce, reconnaissable à sa forme 
presque parallèle et à son chaperon relevé transversalement à la base et 
creusé transversalement en avant. Ressemble à l’ignavus, mais plus paral- 
lèle, moins fortement ponctué et bien différent par le front. 


2° SCAURUS BOUGONII. — Long. 143 mill. —Oblongus, dorso plantusculus, 
niger, modice nilidus ; capite rugoso-asperato, punctalo, ad oculos pli- 
cato, inter oculos leviter bi-elevato, antice lævi, margine antico late 
sinualo; antennis validis, articulo ultimo acuminato, præcedentibus 2 
conjunctis æquali; prothorace longitudine paulo latiore, medio elytris 
angustiore, lateribus valde rotundatis, postice paulo rectis, angulis pos- 
licis sat oblusis, dorso modice punctato, postice medio leviter impresso, 
margine postico inlus transversim impresso et medio strigoso; elytris 
ovato-ellipticis, basti simul arcuatim emarginatis, humeris sat angulatis, 
lincato-punctatis, punctis dorso sat grossis, extus minoribus, sed ad mar- 
ginem reflexæum tlerum majoribus, sutura elevata, utrinque linea dorsal 
paulo elevuta, postice leviler sinuosa, extus linea obsolete indicata, ad 
humeros brevissime elevata et ad marginem externum costula antice obso- 
lelissima, postice carinulata; sublus dense punctatus, pectore asperato, 
pedibus rugosis, femoribus anterioribus clavatis, dente valido acuto, subtus 
armatis, tibiis vix arcuatis, extus denticulatis, celeris sat gracilibus, 
rectis. 

Tunisie; donné par M. le D' Bougon, 


Gette espèce ressemble à l’anguslatus, mais les élylres sont plus ova- 
laires, plus atténuées vers la base qui est plus fortement échancrée, et la 
côte discoïdale est mieux marquée; l’écusson est plus petit, plus trian- 
gulaire; le corselet est plus étroit, fortement arrondi sur les côtés, avec 
les angles antérieurs tout à fail effacés et les postérieurs très oblus, la 
ponctuation est forle, assez serrée, et la base présente au milieu une 


CXXVI Bulletin entomologique. 


impression bien marquée; enfin la tête est plus forlement ponctuée, 
ruguleuse, offrant deux petits reliefs entre les yeux, et les articles des 
antennes sont plus épais, plus obconiques; l'abdomen est aussi bien plus 
fortement ponctué. 


— M. Henri Gadeau de Kerville adresse la note suivante : 


J'ai capturé, le 22 septembre dernier, dans un nid souterrain de la 
Vespa vulgaris L., recueilli au Petit-Couronne, près de Rouen, un exem- 
plaire femelle du Metæcus (Rhipiphorus) paradoxæus L. C’est la seconde 
fois, à ma connaissance, que cet intéressant Goléoptère est signalé en 
Normandie ; les premiers individus (2 g' et 4 ®) ayant élé capturés, près 
d’Elbeuf, dans un nid souterrain de la Vespa germanica Fab., au mois 
d'août 1882, par M. Th. Lancelevée (Ann. Soc. ent. Fr., Bull, séance 
du 13 septembre 1882, p. 190). 


— M. L. Reiche écrit au Secrétaire qu'il a trouvé, en nombre, la 
Mesosa curculionoides, dans les derniers jours de septembre, courant sur 
le parapel du quai, au delà du pont de Solferino, parallèlement à un tas 
de bois qui, depuis assez longtemps, était déposé sur la berge. 


— M. Alphonse Bonhoure fait passer sous les yeux de ses collègues un 
dessin et plusieurs exemplaires du Patypsyllus castoris Ritz. qu'il a pris 
en abondance dans le département des Bouches-du-Rhône, sur les Castors 
qui habitent le fleuve. 


Il se propose de présenter à la Société, pour les Annales, une note sur 
cel Insecle qui n'avait pas encore été trouvé en France, et qui esl assez 
curieux pour qu’on ait proposé d’en faire, à lui seul, un ordre parti- 
culier. 


— M. Maurice Girard dit avoir vérifié que l’observalion de M. Louis 
Brisout de Barneville, au sujet du Bacille envoyé d’Ancenis, était exacte. 
Ce n’est pas le Bacillus Rossi, mais bien le Bacillus gallicus Charpentier, 
à antennes bien plus courtes que Rossii et moins filiformes, avec d’autres 
caraclères moins saillants relatifs à la granulalion et aux épines des pattes. 
Il ne reste pas moins acquis que c'est un insecte toujours très rare jusqu’à 
présent; la personne qui l’a envoyé d’Ancenis dit que c’est la première 
fois qu’elle le trouvait dans le pays. 


Séances de l’année 1883, CXXVII 


— M. P. Mabille adresse, par l’entremise de M. G.-A. Poujade, une 
note sur l’Attacus Cynthia et la Callimorpha Hera, var. lutea : 


1° Je ne sais si l’on a signalé la deuxième éclosion à l’état de liberté 
de l’Aftacus Cynthia. Je l'ai vue se produire celte année d’une manière 
plus complète et plus tardive que toutes les autres. Voilà plusieurs années 
que je trouve le papillon en septembre et octobre dans mon jardin où 
il habite sur tous les Aïlantes. Cette année, les chenilles ont été abon- 
dantes en août et septembre, et, depuis le 20 octobre jusqu’au 4 novembre, 
j'ai déjà vu neuf papillons éclos. Chose à remarquer, c’est que leurs aîles 
sont décolorées, les teintes sont plus claires, passent au jaunâtre et sont 
très pâle. Du reste, l’insecte ne semble guère jouir de la vie qu’il a reçue 
par anticipation. On le retrouve plusieurs jours de suite à la même place. 
Un de ceux que j'ai pris a été placé, dans une chambre non chauffée, sur 
les rideaux, et il n’a pas encore changé de position aujourd'hui 8 no- 
vembre. 


2° Un fait plus intéressant pour la faune parisienne est la présence 
près de Paris de la Callimorpha Hera L. à ailes inférieures jaunes. Cette 
forme, dont on a plusieurs fois parlé dans ces derniers temps et que je 
prenais facilement, il y a vingt ans, sur les bords de la mer à Saint-Malo, 
Dinard, Saint-Lunaire, etc., s’avance comme on le voit très avant vers 
le Nord-Est. J'en ai pris un individu dans les parties marécageuses de la 
forêt d'Ermenonville, le 25 août dernier. 


— M. Ch. Oberthür adresse la note suivante : 


Notre compatriote M. Ménager, préfet apostolique du Dahomey et natu- 
raliste des plus distingués, à qui nos collections sont redevables d’Insectes 
de tous les ordres, a bien voulu, lors d’une visite qu’il nous fil à Rennes 
dernièrement, nous signaler un fait entomologique très intéressant. Nous 
croyons devoir én transmeltre à la Société entomologique de France les 
termes tels que nous les avons recueillis de la bouche même du savant 
missionnaire : 


Au mois de juin 1883, une migration considérable de Piérides, parmi 
lesquelles on distinguait plusieurs espèces, notamment des Calicharis et 
la Pieris Calypso, eut lieu aux environs d’Agouë, ville située sur la côte 
occidentale d’Afrique, dans le pays appelé Popo. C'était dans la saison 
des pluies. Les Piérides volaient de l’Est à l'Ouest, parallèlement à la mer, 


CXXVIII Bulletin entomologique. 


traversant le pays avec rapidité, toujours dans la même ligne et comme 
si elles étaient attirées par un but nettement défini. Le vol a duré plu- 
sieurs jours. Les autorités indigènes se sont émues de ce fait anormal et 
ont pris des informations auprès des missionnaires pour savoir si un 
pareil phénomène avait déjà été observé et m'était point Pindice de 
quelque mauvais présage. 

M. Ménager ajouta que cette migration était faite par des quantités 
innombrables de Piérides, et que les seules plantes sur lesquelles on les 
voyait quelquefois s’arrêter et interrompre leur vol, étaient des Cactus 
en fleurs près du bord de la mer. 


— Le même membre envoie la description d’une espèce nouvelle de 
Limenitis (Lépidoptère-Rhopalocère) : 


Limeniris ELWESI Ch. Oberthür. — Superbe espèce que nous avons 
reçue de Tsé-Kou, localité située sur le Mé-Kong (ou Lang-Tsang-Kiang), 
dans une vallée chaude, par 28° de latitude environ, en Chine, province 
de Yunnan. 

Nous l'avons dédiée à notre ami Henry-John Elwes, de Cirencester, 
bien connu pour ses beaux travaux de botanique, d’ornithologie et d’en- 
tomologie asiatique. 

La Limenitis Elwesi a la taille de l'espèce californienne Lorquini. Elle 
a la côte des ailes supérieures droite et le bord extérieur des mêmes ailes 
également droit, de sorte que l’apex paraît assez aigu. Le bord extérieur 
des ailes inférieures est bien arrondi, mais l'angle anal est assez aigu à 
cause du prolongement un peu plus considérable que dans la généralité 
des Limenitis, du bord anal qui est lui-même assez droit. Les quatre ailes 
en dessus sont d’un noir verdâtre, avec une série de taches jaunâtres et 
de taches noir obscur disposées comme suit aux supérieures : 2 taches 
intra-cellulaires étroites, allongées, jaunâtres ; 41 taches ovalaires jau- 
nâtres intra-nervurales, extra-cellulaires, dont une série de 3 subapi- 
cales, une seconde série de 3 entre celles subapicales et la dernière 
cellulaire, et deux séries de 2 taches chacune au-dessous de cette der- 
nière série de 8, toutes inclinées dans le même sens et comme en 
escalier. Le long du bord externe on voit une série de taches noir profond 
extérieurement éclairées d’une pelite tache jaunâtre. Cette série se pro- 
longe aux ailes inférieures qui sont traversées par une série de taches 
jaunâtres inlra-nervurales, extra-cellulaires, descendant du bord costal au 


Séances de l’année 18835. CXXIX 


bord inférieur. La frange est entrecoupée de jaunâtre à chaque sinus 
intra-nervural. Le point où aboutissent les nervures est saillant en noir. 
Cette alternative de jaune et de noir est plus prononcée au bord exté- 
rieur des ailes inférieures que des supérieures. Les ailes en dessous 
reproduisent les dessins et taches du dessus, mais l’apex des supérieures 
est très largement lavé de rouge carminé un peu bruni, et aux ailes infé- 
rieures la couleur noir verdâtre du dessus est remplacée par du rouge 
carminé, sur lequel se détache, en nuance plus foncée, la série submar- 
ginale de taches noir profond. De plus, dans la cellule, près de la base et 
au delà de la cellule, mais très près d'elle, ainsi que dans l'intervalle de 
la troisième nervure, à partir du bord anal, on voit des taches gris jau- 
nâtre. Le bord des ailes en dessous est entièrement bordé d’un liseré 
gris jaunâtre. Les antennes sont très longues et l’extrémité est rose 
orangé. 

J'ai décrit ce Léèmenitis sur quelques individus en mauvais état, 
mais donnant par leur réunion la connaissance exacte de celle nouvelle 
espèce. 

Avec la Limenitis Elwesi, j'ai reçu du même pays Limenilis populé, 
Apatura Iris, Var. à taches orangées, Euripus Gharonda, nymphale qu 
habile aussi le Japon, Saturnia Selene?, Pyrameis cardui, lapilio 
Machaon, Protenor, Plutonius ?, elc., c’est-à-dire un mélange des espèces 
européennes et chinoises. 


— M, J.-M. Bigot donne la note suivante sur un genre de Diptères : 


J'ai publié (Ann. Soc. ent. Fr., Bullet. bimens. 1883, p. 122-124), une 
courte table synoptique où figure, entre autres, un Genre, Pferocalla 
(Rond., Esame d. Var. Spec. d'Insett. Ditteri Brasil, Torino, 1848, p. 23), 
qui, suivant l’auteur, appartient aux ‘Tephritidæ (Macq.), quoique le 
dessin de l’aile, dans la planche annexée à ce mémoire, rappelle plutôt 
celui des ailes propre aux Ortalidæ. Le savant critique, professeur 
D' J. Mik, de Vienne, ne s'explique pas que j'aie pu faire figurer ledit 
Genre Pterocalla à côté d’autres appartenant au Groupe des Tephritidæ ? 
(V. Wiener Entomol. Zeit., 1883, p. 284). La raison en est, première- 
ment, que je me suis conformé à l'opinion exprimée par Rondani (loc. 
cit.); secondement, qu’il ne m'est pas encore démontré que ce Genre 
(que je ne connais pas de visu), appartienne sans conteste aux Ortalidæ. 
Il était d’ailleurs aisé de voir, que le bref Synopsis dont il s’agit n’avait 

(1885) 2° partie, 9, 


CXXX Bulletin entomologique. 


d’autre but, que de démontrer, ou de revendiquer, la validité, la priorité, 
de mon Genre Rhachiptera, sans prétendre établir pour lui, non plus que 
pour ses voisins, une classification définitive. 


Membre démissionnaire pour 1884. M. G. Raymond, de Marly-le-Ro 
Seine-et-Oise), reçu en 1882. 


Séance du 28 Novembre 1883. 
Présidence de M. V. SIGNORET. 


M. H. Gadeau de Kerville, de Rouen, assiste à la séance. 


Nécrologie. M. Aug. Sallé annonce à la Société une bien triste nouvelle 
et une grande perte pour l’Entomologie. Il a reçu ce matin une carle 
postale de notre collègue le D' Geo.-H. Horn, datée du 45 novembre; 
elle est ainsi conçue : « Leconte est mort aujourd’hui. Veuillez l’annoncer 
à la Société entomologique de France. » N'ayant pas d’autres délails, il 
est à supposer qu'il a succombé à une attaque de paralysie, car la der- 
nière lettre qu’il lui a écrite l'était au moyen de la machine à écrire, 
machine qui est à l'écriture ce qu’est la machine à coudre à la couture. 
En attendant une notice nécrologique complète sur notre regretté collègue, 
nous dirons que le D° John-Lawrence Leconte, fils du major John-Eatton 
Leconte, était né à New-York le 43 mai 1895: il étudia la médecine et la 
chirurgie et fut reçu docteur dans cette ville en 4846: Il a publié, dans 
différents recueils, plus de 150 mémoires entomologiques, particulière- 
ment sur les Coléopières. Il était membre de notre Société depuis 1855, 
et un des premiers qui paya sa colisation à vie. Il était membre hono- 
raire de presque toutes les Sociétés entomologiques, et de la nôlre 
depuis 41879. 


M. le D° Régimbart fait également connaîlre la mort récente de 
M. Wehncke, de Harbourg, qui s’oceupait spécialement de l'étude des 
Coléoptères aquatiques. 


Décisions. La Société, après lecture d’un rapport du Conseil, au sujel 
de la publication des Tables des Annales (1861-1880) : 


Séances de l’année 48835. CXXXI 


4° Accepte le manuscrit de M. Édouard Lefèvre, lui vote des remerci- 
ments et le nomme membre à vie à partir du 4% janvier 1883; 

2° Décide l'impression de ces Tables à 250 exemplaires (texle sur 
deux colonnes), sans attendre que la souscription ait été couverte ; 


9° Charge le Conseil de lui soumettre des propositions pour le choix 
d’un imprimeur, 


— La Société accepte l’échange de publications avec PAcadémie des 
Sciences de la République Argentine à partir de 1883, et avec la Société 
française d’Entomologie depuis sa fondation, en 1882. 


Lecture. M. L. Fairmaire fait Connaître un travail intitulé : Note sur 
quelques Coléoptères de Magellan et de Santa-Cruz. 


Communications. M. C.-G. Thomson adresse de Lund uné troisième 
suile à ses Petites notices entomologiques : 


Hydrobius fuscipes. — Sous cette dénomination on confond jusqu’à pré- 
sent deux espèces différentes : l’une, pour laquelle je conserve lancien 
nom fuscipes de Linné, est oblongue-ovale, pas fortement convexe, et a 
toujours les tibias et l'extrémité des fémurs d’un jaune rougeälre ; Pautre, 
que j'appelle picicrus, est surtout plus petite et plus courte, notablement 
plus convexe en arrière, avec les tibias ainsi que l'extrémité des fémurs 
d’un noir de poix, et les angles postérieurs du corselet forment un angle 
droit plus oblus. — Les diagnoses peuvent s'établir ainsi : 


FH. FUSGIPES. — Supra olivaceo-niger, æqualiter leviter convexus, genu- 
bus, tibiis tansisque ferrugineis, prothorace angulis posticis subrectis. 
ll 


H. picicrus mihi. — Supra olivaceo-niger, præserlim postice convexus, 
breviter ovatus, genubus tibiisque nigro-picvis, larsis ferrugineis ; prolho- 
race angulis posticis oblusiusculis. 

Præcedente paulo minor, brevior et magis conyvexus, tibiarum colore 
obscuriore, elytris striis forlius punctatis, prothorace juxta scutellum 
utrinque evidentius sinuato, angulis posticis minus reclis distinctus. 


— M. H. Lucas communique la note suivante : 


M. Aug. Chevrolat à décrit et figuré sous le nom d’Agrius fallaciosus, 


CXXXII Bulletin entomologique. 


Ann. Soc. ent. Fr., p. 665, pl. 19, fig. 4 (1854), un Carabique qu'il place 
enire les Nebria et les Metrius. 

MM. Gemminger et de Harold, dans leur Cat. Syn. et Syst. Coleopt., 
t, I, p. 2 (1862), rangent le genre Agrius parmi les Gicindélides, entre 
les Mantichora et les Platychile, place qui déjà lui avait été assignée par 
Motschulsky, qui, dans ses Études entomologiques, fasc. 5, p. 32 (1856), 
a décrit et figuré cette même Cicindélide sous le nom de Pycnochile 
magellanica, op. cit., pl. 4, fig. 11; mais l’entomologisle russe ne cite 
pas le travail de M. Ghevrolat, antérieur cependant de deux années. 


Ce genre, encore très peu répandu dans les collections, a été aussi 
décrit et figuré par M. J. Thomson dans sa Monographie des Cicindélides, 
p. 12, pl. 8, fig. 1 (1857), et cet auteur, après avoir rectifié les diagnoses 
générique et spécifique de M. Ghevrolat, dont certains caractères avaient 
échappé à ce naturaliste, fait remarquer que la véritable place de ce 
groupe curieux est parmi les Cicindélides, dans la tribu des Manticho- 
rides. 

De Chaudoir range le genre Agrius, dont le labre est échancré anté- 
rieurement, après les Omus, mais c’est sous le nom de Pycnochile qu’il 
la désigne dans ses Matériaux pour servir à l'étude des Cicindélides et des 
Carabiques, tirage à part, p. 64 (1861) du tome XXXIII, p. 269 (1860) 
du Bulletin des Naturalistes de Moscou, et dans le Catalogue de sa collec- 
tion de Cicindélides, p. 46 (1865). Le nom d’Agrius ayant déjà élé em- 
ployé en 1776 pour désigner un genre (Agrion) parmi les Odonates, c’est 
sans aucun doute pour éviter ce double emploi que de Chaudoir a adopté 
la dénomination de Pycnochile. 


Tous les auteurs qui ont décrit et figuré cette Cicindélide semblent 
m’avoir Connu que le sexe mâle ; la femelle que j'ai étudiée et qui provient 
de la collection de Chaudoir acquise par le Muséum de Paris, est plus 
grande (18 mill.), plus large (6 mill.), avec les pattes plus grêles, plus 
allongées et les élytres sont plus convexes et plus allongées (41 mill. 4/4); 
enfin le pénultième segment abdominal est plus long que large, rétréci 
et arrondi postérieurement ; quant au dernier segment, il est étroit, 
presque aussi long que large et présente dans le milieu de son bord 
postérieur une échancrure large et profonde. 

Chez un individu mäle, rapporté au Muséum par M. Lebrun qui a 
accompagné la mission de Santa-Cruz de Patagonie, l’angle que présente 
de chaque côté le thorax est moins arrondi et plus anguliforme; cet in- 


Séances de l’année 1883, CXXXIII 


seclé a été rencontré en décembre 1882, courant avec rapidité sur la terre 
à Bacado de la China (Rio de Santa-Cruz). 

Enfin, j’ajouterai que notre collègue M. Sallé possède un mâle de cette 
espèce chez lequel les antennes présentent un cas de pathologie curieux, 
très probablement dû à un arrêt de développement. 


— M. L. Fairmaire présente les descriptions de deux espèces nouvelles 
de Coléoptères africains : 


4° APATE (BOSTRYCHUS) LUDOVICI. — Long. 18 mill. — Elongata, cylin- 
drica, atra, nitida ; capite tenuiter asperulo, inter oculos depresso, mar- 
gine antico sinuato, labro antice dense fulvo-villoso; antennis brevibus, 
articulis 8 ultimis fulvo-pubescentibus ; prothorace quadrato, antice paulo 
attenuato, subliliter rugoso-reticulato, medio longitudinaliter sulcato, 
antice magis rugoso, ad marginem anticum muricato, abrupte declivi, 
angulis anticis productis, crassis, paulo deflexis et apice recurvis, supra 
hamato-tuberculatis, basi fortiter sinualo, angulis posticis obtusis ; elytris 
dense foveolato-seriatis, sultura elevata, utrinque lineis 2 vix sensim ele- 
vatis, ante apicem oblique declivibus et apice utrinque cauda conico-obtusa 
terminatis, caudis basi approximatis, sed apice paulo divaricatis; subtus 
densissime subtilissime punctulata, fulvo-sericans. 


Gabon. 

Je dédie cette espèce à M. Louis Aubert qui, malgré les exigences de 
son service comme médecin de la marine, a enrichi la faune africaine de 
plusieurs espèces nouvelles. 

Cet Apate ressemble beaucoup à l'A. semicostata, du Gabon; mais il 
s’en distingue par les deux appendices qui terminent les élytres à l'angle 
sulural, et qui rappellent assez bien ce que l’on voit chez plusieurs Blaps. 
La suture est bien plus fortement relevée à la partie déclive et le bord 
externe de l’élytre est déprimé et impressionné près des appendices. Le 
corselet est un peu moins rétréci en avant, la base est moins fortement 
granuleuse, les cornes antérieures sont plus écartées, plus infléchies ; la 
tête est largement impressionnée et non relevée en bourrelet ; en avant, 
l'échancrure du bord antérieur est plus large et son fond est presque 
droit. 


2° XENARTHRA ELODLÆ., — Long. 6 mill. — Oblonga, parum convexa, 
testaceo-flava, nitidu, elytris sat dilute cæruleis, vage virescentibus, abdo- 


CXXXIV Bulletin entomologique. 


mine, antennis tarsisque fuscis ; fronte antice transversim plicata, supra 
profunde transversim impressa, mandibulis palpisque fusco-nigris, ante- 
rius elongatis, corpore aud aut vix brevioribus ; prothorace transverso, 
postice gradatim attenuato, lateribus fere rectis, antice vix arcuatis, basi 
et lateribus marginato, anqulis posticis fere oblusis, dorso transversim 
ac profunde impresso, impressione medio paulo interrupta aut obsolescente ; 
scutello triangulari, apice obtuso; elytris prothorace latioribus, subpa- 
rallelis, apice separatim subrotundatis, angulo sulurali obtuso, sat dense 
punctatis, sed post medium fere lævibus, basi ante humero impressis, callo 
humerali sat lævi, sutura et utrinque linca dorsali leviter elevalis. 


Trouyé au Sénégal par M. Louis Aubert. 


Ceite nouvelle espèce porte à quatre le nombre des Xenarthra connus 
jusqu’à présent. Elle ressemble beaucoup au X. orphana, d’Abyssinie, mais 
s’en distingue facilement par le corps un peu moins allongé, la tête 
entièrement jaune, les antennes brunes, les angles postérieurs du corselet 
presque obtus, l’écusson jaune, les élytres bleues, à peine faiblement 
verdâtres ; le bourrelet antérieur de la tête est bien plus mince, le cor- 
selet est sensiblement plus court, et les élylres sont bien moins ponciuées, 
presque lisses à l'extrémité. 


— M. J. Fallou communique les notes suivantes : 


1° Remarques sur les mœurs de la Saperda scalaris Linn., observée à 
Champrosay (Seine-et-Oise) : 


Ne sachant au juste sur quel arbre vivait cel insecte, que je prenais 
tous les étés dans mon jardin, je visitai chaque jour de cette année les 
arbres perforés : pommiers el cerisiers. ; 

Les larves de cette Saperda ayant été décrites et figurées par plusieurs 
entomologistes distingués, je m’abstiendrai dy revenir ; je me bornerai à 
donner quelques détails sur la manière dont la femelle de la S. scalaris 
s’y prend pour opérer sa ponte; celle phase des mœurs de cet insecte 
n'ayant été traitée (d’après les renseignements que je dois à l’obligeance 
de nos collègues les plus compétents) que très succinctement par Nôrd- 
linger, Kleinen Feinde der Landwirthschaft, 4855. Voici ce qu’en dit cet 
auteur : 


« Le 7 juin, pendant une chaude après-midi, je vis ce Coléoptère 


Séances de l’année 1583, GXXXV 


(S. scalaris) prendre son essor d’arbre en arbre et la femelle pondre dans 
la fente d’une écorce à l’aide de sa tarière. » 


Le 16 mai 1883, je pris, vers neuf heures du matin, sur des feuilles 
dé noyer exposées au soleil, les deux premiers exemplaires de cette 
Saperda. Le 18, également par un beau temps, j'en surpris un sujet, 
sortant de son trou, sur un cerisier où j'en avais déjà pris d’autres les 
années précédentes, mais sans être certain qu’ils habitaient dans l’intérieur 
de cet arbre. 


Le 20 du même mois, je vis; vers midi, Sur un autre cerisier, à l’en- 
fourchure de plusieurs branches, un bel exemplaire femelle occupé à 
ronger l'écorce de l’arbre. Je ne le quittai plus des yeux et l’observai 
avec attention (1). 


Quelques minutes après, je vis cet insecte, qui était placé verticalement 
la tête en haut, se retourner assez vivement la têle vers le sol et placer 
sa larière dans la cavité qu’il avait préparée, puis rester immobile, les an- 
tennes placées à angle droit avec le corps, les extrémités seules recourbées 
en bas, les pattes de devant relevées, tendues, comme pour donner à son 
oviducte un point d'appui. Cette femelle resta immobile environ 7 ou 
8 minuies, puis elle se mit à marcher, cherchant avec ses mandibules un 
nouvel endroit propice pour y déposer un œuf. Quand elle a trouvé une 
place, ce qui a lieu aussi bien sur l'écorce lisse que dans les interstices 
rugueux, elle se met à ronger de nouveau la superficie de l’écorce jusqu’à 
ce qu'elle en atteigne la partie molle. Ge travail dure de 5 à 45 minutes, 
pendant lesquelles les antennes se balancent constamment. Dès que la 
place est préparée, elle se retourne la tête en bas et opère ainsi que je 
lai dit plus haut. 


La durée du dépôt de l’œuf est de 9 à 13 minutes. Une fois déposé, il 
est aussitôt légèrement recouvert, et, si je n’avais pas eu la précaution 
de marquer chaque ponte d’une épingle, il m'eût élé impossible d’en 
retrouver une seule, Pendant les cinq fois que j'ai observé cette femelle, 
elle ne s’est point éloignée de plus de 30 centimètres du point où je 
l'avais vue d’abord. Entre deux pontes, il y a un intervalle de repos qui 
peut durer de 44 à 19 minutes. 


(1) Les jours suivants, j'ai pu récolter, dans mon jardin, 37 exemplaires de 
cétte Saperda. 


CXXXVI Bulletin entomologique. 


L’œuf est de forme ovale, un peu comprimé sur sa face; il est d’un 
blanc d’os et luisani. Sur les cinq que j'ai récoltés, une seule larve est 
éclose le 25 juin suivant. Ne se trouvant pas sans doute dans un milieu 
favorable à son développement, elle mourut quatre jours après sa sortie 
de l'œuf. 


2° Note pour servir à la récolte du Sitaris muralis Forster (kumeralis 
Fabr.) : 


Au mois d’août 1883, j'avais remarqué, près de chez moi, un vieux 
mur habité par ce Coléoptère et j’en pris deux exemplaires le premier 
jour ; j'aperçus le lendemain, au même endroit, dans un trou entouré de 
toiles d’Araignée, des débris de ce Sitaris. Je visitai d’autres trous et vis 
qu’ils étaient bouchés par d’épaisses toiles d’Araignées faisant leur pâture 
de ces insectes. J’eus l’idée de débarrasser les trous de toutes les toiles 
qui les obstruaient, et alors, chaque jour, je parvins à recueillir plu- 
sieurs Sitaris en parfait état, car ils pouvaient ainsi sortir tout à leur 
aise de l’endroit où ils avaient vécu. En huit jours, j'ai pu en récolter 
quarante-deux, g' et ©. 

Une femelle ayant pondu une grande quantité d’œufs, j'ai pu facile- 
ment les examiner. Ils sont de forme ovale, allongés, presque fusiformes, 
d’un blanc jaunâtre. Le grand nombre d’œufs fournis par une seule 
femelle doit faire supposer que celte espèce de Coléoptère ne doit pas 
être rare; il s’agit seulement de trouver une localité favorable. 


— Notre collègue ajoute : 4° Au sujet du Rhagium mordax, qu'il a 
obtenu des larves et élevé l’insecte parfait, et en même temps deux 
espèces parasites : le Xylonomus filiformis Grav. & et l’Ephialtes tuber- 
culatus Grav. g'et $ : 


2 Que le Rhynchites populi, qui, comme on le sait, roule les feuilles 
de la vigne en forme de cigare pour y déposer son œuf, a été très commun 
cette année sur les vignes de nos environs, sans cependant avoir occa- 
sionné de graves dégâts. 


— M, J. Lichtenstein envoie une note intitulée : Quelques mots sur les 
Pucerons : 


4° Le Puceron du fusain, Aphis evonymi Fab., est connu depuis bien 


Séances de l’année 1883. CXXXVII 


longtemps et a acquis même une certaine célébrité comme étant l’espèce 
sur laquelle portèrent les expériences de Bonnet qui firent croire au 
miracle de la parthénogénèse chez les Aphidiens. Cette théorie a fait son 
temps; elle sera, je l’espère, remplacée sous peu par celle dont j’ai donné 
connaissance à mes collègues depuis 1875. Celle-ci se confirme de plus en 
plus, tant par mes propres éludes que par celles de MM. Targioni, Kessler, 
Courchet, Horväth, etc. Ce qui pouvait faire croire à une reproduction 
indéfinie, sans mâle, c’est que, depuis plus de cent ans, le mâle de cette 
espèce n’avait pas été trouvé, et je le croyais moi-même fort rare, quand 
avant hier (22 novembre), chez moi, à La Lironde, el aujourd’hui au 
Jardin des Plantes de Montpellier, je me suis aperçu que les feuilles des 
Evonymus europæus étaient littéralement couvertes de milliers de Pucerons 
en train de s’accoupler. C’étaient les sexués de l’Aphis evonymi. 


La femelle, aplère comme toutes les femelles de Pucerons connues jus- 
qu’à ce jour, a la même forme que la pseudogyne ou fausse femelle aptère 
du printemps, bien décrite par Koch, p. 121, Kaltenbach, p. 79, et autres 
auteurs. Seulement elle est un peu plus allongée, et sa couleur, au lieu 
d’être noire, est café plus ou moins foncé; ses tibias postérieurs sont aussi 
élargis et aplatis au lieu d’être minces et ronds comme chez les pseudo- 
gynes qui la précèdent. Le mâle est ailé, et, sauf les attributs de son 
sexe, il ressemble aux pseudogynes ailées qui le précèdent dans l’évolution 
biologique dont j'ai souvent tracé l’histoire. Il est polygame, c’est-à-dire 
que le dessous d’une feuille est habité ordinairement par 20 à 50 femelles, 
parmi lesquelles se promènent un ou deux mâles qui les fécondent tour à 
tour, la durée de l’acte étant souvent de plus d’un quart d'heure. Les 
femelles pondent bientôt après l’accouplement; l'œuf est jaune d’abord et 
devient noir de jais brillant peu après. 


Les feuilles de fusain piquées par les Pucerons au printemps se reco- 
quillent et appellent ainsi l'attention de l’entomologiste qui étudie les 
maladies des végétaux ; mais les feuilles attaquées par les sexués ne se 
déforment pas, ce qui fait que je ne les avais pas retournées jusqu’à pré- 
sent, rien n’indiquant sur la face supérieure la présence d’un insecte au- 
dessous. 


2° J'ai pu enfin, cette année-ci, établir d’une façon indiscutable les 
migrations des Pucerons de l’ormeau aux racines des Graminées et vice 
versa, et je puis affirmer que le Tetraneura ulmi, en quitlant les galles 


CXXXVIH Bulletin entomologique: 


de l’ormeau, va aux racines du mais (Zea maïs) ou du chieñdent (Cyno- 
don datlylon), et qu’én octobre la seconde forme ailée (ma pwpifère) 
revient apporter sur les troncs des ormeaux les pupes qui éclosent 
presque immédiatement et donnent naissance aux sexués. 


Je rappellerai même à ce sujet un fait assez curieux encore plus remar- 
quable que celui de l'attraction des mâles par les femelles chez les Lépi- 
doptères du genre Bombyx. Ayant capturé quelques Pucerons ailés des 
racines du chiendent, j’eus l’idée de les porter sur le tronc d’un jeune 
ormeau; et comme l'écorce était lisse, je voulus leur procurer un abri 
artificiel en fixant autour de l'arbre une bande de papier gris sur laquelle 
je posai mes Pucerons. Sans chercher à s’envoler, ils arpentèrent assez 
vivement la bande de papier, et, trouvant Sans doute le logement à leur 
goût, ils pénétrèrent entre le papier et l'écorce pour y déposer leur pro- 
géniture. Je me promis alors de revenir le lendemain et de garnir riche- 
ment mon écorce artificielle des Pucerons du chiendent, mais je n’eus 
pas cette peine, car le lendemain, quand j'arrivai vers dix heures du matin 
à mon ormeau, je vis beaucoup de petils insectes courant sur ma bande 
de papier, et la loupe m'indiqua bientôt que j'avais affaire à des essaims 
de pupifères du chiendent venant rejoindre leurs camarades de la veille, 
ou, poussés par leur instinct, venant chercher un lieu abrité pour déposer 
leurs sexués, 


P. S. Depuis l’envoi de celte note, j'ai aussi trouvé, ën copulä, sous 
les feuilles d’un pommier, les sexués de l’Aphis padi Lin., inconnus 
jusqu’à ce jour. Le mâle est ailé; la femelle, toute blanche, a autour des 
nectaires l’aréole rougeûtre qui caractérise l’espèce, 


— M. J.-M.-F. Bigot adresse la note suivante : 


M. Mégnin a décrit (Ann Soc. ent. Fr., Bullet., 1878, n° 20, p.197-98), 
un Tabanien nouveau, fort intéressant, auquel il a donné le nom de 
Pangonia Neo-Caledonica. Ses caractères, qui ne semblent pas différer de 
ceux qu'Hoffmansegg a donnés à son genre Philoliche ? (V. la Notice el le 
Tableau synoptique que j'ai publiés, Ann. Soc. ent. Fr., 1880, p. 869; 
etc.), ne sont pas ceux que Walker consacre au Genre Scione (Dipt., 
Saunders, p: 10), insuffisamment reproduits par Rondani (V. Dipt. Exot., 
Révis. et Annot., Modena; 1863; p. 84, elc.). 


Plus tard, M, Mégnin, Sur les indicalions de M, le D° Gobert, a modifié 


Séances de l’année 1883. CXXXIX 


ét complélé sa prémière description (V. Bullet, loc. cit., 1879, n° 7, 
p. 74, etc.), sans toutefois atteindre encore toute la précision nécessaire 
pour arriver à distinguer correctement son espèce de celles, en grand 
nombre, antérieurement publiées et provenant, entre aulres, soit de la 
Nouvelle-Calédonie, soit des Iles ou contrées plus où moins voisines. 


Je possédais, depuis longlemps, un unique échantillon femelle qui a 
servi à l'étude du D° Gobert, et qui me sert aujourd’hui de point de com- 
paraison, Or, ayant acquis récemment quelques Diptères Néo-Calédoniens, 
j'ai trouvé neuf spécimens, mâles et femelles, d’une Pangontia (= Philo- 
liche ? Hoff.), que je crois pouvoir rapporter avec certitude, à l'espèce 
dont il s’agit, 


Je vais donc, à l’aide de ces matériaux, rectifier et compléter encore 
les diagnoses antérieures : 


PHILOLICHE ? (Pangonia p') Neo-CALEDONICA, & et @, P. Mégnin. — 
Longueur 10 à 11 mill — 4. Antennes noires, 41 segments visibles, 
4° et 2° parfois un peu roussâtres; palpes, pipelle deux fois environ aussi 
longue que la hauteur de la têle, rougeûtres, la dernière noire à son 
extrémité; pas de lèvres distinctes; yeux nus, longuement contigus; pas 
d’ocelles distincts ; face à peine saillante, nullement oblique, d’un testacé 
pâle, à duvet clairsemé d’un blanc jaunâtre, barbe de même nuance ; 
thorax jaunâtre, avec quatre larges bandes longitudinales, bien marquées, 
d’un noirâtre foncé, les intermédiaires rapprochées, conjugées en arrière, 
les latérales légèrement interrompues à là suture, flancs noirs, avec trois 
larges macules irrégulièrement arrondies, d’un blanc jaunâtre à duvet 
blanchâtre ; écusson noirâtre, marqué tiransversalement en son milieu 
d’une large bande blanchâtre, et clairsemé, ainsi que le thorax, de petits 
poils noirâtres; cuillerons et balanciers d’un jaunâtre pâle, les premiers 
bordés de brun, la massue brune; abdomen d’un noir mat, à duvet clair- 
semé noirâtre, ordinairement les bords des segments plus ou moins 
teintés de rougeûtre, 1° segment largement bordé de blanchâtre, 2° avec 
une macule blanchâtre, lunulée, sise au milieu du bord postérieur, et 
deux autres latérales, allongées sous forme de demi-bandes, d’un jaunâtre 
clair, 9° ordinairement avec une macule marginale, médiane, souvent 
peu ou point distincte, d’un jaunâtre obscur, 4° avec trois macules mar- 
ginales, les latérales allongées, d’un jaunâtre très pâle, les suivants, 
chacun avec une macule médiane el marginale (parfois peu marquées), 


GXL Bulletin entomologique. 


de même nuance, ventre grisâtre; pieds rougeâtres, hanches, genoux, 
extrémité des tarses, plus ou moins brunâtres ; les épines terminales des 
tibias petites ; ailes jaunâtres, notablement plus foncées sur les nervures 
ainsi qu’au bord externe, toutes les cellules postérieures largement 
ouvertes, l’anale fermée avant le bord, bifurcation externe de la 4° ner- 
vure longitudinale (Rondani), brièvement appendiculée à sa base. 


®. Semblable; taille un peu plus grande; face grise; front gris, avec 
une très large bande châlain et un fin sillon longitudinal, pas de callo- 
silés; antennes, palpes, pipette, noirs; barbe blanchâtre; bandes du 
thorax, assez irrégulières, et celle de l’écusson, d’un gris bleuté ; abdomen 
d’un noir opaque, 3° segment entièrement noir, toutes les macules jau- 
nâtres, ventre gris, à larges bandes transversales noires; pieds un peu 
plus obscurs, tibias et tarses brunâtres ; ailes d’un jaune roussâtre moins 
pâle ; cuillerons et balanciers plus pâles. 


Nova-Caledonia. — 4 &, 5 $, ex mus. nostro. 


Membres recus. 1° M. Binot (Jean), l'été : boulevard Saint-Germain, 
155, et l'hiver : villa Bonnet, route d'Antibes, à Cannes (Alpes-Mari- 
times) (Entomologie générale, surtout Coléoptères et Hémiptères), présenté 
par M. V. Signoret. — Commissaires-rapporteurs : MM. Fairmaire el 
Laboulbène ; 


2° M. Sulger (Hans), conservaleur du Musée de l’Institut de Bâle 
(Suisse) (Entomologie générale), présenté par MM. Dognin et Fallou. — 
Commissaires-rapporteurs : MM. Lucas et Poujade. 


Erratum. M. E. Olivier indique la reclification suivante à faire à sa 
Note sur le Paussus Jousselini, insérée dans le 2° trimestre des Annales 
de 1883. — A la suite de la diagnose latine, page 196, ligne 13, au lieu 
de : 75 mill., lêre : 7,5 mill. 


Séances de l’année 1883. CXLI 


Séance du 12 Décembre 18S3. 


Présidence de M. V. SIGNORET. 


M. Edmond André, de Beaune, assisle à la séance. 


Décisions. La Société, après lecture d’un rapport du Conseil, décide | 
que les Tables générales des Annales de 1861 à 1880 seront imprimées à 
Charleville par la maison Pouillard, 


— Elle décide également qu’elle accepte l'échange des publications 
demandé par la rédaction du Journal entomologique de Vienne, à partir 
de 1882. 


Lectures. M. le D' Régimbart adresse la dernière partie de son mé- 
moire sur les Gyrinidæ, renfermant le seul genre Orectogyrus, g. n. 
(avec deux planches). 


— M. V. Signoret dépose sur le bureau la dernière partie de son 
ouvrage sur les Cydnides, comprenant les onze genres Amaurocoris, 
Linospa, Lobonotus, Gnathonus, Crocistethus, Adomerus, Lalervis, Trito- 
megas, Sehirus, Canthropterus et Ochetostethus, et accompagnée de trois 
planches. 


— M. A. Depuiset communique une note sur une aberration de la 
Spilosoma Zatima, travail comprenant une figure coloriée par M. G.-A. 
Poujade. 


Communications. M. L. Fairmaire présente les descriptions de trois 
Coléoptères nouveaux, trouvés en Bulgarie par notre collègue M. Alléon : 


1° OCHODÆUS ALLEONIS. — Long. 5 mill. — Brevissime ovatus, con- 
veœus, nigro-fuscus, parum nitidus, elytris, tibis, tarsis antennisque 
rufis, sculello et spatio scutellari fusco-nigricantibus, rufo-pubescens 
ed ciliatus ; capite densissime punctato, antice transversim impresso ; pro- 


CXLII Bulletin entomologique. 


thorace transverso, elytris haud angustiore, basi marginato, medio late 
rotundato, utrinque vix Sensim sinuato; scutello longissimo, acuto, 
punctato; elytris brévibus, punctato-striatis, striarum vunctis basi sub- 
foveatis, stria suturali profundiore, intervallis planis, dense fortiter 
punctatis. 

Dobrudja. 

Bien distinct par sa pelite taille et sa coloration 5 capturé le soir à la 
lumière, ainsi que l'O. crucirostris. 


9 ZONITIS RUFOFASCIATA. — Long. 45 Mill. — Élongata, convexiuscula, 
nigra, sat nitida, elytris opacis, utrinque maculis 4 rufis, suturam haud 
attingentibus, 1° basali, ® subhumerali, minore, 3° mediana, K° ante api- 
cali; capite basi utrinque angulatim rotundato, dense punctalo, ante 
oculos transversim impresso et linea longitudinali anguste lævi signato ; 
antennis corporis medio vix longioribus, gracilibus; prothorace valde 
transverso, elytris angustiore, antlice a medio valde angustalo; basi 
anguste marginato, angulis poslicis acute breviter extus acutis, dorso 
fortiter sat dense punctato, medio impressiusculo et breviter strialo; scu- 
tello triangulari, apice rotundo, convexo, opaco, dense punctulato ; elytris 
elongatis, apice breviter dehiscentibus et separatim acuminatis, sublilis- 
sime densissime punctulalo-coriaceis, striolis undulatis irregulariter vage 
émpressis, calcaribus unguibusque fulvis. 


Dobrudja 6 


Pourrait être pris pour une variété du Z. seæmaculata où les: taches 
noires se seraient développées; mais le corselet est plus arrondi en avant, 
son bord postérieur est droit, l’écusson est plus tie convexe, et les 
élytres sont plus acuminées. 


3° Z FUNERARIA.— Long. 8 mill. — Oblonga,.convexa, parum robusta,- 
nigra,-nitida;. capite triangulari, convexo, dense punctato, inter oculos 
plagula oblonga anguste lævi signato ; antennis gracilibus, medium cor- 
poris vix allingentibus, articulo 2° primo parum. breviore ; prothomace 
elytris angustiore, antice lantum angustato, convexo, dense punctato, Linea 
medià longitudinali subtiliter impressa, antice obsoleta,  lateribus depres- 
siusculis, basi anguste marginata; scutello sat. magno; ogivali, densissime 


œ 


Séances de l'année 1885. CXLII 


punctato : elytris postice paulo dehiscentibus, apice obtusis, densissime 
ubtilissime coriaceis, sutura anguste elevata; calcaribus posticis oblique 
obtusis unguibusque rufis. 

Varna. 


Remarquable par sa petile taille, sa forme convexe, étroite,.ses antennes 
grêles. et son écusson ogival. 


— M. Ch, Brisout de Barneville donne la description suivante d’une 
nouvelle espèce française de Coléoptères : 


ANISOTOMA FLAVICORNIS. — Ovata, convexa, ferrugineo-testacea; anten- 
nis luteis; prothorace fere lævigato; elytris punctato-striatis, interstitirs 
vage transversim strigosis. — Long. 4 1/2 à 4 3/4 mill. 


Mas femoribus posticis dente spiniformi acutoque terminatis. 


Cette petite espèce est très voisine de la parvula, et évidemment con- 
fondue avec. elles elle s’en distingue par ses antennes un peu plus courtes, 
unicolores, son prothorax un peu moins élargi en arrière, à ponctuation 
moins distincte, et surtout par les cuisses postérieures du mâle, qui 
sont armées en dessous, tout à fait à l'extrémité, d’une petite épine aiguë. 
Chez la parvula les cuisses sont prolongées en dessous en une large dent 
triangulaire. 


Pas rare à Saint-Germain-en-Laye ; Jura ; Savoie (M. Sédillot). 


— M. H. Lucas lit la note suivante, relative à des Lépidoptères Hétéro- 
cères : 


M. de Lafon, ancien officier de marine, qui a fait un long séjour à 
Costa-Rica, l’une des provinces unies du Guatemala, a récolté des Lépi- 
doptères qu'il a donnés aux collections entomologiques du Muséum. Parmi 
les Hétérocères, il a pris une espèce anciennement décrite et figurée sous 
le nom de Sphinx Licastus Cram., Lépid. Exot., t. IV, p. 180, pl. 381, 
fig. A, B (1782), et dont le Sphinx Parce de Fab., Entom. Syst, t. IH, 
p. 372, n° 50 (1793), ne serait qu’une variété. 


M. Walker, List. of the specim. of Lepid. Ins. in the British Museum 
(1856), élablit sous le nom de Calliomma, p. 108, un genre dans lequel 


CXLIV Bulletin entomologique. 


viennent se placer les Sphinx Licastus, Nomius, eic., que, dans mon 
travail sur les Lépidoptères de l’île de Guba recueillis par M. Ramon de la 
Sagra, j'ai décrit p. 680 et figuré pl. 17, fig. 2 (1857), sous le nom géné- 
rique de Callionima. Le D' Boisduval, Spec. génér., Lépid. Hétér., t. I, 
p. 219, pl. 6, fig. 3 (1874), passe sous silence le travail de M. Walker et 
le mien, et remplace le nom de Calliomma où Callionima par celui d’Eu- 
cheryx. Le travail de M. Walker étant antérieur d’une vingtaine d’années 
à celui du D° Boisduval, le nom de Calliomma doit prévaloir, 


A l’époque où je décrivais cet insecte sous le nom de Callionima, je ne 
connaissais qu’une seule espèce de ce genre, mais depuis d’autres ayant 
été décrites ou y ayant été rapportées (Calliomma Nomius Walk., loc. 
cit., p. 409 [1856], Bdv., loc. cit., p. 221, Cræsus Dalm., Bdv., loc. cit., 
p. 221, Depuiseti Bdv., loc. cit., p. 222), il est actuellement composé de 
quatre ou cinq espèces, toutes propres aux Antilles et à l'Amérique 
méridionale. 

Le Calliomma ou Callionima Licastus Cram. ou Parce Fabr. n'avait 
encore été signalé par les auteurs que des Grandes et Petites Antilles, de 
la Guyane, du Brésil et même de Saint-Thomas, où la chenille a été 
observée par M. Hornebeck. Le D’ Boisduval w’ayant pas connu le travail 
de M. Walker ni les Sphingides décrits ou figurés dans l’Hist. phys., pol. 
et nat. de l’île de Cuba, Anim. Art, Sphing., p. 669, n’a pas cité le 
Macroglossa Lefebvrei, p. 676, ni les planches où sont figurés les Philam- 
pelus Labruscæ, p. 683, pl. 17, fig. 3; Vitis, p. 687, pl. 17, fig. 4; fas- 
cialus ou Jussiææ, p. 688, pl. 17, fig. 3. Ce même auteur n’a pas signalé 
dans son travail le Zonilia Schimperi Luc., Ann. Soc. ent. Fr., t. V, 
p. 603, pl. 13, fig. 4, et le Smerinthus abyssinicus Luc., loc. cit., p. 606, 
pl. 43, fig. 2 (1857), malgré les notes qui lui avaient été données sur ces 
espèces qui ont pour patrie l’Abyssinie et la Nubie. 


Membres démissionnaires pour 1884. MM. Philippe Daulzenberg, reçu 
en 4877, et Charles Zuber-Hofer, reçu en 1869. 


Séances de l’année 1885. CXLV 


Séance du 26 Décembre 1883. 


Présidence de M. V. SIGNORET. 


Nécrologie. On annonce la mort de M. Jules Ray, conservateur du 
Musée de Troyes, qui avait été reçu membre en 1868. — M. Jourdheuille 
sera prié de donner à la Société une nolice nécrologique sur notre 
regretté collègue. ; 


Lectures. M. A. Bonhoure remet une note sur le Platypsyllus castoris 
Ritsema et sa capture en France, avec une planche dessinée par l’au- 
teur. 


— M. A. Constant adresse, par l’entremise de M. Ém.-L. Ragonot, un 
travail intitulé : Notes sur quelques Lépidoplères nouveaux. Quarante 
dessins coloriés de M. G.-A. Poujade sont joints à ce travail. 


— M, E, Simon dépose sur la bureau la suite de ses Études arach- 
nologiques, comprenant la description des Arachnides recueillis par 
M. l’abbé A. David à Smyrne, Beyrouth et Akbès, en 1883 (avec quatre 
figures au trait). 


Communications. M. L. Fairmaire présente la description d’une nou- 
velle espèce de Goléoptère propre à la Turquie : 


ANTHAXIA MAGDALENÆ. — Long. 6 mill. — Oblonga, parum convexa, 
obscure ænea, nilidiuscula, spatis elevatis lævioribus et nitidioribus, 
tenuiter griseo-pubescens; capite densissime ac subtilissime strigosulo, 
medio obsolete biimpresso; prothorace transverso, antice vix angustiore, 
lateribus medio obtusissime angulato, subtililer dense rugosulo, disco ele- 
vato, nilidiore, subtilissime transversim strigosulo, medio antice striato, 
postice oblonge foveolato et utrinque foveolato, medio utrinque puncto 
magno impresso; scutello transversim rotundato, medio impresso; elytris 
extus subtiliter dense rugosulis, dorso sublilius rugosulis, nitidioribus, 

(1883) 2° partie, 10. 


CXLVI Bulletin entomologique. 


basi utrinque oblique biplicatis, disco medio oblonge fere triimpressis, 
impressionibus fere confusis, et ante apicem impressiusculis. 

Turquie. 

Ressemble à l'A. biimpressa pour la taille et la coloration, mais la 
sculpture est plus fine, les côtés du corselet ne sont que très obtusément 
angulés et plus en avant, le disque est plus lisse et brillant avec une 
grande fossette à la base, les élytres sont plus lisses vers la suture qui 
est élevée, et leurs dépressions sont plus marquées, la partie dorsale ne 
présente pas d’impressions transversales, Voisine aussi de l'A. plicata, 
mais plus grande, la tête ayant deux faibles impressions, le corselet 
relevé et plus lisse au milieu, ayant de chaque côté deux fossettes en 
arrière et l’écusson impressionné. 


— Le même membre ajoute : 


M. l'abbé David vient de recevoir, de l’intérieur du Brésil, la femelle 
de l’'Hypocephalus armatus, qui n’était pas encore connue. J’ai l'honneur 
de la présenter à la Société à côté d’un mâle que je dois à la générosité 
de notre collègue M. de Lacerda. Cette femelle se distingue par l’ampleur 
du prothorax qui est presque orbiculaire, par les élytres plus amples, 
moins fortement rugueuses, moins rétrécies en arrière, par les pattes 
bien moins fortes, surtout les postérieures, ét la tête plus petite ainsi que 
les mandibules. 


— M. J. Bourgeois donne lecture des deux notes suivantes : 


1° L’insuffisance de la description donnée par Erichson pour son genre 
Emplectus (Wiegm. Arch., 4847, I, p. 82) expliqué pourquoi cette coupe 
générique a élé méconnue jusqu’à présent par la plupart des auteurs, en 
particulier par M. Ch.-0. Waterhouse et le Rév. Gorham dans leurs der- 
niers travaux sur les Lycides. La diagnose d’Erichson est, en effet, beau- 
coup trop sommaire et les caractères qu’elle mentionne ne sont appli- 
cables qu'aux 9. Lacordaire (Gen. des Coléopt., IV, p. 300) est encore 
moins explicite : selon lui, les Emplectus ne différeraient de ses Eros que 
par la forme du dernier article des palpes maxillaires. 


L'examen d’un exemplaire 4 et de l’exemplaire typique £ de l’Em- 


Séances de l’année 1885. CXLVII 


plectus bimaculatus, espèce sur laquelle Erichson a établi son genre, 
m’ayant permis d'en compléter et d’en mieux préciser les caractères, je 
crois devoir les indiquer ici brièvement : 


Genre EMPLECTUS Er., Wiegm. Arch., 18/7, I, p. 82. 


Corps allongé, subparallèle. Tête non prolongée antérieurement; yeux 
généralement plus gros et plus saillants chez le & que chez la © ; palpes 
maxillaires à dernier article grand, large, cultriforme ; antennes longue- 
ment flabellées chez les 4, chaque article, à partir du 3° jusqu’au 10° 
inclusivement, émettant à sa base un rameau assez large, foliacé, beau- 
coup plus long que l’article lui-même ; celles des ® serriformes. Pronotum 
subtrapéziforme, plus ou moins arrondi à son bord antérieur, marqué 
sur son disque d’une carène longitudinale, simple antérieurement, puis 
divisée, un peu avant le milieu, en deux branches divergentes qui se 
réunissent de nouveau à la base, de manière à circonscrire une fovéole 
allongée, étroite, bilancéolée. Élytres à 9 côtes parallèles, les 2°, 4°, 6° et 
8° beaucoup plus saillantes (dans un groupe d’espèces les 4° et 8° côtes 
sont encore plus marquées que les 2° et 6°); intervalles partagés, par des 
réticulations transversales, en un grand nombre de petites aréoles sub- 
carrées. 

Espèces propres aux parlies chaudes des deux continents américains. 


J’ajouterai que si l’on se reporte aux diagnoses génériques données par 
M. Ch.-0. Waterhouse pour son genre Eurrhacus (1llustr, of typ. Spec. of 
Coleopt., I, p. 24) et par le Rév. Gorham pour son genre Calodadon 
(Biolog. Centrali-Americ., IIT, 2, p. 27), on s’apercevra facilement que 
la première convient en tous points aux & des Emplectus el que la 
seconde ne diffère en rien de celle donnée plus haut. Les genres Eurrha- 
cus Ch.-0. Waterh. et Calodadon Gorh. me paraissent, en conséquence, 
devoir être considérés comme synonymes du genre Emplectus Er. 


2° Le Lycus dissimilis Bertoloni (Illustr. rerum natur. Mozambici, 1849, 
Il, p. 35, pl. 11, fig. 5, A et B) est formé de deux espèces distinctes, 
considérées par l’auteur comme représentant l’une le G' et l’autre la ©. 
Cette dernière correspond au Lycus Bremei, décrit deux années aupara- 
vant par Guérin-Méneville (Rev. Zool., 1847, p. 223, el Voy. de Lefebvre 
en Abyss, p. 291, pl. rx, fig. 7-9); quant à celle que Bertoloni regarde 


GXLVIII Bulletin entomologique. 


à tort comme le & de son dissimilis, l'examen de la figure démontre 
qu’elle doit être rapportée au L. fastiditus, dont j'ai décrit récemment 
les deux sexes (Bull. Soc. ent. Fr., 1883, n° 17, p. 148). 


— M. Valéry Mayet adresse une note sur les Eurythyrea du Lan- 
guedoc : 


Trois espèces de ces beaux Buprestides sont inscrites au catalogue des 
Coléoptères de France (Eurythyrea micans Fab., E. scutellaris OI. = 
carntolica Herbst et E. austriaca L.). 


J'ai cru pendant longtemps que nous ne possédions en Languedoc que 
l'Eurythyrea micans. Capturée à diverses reprises par moi sur plusieurs 
points de l'Hérault et de l’Aude, cette espèce est, je puis dire, commune 
en juillet sur les vieux peupliers. Elle est facile à saisir à la main, pourvu 
toutefois que la chaleur ne soit pas excessive. La larve vit en plein bois 
mort et même pourri, jamais dans le bois vivant, et la nymphose s’opère 
à la fin de juin dans une loge pratiquée près de la surface. 


L'année 1883 m'a fourni l’occasion de capturer les deux autres espèces 
dans le rayon habituel de mes chasses. 


J'ai pris un individu d’E. scutellaris Ol., le 26 juin, en taillant à la 
hache dans le bois mort d’un tronc de châtaignier à Roquebrun (Hérault), 
à 95 kilomètres N. O. de Béziers. L'arbre, perforé de galeries multiples 
et renfermant plusieurs débris de l’insecte, indiquait que de nombreuses 
générations s'étaient succédées là. Roquebrun est l'endroit, je ne dirai 
pas le plus chaud du département, mais le moins froid, le plus abrité 
des vents du Nord, le seul où l’oranger ne gèle jamais en hiver. 


Quant à l’'Eurythyrea austriaca, je l’ai prise, en nombre, le 20 août, 
dans le département de l’Aude, non loin des forêts où j'ai rencontré abon- 
damment le Carabus Farènesi Dej. La localité précise est la forêt de 
Gesse, commune d’Axat, en pleines Corbières, dans l'endroit le plus 
sauvage des célèbres gorges de l’Aude. Ce Bupreste se trouve là sur le 
tronc des sapins abattus, écorcés ou non. Il est mélangé à la vulgaire 
Ancylochira rustica 1. Il est même plus commun qu’elle et plus facile à 
prendre. Sur 70 individus environ que j'ai vus, j'en ai capturé 60 en deux 
fois et pendant huit heures de chassé. Chose curieuse, pas un seul mâle 


Séances de l’année 1885. CXLIX 


ne se trouve dans la série. Je suis donc arrivé à la fin de la saison ; 
quelle récolte aurais-je faite si j’étais venu plus tôt ? 


Je suis, je crois, le premier en France à signaler le sapin comme nour- 
rissant cette espèce. Outre cette essence, la forêt de Gesse ne renferme 
guère que du hêtre, et tous mes individus, sans exception, ont été pris 
posés sur des poutres de sapin, bien souvent l’oviscaple engagé dans les 
fentes du bois. Je possède dans ma collection des E. austriaca provenant 
de Carinthie et d’autres de Suède, on l’a signalé dans les Alpes du Dau- 
phiné, et le sapin abonde dans ces trois régions. 


— M. Ed. Masson, dans une letire adressée à M. J. Fallou, donne des 
détails sur les mœurs de la Saperda scalaris, complétant les observations 
présentées dans la séance du 28 novembre dernier : 


Comme vous, j'ai trouvé plusieurs fois ce Longicorne sur le cerisier, 
mais il m'est arrivé aussi de l'obtenir d’éclosion , d’abord d’une larve 
recueillie sous l'écorce d’un pommier mort, dans une galerie semblable à 
celle du Callidium sanguineum, et, plus tard, d’autres larves rencontrées 
sur des chênes abattus, dans des galeries pareilles à celles du Clytus 
arcuatus, pratiquées dans l’aubier et sous l'écorce. Enfin, dans la forêt 
de Compiègne, j'ai trouvé, sous des écorces de hêtre ou de charme, des 
élytres et autres débris dans des perforations faites par des insectes, ce qui 
me ferait croire que la Saperda scalaris recherche ces diverses essences 
pour y déposer ses œufs. J’ajouterai que ses dégâts, qui ne s’exercent 
que sur des arbres morts, ou abaltus, ou dépérissants, me paraissent peu 


importants. 


— M. Édouard Lefèvre communique les descriptions de quatre espèces 
nouvelles d’Eumolpides : 


1, METAXYONYCHA FORMOSA.—Oblongo-elongata, modice convexa, rufo- 
testacea, nitida, mandibulis, oculis, antennis (basi excepta), tibiis tarsis- 
que nigris; prothorace inæqualiter disperse punctato, ad latera utrinque 
fortiler impresso, lateribus ipsis marginatis et medio tridentatis ; elytris 
sublineatim parum profunde punctatis, fasciis duabus latis cyaneis, vio- 
laceo-micantibus (altera basali, altera ultra medium, nec latera nec api- 
.cem altingente) transversim ornatis, — Long, 10-11 mill.; lat. 5 mill. 


Cayennæ. (Ma collection.) 


CL Bulletin entomologique. 


Le dessin des élytres rapproche cette belle espèce du M. fasciata, que 
j'ai décrit en 1875 (in Revue et Mag. de Zoologie, 3° série, t. III, p. 65). 
Elle en diffère par les tibias et les tarses noirs, et surtout par l'absence 
de côtes longitudinales sur les élytres. 


9. METAXYONYCHA ELEGANS. — Oblongo-elongata, flavo-testacea, man- 
dibulis apice, oculis, antennisque (basi excepta), nigris ; larsis nigro- 
infuscatis ; prothorace sparsim sat dense punctato, lateribus utrinque 
marginato, medio vage tridentato, dente medio majore; elytris albido- 
flavis, punctulatis, versus apicem elevato-costulatis , singulo maculis 
duabus rotundatis (una basali, altera pone medium media) viridibus vel 
cyaneo-violaceis. — Long. 9 mill.; lat. 4 mill. 


Brasilia, (Ma collection.) 


3. METAXYONYCHA CONCINNA. — Minor, suboblongo-elongatula, rufo- 
testacea, nitida, oculis, antennis (basi excepta), tibiis apice summo sicut 
et tarsis nigris ; prothorace sparsim, ad latera crebrius, punctulato, late- 
ribus utrinque medio obsolele bidenticulaltis ; elytris ad suturam sublinea- 
tim punctulatis, extrorsum costulalis rugulosoque punctatis, costis basi et 
versus apicem mullo magis elevatis, callo humerali ipso fortiter promi- 
nente; singulo maculis duabus (altera basali, subquadrata, altera pone 
medium subtriangulare, utraque nec latera nec suturam attingente) satu- 
rate cyaneis, Certo situ interdum viridi-micantibus. — Long. 5 mill.: 
lat. 2 4/2 mill. 


Brasilia, (Ma collection.) 


Cette jolie espèce vient se placer près du M. augusta Perty [sub Gale- 
ruca] (M. Bonvouloiri, Éd. Lef., in Rev. el Mag. de Zoologie, 1875, p. 66). 
Elle s’en distingue par sa taille un peu moindre, par la couleur générale 
du corps et par la ponctuation bien différente des élytres. 


H. SCELODONTA AUROSIGNATA. — Breviter ovata, parum convexa, satu- 
rate violacea, antennis larsisque obscure viridi-æneis, corpore subtus 
femoribusque tenuiter albido-setulosis, pleuris pube alba densissime obtec- 
Lis ; thorace confertim transverse strigato; scutello pentagono, apice sat 
fortiter punctato; elytris crebre confluenter grosse striato-punctatis, inter- 
stitiis apice costæformibus, singulo plagis sex, quarum una majore 
media subtriangulare, una parva juxta marginem lateralem, una pone 
medium oblique posita, una apicali, duabus tandem basalibus (altera 


Séances de l’année 1885. CLI 


juxta scutellum, altera supra callum humeralem), cupreo-aureis ; femo- 
ribus totis sublus versus apicem dente parvo armatis. — Long. 4. 1/2- 
& 3/4 mill.; lat. 2 mill. 


Natal. (Ma collection.) 


— M. L. Buquet adresse, ainsi qu’il le fait chaque année, la liste 
des noms des membres qui nous ont donné leurs photographies en 1883 
pour les albums de la Société, et il prie instamment nos collègues, ainsi 
que tous les entomologistes, de compléter autant que possible cette inté- 
ressante collection (1). 


Membre démissionnaire pour 1884. M. J. Hélot, à Paris, qui avait élé 
reçu en 1885. 


Nominations annuelles. La Société, aux termes de divers articles de 
ses Statuts et de son Règlement, et pour la cinquante-troisième fois 
depuis sa fondation, procède à la nomination des membres de son Bureau, 
de son Conseil et de ses Commissions spéciales. 


Ont été nommés pour 1884 : 


MEMBRES DU BUREAU. 


Président... . . . . . . . . . . .« . MM. Édouard LEFÈVRE. 


ice President RENE Émile-L, RAGONOT, 
SECRÉTAIRE NE D E. DESMAREST. 
ARE ONE NES L, BEDEL. 

DE Secrétaire adjoint een lenee A.-L. CLÉMENT. 

M ESOT TETE Se Nan ent MoUR FL Lucien BUuQuET. 
Archiviste-Bibliothécaire . . . . . A. LÉVEILLÉ. 
Archiviste-Bibliolthécaire adjoint. . J. BOURGEOIS. 


(1) Les portraits parvenus jusqu'ici à la Société sont au nombre de trois cent 
quatre-vingts; ce sont, outre les trois cent soixante-quinze indiqués aux Bulletins 
de 1863 à 1882, ceux, au nombre de cinq, reçus en 1883, de MM. : 


376. J. Fallou. 379. Ch, Millot. 
377. E.-F. Fleuliaux. 380. L. Péringuey. 
378. H. Miot. 


CLII Bulletin entomologique. — Séances de l’année 1883. 


CONSEIL. 
MM. L. REICHE, — A. SALLÉ, — Maurice SÉDILLOT (membres restants), 


—$S.-A. DE MARSEUL, — À, MAUPPIN, — V. SIGNORET (membres nouveaux) 
— et les membres titulaires du Bureau. 


COMMISSION DE PUBLICATION. 


MM. J. BOURGEOIS, — J. FALLOU, — J. KÜNCKEL D'HERCULAIS, — 
G.-A. POUJADE, — E. Simon — et les membres titulaires du Bureau. 


COMMISSION DE LA BIBLIOTHÈQUE. 


MM. S.-A. DE MARSEUL, — A. SALLÉ, — Maurice SÉDILLOT — et les 
membres titulaires du Bureau. 


COMMISSION DU PRIX DOLLFUS POUR 1883. 


MM. L. BEDEL, — J. BOURGEO1S, — A.-L. CLÉMENT, — E. DESMAREST, 
— TH. GOOSSENS, — C.-E. LEPRIEUR, — Émile-L. RAGONOT, — le D' H. 
SÉNAC, — E. SIMON. 


9° PARTIE 


ES 


BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 
LISTE DES MEMBRES ET TABLES 


BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE (1). 


Séanee du 1 Janvier 1883. 


Entomologist®s monthly Magazine (The), n° 224. — A. Fowzer, Notes 
on new British Coleoptera since 1871 (suite). — J. BARRETT, Hints as 
to the best means of rearing larvæ of Tortricidæ. — A.-G. BUTLER, 
On a small series of Lepidoptera from the Hawaïian Islands. — R. Mac 
LACHLAN, Remarks on certain Psocidæ chiefly British (fig.). — Notes 
diverses, mœurs, chasses, etc. 


Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 147. — A. THOLIN, Tableau synopit. 
des espèces françaises de la tribu des Cétoniens. — Communications. 


Horæ societatis entomologicæ rossicæ, tome XI, 1880-81 (texte russe). — 
A. SELIVANOFF, Matériaux pour servir à l'étude des Myriapodes (1 pl.). 
— M. MALAKHOFF, Les Écrevisses de l’Oural central et méridional. 
— S. ALPHERAKI, Lépidoptères des environs de Taganrog. — W. 
TcHerNIAWSKY, Larves mégaloïdes des Crabes (2 pl.) — O. Poze- 
TAIEW, Les Odonates de S'-Pétersbourg (1 pl.). — E. BRANDT, Re- 
cherches anatomiques comparatives sur le système nerveux des Coléo- 


(1) Les ouvrages marqués d’un astérisque (*) sont ceux offerts soit par les auteurs, 
soit par diverses personnes ou Sociélés savantes; ceux marqués de deux asté- 
risques (**) ont été acquis sur les fonds Pierret ; les autres ont été échangés contre 
les Annales. 

Les publications qui ne renferment pas d’entomologie sont accompagnées du 
signe (©). 

(1835) 9° partie, À, 


2 


Bulletin bibliographique. 


ptères (3 pl.). —S. BREME, Recherches comparatives des organes géni- 
taux des Blatta germanica et Periplaneta orientalis. — ©. POLETAIEW, 
Quelques mots sur les organes respiratoires chez les nymphes des 
Libellules. — N. POLETAIEW, Sur les muscles d’ailes chez les Odo- 
nates. — N. RECHETINE, Sur une forme mimique d’OEdipoda cœru- 
lans. — W, JaAcovLerr, Hémiptères de la faune de Russie et des pays 
limitrophes. — E. BorMAnNN, Matériaux pour l'anatomie du Gryllus 
domesticus (2 pl.). 


Tome XII, 1880-81 (texte russe). — W. JAGOvVLErF, Hémiptères du 
Caucase. — A. SELIVANOrFF, Myriapodes du Caucase (4 pl). — N. 
ErscHorr, Catalogue des Lépidoptères du gouvernement de S'-Péters- 
bourg. — N. POLETAIEW, Sur la locomotion du balancier chez les 
Mouches. — S. Sozsky, Coléopières nouveaux ou peu connus de 
l’Empire russe et des pays limitrophes. 


Tome XII, 1881-82 (texie russe). — KoLODcHOwWsKY, Mémoire sur 
les Lépidoptères Rhopalocères. — N. POLETAIEW, Mémoire sur les 
Lépidoptères. — O. POLETAIEW, Mémoire sur les Névroptères. — 
S. Sosxy, Descriptions des Coléoptères du Caucase (diagnoses latines). 
— E. JAcovrerr, Trois mémoires sur les Hémipières Hétéroptères 
(diagnoses d’espèces nouvelles en allemand). 


Tome XVI, 1881. — N. PoceTAIEw, Speicheldrüsen bei den Odo- 
naten (4 pl). — N. Caozopxowsky, Zur Frage über den Bau und 
über die Innervation der Speicheldrüsen der Blattiden. — N. Poxe- 
TAIEW, Du développement des muscles d’ailes chez les Odonates 
(5 pl.). — N. Arno», Gryllus frontalis Fieb. — Von HEDEMANN, 
Beitrag zur Lepidopteren Fauna des Amur-Landes, I ei II (4 pl.). — W. 
Wozpsrepr, Fundorte russischer Ichneumoniden. — ©. STAUDINGER, 
Lepidopteren Fauna Kleinasien’s. — J. PoRTCHINSKY, Diptera euro- 
pæa et asiatica nova aut minus cognila, I el IL. — N. ARNOLD, Paxyl- 
loma Cremieri Breb. — D' STIERLIN, ZWei neue Oticrhynchus-Arten 
aus Sibirien. — P. ZeLzer, Columbische Cheloniden, Crambiden und 
Phycideen. — J. Faust, Beilräge zur Kenntniss der Käfer des 
europäischen und asiatischen Russlands mit Einschluss des Küsten 
des kaspichens Meeres. — SERGE ALPHERAKY, Lépidoptères du dis- 
trict de Kouldja et des montagnes environnantes (2 pl.). — N. Poze- 
TAIEW, Des muscles d’ailes chez les Lépidoptères Rhopalocères. — 
S. Sozsky, Crypiocephalus bitæniatus, n. sp. 


Année 1885. 3 


Psyche, vol. IL, n° 99, — O.-P. KRANCHER, Contribution to the Know- 
ledge of sonification in Insects. — Enw.-WALLER CLAYPOLE, On a 
larva boring the Leaf-Stalks on the Buckeye (Æsculus glabra) in Ohio. 
— LAFAYETTE-WASHINGTON GOODELL, Notes on Sphingidæ. 


Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin n° 416. — Notes sur 
les Termites. 


BeDeL (L.). Essai sur la famille des Erotylidae (Révision des Triplotoma 
et genres voisins), 12 p., 4 pl. col. (Extr. Ann. Mus. civ. Genova, 
décembre 1882.) * 


BELON (M.-J.). Note sur deux espèces appartenant au genre Lathridius, 
2 p. (Extr. Comptes rendus Soc. ent. Belg., juin 1882.) * 


BREHM (A.-E.). Merveilles de la Nature, les Insectes, les Myriapodes, les 
Arachnides et les Crustacés. Édition française par J. KüNGKEL D'HER- 
cuLAIs, 4 vol., 720 p., fig., Paris, sans date. * 


Comsrock (J.-H.). Report on insects for the year 1881, 22 p., 1 pl n., 
Washington, 1882. (Extr. Ann. Rep. Dep. Agr.) * 


FAIRMAIRE (L.). Trois nouvelles espèces de Coléopières appartenant au 
Musée civique de Gênes, 3 p. (Extr. An. Mus. civ. Genova, décembre 


1889.) * 
A. LÉVEILLÉ, 


Séance du 24 Janvier 1883. 


American Association for the advancement of Science (Proceedings of the), 
4882 — J.-A. LiNTNER, À remarkable invasion of northern New 
York by a Pyralid insect Crambus vulgivagellus. — In., On the life 
duration of the Heterocera. — E.-W. CLAyYPOLE, Life-history of 
the buckeye Stemborer Sericoris instrutana. — C.-V. Rizey, Retarded 
development in insects. — Ip., On the oviposition of Prodoxus 
decipiens. — Ip., New insects injurious to Agricullure. — A.-J. 
Cook, The Syrian bees. — In., How the bee extends its tongue. — 
W.-H. EDWARDS, On a certain habit of Heliconia charitonia. 


n Bulletin bibliographique. 


American entomological Society (Transactions of the), vol. IX, n° 1. — 
W.-H. Epwarps, Descr. of new sp. of Diurnal Lepidoptera found 
within the U. S. — In., Notes on the sp. of Callidryas found within 
the U. S. — Jonn-L. LECONTE, Synopsis of the Lampyridæ of the 
U. S. — G.-H. Horn, Revision of the sp. of Polyphylla of the U.S. 
— I1p., Notes on Elateridæ, Cebrionidæ, Rhipiceridæ and Dascillidæ 
(2 pl. n.). — W.-H. AsHMEAD, On the Cynipidous Galls of Florida. 


Vol. IX, n°2. — G.-H. Horn, On the Genera of Carabidæ with 
special reference to the fauna of Boreal America (10 pl. n.). 


Vol. IX, n® 3 et 4. — S. HensHAw, Index of the Coleoptera des- 
cribed by J.-L. Leconie. — E.-T. CRESSON, Descr. of sp. belonging 
lo the genus Nysson inhabiting North America. 

Vol. X, n° 4. — C.-H. FErNALD, À synonymical Catalogue of the 
described Toritricidæ of North America north of Mexico. — Ip., Descr. 
of n. Sp. of Tortricidæ. — J.-B. Smirx, À Synopsis of the Mordellidæ 
of the U. S. (3 pl. n.). — D’ Horn, Note sur des Coléopt. américains 
décrits en Europe. — E.-T. CRESSON, Tableau du G. Eucerceris. 


Atti della R. Accademia dei Lincei, décembre 1882. © 


Boston Society of Natural History : 

1° Memoirs, vol. II, n° 1v et v, 1882. — J.-H. SCUDDER, Archi- 
polypoda, a subordinal type of Spined Myriapods from the carboni- 
ferous formation (4 pl. n.). 

2° Proceedings, vol. XXI, part 1x et 111, Boston, 4882. — H.-A. 
HAGEw, List of papers of D' T.-W. Harris, not mentioned in the list 
of his writings in the « Entomological Correspondence » . — Epw. 
BurGesss, Note on the Aorta in Lepidopterous insects (fig.). — Ip., 
The structure of the mouth in the larva of Dytiscus (fig.). 


Boston Zoological Society (The Quaterly Journal), vol. II, n° 4. — 
FR. HAYWARD et H. SAVAGE, A Catalogue of the Coleoptera of the Green 
Mountains. 


Buffalo Society of Natural Sciences (Bulletin of the), vol. IV, n° 8, 
1882. (-) 


Bulletin d’Insectologie agricole, 7° année, n° 12. — Les Papillons blancs 
et leurs ennemis (fig. ). 


Année 1883. 5 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 
1882, 92° semestre, n° 26. — BrroT, Note relative à l’emploi du chlo- 
rure de chaux contre le Phylloxera. 

1883, 1° semestre, n° 1 et 2. ©) 

1883, 1° semestre, n° 3. — Notes diverses de MM. BALBIANI, 
CHa1x, MOUILLEFERT et TARGIONI-TozzETTI sur le Phylloxera et les 
moyens de le détruire. 


Linnean Society of New South Wales (The Proceedings of the), vol. VI, 
part 2, 3 et 4, 1881-82. — E. Meyrick, Descriptions of Australian 
Micro-Lepidoptera, V. Tortricina (2 fasc.). — W. Mac LEAY, On a sp. 
of Phasma destructive to a Species of Eucalypius. — W.-A. HASWELL, 
On some new Australian Brachyura. — Ip., Descr. of a n. sp. of 
Apseudes (4 pl. n.). — In., Descr. of some n. sp. of Australian De- 
capoda. 

Vol. VIL, part 4 et 2. — E. MEYRICKk, Descr. of Australian Micro- 
Lepidoptera (suite). 


Naturalista Siciliano (Il), 2° année, n° 4. — T. DE STEFANI PEREZ, 
Notizie imenotterologiche. — L. FAILLA TEDALDI, Insetti comestibili, 
sacri, medicinali e d’ornamento. — C.-F. ANCEY, Contributions à la 
Faune de l'Afrique orientale. 


Naturaliste (Le), 5° année, n°° 25 et 26. — FAIRMAIRE, Diagnoses de 
Goléoptères abyssins. — L. AusTANT, Entomologie. * 


New South Wales in 1881, published by authority, Sydney, 1882. © 
Report of the Comptroller of the Currency, 1881. O 


Revue d’entomologie, 1° année, n° 12. — A. FAUVEL, Les Coléoptères de 
la Nouvelle-Calédonie et dépendances. — VLADIMIR DOKHTOUROFF, 
Sur quelques Cicindélides nouveaux ou peu connus. — O.-M. REUTER, 
Labops Putoni, n. sp. Capsidarum € Gallia. — Cz. Rey, Noie sur 
l’Isometopus mirificus, — A. FAuvez, De la Faune sépulcrale. 


Revue des Travaux scientifiques, 1. I, n° 10. — Notes sur le Phylloxera. 


Royal Society of New South Wales (Journal and Proceedings), vol. XV, 
1882. (-) 


6 Bulletin bibliographique. 


Société entomologique de Belgique, Gomptes rendus, série LIL, n° 28. 


Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin n° 117. — DELABy, 
Contributions à la Faune locale, rectifications au Catalogue des Coléo- 
ptères du département de la Somme. — R. VIon, Les Vers de terre. 


MAskEeLz (W.-M.). Further Notes on Coccidæ in New Zealand, with des- 
criptions of new Species, 15 p., 2 pl. n. (Philos. Institute of Canter- 
bury, 1881.) * 


OSTEN-SACKEN (C.-R.). On Professor Brauer’s paper : Versuch einer Cha- 
racterislik der Gattungen der Notacanthen, 1882, 18 p. (Berl. ent. 
ZeEMISS20)E 

RgiBer (C.). Lépidoptères pris à Strasbourg contre les globes de l’éclai- 
rage électrique. (Bull. Soc. hist. nat. de Colmar, 1881-82.) * 


RILEY (C.-V.). Entomology : div. notes, 9 p. (Bull U. S. Geol. Surv., 


VI n°12.) 
A. L. 


Séance du 14 Février 18S8. 


Atti della R. Accad. dei Lincei, 1882-83, vol. VII, fasc. 2. (©) 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
1883, n° 4. () 
N°5. — J. GAZAGNAIRE, Importance des caractères zoologiques 
fournis par la lèvre supérieure chez les Syrphides (Dipières). 


N° 6. O 


Deutsche entomologische Zeitschrift, 1882, Heït I. — W. EuLers, Ueber 
blinder Bembidien. — E. REITTER, Beitrag zur Kenntniss der Clavige- 
riden, Pselaphiden und Scydmæniden von Westindien. — Ip., Beitrag 
zur Kenntniss der mit Carabus Stæhlini Ad. verwandten Arten. — 
Ip., Ueber der Verbreitung des Necrophorus nigricornis. — Ip., Ueber 
das Vorkommen von Cartodere elegans Aubé. — In., Uebersicht der 


Année 1883. 7 


bekannten Lithophilus-Arten. — D' von H£ypen, Neue Zonabris (My- 
labris OL.) aus Turkestan. — In., Zur näheren Kenntniss einiger Ca- 
rabicinen-Gattungen. — Ep. ReITTER, Coleopterologische Notizen. — 
In., Ueber Feronia regularis und die ihr verwandten Arlen, — 
J. Fausr, Stellung und neue Arten der asiatischen Rüsselkäfergattung 
Catapionus. — In., Rüsselkäfer um Margelan und Samarkard, gesam- 
melt von Haberhauer. — In., Neue asiatische Rüsselkäfer. — Tr. 
BELING, Beitrag zur Metamorphose der Käferfamilie der Elateriden. 
— E. WEeancke, Neue Halipliden. — F. Baupi, Anthicus blechroides, 
n. Sp. — D’ KRAATz, Adoretops, eine neue Rhizotrogiden-Arten, 
welche die Gattung Adoretus copirt. — In., Ueber die Melolonthiden- 
Gattung Lasiopsis. — Ip., Ueber Carabus Parreyssi, var. Gattereri 
Géhin. — F.-F. Kogz, Ueber neue Grabwespen der Mediterrangebie- 
tes. — E. REITTER, Naturgeschichte der Insekten Deutschlands. — 
Fr. WESTTHOFr, Die Käfer Westphaliens. — In., Ueber den Bau des 
Hypopygiums der Gattung Tipula — Karscx, Carabiden von den 
Sandwich-Island. — Horn, On aquatic carnivorous Coleoptera or Dy- 
tiscidæ. : 


Entomologisk Tidskrift, 1882, Häft 4. — O.-M. ReuTERr, Hémiptères de 
la Finlande et de la Scandinavie. — WALLENGREN, Liste des Éphé- 
mérides trouvés jusqu'ici dans la péninsule scandinave. — MÔLLER, 
Contribution à la connaissance de la vie parasitaire dans les noix de 
galle et autres formations de lespèce. — J. SAHLBERG, Remarques 
synonymiques sur les Coléoptères du Nord boréal et arctique. 


Entomologist®s monthly Magazine (The), n° 225.— G. Lewis, On a new 
species of Mouhotia (Scaritidæ). — KENNETH J. MORTON, Notes on the 
Trichoptera of upper Clydesdale. — W. FowLer, Notes on new bri- 
tish Coleoptera since 4871; with notices of doubtful species and of 
others that require to be omitted from the british list. — J.-W. Dou- 
GLas, Cimex or Acanthia. — W. BucrLer, Description of the larva of 
Dicycla 00. — Notes diverses. — R.-H MEADE, Annotated list of 
british Anthomyiidæ. 


Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 448. — G. D'ANTESSANTY, L'étude 
des Hémiptères. — CH. LEBEUF, Faune entomologique du Chêne. 


Linnean Society of London : 
1° Journal, vol. XV. — N° 86: A.-D. MICHAEL, Observ. on the 


8 Bulletin bibliographique. 


Life histories of Gamasinæ, with a view to assist in more exact Classi- 
fication, 2 pl — N° 87 : J. LupBocx, Observ. on Ants, Bees and 
Wasps, P. VIIL — N° 88. ©) 

Vol. XVI. — N° 89 : E.-J. M1Ers, Revision of the Idoteidæ a family 
of Sessile-eyed Crustacea. — N° 90 : J. LuBBock, Observ. on Ants, 
Bees and Wasps, P. IX; Ip., On the sense of color among some cf 
the Lower Animals; R. MAC LAGHLAN, The Neuroptera of Madeira 
and the Canary Islands. — N° 91. ©) — N° 92. ©) — N° 93. ©) — 
N° 94 : R. Mac LACHLAN, On a marine Caddis-fly from New Zealands 
(fig.); £. RAy LanKesser, Notes on some Habits of the Scorpions 
Androctonus funestus Ehr. and Euscorpius ïitalicus Roes.; A.-G. 
Burzer, On the Bulterflies collected by Lord Walsingham in Cali- 
fornia. 

2° Proceedings from Novembre 1875 to June 1880. 


3° Transactions, Nol. Il, part LL (©) — Part IV : T. SPENCER 
CoBB0LD, The parasites of Elephants, 2 pl — Part V. ©) 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 27. — MÉGnin, Une application de l’Ento- 
mologie à la médecine légale. 


Psyche, Vol. III, n° 400. — G. MACLOSKIE, Pneumatic functions of In- 
sects. — B. PicKMAN Mann, Cluster-Flies. — In., Promoting Locust 
ravages. — G. DIimmocKk, On an habit of Scolopendra morsitans. 


Sitzungsberichte der kais. Akademie der Wissenschaften in Wien, 1881, 
mai à décembre. — V. GLaus, Ueber die Gattungen Temvra und Te- 
morella nebst den zugehorigen Arten, 4 pl n. 


Société entomologique de Belgique, Gomptes rendus, série LEE, n° 27. — 
Bulletin bibliographique, Tables de 1882. 


Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin n° 4118. — CARPENTIER, 
Gontrib. à la faune locale. 


ANDRE (Epm.). Species des Hyménoptères d'Europe et d'Algérie, fasc. 46, 
janvier 4883, 3 pl. * 


ATKINSON (E.-T.). Notes on the Zoology of the N. W. P. India, 1882, fig., 
266 p. * 


Année 1883. 9 


BERG (C.). Analecta lepidopterologica, 1882, 12 p. (An. Soc. cient. Ar- 
gentina.) * 


BRAUER (Prof. D' F.). Offenes Schreiben als Antwort auf Herrn Baron 
Osten Sacken’s « Critical Review » meiner Arbeit über die Notha- 


canthen, Wien, 1883, 11 p. * 


FAIRMAIRE (L.). Descriptions de Coléoplères Hétéromères de l’île de Sa- 
leyer, 6 p. (Notes of the Leyden Museum, vol. V, 1882.) * 


RILEY (C.-V.). Entomology, general notes, fig., 7 p. (Amer. Nat., 1883.) * 


Ouvrages acquis sur les fonds Pierret : 


CroTGH (G.-R.). Check list of the Coleoptera of America, north of Mexico. 
Salem, 1874, 136 p. 

GorHAM (H.-Sr.). Endomycici recitali, a Catalogue of the Coleopterous 
group Endomycici, with descr. of new sp. and notes. Édimbourg, 
1873, 4 pL n., 60 p. 

HAROLD (E. VON). Berichi über die von den Herren A. von Homeyer und 
P. Pogge in Angola und im Lunda-Reiche gesammelten Coleopteren. 
Munich, 1879, 2 pl. col., 224 p. (Col. Hefte, XVI.) 


KNocx (A.-W.). Neue Beyträge zur Insektenkunde, 41° Th., Leipsick, 1804. 
9 pl., 208 p. 

MorAWITZ (A.). Beitrag zur Käferfauna der Insel Jesso, 4° L, 84 p. 
S'-Péterbourg, 1863. (Mém. Acad. imp. Sc. S'-Pétersb., t. VI, n° 3.) 


PROVANCHER (L'abbé L.). Petite Faune entomologique du Canada, vol. 1, 
Coléoptères, fig., 785 p., Québec, 1877. 


REDTENBACHER (L.). Reise der ôsterreichischen Fregatte Novara. Coléo- 
ptères, 5 pl.-n., 249 p., Vienne, 1867. k 


SAHLBERG (C.-R.). Periculi entomographici Species insectorum nondum 
descriptas proposituri fasciculus. 4 pl. col., 82 p., Abo, 1825. 


40 Bulletin bibliographique. 


SCHOENHERR (C.-J.). Curculionidum dispositio methodica, 338 p., Leip- 
sick, 14823. 
A. L. 


Séance du 28 Février 1883. 


Annual Report of the curator of the Museum of Comparative Zoology at 
Harvard College, 1882. — Notes entom., Crustacés. 


Atti della R. Accademia dei Lincei, 1883, 3° série, vol. VII, fasc. 3. ©) 
Cambridge entomological Club, Reports for 1882. 


Comptes rendus hebdom. des séances de l’Académie des Sciences, 18385, 
4er semestre, n° 7. (€) — N° 8. © 


Entomologist’s monthly Magazine (The), n° 226. — R. MEADE, Annotatea 
List of British Anthomyiidæ. — R. Mac LACHLAN, Dilar japonicus, 
n. Sp. — G.-H. VERRALL, Diptera in Arran. — G. CHAMPION, Further 
tropical notes. — W. FowLer, Notes on new British Coleoptera since 
1871. — Notes diverses. 


Mémoires de l’Académie impériale des Sciences de S'-Pétersbourg, 1882, 
VII: série, t. XXX, n° 11. C) 


Mittheilungen der schiweizerischen entomologischen Gesellschaft, 1882, 
vol. VIT, n°7. — H. FREyY, Zweiter Nachtrag zur Lepidopteren-Fauna 
der Schweiz. — V. SCHULTHESS-RECHBERG, Eine excursion nach Ser- 
bien. — E. FREY-GESSNER, FR. KOHL et D° KRIECHBAUMER, Die Typen 
zu Jurine’s Werk. : Nouvelle méthode de classer les Hyménoptères et 
les Diptères. — D STIERLIN, Bestimmungstabelle der in Europa und 
dem Mittelmeerbecken vorkommenden Sphenophorus-Arten. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 28. — Comptes rendus d’ouvrages entom. 


Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin n° 419. — E. DELABY, 
Contribution à la faune locale. 


Année 1883. 14 
KEFERSTEIN (D.-A.). Ueber die Tagschmetterlings-Gattungen Colias F., 
8 p. (Verh. k. k. zool. bot. Ges. Wien, 1882.) * 


LABOULBÈNE (D' A.) et MÉGnIN (P.). Mémoire sur les Argas de Perse, 
8 pl. noires, 26 p. (Journ. d’Anat, et de Phys., 1882.) * 


A. L. 


Séance du 44 Mars 1883. 


Académie d’Hippone. Réunion du Bureau du 28 décembre 1882. (©) 


* Bulletin de la Société académique franco-hispano-portugaise de Toulouse, 
tome III (1882), n°‘ 2 et 3. C) 


Bulletin d'éducation et d'instruction populaires des Basses-Pyrénées, 
2° année, n° 7 et 8 (janv. et févr. 1883). (©) 


Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, 
vol. X, n°° 2, 8 et 4 (août à décembre 1882). ©) 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVI, 1° semestre 1883, n°° 9 et 40 (26 février et 5 mars). (©) 


Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 149 (£® mars 1883). — D’ANTES- 
SANTY, p. 60, L’étude des Hémiptères (suite). — Cu. LEBEUF, p. 66, 
Faune entomologique du chêne (suite). 


Naturalista siciliano (T1), 2° année, n° 6 (1° mars 1883). — E. RAGusA, 
p. 136, Nota sulla Apocheima flabellaria Heeger, Herr.-Sch.—J. Waise, 
p. 137, Scymnus (Nephus) Sannio, nov. sp. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 29 (4° mars 1883). (©) 


Revista de Sociedade de Instruccäo do Porto, 3° année, n°° 4 ei 2 (janv. 
et févr. 1883). — MANOEL-PAULINO DE OLIVEIRA, p. 12, Catalogue 
des Insectes du Portugal (suite). — In., p. 65, Suite du même travail. 


12 Bulletin bibliographique. 


ABBOTT (CHARLES-C.). Primitive industry. Vol. in-8°, 560 p., nombr. 
fig., Salem (Mass.), 1881. (A special publication of the Peabody Aca- 
demy of Science.) (©) * 


BourGEo!s (J.). Monographie des Lycides de l’Ancien Monde. Broch. in-19, 
120 p. (Extr. de Abeille, tome XX, Paris, 1882.) * 


Ip. Lycides nouveaux ou peu connus du Musée civique de Gênes, 4° mé- 
moire. Broch. gr. in-8°, 28 p. (Extr. Ann. del Museo civico di St. 
nat. di Gen., vol. XVIII, 26 février 1883.) * 


RILEY (C.-V.). Entomology : Mistaken Instinct in a Butterfly; Observa- 
tions on the Fertilization of Yucca and on structural and anatomical 
peculiarities in Pronuba and Prodoxus; Natural Sugaring ; Epilachna 
corrupla as an injurious Insect; Spread of the Twelve-punctured 
Asparagus Beetle ; Trogoderma tarsale as a Museum Pest; Hearing in 
Insects. Broch. in-8°, 5 p. (Extr. Amer. Natur., février 1883.) * 


Ip, Annual Report of the department of agriculture for the year 1881 
(Report of the entomologist for the fiscal year ending june 30, 1882). 
Broch. in-8°, 167 p., 20 pl, dont 4 col, Washington, 1882 (1). * 


(4) Insectes dont l’histoire est présentée dans ce volume : 


Goléoptèr es : P. 4928, Chalepus trachypygus Burm.; p. 1430, Lissorhop- 
trus simpiex Say; p. 138, Sphenophorus robustus Horn : p. 471, Phyto- 
nomus punctatus Fab.; D. 204, Cycloneda abdominalis Say ; D. 205, 
C. sanguinea L.; id., Ghilocorus cacti L.; p. 206, Hippodamia ‘ambigua 
Lec. 


Lépidopières : P. 89, Leucania unipuncta Haw.; p. 133, Chilo orizæel- 
lus, nov. sp.; p. 142. Pempelia lignosella Zeller; p. 145, “Heliothis armi- 
gera Hübn.; p. 152, Aletia xylina Say; p. 167, Anomis erosa Hübn.; 
1 179, Crambus vulgivagellus Clem.; p. 187, Nola sorghiella, nov. sp. 
p. 189, Sphinx catalpæ Boisd.; p. 193, D. Hageni Grote. 


Hémiptères : P. 406-127, Mytilaspis Gloweri Pack.; M. citricolla Pack. ; 
Parlatoria Pergandii Comst.: p. 209, Carteria lacca (Kerr); p. 2114, 
C. larreæ, nov. sp.; p. 242, C. mexicana, nov. Sp.; p. 213, Cerococcus 
(nov. gen.) quercus, nov. sp. 

Hyménoptières : P. 183, Isosoma tritici Riley. 

Diptères : P. 195, Trypeta pomonella Walsh; p. 198, Drosophila am- 
pelophila Lôw ; p. 204, D. amœæna Lôw ; p. 202, Sciara ocellaris O. S. 


J. BOURGEOIS. 


Année 1883. 13 


Séance du 28 Mars 1883. 


Atti della R. Accademia dei Lincei, anno CCLXXX (1882-1883), serie 
terza, Transunti, vol. VII, fasc. 4. Roma, 1883. ©) * 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVI, 1° semestre, n° 14 et 12 (12 et 19 mars 1883). 


Entomologische Zeitung, herausgegeben von dem entomologischen Ve- 
rein zu Stetlin, 43° année. Stetlin, 1882, 1 vol. in-8°, 536 p., 2 pl. n. : 


Janvier à mars. — ROSENHAUER, p. 3-32, Käferlarven. — STau- 
DINGER, p. 35-78, Lepidoptera Central-Asiens (fin). — PLüTz, p. 87- 
104, Die Hesperiden-Gattung Eudamus und ïihre Arten. — A. Horr- 
MANN, p. 4014, Cidaria vittata. — Donrn, p. 102-110, Exotisches. — 
GRONEN, p. 410-113, Südamerik. Honiegbienen. 


Avril à juin. — ROSENHAUER, p. 129, Käferlarven. — HAGEN, p. 472, 
Papilio Sinon oder Podalirius?. — NOLGKEN, p. 173, Lepidopterische 
Notizen. — Von HuTTEN, p. 202, Nachtschmetterlinge am Saft gekô- 
dert. — VACKERZAPP, p. 211, Cymatophora fluctuosa. — Trrcx, p.213, 
Lepidopteren in Livland. — HAGEN, p. 217, Bernstein Psociden. — 
Von RôDper, p. 244, Dipterologica. — Dour, p. 245, Exotisches. — 
Eimer, p. 260, Wanderung von Libellen. 


Juillet à septembre. — HAGEN, p. 265-300, Beiträge zur Monogra- 
phie der Psociden. — ScHAuruss, p. 308, Siphomorpha africana. — 
DoHRN, p. 311, Euphrasia modesta. — PLÔTz, p. 314-844, Die Hes- 
periden-Gattung Eudamus und ïhre Arten. — LiCHTENSTEIN, p. 345, 
Acanthococcus aceris d'. — CooK+HAGEN, p. 347, Die Honigameise, 
— MEYER, p. 353, Verwerthung ôffenilicher Sammlungen, — Dozr\, 
p. 363, Exotisches. — SPEYER, p. 375, Lepidopt. Bemerkungen, — 
ALLARD, p. 388, Deux Blaps nouv. — BOOCH-ARKOSSY, p. 390, Rau- 
pen-Präpariren. — BAILEY-KHEIx, p. 892, Haarbüschel der Catocala. 
— STRUVE, p. 893-405, Drei Sommer in den Pyrenäen. — HAGEN, 
p. 407, Parnassius Apollo. 


Octobre à décembre. — SrRuve, p. 410-429, Drei Sommer in den 
Pyrenäen (fin). — Fausr, p. 430-486, Russische Russelkäfer. — 
PLüTz, p. 436-4156, Die Hesperiden-Gattung Eudamus und ihre Arten, 
— Donrn, p. 457-470, Exotisches, — IDEM, p. 470-473, Mixta varia, 


Enr] Bulletin bibliographique. 


— Inem, p. 473, Euphrasia edit. altera. — TiscaBEin, p. 475-486, 
Zusätze und Bemerkungen zu Ichneumon. — SHARP, p. 486-188, 
Bemerkungen über Horn’s Carabidæ. — GUMPPENBERG, p. 489-491, 
Lepidoptera des Mangfallgebiets. — MôscaLer, p. 492-508, Ueber 
Rôssler’s Lepidoptera von Wiesbaden, — Rüber, p. 510, Synonymie 
Chilenischer Dipteren. — STANGE, p. 511-516, Lepidopterologische 
Beobachtungen. — NoLCKEN, p. 517-593, Nachtrag zu den Lepido- 
pterologischen Notizen. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 30 (15 mars 1883). — L. FAIRMAIRE, 
p. 238, Diagnoses de Coléoptères de la Nouvelle-Bretagne. — A. PÉ- 
CHENARD-FREROT, p. 239, Note sur le Phylloxera dans les environs 
de Béziers. 


Revue d’entomologie, publiée par la Société française d'Entomologie, tome II 
(1883) : 

N° 4. — D' G. DE HOoRVATH, p. 4, Révision du genre Eremocoris 
Fieb. (sp. nov.), 4 pl. n. — D' A. Puron, p. 13, Trois Hémiptères 
nouveaux. — Inem, p. 45, Supplément à la liste des Tenthrédides de 
France.—P. BAUDUER, p. 17, Tableau synoptique des Agrilus de France. 
— À. FAUVEL, Faune Gallo-Rhénane, Carabides (suite, p. 85-92). 


N° 2. — E. ABEILLE DE PERRIN, p. 26, Nouveau supplément à 
l’histoire des Malachides (sp. nov.). — A. FAUVEL, p. 37, Amblyo- 
pinus et Myotyphlus. — P. MILLiÈRE, p. 40, Notes lépidoptérolo- 
giques. — L. LETHIERRY, p. 483, Homopières de Provence (nov. sp.). 
— D' A. PuTON, p. 45, Deux espèces nouvelles de Cicadides. — 
P. 46, Liste des Coléoptères du mont Pilat (extr. de Mulsant). — 
P. 47, Bibliographie. — P. 48, Nécrologie : Fr.-V. Mäklin. — A. 
FAUVEL, Faune Gallo-Rhénane, Carabides (suite, p. 93-100). 

N°3. — E. ABEILLE DE PERRIN, p. 49, Nouveau supplément à 
l’histoire des Malachides (suite). — Inem, p. 57, Étude sur le genre 
Polytesis Sol. de la famille des Buprestides. — D° G. STIERLIN, p. 60, 
Tableaux dichotomiques des Sphenophorus et Tropiphorus d'Europe 
et circa (traduit par F. Reiber). — D° G. DE HorvatH, p. 64, Sur les 
migrations des Pucerons. — D’ A. PuTonw, p. 67, Entomologie horti- 
cole. — E. BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, p. 69, Chasses entomolo- 
giques d'hiver. — A. FAUVEL, Faune Gallo-Rhénane, Carabides (suite, 
p. 101-108). 


Année 1883. 45 


Science, an illustrated weekly Journal. Moses King, publisher, Cam- 
bridge, Mass. (numéro specimen). (+) 


Lucas (H.). Note sur quelques Arachnides recueillis en Bretagne, parti- 
culièrement aux environs de Préfailles. Broch. in-8°, 42 p. (Extr. 
Ann. Soc. ent. Fr., 1882.) * 

J. B. 


Séance du 11 Avril 1888. 


Atti della R. Accademia dei Lincei, 280° année (1882-83), serie terza, 
Transunti, vol. VIL, fasc. 5 et 6. © 


Bulletin d’'Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale 
d’Apiculture et d’Insectologie, 8° année. 

N° 2 (février 1883). — H. HAmeT, p. 17, Biographie de Swammer- 
dam. — P. 49, Procès-verbal de la séance du 20 décembre 1889. — 
P. 23, Les Papillons blancs et leurs ennemis (suite). — M. Grrarn, 
p. 26, Ordre des Insectivores (suite), 2 fig. — P. 29, Abeilles soli- 
taires (suite). 

N° 3 (mars 1883). — M. GIRARD, p. 33, Ordre des Incectivores 
(suite), 4 fig. — E. SAvarD, p. 39, Le Clyte à bandes arquées (Clytus 
arcuatus L.). — P. 41, Procès-verbal de la séance du 17 janvier 1883. 
— À. HUMBERT, p. 44, Insectes nuisibles aux choux. — P, 47, Abeilles 
solitaires (suite). 


Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 120 
(1° juin 1882). — R. Vion, p. 87, Les Fourmis à miel. 


Chronique (La), gazette quotidienne publiée à Bruxelles, 46° année, n° 92 
(5 avril 1883). — JEAN D’ARDENNE, Histoire naturelle : Causerie fami- 
lière sur les Araignées belges. * 


Comptes rendus des séances de la Société entomologique de Belgique, 
série II, n° 30 (3 mars 1883). — DE BORMANS, p. xvirt, Un été 
à Rouge-Cloître (Liste des captures entomologiques). — Mevee- 


16 Bulletin bibliographique. 


DarCIs, p. xxxix, dJulodis Frey-Gessneri (sp. nov.), de Turcomanie. 
— R. OBErTHür, p. xL, Note sur une nouvelle espèce de la tribu des 
Clivinides (Holoprizus Putzeysi R. Oberth.). — L. FAIRMAIRE, P. XLI, 
Descriptions de Coléoptères recueillis par M. le baron Bonnaire en 
Algérie (sp. nov.). — D° HEYLAERTS, p. xLVII, Bijugis Alpherakii (sp. 
nov.) et Epichnopteryx flavescens, var. Kuldchaënsis (var. nov.), de 
Kouldja. — VAN SEGVELT, DE BORRE, DIETZ, D' JACOBS, p. XLVIN, 
Notes et captures diverses. 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVI, n° 13 (26 mars 1883). (©) 

N° 44 (2 avril 4883). — Prix décernés pour 1882 : p. 917, Prix 
Thore à M. Edm. André pour la Monographie des Tenthrédides (Mou- 
ches à scie), 4'° partie d’un Species des Hyménoptères d'Europe et 
d'Algérie; p. 926, Une mention de 4,500 fr. à M. P. Mégnin, pour 
son ouvrage sur les Parasites et les maladies parasitaires chez l’homme, 
les animaux domestiques et les animaux sauvages avec lesquels ils 
peuvent être en contact. 

Comité des travaux historiques et scientifiques au Ministère de l’Instruc- 
tion publique. Rapport au Ministre et arrêtés. * — Envoyé par le 
Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. 


Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 150 (1° avril 1883). — 
D’ANTESSANTY, p. 75, L'étude des Hémiptères (suite et fin). — Com- 
MUNICATIONS : Prix Dollfus. 


Müttheilungen des naturwissenschaftlichen Vereines für Steiermark, 
année 1882, 4 vol. in-8°, 282 p., cartes et pl, Graz, 1883. (©) 


Naturalista siciliano (IL), 2° année, n° 7 (1°° avril 4883), 1 pl. n © 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 81 (4° avril 1883). — M. GIRARD, p. 247, 
Bibliographie : M. Edm. André, Species des Hyménopières d'Europe 
et d'Algérie, 46° fascicule. * 

Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction 


publique, tome IE, n° 44 (travaux publiés en 1881). — E. O., p. 896 
et suiv., Analyse de plusieurs publications entomologiques parues en 


18841. 


Année 1883. 17 


BERG (D' CARLOS). Doce Heterdmeros nuevos de la Fauna argentina. 
Broch. in-8°, 43 p. (Extr. Anales de la Sociedad cientifica Argentina, 
XV, février 1883, Buenos-Aires.) * 


CHEVROLAT (A.). Essai monographique du genre Peridinetus de Schôün- 
herr. Broch. iu-8°, 5 p. (Extr. Ann. Soc. entom. de Belg., t. XXVL) * 


GIRARD (M.). Note sur des aberrations observées chez des Allaciens asia- 
tiques élevés en Europe. Broch. in-8°, 5 p., 4 fig. (Extr. Bull. mens. 
Soc. nation. d’Acclim., décembre 1882.) * 


JAYNE (HORACE-F.). Revision of the Dermestidæ of the United States. 
Broch. in-8°, 36 p., 4 pl. n. (Extr. Proc. Amer. Philos. Soc., XX, 
112, 2 R., août 1882.) * 


RILEY (C.-V.). Entomology : Instinct of the Seventeen-year Cicada (Cicada 
septemdecim) ; Food-habits of Megilla maculata ; Clothes Moths obser- 
ved in the United States; Lepidopterous Larvæ and Yellow Flowers ; 
Note on Mutilla. Broch. in-8°, 5 p. (Extr. Amer. Nalur., mars 1885.) * 


SAINT-LAGER (D'). Des origines des Sciences naturelles, suivies de remar- 
ques sur la nomenclature zoologique. Broch. gr. in-8°, 134 p. (Extr. 
Mém. Acad. Sc., Bell.-L. et Arts de Lyon, XXVI, cl. des Sciences.) * 


SCUDDER (SAMUEL-H.). The Pine Moth of Nantucket (Retina frustrana). 
Broch. in-8°, 22 p., 4 pl. col. (Publicat. of the Massachussets Sociely 
for the Promotion of Agriculture, Boston, 1835.) * 

J. B. 


Séance du 25 Avril 1883. 


Bulletin bi-mensuel de la Société Linnéenne de Lyon, 1° année (1882). 


N° 4. ©) — N°2. CL. Rey, Quelques mots sur le Vesperus Xatarli. 
N° 3. CL. Rey, Quelques exemples de Mimétisme chez certains Hémi- 
ptères. — N° 4. Roüasr, Variétés où aberrations dans les Lépidoptères ; 
CL. Rey, Descriplion de la larve de l’Anthicus floralis. — N° 5. Jac- 
QuerT, Tachinus rufipenuis et Myrmedonia Haworthi; GL. REY, Mons- 
truosités chez des Coléoptères et Hémiptères. — N° 6. CL. Rey, Larve 

(188%) on 0 


18 


Bulletin bibliographique. 


de la Lamprohiza Mulsanti; CarreT, Leiocnemis impressipennis, sp. 
nov.?; LE MÈME, Chasses aux environs d’Aigues-Mortes. — N° 7. CL. 
REY, Synonymies de quelques espèces du genre Stenus ; CARRET, Sur 
le Velleius dilatatus. — N° 8. XamBeu, Larve et nymphe de l’Oberea 
erythrocephala ; CL. Rey, Platyola fuscicornis ; LE MÊME, Pièges pour 
la chasse des espèces hypogées. — N° 9. XAMBEU, Larve de la Gicin- 
dela flexuosa ; CL. REY, Comparaison entre plusieurs larves de divers 
genres d’Élatérides. — N° 10. L’ABBÉ V. MULSANT, Larve de l’Apa- 
lochrus flavo-limbatus ; D' JAcQuET, Hyménoptères parasites du Cryp- 
tocephalus janthinus (Hemiteles œstivalis, Peromachus hortensis). — 
N° 41. CL. Rey, Envahissement des feuilles d’un tilleul par des Insectes 
de divers ordres ; D' JAcQuET, Bradycellus Godarti, sp. nov., de la 
faune lyonnaise. — N° 12. CL. REY, Énumération de ce qu’on peut 
trouver dans un clos de 5 hectares (Gicindélètes-Carabiques). — 
N° 13. LocarD, Compte rendu des travaux du dernier exercice. 


Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 121 


(4° juillet 1882). R. Vion, p. 106, La mue du Homard. — N° 122 
(1° août 1882). R. VIow, p. 118, Le sommeil des plantes el la ferti- 
lisation directe. 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 


tome XCVI, 4° semestre, n° 15 (9 avril 1883). Amans, p. 1072, Sur 
les organes du vol chez les Insectes. — N° 16 (16 avril 1883). © 


Chronique (La), gazette quotidienne publiée à Bruxelles, 16° année, n° 99. 


— JEAN D'ARDENNE, Seconde causerie familière sur les Araïgnées. * 


Entomologist’s monthly Magazine (The), n° 227 (avril 1883). — T. BA- 


KER, p. 241, On the Species of European Crambi allied to C. pinellus 
(suite). — W. BuckLer, p. 244, Description of the larva of Pamphila 
linea. — EpW. SAUNDERS,'p. 246, À new British Species of Crabro 
(C. Kollari Dahlb.). — Rev, W.-W. FOWLER, p. 247, Notes on new 
British Coleoptera since 1871, with notices on doubtful species, and 
of others that require to be omitted from the British list (suite). — 
H.-T, STAINTON, p. 254, On two of the species of Gelechia which 
frequent our salt-marshes. — D' H.-A. HAGEN, p. 254, Simulium 
feeding upon chrysalids. — E. MEYRICK, p. 255, On some Australian 
Phycidæ (sp. nov.). — Notes DIVERSES : P. 257, Entomological col- 


Année 1883. 19 


lecling during a voyage in the Pacific ; p. 260, Longevity in a beetle ; 
p. 261, Coleoptera in 1882 in the Hastings district; idem, Specific 
distinctness of Cucujus coccinatus and C. Grouvellei ; p. 262, Cucujus 
Davidis Grouvelle — C. imperialis Lewis; idem, Rewiews : Ants 
and their Ways, by Rev. W. Farren White; Fifth Annual Report of 
the Dulwich College Science Society, 1882; Catalogue of British 
Coleoptera ; Entomological Society of London (séances des 5 février et 
7 mars 1883). 


Naturaliste (Le), 15° année, n° 32 (15 avril 1883). — D" B., Bibliogra- 
phie : Nouveaux souvenirs entomologiques. Études sur l'instinct et les 
mœurs des Insectes par J.-H. Fabre. — La bouteille de chasse. * 


BRAMSON (K.-L.), Die Hymenopiera mellifera der umgegend von Jekate- 
rinoslaw, mit tabellen und graphischen Darstellungen. Broch. in-8°, 
54 p., Moscou, 1879. * 


Ip. Broch, in-8° (en russe) sur l’anatomie de quelques espèces d’In- 
sectes, 178 p., 2 pl. n., Jekaterinoslaw, 1881. * 


MAURICE (Cx.). Les Insectes fossiles, spécialement d’après les travaux de 
Sir Samuel Scudder. Broch. in-8°, 31 p. (Extr. Annales de la Société 
géologique du Nord, IX, 1882.) * 


OgBErTHÜR (R.). Note sur une nouvelle espèce de Carabique de la tribu 
des Clivinides appartenant au genre Holoprizus de Putzeys (H. Put- 
zeysi). In-8°, 2 p. (Extr. Comptes rendus Soc. ent. Belg., 3 mars 
1883.) * 


RiLEY (C.-V.). Entomology : The food relations of the Carabidæ and 
Coccinellidæ ; Relations of the Carabidæ and Coccinellidæ to Birds ; 
Phylloxera Laws ; Fostering the study-of economic Entomology ; Vivi- 
parity in a Moth; Damage to Silver Plate by Insects ; The hibernation 
of Aletia xylina Say, in the U. S., a seltled fact ; Possible Food-plants 
of the Cotton-Worm; Agrotis messoria Harr. et A. scandens Riley 
(fig.); An internal Mite in Fowls; Prevalence of the Screw-Worm in 
Central America ; Dried Leaves as food for Lepidopterous Larvæ ; 
Lepidopterological Notes ; Obituary : G.-W. Belfrage ; F.-W. Mæklin. 
Broch. in-8°, 8 p. (Extr. Amer. Natur., 4883.) * 


20 Bulletin bibliographique. 


SAINT-LAGER (D'). Quel est l'inventeur de la nomenclature binaire? — 
Remarques historiques. — Broch. gr. in-8°, 16 p., Paris, J.-B. Bail- 
lère, 1833. * 


Scupper (SAM.-H.). Older fossil Insects west of the Mississipi. In-8°, 3 p. 
(Extr. Proceed. of the Boston Soc. of Natur. History, XXII, 3 mai 
1882.) * 


In. Scolopendrella, sp. nov. (fig.); Polyxenus fascicularia Say (fg.). 
In-8°, 4 p. (Extr. Proceed. of the Boston Soc. of Natur. History, XXII, 
24 mai 1882.) * 

J. D: 


Séance du 9 Mai 18853. 


Anales de la Sociedad española de Historia natural, tome XIT, 1°° fasc., 
Madrid, avril 1883. — José GocorzA, p. 59, Una excursion zool6gica 
por Valencia. — Guni Y MARTORELL, p. 83, Resultado de una explo- 
racion entomolôgica y botänica por el término de la garriga (Cataluña). 
— PROCÈS-VERBAUX : MARTINEZ Y SAEZ, p. 18, Coleopteros reunido 
por el S' Laguna y el S° Avila. 


Atti della R. Accademia dei Lincei, 280° année (1882-83), serie lerza, 
Transunti, vol. VIL, fasc. 7 et 8. Rome, 1883. (+) 


Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Colmar, 22° et 23° années 
(1881-1882). — FerrTiG, p. 33, Catalogue des Lépidoptères d'Alsace, 
de Henri de Peyerimhoff (2° partie, Microlépidoptères), 2° édition, 
revue et coordonnée. — F, REIBER, p. 215, Note sur la zoologie de 
la cathédrale de Strasbourg. — LE MÈME, p. 251, Lépidopières pris 
à Strasbourg contre les globes de l’éclairage électrique. — D’ A. Pu- 
TON, p. 253, Hémiptères nouveaux ou rares pour lAlsace et les 
Vosges. 


Comptes rendus des séances de la Société entomologique de Belgique, 
serie I, n° 84 (7 avril 1883. — P. MABILLE, p. Li, Description 
d’Hesperies (sp. nov.). — DiETz, p. LxxVII, Notiophilus punctulatus 
et N. substrialus. — PREUDHOMME DE BORRE, P. LXXxI, Observations 


Année 1883. 21 


sur la note précédente, — CH. DONCKER DE DONCEËL, P. LXXXII, 
Corrections et additions au Catalogue des Lépidoptères de Belgique. 
— MÉGNIN, p. LxxxI11, Une application de l’entomologie à la médecine 
légale (Extr. Annales de Biologie, 3 mars 1883). — COMMUNICATIONS, 
p. Lxxxvi : Rhyssa persuasoria à Bruxelles ; Dromius notatus à Blan- 
kenberghe, 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVI, 1° semestre 1883, n°° 17 et 18 (23 et 30 avril). ©) 


Feuille des Jeunes Naturalistes, 18° année, n° 151 (1° mai 1883). — 
CH. LEBOEUF, p. 89, Faune entomologique du chêne (fin). — Commu- 
NICATIONS : p. 91, Lépidoptères des environs de Morlaix; id., Ghe- 
nilles processionnaires. 


Naturaliste (Le), 5e année, n° 33 (1* mai 1883). — Bibliographie : 
A. FinorT, p. 263, Ortotteri agrari par A. Targioni-Tozzetli. * 


Proceedings of the Natural History Society of Glascow, vol. V, partI 
(1880-81), Glascow, 1882. — ROBERT-J. BENNET, p. 13, Some Apia- 
rian Notes for 1880. — P. CAMERON, p. 29, On a collection of Hyme- 
noptera from the Sandwich Islands. 


Revista da Sociedade de Instruccäo do Porto, 3° année, n° 3 (mars 1883). 
— M.-PAULINO DE OLIVEIRA, p. 129, Catalogue des Insectes du Por- 
tugal (suite). 


Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction 
publique, tome ILL, n° 4 (Travaux publiés en 1882). — E. O., p. 17, 
Analyse de mémoires entomologiques publiés en 1882. 


Science, journal hebdomadaire publié à Cambridge, Mass., par Moses 
King, vol. I, n° 40 (13 avril 1883). * 


Sitzungsberichte der Kaïserlichen Akademie der Wissenschaften in Wien 
(Mathematisch-Naturwissenschaftliche Classe), vol. LXXXV, Heît. [, 
Il, I. ©) 

Heft. [V. — F. BRAUER, p. 218, Ueber das Segment mediaire La- 
treille’s (3 pl. n.). 


22 Bulletin bibliographique. 


BRONGNIART (CH.). Sur un nouvel insecte fossile des terrains carbonifères 
de Commentry (Allier), et sur la faune entomologique du terrain 
houiller. Broch. gr. in-8°, 40 p., 4 pl. n. (Extr. Bull. Soc. géol. de 
France, 3° série, tome XI, 1883.) * 


FAIRMAIRE (L.), VAN LANSBERGE et BOURGEOIS (J.). Coléoptères recueillis 
par M. G. Révoil chez les Çomalis. Broch. in-8°, 104 p., 4 pl. col. 
Paris, juin 1882. — Offert par M. L. Fairmaire. * 


GLEISBERG (D' P.). Kritische Darlegung der Urgeschichte des Menschen 
nach Carl Vogt. Dresde, 1868. €) — Don de M. le D" Schaufuss. * 


HALL (JAMES). Natural History of New-York : Paleontology, vol. V, part IL 
(Gasteropoda, Pteropoda, Gephalopoda). 2 vol. in-4° reliés, dont un 
vol. de texte, xv-492 p., et un vol. de 443 pl. n. Albany, 1879. ©) — 
Envoyé par la Smithsonian Institution. * 


LECONTE (J.-L.) et Horn (G.-H.). Classification of the Coleoptera of North 
America. 4 vol. in-8°, xxxviri-567 p., fig. et tabl. synopt, Washing- 
ton, 1883. (Publication de la Smithsonian Institution.) * 

J. B. 


Séance du 23 Mai 1883. 


Bulletin de la Société des Sciences physiques et naturelles de Toulouse, 
tome V, anhées 1879-1880, 1"° livr. (©) 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVI, 1° semestre 1883, n° 19 (7 mai). (©) 

N° 20 (44 mai). — P. MÉGNIN, p. 1433, De l'application de l’ento- 
mologie à la médecine légale. 

Naturalista Siciliano (1L), 2° année, n° 8 (1° mai 1883). — E. RAGUSA, 
p. 469, Catalogo ragionato dei Coleotteri di Sicilia (commencement). 
— Mina” PALUMBO, p. 175, Cattura di una Calosoma (C. sericeum 
Fabr.). 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 34 (15 mai 1883). — CH. BRONGNIART, 
p. 266, Aperçu sur les insectes fossiles en général et observations 


: Année 1883. 93 


sur quelques insectes des terrains houillers de Commentry (Commu- 
nication faite le 29 mars 1883 au Congrès des Sociétés savantes à la 
Sorbonne.) * 


Psyche, a journal of entomology, published by the Cambridge entomo- 

logical Club, vol. IV, n°* 405-106 (janvier-février 1883). — G. Dim- 

. MOCK, p. 3, The Scales of Coleoptera (fig.). — Picxman Man et 

G. Dimmocx, p. 13, Introduction to the fourth Volume. — P. 13, 

Proceedings of Societies : Cambridge entomological Club. — P. 45, 

Bibliographical Record. — P, 19, Entomological items; Sociely Mee- 
tings. 


DÉCIRY AINÉ. La Ruche de Cœuvres, petit traité populaire d’Apiculture 
pratique pour la conduite des ruches et particulièrement des ruches 
à cadres mobiles, précédé d’une notice théorique sur la nature et la 
fonction de l’Abeïlle, par Paul Tassin, 2° édition. 1 vol. in-12, 130 p., 
28 fis., Cœuvres (chez l’auteur). * 


RILEY (C.-V.). Reports of experiments chiefly with Kerosene upon the 
Insecis injuriously affecting the Orange tree and the Cotton Plant 
made unter the direction of the entomologist (Publicat. du départe- 
ment de l’Agriculture, Bulletin n° 14, Washington, 1883). 1 broch. 
in-8°, 62 p. — Offert par M. C.-V. Riley. * 


Ip. Report of observations on the Rocky Mountain Locust and the 
Chinch Bug together with Extracts from the correspondence of the 
division on micellaneous insects (Publicat. du département de l’Agri- 
culture, Bulletin n° 2, Washington, 1883). 1 broch. in-8°, 36 p. — 
Offert par le même. * 


Ip. Entomology : Railroad Cars as a means of disseminating Moths ; 
Insects as Food for Man; Number of Molts and Length of Larval Life 
as influenced by Food; Ovipositing of Diplax rubicundula; A small 
Belostoma captures a Fish; Mosquitos vs. Malaria; Entomological 
Notes. Broch. in-8°, 5 p. (Extr. Americ. Natur., vol. XVII, n° V.) * 


d. B. 


24 


Bulletin bibliographique. 


Séance du 13 Juin 1SS3. 


Annales de la Société entomologique de France, 6° série, tome IT, 1882, 


4° trimestre, planches 11, 12, 13, 14 et 15, et pl. 1 (Rhynchophora, 
Faune Bedel). — Deux exemplaires pour la bibliothèque. 

Mémoires, p. 401-584. — Bulletin des séances, p. CLXI-CXCIL — 
Bulletin bibliographique, Liste des Membres et Tables, p. 49-124. 

L. BEDEL, Faune des Coléoptères du bassin de la Seine, 2° vol. : 
Rhynchophora (planche I), familles des Nemonychidae et Gurculio- 
nidae, p. 17 à 32. 


L'année 1882 complète comprend 58 feuilles 3/4 (940 pages) et 
16 planches, dont 3 coloriées, qui se répartissent ainsi : 4° partie, 
86 feuilles 1/2 (584 p.); 2° partie, 12 feuilles (192 p.); 9° partie, 
8 feuilles 4/4 (132 p.); Faune des Coiévptères du bassin de la Seine, 
2 feuilles (32 p.) et une planche. 


Atii della R. Accademia dei Lincei, 1883, fasc. 9 et 10. (©) 


Berliner Entomologische Zeitschrift, 1883. — D' L. SORHAGEN, Beiträge 


zur Auffindung und Bestimmung der Raupen der Microlepidopteren. 
— C. FRoMHOLZ, Ueber die Lebensweise und Entwickelung der Ana- 
pha Panda Bdv. und einer neuen Phycidæ. — J. KozBe, Neue Coleo- 
ptera von Westafrika. — E. TAsCHENBERG, Die Gattungen der Bienen 
(Anthophila). — GC. BERG, Die Gattung Tolype Hb., ihre Synonyme 
und Arten. — G. QUEDENFELDT, Verzeichniss der von Stabsarzt 
D' Falkenstein in Chinchoxo (Westafrika, nordôsilich der Congo- 
müdimgen) gesammelten Longicornen des Berliner Kônigl. Museums. 
— Ip., Beschreibung von vier afrikanischen Longicornen. — J. 
Scamipr, Aufzählung der vom Major von Mechow im Quango-Gebiet 
aufsefundenen Histeriden. — M. QUEDENFELDT, Beiträge zur Kenn- 
tniss der Staphylinen-Fauna von Süd-Spanien, Portugal und Marokko. 
— Tax. Kirscu, Drusilla pleiops, n. sp. — R. MÜLzLENHOrF, Ueber die 
Entstehung der Bienenzellen. — S. WILLINSTON, Ueber Mallota cim- 
biformis Fall. — J. Roz8e, Neuere Literatur. — G. QUEDENFELDT, 
Naturg. des Ins. Deutschlands, begonnen von Erichson, etc., Goleopt. 
B. III, 2 Abt., 1 lief., bearbeitet von E. Reitter. — 2 pl. n. 


Année 1883. 25 


Bulletin d’Insectologie agricole, 1883, n° 4 et 5, — Diverses notes d’en- 
tomologie appliquée. 


Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, 
1882. () 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
4e semestre de 1883, n° 21, 22 et 23. (©) 


Feuille des Jeunes Naturalistes, n° 152. — MicHARD, Excursions ento- 
mologiques dans le massif de la Grande-Charitreuse. — CoMMuNI- 
CATIONS, 


Naturalista Siciliano (IL), 1883, n° 9. — E. RAGuSA, Catalogo ragionato 
dei Goleotteri di Sicilia. 


Naturaliste (Le), 1883, n° 35. ©) * 


Revue mensuelle d’Entomologie pure et ‘appliquée, vol. I, n° 1.—L. SCHAU- 
Fuss, Entomologische Notizen. — W. DOKHTOUROFF, Malériaux pour 
servir à l'étude des Cicindélides. — B. IAKowLEFF, Neue Rhynchoten 
der russischen Fauna. — S. ALPHERAKY, Notes lépidoptérologiques. 
— E. Koeënic, Abraxes grossulariata. — J. PORTCHINSKY, Insectes 
nuisibles à l’agriculiure de la Russie, 


Science, n° 13. ©) 


Verhandlungen der k. k. zool.-botan. Gesellschaft in Wien, 1881. — 
Fr. Lôw, Mittheilungen über Phytoptocecydien (pl. 111). —E. REITTER, 
Bestimmungs-Tabellen der europäischen Coleopteren : IV. Cistelidæ, 
Georyssidæ, Thorictidæ (pl. 11); V. Paussidæ, Clavigeridæ, Pselaphidæ 
et Scydmenidæ (pl. x1x). — L. GANGLBAUER, Bestimmungs-Tabellen 
der europäischen Coleopteren : OEdemeridæ, Gerambycidæ (pl. xx11). 
— Fr. Lôw, Beilräge zur Biologie und Synonymie der Psylloden. — 
J. Mix, Diptera (Expéd. de la Vénus aux îles Auckland), pl. xx. — 
H. ReINHARD, Beiträge zur Gräber-Fauna. — O. REUTER, Heegeria, 
n. g. (pl. xIV). — BRUNNER VON WATTENWYL, Ueber die authocthone 
Orthopteren-Fauna Oesterreichs. — Fr. Lôw, Beschreibung von zehn 
neuen Psylloden-Arten (pl. xv). — E. KEYsERLING, Neue Spinnen 
aus Amerika, LIL (pl. x1). — J. Mix, Dipterologische Mittheilungen, 
IL et LIL (pl. xvi). — E. ReiTTer, Zur Pselaphiden und Scydmeniden 
Syriens. — C.-R. OsTEN-SACKEN, Verzeichniss der entom. Schriften 


26 Bulletin bibliographique. 


Cam. Rondani’s (nachtrag zu Hagen). — J. Mix, Einige Worle über 
P,-Gabriel Strobs « Dipterologische Funde um Seitenstetten ». — 
B. Môscuer, Beiträge zur Schmetterlings-Fauna von Surinam, IV 
(pl. xvur et XVIII). — A. ROGENHOFER et D° DELLA ToRRE, Die Hy- 
menopteren in I.-A. Scopolis Entomologica Carniolica und& auf den 
dazugehärigen Tafeln. — D' Scaauruss, Zoologische Ergebnisse von 
Excursionen auf den Balearen (pl. xxt). — D' L, Kocx, Die Arachni- 
den und Myriapoden der Balearen (pl. xx et xx1). 


Verhandlungen der K. Leopold. Garol. Deutschen Akad. der Naturforscher, 
1881. — DEew1Tz, Afrikanische Nachtschmetterlinge (2 pl. col.). 


1882. © 


Verslag van de Zestiende Wintervergadering der Nederlandsche entomo- 
logische Vereeniging, gehouden te Leiden op 14 Januairj 1883 (Extr. 
tome XXVI du Tijdsch. voor Entomologie). — EVERTS, P. CXLIV, 
Tableau du genre Hydrobius. — HEYLAERTS FILS, p. CXLIX, Les Ma- 
crolépidoptères de Bréda et de ses environs (Liste supplémentaire 
n° 8, captures de 1877 à 1882). 


BERG (D' C.). Miscellanea Lepidopterologica (An. Soc. Cieni. Arg., 
1883.) * 


BRUNNER DE WATTENWYL (CH.). Nouveau système des Blattaires. Vienne, 
1865, 13 pl * 


Carus. Zoologischer Jahresbericht, 41'° partie. Leipzig, 1879, 1880 el 
1881. * 


CxAuporr (Max. DE). Monographie des Oodides, parties 4" et 2°. (Ann. 
Soc. ent. Fr., 1882.) — Offert par M. A. Sallé. * 


GADEAU DE KERVILLE (H.). Analyse d’un mémoire de M. A. Conil inti- 
tulé : Études sur l’Acridium paranense Burm., ses variétés et plusieurs 
insectes qui le détruisent. Rouen, 1883. * 


Ip. Compte rendu annuel de la Société des Amis des Sciences naturelles 
de Rouen pour 1882. * 


Ip. Extrait des procès-verbaux du Comité d’Entomologie, 2° semestre 


1882. (Soc. Amis Sc. nat. de Rouen.) * 
API: 


—— 


Année 1883. 27 


Séance du 27 Juin 1383. 


Bulletin de la Société académique franco-hispano-portugaise de Toulouse, 
tome III, 1882, n° 4. () — Avec les tables des matières contenues 
dans les tomes IL et III. 


Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Nîmes, 10° année, 
n° 8 à 12 (août à décembre 1882), et 11° année, n° 4 à 3 (janvier à 
mars 1883). () — Avec la table des matières de la 10° année. 


Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard ae 
vol. X, n° 5 et 6, Cambridge, 1883. () 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVI (1° semesire 1883), n° 24 (11 juin 1883). — PaLLas, 
p. 1709, Sur l'utilisation pour la culture de la vigne des terrains 
sablonneux des Landes et de la Gironde. 
N° 25 (18 juin 1883). — C.-E. DELLA ToRRE, p. 1806, Nouvelle 
méthode de coloration du pigment de l’œil des Arthropodes. 


Tables des Comptes rendus des séances pendant le 2° trimestre 
1882 (tome XCV). 


Entomologist’s monthly Magazine (The), vol. XX, n° 229 (juin 1883). — 
H.-T. STAINTON, p. 1, Philipp Gàrisloph Zeller,. — R.-H. MEADE, 
p. 9, Annotated List of British Anthomyiidæ (suite). — ArTHUR-G. 
BUTLER, p. 14, Reply to Mr. Meyrich’s observations on the Synonymy 
of certain Micro-Lepidoptera — Notes Diverses : p. 15, Influence 
of colour on Insects; p. 16, Notes ,on British Ants; p. 17, On the 
habits of the larva of Eupæcilia rupicola; id., On the hibernation as 
full-fed larvæ of some species of Nepticula; p. 18, The young larvæ 
of Coleophora lixella; id., Coleoptera from the vicinity of Ant’s nests, 
Chobham; p. 19, Recents captures of Coleoptera and Hemiptera in 
the Birmingham district ; id., À new British Trichopteron (Mesophylax 
aspersus Ramb., var.). — BIBLIOGRAPHIE : p. 20, Rovaräszati Lapok ; 
p. 21, Catalogue of British Coleoplera, by David Sharp, 2° éd. — 
NÉCROLOGIE : p. 21, William Alexander Forbes. — P. 22, Procès- 
verbaux des séances des 4 avril et 2 mai 1885 de la Société entomo- 
logique de Londres. — D. SHARP, p. 23, Some new Species and Genera 
of Coleoptera from New Zealand (commencement). 


28 Bulletin bibliographique. 


Mémoires de la Société Linnéenne du Nord de la France, année 1883. — 
D' GOBERT, p. 55, Révision des espèces françaises de la famille des 
Tabanidæ (sp. nov.). — D° REGIMBART, p. 107, Les Gyrinides d'Eu- 
rope (tabl. dichot.). — DEcAUX, p. 201, La Faune de Cayeux-sur-Mer. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 36 (15 juin 1883). — P. CHRÉTIEN, p. 286, 
Une Géomètre (commencement). — P. 287, Nécrologie : D' W.-C.-H. 
Peters. * 


Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction 
publique, tome Il, n° 42, avec la table des matières du tome IL — 
Tome III, n° 2 © 


BRUN (A.-E.). Tineidæ infesting Apple Trees at Ithaca. Broch, in-8°, 


44 p., 2 pl n. (Extr. Second Report of the Cornell University Expe- 
riment Station, Ithaca, N. Y., 1883.) * 


ComsTock (H.). Monograph of the sub-family Diaspinæ of the family 
Coccidæ and a list, with notes, of the others species of Scale Insects 
found in North-America. Broch. in-8°, 96 p., fig, 4 pl n. (Extr. 
Second Report of the Cornell University Experiment Stauon, Ithaca, 
N. Y., 1883.) * 


Count Y MARTORELL (DON MIGuEL). Resultado de una exploracion ento- 
molôgica y botänica por el término de la Garriga (Cataluña). Broch. 


in-8°, 19 p. (Extr. Anal. de la Soc. Esp. de Hist. Nat., tome XII, 
1883.) * 


LAMBERT (Ep.). Traité pratique de Botanique. Propriélés des plantes : 
leur utilité et leur emploi dans la médecine, la pharmacie, les arts 
industriels, l’économie domestique, etc., etc. Vol. petil in-8°, 500 p., 
nombr. fig., Paris, chez Firmin Didot et C°, 1883. €) * 


RILEY (C.-V.). Entomology : The new Classification of the Coleoptera of 
North-America ; A pretty and unique Gall-making Tortricid (Grapho- 
litha ninana, nov. sp., fig.); Simulium feeding on other Insects ; Lon- 
gevity in a Beetle; Synopsis of the N. A. Heliothinæ; Stylopised 
Andrenæ; Death of Professor Zeller; Fig Caprificators; The Chigoe 
in Africa ; Cocoon of Telea Polyphemus ; The sucking organs of Bees, 
Bugs and Flies; The Pine Moth of Nantucket; Entomological Notes. 
Broch. in-8°, 7 p., fig. (Extr. Amer. Natur., XVII, juin 1883.) * 


J. B. 


Année 1883. 29 


Séance du 11 Juillet 1883. 


Annales de la Société entomologique de Belgique, tome XXVI, Bruxelles, 
1882. — A. PREUDHOMME DE BORRE, p. 1, Notice nécrologique sur 
J. Putzeys. — CH. DONCKIER DE DONCEEL, p. 5, Catalogue des Lépi- 
doptères de Belgique. — A. LAMEERE, p. 1, Liste des Cérambycides 
décrits postérieurement au Catalogue de Münich. — A. CHEVROLAT, 
p. 79, Essai monographique du genre Peridinetus de Schünherr. — 
H. JEKEL, p. 84, Note sur le travail de M. Chevrolat concernant les 
Peridinetus. — D° CÉSAR CHICOTE, p. 87, Notice sur quelques Hémi- 
ptères de la Grèce. — Catalogue de la Bibliothèque. 


Annales de la Société Linnéenne de Lyon, tome XXIX, année 1889 (nou- 
velle série). — CL. REY, Histoire naturelle des Coléoptères de France, 
tribu des Brévipennes, famille des Tachyporiens, rameau des Bolito- 
biates (genres Bryocharis, Megacronus, Bolitobius, Bryoporus, Myce- 
toporus, Ischnosoma) et famille des Trichophyens (genre Trichophya), 
avec 4 pl. — LE MÊME, Quelques mots sur le Vesperus Xatarti; 
Larves d’Anthicus floralis et de Lamprorhiza Mulsanti ; Notes synony- 
miques sur plusieurs espèces du genre Slenus ; Note sur la Platyola 
fusicornis ; Notes synonymiques sur quelques espèces du genre Micro- 
peplus et description d’une nouvelle espèce (M. obsoletus, des Haules- 
Pyrénées); Note sur le Stethoconus mamillosus. — XamBEu, Notice 
sur le Melanophila cyanea ei le Clerus rufipes (métamorphoses) ; 
Descriptions de la larve et de la nymphe de la Cicindela flexuosa ; 
Note sur les larves du genre Oberea et description de celle de l’O. ery- 
throcephalus. — PIERRE MILLIÈRE, Lépidoptérologie, 8° fascicule 
(27 espèces, insectes parfaits, chenilles, etc.; sp. nov. : Orthosia 
Rhadama, Argyresthia Walsinghamella, Orobena submundalis, Pem- 
pelia italo-gallicella, Gelechia fulminella, Eupithecia Latoniata, Apamea 
Chloris, Oxyptilus lantoscanus, Aciptilia Apollina, Polia dubia, var. 
Typhonia). — GEORGES Rouasr, Catalogue des chenilles européennes 
connues. — A. GODART, Description d’une nouvelle espèce de Der- 
mestide (Dermestes Favarcqui) originaire de la Ghine. 


Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Nimes, 11° année, 
n° 4 et 5 (avril et mai 1885). — LADOR, Acherontia Atropos (mœurs, 
etc.), avec 4 pl. 


30 Bulletin bibliographique. 


Bulletin d’Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale 
d’Apiculture et d’Insectologie, 8° année, 1883, n° 6. — SavarD, Ré- 
duve masqué. — GARNESSON, La Mouche de la Betterave; Le Tigre 
du Poirier. — LesuEur, La lutte contre les Insectes. — KüNckEL 
D'HERCULAIS, Abeilles solitaires (suite). 


Comptes rendus des séances de la Sociëte entomologique de Belgique, 
série III, n° 33 (2 juin 1883). — CAPRONNIER, p. xCVIII, Hylophila 
prasinana, var. d Millieri Capr. — M.-J. BELON, p. xcix, Note sur le 
sous-genre Coninomus et description d’une espèce nouvelle (GC. dro- 
medarius), — LAMEERE, p. iv, Addenda et corrigenda à la liste des 
Cérambycides décrits postérieurement au Catalogue de Münich. 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences 
de l’Institut de France, 1° semestre 1883 (Llome XCVI), n° 26, et 
2° semestre 1883 (tome XCVIL), n° 4 (€) 


Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 453 (1° juillet 1883). — 
THoziN, Tableaux synoptiques des espèces françaises des Latridiens, 
division des Mérophysaires. — BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, Antho- 
charis Belemia prise à Morlaix. — VALLÉE, L’Argyronète. 


Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft, vol. VI, 
Hefte 8 et 9, Schaffouse, 1883. — D' G. STiERLIN, p. 403, Bestim- 
mungstabellen europäischen Coleopteren. IX. Curculionidæ (commen- 
cement, jusqu’au G. Melacinops inclusivement). 


Naturalista Siciliano (Il), giornale di Scienze naturali, anno IT, n° 40, 
4 Luglio 1883. — Epm. ANDRÉ, de Beaune, Descriptions de quelques 
espèces nouvelles d’Odynères de la Sicile (Odynerus lobatus, sulcatus, 
trinacriæ, insularis, depressus, Destefanii). 

Naturaliste (Le), publié par M. Ém. Deyrolle, 5° année, n° 37 (1* juillet 
1883). — P. CHRÉTIEN, Une Géomètre (fin). * 


Revue des travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction 
publique, tome III, 1882, n° 3. — E. O., Indication de quelques 
travaux entomologiques. 


Scientific Proceedings (The) of the Royal Dublin Society, vol. II (new 
series), part V, August 1882. C) 


Année 1883. 4 


Scientific Transactions (The) of the Royal Dublin Society, séries IL, vol. I, 
janvier à novembre 1882, n°° xv à x1x. Broch. gr. in-4°. © 


Series IT, vol. IT, 1880-1882. Un fort volume gr. in-4° de près de 
1000 pages. — SHARP, On aquatic Carnivorous Coleoptera or Dytis- 
cidæ, 914 pages et 12 pl., représentant 295 Hydrocanthares. 


ABEILLE DE PERRIN (ELZÉAR). Contributions à la faune coléoptérologique 
de la Méditerranée. Broch. in-8°, 34 p. (Extr. Bull. Soc. Hist. nat. de 
Toulouse, décembre 1880.) * 


Ie. Contribution à la faune coléoptérologique d’Europe et des pays 
voisins. Broch. in-8°, 32 p. (Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1880.) * 


Ipem. Description de deux espèces nouvelles de Coléoptères du bassin 
circumméditerranéens et quelques observations sur divers Malachiaires, 
suivies de la description d’Anophthalmus nouveaux. Broch. in-8, 
(Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1369.) * 


Inem. Essai de classification des espèces françaises du genre Fænus F, 
Broch. in-8°, 24 p. (Extr. Bull. Soc. Hist. nat. de Toulouse, 1879.) * 


IDEM. Essai monographique sur les Gisides européens et circaméditer- 
ranéens. Broch. in-8°, 100 p., Marseille, 1874. * 


IpemM. Malachides nouveaux d’Algérie., Broch. in-8°, 4 p. (Extr. Revue 
d’Entomologie, août 1882.) * 

IDEM. Nouveau Supplément à l’histoire des Malachides. Broch. in-8°, 
24 p. (Extr. Revue d'Entomologie, 1883.) * 


Inem. Nouveaux Coléopières français. Broch. in-8°, 8 p. (Extr. Ann. Soc. 
ent. Fr., 1869.) * 


Inem. Nouveaux Coléoptères français. Broch. in-8°, 12 p. (Extr. Ann. 
Soc. ent. Fr., 1869.) * 


Ipem. Supplément à la Monographie des Malachides d'Europe et des 
pays voisins. Broch. gr. in-8°, 19 p. (Extr. Il Naturalista Siciliano, I.) * 


Inem. Synopsis des Dryophilus du bassin de la Méditerranée. Broch. 
in-8°, 10 p. (Extr. Ann. Soc. ent. Fr., 1875.) * 


Ineu. Une battue aux Chrysides. Broch. gr. in-8°, 7 p. (Exlr. Feuille 
des Jeunes Naturalistes, 1876.) * 


92 Bulletin bibliographique. 
GIRARD (MAURICE). Le Phylloxera, 4° édition. Broch. in-12, 127 p., 
4 carte, nombr. fig. Paris, Hachette et C°. 1883. * 


PREUDHOMME DE BORRE (ALFRED). Matériaux pour la faune entomologique 
de la province du Luxembourg belge : Goléoptères, 2° centurie. * 


J. BOURGEOI!S el E. DESMAREST. 


Séance du 25 Juillet 18S3. 


Akademija umiejetnoscie W. Krakowie. Sprawozdanie Komisyi Fizyjo- 
graficznéj, Tom szesnasty 1882. — Lomnicri, Pluskwy roznoskrzdle 
(Hemiptera-Heteroptera) znane dolychezas z Galicyi, p. (37) à (55). — 
D' A. WierZeJsKkI, Materijaly do fauny jezior tatrzanskirch (Crustacea, 
Arachnoiïdea, Insecta [Thysanura, Hemiptera, Goleoptera]), p. 215 à 
239, avec 2 planches lithogr. représentant des Crustacés (Daphnia, 
Macrothrix, Streblocerus, Acroperus et Diaptomus). — LOMNICKi, 
Sprawozdanie z wycieczki entomologicznej w gory Stryjskie podjete) 
w. r. 1880 (Orthoptera, Coleoptera), p. 240 à 254. 


Atti della R. Accademia dei Lincei, anno CCLXXX (1882-1883), serie 
terza, Transunti, vol. VII, fase. 11 et 12. Roma, Maggio 1883. €) * 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences 
de l'Institut de France, tome XCVII, 2° semestre 1883, n° 2. ©) 
N° 3. — J. LICHTENSTEIN, Les migralions des Pucerons confirmées. 
Évolution biologique complète du Puceron de l’Ormeau (Tetraneura 
ulmi), p. 197. ï 


Naturaliste (Le), publié par M. Ém. Deyrolle, 5° année, n° 38 (45 juillet 
1883). — FRANCIS HUTINGTON Snow, Habitudes anthropologiques de 
la Lucilia macellaria Fabr.; le « Screw-worm » (Vers-vis). Extrait du 
Psyche, vol. IV, n°° 107-108, p. 27, mars et avril 1883 (Traduc- 
tion). * 

Revista da Sociedade de Instruccäo do Porto, 3° année, n° 45 (avril-mai 
1883). — D' MANOEL-PAULINO DE OLIVEIRA, Catalogue des Insectes 
du Portugal (Coléopières). 1° Espèces n° 627 à 683, p. 164 à 173; 
2° espèces n° 684 à 732, p. 233 à 241. * 


Année 1883. 98 


Revue d’entomologie, publiée par la Société française d’Entomologie, 
tome II, 1883, n° 4, 5 et 6. — ERNEST OLIvier, Lampyrides 
nouveaux ou peu connus (genre Luciola, 10 espèces nouvelles), 
p. 73. — CHARLES BRISOUT DE BARNEVILLE, Buprestides nouveaux 
d'Algérie et d’Espagne (genres Anthaxia et Agrilus), p. 81. — 
Ip., Trois Scolytides nouveaux d’Algérie (genres Hylastes, Phlæo- 
sinus et Scolytus), p. 146. — Cr. Rey, Notices entomologiques : 
I Sur le genre Hydroscapha et espèces françaises de Limnebius, 
p. 84; II. Description d’un nouveau Berosus, p. 88. — In., Nofe sur 
lPAcupalpus luridus, p. 118. — D' A. Purow, Note sur les Rhopalopus 
hungaricus, insubricus et siculus, p. 91. — ALBERT FAUVEL, Mélo- 
mélie tarsale sur un Staphylinide (Philonthus ventralis), fig., p. 93. 
— JULES LICHTENSTEIN, Évolution biologique du Puceron de l’Ormeau, 
p. 94. — In., Sur une Tenthrédine du Prunier, p. 118. — In., L’En- 
tomologie agraire et le Phylloxera, p. 448. — W. DOKHTOUROFF, 
Additions aux Malachides, p. 96. — W. Ercaxorr, Les Xylophages 
d'Europe, Tableaux traduits de l’allemand par M. A. Dupors, avec des 
notes et additions concernant la Faune gallo-rhénane, 2 pl., p. 97 et 
1914, — DAvip SHARP, Un mot sur le genre Hydroscapha, p. 117. — 
E. BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, Chasses entomologiques d’hiver, 
p. 118. — ALBERT FAUVEL, Faune gallo-rhénane, Coléoptères : Cara- 
biques (suite), p. 109, 417 et 125 (pagination spéciale). * 


OLiviER (ERNEST). Essai sur la Faune de l’Allier, ou Catalogue raisonné 
des Animaux sauvages observés jusqu’à ce jour dans ce département. 
2° partie : Annelés; Coléoptères, 2° fascicule : Parnides — Curcu- 
lionides. (Extr. du Bulletin-Journal de la Société d’agriculture de 
l'Allier.) * 

Ip. Lampyrides nouveaux ou peu connus. 1° Mémoire : genre Luciola, 
(Extr. de la Revue d’Entomologie, 1883.) * 


RILEY (C.-V.). Entomology. A unique aust beautiful Noctuid (Cirrophanus 
triangulifer), 3 fig.; — Insect affecting stored Rice; — Hypermeta- 
morphoses of the Meloidæ ; — Color preferences in Nocturnal Lepido- 
ptera ; — Entomological Notes, * 


Scupper (SAMUEL-H.). The Carboniferous Hexapod Insects of Great Bri- 
tain, 4 pl. (Liste des Insectes trouvés dans les terrains carbonifères, 


(1885) 3° partie, 3. 


ol Bulletin bibliographique. 


genres nouveaux, espèces nouvelles). (Extr. Memoirs of the Boston 
Society of Natural History, vol. IIT, n° vx, juin 1883.) * 


Scupper. The Tertliary Lake-Basin at Florissant Colorado. (Extr. Depart- 
ment of the Interior, United States geolog. and geograph. Survey.) * 


END: 


Séance du S Août 1883. 


Annales de la Société entomologique de France, 6° série, tome III, 1883, 
4® trimestre, planches 2 et 3. — Deux exemplaires pour la Biblio- 
thèque. 

Mémoires, p. 1-128 (feuilles 4 à 8)..— Bulletin des séances, 
p. 1-xLvint (feuilles 4, 2 et 3). — Bulletin bibliographique, p. 1-16 
(feuille 4). 

L. BEDEL, Faune des Coléopières du bassin de la Seine et de ses 
bassins secondaires, 2° partie. Sous-ordre Rhynchophora, famille des 
Curculionidae : sous-famille Brachyrrhinidae, (suite), p. 33 à 48. 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences 
de l’Institut de. France, tome XOVII, 2° semestre 1883, n° 4 et 5. ©) 


Deutsche entomologische Zeitschrift, herausgegeben von’ der Deutschen 
entomologischen Gesellchaft 1883, 1° trimestre. Vol. in-8°, Berlin, 
1883 (224 pages). — D' GEORGES KRAATz, Ueber die Verwandten 
der japanischen Cetonia submarmorata, p. (9). — Ip., Allocoto- 
cerus, nov. gen. Hydrophilidarum, p. (14). — Ip., Ueber die 
Arten der Gattung Anisoplia, p. (17). — W. EHLers, Ueber blinde 
Bembidien, p. (30). — J. FAuST, Neue asiatische Russelkaler (20 es- 
pèces de Gurculionides), p. 193, —,D' von HEYDEN, Plateumaris seri- 
cea et discolor, p. 209. — J. WEIse, Bemerkungen über die im 
Glatzer Gebirge lebenden Orina-Arten und ihre Larven, p. 210, 243. 
— S. ALBERS, Beitrage zur Kenntniss exotischer Lucaniden, p. 221. 
— Epm. REITTER, Ueber die Gattung Sphenophorus, p. 231. — In., 
Revision der Alexia-Arten, p. 286. — J. Waise, Bemerkungen über 
Chrysomeliden, p. 251. — TH. BELING, Beitrag zur Melamorphose 


Année 1889. 95 


der Kaferfamilie der Elateriden (25 espèces), p. 257. — L. vON HEYx- 
DEN, Funf neue Zabrus, p. 805. — In. et J. Weise, Neue sudost- 
europäische und klein-asiatische Kafer (5 Coléoptères nouv.), p. 310. 
— J. Weise, Ueber die Galeruca, p. 315. — D° G. KRAATZ, Synony- 
mische Bemerkungen über Cetoniden, p. 317, — J. WEIsE, Bestim- 
mungs-Tabelle der blauen oder metallischen!.Geuthorrhynchus-Arten, 
p. 321. — In., Bemerkungen zum Catalogus Coleopterorum Europæ et 
Caucasi, p. 333. — In., Funf neue Syagrus, p. 335. — L. von HEY- 
DEN et D' G. KRAATZ, Kälfer; aus Osch (in Turkeslan) (Coléoptères), 
p. 337. — In. 1BID., Käfer aus Tekke-Turcmenien (Coléoptères), 
p. 354. — D' G. KRAATZ, Goniognathus, g. n. Carabinorum, p. 361. 
— L. VON HEYDEN, Relazione di un viaggio nelle GCalabrie fatto 1876, 
p. 363. — In., Ueber Dorcadion atrum, p. 367. — Ip., Zwei nene 
Käfer von Creta (Ptomaphagus creticus el Elaphocera Maltzani, sp. 
n.), p. 368 — D' G. KrAATZ, Ueber die Trichiüiden-Gattung Incala, 
p. 369. — In., Zwei neue afrikanische Myoderma-Arten, p. 370. — 
In., Ueber die Gattung Valgus und eine Anzahl neuer Arlen dersel- 
ben, p. 373. — In., Neue exotische Cetoniden (16 espèces nouvelles 
et G. n. Ptychodestes), p. 380. — In., Zwei neue Nalassus (Helops) 
Arten, p. 395. — Epm. REITTER, Weitere Mittheilungen über Alexia, 
p. 393. — In., Aubeonymus granicollis, sp. n., p. 394. 


Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 154 (1° août 1883). — 
A. THOLIN, Famille des Latridiens, IL. Tribu des Latridiaires, p. 122. 
— E. BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, Coléoplères parasites du chêne, 
p. 125. — MAURICE SAND, Anthocharis belemia, var, glauce, p. 126. 
— ÉDOUARD BRABANT, Caradrina arcuosa, p. 126. 


List of the Fellows and honorary, foreign, and corresponding members 
and medallists of the Zoological Society of London. In-8°, Londres, 
mai 1883. ©) 


Naturalista siciliano (Il), giornale di Scienze naturali, 2° année, n° 41 
(1 août 1883). — ENRICO RAGUSA, Catalogo ragionato dei Coleotteri 
di Sicilia (G. Leistus, Scarites, Reicheïa [præcox, var. nouv. Baudii]), 
p. 241-247. — In., Lygistopterus anorachilus, sp. n., p. 251. — FLA- 
MINio BAupr, Osservazioni sovra alcune specie di Leistus (L. crenatus 
et sardous), p. 247-248. — L. FAILLA-TEDALDI, Caccia di Lepidolteri 
rari, p. 249-250. 


86 Bulletin bibliographique. 


Naturaliste (Le), journal publié par M. Ém. Deyrolle, 5° année, n° 39 
(1e août 1883). — P. MÉGNIN, Aptérologie. La Garrapata du Mexique 
(Argas Megnini Alf. Dugès). 


Proceedings of the Scientific Meetings of the Zoological Society of Lon- 
don, 1882, part IV (novembre et décembre). Gr. in-8° avec 16 pl. — 
ARTHUR THOMSON, Noies on a species of Stick Insect reared in the 
Insect-House in the Society's Gardens (Bacillus patellifer ®), 4 pl., 
p. 718. — ArTHUR-G. BUTLER, On some or little-known Spiders from 
Madagascar (7 espèces nouvelles), 4 pl, p. 763. — HERBERT DRUCE, 
Descriptions of a new genus and some new species of Lepidoptera 
Heterocera (15 espèces ; G. n. Callhistria), 2 pl., p. 777. 

1883, part I (janvier et février), avec 18 pl. — F. Moore, Descrip- 
tions of new genera and species of Asiatic Lepidoptera Heterocera 
(49 espèces ; G. n. Baradesa, Arthisma, Biturna), 2 pl, p. 15. — 
HENRY-S. GorHAM, Descriptions of new species of Beetles belonging 
to the family Erotylidæ (29 espèces nouvelles ; G. n. Hybosoma), 4 pl., 
p. 75. 


Repertorium betreffende deel XVII tot en met XXIV (3° série, 1874-1881) 
van het Tijdschrift voor Entomologie, uitgegeven door de Nederland- 
sche Entomologische Vereeniging, Bewerkt door F.-M. vAN DER WuULP. 
Sgravenhage, 1882. Broch. gr. in-8° de 120 pages. 


Société Linnéenne du Nord de la France, Bulletin mensuel n° 493, 41° an- 
née, tome VI (1° septembre 1882). Broch. in-8°. — R. VIoN, Puce- 
rons et Fourmis. (Extr. et trad. du n° 94 du Psyche.) 


Tijdschrift voor Entomologie uitgegeven door de Nederlandsche Entomo- 
logische Vereeniging, onder redactic van D' A.-W.-M. van Hasselt, 
F.-M. van der Wulp en Jhr. D' Ed.-J.-G. Everts. Zes en twintigste 
deel Jaargang 1882-1883. Erste en Tweede Aflevering. 2 broch. gr. 
in-8° avec 5 planches. Ssgravenhage, 1883. — Verslag van de zeven- 
en-dertingste zomervergadering der Nederlandsche entomologische 
vereeniging, gehouden te wageningen, op Zaturdag 4 Julij 1882, des 
morgens ten 10 ure (Excursion entomologique), p. 1 à xxxlir. — Lijste 
der Leden 1882 (Liste des membres), p. XXXIV à XXXIX. — Biblio- 
theken en Entomologische inhoud, septembre 1881 à juillet 1882 
(Ouvrages offerts et analyses entomologiques), p. xz à xc. — Handleï- 


Année 1885, 07 


ding woor het verzamelen, bewaren en verzenden van uitlandsche 
Insecten (Procédés de chasse des Insectes), p. CI à GxXx. 


Van per Wuzpr, Amerikaansche Diptera (32 espèces nouvelles), 
2 pl. col., p. 4 à 60. — Wesrwoon, Descriptions of some new exotic 
Coleoptera {4 genres nouveaux : Deionosoma [Colydiidæ], Lamesis 
[Sternoxa], Leiochrinus [25 espèces, Diaperidæ] et Motrita [Diaperidæ]), 
avec 3 pl. dont 1 col., p. 61 à 78. — DE Roo van WEsTMAASs, Boe- 
kaankondiging De Vlinders van Nederland (Microlepidoptera), syste- 
matisch beschreven door Snellen, tweedeelen, p. 79 à 86. — EVERTS, 
Bijdrage tot de Kennis der in Nederland voorkomende Haliplidæ, 
4 bois, p. 87 à 103. — VAN HassezT, Boekaankondiging, Ovor den 
bouw der geslachts-organen bij de Phalangiden, door HENRI-W. DE 
GRAAF, p. 10/4 à 115. 


Transactions of the Zoological Society of London, vol. XI, part 8. Gr. 
in-4° avec 11 planches lithographiées. Londres, janvier 1883. C) 


E. D. 


Séance du 22 Aoùt 1883. 


Archivos do Museu Nacional do Rio de Janeiro, Vol. IV, 1879. — D' N. 
Moreira, Metamorphose de uma Heliconia (narcea), 4 pl, p. 1-14. 
— D' Fritz Muzzer, Metamorphose de um Insecto Diptero (Palto- 
stoma torrentium), 4 pl., p. 47-85. 


Vol. V, 1880. © * 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de PAcadémie des Sciences 
de l'Institut de France, tome XCVIT, 2° semestre 1883, n° 6. () 
N° 7. — J. Carre, Note relalive à une composition employée par 
M. Hatch, de San-Jose (Californie), pour la destruction du Phylloxera, 
p. 481. 


Naturaliste (Le), journal publié par M. Ém. Deyrollé, 5° année, n° 40 
(15 août 1883). — CHRÉTIEN, La Corycia temerata, ses premiers états 
(4e partie). * 


Nouvelles Archives du Muséum d'Histoire naturelle, 2° série, tome IV, 


98 Bulletin bibliographique. 


2° partie (4881); tome V, 1'° parlie (1882) et 2° partie (1883). 8 vol. 
in-/4° avec pl. — D" ROCHEBRUNE, Faune de l'archipel des îles du 
Cap-Vert : Annélides, 4 pl. col. — Offert par le Ministre de l’Instruc- 
tion publique. * 


Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia, 1883, 
part I (janvier à mai). In-8° avec 7 pl. © 


Psyche, a Journal of Entomology, published by the Cambridge enlomo- 
logical Club, vol. IV, n° 409 et 110 (mai et juin 1883). — GEORGE 
Dimmocx, The scales of Coleoptera (Alaus oculatus, Plinus rutilus, 
Clylus robiniæ, Entimus imperialis), avec 8 bois. — J.-A. LINTNER, 
On an egg-parasite of the currant saw-fly (Nemalus ventricosus). — 
H.-A. HAGEN, The tarsal and antennal characters of Psocidæ. — 
J.-A.-L. REARING, Lepidoptera ; Book notices. — The Chigoe in Africa 
(Pulex penetrans), etc. 


Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction 
publique, tome IL, 1882, n° 4. — E. O., Analyses de quelques tra- 
vaux entomologiques. — Offert par le Ministre de l’Instruction pu- 
blique. * 


Revue mensuelle d’Entomologie pure et appliquée, rédigée par M. Wla- 
dimir Dokhtouroff, vol. I*, 1'° année, 1883, n° 2. Broch. in-8°, 
S'Pélershourg. — D' F. MorAwITz, Neue ost-sibirische Anthophora- 
Arten (2 Anthophora sp. n.), p. 33. — CH. OBErTHÜR, Réponse à 
une question de M. Serge Alphéraky (Smerinthus populeti et populi), 
p. 37. — EpM. REITTER, Neue Coleopteren aus Russland und bemer- 
kungen über bekannie Arten (4 sp. n. : G. Leistus, Scaphidiam, Ips, 
Laricobius), p, 40. —J. PorreniNsxy, Histoire naturelle d’un Thrips 
(T. urticæ) et d’un Trombidium qui en est le parasite (traduit du 
russe par M. W. Dokhtouroff), Entomologie appliquée, p. 44. — 
W. DoknTourorr, Liste des types de Coléoptères qui se trouvent 
dans sa collection, p. 53. — Bibliographie, Annonces, Nouvelles, etc., 
p. 55 à 60. * 


BERG (C.). Die Gattung Tolype Hb., ihre Synonyme und Arten. (Extr. 
Berl. Entom. Zeits., 1885.) Broch. in-8°. (Sp. nov. : T. Güntheri, de 
la République Argentine ; pelochroa et argyphea, de Rio-Janeiro.) * 


Année 1885. 99 


PREUDHOMME DE BoRRE (ALrrep). Liste des Manlides du Musée royal 
d'Histoire naturelle de Belgique. Broch. in-8°, Bruxelles, 1885. 
(80 espèces indiquées, une nouvelle : Danuria elongata). * 


Ip. Matériaux pour la Faune entomologique de la province du Brabant, 
Coléoptères, 3° centurie (Carabiques et Hydrocanthares). * 


Ip. Matériaux pour la Faune entomologique de la province de Liège. 
Coléoptères, 3° centurie (Carabiques). * 


Ip. Notice nécrologique sur Jules Putzeys (2 exemplaires). * 


SÉLYS-LONGCHAMPS (Epm. De). Les Odonates du Japon (71 espèces, dont 
moitie à peu près nouvelles et se rapportant aux genres Rhyothemis, 
Diplax, Lyriothemis, Libellula, Trithemis, Somatochlora, Gomphus, 
Anax, Æschna, Æschnophlebia, Fonscolombia [g. n.], Lestes, Enal- 
lagma, Agrion). * 


Ip. Synopsis des Æschines, 1" partie. Classification (caractéristiques de 
genres et nombreux sous-genres nouveaux). * 


E. D. 


Séance du 42 Septembre 1888. 


Bulletin de l'Académie impériale des Sciences de S'-Pétersbourg, t. XXVIII, 
n° 3 (mai 1883). C) 


Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, année 1882, 
n° 2, 4° et 2° livraisons. (©) 

N° 3. — P. 94, Sur les Vanessa (en russe). — P. 98, Sur des Hé- 
miptères des genres Spathocera, Pseudophlœus, Centrocarenus, Ha- 
ploprocta, Corizomorpha (en russe). — J. FAuST, p. 118, Die euro- 
päischen und asiatischen Arten der Gattungen Erirhinus, Notaris, 
Dorytomus (sp. nov., tabl. analyt.), commencement. — K. LINDEMAN, 
p. 489, Tomicus typographus und Agaricus Melleus als verbündete 
im Kampfe mit der Fichte. — H. CHrisroPx, p. 217, Voyage à Achal- 
Teke (Lettre adressée au Vice-Président de la Société). 


Bulletin d’Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale 


40 Bulletin bibliographique. 


d’Apiculture et d’Insectologie, 8° année, n° 7 et 8 (juillet et août 
1883). — P. 97, Exposition des Insectes de 1883. Distribution des 
récompenses. Rapport du Secrétaire général. Rapport sur l’Insectologie 
générale à l’Exposition des Insectes de 1883. — P. 113, Liste des 
lauréats de l’Insectologie à l'Exposition des Insectes de 1883. Rapport 
sur l’Insectologie générale à l'Exposition des Insectes de 1883 (suite). 
— E. SAVARD, p.126, La Lépisme du sucre. — LÉON RAGON, p. 198, 
L’Araignée séricigène. 


Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 424 
(2° octobre 1882). — G. OLIVIER, p. 145, Souvenirs entomologiques. 
— CHRONIQUE ET FAITS DIVERS, par R. Vion : P. 156, Mouches et 
Guêpes; p. 157, L’imitation chez les Insectes. 


Comptes rendus des séances de la Sociéte entomologique de Belgique, 
série III, n° 34 (7 juillet 1883). — LÉON FAIRMAIRE, p. GVIIr, Des- 
cription de quelques Coléoptères marocains. — LE MÊME, p. GxI, 
Descriplion de Coléoptères recueillis par M. Bonnaire en Algérie. — 
C. VAN DEN BRANDEN, p. cxiv, Notice sur les travaux coléoptérolo- 
giques publiés dans les Anales de la Universitad de Chile, et Liste 
des espèces nouvelles décrites dans ces travaux et non mentionnées 
dans le Catalogue de Münich. — D' JAcoBs, p. cxxv, Larve de Cute- 
rebra noxialis Goudot, extraite d’une tumeur cutanée chez une femme 
arrivant du Brésil, — VAN DEN BRANDEN, DE BORRE, VAN SEGVELT, 
VAN ROSSEN, DE GLAIN, KERREMANS, DUVIVIER, p. GxxV et GxxvI, 
Captures diverses. : 


Comptes rendus hebdomomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
1883, 2° semestre, t. XCVII, n° 8 (20 aoûl 1883), n° 9 (27 août 1883), 
n° 40 (3 septembre 1883). C) 


Entomologists monthly Magazine (The), n° 228 (mai 1883). — E. Mey- 
RICK, p. 265, On the synonymy of certain Micro-Lepidoplera. — 
J.-W. DoucLas, p. 266, On the Brilish species of Eremocoris. — E. 
SAUNDERS, p. 267, The British species of the genus Psithyrus Lep. — 
Apathus Newm. (labl. analyt.). — Rev. W.-W. FoWLer, p. 269, 
Notes on new British Coleoptera since 1871 ; with notices of doubtful 
species, and of others that require to be omitted from the british 
list (suite). — J.-B. BRIDGMAN, p. 270, A correction. — W, BUGKLER, 


Année 1883. LA 


p. 274, Nalural Hislory of Petasia nubeculosa. — Noïës DIVERSES : 
P. 274, Enlomological collecting during a voyage lo the Pacific (fin); 
p. 278, On the probable identity of the species known as Agrolis 
trilici, aquilina, obelisca, and nigricans ; p. 280, Capture of Mixodia 
rubiginosana H.-S. (— Pœcilochroma Bouchardana Doubdy), and 
other local species in West Norfolk, last season; p. 280, Spring Hy- 
menoptera at Hastings. — NÉGROLOGIE : p. 280, Proi. Zeller. — Index 
du XIX° volume. 


N° 229 (juin 1883). — Voir au Bulletin 1883, p. 27. 


N° 230 (juillet 1883). — D. SHarp, p. 25, Some new species and 
genera of Coleoptera from New Zealand (suite). — E. MEYRICK, p. 31, 
Notes on Hawaïian Micro-Lepidoplera (nov. gen., nov. sp.). — F. 
BUCHANAN WHITE, p. 34, Descriplion of a new genus and species of 
the family Gerridæ (Hemiptera-Heteroptera). — NOTES DIVERSES : 
p. A0, Re-appearance of Phosphænus hemipterus Geoff., at Lewes; 
id., Lebia turcica; id., Cicindela maritima in Carmathensire; id., 
Myrmecophilus Coleoptera in the Hastings district; p. 41, Furster 
Note on Epheslia passulella; id., The oldest name for the Phycita 
hostilis of Stephens; ïid., Occurrence of OEcophora grandis near 
Burton-on-Trent ; p. 42, Insects from the East Coast of Greenland ; 
id., Note on the appearance of 4 and @ of Formica rufa; id., À very 
small nest of Vespa vulgaris. — BIBLIOGRAPHIE, p. 43, Nouveaux 
souvenirs entomologiques : Études sur l'instinct et les mœurs des 
Insectes, par J.-H. Fabre. — W.-W. FowLer, p. 44, Notes on new 
British Coleoptera since 1871; with notices of doubtful species, and 
of others that require to be omitted from the british list (suite). 


N° 231 (août 1883). — W.-W. FOWLER, p. 49, Notes on the British 
Coleoptera since 1871 ; with notices of doubtful species, and of others 
that require to be omitted from the british list (fin) — D’ O.-M. 
REuTER, p. 49, The British species of Dicyphus (sp. nov.). — ARTHUR- 
G. BUTLER, p. 53, Descriptions of some new species of Lepidoptera, 
chiefly from the island of Nias (sp. nov.). — H. GROSE SmiTa, p. 57, 
Descriptions of three new species of Gharaxes (Gh. Porthos, Nichetes, 
Nepenthes). — R.-H.. MEADE, p. 59, Annotated list of Brilish Antho- 
myiidæ (suite; tabl analyt.). — J. LICHTENSTEIN, p. 61, Further 
information as to the migratory habits of the Gall-making Aphides of 
the elm. — W. BuckLER, p. 63, Description of the larva, etc., of 


A2 Bulletin bibliographique. 


Meliana flammea. — D. Sxarp, p. 66, Som new species and genera of 
Coleoptera from New Zealand (fin). — NoTEs DIVERSES : P. 69, Abun- 
dance of Plusia gamma at Hartlepool ; id., Plusia gamma and Vanessa 
cardui at Hartlepool; id., Description of the larva of Pempelia be- 
tulæ ; p. 70, Tenthredo testitudinea Klug ; p. 71, Cleptes semiauralus 
bred ; id., Athous difformis ; p. 72, Coleoptera of Dulwich. — Nécro- 
LOGIE : p. 72, D' Gustav Flor. — PorTrAir : Prof. Zeller. 


N° 232 (septembre 1883). — W. BUCKLER, p. 73, Natural History 
of Endromys versicolor. — LE MÈME, p. 77, Natural History of Bankia 
Bankiana. — G. Lewis, p. 79, À new species of Peltastica Mannh. 
(Trogositidæ : P. Reitteri). — J. LICHTENSTEIN, p. 79, Some friendly 
remarks on Mr, Buckton’s standard work on the British Aphides. — 
NoTes DIVERSES : P. 81, Occurrence of Argynnis Euphrosyne in Su- 
therlandshire ; id., Vanessa polychloros distinguished from Vanessa 
urticæ by a structural character; p. 82, The larva of Acronyela alni 
— a problem for observers ; id., Pieris napi L. versus P. Melete Mén. 
and P. megamera Butl.; p. 83, Stridulalion of Arctia caja; p. 83, 
Grapholitha cœcana Schläger (cœcana H.-S.), a Tortrix new to Bri- 
tain; p. 84, Note on Eudorea murana; p. 85, Abundance of Plusia 
gamma at Deal; id., Coleoptera in the New Forest; p. 86, Diglossa 
mersa, etc., at Weymouth; id., Aradus corticalis in the New Forest; 
id., À rain of water bugs ; id., Hymenoptéra in Hayling Island; p. 85, 
An extraordinary flight of dragon flies; id., Scutigera (Cermalia) 
coleoptrata near Aberdeen ; p. 91, Entomological Collecting on a 
voyage in the Pacific (Resume from Vol. XIX, p. 278); p. 96, The 
larva of Saturnia carpini with respect to its edibility by birds. — 
BIBLIOGRAPHIE : P. 89, The Butterflies of North America, by W.-H. 
Edwards, second series, Part XI; The Transactions of the Yorkshire 
Naturalist’s Union, Parts 4-6; The Natural History of Hastings and 
St. Leonards and the vicinity, 1° supplém., p. 1-53. — Procès-ver- 
baux des séances de la Société entomologique de Londres (6 juin, 
l juillet, 4% août). 


Feuille des Jeunes Naturalistes, 18° année, n° 155 (1° septembre 1883). 
— Ep. ANDRÉ, p. 134, Une larve inédite nuisible aux rosiers. — 
COMMUNICATIONS, p. 139, Mœurs des Fourmis. 


Mémoires de l’Académie impériale des Sciences de S'-Pétersbourg, 1855, 
tome XXXI, n°° 3 el 4. ©) 


Année 1883. L3 


Naturalista Siciliano (Il), 2° année, n° 12 (4 septembre 1883). — E. 
RAGUSA, p. 275, Gatalogo ragionato dei Coleolteri di Sicilia (suite). 
— TEon. DE-STEFANI, p. 280, Miscellanea imenotterologica. — E. 
RAGUSA, p. 289, Osservazioni al Catalogus Coleopterorum Europæ et 
Gaucasi del D' von Heyden, E, Reitler e J. Weise. — A. MixA ’PA- 
LUMBO, p. 298, Lepidotteri Druofagi. — E. RAGusA, p. 302, Goleotteri 
nuovi Oo poco conosciuti della Sicilia. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 41 (31 août 1883). — P. CHRÉTIEN, P. 929, 
La Corycia lemerata (suite et fin). — Bibliographie par M. Girard, 
p. 326, Edm. André, Species des Hyménoptères d'Europe et d'Algérie. 
— CHRONIQUE ET NOUVELLES, p. 828 : Caplure de l’Hypocepalus 
armaius. * 


Psyche, a Journal of Entomology, Vol. IV, n° 107-108 (mars-avril 1883). 
— G. DIMMOCK, p. 23, The Scales of Coleoptera (suite). — FrANGIsS 
HUNTINGTON SNOW, p. 27, Hominivorous Habils of Lucilia Macellaria 
« the Screw Worm ». — B.-P. M., p. 81, False Dates. — P. 22, 
Proceedings of Academy of Natural Sciences of Philadelphia (août 1882 
à janvier 1883). — P. 33, Bibliographical Record. — P. 39, Entomo- 
logical Items. 


Revista de Sociedade de Instruccäo do Porto, 3° année, n° 6 et 7 (juin 
et juillet 1883). — MANOEL-PAULINO DE OLIVEIRA, p. 281 et 856, 
Catalogue des Insectes du Portugal (Coléoptères, suite). * 


LICHTENSTEIN (J.). De l’évolution biologique des Pucerons en général et 
du Phylloxera en particulier. Paris-Bordeaux, 1883, Librairie vinicole 
et viticole. Broch. in-12, 39 p. * 


Ip. Leltre à M. le Directeur du Messager agricole, 4 p. (Exir. du Mes- 
sager agricole, Montpellier, 40 août 1883.) * 


Ouvrages échangés avec M. Fauvel contre un exemplaire en double de 
la Faune gallo-rhénane : 


FAUVEL (A.). Calalogue des Insectes recueillis à la Guyane française par 


Bulletin bibliographique. 


M. E. Déplanche, chirurgien auxiliare de la marine impériale, pendant 
la campagne de l’aviso à vapeur le Rapide (années 1854-55-56). I et II. 
2 broch. in-8°, 31-17 p. (Extr. tomes V et VI du Bull. Soc. Linn. de 
Normandie, Caen, 1861-1862.) 


Fauvez. Notices entomologiques : 


1e partie. — Coléoptères de la Nouvelle-Calédonie recueillis par 
M. E. Déplanche, chirurgien de la marine impériale, en 1858, 59, 60. 
Broch. in-8°, 68 p., à pl. n. (Extr. t. VIT, Bull. Soc. Linn. Norm.. 
Caen, 1862.) Ù 


2° partie, — IL. Études sur les Staphylinides de l’Amérique cen- 
trale, principalement du Mexique. — IL. Description et figure d’une 
Aranéide inédite de la Nouvelle-Calédonie. Broch. in-8°, 66 p., 4 pl. n. 
(Extr. t. IX, Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1864.) 


8° partie. — [L. Études sur les Slaphylinides de l’Amérique cen- 
trale, principalement du Mexique. — II. Notes synonymiques. — 
III. Addenda et delenda au Catalogue des Coléoptères de France de 
M. le D' Grenier. — IV. Énuméralion des Insectes recueillis en Savoie 
et en Dauphiné (1861-63) el descriptions d’espèces nouvelles. Broch. 
in-8°, 71 p. (Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1865.) 


L° partie. — I. Faune du Chili : Coléoptères Staphylinides. — 
IL. Notes synonymiques. Broch. in-8°, 110 p., 4 pl. n. (Extr. t. X, 
Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1866.) 

5° partie. — I. Faune du Chili : Coléoptères Staphylinides (fin). — 
IT. Description des Staphylinides de la Réunion. — IIL Catalogue des 
Coléoptères de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, avec descrip- 
tions, etc. — IV. Notes synonymiques. Broch. in-8°, 116 p., 1 pl. n. 
(Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1867.) 

6° parlie. — I. Les Staphylinides de l’Afrique boréale. — IT. Révi- 
sion du genre Cyrtothorax. Broch. in-8°, 86 p. (Extr. Bull. Soc. Linn. 
Norm., Caen, 1878.) 

7° partie. — Les Staphylinides de l’Amérique du Nord (commence- 
ment). Broch. in-8°, 100 p. (Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 
1878.) 

8° partie. — Les Coléoptères de la Nouvelle-Calédonie et dépen- 


dances, avec descriptions, notes et synonymies nouvelles. Broch. in-8°, 
L9 p. (Extr. Revue d’entom., Caen, 1882.) 


Année 1883. L5 


Fauvez. Les Lépidoptères du Calvados : Manuel descriptif contenant des 
tableaux dicholomiques de toutes les divisions, la synonymie d'Engra- 
melle et des remarques sur les espèces nuisibles. 4" partie : Diurnes 
et Crépusculaires. Broch. in-4°, 74 p., Caen, A. Hardel, 1863. 


Ip. Descriptions d'espèces nouvelles (Staphylinides). Broch. in-8°, 4 p. 
(Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1869.) 


Ip. Synopsis des Creophilus. Broch. in-8°, 8 p. (Extr. Tijdschrift voor 
Entomologie, XVIII, Leyde, 1875.) 


Ip. Les Naturalistes voyageurs en 1873 et 1874. Broch. in-8°, 16 p. 
(Extr. Bull. Soc. Linn. Norm., Caen, 1875.) 


J. B. 


Séance du 26 Septembre 1883. . 


Atti della R. Accademia dei Lincei, anno CCLXXX (1882-1883), serie 
terza, Transunti, vol. VII, fasc. 13 et 14. Rome, 1883. (€) * 


Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Nimes, 11° année, 
n° 6 (juin 1883). (©) 


Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, 
vol. XI, n° 1, in-8°, Cambridge, juillet 1883, avec 8 pl. — A.-E. 
VERRILL, Report on the Anthozoa, and on some additional species 
dredged by the « Blake » in 1877-79, and by the U. S. fish Com- 
mission steamer « Fish Hawk » in 1880-82. (Crustacés parasites, 
avec 1 pl.) 


Vol. XI, n°24 © 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences 
de l'Institut de France, tome XCVII, 2° semestre 1883, n° 11. ©) 


N° 49, — J. CHATIN, Sur les bâtonnets antennaires de la Vanessa Io. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 42 (15 septembre 1883). — Analyses : 
P. MÉGNIN, Entomologie appliquée. — Ip., Helminthes de Laponie, 
provenant de Gétacés, Poissons, Oiseaux. — [p., Cheyletus hetero- 
palpus (sp. n.), parasite des Oiseaux et son développement. — J. 
Pancic, Orthoptera in Serbia hucdum delecta. * 


L6 Bulletin bibliographique. 


Proceedings of the Scientific meetings of the Zoological Society of London 
for the year 1883, part IT, March and April — G. BUTLER, On a 
Collection of Indian Lepidoptera received from Livat-Colonel Charles 
Swinhoe; wilh numerous Notes by the Colleclor (nov. sp., genres 
nouv. d'Hélérocères : Microsemyra, Hypocalpe, Delocaris), 4 pl, 
p. 444. — W.-L. DisTANT, Contribulions to a proposed Monograph 
of the Homopterous Family Cicadidæ (sp. nov., G. n. : Perissoneura), 
4 pl, p. 487. — F. MoorE, À Monograph of Limnaina and Euplæina, 
{wo Groups of Diurnal Lepidoptera belonging to the subfamily Eu- 
plæinæ; with Descriptions of new Genera and Species (G. n. : Saba- 
lassa, Gamana, Berethis, Melinda, Nasuma, Tasilia, Ravadeba, Bahora, 
Phirdana, Asthipa, Mangalisa, Caduga), p. 201; sera ultérieurement 
accompagné de 4 planches. 


Transactions of the Entomological Society of London. 1° 1881. — AR- 
THUR-G. BUTLER, p. 1, Descriplions of new Genera and Species of 
Heterocerous Lepidoptera from Japan : Shinges and Bombyces (2 bois). 
— R. MAG LACHLAN, p. 25, Noies on Odonata, of the subfamilies 
Corduliina, Caloplerygina, and Agrionina (Légion Pseudostigma), 
collected by Mr Buckley, in the district of the Rio Bobonaza, in Ecua- 
dor (sp. nov.). — W.-F. KIRBY, p. 95, A List of the Hymenoptera 
of New-Zealand (sp. nov.). — Josepx-S, BALY, p. 51, Descriptions of 
New Species of Galerucidæ. — FRrANGIS-P. PASCOE, p. 61, On the 
Genus Hilipus, and its Neo-Tropical Allies (G. et sp. nov., 2 pl). — 
W.-L. DisTAnT, p. 103, Descriptions of new Genera and Species of 
Rhynchota from Madagascar (1 pl). — SIDNEY-SMITH SAUNDERS, 
p. 109, On the habits and affinities of the Hymenopterous genus Scle- 
roderma, with descriptions of new species. — J.-0. WESTWOOD, 
p. 417, Observations on the Hymenopterous genus Scleroderma Klug, 
and some allied groupe (4 pl.). — R. Mac LACGHLAN, p. 441, Descrip- 
tion of a new Species of Corduliina (Gomphomacromia fallax) from 
Ecuador. — JoHx-B. BRIDGMAN, p. 143, Some additions to Mr Mars- 
chall’s Catalogue of British Ichneumonidæ (sp. nov., 1 pl.). — Ro- 
LAND TRIMEN, p. 169, Note on the Capture of the Paired Sexes of 
Papilio Cenea Stoll (P. Merope Auct.) in Natal (1 pl.). — ArTHuRr-G. 
BuTLer, p. 171, Descriptions of new Genera and Species of Heteroce- 
rous Lepidoptera from Japan. — LE MÊME, p. 201, On the genus 
Sypna of Guenée; a group of Lepidoptera of the tribe Noctuites (sp. 
nov.), — VW.-L. DisrAnT, p. 244, Phynchota from the Australian and 


Année 1883. 7 


Pacific Regions (sp. nov.) — LorD WALSINGHAM, p. 219, On the 
Tortricidæ, and Plerophoridæ of South Africa (G. et sp. nov., 4 pl. et 
4 bois). — D. SHARP, p. 289, On the species of the genus Euchroma. 
— J.-W, DouGLas, p. 297, Observations on the species of the Homo- 
pterous genus Orthezia, with a description of a new species (1 pl.). 
— F. Moorz, p. 305, Descriptions of new Asiatic diurnal Lepidoptera 
(G. et Sp. nov.). — A.-GARDINER BUTLER, p. 315, On the Lepidoptera 
of the Amazons, collected by D' James-W.-H. Trail during the years 
1878 to 1879 (G. et sp. nov.). — W.-F. KIRBY, p. 851, Notes on new 
or interesting species of Papilionidæ and Pieridæ, collected by Mr Buc- 
kley in Eastern Ecuador. — BARON R. OSTEN-SACKEN, p. 359, On the 
larva of Nycleribia (L pl.). — J.-0. Wesrwoon, p. 363, Notæ dipte- 
rologiæ, n° 5 : Descriptions of new species of Exotic Tipulidæ, with 
an annotated summary of species belonging to the same family, pre- 
viously described (G. nov., 3 pl). — Le MÈME, p. 387, Description 
of a new genus of Hymenopterous Insecls (L pl.). — W.-L. DISTANT, 
p. 391, Neotropical Pentatomidæ and Coreidæ (sp. nov.). — LE MÊME, 
p. 397, Description of the female sex Morpho Adonis (4 pl.). — Ar- 
THUR-G. BUTLER, p. 401, Descriptions of new Genera and Species of 
Heteroceroùs Lepidoptera from Japan (sp. nov.). — CHARLES-O. Wa- 
TERHOUSE, p. 27, Descriptions of new Longicorn Coleoptera from 
India, Japan and Africa. — ROLAND TRIMEN, p. 433, On some new 
species of Rhopalocera from Southern Africa. — J.-W. Doucras, 
p. 447, On the identity of Goccus flaccosus De Géer, and Orthezia 
Normanni. — ARTHUR-G. BUTLER, p. 449, List of Butterflies collected 
in Chili by Thomas Edmonds (sp. nov., 4 pl.) — CHARLES-O. Wa- 
TERHOUSE, p. 487, Descriptions of some new Coleoptera from Suma- 
tra. — Jos£ex-S. BAY, p. 491, Descriptions of uncharacterized species 
of Eumolpidæ, with notices of some previously described insects be- 
longing to the same family (sp. nov.). — D. SHARP, p. 507, On some 
new Coleoptera from the Hawaïian Islands (G. nov.). — CHARLES-O. 
WATERHOUSE, p. b95, On some South American Coleoptera of the 
Family Rutelidæ. — P. CAMERON, p. 555, Notes on Hymenoptera, 
with descriptions of new species. — A.-G. BUTLER, p. 579, Descrip- 
tions of new Genera and Species of Heterocerous Lepidoptera from 
Japan : Pyrales and Micros, etc. —J.-0. Wesrwoop, p. 601, Descrip- 
tion of the immature state of a Geylonese insects apparently belonging 
to an undescribed genus (4 pl.). — Le MÈME, p. 605, Notæ diptero- 
logiæ, n° 6 : On the minute species of Diplerous Insects, especially 


h8 


Bulletin bibliographique. 


Muscidæ, which attack the different kinds of Cereal crops (4 pl.). — 
W.-L. DisranT, p. 627, Descriptions of new species belonging to the 
Homopterous family Cicadidæ. — Proceedings of the Entomological 
Society of London for the year 1881 : Séances, p. I à xLv, Observa- 
tions entomologiques diverses. — Annual Meeling, p. xzv. — The 
President’s Adress, p. L à LIx. — Index, p. Lx à Lxxxt1. — List of 
Members december 1881 (p. x1)}. — Additions to the Library during 
the year 1881 (p. xx). — 1 vol. in-8° cartonné de 754 pages, accom- 
pagné de 22 planches. 


2° 4882. — ARTHUR-G. BUTLER, p. 4, Heterocerous Lepidoptera 
collected in Chili by Thomas Edmonds : Sphynges et Bombyces (G. el 
Sp. nov., À pl.). — LE MÈME, p. 31, On a small collection of Lepido- 
ptera from the Hawaïian Islands (2 bois). — J.-0. WEesrwoop, p. 47, 
Descriptions of the Insects infesting the seeds of Ficus, Sycomorus 
and Carica (4 pl.). — D. SHARP, p. 61, On the classification of the 
Adephaga, or carnivorous series of Coleoplera. — LE MÊME, p. 78, 
On some New Zealand Coleoptera (G. et sp. nov.). — ARTHUR-G. But- 
LER, p. 401, Additional notes on Bombyces collected in Chili by 
Mr Thomas Edmonds (G. et sp. nov., 4 bois). — EDWARD SAUNDERS, 
p. 109, On the terminal ventral segments of the abdomen in Prosopis, 
and other Anthophila (4 pl.). — ARTHUR-G. BUTLER, p. 113, Helero-« 
cerous Lepidoptera collected in Chili by Mr Thomas Edmonds : Noc- 
tuides (sp. nov.). — Jonn-B. BRIDGMAN, p. 141, Further additions to 
Mr Marshall’s « Catalogue of British Ichneumonidæ » (sp. nov.). — 
EDWARD SAUNDERS, p. 165, Synopsis of British Hymenoptera : Diplo- 
ptera and Anthophila, pars (5 pl). — Sir SIDNEY SAUNDERS, p. 294, 
Notes on the Euchalcis vetusta Dufour (Fam. Chalcididæ) ; and on the 
terminal segments of the females in Halticella, ant ils allies, part I 
etIl (4 pl). — J.-0. Wesrwoop, p. 307, On the supposed abnor- 
mal habits of certain species of Eurytomidæ, a group of the Hymeno- 
pterous famiiy Ghalcididæ (2 pl.). — RoBerT MAG LACHLAN, p. 3929, 
A Revised List of British Trichoptera, brought down to dato; com- 
piled with especial regard to the a Gatalogue of British Neuroptera 
published by the Society in 1870. — W.-L. DISTANT, p. 8335, Descrip- 
tions of a new species and a new genus of Cicadidæ from Madagascar 
(L pl). — ARTHUR-G. BUTLER, p. 339, Heterocerous Lepidoptera col- 
lected in Chili by Mr Thomas Edmonds : Geometridæ (G. et sp. nov., 
A pl.). — Lorp WALSINGHAM, p. 429, North American Coleophoræ 
(sp. nov., 4 pl.). — Joun ScorT, p. 4AS, Description of a new genus 


Année 1883. L9 


and two new species of Psyllidæ from South America (4 pl.). — LE 
MÊME, p. 449, On certain genera and species of the group of Psyllidæ 
in the Collection of the British Museum (2 pl). — GEORGE LEWIS, 
p. 475, On a visit to Ceylan, and the relation of Ceylonense beetles 
Lo the vegetation there. — H. PrYER, p. 485, On certain temperature 
rooms of Japanense Butterflies. — CHARLES-O. WATERHOUSE, p. 493, 
Descriptions of new Coleoptera from Madagascar belonging to the 
Melolonthidæ (G. et sp. nov.). — GEorGE Lewis, p. 503, A supple- 
mentary note on the specific modifications of Japan Carabi, and some 
observations on the mechanichal action of solar raye in relation to 
colour during the evolution of species. — P. CAMERON, p. 581, Des- 
criptions of tan new species of Nematus from Britain. — Proceedings 
of the Entomological Society of London for the year 1882 : Séances, 
p. 1 à xxx, Observations entomologiques diverses (11 bois). — The 
Président’s address, p. xxx111. — Index, p. L à LxII. — List of Mem- 
bers december 1882 (p. 1x). — Additions to the Library during the 
year 1882 (p. xvi1). — 41 vol. in-8° cartonné de 628 pages, accom- 
pagné de 19 planches. 


BucHANAN WH1tTe (F.). The Zoology of the Voyage of the H. M. S. Chal- 
lenger, part XIX. Report on the Pelagic Hemiptera. — Genre Halo- 
bates. — 1° History and Bibliography ; — 2° Anatomy and Description 
of Genera and Species (sp. nov.), G. nov. : Halobatodes ; — 3° Meta- 
morphoses and Habits; — 4° Geographical Distribution. — Broch. 
gr. in-4° de 82 pages, avec 3 planches en chromolithographie. Lon- 
dres, 1883. * 


PACKARD (A.-S.). The Coxal Glands of Arachnida and Crustacea. (Extr, 
Te American Naturalist, juillet 1883.) * 

Ip. On the Classification of the Linnæan orders of Orthoptera and Neu- 
roptera. (Ibid., août 1883.) * 

Ip. Note on a Peripatus from the Isthmus of Panama, 8 bois. (Ibid., 
août, 1883.) * 


Ip. On the Genealogy of the Insecls, avec 9 bois et un tableau des 
ordres d’Insectes. (Ibid., septembre 1883.) * 


E. D, 


(1883) 9° partie, le 


50 Bulletin bibliographique. 


Séance du 5® Octobre 1883. 


Boletin de la Academia nacional de Ciencias en Côrdoba (Republica Ar- 
gentina), tome V, Enlrega 8°; Buenos-Aires, 1883. (©) 


Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Béziers, Compte 
rendu des séances (extrait des procès-verbaux), 6° année, 1881, — 
MARQUET, p. 9, Notice entomologique sur l'étang de Vendres. 


Bulletin des travaux de la Société Murithienne du Valais, années 1881 
et 1882, XI° fascicule; Neuchâtel, 1883. — J.-G.-W. TASKER, p. 15, 
Communication entomologique. — D' H, Carisr, p. 5, Die Rhopalo- 
ceren und Sphingiden von Wallis (à l'exception des Sésies). 


Bulletin d’Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale 
d’Apiculture et d’Insectologie, 8° année, n° 9 (septembre 1883). — 
P. JoinEAUXx, p. 130, À quoi sert l’Insectologie agricole (extr. de la 
Gazette du village). — W. DE FONVIELLE, p. 132, Rapport sur l’in- 
sectologie générale à l'Exposition des Insectes de 1883 (avec la liste 
des lauréats de l'Enseignement insectologique ; fin). — E. SAvARD, 
p. 140, La Puce chique (Pulex penetrans L.). — J. RouANeT, Destruc- 
tion de la Colaspe noire et de ses larves (commencement). 


Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 125 
(4 novembre 1882). — L. CARPENTIER, p. 165, Contributions à la 
faune locale (Coléoptères). S 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 
2e semestre 1883, tome XCVII (24 septembre), n° 18 © 


N° 44 (1° octobre 1883). — LAuGiEr, p. 760, Sur les chenilles des 
fleurs de citronnier. 


Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 156 (1° octobre 1883), © 


Naturalista Siciliano (Il), 8° année, n° 4 (1° octobre 1883), = F, BAuDI, 
p. 4, Note entomologiche : I. Sugli Eteromeri di Sicilia; IL. Sugli 
Agabus chalconotus Panz. e fusco-ænescens Régimb. — E. RAGusA, 
p. 8, Altre osservazioni al Gatalogus Coleopterorum Europa e Cau- 
casi. — THEOD. DE-STEFANI, p. 9, Miscellanea imenotterologica (sp. 
et var. nov.: suite et fin). — E, RAGUSA, p. 13, Nota sui Brachinus 


Année 1883. 51 


Joenius e Siculus di M. Zuccarello Patti. — A. Mina PALUMBO, p. 34, 
Lepidolteri Druophagi (suite). — Liste des abonnés el index alpha- 
bétique de la 2° année. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 43 (1% octobre 1883). — P, MÉGNin, 
p. 839, Application de l’entomologie à la médecine légale (suite), * 


Psyche, a Journal of entomology, published by the Cambridge entomo- 
logical Club, vol. IV, n°° 111-112 (juillet-août 1883). — G. Dimmock, 
p. 63, The Scales of Coleoptera (suite) — V. Tousey CHAMBERS, 
p. 71, The Classification of the Tineidæ. — J.-A. LINTNER, p. 75, 
Captures of Feniseca Tarquinus F. — P. 75, Proceedings of Entomo- 
logical Society of London, Zoological Society of London and Linnean 
Society of New South Wales. — P, 77, Bibliographical Record. — 
P, 79, Enlomological Items. 


GIRARD (MAURICE). Histoire naturelle : Zoologie (2° année), ouvrage ré- 
digé conformément au Programme officiel du 3 août 1880 et aux 
Instructions ministérielles du 18 octobre 1881, tome IL‘, 2° fascicule 
(Mammifères, — Oiseaux). 4 vol. in-12, 383 p., nombr. fig., Paris, 
Ch. Delagrave, 1883. * 


Ip. Bons Points instructifs : Insectes, 3° et 4° séries. 24 chromolithogr. 
par A.-L. Clément (texte au verso par M. Girard). Paris, Hachette 
et C°, 1883. * 

JB: 


Séance du 24 Octobre 1583. 


Anales de la Sociedad española de Historia natural, tome XII, fasc. 2, 
Madrid, 30 septembre 1883. — LÉON FAIRMAIRE, p. 251, Notes com- 
plémentaires sur le genre Cyrtonus (tabl. analyt.; sp. nov.). — 
B. ZAPATER et MAximiL. KoRB, p. 274, Catälogo de los Lepidôpteros 
de la provincia de Teruel, y especialmente de Albarracin y su Sierra 
(commencement, jusqu’au genre Phalera). 


Atli della R. Accademia dei Lincei, 280° année (1882-83), serie terza, 
Transunti, vol. VIL, fase, 15, ©) 


52 Bulletin bibliographique. 


Bulletino della Societù entomologica italiana, 15° année (1883), trim. IL 
et IL — GC EMERY, p. 145, Alcune Formiche della Nuova Caledonia 
(fig.). — O. PirAZZOLI, p. 452, Un cenno sul abitato del Carabus 
cavernosus Friv. — B. GERHARD, p. 158, Ueber die Aehnlichkeit 
einzelner Arlen von Schmetterlingen aus ganz verschiedenen Fami- 
lien. Etwas über Systematik. — L. MaccHrATI, p. 163, La Clorofilla 
negli Afidi. — P. BARGAGLI, p. 165, Sul Rhagium indagator Fabr. — 
PARONA Prof. CORRADO, p. 167, Caso di allocroismo in un Armadillus 
morbillosus (?). — A. TARGIONI-TOZZETTI, p. 169, Questione sulla 
esistenza dell novo di inverno della Fillossera della vite, nuovamente 
proposla nel! adunanza della Societa, nel di 3 giugno 1883. — OsTEN- 
SACKEN, p. 187, La deformazione del Cynodon dactylon, prodotta del 
dittero Lonchæa lasiophtalma, menzionata pel primo de Francesco 
Redi. — P. 189, Letteratura entomologica italiana, — P. 201, Rasse- 
gna e bibliografia entomologica. — ANTONIO BERLESE, p. 212, Escur- 
sione in Sicilia : Acaro fauna sicula, 4° serie. — L. MACGCHIATI, p. 221, 
Fauna e flora degli Afidi di Calabria (1° contributo). — Index alpha- 
bétique des matières contenues dans le 44° volume du Bulktin. 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVII (2° semestre 1883), n° 15 et 16. ©) 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 44 (15 octobre 1883). (©) * 


HAGEN (D° H.-A.). Contributions from the Northern Transcontinental 
Survey : the genus Colias. Broch. in-8°, 29 p. (Extr. Proceed of the 
Boston Soc. of Natur. History, XXII, 27 décembre 1882.) * 


HANSEN (H.-J.). Fabrica oris Dipterorum : Dipterernes Mund i anatomisk 
og Systematisk Henseende, 1'° partie (Tabanidæ, Bombylidæ, Asilidæ, 
Thereva, Midas, Apiocera). Broch. in-8°, 220 p., 5 pl. n., Copen- 
hague, 1883. * 


OBERTHÜR (R.). Carabiques nouveaux récoltés à Serdang (Sumatra orien- 
tal) par M. B. Hagen. Broch. in-8°,;10 p. (Extr. Notes from the Leyden 
Museum, vol. V, 1883). * 


SCUDDER (SAM.-H.). The tertiary Lake-Basin at Florissant, Colorado. 
Broch. in-8°, 23 p., une carte. (Extr. Annual Report of the Survey, 


XII, Washington, 1883.) * 
J. B. 


Année 1883. 53 


Séance du #4 Novembre 1883. 


Bulletin de la Société académique franco-hispano-portuguise de Toulouse, 
tome IV (1883), n° 2. ©) 


Comptes rendus des séances de la Société entomologique de Belgique, 
série III, n° 37 (6 octobre 1883). — A. PREUDHOMME DE BORRE, 
p. cxxxvi, Note sur l’Horia senegalensis Casteln. (fig.). — LAMEERE, 
p. GxxxvVIIT, Longicornes capturés dans les environs de Liège par 
M. Miedel. — A. PREUDHOMME DE BORRE, P. CXXxVIII, Omaseus 
niger 9 monstrueux. — LE MÊME, Pp. €xxxIx, Ophonus punctatulus 
capturé à Moniats par M. Angels. — VANDERVELDE, P. CXXXIX, Cy- 
chrus rostratus, var. elongatus capturé à Boendael, 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 
tome XCVII, 2° semestre 1883, n° 17 (22 octobre), — LAUGIER, 
p. 887, Désinfection des végétaux d'ornement destinés au commerce 
d'exportation. 

N° 48 (29 octobre). — LAUGIER, p. 943, Résultats fournis par les 
traitements des vignes phylloxérées dans les Alpes-Maritimes. — G. 
HERMANN, p. 958, Sur la spermatogénèse des Crustacés podophtalmes, 
spécialement des Décapodes. 


N° 49 (5 novembre). — G. HERMANN, p. 1009, Sur la spermato- 
génèse chez les Crustacés édriophtalmes. 


Cosmos. Les Mondes, Revue hebdomadaire des Sciences et de l'Industrie, 
fondée par l'abbé Moigno et publiée sous la direction de l'abbé Va- 
lette. Paris, A9, rue de Grenelle. 31° année, 3° série, tome LIT, n° 414, 
et 32° année, 3° série, tome V, n° 3 (2 numéros spécimens.) ©) * 


Entomologist’s monthly Magazine (The), vol. XX, n° 233 (octobre 1883). 
— W. BuckLer, p. 97, Natural History of Procris globulariæ. — 
MR. MAG LACHLAN, p.103, Myrmeleon Erberi Brauer — M. inconspi- 
cuus Ramb. — R.-H. MEADE, p. 104, Annotated List of British An- 
thomyiidæ (suile el fin), tabl. analyt. des genres d’Anthomyiidæ. — 
G.-B. Bucxron, Notes on the Migration of Aphides. — J. EnWARDS, 
p. 413, The British Species of Idiocerus (tabl, analyt.), — Notes 


54 Bulletin bibliographique. 


DIVERSES : p. 413, Description of the larva of Tortrix Lafauryana; 
id., The Isle of Man of Vanessa urticæ ; p. 116, Helesus guttatipennis 
Mac Lachlan.,as a British Insect ; id., The Larva of Plusia orichalcea. 
— NÉCROLOGIE, p. 118 : Edward Sheppard, D'iHermann Müller, Rev. 
H. Harpur Crewe. — BIBLIOGRAPHIE, p. 419, Les Odonatés du Japon, 
par M. Ed. de Sélys-Longchamps ; The Zoology of the Voyage of 
H. M. S. Challenger, Part, XIX, Report on the Pelagic Hemiptera, 
par M. Buchanan White. 


Feuille des Jeunes Naturalistes, 13° année, n° 157 (1* novembre 1883). 
— G. D'ANTESSANTY, p. 7, Quelques mots sur les Tenthrédines de 
l'Aube. — COMMUNICATIONS : p. 10, Chrysomela menthastri Suffr., 
var, noire: p. 11, Toile d’Araignée. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 45 (1° novembre 1883). — AUSTAUT, 
p. 359, Lépidoptères nouveaux d'Algérie. * 


Revue des Travaux scientifiques, publiée par le Ministère de lfnstruction 
publique, tome III, n° 5 (Travaux publiés en 1882). — E. O., p. 342 
et suiv., Analyse de plusieurs travaux entomologiques. 


BLANCHARD (D' RAPHAEL). Les Coccidés utiles. Broch. gr, in-8°, 116 p., 
96 fig. Paris, J.-B. Baillière et fils, 1883. * 


FAIRMAIRE (L.). Essai sur les Coléoptères de l’Archipel de la Nouvelle- 
Bretagne. Broch. 85. in-8°, 62 p. (Extr. Ann. Soc. ent. Belg., t. XXVII, 
Bruxelles, 1883.) * 


FALLOU (J.). Observations sur un Lépidoptère hétérocère séricigène (An- 
theræa Frithii Moore) faites, en 1882, à Champrosay (Seine-et-Oise). 
Broch. in-8°, 5 p. (Extr. Bull. Soc. d’Acclim., juin 1883.) * 


FInoT (A.) Les Orthoptères de la France (Perce-Oreilles, Blattes, Mantes, 
Criquets, Saulerelles et Grillons). Broch. gr. in-8°, 499 p., 4 pl. n. 
Paris, Ém. Deyrolle, 1883. — 2 exemplaires. * 

JouRDHEUILLE (C.). Catalogue des Lépidoptères du département de l’Aube. 


Broch. gr. in-8°, 228 p. (Extr. Mém. Soc. acad. de l’Aube, t. XLVII, 
4883.) — Offert au nom de l’auteur par M. J. Fallou. * 


Année 1883, 55 


PANDELLÉ (L.), Synopsis des Tabanides de France. Broch. in-89, 64 p. 
(Extr. Revue d’Entomologie, 1883.) — Offert au nom de l’auteur par 
M. J. Bourgeois. * 


PREUDHOMME DE BORRE (ALFRED). Matériaux pour la faune entomologique 
de la province de Namur : Coléoptères, 2° centurie. Broch, in-8°, 27 p. 
(Extr. Bull. Soc, des Natur, dinantais, 1883.) * 


J, B. 


Séance du 28 Novembre 1883, 


Bulletin de la Société d'étude des Sciences naturelles de Nîmes, 41° année, 
n° 9, septembre 1883. © 


Bulletin d’Insectologie agricole, Journal mensuel de la Société centrale 
d’Apicullure et d’Insectologie, 8° année, 1883, n°° 10-11 (octobre- 
novembre 4883). — E. SAvarD, p. 145, La Mouche du fromage (Pio- 
phila casei Latr.). — G.-Cn. Jouserr, p. 149, Les trochisques insec- 
ticides du D' Zampironi. — LA RÉDACTION, p. 152, Note sur la Puce 
pénétrante (fig.). — P. 153, Procès-verbal de la séance du 20 juin. 
— J. ROUANET, p. 155 et 172, Destruction de la Golaspe noire et ses 

larves (suite). — M. DiLLON,.p. 167, Insectes ennemis de la Raye, — 
A. RAMÉ, p. 169, Attacus de l’Ailante (fig.), 


Bulletin mensuel de la Société Linnéenne du Nord de la France, n° 1926 
(1° décembre 1882). — R. VION, Chronique et faits divers : p. 485, 
Moyen de détruire les Nids de Guêpe; p. 486, Le venin de lAbeille ; 
p. 188, Un nuage de Moucherons ; id., Insectes nuisibles. 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVYII, 1883, 2° semestre, n° 20 (12 novembre 1883), (©) 
N° 21 (19 novembre 1883). — Yves DELAGE, p, 1145, Sur l’embryo- 
génie de la Sacculina Carcini, Crustacé endoparasite de l’ordre des 
Kentrogonides. 


Entomologist®s monthly Magazine (The), n° 234, novembre 1883. — 
W,-G, BLATGH, p. 121, Notes on Eutheia clavata Reiïtter, and Pteni- 
dium Gressneri Erichs., two Species of Coleoptera new to Britain, — 
C,-H, FEerNALD, p. 424, Meyrick’s Australian Tortricids, — Ro. MAG 


56 Bulletin bibliographique 


LACHLAN, p. 127, Two new Species of Anax, with Notes on other 
Dragon-flies of the same genus. — C.-G. BARRETT, p. 132, Notes on 
British Tortrices. — E. SAUNDERS, p. 135, Descriptions of two new 
Species of Brit. aculeate Hymenoptera. — H.-T. STAINTON, p. 136, 
On Hyponomeuta rorellus, a gregarious « Ermine » which frequents 
the Common Willow (Salix alba). — A.-G. BuTTLer, p. 138, A new 
Phyllodes from Geylon. — G. Lewis, p. 138, On three new Species 
of Japan Erotylidæ, and Notes of others. — NoTEs DIVERSES : p. 131, 
The Butterflies of Cambridge; p. 440, Variety of Hepialus hectus ; 
p. 441, Crambus ramosellus : change of nomenclature; id., Panorpa 
germanica, var. borealis (Leach) Steph.; p. 142, Elipsocus cyanops 
Rost. in Scotland ; id., Occurence of CϾcilius piceus Kolb. in Britain ; 
id., Occurence of OEcetis furva Ramb. and other Trichoptera in Co. 
Monaghan, Ireland ; id., Captures of Coleoptera near Pitlochry, Perth- 
shire; p. 443, Some garden-visitors in 1883; p. 144, Nécrologie : 
Oswald Heer. 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 46, 15 novembre 1883. — I. FAIRMAIRE, 
Diagnoses de GColéoptères nouveaux de Madagascar. — D' BONNET, 
p. 367, Bibliographie : Les Orthoptères de la France, par A. Finot. 
— LEVOITURIER, p. 368, Chlænius spoliatus et Broscus cephalotes à 
Elbeuf. * 


Philosophical Transactions of the Royal Society of London, vol, 173, 
part IT, IIT, IV et tables. — Vol. 474, part I © 


Proceedings of the Natural History Society of Glascow, vol. V, part IL 
(1881-82). — R.-J. BENNETT, p. 163, Apiarian notes in Argyllshire 
for 1881. — Demande d’échange, * 


Proceedings of the Royal Society of London, vol. XXI, n° 221-293 : 


N° 221. — Ray LANKESTER, On the coxal Glands of Scorpio hitherto 
undescribed and corresponding to the Brick-red Glands of Limulus. 
— Ip., Note on the differences in the position of the ganglia of the 
ventral Nerve-Cord in three species of Scorpions (fig.). 


Vol. XXV, n° 294-226. © 


Psyche, à Journal of Entomology, published by the Cambridge entomo- 
gical Club, vol. IV, n° 113-114, Cambridge, Mass. (septemb.-octobr. 
1883). — C.-G. BARRETT, p. 83, The influence of meteorological 
conditions on Insect life, — G. Dimmock, p. 87, Salivary Glands in 


Année 1883. 57 


Bées. — PIcKMAN MANN, p. 89, Contribution to the knowledge of 
parasitic life in Galls. — Le MÊME, p. 94, Nécrologie : V. Tousey 
Chambers. — P. 95, Bibliographical Record, — P, 99, Entomological 
Items. 


Revue des travaux scientifiques, publiée par le Ministère de l’Instruction 
publique, tome III, n° 6 (travaux publiés en 1882). — E. O., p. 415 
et suiv., Analyse de divers travaux entomologiques. 


N° 7. — E. O., p. 474 et suiv., Idem. 


Stetliner entomologische Zeitung, lLh° année, Stettin, 1883, n°° 1-3. — 
D° A. SPEYER, p. 20, Eine hermaphroditische Boarmia repandala. — 
LE MÊME, p. 25, Eupithecia strobilata und togata. — CARL PLÔTZ, 
p. 26, Die Hesperiinen-Gattung Hesperia Aut. und ihre Arten (suite). 
— J. KozBe, p. 65, Neue Psociden des K. zoolog. Museums zu Berlin. 
— J. FAuUST, p. 88, Die Cleoniden-Gattung Chromonotus (Motsch.) 
Chevrol. — G.-A. DoHRN, p. 102, Exotisches (sp.-nov.) — D'H. 
WEYENBERGH, p. 108, Die Gattung Didymophleps Weyenb. (Dipt.), 
fig. — D°O. STAUDINGER, p. 113, Nécrologie : F. Schmidt. — H.-B. 
MôscaLer, p. 414, Beilträge zur Schmetterling’s-Fauna von Labrador. 
— M. JacoBy, p. 125, Zur Kenniniss der Gatiung Macrolema Baly. 
— C.-A. DoHRN, p. 127, Ueber Carabus cavernosus Friv., Schaum 
und Dytiscus latissimus L. — E. BERGROTH, p. 129, Referat über 
Sharp’s Monographie der Dytisciden. — D° HAGEN, p. 136, Ueber die 
Zusätze, Bemerkungen und Berichtigungen zur Bibliotheca entomo- 
logica. — C.-W. FRIEDENREICH, p. 140, Pentameria bromeliarum, 
eine pentamere Halticide. 


N°° 4-6. — H.-B. MôscaLer, p. 454, Check List of the Macrolepi- 
doptera of America, North of Mexico, published by the Brooklyn ento- 
mological Sociely. — C.-A. Dorn, p. 156, 278, Exotisches (sp. nov.). 
— Van LANSBERGE, p. 461, Matériaux pour servir à une Monographie 
des Onthophagus (tabl. analyt. du genre Phalops Er., sp. nov.). — 
Hügner, p. 475, Ueber Harpalus semipunctalus Dej. — limbatopunc- 
tatus Fuss. — D° O. STAUDINGER, p. 177, Einige neue Lepidopteren 
ŒEuropa’s. — J. KOLBE, p. 186, Neue Beiträge zur Kenntniss der Pso- 
ciden der Bernstein-Fauna, — C. VON GUMPPENBERG, p. 492, Die 
Flügelschuppen der Geometriden. — D. SHARP, p. 195, A word of 
explanation. — CARL PLÔTZz, p. 195, Die Hesperiinen-Gattung Hesperia 
Aut. und ihre Arten (fin). — J. KozBr, p. 233, Ueber die von Major 


58 


Bulletin bibliographique. 


von Mechow auf seiner Forschungsreise am Cuango gesammelten 
Brenthiden (sp. nov.). — J. LICHTENSTEIN, p. 240, Schlechtendalia, 
ein neues Aphiden-Genus. — RüssLEr, p. 241, Welches ist das beste 
System der Lepidopteren? — A. Fuscx, p. 248, Macrolepidopteren 
des unteren Rheingaues, — A, HOFFMANN, p. 275, Cidaria incur- 
sata Hh. 

N°° 7-9.—H.-A, HAGEN, p. 285, Beiträge zur Monographie der Psoci- 
den, familie Atropina. Atropos (suite), sp. n., 4 pl. n. (cette planche se 
trouve dans le volume de 1882). — A. SPEYER, p. 833, Bemerkungen 
über den Einfluss des Nabrungswechsels auf morphologische Verän- 
derungen, insbesondere bei den Arten der Gattung Eupithecia. — 
C.-A. DOHRN, p. 357, 997, Exotisches (sp. nov.), fig. — L. FAIRMAIRE, 
p. 365, Hemiopinus, n. g. (Elateridæ). — H.-B. MôscHLER, p. 366, 
A Synonymical Catalogue of the described Tortricidæ of North Ame- 
rica, North of Mexico, by G.-H. Fernald. — E. von HAROLD, p. 370, 
Nomenclatorisches. — G-A, DoHrN, p. 372, Nomenclatorisches. — 
H. FrEY, p. 373, Ein Hermaphrodit von Erebia Euryale-Adyte. — 
C.-W. FRIEDENREICH, p. 870, Pilzbewohnende Käfer in der Provinz 
Santa Catharina (Südbrasilien), gen. et sp. nov. — H.-J. KOLBE, 
p. 381, Zur Kenntniss der Brenthiden-Gatlung Centrophorus Ghevr., 
Madagascars (tabl. analyt. et nov. sp.). — G.-A. DOHRN, p. 389, Ro- 
senberg. — G BERG, p. 892, Zur Pampa-Fauna (sp. nov.). — WILH. 
PETERSEN, p. 899, Sub rosa, ein Brief Karlchen Miessnick’s an Prof. 
Glaser. — C. BERG, p. 402, Verpuppung im Freien von Palusträ Bur- 
meisteri Berg. — C.-A. DOHRN, p. 406, Philip-Christoph Zeller. 

N° 40-49, — H. FREY, p. 418, Prof. P.:C. Zeller, ein Necrolog 
(avec portrail). — G.-A. DoHr\, p. 416, Nachwort, — SPEYER, p. 449, 
Die Raupe von Acronycta alni, ein biologisches Räthsel. — V. von 
Rôper, p. 426, Bemerkungen über Dolichogaster brevicornis Wied. 
und Nemestrina albofasciata Wied, — G.-A. DonrN, p. 427, 495, 
Exotisches (sp. nov.). — E. von HAroLD, p. 429, Einige neue Copro- 
phagen. — D' GERSTÆGKER, p, 436, Ueber die Stellung der Gattung 
Pleocoma ec. im System der Lamellicornier, — G. PLÔTz, p. 451, 
Die Hesperiinen-Galtung Phareas Westw. und ihre Arten (tabl. analyt.). 
— Le MÈME, p. 456, Die Hesperiinen-Gattung Entheus Hüb. und ibre 
Arten. —L. FAIRMAIRE, p. 459, Coléoptères de Tripoli (3 esp. nouvy.). 
— J, Fausr, p. 461, Neue exotische Apoderus- und Atellabus-Arten. 
— Le MÊME, p. 473, Die Gruppe der Coryssomerides Lac. (tabl. anal., 
Sp. NOV.). — S$. ALPHERAKY, p. 488, Ueber die Gattung Golias F, 


Année 1883. 59 


45° année, Steltin, 1884, n° 1-3. — G. WEYMER, p. 1, Exotisches 
Lepidopteren, II (2 pl n.). — C.-A; DOHRN, p. 28, Literatur : 
Verzeichniss der im Gebiete des Aller-Vereins zwischen Helmstedt 
und Magdeburg auf gefundenen Käfer von M. Wahnschaffe. — LE 
MÊME, p. 32, Classification of the Coleoptera of North-America by 
Leconte and Horn, — LE MÊME, p. 839, Exotisches (sp. nov.) — LE 
MÊME, p. 47, Ein Brief Humboldts. — C. PLôTz, p. 51, Die Hespe- 
riinen-Gattung Ismene Sw. und ihre Arten (tabl. analyt.). — GC, von 
GUMPPENBERG, p. 66, Auf dem Wendelstein, ein entomologischer 
Ausflug. — H.-T. STAINTON, p. 72, Ph.-Chr, Zeller. — A. SPEYER, 
p. 81, Zur Naturgeschichte der Cidaria frustata Tr, — C.-A. DoHrN, 
p. 84, Rosenberg 8. — LE MÊME, p. 85, Maikäfer-Pech. — LE MÊME, 
p. 86, Rede zur Feier des Sitzungsfestes am 4 nov. 1883. — RÔSSLER, 
p« 105, Die Behandlung für Sammlungen bestimmten Schmetterlinge 
und ihre Erhaltung. 


No (P.) et VIRET (G.). Vie et mœurs des Lépidoptères du genre Va- 
nessa observés dans la Seïine-Inférieure. Broch. in-8°, 14 p. (Extr. 
Bull. Soc. d’études scient. d'Angers, année 1883.) — Offert par 
M. G. Viret. * 


RiLeY (C.-V.). Entomology : Entomology at Minneapolis (suite); The use 
of contagious germs as insecticides ; Plusiodonta compressipalpis ; 
Food-habits of Gortyna nitela ; Gall-mites ; Black-Knot; Notes on 
certain boring Lepidopterous larvæ ; Cantharis nuttalli injuring wheat ; 
Insects a food for Man ; Occurrence of Junonia cœnia at Natick, Mass. ; 
The Colorado-potato beetle ; Rare Monstrosities ; The nervous System 
of Insects; Hymenorus rufipes as a myrmecophilus species ; Migration 
of Plant-lice ; Recent publications ; Entomological Notes. Broch. in-8°, 
11 p. (Extr. Amer. Natur., nov. 1883.) * 


ScupDER (SAM.-H.). The fossil white Ants of Colorado (nov. gen. et 
spec.). Broch. in-8°, 13 p. (Extr. Proceed. of the Amer. Acad. of Aris 


and Sciences, vol. XIX, octobre 1883.) * 
J. B. 


Séanee du 42 Décembre 1882. 


Berliner entomologische Zeitschrift herausgegeben von dem entomolo- 


60 Bulletin bibliographique. 


gischen Verein in Berlin, t. XXVII (1883), Heft IL. — B. GERHARD, 
p. 178, Ueber die geographische Verbreitung der Macro-Lepidopte- 
ren auf der Erde. — Ta. KirscH, p. 487, Neue Südamerikanische 
Käfer, 1" partie (Chrysomelidæ, Erotylidæ, Coccinellidæ), pl. 11, fig. 8 
et 9. — Fr. MÜLLER, p. 214, Eine Aufgabe für Lepidopterologen. — 
H.-J. KozBe, p. 217, Beitrag zur Systematik der Lepidoptera. — Le 
MÊME, p. 225, Ueber die geographischen Verhältnisse der nordafrika- 
nischen Fauna der Coleoptera Carabidæ. — Le MÊME, p. 235, Ueber 
Mesopsocus aphidioides Schrank und Elipsocus laticeps Kolbe. — C. 
FROMHOLZ, p. 239, Einige interessante Schmetterlings-Varietäten. — 
G. QUEDENFELDT, p. 241, Verzeichniss der vom Major von Mechow 
in Angola und am Quango-Strom gesammelten Cicindeliden und Cara- 
biden (sp. nov., pl. 111). — LE MÊME, p. 269, Bemerkungen zur Un- 
terscheidung der älteren Tefflus-Arlen nebst Beschreibung einer 
neuen Species von Ost-Afrika (sp. nov., pl. 111). — H.-J. KOLBE, 
p. 277, Zwei neue Anthiciden (Coleoptera) von Chinchoxo in West- 
afrika. — H. WEYENBERG, p. 279, Die Weïibchen der Gattung Tachy- 
pterus Guér. — G. QUEDENFELDT, p. 283, Ueber Acmastes Schaum. 
— A. BAU, p. 286, Anomala vitis, var. cupreonitens. — G, QUEDEN- 
FELDT, p. 286, Fornax sericatus Mannh. im K. botanischen Garten in 
Berlin gefunden. — C.-R. OSTEN-SACKEN, p. 287, On the genus Apio- 
cera. — LE MÊME, p. 295, Synonymica concerning exotic dipterology, 
n° 11. — LE MÈME, p. 299, A singular north-american fly (Opsebius 
pterodontinus, n. sp.) — F. HILGENDORF, p. 301, Vertilgung der 
Bettwanze. — TH. KirscH, p. 304, Drusilla Pleiops Kirsch — Dru- 
silla Butleri Ch. Oberth. — H.-J. KOLBE, p. xx1, Neuere Literatur. 


Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, 
37° volume (1883). ©) 


Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, année 1882, 
n° 4. — J, FAUST, p. 368, Die europæischen und asiatischen Arten 
der Gattungen Erirhinus, Notaris, Icaris, Dorytomus (Gen. Doryto- 
mus), Sp. nov., tabl. analyt. 


Année 1883, n° 4 — P. 103, Sur le genre Monanthia Lep. (en 
russe). — K. LINDEMAN, p. 145, Tapinostola frumentarius, ein neues 
schädliches Insekt Russlands. — LE MÊME, p. 157, Zwei wenig ge- 
kannte schädliche Insekten Süd-Russlands (Dorcadion carinatum und 
Schizoneura sp.). — Général RADOszZKOWSKY, p. 468, Sur quelques 
espèces russes appartenant au genre Bombus (tabl, analyt. des @ et 


Année 1883. 61 


des &). — A. REGEL, p. 233, Correspondance : Lettre ceee (de 
Baldschuan) au Vice-Président. 


Bulletin mensuel de La Société linnéenne du Nord de la France, 19° année, 
{& VI, n°127 (1% janvier 1883). — E. DeLABy, p. 196, Contributions 
à la faune locale (Coléoptères ; suite). — J. GarNIER, p. 200, Notice 
nécrologique sur le D' Dours (lue à la séance du 8 août 1874). 


Comptes rendus des séances de la Société entomologique de Belgique, 
série III, n° 38 (3 novembre 1883). — R. MAC LACHLAN, P. CXLII, 
Note sur l’Ascalaphus ustulatus Eversm. — A. PREUDHOMME DE BORRE, 
p. exit, La Feuille qui se transforme en insecte (fig.). — LE MÊME, 
p. cxLv, Coléoptères caplurés à La Hulpe. 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, 
tome XCVII, 2° semestre 1885, n° 22 (26 novembre 1883). — P, Bor- 
TEAU, p. 1180, Sur les générations parthénogénésiques du Phylloxera, 
et sur les résultats obtenus par divers modes de traitement des vignes 
phylloxérées. 


N° 23 (3 décembre 1883). — TrOuEssART et P. MÉGNIN, p. 1319, 
Note sur le polymorphisme sexuel et larvaire des Sarcoptides plumi- 
coles. — FLICHE, p. 1329, Sur les lignites quaternaires de Bois-l’Abbé, 
près d’Épinal, 


Entomologist®s monthly Magazine (The), n° 235, décembre 1883. — 
J.-A. OSBORNE, p. 445, Some further observations on the Partheno- 
genesis of Zaræa fasciata, and on the embryology of that species and 
of Rumia cralægata. — JAMES EDWARDS, p. 148, A proposed arran- 
gement of the British Jassidæ. —, WiLLIAM BuCKLER, p. 1560, Natural 
history of Zygæna exulans. — G.-T. PORRITT, p. 154, Description of 
the larva of Crambus inquinatellus. — HERBERT DRUCE, p. 155, Des- 
criptions of new species of Helerocera. — GEORGE-T. BAKER, p. 457, 
On the species of European Crambi more or less allied to C, margari- 
tellus. — R. MAC LACHLAN, p. 161, The distinctive and sexual cha- 
racters of Chrysopa flava Scopoli and Gh. vittata Wesmael. — Notes 
DIVERSES : p. 463, Notes on Diptera ; p. 164, The Butterflies of Hun- 
tingdonshire ; id., Capture of Laphygma exigua at Pembroke; p. 165, 
Description of the larva of Semioscopis avellanella ; id., Occurrence 
of Coleophora vibicigerella Z. (a species new to Britain), in Essex ; 
p. 166, Habits of Sciaphila sinuana ; id, Occurrence of Gelechia Hüb- 


62 Bulletin bibliographique. 


neri at Burton; id., Captures of Lepidoplera at Howth; p. 167, Sco- 
paria conspicualis near Burton; id., Additional synonyms of Endotri- 
cha pyrosalis; id., Tortrix Lafauryana; p. 168, Philonthus astutus 
Er. ; id., Diglossa submarina Fairm. (sinuatocollis Rey); id., Note on 
the development of Phryganea striata. 


Feuille des Jeunes Naturalistes, 18° année, n° 158 (1° décembre 1883). 
— COMMUNICATIONS, p. 24 et suiv. : Chasse dans une cage à fro- 
mages; Captures de Coléoptères; Addition à la faune entomologique 
française (Onthophagus marginalis Gebl.); Défense des plantes contre 
les insectes ; Toile d’araignée ; Questions. 


Mémoires de l’Académie impériale des Sciences de S'-Pétersbourg, VIX° sé- 
rie, tome XXXI, n° 5 (1883). — Fr. ScHminT, p. 28, Miscellanea 
Silurica, IL : Die Crustaceenfauna der Eurypterenschichten von Root- 
ziküll auf OEsel (3 pl. n.). 


N°°6, 7 et 8 (1883). © 


Naluralista Siciliano (Il), 8° année, n° 3 (1° décembre 1883). — E. Ra- 
GusA, p. 57, Catalogo ragionato dei Coleotteri di Sicilia (suite). — 
Cu. BrisouT, p. 64, Ceutorhynchus Ragusæ. — FF. MINA PALUMBO, 
p. 92, Lepidotteri druophagi (suite). 


Naturaliste (Le), 5° année, n° 47 (1° décembre 1883). — MAURICE GI- 
RARD, Pp. 875, Bibliographie : Species des Hyménoptèrés d'Europe et 
d'Algérie, par Edm. André, 18° et 19° fascicules. * 


Revue mensuelle d’Entomologie pure et appliquée, par Wladimir Dokhtou- 
roff, vol. I, n° 3, S'-Pétershourg, 1883, — F.-G. ScHaurr, p. 61, Étude 
du genre Omus Esch., traduit de l'anglais par W. Dokhtouroff (tabl. 
analyt. du genre). — W, DOKHTOUROFr, p. 66, Matériaux pour servir 
à l'étude des Cicindélides, ILE : Essai sur la subdivision du genre 
Gicindela auct. (subgen. nov., tabl, analyl.). — REITTER, p. 70, Neue 
Coleopteren aus Russland und bemerkungen über bekannte Arten, IL. 
— À. CHEVROLAT, p. 74, Des genres de Curculionides Episomus, Pla- 
iyomicus, Syntaphocerus et Zircosa, du nombre d’espèces de ces 
genres, synonymies et nouvelles espèces. — P. 85, Bibliographie, 


Verslag van de acht-en-dertigste zomervergadering der Nederlandsche 
entomologische Verceniging gehouden te Assen op Zaterdag 28 Juli 
1883. — EVERTS, p. xvI1, Coléoptères capturés en Hollande. — P, xx, 


Année 1885. 63 


Captures entomologiques dans la province de Drenthe (Goléoptères, 
Lépidoptères, Hyménoptères, Diptères et Aranéides). — P, Kxx1, Ca- 
talogue de la Bibliothèque et Bulletin bibliographique. — Broch. in-8°, 
LXXV pages. (Extr. Tijdschr. voor Entomologie, 1883.) 


LINTNER (J.-A.). First Annual Report on the Injurious and other Insects 
of the State of New-York, made to the State Legislature, pursuant to 
chapter 377 of the Laws of 1881, Un vol. in-8°, 881 p., nombr. fig., 
Albany, octobre 1883. * 


J. B. 


Séance du 26 Décembre 41883. 


Annual Report of the Board of Regents of the Smithsonian Institution for 
the year 1881. — Div. notes entom. sous le titre : Zoology. 


Academia nacional de ciencias en Cordoba : 
I. Actas, t. IV, 1% Ent., 1882. €) 


II. Boletin, t. V, 1% Ent. — E,-L. HOLMBERG, Neothereutes Dar- 
wini (Holmb.) representante de una nuava familia de Citigradas, 


2° Ent. ©) 


Bulletin de la Société d’Étude des Sciences naturelles de Nimes, 11° année, 


n° 40. C@) 


Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences, 
t. XOVII, 2° semestre 1883, n° 24. — HYADES, Rapport sommaire 
sur les recherches d'histoire naturelle faites par la mission du cap 
Horn. — F. HENNEGUY, Sur le Phylloxera gallicole. = H. Lanpors, 
Communic. sur le Phylloxera. 


N° 95, — Azpx. Mizns-EpWARDS, Rapport préliminaire sur l’Expé- 
dition du Talisman dans l’Océan Atlantique. — F. HENNEGUY, Sur 
les procédés de M. Mandon et de M. Aman Vigié pus le traitement 
des vignes phylloxérées. 


Informe oficial de la Gomision cientifica de la Expedicion al Rio Negro 
(Patagonia) (avril, mai et juin 1879), 16 pl ., Buenos-Aires, 1881. 


6/ Bulletin bibliographique. 


Ent. I : Zoologia. — Insectos, por el D' CG. BERG (esp. nouv.), 4 pl. n. 
— Aracnidos, por E.-L. HOLMBERG (esp. nouv.), 2 pl. n. 


Ent. Il et IL © 
Naturaliste (Le), 5e année, n° 48. — Bibliographie. * 


BoYER DE FonscoLoMBe. Calendrier de Faune et de Flore pour les envi- 
rons d'Aix, 1845-46. (Bull. Ac. Sc. d'Aix.) — Ouvrage offert par 
M. J. de Gaulle. * 


FEwkes (J.-WALTER). On a few Medusæ from the Bermudas. — Explor. 
of the surface fauna of the Gulf Stream, under the auspices of the 
U. S. Survey by A. Agassiz. (Extr. Mus. comp. Zool. at Harvard Col- 
lege, 1883.) C) * 


HARGER (O.). Report on the Isopoda. — Reports on the resulls of dred- 
ging, under the supervision of A. Agassiz, on the East Coast of the 
U. S. during the summer of 1880, etc. (Extr. Mus. comp. Zool. at 
Harvard College, 1883.) * 


Mizzière (P.). Notes lépidoptérologiques. (Exlr. Natur. Sicil., 1885.) * 


OSTEN-SACKEN (C.-R.). On the Genus Apiocera. — Synonymica concer- 
ning exotic Dipterology, n° IL — A singular North American Fly. 
(Extr. Berl. entom. Zeit., 1883, H. IL.) * 


PLATEAU (FÉLIX). Recherches sur la force absolue des muscles des In- 
vertébrés, 4° partie, 4 pl. n. (Extr. Bull. Acad. roy. Belg., 1883.) ©) * 


RILEY (C.-V.). Reports of observations and experiments in the practical 
Work of the division, 8 pl., 1883. (Extr. U. S. Depart. of Agric., div. 
of Entom., Bull. n° 3.) — A.-S. PAckarD, Notes on Foresi-tree In- 
sects. — D' E.-I. ANDERSON, Report upon the Cotton Worm in South 
Texas in the spring and early summer of 1883. — W.-S. BARNARD, 
Experimental tests of machinery designed for the destruclion of the 
Cotton Worm. — S.-S. BAILEY, On some of the North American Cos- 
sidæ, with facts in the life hislory of Cossus ceuterensis Lintner. 


A. L. 


Année 1885. 65 


TABLE ALPHABÉTIQUE 


Nora. Il n’y a pas de travaux entomologiques dans les pages placées 
entre parenthèses. 


Academia nacional de Giencias en Cordoba. — Actas, (63). — Boletin, 
50, 63. 


Académie impériale des Sciences de S'-Pétershourg. — Bulletins, 39. — 
Mémoires, 10, (42), 62. 

Academy of Natural Sciences of Philadelphia. — Proceedings, 38. 

American entomological Society. — Transactions, 4. 

Anales de la Sociedad española de Historia natural, 20, 51. 

Annual Report of the Board of Regents of the Smithsonian Institution, 63. 


Annual Report of the Curator of the Museum of Comparative Zoology at 
Harvard College, 10. 


Archivos do Museu nacional de Rio-de-Janeiro, 37. 
Atti della R. Accademia dei Lincei, (4, 6, 10, 13, 15, 20, 24, 39, A5, 51). 
Berliner entomologische Zeitschrift, 24, 59. 
Boston Society of Nalural History. — Memoirs, 4. — Proceedings, 4. 
Boston zoological Society (The quaterly Journal), 4. 
Buffalo Society of Natural Sciences, — Bulletin, (4). 
Bulletin de l’Académie d’Hippone, (11). 
Bulletin d'éducation et d'instruction populaires des Basses-Pyrénées, (41). 
Bulletin de la Société d’insectologie agricole, 4, 15, 25, 30, 39, 50, 55. 
Bulletin de la Société d’étude des Sciences naturelles de Béziers, 50. 
Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Colmar, 20. 
Bulletin de la Société d’élude des Sciences naturelles de Nîmes, (27), 29, 

(45, 55, 63). 

(1885) 9° partie, 5. 


66 Bulletin bibliographique. 


Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, 39, 60. 

Bulletin de la Société hispano-portugaise de Toulouse, (11, 27, 53). 

Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, 
(25, 60). 6 

Bulletin de la Société des Sciences physiques et naturelles de Toulouse, 
(22). 

Bulletin des travaux de la Société Murithienne du Valais, 50. 

Bulletin of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College, (11, 
27), 5. 

Bulletino della Società entomologica italiana, 52. 

Cambridge entomological Club, 10. 

Chronique (La), 15, 18. 

Comité des travaux historiques et scientifiques, 16. 

Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, 5, (6, 10, 44, 
18), 16, 18, (21, 29, 925), 27, (80), 32, (34), 37, (40), 45, 50, (52), 
53, 55, 61, 63. 

Cosmos, (53). 

Deutsche entomologische Zeitschrift, 6, 34. 


Entomological Society of London. — Transactions, 46. 

Entomologisk Tidskrift, 7. 

Entomologist’s monthly Magazine (The), 1, 7, 40, 18, 27, 40, 53, 55, 61. 

Feuille des Jeunes Naituralistes, 4, 7, 41, 16, 21, 95, 30, 385, 42, 50, 
54, 62. 

Horæ Societatis entomologicæ Rossicæ, 4. 

Informe oficial de la Comicion cientifica de la retour al Rio Negro 
(Patagonie), 63. 

Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, (5). 


Linnean Society of London. — Journal, 7. — Proceedings, 8. — Tran- 
sactions, 8. 

Linnean Society of New South Wales. — Proceedings, 5. 

Mittheilungen des naturwissenschaftlichen Vereines für Steiermark, (16). 

Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft, 10, 30. 


Année 1883. 67 


Naturalisia Siciliano (Il), 5, 11, (16), 22, 25, 80, 35, 43, 50, 62, 

Naturaliste (Le), 5, 8, 10, (11), 44, 16, 19, 21, 22, (25), 28, 30, 32, 86, 
37, 43, 45, 51, (52), 54, 56, 62, 64. 

Nederlandsche Entom. Vereeniging. — Tijdsch., 36. — Verslag, 26, 29, 62. 

Nouvelles Archives du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 37. 

New South Wales in 1881, (5) 

Proceedings of the American Assoc. for the Advancement of Science, 3. 

Proceedings of the Natural History of Glascow, 24, 56. 

Psyche, 3, 8, 23, 38, 18, 51, 56. 

Report of the Comptroller of the Currency, (5). 

Revista da Sociedad de Instrucçäo do Porto, 11, 21, 32, 43. 

Revue d’Entomologie, 5, 14, 33. 

Revue mensuelle d'Entomologie pure et appliquée, 25, 38, 62. 

Revue des Travaux scientifiques, 5, 16, 21, 28, 30, 38, 54, 57. 

Royal Dublin Society. — Proceedings, 80. — Transactions, 81. 

Royal Society of London. — Proceedings, 56. — Transactions, (66). 

Sitzungsberichte der kais. Akademie der Wissenschaften in Wien, 8, 24. 

Société entomologique de Belgique. — Annales, 29. — Comptes rendus, 
6, 8, 15, 20, 30, A0, 53, 61. 

Société Linnéenne de Lyon. — Annales, 29. — Bulletin, 17. 

Société Linnéenne du Nord de la France. — Bulletins, 3, 6, 8, 10, 15, 18 
36, 40, 50, 55, 61. — Mémoires, 28. ; 

Sprawozdanie Komisyi fizyograficznéj (Académie de Cracovie), 32. 

Stettiner Entomologische Zeitung, 13, 57. 

Verhandlungen der k. k. zool.-bot. Gesellschaft in Wien, 25. 

Verhandlungen der K. Leopold. Carol. deutschen Akademie der Natur- 
forscher, 26. 


Zoological Society of London. — List, 35. — Proceedings, 36, 46. — 
Transactions, 37. 


68 Bulletin bibliographique. — Année 1883. 


Abbott, 142. — Abeille de Perrin, 31. — André (Edm.), 8. — Atkinson, 
8. — Bedel, 3. — Belon, 3. — Berg, 9, 17, 26, 38. — Blanchard (R.), 
54. — Bourgeois, 12, 22. — Boyer de Fonscolombe, 64.— Bramson, 
49. — Brauer, 9 — Brehm, 3. — Brongniart, 22. — Brun, 28. — 
Brunner de Wattenwyl, 26. — Buchanan White, 49. — Carus, 26. 
— Chaudoir (de), 26. — Chevrolat, 17. — Comstock, 3, 28. — 
Crotch, 9. — Cuni y Martorell, 28. — Deciry aîné, 23. — Fairmaire, 
8, 9, 54. — Fallou, 54. — Fauvel, 43, 44. 45. — Fewkes, 64. — 
Finot, 53. — Gadeau de Kerville, 26. — Girard, 47, 32, 51. — 
Gleisberg, 22. — Gorham, 9. — Hagen, 52, — Hall, 22. — Hansen, 
52. — Harger, 64. — Harold (v.), 9. — Horn, 22. — Jayne, 17. — 
Jourdheuille, 54. — Keferstein, 41. — Knoch, 9. — Laboulbène, 11. 
— Lambert, (28). — Lansberge, 22. — Leconte, 22. — Lichten- 
stein, 43. — Lintner, 63. — Lucas, 15. — Maskell, 6. — Maurice, 
19. — Millière, 64. — Morawitz, 9. — Noel, 59, — Oberthür (R.), 
19, 52. — Olivier, 33. — Osten-Sacken, 6, 64. — Packard, 49. — 
Pandellé, 55. — Plateau, 64. — Preudhomme de Borre, 32, 39, 55. 
— Provancher, 9. — Redtenbacher, 9. — Reiber, 6 — Riley, 6, 9, 
12, 17, 18, 23, 28, 33, 59, 64. — Sahlberg, 9. — Saint-Lager, 17, 20. 
— Schônherr, 10. — Scudder, 17, 20, 32, 86, 52, 59. — Sélys- 
Longchamps (de), 39. — Viret, 59. 


A. LÉVEILLÉ. 


CO mt —— 


LISTE DES MEMBRES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. 


ANNÉE 1883. — Cinquante-deuxième de sa fondation. 


Nota. L'astérisque (*) désigne les Membres fondateurs; les deux astérisques (#*) 
s'appliquent aux Membres libérés ou à vie. 


Membres honoraires. 


MM. 
1859-1882. ** BRISOUT DE BARNEVILLE (Charles), rue de Pontoise, 15, 
à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). — Coléopières 
d'Europe. 


4856-1882. CANDÈZE (E.), X, docteur en médecine, à Glain-lès-Liège 
(Belgique). — Entomologie générale, Larves des Coléoptères ; 
Élatérides, Lamellicornes et Longicornes. Fr 
* 1874. CHEVROLAT (Auguste), rue Fontaine, 25, — Coléoptères. 
1842-1882. FAIRMAIRE (Léon), ancien directeur de l'hôpital Saint-Louis, 
rue du Bac, 94. —Goléoptères, Hyménoptères et Hémiptères. 
* 4866. MILNE-EDWARDS (Henri), G %<, membre de l’Institut, etc. 
rue Cuvier, 57. — Entomologie générale, Anatomie. 
* 1874, REICHE (Louis), négociant, place du Marché-Saint-Honoré, 
22. — Coléoptères. 

1874. SCHIODTE (Georges-Chrétien), membre de l’Académie des 
Sciences de Danemark, directeur du Musée zoologique de 
l’Université, à Copenhague. — Entomologie générale. 

1843-1882. ** SIGNORET (Victor), l'hiver : rue de Rennes, 46 (place 
Saint-Germain-des-Prés), et l'été : avenue de Chevreuse, 5, 
à Clamart (Seine). — Hémipteres. 


70 Liste des Membres. 


1882. THOMSON (Charles-Gustave), docteur en médecine, professeur 
de zoologie à l’Université royale de Lund (Suède). — Ento- 
mologie générale, surtout Coléopières. 

4833-1860. WESTWOOD, professeur à l’Université, Taylorian Institute, 
à Oxford (Angleterre). — Entomologie générale. 


CORMCT LOL 0 159200 


Membres à vie et Membres ordinaires. 


MM. 

1864. ** ABEILLE DE PERRIN (Elzéar), place des Palmiers, 11, à Hyères 
(Var). — Coléoptères et Hyménoptères d'Europe. 

1875. ALAIN (L.), rue de Châteaudun, 23. — Lépidoptères européens, 
principalement Diurnes. 

1869. ALEXANDRE (Auguste), médecin-dentiste, rue Brézin, 6, à Mont- 
rouge-Paris. — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. 

1853. ALLARD (Ernest), chef de bureau au chemin de fer d'Orléans, rue 
Paradis-Poissonnière, 2. — Coléoptères d'Europe. 

1863. ALLARD (Gaston), route des Ponts-de-Cé, à la Maulevrie, près An- 
gers (Maine-el-Loire). — Coléoptères d'Europe. 

1881. ALLÉON (le comte Amédée), à Varna (Bulgarie). — Entomologie 
générale, surtout Coléoptères. 

1853. AMBLARD (Louis), docteur en médecine, rue Paulin, 14 bis, à Agen 
(Lot-et-Garonne). — Hyménoptères. 5 

1861. Ancey (Félix), fabricant de produits chimiques, rue Marengo, 56, 
à Marseille (Bouches-du-Rhône).—Coléoptères en général; Hymé- 
noptères européens. 

1857. ** ANDRÉ (Ernest), notaire, rue des Promenades, 17, à Gray 
(Haute-Saône). — Hémiptères et Formicides, Mœurs des Insectes. 

1876. Anpré (Edmond), négociant en vins, boulevard Bretonnière, 24, 
à Beaune (Côle-d’Or). — Entomologie générale, pr MORE 
Hyménoptières. 

1876. ANIBARO RIVES (Jose-Martinez), Lain Calvo, 20, à Burgos, province 
de Logrono (Espagne). — Entomologie générale. 


1869. 


1880. 


1868. 


1859. 


1882. 


1865. 


1860. 


1873. 


185/. 


1871. 


1866. 


1877. 


1868. 


1868. 


18/6. 


1366. 
1857. 


Année 1885. 71 


ANTESSANTY (l’abbé Gabriel D’), aumônier du Lycée, à Troyes 
(Aube). — Coléoptères de France. 

ARGOD (André-Albert), à Crest (Drôme). — Coléopières européens 
et exotiques. 

Auzoux (Hector), docteur en médecine, à Saint-Aubin-d’Écros- 
ville, par le Neubourg (Eure). — Entomologie générale, princi- 
palement Coléoptères. 


** BAER (Gustave-Adolphe), cité Bergère, 1 bis. — Coléoptères ; 
Entomologie générale. 

BAIRSTOW (Samuel-Denton), F, G. S. Box 204 (Post office), à Port- 
Élizabelh (Afrique du Sud). — Entomologie générale, surtout 
Hyménoptieres. 

BALBIANI, professeur d’embryogénie au Collège de France, rue 
Soufflot, 18. — Entomologie générale et appliquée. 

BALY (Joseph-S.), docteur en médecine, The Butts, à Warwick 
(Angleterre). — Goléoptères, principalement Chrysomélines. 

BANDI (Luigi-Verdiani), via Ricasoli, 52, à Siena, par Rocca d’Orsia 
(Italie). — Coléoptères d'Europe. 

BAR (Constant), propriétaire, à Cayenne (Guyane française), — 
Entomologie générale, principalement Lépidopières. 

BarBAT (Pierre-Michel), imprimeur-éditeur, à Châlons-sur-Marne 
(Marne). — Coléoptères d'Europe. 

BARBIER, rue Le Pelelier, 47. — Coléoptères d'Europe. 

** BARGAGLI (Pierre), via de Bardi, Palazzo Tempi, à Florence 
(Italie). — Coléoptères en général : plus particulièrement Curcu- 
lionides, Anthribides et Xylophages ; Entomologie agricole. 

BARON (G.), avocat, rue de Rennes, 142. — Coléoptères d'Europe. 

BATES (H.-W.), Savile row, 1, Burlington gardens, à Londres, S. W. 
(Angleterre). — Coléoptères et Lépidoptères. 

BAuDI DE SELVES (le chevalier), via Baretti, 48, à Turin. — Goléo- 
pières. 

** B£peL (Louis), rue de l’Odéon, 20. — Coléoptères. - 


BELLEVOYE, graveur, rue du Four-du-Cloître, 5, à Metz (Lorraine). 
— Coléoptères d'Europe et d'Algérie. 


72 


1845. 


1879. 


1869. 


1877. 


1892. 


1844. 


1885. 


1877. 


1857. 


1876. 


1872. 


1885. 


Liste des Membres. 


BELLIER DE LA CHAVIGNERIE, rue Saint-Louis, 35, à Évreux (Eure). 
— Lépidoptères et Goléoptères d'Europe. 

**%* BELON (Paul-Marie-Joseph), professeur, rue du Plat, 25, à Lyon 
(Rhône). — Goléoptères d'Europe. 

BÉRARD (Charles), percepteur des contributions, à Montlieu (Gha- 
rente-Inférieure). — Coléoptères d'Europe. 

BERG (Charles), professeur de zoologie à l’Université de Buenos- 
Ayres, Casilla, 169 (République Argentine). — Entomologie 
générale, principalement Lépidoptères. 

BERNARD (François), ingénieur des Ponts et Chaussées, rue de 
Rennes, 145. — Entomologie générale, surtout Coléoptères et 
Lépidopteres. 

BiGOT (J.-M.-F.), £ÿ A., membre honoraire de la Société centrale 
d’Horticulture de France, l’hiver : rue Cambon, 27, et l'été : à 
Quincy, par Brunoy (Seine-et-Oise). — Diptères. 

BiNoT (Jean), l'été : boulevard Saint-Germain, 155, et l'hiver : 
villa Bonnet, route d’Antibes, à Cannes (Alpes-Maritimes). — 
Coléoptères. 

BLANG (Édouard), inspecteur adjoint des forêts, à Gercy-la-Tour 
(Nièvre). — Entomologie générale, principalement Coléoptères. 
BLANCHARD (Émile), O. #, membre de l’Institut, professeur d’en- 
tomologie au Muséum, rue de l’Université, 34. — Entomologte 

générale. Anatomie. 

BLANKENHORN (Adolphe), docteur en médecine, président de la 
Société de viticulture, Bahnhofstrasse, 8, à Carlsruhe (grand 
duché de Bade). — Insectes nuisibles. 


. BLONAY (Roger DE), rue de La Rochefoucauld, 23. — Entomologie 


générale, surtout Goléoptères. 

BOIELDIEU (Anatole), #, chef de bureau à la Chancellerie de la 
Légion d'honneur, avenue des Gobelins, 44. — Coléoptères d’Eu- 
TOPCe 

Bozivar (Ignacio), professeur d’Entomologie à l’Université, Museo 
de Historia natural, calle de Alcala, 11, 2°, à Madrid (Espagne). 
— Coléoptères et Orthoptères d'Europe. 

Bonxoure (Alphonse), avocat, boulevard Haussmann, 82. — Coléo- 
plères d'Europe. 


1860, 


1859. 


1879. 


1867. 


Année 1885. 73 


BOnnaIRE (le baron Achille), rue Saint-Merry, 114, à Fontaine- 
bleau (Seine-et-Marne). — Coléoptères d'Europe et du bassin de 
la Méditerranée. 

#** BONVOULOIR (le comte Henry DE), à Bagnères-de-Bigorre 
(Hautes-Pyrénées), et à Paris, boulevard Saint-Germain, 215 bis. 
— Coléoptères. 

Boy (le vicomte Gaston-Joseph-Louis pe), l'hiver : rue de Passy, 
84, et l’été : au château de Bujaleuf (Haute-Vienne), — Coléo- 
ptères d'Europe. 


. Boupier (Émile), pharmacien, à Montmorency (Seine-et-Oise). — 


Coléoptères d’Europe. 

BouLLET (Eugène), banquier, à Corbie (Somme). — Coléoptères 
d'Europe et du bassin de la Méditerranée. 

BourGeoïs (Jules), rue de l’Échiquier, 38. — Coléoptères d’Eu- 
rope; Malacodermes exotiques. 

BouTHERrY (Charles-Auguste), docteur en médecine, lauréat de la 
Faculté de Paris. — Entomologie générale, principalement Coléo- 
ptères et Lépidoplères. 

Boyenvar, directeur de la Manufacture des tabacs, à Tonneins (Lot- 
et-Garonne). — Coléoptères d'Europe. 

BrAmsoON (K.-L.), professeur au Gymnase d’Ekaterinoslaw (Russie). 
— Coléoptères et Lépidoptères russes et exotiques. 

BRISOUT DE BARNEVILLE (Henri), rue de Pontoise, 15, à Saint- 
Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). — Coléoptères d'Europe. 

BRONGNIART (Charles), £ÿ A., préparateur de zoologie à l’École 
supérieure de pharmacie, ‘rue Guy-de-la-Brosse, 8, et au Mu- 
séum, rue Cuvier, 57. — Entomologie générale; Articulés fossiles. 

BUCHANAN Wire (le D' F.), président de la Société des Sciences 
naturelles, à Perth (Écosse). — Entomologie générale. 


. BuGnion (Charles-Juste-Jean-Marie), à Lausanne (Suisse). — Go- 


léoptères et Lépidoptères. 

Buouer (Lucien), %, ancien fonctionnaire de la marine, rue 
Saint-Placide, 52 (faub. S'-Germain). — Coléoptères d'Europe et 
d'Algérie. 

BURMEISTER (Hermann), directeur du Musée d'histoire naturelle, à 
Buenos-Ayres (République Argentine). — Entomologie générale. 


7l 


1883. 
1830. 


18714. 


1885. 


1879. 


1877. 


1869. 


1883. 


1883. 


1872. 


1880. 


1881. 


1856. 


1854. 


1866. 


1841, 


1881. 


1881. 


Liste des Membres. 


CAMBOURNAC (Simon), à Narbonne (Aude). — Coléoptères de France. 

CAMERON (Peter), Willow Bank Crescent, 31, à Glascow (Écosse). 
— Hyménoptères en général, principalement ceux d'Écosse. 

CAPRONNIER (J.-B.), X, peintre-verrier, rue Rogier, 251, à Bruxelles. 
— Entomologie générale, Lépidoptères de Belgique et exotiques. 

Casey (T.-L.), 1195, Girard street, à Philadelphie (Pensylvanie, 
États-Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord. 

CAYOL (Marius), rédacteur au Ministère de l’Agriculture, rue des 
Moines, 50, à Balignolles-Paris. — Coléoptères d'Europe. 

CHAMPENOIS (Amédée), inspecteur des forêts, à Autun (Saône-et- 
Loire). — Entomologie générale et appliquée, principalement 
Coléoptères d'Europe. 

CHARDON (Gabriel), employé au bureau télégraphique central, à 
Conslantine (Algérie). — Coléoptères de France. 

** CHEux (Albert), rue Delaage 47, à Angers (Maine-et-Loire). 
— Lépidoptères en général. 

CHRÉTIEN (Pierre), rue Saint-Denis, 24, à Boulogne (Seine). — Lépi- 
doptères d'Europe, surtout étude des Ghenilles et des Œufs. 

CLEMENT (A.-L.), £ÿ A., dessinateur, rue Lacépède, 34, — Entomo- 
logie générale. 

CopeT (le D' Henri), aide-major au 19° bataillon de chasseurs, à 
Rennes (Ille-et-Vilaine). — Lépidoptères. 

CoLVÉE (D.-Pablo), professeur, calle de Luis Vives, 2, 3°, à Valence 
(Espagne). — Entomologie générale, principalement Cochenilles. 

COMENDADOR (Antonio-Sanchez), professeur à l’Université, à Barce- 
lone (Espagne). — Entomologie générale. 

CONSTANT (A.), naturaliste, villa Niobé, golfe Juan (Alpes-Mari- 
times). — Lépidoptères d'Europe. 

CORET (Paul), cultivateur, rue Malissier, 7, à Puteaux (Seine). — 
Lépidoptères d'Europe; Entomologie appliquée à l'Agriculture. 
Cosra (Achille), directeur du Musée zoologique, via Santa Antonia 

alla Vicaria, 5, à Naples (Italie). — Entomologie générale. 
COSTA DE BEAUREGARD (le comte Paul), place de l’Hôtel-de-Ville, 
à Chambéry (Savoie). — Coléoptères d'Europe. 
CouLon, docteur en médecine, à Monaco (Principauté). — Lépido- 
ptères d'Europe ; éducation des Chenilles. 


1885. 


1872. 


1855. 


1874. 


1880. 


1856. 


1882. 


1859. 


Année 1883. 75 


CourAGE (Émile), vicaire à Sainte-Clotilde, rue Casimir-Périer, 15, 
— Coléoptères d'Europe et du bassin de la Méditerranée. 

COUTURES (Georges), négociant, rue Palais-de-l’'Ombrière, 18, à 
Bordeaux (Gironde). — Coléoptères d'Europe; Apiculture. 

GuisiNE (Henry DE LA), rue d’Assas, à Dijon (Côte-d'Or). — Coléo- 
ptères (Garabus), et Lépidoptères (Morpho et Urania). 


. CuNI Y MARTORELL (Miguel), calle de Codols, 18, 3°, à Barcelone 


(Espagne). — Insectes de la faune catalane; Coléoptères d’Eu- 
rope et du bassin de la Méditerranée. 


DAFFRY DE LA MONNOYE (Adalbert), rue de la Barouillère, 9. — 
Coléoptères de France. 

DAïTTIN (E.), lieutenant du génie, à Grenoble (Isère). — Lépido- 
ptères d'Europe. 

DAUTZENBERG (Philippe), négociant, rue de l’Université, 213. — 
Entomologie générale. 

DECOENE-RACOUCHOT (Alfred), aux Antoines, par Luzy (Nièvre). 
— Coléoptères d'Europe; Insectes utiles et nuisibles à l'Agri- 
culture. 

DEzABy (Edmond), rue Neuve, 10, à Amiens (Somme). — Coléo- 
ptères du département de la Somme. 

DELAHAYE (Jules), s.-chef de bureau à la Caisse des dépôts et con- 
signations, rue Brézin, 15, à Montrouge-Paris. — Entomologie 
générale, principalement Lépidoptères. 

DELAMAIN (Henri), à Jarnac (Charente). — Lépidoptères. 

DEMAIsON (Louis), licencié endroit, rue Rogier, 9, à Reims (Marne). 
— Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. 

DEMBOWSKI (Louis), à Sienniça, gouvernement de Varsovie (Polo- 
gne). — Entomologie générale. 

DEPUISET (A.), naturaliste, rue des Saints-Pères, 17. — Entomo- 
logie générale, principalement Lépidoptères et Coléoptères. 

DEsBORDES (Henri), rue Denfert-Rochereau, 23. — Entomologie 
générale, surtout Goléoptères. 

DESBROCHERS DES LOGES (Jules), percepteur des contributions, à 


Ardentes, près Châteauroux (Indre). — Coléoptères d’Europe et 
des pays limitrophes, Élatérides et Curculionides du globe. 


76 


1875. 


1882. 


1838. 


Liste des Membres. 


Des Gozis (Maurice), avocat, place de l’Hôtel-de-Ville, à Montluçon 
(Allier), et à Paris, avenue Marceau, 61. — Coléoptères et 
Orthopteres de France. 

DESIGNOLLE (Paul), instituteur, rue du Bac, 40. — Coléoptères et 
Lépidoptères d’Europe. 

DESMAREST (Eugène), £ÿ I. P., garde des galeries d’Anatomie 
comparée au Muséum d'histoire naturelle, rue Cuvier, 57. — 
Entomologie générale, principalement Coléoptères d'Europe. 

DEYROLLE (Henri), naturaliste, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 2/8. 
—- Coléoptères et Lépidoplères exotiques. 

DEYROLLE (Émile), naturaliste, rue de la Monnaie, 93. — Entomo- 
logie générale. 

DIEcr (le D' G.), à Zoschen, près Mersebourg (Prusse). — Coléo- 
ptères d'Europe. 

**% DOoGNIN (Paul), négociant, rue de la Réunion, 16, à Auteuil- 
Paris. — Lépidoptères d'Europe. 

DoHrN (C.-A.), président de la Société entomologique, à Stettin 
(Prusse). — Coléoptères. 


. DOKHTOUROFF (Wladimir), officier d'artillerie de la garde impériale, 


rue Petite-Moskowskaja, 5, à Saint-Pélersbourg (Russie). — 
Coléoptères européens et exotiques, principalement Cicindélides. 


. DOLLÉ (Maurice), photographe, rue Chenizelles, 2, à Laon (Aisne). 


— Coléoptères. 

Dozzrus (Jean), fondateur du Prix Dollfus, rue Pierre-Charron, 35. 

DortA (le marquis Giacomo), via Peschiera, 18, à Gênes (Italie). 
— Coléoptères. 

Du Buysson (Henri), au Château du Vernet, par Brout-Vernet 
(Allier). — Coléoptères d'Europe. 


. ** Ducoupré, Éÿ I. P., inspecteur d’Académie, à Angers (Maine- 


et-Loire). — Coléoptères d'Europe. 


. Duparc (Georges), quai du Louvre, 30. — Coléoptères. 
. DUTREUX (Aug.), £ÿ IL. P., X, ancien receveur général, au Château 


de la Gelle-Saint-Cloud, par Bougival (Seine-et-Oise). — Lépido- 
pières d'Europe, Diurnes exotiques. 


- DUVERGER (Joseph-Alexandre), à Dax (Landes). — Lamellicornes, 


Longicornes, Libellulides, Orthoptères, Hémiptères et Lépidoptères 
d'Europe. 


1867. 


1870. 


4867. 


1866. 


1833. 


1858. 


1367. 


1866, 


Année 1883. 717 


ÉBRARD (Sylvain), employé aux aciéries, à Unieux (Loire). — Lépi- 
doplères d'Europe. 

EHLERS (DON Guillermo), Muralla del Mar, 37, à Carthagène (Es- 
pagne). — Coléoptères. 

Emica (Gustave p’), %, écuyer de S. M. l'Empereur d'Autriche, 
à Buda-Pesth (Hongrie). — Coléoptères d’Europes Insectes nui- 
sibles à l'Agriculture. dpi 

** ErsCHOrF (Nicolas), Wassili Ostrow, n° 45, 12° ligne, à Saint- 
Pétersbourg (Russie). — Lépidoptères. 


FÂxræus, ex-chef au département de l'Intérieur, à Stockholm 
(Suède). — Coléoptères. 

FALLOU (Jules), £ÿ AÀ., rue des Poitevins, 10, et à Champrosay, 
commune de Draveil (Seine-et-Oise). — Lépidoptères d'Europe, 
étude de leurs mœurs ; Chenilles préparées. 


. FAUCONNET (Mary-Louis), pharmacien, membre du Conseil d’hy- 


giène, à Autun (Saône-et-Loire). — Goléoptères d’Europe. 

FAUVEL (C.-A.), £ÿ A., %, avocat, rue d’Auge, 16, à Caen (Calva- 
dos). — Entomologie générale de la Basse-Normandie, Coléo- 
ptères et Lépidoptères de France, Staphylinides exotiques. 

Féuissis-ROLLIN (Jules), #, chef d’escadron d'artillerie en retraite, 
rue de Rennes, 106 bis. — Coléoptères de France. 

Finor (Pierre-Adrien-Prosper), #, capitaine d'état-major en retraite, 
rue Saint-Honoré, 27, à Fontainebleau (Seine-et-Marne). — 
Entomologie générale, plus spécialement Orthoptères. 

Fircx (E.-A.), Brick house, à Maldon (Essex, Angleterre). — Ento- 


ll 


mologie générale. 


. ** FLEuTIAUX (Edmond), altaché à l’administration de l’Entrepôt 


des vins, rue Malus, 4 (place Monge). — Coléoptères d'Europe. 


. FripricI (Edmond), conservateur du Musée d’hisloire naturelle, 


rue de l’Évêché, 25, à Metz (Lorraine) — Entomologie générale 
et appliquée. 

Fumouze, docteur en médecine, rue du Faubourg-Saint-Denis, 78, 
— Entomologie appliquée à la Médecine et à la Pharmacie. 


GABILLOT (Joseph), quai des Gélestins, 5, à Lyon (Rhône), — as 
léoptères d'Europe. 


78 


1880. 


1867. 


1875. 


1869. 


1857. 


1867. 


1882. 
1870. 
1849. 
1881. 
1880. 
1859. 


1857. 


1368, 


1880. 


Liste des Membres. 


** GADEAU DE KERVILLE (Henri), rue Dupont, 7, à Rouen (Seine- 
Inférieure). — Entomologie générale, surtout Myriapodes. 

** GAGE (Léon), docteur en médecine, rue de Grenelle-Saint-Ger- 
main, 9. — Entomologie générale et appliquée à la Médecine et 
à la Pharmacie. 

GALLÉ (Ernest), cour du Château, 42, à Creil (Oise). — Coléoptères 
et Lépidoptères d'Europe. 

GALLOIS (Joseph), inspecteur du service des Enfants assistés, rue 
du Bellay, 52, à Angers (Maine-et-Loire). — Coléoptères d’Eu- 
rope et des pays circumméditerranéens. 

GANDOLPHE (Paul), rue des Arts, 11, à Levallois-Perret (Seine). 
— Coléoptères. 

GARBIGLIETTI (le D' Antoine), agrégé de la Faculté royale de mé- 
decine, rue de l’Académie-Albertine, 5, à Turin (Italie) — 
Coléoptères, Hyménoptères et Hémiptères. 

GATRy (l'abbé Octave), à Les Bouillons, près Sées (Orne). — Lépr- 
doptères d'Europe, surtout ceux de Normandie. 

GAULLE (Jules De), rédacteur à la Préfecture de la Seine, rue de 
Sèvres, 11. — Coléoptères d'Europe. 
GÉHIN (J.-B.), à Remiremont (Vosges). — Coléoptères Carabiques 

de la tribu des CGarabides, européens et exotiques. 

GENNADIUS (P.), inspecteur de l’agriculture, à Athènes (Grèce). — 
Entomologie générale, principalement Cochenilles. 

GÉRARD DE CASTILLON, rue Condillac, 36, à Bordeaux (Gironde). 
— Lépidoptères et Goléoptères. 

GERVAIS D’ALDIN, ancien magistrat, à Péronne (Somme). — Coléo- 
ptères. 

GirARD (Maurice), £ÿ L P., professeur d’Entomologie à l’École 
d'Agriculture de Grignon, etc., rue Gay-Lussac, 28. — Entomc- 
logie générale et appliquée, Physiologie. 

Gogerr (le D' Émile), &ÿ A., C. %X de l’ordre d’Isabelle-la-Catho- 
lique, rue de la Préfecture, à Mont-de-Marsan (Landes). — 
Entomologie générale. 

GODMAN (le D'F. pu CAN), Chandos street, 10, Cavendish square, 
à Londres, W. (Angleterre). — Entomologie générale, princi- 
palement Lépidoptères américains. 


1875. 


1859. 


13881, 


1379. 


1878. 


1864. 


1833. 


1857. 


1866. 


1869. 


1870. 


1873. 
1875. 


1876. 


1882. 


1872. 


Année 1883. 79 


GonzALO y Goya (Angel), catedralico de historia naturale de Ins- 
tituto, plaza de la Verdura, 70, prât Salamanca (Espagne). — 
Entomologie générale. 

** GOOssEns (Th.), rue du Faubourg-Saint-Martin, 130. — Lépido- 
ptères et Chenilles du Globe. 

GorDoN (le D° Antonio-Maria DE), professeur de physiologie, à 
l’Université de la Havane (Cuba). — Entomologie générale. 

Goss (Herbert), esq., F. G. S., the avenue Surbiton Hill, Surrey 
(Angleterre). — Insectes fossiles. 

GouxELLE (Émile), rue de Rennes, 131. — Entomologie générale, 
Coléoptères. 

GOURÉ DE VILLEMONTÉE (Gustave), professeur de chimie à l’École 
normale de Cluny (Saône-et-Loire). — Coléoptères de France. 
GRAELLS (Mariano DE LA PAz), >X, sénateur, professeur d’anato- 
mie comparée et de zoonomie au Musée d'histoire naturelle, 
calle de la Bola, 4, premier, à Madrid. — Entomologie générale ; 

Mœurs des Insectes. 

** GRENIER, docteur en médecine, rue de Vaugirard, 55, et à Ba- 
gnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). — Coléoptères d’Europe. 
GRONIER, rue Sain(e-Catherine, 17, à Saint-Quentin (Aisne). — 

Lépidoptères d'Europe; Chenilles préparées. 

** GROUVELLE (Jules), ingénieur civil, rue des Écoles, 26. — Coléo- 
ptères d’Europe. 

#** GROUVELLE (Antoine), directeur de la Manufacture des Tabacs 
de Nice (Alpes-Maritimes). — Coléoptères d'Europe, Clavicornes 
et Cucujides exotiques. 

GROUVELLE (Philippe), rue des Écoles, 26. — Coléoptères de France. 


** GUÈDE (J.-P.), O. %, ingénieur de 1"° classe des constructions 
navales, directeur de l'établissement de la Marine à Indret, par 
la Basse-Indre (Loire-Inférieure). — Coléoptères de France. 

GuizgerT (Robert), rue de Buffon, 24, à Rouen (Seine-Inférieure). 
— Coléoptères d'Europe. 

GuizLor (Alfred), naturaliste, rue de la Monnaie, 23. — Entomo- 
logie générale. 


HazLoy (Léon D’), rue Porte-Paris, 23, à Amiens (Somme), —= 
Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. 


80 


1858. 


1885. 


1858. 


1878. 


1885. 


1866. 


1874. 


1880. 


1880. 


1870. 


1854. 


1843. 


1879. 


Liste des Membres. 


HAROLD (le baron Edgar DE), X, major en retraite, Barerstrasse, 
14, à Munich (Bavière). — Coléoptères, surtout Lamellicornes. 
HÉLOT (Jean), médecin-dentiste, rue du Bac, 62. — Entomologie 

générale. 
HÉnow, %, professeur de langue arabe au Lycée, passage Rouen- 
nais, à Constantine (Algérie). — Coléoptères et Lépidoptères. 
HERVÉ (Ernest), notaire, rampe Saint-Melaine, à Morlaix (Finis- 
ère). — Coléoptères et Hémiptères d'Europe. 

HEULZz, négociant, place de la Bastille, 6. — Entomologie générale, 
surtout Lépidoptères d’Europe. 

HEYDEN (Lucas von), X, docteur en philosophie, Schasstrasse, 54, 
à Bockenheim, près Francfort-sur-le-Mein (Allémagne). — In- 
sectes de tous les ordres, surtout Coléoptères. 


HoPFFGARTEN (le baron Max vox), à Mülverstedt, près Langensalza 
en Thuringe (Prusse). — Coléoptères d'Europe. 

** Horn (le D' George-Henry), North-Fourth street, 874, à Phila- 
delphie (Pensylvanie, Élals-Unis d'Amérique). — Coléoptères, 
principalement ceux de l'Amérique du Nord. 

HorvATH (le D' GÉzZA DE), membre de l’Académie des Sciences 
de Hongrie, etc., place Elisabeth, 49, à Buda-Pesth (Hongrie). 
— Hémiptères. 

HUBERSON (G.), s.-chef à la Préfecture de la Seine, rue Saint- 
Jacques, 328. — Entomologie générale, Anatomie, Micrographie. 


JANSON (Edward), Little Russell street, 35, à Londres, W. C. (An- 
gleterre). — Entomologie générale. 

JÉREL (Henri), cabinet et librairie entomologiques et d'histoire 
naturelle, rue de Dunkerque, 62. Mardi, jeudi et samedi. — 
Coléoptères européens et exotiques, surtout Curculionides. 

Joy (le D' Émile), £ÿ A., médecin-major de 1'° classe au 9° régi- 
ment d'artillerie, rue Malpas, 4, à Castres (Tarn). — Orthoptères 
et Éphémériens d'Europe. 


. JOURDHEUILLE (Camille), juge au tribunal de 1'° instance, à Troyes 


(Aube). — Lépidoptères d'Europe. 
JOURNÉ (Camille), négociant, mail des Tauxelles, 5, à Troyes (Aube). 
— Coléoptères de France, 


1882. 


1876. 


1850. 


1874. 


1869. 


1866. 


1875. 


1857. 
1874. 


1868. 


1855. 


1874. 


1865. 


1846. 


1857. 
1858. 


Année 1885. 81 


JOYEUX (Charles), O. #, ingénieur des construclions navales, en 
retraite, rue de l'Est, 13, à Melun (Seine-et-Marne). — Entomo- 
logie générale, surtout Coléoptères d'Europe. 


KATTER (le D'), à Putbus, île de Rügen, en Poméranie (Prusse). — 
Entomologie générale, principalement Coléoptères. 

KEFERSTEIN, Conseiller de justice, à Erfurth en Thuringe (Prusse). 
— Lépidoptères d'Europe. 

Kizcias (Édouard), docteur en médecine, à Coire (Suisse). — Ento- 
mologie générale, principalement Coléoptères d’Europe. 

KirBy (W.-F.), 2, Burlington gardens, Chiswick, London, W. 
(Angleterre). — Lépidoptères. 

KirsCH (Th.), pharmacien, au Musée zoologique, à Dresde (Saxe). 
— Coléoptères. 

Kocx (le D' Ludwig), Planeusschegasse, à Nuremberg (Bavière). — 
Arachnides. 

KoECHLIN (Oscar), à Dornach (Alsace). — Coléoptères. 

KoEcaLin (Edmond), rue du Conseil, 18, à Saint-Denis (île de la 
Réunion, via Marseille). — Coléoptères d'Europe. 

Koziorowicz (Édouard-Ladislas), %#, £ÿ A., ingénieur en chef 
des Ponts-et-Chaussées, à Annecy (Haute-Savoie). — Coléoptères 
d'Europe et du bassin de la Méditerranée. 

KRAATz (Gustave), docteur en philosophie, Einkstrasse, 28, à 
Berlin (Prusse). — Goléoptères. 

KrAuss (F. DE), Archivstrasse, 4, à Stuttgard (Wurtemberg). — 
Entomologie générale. 

KÜüncKkez D'HERCULAIS (Jules), £ÿ A., aide-naturaliste d’entomologie 
au Muséum d'Histoire naturelle, avenue du Bois-de-Boulogne, 
56, villa Saïd, 20. — Entomologie générale, Anatomie. 


*%* LABOULBÈNE (le D' Alexandre), O. #, IL. P., membre de l’Aca- 
démie de médecine, professeur à la Faculté de médecine, etc., 
boulevard Saint-Germain, 181. — Entomologie francaise, Ana- 
tomie, Mœurs des Insectes. 

LAcERDA (Antonio DE), à Bahia (Brésil). — Entomologie générale. 

LarAURY (Clément), docteur en médecine, à Saugnac, près Dax 
(Landes). — Lépidoptères d'Europe. 

(1885) 9° partie, 6. 


82 


1875. 


1861. 


1870. 


1876. 


1861. 


1874. 


1855. 


1866. 


1831. 


1872. 


1869. 


1877. 


1874. 


1865. 


1875. 


1837. 


Liste des Membres. 


LAJoyE (Lambert-Abel), rue Ruinart-de-Brimont, 9, à Reims 
(Marne). — Goléoptères d'Europe. 

LALLEMANT (Charles), pharmacien, à l’Arba, près Alger (Algérie). 
— Coléoptères d'Europe et du nord de l'Afrique. 

LAMBIN (Charles), €ÿ L P., rue Saint-Antoine, 164. — Coléoptères 
d'Europe, Mœurs des Insectes. 

Lamey (Adolphe), inspecteur des forêts, à Gray (Haute-Saône). — 
Coléoptères d’Europe et du bassin de la Méditerranée. 

** LANSBERGE (J.-G. VAN), ancien gouverneur général des Indes 
néerlandaises, à Brummen, province de Gueldre (Pays-Bas). — 
Coléoptères. 

LAPLANCHE (Maurice DE), au château de Laplanche, par Luzy 
(Nièvre). — Coléoptères d'Europe, Anatomie. 

LARRALDE (Martin), percepteur des contributions directes, à Puy- 
mirol (Lot-et-Garonne). — Lépidoptères. 

LARTIGUE (Henry), %, directeur de la Société générale des Télé- 
phones, rue de la Tour, 60, à Passy-Paris. — Coléoptères d’Eu- 
rope. 

LEeBoœŒur (Charles), rue de Talleyrand, 49, à Reims (Marne). — 
Coléoptères d'Europe. 

LE Brun (Marcel), rue Saint-Loup, 9, à Troyes (Aube). — Coléo- 
ptères de France. 

#** LEFÈVRE (Édouard), rédacteur au Ministère des Travaux pu- 
blics, rue du Bac, 112. — CGoléoptères d'Europe, Clytrides et 
Eumolpides exotiques. 

LELONG (l'abbé Arthur), aumônier militaire (6° corps), rue Saint- 
Hilaire, 19, à Reims (Marne). — Coléoptères d'Europe. 

Lecoup (Charles), avenue des Gobelins, 25. — Entomologie géné- 
rale, principalement Lépidoptères d’Europe. 

LEMORO (Eugène), rue Guichard, 2, à Passy-Paris. — Coléoptères 
de France. 

LE Pizeur (Louis), docteur en médecine, rue de Castellane, 12. 
— Entomologie générale. 

LEPRIEUR (C.-E.), O. %#, pharmacien principal de 4° classe de 
l'armée, en retraite, rue des Écoles, 88. — Coléoptères d'Europe, 
d'Algérie et d'Égypte. 


1874. 


1857. 


1869. 


1861. 


1845. 


1868. 


1874. 


1882. 


1832. 


1861. 


1864. 


1864. 


1881. 


1878. 


1846. 


1853, 


Année 1885. 83 


LE ROt (Gustave), rue de Tournay, 47, à Lille (Nord). — Lépido- 
ptères d'Europe. 

LETHIERRY (Lucien), rue Blanche, faubourg Saint-Maurice-lès-Lille 
(Nord). — Coléopières et Hémiptères. 

LETZNER (K.), rector, président de la Société de Silésie, Vorweck- 
strasse, 5, à Breslau (Prusse). — Entomologie générale. 

** LÉveiLLé (Albert), rue Saint-Placide, 42. — Coléoptères d’Eu- 
rope et d'Algérie, Trogositides exotiques ; Hémiptères. 

LEVOITURIER (J.-A.), à Orival, près Elbeuf (Seine-Inférieure). — 
Coléoptères d'Europe. 

LICHTENSTEIN (Jules), CG. X, membre de l’Académie des Sciences 
de Madrid, boulevard du Jeu-de-Paume, 43, à Montpellier (Hé- 
rault). — Hyménoptères d'Europe, Mæœurs des Insectes. 

LiZAMBARD (l'abbé Charles), rue Croix-des-Petits-Champs, 12. — 
Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. 

LucANTE (Angel), näturaliste, à Courrensan, par Gondrin (Gers). 
— Entomologie générale, surtout Insectes cavernicoles. 

Lucas (Hippolyte), %, aide-naturaliste d’entomologie au Muséum, 
rue Monsieur-le-Prince, 10, et au Muséum d’histoire naturelle, 
rue Cuvier, 57. — Entomologie générale. 


MABILLE (Paul), agrégé de l’Université, rue du Cardinal-Lemoine, 
75. — Lépidoptères d'Europe et d'Afrique, Hespérides exotiques ; 
Coléoptères et Névroptères du Globe. 

Mac LACHLAN (Robert), Westview, Glarendon road, Lewisham, à 
Londres, S. E. (Angleterre). — Névroptères. 

Manon (E.), ancien magistrat, cours Mirabeau, 4, à Aix (Bouches- 
du-Rhône). — Goléoptères d'Europe. 

MaAgrerTi (le D' Paul), Canonica d’Adda (Bergamasco, ltalie). — 
Hyménoptières. 

MaINDRON (Maurice), passage Gourdon, 6 (place Saint-Jacques). — 
Entomologie générale, principalement Hyménoptères. 

MANDERSTIERNA (Alexandre DE), X, lieutenant général, Wejska, 4, 
à Varsovie (Pologne). — Coléoptères. 

ManueL DE LOCATEL (le comle Alfred DE), au château de Conflens, 
à Albertville (Savoie). — Coléoptères d'Europe et du bassin de la 
Méditerranée. 


8h 


1879. 


1858. 


1835. 


1855. 
1861. 


1860. 


1875. 


1879. 


1881. 
1861. 
1881. 


1875. 


Liste des Membres. 


MARCOTTE (Félix), conservateur du Musée et bibliothécaire de la 
ville, rue Ledien, 31, à Abbeville (Somme). — Entomologie 
générale, principalement Coléoptères d'Europe. 

MARMOTTAN, docteur en médecine, ancien député, rue Deshordes- 
Yalmore, 31, à Passy-Paris. — Coléoptères d'Europe. 

MARSsEUL (l'abbé S.-A. pe), boulevard Pereire (sud), 274, aux 
Ternes-Paris. — Coléoptères d'Ewrope et des pays circonvoïsins, 
Hétéromères et Histérides exotiques. 

MARTIN (Emmanuel), propriétaire, à Creil (Oise). — Lépidoptères. 

MARTIN (Henri-Charles), %£, docteur en médecine, rue Sainte- 
Claire, 4, à Passy-Paris. — Coléoptères. 

MARTINEZ Y SAEZ (Francisco), professeur au Musée d'histoire 
naturelle, plaza de los Ministerios, 5, 3° étage, izq*®, à Madrid 
(Espagne). — Coléoptères. 

MARTORELL (Manuel y Peña), membre de l’Académie royale des 
Sciences, rambla Santa-Monica, 33, 1°", à Barcelone (Espagne). 
— Insectes de la faune catalane; Coléoptères d'Europe et du 
bassin de la Méditerranée. 


. Masson (Edmond), percepteur des contributions du Meux, rue 


Vivenel, 13, à Compiègne (Oise). — Coléoptères de France. 
MaTHAN (Marc DE), naturaliste voyageur dans l’Amérique du Sud, 
chez MM. Oberthür, faubourg de Paris, A4, à Rennes (Ille-et- 
Vilaine). — Entomologie générale, principalement Goléoptères. 
**% MaAuppin (Paul-Alfred), boulevard Saint-Germain, 455. — GColéo- 
ptères d’Europe. 


MAURICE (Jules), licencié ès sciences naturelles, au château d’Atti- 
ches, par Pont-à-Marq (Nord). — Entomologie générale, surtout 
Coléoptères d'Europe. 

Mayer (Valéry), professeur d’entomologie à l’École d’agriculture, 
rue Urhbain-V, 8, à Montpellier (Hérault).— Coléoptères d'Europe, 
Maœurs des Insectes. 

** MAZARREDO (Carlos De), ingénieur forestier, calle de Almi- 
rante, 2, à Madrid (Espagne). — Entomologie générale, princi- 
palement Arachnides et Myriapodes. 

MÉGNin (J.-P.), %, &ÿ L. P., vétérinaire en premier au 42° régiment 
d'artillerie, à Vincennes (Seine). — Parasites épizoiques, princi- 
palement Acariens ; Helininthologie. 


1582. 


1877. 


1874. 


1851. 


1881. 


1888. 


1862. 


1861. 


1879. 


1870. 


1844. 


1850. 


1875. 


1866. 


1880. 


1854. 


Année 1883. 85 


MEYER-DARCGIS (Georges), à Wohlen, canton d’Argovie (Suisse). — 
Coléoptères en général, surtout genres Garabus et Julodis. 

MICHARD (Claude-Adrien), pharmacien de 4"° classe, rue Godefroy, 
L0, à Puteaux (Seine). — Entomologie générale, principalement 
Coléoptères d'Europe. 

MIEpEL (Pierre-Théodore-Joseph), rue des Prébendiers, 6, à Liège 
(Belgique). — Goléoptères d’Europe. 

MizziÈère (Pierre), &ÿ A., villa des Phalènes, à Cannes (Alpes-Mari- 
times). — Lépidoptères d'Europe, Mœurs des Chenilles. 

** MizLor (Adolphe), dessinateur, rue Monge, 70. — Entomologie 
générale, principalement Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. 


MizcoT (Charles), rue des Quatre-Églises, 28, à Nancy (Meurthe- 
et-Moselle). — Entomologie générale, surtout Coléoptères et 
Lépidoptères. 


** MIiLne-Epwarps (Alphonse), O. %, membre de l’Institut, pro- 
fesseur au Muséum d'histoire naturelle, elc., rue Cuvier, 57. — 
Entomologie générale, Crustacés. 

Mimonr (DE), au château de la Houssaye, par Fontenay-Trésigny 
(Seine-et-Marne). — Entomologie générale, Coléoptères. 

** Mior (Henri), £ÿ I. P., juge au tribunal civil, à Beaune (Côte- 
d'Or). — Entomologie appliquée; Insectes auxiliaires, utiles et 
nuisibles du Monde entier. 

Missoz, pharmacien, rue Montorgueil, 19. — Lépidoptères d’Eu- 
rope, préparation des Chenilles. 

MOCQUERYS (Émile), rue de la Préfecture, 28, à Évreux (Eure). — 
Coléoptères d'Europe, Entomologie appliquée. 

MozrENxOUT (Victor), naturaliste, rue Mandeville, 72, à Liège 
(Belgique). — Entomologie générale. 

Moncuicourt (Félix), boulevard Richard-Lenoir, 92. — Coléoptères 
européens et exotiques. 

**%* MONNIER (Frédéric), notaire, rue des Cornillons, 11, à Châlon- 
sur-Saône (Saône-et-Loire). — Lépidoptères d'Europe. 

Monxor (Eugène), commis d’économat au Lycée, à Coutances 
(Manche) — Coléoptères d'Europe. 

** MONTAGNÉ (J.-B.), rue de Sambre-et-Meuse, 56, à Paris, et 
avenue de Paris, 94, à Rueil (Seine-et-Oise). — Coléopteres. 


86 


1878. 


1370. 


1858. 


1853. 


1859. 


1859. 


1877 


1852. 


1871 


1879. 


1876. 


1830. 


1881. 


1360. 


1882. 


Liste des Membres. 


Monreiro (Antonio-Augusto-Carvalho DE), rua do Alecrim Largo 
de Baraô de Quinteria, 72, à Lisbonne (Portugal). — Entomologie 
générale, principalement Lépidoptères. 

MonwriLLor (Louis), #, professeur de télégraphie à l'École natio- 
nale de cavalerie de Saumur (Maine-et-Loire), et, à Paris, bou- 
levard Montparnasse, 13. — Coléoptères d'Europe. 

MONTROUZIER (le Révérend Père), missionnaire apostolique, à Lyon 
(Rhône). — Entomologie générale. 

** Morirz, naturaliste, rue de l’Arbre-Sec, 46. — Entomologie 
générale. 

Mons (Louis), ingénieur civil, rue de Solférino, 4. — Coléoptères 
et Lépidoptères d'Europe. 

MÜLLER (T.-A.-Clemens), fabricant de machines à coudre, Holtzhof- 
gasse, 16, à Dresde-Neustadt (Saxe). — Coléoptères. 


NANTEUIL (Roger DE), avenue de Villars, 10. — Entomologie géné- 
rale, principalement Lépidoptères d’ Europe. 

NARCILLAG (le comte pe), #, boulevard des Italiens, 6, et à la 
Germanie-de-Gambais, par Houdan (Seine-et-Oise). — Entomo- 
logie générale, Anatomie. 

NEvinson (Georges-Basil), Torrington square, 19, à Londres (Angle- 
terre). — Goléoptères. 

NicKkERL (Ottokar), docteur en médecine, Wenselsplatz, 16, à Prague 
(Bohême). — Entomologie générale (Goléoptères et Lépidoptères). 

NicozAs (André), ancien juge, rue d’Aspe, 15, à Oloron-Sainte- 
Marie (Basses-Pyrénées). — Carabiques et Cérambycides d’Eu- 
rope et pays limitrophes. j 

Nicoas (Hector-Ulysse), conducteur des Ponts-et-Chaussées (ser- 
vice spécial du Rhône), rue Velouterie, 9, à Avignon (Vaucluse). 
— Coléoptères et Hémiptères d’Europe. 

Nopier (Charles), médecin de la marine, rue Saint-Huel (Kæren- 
trech), à Lorient (Morbihan). — Coléoptères en général. 

NorGUET (Anatole DE MADRE DE), rue de Jemmapes, 61, à Lille 
(Nord). — Coléoptères d’Europe et d'Algérie. 

NouALHIER (Maurice), à La Borie, près Limoges (Haute-Vienne). — 
Coléoptères d'Europe. 


1861. 


1871. 


1859. 


1380. 


1869. 


1873. 


1873. 


1871. 


1881. 


1871. 


1850. 


1862. 


1876. 


1862. 


1850. 


1862. 


Année 1883. 87 


** OBERTHÜR (Charles), faubourg de Paris, 44, à Rennes ({lle-et- 
Vilaine). — Lépidoptères, 

** OBERTHÜR (René), faubourg de Paris, 44, à Rennes (Ille-et- 
Vilaine). — Coléoptères. 

OpïEr (James), banquier, Cité, 24, à Genève (Suisse). — Coléo- 
ptères d’Europe. 

Opter (Georges), élève de l’École polytechnique, rue Saint-Lazare, 
93. — Coléoptères d'Europe. 

OzIvEIRA (Manoel PAULINO DE), professeur à la Faculté de philoso- 
phie, à Coïmbre (Portugal). — Entomologie générale, Coléoptères. 

OLIVIER (Ernest), aux Ramillons, près Moulins (Allier). — Goléo- 
ptères d'Europe et confins ; Hémiptères et Hyménoptères européens. 

ORBIGNY (Henri D’), architecte, rue des Beaux-Arts, 12. — Coléo- 
pières d'Europe et du bassin de la Méditerranée. 

OsmonrT, contrôleur des Douanes, rue de l’Oratoire, 20, à Caen 
(Calvados). — Lépidoptères d'Europe. 

**%* OsTEN-SACKEN (le baron Charles-Robert n°), hans mai Wrede- 
platz, à Heidelberg (grand-duché de Bade). — Diptères, surtout 
ceux de l’Amérique du Nord; Tipulaires en général. 

OusTALET (Émile), £ÿ A., aide-naturaliste au Muséum d'histoire 
naturelle, rue Monsieur-le-Prince, 20, — Entomologie générale. 


PANDELLÉ (Louis), rue Pradau, 4, à Tarbes (Hautes-Pyrénées). 
— Coléoptères. 

PASCoE (Frans-P.), Burlington road Westbourne park, 1, à Lon- 
dres, W. (Angleterre). — Coléoptères (Longicornes). 

PELLETIER (H.), avocat, président du Comice agricole de l’arron- 
dissement à Madon, par Blois (Loir-et-Cher). — Entomologie 
appliquée. 

PÉRAGALLO (AL), %, directeur des contributions indirectes, rue 
Pastorelli, 48, à Nice (Alpes-Maritimes). — Coléoptères d’Eu- 
rope ; Entomologie appliquée. 

PEREZ ARCAS (Dow Laureano), professeur de zoologie à la Faculté 
des Sciences, calle de las Huertas, 14, à Madrid (Espagne). — 
Coléoptères d’Europe et du bassin de la Méditerranée. 

PéREz (J.), professeur à la Faculté des Sciences, à Bordeaux 
(Gironde). — Entomologie générale, Anatomie. 


88 Liste des Membres. 


1883. ** PÉRINGUEY, professeur au Diocesan College, à Rondebosch, 
près la ville du Cap-de-Bonne-Espérance. — Entomologie géné- 
rale, surtout Coléoptères. 

4875. ** PERRAUDIÈRE (René DE LA), lieutenant au 402° régiment de ligne, 
boulevard Voltaire, 263. — Coléoptères de l’ancien monde. 

1857. Piccrou (Ferdinand), agrégé pour l’entomologie à l’Institut d’études 
supérieures, via Romana, 19, à Florence (Italie). — Coléoptères 
et Hyménoptères. ‘ 

1883. Prerson (Henri), rue Pierre-Lescot, 7. — Orthopteres et Névro- 
ptères. 

1862. Prssor (Augusle), inspecteur des forêts en retraite, conservateur 
honoraire du bois de Boulogne, rue Perchamps, à Boulogne 
(Seine). — Entomologie appliquée à la Sylviculture et à l’'Agri- 
culture. 

1881. PLusTcHErsKY (Erschoff), conservateur des collections de la Société 
entomologique de Russie, Fourchtadskaja, ligne 1, n° 49, à 
Saint-Pétersbourg (Russie). — Entomologie générale. 

* Poey, professeur de zoologie et d'anatomie à l’Université, calle San- 
- Nicolai, 96, à la Havane (Cuba). — Lépidoptères et Coléoptères. 

1883. POIRIER, docteur en médecine, à Avize (Marne). — Entomologie 
générale, surtout Coléoptères d’Europe. 

1873. POLLE-DEVIERMES, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 157. — Coléo- 
ptères d'Europe. 

1874. POLLET (Charles-Louis-Joseph), généalogiste, à Fécamp (Seine-In- 
férieure). — Entomologie générale, plus spécialement Goléoptères 
et Lépidoptères d'Europe. 

41865. Ponson (A.) fils, quai de la Guillotière, 45, à Lyon (Rhône). — 
Coléoptères d'Europe. 

1881. ** Poucner (Eugène), à Landroff (Lorraine). — Entomologie géné- 
rale, surtout Hyménoptères ; Insectes de l’ambre. 

1869. ** PouJADE (Gustave-Arthur), £ÿ A., préparateur d’entomologie 
au Muséum d'histoire naturelle, rue des Écoles, 45. — Coléo- 
ptères et Lépidoptères, Iconographie entomologique. 

1872. POWER (Gustave), ingénieur civil, à Saint-Ouen-de-Thouberville, 
par La Bouille (Seine-Inférieure), et à Rouen, place Bouvreuil, 2. 
— Coléoptères de France, Brenthides exotiques. 


1867. 


1867. 


1856. 


1869. 


1872. 


1872. 


1862. 


1867. 


1869. 


1872. 


1881. 


1882. 


1875. 


1876. 


1874. 


Année 1883. 89 


PREUDHOMME DE Borre (Alfred), conservateur-secrétaire du Musée 
royal d'histoire naturelle, place du Musée, à Bruxelles (Belgique). 
— Enlomologie générale, principalement Hétéromères. 

Puzs, pharmacien, place de la Calandre, 4, à Gand (Belgique). — 
Hyménoptères et Diptères. 

** Puron (Auguste), docteur en médecine, à Remiremont (Vosges). 
— Coléoptères, Hyménoptères et surtout Hémiptères d'Europe. 
Pyor (Victor), ex-contrôleur des contributions directes, à Gien 

(Loiret). — Coléoptères de France. 


QUINQUARLET-DEBOUY (Félix), à Carnac (Morbihan). — Hémiptères 
de France. 

Quinquaun, docteur en médecine, rue de l’Odéon, 5. — Entomo- 
logie générale, Mœurs des Insectes. 


RADOszKowskI (Octave), général d'artillerie de la garde impériale, 
rue Leszno, 15, à Varsovie (Pologne). — Hyménoptères. 

RAFFRAY (Achille), £ÿ I. P., vice-consul de France, avenue Mon- 
taigne, 1. — Coléoptères d'Afrique; Psélaphiens et Scydméniens 
du Globe. 

** RAGONOT (Émile-L.), banquier, quai de la Rapée, 12. — Lépido- 
ptères d'Europe, spécialement Microlépidoptères. 

** RAGUSA (Enrico), hôtel des Palmes, à Palerme (Sicile, Italie). — 
Coléoptères d'Europe. 

Ravoux (Alfred), pharmacien, à Nyons (Drôme). — Entomologie 
générale, surtout Coléoptères. 

RAYMOND (G.), à Marly-le-Roi (Seine-et-Oise). — Entomologie 
générale, surtout Anatomie et Mæœurs des Insectes. 

RÉGIMBART (Maurice), docteur en médecine, rue de la Petite-Cité, 
à Évreux (Eure). — Coléoptères d'Europe (Dytiscides, Gyrinides 
et Hydrophylides européens et exotiques). 

REITTER (Ed.), naturaliste, Ungargasse, 12, à Müdling, près Vienne 
(Autriche). — Entomologie générale, principalement Coléoptères 
européens et exotiques. 

REUTER (O.-M.), professeur à l’Université, Mariegatan, 9, à Hel- 
singfors (Finlande), et, pendant les vacances, à Abo (Finlande). 
— Entomologie générale, principalement Hémiptères. 


90 


1860. 
1865. 
1876. 
1881. 


1870. 


1849. 
1877. 
1876. 
1841. 
1875. 


1880. 


1852. 


1855. 


1851. 


1835. 


Liste des Membres. 


REVELIÈRE (Jules), receveur de l'enregistrement, rue Volney, 45, 
à Angers (Maine-et-Loire), — Coléopteres. 

REVELIÈRE (Eugène), à Porto-Vecchio (Corse). — Coléoptères d’Eu- 
rope. 

REyNAUD (Lucien), rue de Vendôme, 235, à Lyon (Rhône). — Lépi- 
doptères d’Europe. 

RIGAUD (Léon DE), ingénieur, à Andrinople (Turquie). — Coléo- 
ptères d'Europe ; Insectes nuisibles. 

RiLEY (le prof. C.-V.), Chief Department of the Interior, 4700, 
13 Th. street Nortwest, à Washington, D. C. (Étals-Unis). — 
Entomologie générale et appliquée, Mœurs, Métamorphoses, Galles 
des Insectes. 

** ROBIN (Charles), 3€, membre de l’Institut, sénateur, boulevard 
Saint-Germain, 94. — Acariens, Annélides, Anatomie. 

** ROMANOFF (Son Altesse Impériale le grand-duc Nicolas MicHaï- 
LOWITCH), à Saint-Pétersbourg (Russie). — Lépidoptères. 

** ROUAST (Georges), quai de la Charité, 23, à Lyon (Rhône). — 
Lépidoptères d'Europe, principalement Psychides. 

RouceT (Auguste), rue de la Préfecture, 28, à Dijon (Côte-d'Or). 
— Coléoptères, surtout ceux d'Europe, Mœurs des Insectes. 

Royer (Charles), rue des Encommencés, à Langres (Haute-Marne). 
— Coléoptères et Lépidoptères d’Europe. 

SAHLBERG (le D' John), professeur à l’Universilé, Brunnsparken, 
18, à Helsingfors (Finlande). — Entomologie générale, surtout 
Coléoptères et Hémiptères. 

**# SALLÉ (Auguste), naturaliste, rue Guy-de-la-Brosse, 13.— Ento- 
mologie générale, Coléoptères d’Amérique. 

** SAND, baron pu DEvANT (Maurice), #, au château de Nohant, 
près La Châtre (Indre). — Entomologie générale, Lépidoptères 
du centre de la France. 

SAuLGY (Félicien-Henry CAIGNART DE), rue Châtillon, 3, à Metz 
(Lorraine). — Coléoptères d'Europe. 

SAUNDERS (le chevalier Sidney-Smith), ancien consul général de la 
Grande-Bretagne, Gatestone, Central Hill, Upper Norwood, à 
Londres, S. E. (Angleterre). — ÆEntomologie générale de la 
Grèce, spécialement Hyménoplères et Strepsiptères. 


1869. 


1851 


1882. 


1861. 


1869. 


1369. 


1858. 


1869. 


1864. 


1854. 


1860. 


1860. 


1855. 


1865. 
1863. 


1879. 


Année 1883. 91 


SAUNDERS (Edward), Holmesdale Wandle road Upper Tooting, à 
Londres (Angleterre). — Entomologie générale, principalement 
Hémiptères et Hyménoptères d'Europe. 

SAUSSURE (Henri DE), %, licencié ès sciences, Cité, 24, à Genève 
(Suisse). — Entomologie générale, Hyménoptères. 

** SAXE-COBOURG ET GOTHA (Son Altesse royale le prince Ferdinand, 
duc de), à Vienne (Autriche). — Lépidoptères d’Europe. 

SCHAUFUSS (L.-W.), docteur en philosophie, Ober Blasewitz, Musée 
Louis Salvator, Schaufuss-strasse, 41, à Dresde (Saxe). — Ento- 
mologie générale. 

SCHEIDEL (S.-A), Gartnercoeg, 62, à Francfort-sur-le. Mein (Alle- 
magne). — Goléoptères. 

SCHLUMBERGER-DOLLFUS (Jean), à Guebwiller (Alsace). — Coléo- 
ptères et Lépidoptères. 

SCHUSTER (Maurice), Hickory street, 1803, à Saint-Louis (Missouri, 
États-Unis). — Coléoptères. 

** SÉDILLOT (Maurice), avocat, rue de l’Odéon, 20. — Coléoptères 
d'Europe ; Érotylides, Clérides et Hétéromères exotiques. 

SEIDLITZ (le D° George), assistant à l’Institut d'anatomie de l’Uni- 
versité, à Charlottenthal TL près Künigsberg (Prusse). 
— Coléoptères. 

SÉLYS-LoNGCHAMPS (Ed. DE), X, sénateur, membre de l’Académie 
royale des Sciences de Belgique, boulevard de la Sauvenière, 34, 
à Liège (Belgique). — Névropières, principalement Odonates ; 
Lépidoptères d'Europe. 

** SÉNAG (Hippolyte), docteur'en médecine, l'hiver : rue des Pyra- 
mides, 5, et l’été : à Vichy (Allier). — Coléoptères. 

#* SENNEVILLE (Gaston DE), conseiller référendaire à la Cour des 
comptes, rue de Grenelle, 52. — Goléoptères de France. 

SEOANE (le D° Victor-Lopez), avocat, à Coruña (Espagne). — Ento- 
mologie générale, Orthoptères. 

SuArP (David), Thornhill, Dumfriesshire (Écosse). — Coléoptères. 

SIMON (Eugène), £ÿ A., avenue du Boïis-de-Boulogne, 56, villa 
Saïd, 46. — Arachnides. 

SPÂNGBERG (Jacob), professeur agrégé à l’Université, à Gefle, près 
Stockholm (Suède). — Entomologie générale, principalement 
Hémiptères, 


92 


1850. 


1858. 


1868. 


1881. 


1862. 


1885. 


1856. 


1879. 


1868. 


1854. 


1858. 


1874. 


1867. 


1880. 


1882. 


1874. 


Liste des Mernbres. 


STAINTON, Mountsfield, Lewisham, near London, S. E. (Angleterre). 
— Lépidoptères, spécialement Tinéites. 

STAUDINGER (Otto), docteur en philosophie, Blasewitz (3, villa 
Diana), à Dresde (Saxe). — Lépidoptères du globe. 

STEFANELLI (Pietro), professeur des sciences physico-chimiques au 
lycée royal Dante, via Pinti, 57, à Florence (Italie). — Entomo- 
logie générale, principalement Lépidoptères d'Europe. 

STEFANI PEREZ (Teodosio DE), via Alloro, 49, à Palerme (Sicile, 
Italie). — Coléoptères de Sicile ; Hyménoptères d'Europe. 

STIERLIN (G.), docteur en médecine, à Schaffhausen (Suisse). — 
Coléoptères. 

** SULGER (Hans), conservateur du Musée de l’Institut de Bâle 
(Suisse). — Entomologie générale. 


TAPPES (Gabriel), rue Nollet, 27, à Batignolles-Paris. — Coléo- 
ptères d'Europe, Cryptocéphalides européens et exotiques. 

TARDIEU (Jules), cours Bugeaud, 17, à Limoges (Haute-Vienne). — 
Coléoptères. 

TEeinTurierR (Victor-Maurice), #, médecin principal à l'hôpital 
mixie, rue Gambetta, 67, au Mans (Sarthe). — Coléoptères d’Eu- 
rope et d'Algérie. 

THoMson (James), l’hiver : rue de Presbourg, 8 (place de l'Étoile), 
et l’été : villa Elderslie, rue Quinault, à Saint-Germain-en-Laye 
(Seine-et-Oise). — Coléoptères. 

## TOURNIER (Henri), villa Tournier, à Peney, près Genève (Suisse). 
— Coléoptères d'Europe. 

TurQuUIN (Georges-Hippolyte), à Laon (Aisne). — Coléoptères, prin- 
cipalement Longicornes, et Lépidoptères d'Europe. 


UHAGON (Serafin DE), Piamonte, 2, triplicado, à Madrid (Espagne). 
— Coléoptères d'Europe et des pays limitrophes. 

Uzac (Alfred), au port de la Souys, près Bordeaux (Gironde). — 
Coléoplères en général. 


VACHAL (Joseph), député, à Argentat (Corrèze) et, à Paris, rue 
Michelet, 13. — Entomologie générale, surtout Goléoptères. 

ViLLARD (Louis), rue Royale, 33, à Lyon (Rhône). — Coléoptères 
d'Europe. 


1874. 


1865. 


1370. 


1369. 


1833. 
1881. 


1860. 
1867. 
1879. 
1861. 
1856. 
185/. 
1874. 
1877, 


Année 1883. 93 


VIRET (Georges), rue du Port-Communeau, 21, à Nantes (Loire- 
Inférieure). — Lépidoptères d'Europe. 


. WaAGaA, professeur d'histoire naturelle, à Varsovie, et, à Paris, rue 


de Penthièvre, 22. — Entomologie générale et appliquée. 


. ** WALSINGHAM (Lord Thomas), Eaton House, Eaton square, à 


Londres (Angleterre). — Entomologie générale, surtout Micro- 
lépidoptères. 


WANKoWIcz (Jean), naturaliste, à Minsk, par Varsovie (Pologne). 
— Coléoptères, principalement ceux de Pologne. 


ZAPATER (Bernardo), à Albarracin, province de Terruel (Espagne). 
— Coléoptères et Lépidoptères d'Europe. | 

Zu8er-Horer (Charles), négociant, place Wagram, 1. — Coléo- 
ptères de France. 


(370) 


Assistants. 
MM. 


ANCELET (Gabriel), rue Vitruve, 64. — Entomologie générale. 


BIGNAULT (Juste), rue d'Auteuil, 2, à Auteuil-Paris. — Entomo- 
logie générale, principalement Lépidoptères d'Europe. 


Membres démissionnaires en 1883. 

MM. 
Brucx (Emile vou), à Crefeld (Prusse-Rhénane). 
CHARLIER (Eugène), à Liège (Belgique). 
DONCKIER DE DONCEEL (Henri), à Bruxelles. 
HéMARD (Hippolyte), à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). 
LEBOUTELLIER, à Saint-Aignan-Rouen (Seine-Inférieure). 
PEyrON (Edmond), à Beyrouth (Syrie). 


RoELors (W.), à Bruxelles (Belgique). 
TaomAs (le D' Frederic), à Ohrdruf, près Gotha (Allemagne). 


94 


1877. 
1865. 


Liste des Membres, — Année 1883. 


Membres rayés en 1883. 


(Décision du 12 Septembre.) 
MM. 


BéTIs (Louis), anciennement à Paris. 
MontiLLor (Anatole-Louis), anciennement à Alger. 


Membres décédés en 18885. 
MM. 


1855-1879. ** LECONTE (John-L.), à Philadelphie. 


1872. 


1818. 


1881. 
1868. 


1862. 


1856. 


1856. 


1882. 


GRIFFITH (W.-J.), à Rennes (Ille-et-Vilaine). 

LAmoTTE (Martial), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). 
MELLOTTÉE (A.), à Shang-Haï (Chine). 

RAY (Jules), à Troyes (Aube). 

Romans (le baron Fernand DE), à Angers (Maine-et-Loire). 
VALDAN (DE), à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise). 

WESTRING, à Gothenbourg (Suède). 


ms 


Assistant démissionnaire en 1883. 


M. 
RICHARD (Charles), à Paris. 


L. 


TABLE ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE 


DES 


MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME (1). 


A. 


Acrobasis glaucella (chenille), Lér., Constant . . . . 
Acrolepia eglanteriella (chenille), LéP., Constant. . . 
Adioristus angulatus, aspericollis (sp. n.), CoL., Fairmaire. . 
Adonia ? nigrodorsata (sp. n.), CoL., Fairmaire . . . . . . . 
Ædionychis nigrovittata (sp. n.), COz., Fairmaire . . . . . . 
Agelena canariensis, pl. 8, fig. 14, ARACH., Simon . . . . . 
Agissopterus (8. n.) semipunctatus (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . 
Agriotes australis (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . . . . . 
Agrèus fallaciosus, Co., Fairmaire 483, Lucas. . . . . . . 
Aleurodes Lacerdæ (Sp. n., mœurs), Hém., Signoret. . . . . , 
Allantus atratus (sp. n.), Hym., Edm. André . . hop 
Allecula cribricollis, foveipennis (sp. n.), Cor., Fairmaire. . . 
Amaurobius dentichelis (sp. n.), pl. 8, fig. 3-4, ARACH., Simon. 
Amaurocoris (8) 526, laticeps, pl. 16, fig. 206, HÉm., Signoret, 
Amnestus (g.) 367, brunneus, pl. 10, fig. 194, 370, cribratus, 
pl. 10, fig. 195, 370, lateralis, pl. 10, fig. 193 (sp. n.), 369, 
lautipennis, pl 10, fig. 196, 374, pugio, pl. 15, fig. 199, 
378, pusillus, pl. 10, fig. 197, 372, spinifrons, pl. 10, fig. 


192, 367, subferrugineus, HÉM., Signoret. . . . . . . . 
Ananca frontalis 516, hottentota (Sp. n.), CoL., Fairmaire. , . 
Anchonomus semistriatus (sp. n.), COL., Fairmaire. . . . . . 
Andrena florentina, pl. 7, n°:IlI, fig. 2, 202, Schmiedenechti, 

pl. 7, ir, fig. 1/(6p. n.)MHyM Maprei ee en. 
Anemia opacula (sp. n.) CoL., Fairmaire . . . . . . . D dt à 


Anisotoma flavicornis (sp. n.), CoL., Ch. Brisout . . . . . ., 
Anommatus Kiesenwvetteri diffère de pusillus, Coz., Reitter. . 
Anommoderus (g. n.) = Scaritoderus (g.), COL., Fairmaire , . 


373 
LXXI 
L88 


200 
99 
CXLIII 
LXXVI 
LV 


96 Table des matières. 


Anomophthalmus (g. n.) énsolitus (Sp. n.), COL., Fairmaire . . 198 
Anophthalmus Acherontius = Reïtteri, Con., Reïtter. . . . . VIII 
Antarctia anodon 485, bradytoïides 4h87, cyanoidea 186, falsi- 

color A87, ee L86, pogonoïdes (sp. n.), CoL., Fair- 

MAITE SE Le LOST VANNES 187 
Anthaxia Magdalenæ a n. ;, con are à SALES CARRE CXLV 
Anthonomus biplagiatus (sp. n.), COL., Fairmaire . . : . . . 503 
Apate (Bostrychus) insignila 75, DH cxxxIII, éetraodon 96, 

(Lygniperda) lignicolon 95, (Xylopertha) He n. ), 

COr MAMAN ENENE Le ie 95 
Aphis evonymi (métam.), Hym., dianiein. de LUS TES CXXXVI 
Apterodema (g. n.) 490, acuticollis (sp. n.), Cor, Fairmaire. . h91 
Apus cancriformis (habitudes), Crusr., Leprieur, Lucas, Tappes, 

STONE NE NCIN-E ATR LÉ og ge nn CXIV 
Arachnides d'AlSÉTIE, SIMON MNRNEMMENO RENE LXXTIT 
Arachnides des îles de l'Océan (Açores, Modus Salvages, Gand 

ries, Cap-Vert, Sainte-Hélène et Bermudes), 70 genres et 

179 espèces NSIMON ME EMEA EEE NT OR PR 
Arachnide trachéenne fossile (sp. n.), Brongniart. LVII 
Arge Galathea (var. nov.), Lép., Fallou. PAU 22 
Ariamnes delicatulus, pl. 8, fig. 5 (sp. n.), ARACH., Simon . 272 
Arthrodeis plicatulus (Sp. n.), Coz., Fairmaire. . . . . L 97 
Ascia (g.) 234, albipes 328, nasuta, quadrinotata (sp. n.), Dont 

PIS OLSAPAMNSE RME R OR eTe RER 927 
Asemosyrphus (8. n. ) 298, 242, bicolor 350, atihis 354, 

nigroscutatus 351, oculiferus (sp. n.), DrPr., Bigot. 900 
Asopia farinalis (mœurs), LéPr., Constant. XLIV 
Atænius crenulatus (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . . . . . . . . 1189 
Attacus (Anthærea) Pernyi (mœurs), Fallou, xxxvn, de 

(mœurs) HP IMaDIIC EPP CXXVII 


Aulonogyrus (g.) 124, abdominalis 130, abyssinicus on n. 139, 
algoensis (sp. n.) 139, amænulus 129, Bedeli (sp. n.) 159, 
caffer — flavipes 136, capensis 13h, concinnus, pl. 6, fig. 71 
et 80,131, conveæiusculus (sp. n.) 129, elegantissimus (sp. 
n.), pl. 6, fig. 70, 75, 77, 126, Goudoti (sp. n.), pl. 6, fig. 81, 
140, marginatus 133, obliquus 137, Sharpi (sp. n.) 136, 
splendidulus, pl. 6, fig. 73, 74, 127, striatus 135, stri- 
gosus 131, subparallelus (sp. n.), pl, 6, fig. 79, 128, vires- 


Année 1883. 


cens (sp. n.) 138, Wehnckei (sp. n.), 195, zanzibaricus 
(sp. n.), Coz,, Régimbart, . . 


B. 


Baccha (g.) 235, apicalis 334, graciosa 335, lüuctuosa 334, mar- 
morata 333, nigrifrons 335, punctum 332, tricincta (sp. n.), 
DIPTES DISOLS 4 PIN PEN NS AR NE NE RER 

Bacillus gallicus = gr Rule a Rossi), ORTH., L. Bon 
CXXIIT LUCAS CXIX GTA CIRE I EE tal 

Baridius, espèces du Bourbonnais, Coz., Du Sie 

Batrisus similis, simplex, spinicollis (syn.), Cor., Schaufuss. 

Bibio anglicus (hab.), Drpr., Gobert . . . , . . 

Birgus latro (hab., mœurs), CRUST., Baër L, nes 

Blaniulus guttulatus (mœurs), Myr., Lucas . . . . . 

Blapstinus ? metallescens (sp. n.), Cor., Fairmaire , . 

Blosyrodes crucirostris (Sp. n.), GoL., Chevrolat . 

Bothrideres confossicollis (sp. n.), Coz., Fairmaire . 

Botys aurantiacalis 5, pygmaæalis (chenilles), Lér., Constant) 

Brachyopa (g.) 248, cinereo-vittata (Sp. n.), DIPT., Bigot . . . 

Brachypalpus (g.) 245, Morissont (sp. n.), DIPT., Bigot. . , . 

Brachypeltus aterrimus, pl. 9, fig. 186, 357, elevatus (sp. n.), 
HÉV SIBNOreL Eee CE © Ro eve 

Bryaxis Baumeisteri, cordata et PT LE = rufa IX, Reitteri 

_ —= Syriaca LXXVI, Siamensis et sphærica — fonensis, COL., 
Reitter. - 
Bryephenes Mailler, Ci Haven ? 


ll 


C. 


Calathus parvicollis, vagesiriatus (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . 
Callimorpha Hera, race lutescens, Laboulbène, xcr7, Hera ns 
mœurs), LÉr., Mabille . . . . . ETES 
Calliprobola (g.) 247, ærea 852, co han 353, Pts : n. a) 

DIPI BIO ACRE re : 
Callithorax (g.) = Guru ble (g.), cu Reitter. 


(1883) 9° partie, 7, 


97 


139 


IX 
503 


90 
CXXVII 


30! 
LXXVI 


98 À Table des matières. 


Calocampa exoleta (mœurs), Chrétien, LxIH, vetusta (mœurs), 


Lér., Chrétien, Lxr11, Lucas. . . . . . . . ee LVTII 
Calosoma caraboides Raffray — Raffrayi, Cox, fon. He 89 
Campsomia (Lucilia) macellaria ? (Syn.), Dipr., Bigot. . . . . CIX 
Camptolenes cingulata (Sp. n.), Cor, Lefèvre . . . . . . . . CIV 
Cantharis meloidea, spurcaticollis (sp. n.), CoL., Fairmaire . . 104 
Capnodis tenebricosa (mœurs), Cor., Peragallo. . . . . . . . XX 
Carabus suturalis Fairmaire 484, Weësei (hab.), Cor., Schaufuss, CXVI 
Cardiophthalmus clivinoides, CoL., Fairmaire . . . . 814 


Cartosyrphus (g. n.) 230, 258, albibarbis 550, RE 
551, frontosus 555, hirtiventris 550, hoodianus 552, infu- 
matus, lævis 553, RARE 552, pilipes (sp. n.), DIPT., 


BISOL RS REC site A SO ER 551 
Ceroplesis hrs (sp. n. ) Cor, Hutnne CRE pare 414 
Cetonia speciosa diffère de speciosissima, COL., Sehau fee: Se LIV 
Ceutorhynchidius notatus 114, piceolatus (sp. n.), Cor., Ch. 
ue BrISOUT. 6 5 0 ete ons le Une le IR CNE PRE 113 
Ceutorhynchus æneipennis, nes 115, A 116, Fausti 119, 

rufimanus 118, seniculus (Sp. n.), Co., Ch. Brisout . . . 517 
Chætomelas clypeatus cxIV, Ehrenbergi CxIN, tachychensis, Cox, 

Gin RS Ve De M ee TE CXIV 
Chauliodus æquidentellus (chenille), LÉr., one RE) à 19 


Cheilosia (g.) (Gartosyrphus), DIPT., El se es ne CORPS AU 
Chelonia Bieti (sp. n.) Gh. Oberthür xLIH, caja var. nov., LÉP., 

RallOu ee neUN ESC ETS SLT 21 
Chilocoris (g.) 517, nitidus 518, par RS si 15, fig. 

202, 520, piceus, pl. 45, fig. 201, Ritzæmeæ, pl. 15, fig. 200, 


HEMPSISNOre Le CREER ES A POS à à 519 
Chlamys pilifrons (sp. n.), Cor, ide . Se ES re LXII 
Chrysogaster ? (g.) 258, notata (sp. n.), DIPT., Efat . ME 554 
Chrysotoæum (8.) 233, villosulum (Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . 923 
Cistela impressiuscula (Sp. n.), GoL., Fairmaire. . . . . . . . 4103 
Closteromerus Raffrayi (Sp. n.), CoL., Fairmaire,. . . . . .., 110 
Clytra ensularis {Sp ns) NCOL ALI YTENPNENRREN RE CXXI 
Cnemacanthus plivicollis (Sp. n.), CoL., Fairmaire SP Na 7 RTE 84 
Coccinella limbicollis (Sp. n.), Coz., Fairmaire, . , . . . . . 506 
Cochylis contractana (chenille), LéP., Constant. . . . . . . . 19 


Coléopières d'Algérie, recueillis par M. Bedel, Bourgeois . , . LII 


Année 1883. 


Colobicus ampliatus (sp. n.), Go., Fairmaire . . 
Conchylis Manniana, etc. (mœurs, syn.), Lép., Ro 
Coptocephala insignita (sp. n.) cxxur, Kerimi, CoL., Lefèvre. . 
Crocallis Auberti (Sp. n.), LÉP., Ch. Oberthür . . . . . . 
Crypticus platensis (sp. n.), CoL., Fairmaire. SAME Dans 
Cryptophagus (Spaniophænus) amplicollis = lapidarius, Dracile 
diffère de lapidarius, lapidarius — montanus, COL., Ch. 
BTISOULA APE AR RANE A PS nc Lier AE ad état ; 
Curtonevra stabulans (larves), Do boire Ce ER SNS 
Cyllodes ruüficeps (sp. n.), Coz., Fairmaire . . STE 
Cymindis Raffrayi (sp. n.), Cor., Fairmaire. . . . : 
Cynopeltus (g. n.) 859, Horvathi, pl. 9, fig. 187 (sp. n. n Ha 
SIgNOTOt Se RE PS Te" : Se 
Cyphon antarcticus (sp. n.), Cor, Fairmaire . DMC NE 
Cyrtopus (g. n.) fastuosa (sp. n.), DIPT., Bigot . . . . . . 


D. 


Dactylopius naricus (sp. n.), HÉM., Gennadius. . . 
Dactylopus Popofji (descr.), Cor., Chevrolat. 
Danacæa ? rufotibia (sp. n.), CoL., Fairmaire … . 
Dasylobus fuscoannulatus (sp. n.), ARACH., Simon . 
Dasytiscus hebraicus (sp. n.), Coc., Bourgeois . . ; 
Dearcla (g. n.) 363, opercularis (sp. n.), HÉM., Signoret . . . 
Depressaria subpropinquella (chenille), Lér., Constant . : , . 
Dermatobia noxialis (larves), DipT., Laboulbène . . . . . . 
Diaspis aurantii (sp. n.), HÉM., Signoret . . . . . . . À 
Dichrorampha acuminatana (chenille), LéP., Constant. 
Dilophus vulgaris (mœurs), DIPT., GiTATA SE LAN CET UE 
Dineutes Fauveli (sp. n.), COL., Régimbart . . ) 
Diontolobius lateritius (sp: n.), Cor., Fairmaire . . . . . . . 
Dioryctria cænulentella 9, mendacella (chenilles), Lép., Constant. 
Diptères (Notes critiques) xx1, (Notes synonymiques), Le 
Dolichogyna nigripes (Sp. n.), DIPT., Bigot . . . . . . 
Dolyosyrphus (s. n.) 228, 237, geniculatus, hirtipes 343, scu= 
tellatus (Sp: tn); DIPT.; BIgOL.. 20 EN SEAT 
Donacia Malinouskyt (hab., mœurs), COL, Demaison, Leprieur. 


99 


91 
CXVII 
CXXIII 
XLVIII 

910 


VII 
LXXXIX 
90 

89 


360 
493 
XCVI 


100 Table des matières. 


Dorcus femoralis, Cou, Fairmaire, 
Doros insularis (sp. n.), DIPT., Bigot. ; 
Drassus assimilatus 304, Furtadoi, pl. 8, Fe 8, o _. 45 


ARACH-, SIMON..." Nues) eq te lot cel tee 
Drepanophagus cruentatus ? Four sauteuse, mœurs), HyYm., 
PENSANT TS NES AE MER EVE € eee ES 
Drilus ramosus (Sp. n. a ne ae RUE UE CN ER SN AE 


Dysdera cribellata, pl. 8, fig. 17 (sp. n.), crocata 294, insularis, 
pl. 8, fig. 20, 297, macra, pl. 8 fig. 18 (sp. n.), 295, Ver- 
neaüi, pl. 8, fig. 19, ARACE., SimOn . + :: Ne 


E. 


Echenus canariensis, pl. 8, fig. 16 (sp. n.), ARACH., Simon . . 
Ectadoderus nigriventris (mœurs), ORTH., Lucas. . . . . . . 
Ectatops nigroscutellatus — Estacops id., Hém., Signoret . . 


Emallodera cretanicollis, obesa, Cox., Fairmaire. . . . . : 
Embia Latreillei (métam.) avr, Cvir, Solieri (mœurs), NV. : 
LUCAS MR 2 OR. aile Ne LOC OO 5 


Emplectus (g.) = Cloutier et Eurrhacus, COL., Bourgeois. . 

Endrosis lacteella (mœurs), LéP., Fallou . . . . . . . 

Enhydrini (généralités), pl. 9, Fr 66-69, CoL., Mn 

Ephestia genidiella (chenille), LÉP., Constant . . . . . . 

Ephialtes tuberculatus, parasite du Rhagium mordaæ, HYM., 
Fall 2" 2 MÉCMENT  EEn NIET 

Epicauta conspersa, en Fairmaire . 

Epidonota lata, Cor, Fairmaire . 

Eriocampa soror Énecre, Hym., Edm. André. 

Eristalis opulentus (sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . ; 
Eristalomyia ? caledonica 339, calomera 337, Poe 338, 
quadrioculatus (sp. n.), DIPT., Bigot . . . . . . . 

Estheria cycladoides (hab.), CRusr., Leprieur . . . . . 
Eudemis amaryllana (chenille), LÉP., Constant . 
Eudoisimyia (g. n.) 229, 250, indiana (sp. n.), DIPT., DO. : 
Eugaster Durandi, Revoili (sp. n.), ORTH., Lucas . . . . . . 
Eumenes Amedæi — dimidiatus (nid), Hym., Lucas xcvir, Lich- 
tensteinssuen 5 MR RC MR Re 


A88 
330 


275 


cv 
94 


296 


292 
XCV 
XIII 
494 


XXVI 
CXLVI 
XXXVI 
121 
11 


CXXXVI 
198 
49! 
XCV 
336 


339 
CxV 

13 
549 
CXX 


CV 


Année 1883, 101 


Eumerosyrphus (8. n.) 228, 282, indicus (sp. n.), DiPT., Bigot. 349 
Eumerus ruficauda (Sp. n.), DIPT., Bigot . . . , . . . À 539 
Eurhimyia (8. n.) 230, 242, xx, rhingioides (sp. n.), — Au 
philus lineatus, Dipr., Bigot. . . . . . ÉTEND XXXVI 
Eurythyrea austriaca, micans, D elenis (hab. ), CoL., Mayet . CXLVIIT 
Eutochia quadricollis (Sp. n.), Cor., Fairmaire. . . . . . . . 512 
F. 
Filistata condita, pl. 8, fig. 11, ARACGH., Simon . . . . 5 278 
Fourmi sauteuse (mœurs), Hym., Cox, Lefèvre, Marseul, Lxxx111, 
DEWIS PEN PORN mt Na: APRES NPA NET HAE Cv 
G. 
Galleridæ et Physidæ, LÉP:, Ragonot., & : : M... … : ; XVII 
Galeruca fulvonigra (sp. n.), Fairmaire, 505, lineola mio 
COLANDUCA SEP PORN ET ARE ER Re ET RE D CNET 
Gamba (g.) = Jubus (g.), CoL., Reitter. . . . . x EX RV 


Geotomus (g.) 81, 207, abdominalis (sp. n.), pl. 9, fig. 184, 219 
aciculatus 54, americanus (sp. n.), pl. 2, fig. 143, 34, an- 
tennatus (sp. n.), pl. 4, fig. 165, 56, apicalis 51, Bergi 
(sp. n.), pl. 2, fig. 145, 36, bifoveolatus, 5l, Breweri (sp. n.), 
pl. 5, fig. 178, 214, ciliatitylus, pl. 4, fig. 166, 57, cinna- 
momeus 55, crenatus (sp. n.), pl. 4, fig. 171, 208, difficilis, 
pl. 2, fig. 149, 41, Distanti (sp. n.), pl. 4, fig. 167, elon- 
gatus, pl. 5, fig. 176, 208, 212; episternalis 54, foratus 
(sp. n.), pl 2, fig. 146, 38, glaber, pl. 2, fig. 152, 43, gra- 
cilipes (sp. n.), pl 5, fig. 177, 218, Helferi 5h, hirtipes, 
pl. 2, fig. 154, 42, Jakowlefi (sp. n.), pl. 3, fig. 158, A9, 
jucundus 51, lacconotus, lævis 54, Landsbergi (sp. n.), pl. 8, 
fig. 444, 35, latiusculus 56, Lethierryi (sp. n.), pl. 8, fig. 
459, 50, levicollis 35, levipennis (sp. n.), pl. 2, fig. 144, 35, 
lugubris, pl. 3, fig. 155, 46, minutus 51, ? niger (Sp. n.), 
pl. 9, fig. 185, 219, nigritus 55, nigrocinctus (sp. n.), pl. 2, 


4102 Table des matières. 


fig. 148, 40, oblongus 212, obscurus (sp. n.), pl. 2, fig. 147, 
39, obsoletus, pl. 5, fig. 183, 218, oceanicus, pl. 8, fig. 161, 
53, pallidicornis 51, parcimonius hh, parvulus (sp. n.), 
pl. 4, fig. 170, 208, pensylvanicus (sp. n.), pl. 4, fig. 169, 
207, picinus, pl. 2, fig. 150, 42, 207, pélitylus, pl. 5, fig. 
183, 218, proæimus (sp. n.), pl. 4, fig. 165, 54, punctatis- 
simus (sp. n.), pl. 5, fig. 180, 216, punctulatus, pl. 4, 
fig. 164, 54, pusillus (sp. n.), pL 8, fig. 162, 53, pygmeus, 
pl. 3, fig. 160, 51, radialis (sp. n.), pl. 4, fig. 173, 210, 
rarociliatus 51, 52, robustus, pl. 4, fig. 168, 59, rugulosus 
(sp. n.), pl. 5, fig. 181, 216, Schæfferti (sp. n.), pl. 5, 
fig. 174, 211, scutellopunctatus (Sp. n.), pl. 3, fig. 156, 47, 
semilevis (sp. n.), pl. 3, fig. 153, 44, senegalensis, pl. 14 
(1882), 149, 33, Spinolai, pl. 4, fig. 172, 209, sérüventris 
(sp. n.), pl. 5, fig. 179, 215, subparallelus (sp. n.), 37, sub- 
tristis 51, Uhleri (sp. n.), pl. 5, fig. 174, 211, viduus, pl. 3, 
Des TO NHEM., SIRNOPCL SE CEE RPC CCE 
Gelechia basiguttella 16, cystisella (chenille), LÉP., Constant. . 
Glaurotricha ? volucelloides (sp. n.), Drpr., Bigot. . . . . . . 
Gnathocomus albomarginatus, pl. 16, fig. 209, 530, melaleucus, 
pl. 46, fig. 210, 522, picipes, pl. 2 (1884), fig. 212, 533, 
tibialis pl 16, Ge 211>HEM., (Sisnorel CSSS RE 
Gonotocerus communis — Byaxis basalis, CoL., Reitler, . . . 
Graptomyza atripes, viltigera (sp. n.), DIPT., Bigot. . . . . . 
Gynandrophthalma Fabrei cx1, lilurata, terminalis (sp. n.), 
COL, LEE VE ue déesse odeeNp ue ee Le RS SE 
Gyretes (g.) 385, 386, acutangulus, pl. 11, fig. 110, A02, angus- 
tatus (sp. n.), pl. 14, fig. 117, 409, bidens, pl. 11, fig. 98, 
98 a, 387, Bolivar (Sp. n.) 395, Boucardi 407, cinctus, pl. 14, 
fig. 106, 106 «, 394, compressus 400, cubensis (sp. n.), 
pl. 11, fig. 104. 392, dorsalis, pl. 11, fig. 109, 390, gla- 
bratus, pl. 11, fig. 105, 105 «, 393, guatemalensis (sp. n.), 
899, levis, pl. 11, fig. 115, 398, lionotus, pl. 11, fig. 113, 
113 a, 406, melanarius, pl. 11, fig. 191, 101 «, 389, meri- 
dionalis, pl. 11, fig. 116, 408, mexicanus (sp. n.), pl. 114, 
fig. 119, 405, ménor (Sp. n.), pl. 11, fig. 114, 113 a, 407, 
morio, pl. 11, fig. 118, 403, nitidulus, pl. 11, fig. 108,397, 


Année 1883. 103 


oblongus (sp. n.) 396, parvulus 398, proximus, pl. 11 
fig. 112, 404, pygmaæus, pl. 11, fig. 107, 395, Sallei, pl. 11, 
fig. 109, AOL, scaphidiformis 401, sericeus, pl. 11, fig. 100, 
100 a, 388, seœualis (sp. n.), pl. 11, fig. 99, 388, Sharp 
(sp. n.) 391, sinuatus 399, suturalis (sp. n.), pl. 14, fig. 97, 
97 «a, 386, tumidus (Sp. n.) 396, venezuelensis (sp. n.), 
pl. 14, fig. 111, 403, vulneratus, pl. 11, fig. 103, Cor., 
Régimbartre hi 0n SON SIENS CARS te à 391 
Gyrinus (g.) 141, ægyptiacus (sp. n.) 155, æneolus 148, æqua- 
torius (sp. n.) 182, affinis 160, analis 170, aquiris, pl. 6, 
fig. 82, 152, argentinus 182, bicolor, pl. 6, fig, 86, 160, 
Bolivari (sp. n.), pl. 6, fig. 91, 181, borealis, pl. 6, fig. 76, 
176, caledonicus (sp. n.) 167, canadensis (sp. n.) 159, cas- 
pius 158, ceylonicus (sp. n.) 164, chalcopleurus (sp. n.) 145, 
chalybæus, pl. 6, tig. 96, 188, colombicus (sp. n.) 180, con- 
finis 147, consobrinus 153, convextiusculus, pl. 6, fig. 88, 
166, corpulentus (sp. n.) 178, crasssus, pl. 6, fig. 95, 188, 
cubensis (Sp. n.) 451, curlus 168, Dejeani 169, dichrous 
169, dimorphus (sp. n.) 474, elongatus, pl. 6, fig. 85, 156, 
elevatus 150, Fairmairei (sp. n.) 144, fraternus, pl. 6, fig. 
82, 147, Gestroi (sp. n.) 165, gibber 175, gibbus, pl. 6, fig. 
92, 186, impatiens 180, impressicollis 174, indicus 173, 
limbatus 149, luctuosus (Sp. n.) 168, lugens 176, maculi- 
ventris 154, madagascariensis 155, marinus, pl. 6, fig. 89, 
179, minutus 142, natator 156, niloticus 161, nitidulus, 
pl. 6, fig. 87, 165, oblusus 171, oceanicus (sp. n.), 154, 
opalinus (sp. n.) 184, orientalis (sp. n.) 167, ovatus, pl. 6, 
fig. 93, 185, parcus 178, pectoralis, pl. 6, fig. 90, 174, per- 
nitidus, p. 6, fig. 71, 169, picipes 177, plicatus (sp. n.) 
183, plicifer, pl. 6, fig. 84, 153, rufiventris (sp. n.) 146, 
rugifer (sp. n.), 179, Say 170, sericeolimbatus (sp. n.) 
185, siculus (sp. n.) 163, Simont (sp. n.) 163, Suffrianti 162, 
tenuistriatus (sp. n.) 144, turbinator 148, urinator, pl. 6, 
fig. 65, 72, 148, Wankowiczi (sp. n.) 157, ventralis 151, 
vicinus 145, violaceus (sp. n.), pl. 6, fig. 91, CoL., Régim- 
part > Re er ET Eee ER CR ST en an LA 94 


10/4 Table des maticres, 


El, 

Halticopsis (sp. n.) spissicornis (Sp. n.), Coz., Fairmaire, . . 112 
Harpalus multisetosus (Sp. n.), CoL., G.-G. Thomson, . . . . CXX 
Helophilus flavifacies (sp. n.), Dipr., Bigot . . . . . . . . . 344 
Harsiliola versicolor, ARACH., Simon. . . . . L Fr 902 
Hispa algeriana = testacea Var. LXxXX, Carolé (Sp. n. n.2) une 

de Caro COL ALEPLIEUTEN PNR REANENENT + 10 VONT 
Hiverus æneus, pl. 9, fig. 189 (sp. n.), 862, torridus, "1 9, 

fig. 188, HÉM., Signorel . . . . . ; N'ON RETE. 861 
Homaæogryllus xanthographus Ra Ori er AE 1 à XCV 
Hopatrum humeridens (Sp. n.), picescens (sp. n.), CoL., Fair- 

MATE NME ANNEES 4 MEME ENT ER 98 
Hoplonyx subopacus (Sp. n.), co Hana RPC LIN US 100 


Hydrobius fuscipes, picicrus (sp. n.), GoL., G.-G. Thomson Ne CXXXI 
Hydrocanthares (Dytiscus circumcinctus, 5) de Breteuil-sur- 

Iton (Eure), Cor, Régimbart 0% MMM PR RP PRESENT 
Hygrobia Davidi (sp. n.), Cou, Bedel . . . . . . : . … XXIIT 
Hypocephalus armatus $, Co., Fairmaire.. . . . . . . . . XCLVI 


I. 


Icartoi(s-)NDIPT- MEME VANOATÉ NES OP ENRENRSS XCIV 
Ilia nucleus (hab., mœurs), CRUST., LuCas . . . . . . . . .  LXXIX 
Insectes, surtout Lépidoptères, de Tâl-sien-loù (Thibet), Ch. 


OL. AMIS EUR Re TRUE SR TT ENVIE 
lone thoracicus (hab., Ro, dre. LUCAS.". 7 PS Pt 
Tthyporus postfasciatus (sp. n.), CoL., nel à VE RE ESS 108 

J. 
Julonis Olivier" "luenr, COL LUCE NP CE VII 
K. 


Kirimyia (8. n.) 229, 245, cristaloides, Dipr., Bigot . . . . . 947 


Année 1885. 


L. 


Læmosaccus nigrotuberosus (sp. n.), Coz., Fairmaire . 

Lagria longipennis (Sp. n.), Cor., Fairmaire. . . . . . . .. 

Lagriostatira (g. n.) rufonitens (sp. n.), CoL., Fairmaire . . . 

Lampyris nervosa (sp. n.), Olivier, LxIX, noctiluca (mœurs), 
COL, POUR AE CAN PERTE EE 

Lasiocampa lunigera (hab.), es LXXIN, Otus (mœurs), 
COTPPDEMAISONE PC à 

Latipalpis pisana (mœurs), Coz., ET 

Lema patagonica (sp. n.), COL., mere. 

Lepidomyia cincta (sp. n.), DIPT., Bigot . : 

Lépidoptères de l’Extrême Orient Lxxxiv, de Sebdou roice 
d'Oran) xLvir, du Haut-Sénégal, Ch. Oberthür. 

Leptidea brevipennis (hab.), Co, Leprieur Lxxxin, Lucas LxxXxI1, 
Régimbart, d’Orbigny et Pl 

Lethrus geminatus, lævigatus, Go., Lucas, . 

Leucaspis epidaurica (Sp. n.), HEM., Genadius. 

Leucolæphus latifrons (Sp. n.), Cou., Fairmaire. 

Limacodes Codeti (sp. n.), LÉP., Ch. Oberthür. . 

Limenitis Eliwesi (sp. n.), LÉP., ‘ch. Oberthür . 

Linospa (g.) 527, hirtus, pl. 16, fig. 207, HEM., rude 

Lisiroderes caudiculatus, nigrinus (Sp. n.), CoL., Fairmaire. 

Lobonotus (g.) anthracinus, pl. 16, fig, 208, HÉm., Signoret . 

Lucanide du succin, pl. 7, n° II, CoL. ross., Waga . . 

Lycæna Nordieri (sp. n.), LéP., Ch. Oberthür. RE 

Lycosa fulviventris, pl 8, fig. 12 (sp. n.), ARACH., Simon. 

Lycus (g.) divisé en IX groupes (classif.) Lix, id. du Musée de 
Turin (syn.) ct, id. Bremei et dissimilis CxLVn, fastiditus 
(sp. n.), CoL., Bourgeois. . 


M. 


Macrhymerus (g.), membranaceus, pl 15, fig. 201, H£EM., Si- 
gnoret . 


90/4 
102 
102 


LXXXVIT 


XXXIX 


XI 


LXXXVII 
VII 

31 

97 
LXVIII 
LXXVIII 
598 
503 
599 
4191 
XII 

285 


CII 


523 


106 T'able des matières. 


Malegia (g n.) XV, Letourneuxi, obscurella GXVI, striatula Le 
Ho HAUTE CS ONCE GONE Do is cc : 
Malthinus obscuriocellis, pyr tes us n.), COL., Fairmaire. 
Mantichora Sicheli (mœurs), Coz., Lucas. . . . . . . . . . 
Mantis religiosa (hab.), ORTH., Girard . 2 DA LINE 
Melanogaster ? ochripes 555, rufipes (sp. n.), DIPT., Bigot. 
Melitonoma Gounellei GxxI1, puncticollis (sp. n.), Cor, Lefèvre, 
Meloe variegatus (hab.), Cou, Desbordes . j 
Melolontha vulgaris (mœurs), Coz., Girard Lxxx, Dre 
Menemerus marginellus, pl. 8, fig. 21, ARACH., Simon . 
Mesembrius ruficauda (sp. n.), DIPT., Bigot. . 
Mesophleps trinotellus (chenilles), LÉP., Constant. . 
Mesosa curculionoides (hab.), Gor., Reiche . RE 
Metæcus (Rhipiphorus) paradoæa (mœurs), Cor., Kerville. 
Metaxoides (g.) — Mestogaster (g.), Cou, Reitter . . . 
Metaxyonycha formosa GXLIX, succinta (Sp. n.), COL., ane. 
Metrocampa ? admirabilis (sp. n.), LéP., Ch. Oberthür PE 
Micrantereus Gerstæckeri 102, fimbritibius (sp. n.) 101, rugu- 
losus, COL., Fairmaire . . . . Se tete DRÉMET os c 
Microdon cothurnatum, gracile, marmoratum 320, nn 
(sp. n.), Bigot, 319, id. devius, pl. 1, n° I, fig. 17, 18, 49, 
28, xcix, mutabilis, pl. 1, n° I, fig. 4 à 46 (métam.), Drpr., 
POUR ER RE EE 
Microgaster (mœurs), Hym.. Ch. MilloL 
Microplophorus magellanicus, Coz., Fairmaire. 
Microrhynchus (g.) 524, Beccarii, pl 15, fig. 205, ue si- 
ENOREL o b 6 © soda 5 0 5 0 0 5 0 rs ë : 
Maitomerus Raymondi = D ae curvipes, COL, Ch. 
BTISOUL ER CCE D OMR LU 6 
Monolept&æ euchroma (Sp. n.), Cor., ane. ete CRT 
Monamma abyssinicum, Antinorit 92, atronitens (sp. n.) 93, 
notabile (Sp. n.) 94, subopacum (sp. n.), CoL., Fairmaire. 
Monophlebus hellenicus (sp. n.), HÉM., Gennadius . . . . . . 
Myelois cribrum (chenille), LÉP., Constant . . . . . Se 
Mylops (g. n.) 499, magellanicus (Sp. n.), Go., Faro + 
Myolepta Fairmairei 536, lunulata (sp. n.), Drpr., Bigot . . 
Myopristis venustula (Sp. n.), Cou., Lefèvre. The 


CXV 
XXXIV 
LXXI 
LXXII 
554 
CxI 
XLVII 
VIL 
363 
3/1! 
18 
CXXVI 
CXXVI 
x 

CL 
LXXXIV 


102 


Année 1883. 
N. 


Nanophyes Martini (sp. n.) xxv, sclulosus var. diffère de qua- 


drivirgatus ACOL. MH BriSOuL ES EN ON. 
Necrodes biguitulus Cor EEMaILe CENTER EN 
Nemognatha Peringueyi fa n.), COL., Haiomaite de NET RANYE 
Nemoptera sinuata, NÉVR., LUCAS . . . . . . SUR ANS EVER à 
Nephopteryx sublineotella (chenille), LÉP., Constant... . . . . 
Nomada Piccioliana, pl. 7, n° I, fig, 3 (sp. n.), Hym., Ma- 
STE TOR JU AN COR AT CA CNETENR ANS Len or 


Nothris asinella (chenille), LéP., Constant . 

Notiophilus bigeminus (Sp. n.), Gor., C.-G. Thomson. 

Nyctelia Bremei, corrugata, Darwinit, Newporti, rectestr un 
Salle COL: MEFAITPIAITEAMENENNES CL PEUR ANR AE 


Obisium cæcum (Sp. n.), ARACH., Simon . . . . . . . . . . 
Ochodæus Alleonis (sp. n.), Cor., Fairmaire. 
Ocyptamus albimanus 325, fraternus, infuscalus 32k4, Rte 


trs Sp ns) DIE BIO RE TEE 
Ocypus scabrosis, COL., Fairmaire. . . . . . . 
ŒEnophtira pilleriana (chenille), LÉP., Edm. Eire | 
Orectochilini (généralités), CoL., nat) SE RE AR PO NP 


Orectochilus (g.) 385, 410, andamanicus (sp. n.), pl. 12, fig. 138, 
135, angulatus, pl. 12, fig. 128, 491, bipartitus, pl. 12, 
fig. 132, 426, ceylonicus, pl. 12, fig. 125, 416, conspicuus 
416, corpulentus, pl. 12, fig. 121, 411, crassipes, pl. 12, 
fig. 120, 411, dilatatus, pl. 12, fig. 126, 119, discifer M6, 
discus 422, Fairmairei (sp. n.), pl. 12, fig. 135, 428, fra- 
ternus (sp. n.), pl. 12, fig. 142, 417, gangeticus, pl. 12, 
fig. 1437, 137 a, 137 b, 434, Gestroi, pl. 12, fig. 140, 138, 
indicus (sp. n.), pl. 42, fig. 441, 435, énvolvens 133, java- 
nus, pl. 12, fig. 129, 129 a, 420, limbatus (sp. n.), 424, 
lucidus, pl. 12, fig. 131, 495, marginipennis, pl. 12, fig. 


107 


108 


Table des matières. 


133, 133 a, 133 6, 429, metallicus (sp. n.), pl. 42, fig. 443, 
418, Oberthüri (sp. n.), 423, procerus (Sp. n.), 415, pro- 
ductus (sp. n.), pl. 12, fig. 180, 422, pubescens, pl. 12, 
fig. 127, 197 a, 419, pulchellus (sp. n.), 424, pusillus 130, 
Ritsemæ, pl. 12, fig. 186, 431, rivularis (sp. n.), 427, sca- 
laris, pl. 12, fig. 134, 13h a, 430, sculpturatus (sp. n.), 
425, semivestitus, pl. 12, fig. 123, 1923 a, 113, spiniger, 
pl. 492, fig. 139, 436, validus, pl. 12, fig. 122, 122 a. 122 b, 
H12, ovillosus 432, Wehnckei (sp. n.), pl. 12, fig. 121, 
COL RÉSIMDARE NRC NE RCE CERN 


Orectogyrus (g. n.) 885, 139, angustior, pl. 14, fig. 469, 464, 


assimilis (sp. n.), pl. 14, fig. 164, 458, Bedeli (sp. n.), pl. 
14, fig. 167, 4692, conformus (sp. n.), pl. 44, fig. 164, 456, 
costatus, pl. 14, fig. 162, 457, cuprifer (sp. n.) 462, cya- 
nicollis, pl. 13, fig. 151, 4hG, dimidiatus, pl. 13, fig. 156, 
L52, dorsiger, pl. 13, fig. 147, 443, glaucus, pl. 1h, fig. 
166, A61, heros (sp. n.), pl. 13, fig. 457, 453, lanceolatus 
(sp. n.), pl. 43, fig. 144, 440, lionotus (sp. n.), pl. 43, fig. 
454, 449, longitarsis (sp. n.), pl. 44, fig. 171, 466, mada- 
gascariensis, pl. 13, fig. 158, 454, mirabilis (sp. n.), pl. 48, 
fig. 145, 441, nudivittis (var.) 455, Oberthüri (sp. n.), pl. 


14, fig. 170, 465, ornaticollis, pl. 13, fig. 449, A4, Oscari: 


h65, pallidocinctus, pl. 13, fig. 152, 448, schistaceus, pl. 


14, fig. 165, A57, Schänherri, pl. 18, fig. 150, 445, Sedilloti 


(sp. n.), pl. 43, fig. 148, Ah, semisericeus, pl. 13, fig. 153, 
h48, sericeus, pl. 14, fig. 168, 163, specularis, pl. 13, fig. 
159, pl 44, fig. 160, 455, speculum, pl. 13, fig. 146, 442, 
suluralis, pl. 14, fig. 165, 459, tridens (sp. n.), pl. 43, 
fig. 155, 451, trilobatus (sp. n.), Cor., Régimbart . . . . 


Ortholophus (g. n.) 229, 246, notalus (Sp. n.), DIPT., Bigot. . 
Orthonevra? annulifera, sinuosa (sp. n.), DIpT., Bigot. 

OryctestRadamal(hab COL SEUCAS MENU NP TERRE 
Otideres cancellatus 500, echinosoma 502, externeviltatus (Sp. 


D) NCOL:: FAlTMAITES NP MENEMAN EE S  Re - 


Otiorhynchus brachyderoides 108, phaæostictus 107, Raffrayi 


106, Fairmaire, — Id. fuscipes (hab.), Cou., Tappes. . . 


Oxycephala speciosa (métam.), Coz., Lucas. . . . . . . . . 


LA 


450 
555 
556 
XCVI 


501 


GXIV 
LXXXII - 


Année 1883. 109 
Pz 
Pachymeroides (g. n.) 365, Bolivari, pl. 10, fig. 191, HÉm., Si- 

BOT ER cb ete EME PSC ÉREN ER NE E 9066 
Pachyrhynchus constellatus, Re à n.), COL., René Ober- 

LE RO A EN ea) LE re LOUE PE A ME RE XXV 
Paleognathus succini (sp. n.), pl. 7, n° II, Coz. Foss., Waga, 194 
Palingenia virgo (mœurs), NEVR., Desmarest . CVII 
Palinurus longimanus (hab.), CRUST., Lucas, . . . . . . . . LVII 
Papilio Amyntior, Gelon xXLIX, Homerus xLIV, PE 

Westwoodi (hab.), LéP., Lucas. . . . . . . XLIX 
Paragus auricaudatus 540, latericinctus 540, Da ypus sue ru- 

ficaudatus (sp. n.), Dipr., Bigot. 5h 
Paramecosoma balearica = Cryptophilus integer, id. ‘diffère 

Leucohimatium elongatum, Cor, Reitter . . : VIII 
Paramecus breviusculus (sp. n.), CoL., Fairmaire . . . 85 
Paramerius (g. n.) Miki (sp. n.), DIpr., Bigot. LXVI 
Pararge Ida, Var. nov. albomarginata, n APunselr, 21, one 

var. nov., LÉP., Fallou. 3 29 
Pardosa açcoreensis 262, Furtadoi (sp. n. D). nr Me 263 
Parnassius Imperator (sp. n.), Lép., Ch. Ober thür. : LXXVII 
Paussus Jousselini, pl. 7, n° I, Cor., Olivier, . 195, cxL 
Pelania angustipennis (sp. n.), Cor., Olivier. LXIX 
Peltoxys (g.) brevipennis, pl. 15, fie. 203, HEM., Sense 529 
Penium dubium (Sp. n.), DIPT., Bigot . . 557 
Peplaptera pusilla (sp. n.), Cor., Léfèvre. CXXII 
Peritlelus Leveillei (sp. n.), Coz., Gh. Brisout . : YI 
Phalachromyia (g.) 61, 64, 81, 86, argentina (sp. n.) 85, 87, 

concolor 82, hirtipes 81, melanorhina (sp. n.) 81, 86, ni- 

griceps 82, nigrifascies 81, nigripes 82, pica 83, prasina 

82, rufoscutellaris 83, soror (sp. n.) 83, 88, subrostrata 82, 

subcærulea, submetallica 83, vaga 82, vicino (sp. n.) 81, 

Drpr, Bigot. ; à 86 
Phalangium spiniferum, hote run, 300 


Philoliche ? (Pangonia) neo-caledonica, DrpT., Poe 


+ CXXXVIII 


110 L'able des matières. 


Piérides (Calicharis, Pieris (migrations), LÉp., Ch. 


OPTIQUE ENS RUE SU L VAR 
Pimelia confusa — retrospinosa LT, nr (hab.) ET. 
cristata — Podhomala Fausti, Dejeani — grandis et in- 


terstitialis XXIV, inæqualis, interstincta (hab.) xXXIV, oxys- 
terna — cephalotes xxXIV, plinthota (hab.) xxIV, retrospi- 
OSSI SDIAU COL MSÉRAC NN EE EE 
Pipiza crassipes (sp. n.), DIPr., Bigot. un 
Plateros africanus (sp. n.), Cor., Bourgeois. . 
Platesthes silphoides, Cor, Fairmaire. . . . . D D Le 
Platydema impressifrons, obscuratum (sp. n.), Cor Fairmaire. 
Platyolmus spinicollis 508, uspallatensis, GoL., Me : 
Platypsyllus castoris, Cor., Bonhoure . 
Platysoma incipyge (sp. n.), Cor., Marseul. 
Pocota senex (sp. n.), DIPT., Bigot. : 
Pogonostoma (g.) (mœurs), Coz., Raffray. . . . . 
Polyclæis Raffrayi (sp. n.), Cor, Fairmaire. 
Polyommatus Xanthe, Var. nov., LÉP., Fallou. ! 
Praocis compacta 509, denseciliata 508, silphomorpha 195, ds 
licollis \(SD-an0) COLE NFAITMAITe MEN à 
Prionotomyia (g. n.) 228, 241, tarsata (sp. n.), Dipr., Bigot. . 
Proboscimyia (g. n.) silphonina (sp. n.), DrPr., Bigot . 
Prosthesima oceanica, pl. 8, dE 6, 273, seifera, pl. 8, fig. 7 
(Sp 01), ARACES SIMON CN ENT CEE 
Protophasma Dumastii, ORTH. FOss., Brongniart. . : . . . 
Pseudomeloe magellanicus 496, venosulus ve h)ACULE Fair- 


Maire tee D CRIE MSP RURTe NA dre 
Pseudonotus (g. n.) 510, der ss cu n. he Coz., Fair 
DATE PR NP ER EM Net : 2 Ve ARTE 


Pseudorchesia (g. n.) nigr Rnube e. n. ), cu. ne, à 

Pterocalla (g.), DIPT., Bigot. : 

Ptilostylomyia (g. n.) 249, tr nt ee Un n. Hi D Bigot. 

Pyroderces argyrogrammos (chenille) LÉp., Constant, . . . . 

Ptilostylomyia (8. n.), DIPT., Bigot.. . . . . ARE 

Pythonissa convexa 291, nigromaculata, pl. 8, is. 22 x Hi 
ARACH., Simon . . . RU M M ET ét a RS + 


CXXVII 


196 
912 
507 
CXXVI 
LXVII 
536 
XXVIII 
105 
22 


494 
348 
XXX 


27/1 
XIX 


197 


541 
515 


Année 1883. A11 


R. 
Retinia tessulatana (chenille), Lép., Constant . . . . . . . . 13 
Rhachiptera (g.) — Percnoptera (g.), etc., DIpr., Bigot, . . . LXXXVIIT 
Rhizotrogus cristatifrons-(Sp. n.), Cou., Fairmaire. . . . . NO CXLIV 
Rhynchites populi (mœurs) Cor., Fallou . . . . . . . . . « CXXXVI 
Romaleosyrphus (g. n.) 229, 244, vèllosus (Sp. n.), DiprT., Bi- 
CORNE CR EN CEE Te NS PR A re Dre APT 356 
S. 
SaldaGrentena(Spane)RHENMTS SISNOEClE ET M TT OUEN XLIT 
Salpingogaster anchor. aus 928, Gba, nigréventres (sp. 

n.), DIPT., Bigot." TO DOS ECM SE RD PR SE TE ee 329 
Saperda scalaris PNR Fallou cxxx1v — id. (mœurs), CoL., 

MASSON. 7e ce NE Rec Le CRI 
Sarcophila magnifica, etc. (larves), Drpr., L combi NE XCII 
Saturnia pyri (mœurs), LÉP., Ébrard. . . . . . . . . . SR XGA 
Scaridoderus Loyolæ (Sp. n.), CoL., Fairmaire. . . . . . . . LV 
Scaurus Bougonit (sp. n.), COL., Fairmaire . . , , . . . . . CXXV 
Scelodonta aurosignata (sp. n.), Co., Lelèvre . . . . . . . . CL 
SÉhirides HEM SIMON AN ENS UE en El 521 
Selidosema erebaria (sp. n.), Lée., Gh. Oberthür, . . . . . . XLIX 
Serica brunnea (mœurs), Cor., Lefèvre. . . , . . A NAN TE XOCX RIT 
SAnosuTDAus (en) HDIP Tee BISULE EN SCE 256 
Srsyphus Schæert (hab) CO IGIrA EEE SE NE CXTE 
Sitaris muralis (mœurs), GOL., Fallou. . . . . . . . . . CN VIT 
Spazigaster (8.) — Spatigaster (g.) bacchoides (sp. n.), Drpr., 

BigO NC ESS Re PRET E 326 
Sphadasmus De (Shen) COL NEGITMAILe TE CE 109 
Sphegina ? macropoda (Spam) Dir BIS ne EPA 2 831 
Sphynx (Caliomma) Licastus — Parce, LÉP., LuCas. . . . . .  CXLIII 
Sphyromyia (8. n.) Gi, malleola (sp. n.), Dirr., Bigot. . . . CIX 


Sphyxea fuloifrons 841, fulvipes (sp. n.), Drpr., Bigot , . . . 840 


112 Table des matières. 


Sphyximorpha (g. n.) 232, anchorata 818, nigra 817, rufibasis 
(Sn nm) DIBT., BIsOI- MER E 318 
Spilomyia (g.) —= Milesia . ) 247, paies ni n. 1). Die Bi 


DOS PV Home: : : o y 352 
Spilosoma Zatima, Var. nov. 7. gt, né Horse 4 TNT 
Stigmodera magcllanica (sp. n.), Cor., no AS NE 92 
Syrathus Fabrit (sp. n.), du mete. HR TA ONE LV 
Statira rufonitens (Sp. n.), Cou, Fairmaire . . . . . . . . . 102 
Stratus (g.) — Canthoderus (g.) LXXIV, éd, ursinus = ee 

(Bt) He CO SÉPARER ES AE ER RS: à : LXXV 
Synopticus Myrmido 101, Us Ge a en. Fairmaire. 400 
Syritta mexicana 539, rufifacies (Sp. n.), DIPT., Bigot. . . . 558 
Syrphidi : Généralités 221-227, 559 et 560, Genres nouveaux 

298-230, Curies (Bacchidæ, Ceridæ, Eristalidæ, Helophi- 

lidæ, Psoridæ, Syrphidæ, Xylotidæ) 230-231, Tableau des 

Genres, 232-958 et 315-317, Espèces nouvelles, Dipr., 

BiBOL Re Ne deal Un + tee. 017-250 61 99-008 
Systates abyssinicus (sp. n.), COL., Fairmaire . . . . . . . . 106 
TL: 

Taurocerastes patagonicus (Sp. n.), GoL., Fairmaire. . . . . . 189 
T'eleia nigricæriella (chenille), Lép., Constant. . . . . . . . 18 
Temnocera audicola 548, fulvicornis, DIPT., Bigot . . . . . . 547 


Tetranura ulmi (migrations), HéM., Lichtenstein. .  LXXXIII, CXXXXVII 
Thais Polyxena, espèce distincte, non variété de Mimonti et de 
Polymnia, LEP MUUCAS See MESA XXVII 
Thonalmus (g. n.) 375, amabilis, aulicus 379, bicolor 378, dis- 
tinguendus 379, dominicensis 377, elegantulus 380, milita- 
ris 877, nigritarsis 379, suavis, COL., Bourgeois. . . . . 378 
Tigridiamyia (3. n.) 228, 244, pictipes (sp. n.), Dipr., Bigot. . 948 
Timelæa (g. n.) maculata = leopardinus (Argynnis), LéP., Lu- 
CAS ele NA DU A ne ts RATE AO PRE XSXV 
Tinea cloacella (mœurs), ne Palo PS PECRC RN PSE RS XXX 
Tmesiphoroides (8) = Es (g.), Coz., Reilter , . . . LXXY 


Année 1883. 


Trachyphlæus spinosulus = laticollis, 4 diffère de scabrius- 


culus aCOL- Ch PTISQUE PRE ER FAURE 
Trechus be ee Villar di (Sp. n. 7. COL., Bedel, AA: 
Tribolium ferrugineum (mœurs), Go., Lucas . , . . . . . . 


Tribostethes pilicollis (Sp. n.), CoL., Fairmaire, ET 
Trichodes amnios, parasite de Sauterelles (larve), Coz., Graëlls. 
Triglyphus fulvicornis (sp. n.), DIPT., Bigot . . 

Trox globulatus (Sp. n.), COL., Fairmaire. . , . . . . . . . 
Trypeticus Grouvellei, tabacigliscens (sp. n.), Cor., Marseul. . 


U 
Bomatrujula (Sp )ICOLSNRATMAITE CERN NEC 


V. 


Valgus hemipterus (mœurs), CoL., Fallou. . 

Vésicants (principes actifs), Cor., Beauregard . 

Vespa crabro (mœurs), Hym., Lucas . . . . . . . . 

Volucella (g.) 61, 64, 84, 249, abdominalis 69, Eure 78, 
adulterina 79, alchimista 68, alpicola 80, amethistina 69, 
aperta 79, apicola 78, ardua 76, avida 7, azurea 67, bom- 
bylans 79, capensis 67, castanea 72, chalybescens 7h, con- 
cinna 7h, cyanescens 68, decorata 77, dorsalis 75, dryo- 
phila 78, elegans 77, esuriens 70, evecta 80, 85, fascialis 
80, fasciata 66, flavipennis 71, fulvicornis (sp. n.) 65, 84, 
fulvonotata 66, fusca 70, fuscipennis 69, Haagù 78, hy- 
brida 79, inanis 75, incestuosa 80, japonica 72, jeddona 
70, læta 76, linearis 80, liquida 71, longirostris 73, lugens 
71, lympanitis 77, macrorhina 72, mellea 66, metallifera 
67, mexicana 70, mystacea 80, nebeculosa 77, notata 65, 
obesa 65, opalina 68, pallens 78, pallida 77, parva 76, 
pectoralis 73, Peleterii 73, pellucens 72, picta 66, plorans 
75, proxima 80, pulchripes 66, punctifera 78, purpurea 
68, purpurifera 76, pusilla 66, saphyrina (sp. n.) 67, 85, 
satur 7h, spuria 79, tau (Sp. n.) 67, 84, testacea 78, tibia- 


1143 


VII 
XXXVIE 
LXXI 
A9 
XCVII 
558 
L90 
LXVIII 


(1883) 3° parlie, 8. 


Ad4 Table des matières. — Année 1865. 


lis 68, transatlantica 70, tricincta 75, trifasciata 78, tris- 
tis 70, vacua 7h, varians 76, variegata 76, vesiculosa 69, 
violacea 65, vulpina 79, zonaria, DIPT., Bigot. . . . . . 


X. 


Xenarthra Elodiæ (sp. n.), Cou, Fairmaire. :..1.1.:, 

Xylinades rufopictus (sp. n.), Coz., Fairmaire. L 

Xylonomus filiformis, parasite du Rhagium mordax, Er , 
Falloiss su tes ARMES te MERE 


Xylota annulifera 545, bivitlata 547, cærulifrons 542, calopus . 


543, colorodensis 544, flavitibiata 546, metallifera 545, 
rubiginigaster 543, Satanica (Sp. n.), DiPT., Bigot. . 
Xysticus insulanus, pl. 8, fig. 1, 2, 264, squalidus 286, Ver- 

neaui, pl. 8, fig. 13 (sp. n.), ARACH., Simon. . 


Z. 


Zonitis abyssinica 105, funeraria, rufofasciata, (Sp. n.), CoL., 
RaiTMAITE RS CR RG on nc Re AS 


E, DESMAREST, 


77 


CXXXIII 
109 


CXXXVI 


546 


287 


CXLII 


IL. 


TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS 


DES 


TRAVAUX CONTENUS DANS CE VOLUME. 


ANDRÉ (Edmond). Allantus atratus (sp. n.), 206. — Eriocampa soror 
(mœurs) xcv. — Icaria (Syn.) XGIV. — OEnophtira pilleriana 
(mœurs) xGIv. 

BAER (G.-A.). Birgus latro (mœurs) 1. 

BEAUREGARD (H.). Siège du principe actif chez les Vésicants, c. 


BEDEL (Louis). Remerciments pour le Prix Dollfus 1882, xxx1v. — Coléo- 

ptères de Misserghin (province d’Oran) Li. — Hygrobia Davidi 

(sp. n.) xxuit. — Trechus (Anophthalmus) Villardi (Sp. n.), xxxvir. 
BIGOT (J.-M.-F.). Campsomia (Lucilia) macellaria (Syn.) c1x. — Gyrto- 
pus (g. n.) fastuosus (sp. n.) xcvr. — Diptères (Notes criliques et 
synonymiques) XXI, XLV. — Eurimyia (g. n.) rhingioides (sp. n.) 
xx — Helophilus lineatus xXXVI. — Icaria (g.) LXXXIX. — Para- 
mertus (g. n.) Miki (Sp. n.), xLVI. — Philoliche (Pangonia) Neo- 
Caledonica (descript.) cxxxvII. — Proboscimyia (g. n°) siphonina 
(sp. n.) xxx. — Plerocalla (g.) LXXXIX, CXXIX. — Rhachiptera (g.) 
= Pernoptera (g.) LXXXVIII, LXXXIX. — Sphyromia (g. n.) malleola 
(sp. n.) vit. — Sérobeliu (8.) LxxxIx. — Syrphidi : Généralités 
et Tableaux synoptiques des Genres (Dipt. nouv. ou peu connus, 
n° XXXII) 221, 319. — Espèces et Genres nouveaux de Syrphidè 
(descript.) 317, 535. — Volucella et Phalachromyia (Sp. n.) (Dipt. 
nouv. ou peu connus, n° XXXI) 64. 


BonxourE (Alphonse). Platypsyllus Castoris (hab.) cxxvri. 


BourGeo1s (Jules). Dasytiscus hebraicus (sp. n.) LIL — Euplectus (g.) 
— Calodadon (g.), Eurrhacus (g.) cxLvI — Lycus (g.) partagé 
en IX groupes, LIX à LxIL — Lycus : Synonymies d'espèces, ar, 
CxLVIL, — Lycus fastiditus (Sp. n.) Gr1, — Plateros africanus (sp. 
n.) x, — T'honalmus (g. et Sp.) 575. 


116 Table des Auteurs. 


BRISOUT DE BARNEVILLE (Charles). Anisotoma flavicornis (Sp. n.) GxLuIr. 
— Ceuthorhynchides de Russie (sp. n.) 113. — Peritelus Leveillei 
(sp. n.) vr. — Synonymies d'espèces des genres Cryptophagus, Mi- 
tomermus, Spaniophænus et Trachyphlæus, vir. 

BRISOUT DE BARNEVILLE (Henri). Nanophyes Martini (Sp. n.) xxV, selu- 
losus XXVI. 

BRISOUT DE BARNEVILLE (Louis). Bacillus gallicus = granulatus (non 
Rossii) (hab.) cxix. 

BRONGNIART (Charles). Aracbnide du carbonifère de Commentry, LV. — 
Protophasma Dumasti, Woodwardii (Sp. n.) xvIIL. — Titano- 
phasma Fayoli (Sp. n.) Lvr. 

BuqueT (Lucien). Comptes de la Société pour 1882, ur. 

CHEVROLAT (Auguste). Nécrologie du D’ Gaillardot-Bey, cx. — Blosyro- 
des crucirostris (Sp. n.) ctt1. — Dactylopus Popofi (descript.) cr. 

CHRÉTIEN (P.). Calocampa exoleta el velusta (mœurs) LxIIT. 

CONSTANT (A.). Chenilles de Microlépidoptères nouv. ou peu connues, 5. 
— Asopia farinalis (mœurs) xzin. 

DEMAISON (Louis). Donacia Malinovskyi (hab. et mœurs) cxiV. — Lasio- 
campa Otus (mœurs : soie produite par ce Lépid.) XXXVIIL. 

DEPUISET (A.). Spilosoma Zatima, Var. n. Deschangii LXXVI. 


DESBORDES (Henri). Meloe variegatus (hab.) xLvir. 

DESMAREST (Eugène). Banquet de 1882, xxx11. — Bulletin des séances, 
1 à CLII. — Palingenia virgo (mœurs) avir. — Table des matières 
et des auteurs, 95 et 115. 

Du Buxsson (Henri). Baridius Au Bourbonnais, LXxIv. 

ÉBRARD (Sylvain). Saturnia pyri (éclosion hâtive) xcvur. 

FAIRMAIRE (Léon). Ananca hottentota (sp. n.) LxxI. — Anthaxia Magda- 
lenæ (sp. n.) CxLv. — Apate (Bostrychus) Ludovici (sp. n.) cxxxur. 
— Coléoptères d’Abyssinie (g. et sp. n.), 89. — Coléoptères de 
Magellan et de Santa-Cruz (g. et sp. n.) 483. — Coléoptères de 
la Patagonie et de la République Argentine (g. el sp. n.), 507. — 
Hypocephalus armatus (descript. de la $) cxzvi. — Malthinus 
obscuricollis (sp. n.) xxxIv, pyrrhoderus (Sp. n.) xXxIV. — Ne- 
mognatha Peringueyi (sp. n.) Lxx. — Ochodæus Alleonis (sp. n.) 
CXLI, — Rhizotrogus cristalifrons (sp. n.) CxxIV. — Scariloderus 


Année 18835. 117 


Loyolæ (Sp. n.) LV. — Scaurus Bougonit GXXV.— Spyrathus Fabrit 
(sp. n.) LV. — Xenarthra Elodiæ (Sp. n.) cxxxu1, — Zonitis fune- 
raria (Sp. n.), rufofasciata (Sp. n.) exLIT. 

FALLOU (Jules). Aftacus (Anthærea) Pernyi (mœurs, soie) XXXVII, — Che- 
lonia caja (aberr. nouv.), 21. — Endrosis lacteella (mœurs) xxxvr. 
— Pararge Ida : aberr. albomarginata, 21. — Rhagium mordax 
(métam., parasites) cxxxvI. — Rhynchites populi (métam.) cxxxvi. 
— Saperda scalaris (métam.) CxxxIV. — Sitaris muralis (mœurs) 
GXXXVI. — Tinea cloacella (mœurs) XxxXIX, xxx. — Valqus hemi- 
pterus (mœurs) LXII 

GADEAU DE KERVILLE (Henri). Congrès de l’Association française tenu à 
Rouen, G — Metæcus (Rhipiphorus) paradoxus (mœurs) cxxvI. 


GÉHIN (J.-B.). Chætomelas clypeatus, Ehrenbergi, talychensis CxINI, GxIv. 


GENNADIUS (P.). Cochenilles (sp. n.) (genres Dactylopius, Leucaspis, Mono- 
phlæbus), 31. 

GIRARD (Maurice). Bacillus gallicus — granulatus (non Rossi) (hab.) 
CXIX, CXXXVI, — Dilophus vulgaris (mœurs) xLVI. — Mantis reli- 
giosa (hab.) LxxI1. — Melolontha vulgaris (mœurs) Lxxx. — Sisy- 
phus Schæfferi (hab.) Lxxrr. 

GoBErT (D' Émile). Bibio anglicus (hab.) xLvr. 

GRAELLS (Mariano DE LA Paz). Trichodes amnios (parasite de Sauterelles) 
XCVIL. 

JOURDHEUILLE (Camille). Biographie de Jules Ray, 565, 

LABOULBÈNE (D' Alexandre). Callimorpha Hera, Var. lutescens xGIt1. — 
Curtonevra stabulans ; Dermatobia noxialis ; Sarcophila magnifica 
(larves) LXXXIX à XCII. 

L&rèvre (Édouard). Paroles au Banquet, xxxII. — Camptolenes cingu- 
lata (Sp. n.) iv. — Chlamys pilifrons (sp. n.) LxIL — Clytra 
insularis (Sp. n.) GxxL. — Coptocephala insignis cxxt1, Kerimi 
(sp. n.) cxxr11. — Fourmi sauteuse présentée par M. Cox, LXXXIII. 
— Gynandrophthalma Fabrei Gxt, liturata, tlerminalis (Sp. n.) 
cx11. — Malegia (g. n.) cxv, Letourneuxi, obscurella GxV1, stria- 
tula (Sp. n.) GXvV. — Melitonoma Gounellei cxxI1, punclicollis 
(sp. n.) cx1. — Melaxyonycha formosa CXLIX, succincta (Sp. n.) 
Cu, — Myoprislis venustula (Sp. n.) GIV. — Peploptera pusilla 


118 T'able des Auteu s. 


(sp. n.) cxxil. — Scelodonta aurosignata (sp. EUR CL. — Serica 
brunnea (mœurs) LXXXIII. 


LEPRIEUR (C.-E.). Apus cancriformis (hab.) cxiv. — Donacia Mali- 
novskyi (mœurs) CxIV. — Estheria cycladoides (hab.) cxv.: — 
Hispa algeriana = testacea Var. Lxxx, Caroli distincte de cariosa 
(sp. n.?) LXXXI. 


LÉVEILLÉ (Albert), BourGgors (Jules), DESMAREST (Eugène). Bulletin 
bibliographique, 3° partie, 4 à 68. ; 


Lewis (Georges). Fourmi sauteuse (Drepanophagus cruentatus ?) (mœurs) 
CY. | 


LICHTENSTEIN (Jules). Aphis evonymi (métam.) CxxxVI. — Eumenes. dimi- 
diatus — Amedæi (nid) cv. — T'etraneura ulmi (mœurs) LxXxXxII, 
(migrations) cxxxvII. 


Lucas (Hippolyte). Agrius fallaciosus (class., hab.) cxxx1. — Bacillus 
gallicus — granulatus (non Rossi) (hab.) cxix. — Birgus latro 
(mœurs) xxxIX. — Blaniulus guttulaltus (mœurs) Lxv. — :Galo- : 
campa venusta $ (mœurs) LV. — Ectatoderus nigriventris (hab.) 
XCV. — Embia antiqua (foss.) xxvVI, Latreillei (métam.) avr. — 
Eugaster Durandi, Revoili (Sp. n.) xx. — Eumenes Amedæi = 
dimidiatus (nid) xXGviL., — Galeruca lineola (mœurs) cxxi. — 
Homæogryllus xanthographus xGv. — Ilia nucleus (mœurs) LxxIx. 
— Ione thoracicus (mœurs) LxxVIII. — Julodis Iveni (hab.) VIL. 
— Leptidea brevipennis (hab.) LXXXIH, LXXXIHT, LXXXVIL. — Lethrus 
geminatus, lævigatus (hab.) vir. — Mantichora Sicheli (mœurs) 
LxxI. — Melolontha vulgaris (mœurs) vi. — Nemoptera sinuata 
(mœurs, hab.) cxvi. — Oryctes Radama (hab.) xGvr. — Oxyce- 
phala speciosa (métam.) LxxxI. — Palinurus longimanus (hab.) 
LVIIL. — Papilio Gelon $ xuIx, Homerus LxIV. — Sphynx (Cal- 
liomma) Licastus — Parce CXLII. — Thais Polyxena (Var.) XXVII. 
— Timelæa (g. n.) : type sp. Melitæa maculata XxXV. — Tribolium 
ferrugineum (mœurs) LxxI. — Vespa crabro (mœurs) xxIx. 


MABILLE (Paul). Notice nécrologique sur de Graslin, 561. — Attacus 
Cynthia (mœurs) cxxvir — Callimorpha Hera (mœurs, hab.) 
CXXVIL. 


MAGRETTI (D' Paul). Apiaires nouv. d'Italie (Andrena Schmiedeknechti, 
florentina ; Nomada Piccioliana), 199. 


Année 1885. 119 


MAINDRON (Maurice). Rapport sur le Prix Dollfus 1882, x1v, xXx1, xxxIv. 

MARSEUL (S.-A. De). Fourmi sauteuse, LxXXIII. — Platysoma incisipyge 
(Sp. n.) LV. — Trypeticus Grouvellei, tabacigliscens (sp. n.) 
LXVITIL. 

Masson (Ed.) Saperda scalaris (mœurs) cxLix. 

MAYET (Valéry). Eurythyrea austriaca, micans, scutellaris (hab.) xzvrri. 

MILLOT (Charles). Mécrogaster (mœurs) cxvit | 


OBERTHÜR (Charles). Insectes du Thibet, xLI17, LxxVI (Chelonia Bieti 
XL, Parnassius Imperator, Sp. n., Lxxvi1). — Lépidoptères de 
l'extrême Orient (Metrocampa ? admirabilis, Sp. n.) LxxxIv. — 
Lépidoptères de Sebdou (province d'Oran) xLvir (Crocallis Au- 
berti, Limacotes Codeti (sp. n.) xLvmI, Selidosema erebaria (sp. n.) 
xLix. — Lépidoptères du Haut-Sénégal (Lycæna Nodieri, sp. n., 
x1 à XII). — Lémentilès Elivesi (Sp. n.) GxkvIIT — Pachyrhynchus 
constellatus, Plutus' (sp. n.) xxv. — Piérides : Galicharis, Péeris 
Calypso (migrations) cxxvir. 

Ozivier (Ernest). Lampyris nervosa (sp. n.) LXIX. — Paussus Jousselini 
(descr.) 195, cxL. — Pelania angustipennis (sp. n.) Lxix. 
PERAGALLO (Al.). Capnodis tenebricosa (mœurs) xx. — Latipalpis pisana 

(mœurs) xx. 

PouJADE (G.-A.). Lampyris noctiluca (mœurs) LxXxvII. — Lasiocampa 
lanigera (hab.) LxxuI. — Microdon devius (métam.) xcix, muta- 
bilis (métam.) 25. 

RarrRAY (Achille). Pogonostoma (g., mœurs) xxvint. 

RAGONOT (Émile-L.). Conchylis Manniana (mœurs, synon.) cxvirr, — 
Galleridæ et Phycidæ XVIL  : 

RÉGIMBART (D° Maurice). Gyrinidæ (Monogr.), Gyrinini 191 (genres Au- 
lonogyrus 194, Gyrinus AM); Orectochilini 381 (genres Gyretes 
386, Orectochilus M0, Orectogyrus 439). — Hydrochanthares de 
Breteuil-sur-lton (Eure) (Dyliscus circumcinctus, etc.) LxxXvIL, 
— Nécrologie de Wehncke, cxxx. 


REICHE (Louis). Paroles en quittant la présidence de 1882, I. — Mesosa 
curculionoides (hab.) GxxvI. 


RerTTer (E.). Synonymie des genres Acherontius, Anophthalmus vur, 
Bryaxis 1X, Gamba X, Gonatocerus 1X, Jubus x, Leucohimatium 


Le 


420 Table des Auteurs. — Année 1885. 


vin, Meslogaster, Metaxoides x, Paramecosoma NII. — Anomma- 
tus pusillus == Kiesenwetteri LXxVI, Bryaxis Reïtteri — syriaca 
LXXVI. — Callithorax (g.) = Curculionellus (g.) LXXVI. — Gamba 
(g.) = Jubus (g.) LXXV. — Stratus (8.) = Canthoderus (g.) LxxIv. 
— Tmesiphoroides (g.) — Tmesiphorus (g.) LXXY. 

SALLÉ (Auguste). Biographie du D J.-L. Leconte, 571, cxxx. 

SCHAUFUSS (D' L.-W.). Batrisus similis, simplex, spinicollis (Syn.) cxvi. 
— Carabus Weisei (hab.) cxvi. — Getonia speciosa distincte de 
speciosissima, LIV. 

SÉDILLOT (Maurice). Rapport sur les comptes de 1882, xvi. 

SÉNAC (D' H.). Pimelia (syn. et hab.) xx1v, HI. 

SIGNORET (Victor). Paroles en prenant la Présidence de 1883, 11. — 
Aleurodes Lacerdæ (sp. n., mœurs) Lxrt1. — Cydnides, Essai 
monogr. : 9° et 10° partie (genre Geotomus) 33, 207 ; 41° partie 
(genres Brachypeltus, Cydnopeltus, Hiverus, Dearcla, Pachyme- 
roides, Amnestus) 357 ; 12° partie (genre Chilocoris; groupe des 
Séhirides : genres Peltoxys, Macrhymenus, Microrhynchus, Amau- 
rocoris, Linopsa, Lobonotus, Gnathoconus) 517. — Diaspis au- 
ranti (Sp. n.) LXII. — Ectatops nigroscutellatus — Astacops id. 
XII, — Salda Grenieri (Sp. n.) xL11I. 

SIMON (Eugène). Arachnides d'Algérie, Lxxr1r. — Arachnides des îles de 
l'Océan Atlantique, 259 (Açores 259, Salvages 282, Canaries 283, 
Cap Vert 301, Sainte-Hélène 305, Bermudes 307). 

TAPPEs (Gabriel). Apus cancrivorus (hab.) cxiv. — Otiorhynchus fus- 
cipes CXIV. 


THOMSON (G.-G.). Harpalus multisetosus (Sp. n.) cxx, CxxI. — Hydrobius 
fuscipes, picicrus (Sp. n.) cxxx1. — Notiophilus bigeminus (sp. n.) 
OXH, GXIIT. 
WaGA. Lucanide du Suecin (Paleognathus succini) 191. 


E, D. 


Annales de la Société entomologique de France . 6€ Série.Tome IT. //883)PU.L. 


Poujade pinx © Lagesse se 


T, 7 410, Métamorphoses du Microdon mutabilis. Linne 


17 à 19, Wicrodon devius. Linné. 


IT. lPararge /da Lsper, Aberration albomarginatæ. Fallow. 


Imp. l'aneur, Parks 


RER EMRES SERIE IEÉT ETES TEEN Etes 


Annales de la Société entomologique de France . 6° Série. Tome IT. (1883) PL 2 


V. Signoret del, Picar E se ! 


Cydnides. PAPER 


Annales de la Socreté entomologique de France. 0° Serie. Tome IN (1883) PL 3 . 


V! Jignoret del . Picart sc: : 


Cydnides. POV 


Tmp. Tanneur Paris. 


Annales de la Societé entomologique de France . 6€ Série, Tome IT, (18831 PL. 4. 


Jignoret del. Picart se. 


Cydnides. PIE 


Amp. Tanneur, Paris . 


Annales de la Sociëté entomologique de France 6° Jerte Tome II1./1883) PL 5. 


S'iynorel del. Picart se. 


Cydnides. PI XXe 
Le 


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Annales de la Societe entomologique de France . 6 Serie . Tome 11/1883) PL, 6. 


Begimbart del. Corbie se. 
Gyriuadae. PA. IN. 


09 à bg. Caracteres JERETAUT" . 


70 a gb. Aulonogyrus et Gyrinus. 


Imp. Tanneur, Paris. 


nnales de lx Joctete entomologique de France . Beuferce Tome (26680) PL 


Corbie et Debray se. 


Magreth del. et prix 


I Zaussus Jousselint , Guertn. 
IT l'aleognathus suecine. Leulfurer 
III » Andrena Sehmiedehknechti, Magrelk . 
2 et 27 [lorentina Way . 3, Nomada Piccioliana Way. 


… Annales de la Societé entomologique de France. 6% Série . Tome IT /1883) PL. 8. 


Æ. Simon del, ; Corbie sc. 


Arachnides des iles océaniques . 


FA Taneur. Paris . 


Znnales de la Société entomolegique de lrance. 62 J'érie. Tome IT. (1883) PL 9° 


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Ænnales de la Soctete entomologique de France . 


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nnales de la Societe entomologique de France . 6% J'érie Tome I] (1883) PL 12 


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entomologique de France. CS Sert 


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Annales de lx Societe entomologique de Frane, 6° Série. Tome I]. (1883) PL, 15. 


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Signoret del. 


Cydnides. PEAU 


Imp. À Taneur, Paris. 


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Annales de la Societé entomologique de 


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Cydnider. P1XXW. 


Imp.R. Taneur, Paris. 


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AC NEC 


LS. — 


| ANNALES 
| SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 
| DE FRANCE 


n k FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 


RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE 
par décret du 23 août 1878 


Natura maxime miranda in minimis 


ee era ne eme nt 


6° SÉRIE. — TOME TROISIÈME. 


1883. — PREMIER TRIMESTRE. 


( Il paraît quatre cahiers par an.) 


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Avis. Pour ne pas retarder davantage la publication du 1° trimestre 
des Annales de 1883, nous nous voyons forcés, à notre grand regret, de 


remettre au prochain numéro la planche 1'° (Mémoires de MM. Fallou et 
Poujade) dont le coloriage n’est pas encore terminé. 


HN Eee 
ET DO OO —— 


PARIS | 
| 
| 
| 


AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ 
M. LUCIEN BUQUET 
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain). 
8 AouT 1883. 
EX 


ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES. 


—_—0i900 — 


M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore 
de quelques exemplaires des ouvrages ci-après : 


19 Annales de la Société entomologique de France, 2e, 3e, et 4° séries, 
années 1843 à 1870 inclus (1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855 et 1857 
exceptées), au prix réduit de 24 à 12 rs RUE 5e série, années 1871 et sui- 
vantes, au prix de 24 fr. 


20 Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires, 
1er. volume (Carnivora—Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : 5 francs, 


30 Catalogue de la Bibliothèque (1832-1866) dressé par M. HENRY DE BoON- 
VOULOIR. Prix : 1 fr. 

40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société 
entomologique de France (A832-186@), par M. AuG.-Sim. PARIS, au 
prix réduit de 24 à 12 fr. 

5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de 
1870), par M. HENRY DE BoNvouLoir. { fort volume in-40 avec 42 planches, 
au prix réduit de 24 à 12 fr. 

6o Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens 
par M. ELZÉAR ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80, Prix : 5 fr. 


70 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Ebmunp REITTER, Oeko- 
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50. 


80 Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar- 
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen 
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75. 


90 Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. DE 
Harozn. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50 c. 
et 12 fr. 50 c., pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un Index 
sont en vente.) 

10° Annuaîres entomologiques pour 1873, 1874, 1875, 1876, 1877, 1878, 
1879, 1880 et 1881, par M. ALBERT FAUVEL. Prix : { fr. 50 le premier, el 
1 fr. 75 les autres. 


11° Opuscules entomologiques (Coléoptères), par M. J. DESBROCHERS DES LOGES. 
1er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr. 


120 Insectes Coléoptères du nord de l'A frique nouveaux ou peu connus (Té- 
nébrionides), par M J. DESBROCHERS DES LoGes (1er mémoire, 1881). Prix, 
franco pour la France : 2 fr. 50 c. | 

13° Mémoire sur la famille des Clérites, par M. A. CHEVROLAT. Prix : 
2 fr. 50 c. 

149 Catalogue des Coléopières de France et de la Faune Gallo-Rhénane. 


par M. MAURICE DES Gozis. Br. in-12. Prix : 1 fr. 25 c.; par la poste: 
1 fr. 40 c. 


150 Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la 
faune de France, par M. le Dr A. GRENIER, {er cahier, prix : 5 fr.; 
2° cahier, prix : 2 "fr. ; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50. 

160 Monographie des One par M. STIERLIN. Prix : 6 fr. 50. 


170 Physis. Recueil d'histoire noie as M. J. TaomsoN ; grand in-80. 
1er volume piRee RAS LR NS AD 
26 volume, prix. Do Bieo re des AO ii LS US 


(Suite des Annonces à la 3° page de la couverture.) 


TABLE DES MATIÈRES OU |‘ TRIMESTRE 1883. 


CONSTANT (A.). Observations sur quelques Chenilles nouvelles 
ou imparfaitement connues 


FALLOU (J.). Note sur diverses variétés de Lépidoptères (Pararge 
Ida Esper, aberr. albomarginata Fallou, el Chelonia caja 
Latr., aberr. nouvelle Fallou. — Planche 4'°, n° IL. .. 
POUJADE (G.-A.). Métamorphoses d’un Diptère de la famille des 
Syrphides, genre Microdon Meig. — Aphritis Latr. (Mi- 
crodon mutabilis Lin. et M. devius Lin.).— Planche 1, 


slteiefe lee fee me terre. le eo lta ele «taie elle, (tt ot uiteanre 


GENNADIUS (P.). Descriptions de trois nouvelles espèces de Co- 
chenilles (Leucaspis epidaurica, Dactylopius caricus et 
Monophlebus hellenicus) 


SIGNORET (Victor). Révision du groupe des Cydnides de la fa- 
mille des Pentatomides, 9° partie (genre Geotomus, Com- 
mencement). — PI. 2 et 3 (Gydnides, pl. XVII el XVHI). 

BiGor (J.-M.-F.). Diptères nouveaux ou peu connus, 20° partie : 

XXXI. Genres Volucella (Geoffr., Hist. des Insectes, 
1764) et Phalachromyia (Rondani, Esame d. var. spec. 
d’Insetti Ditteri Braziliani, Torino, 1848), et descriptions 
d'espèces nouvelles... ....:. 4. 24/4000 

FAIRMAIRE (L.). Descriptions de Coléoptères nouveaux ou peu 
connus récoltés par M. Ach. Raffray en Abyssinie. . . . 

BrisOUT DE BARNEVILLE (Charles). Descriptions de nouvelles 
espèces de Geutorhynchides de Russie, . . . . . . . . . 

RÉGIMBART (D° Maurice). Essai monographique de la famille des 
Gyrinidæ, 2° partie (commencement). — Planche 6 (Gyri- 
nides, pl. IV), qui paraîtra dans le 2° trimestre. . 

Desmaresr (Eugène). Bulletin des séances de Janvier, Février, 


21 


91 


99 


61 


89 


115 


194 


Mars CD ANT ESS MIN INRIA EE ES ENTREE I à XLVIII 


Léveizé (Alb.) et BourGsois (Jules). Bulletin bibliographique, 


séances de Janvier, Février, Mars et Avril 1883. 3° partie, 4 à 16 


BEDEL (Louis). Faune des Goléoptères du bassin de la Seine et 
de ses bassins secondaires : 

Sous-Ordre Rhynchophora : famille des Curculionidae : 

sous-famille Brachyrrhinidae (suite). . . . - . . . - - 


is. — Typographie ÉpouarD DURUY ET Ce, rue Dussoubs, 22. 
a ie maison Félix Malteste et, Ce.) 


Annonces d’ouvrages entomologiques (suite). 


180 Deutsche Entomologische Zeitschrift (Société entomologique allemande, 
rédacteur M. le Dr KRAATz), colisalion annuelle, cahiers rendus franco : 
13 fr. 


190 Berliner Entomologisehe Zeitschrift, rédacteur M. le D' H. DEwITz, coti- 
sation annuelle, cahiers rendus franco : 12 fr. 50 c. 


200 Catalog der Coleopteren von Sibirien, elc., par Lucas von HEYDEN. Broch. 
in-80. Berlin, 1880-1881. Prix : 7 fr. 50 c 


219 Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phyto- 
phages (Clythrides), par M. Tu. LacorpaIRE; 2° vol. in-8° : au lieu de 
12 fr., prix: 10fr. 


22° Supplément à l’Essai monographique sur la famille des Histérides, 
par M. pe MARSEUL (extrait des Annales de la Société entomologique de 
France); 1 vol. in-8°, avec 13 planches noires. Prix : 10 fr. 


23° Essai monographique sur les Clérites, par M. le marquis MAx. SPINOLA ; 
47 planches coloriées, sans teæle. Prix : 14 fr. 


24° La chasse aux Coléoplères, par M. DRPAIRUES Brochure in-8° de 112 pages, 
prix franco pour la France : 2 fr. 


25° Catalogi Coleopierorum Europæ, editio de auctoribus Dr F. Skin et 
Jul. Wi1sE. Prix : 5 fr.; par la poste : 5 fr. 30. 


260 Monographie de la famille des Cicindélides, par M. J. Tomsow; 1 vol. 
in-40 avec 11 planches. Avec planches coloriées, prix : 30 fr.; avec planches 
noires, prix : 24 fr. 


270 Archives entomologiques, par M. J. THomson; 2 vol. in-8°, avec planches 
coloriées, prix : 75 {r.; avec planches noires, prix : 60 fr. 


28° Arcana Naturæ, par M. J. Tnouson ; À vol. grand in-folio, avec planches 
noires, prix : 60 fr. 

290 Essai d'une classification de la famille des Cérambycides, par M. J. 
THOMSON ; { vol. grand in-80, avec 3 planches noires. Prix : 30 fr. 


30° Enumération des Carabiques et Hydrocanthares du Caucase, par MM. le 
baron DE CaAuDoir et HOCHBUTRH ; 1 vol.in-80. Prix : 5 fr. 


310 Otiorhynchiden S. STR. Von G. SEIDLITZ ; brochure in-80. Prix : 5 fr. 


320 Liste générale des Articulés cavernicoles de l'Europe (extrait du Journal 
de Zoologie), par MM. L. BEDEL et E. Simon; broch.in-89. Prix : 2 fr. 50. 


33° Monographie des Guëpes solitaires, ou de la tribu des Euméniens, par 
M. HENRI DE SAUSSURE; in-8°, avec planches coloriées. Prix ° 36 fr. 


34° Monographie des Guëpes sociales, ou de la tribu des Vespiens, par 
M. HENRI DE SAUSSURE ; in-80, avec pianches coloriées. Prix : 66 fr. 


350 Monographie des Fausses Guëêpes et Supplément à la Monographie des 
Guëpes sulitaires, par M. HENRI DE SAUSSURE ; 1 Vol. in-8°, avec planches. 
Prix : 36 fr. 


36° Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Mexique, des Antilles et 
des Etals-Unis, par M. HENRI DE SAUSSURE ; {re livraison : Crustacés ; 
2° livraison : Myriapodes. Prix de la livraison, avec planches : 9 fr. 


370 L’Olivier, son histoire, sa culture, ses ennemis, ses maladies et ses amis, 
der fascicule ; — Le Frelon (Vespa crabro) et son nid, 2e fascicule. Broch: 
in-8°, avec une planche coloriée, par M. PERAGALLO, membre de diverses 
Sociétés savantes. Prix : 4 fr.; par la poste : 4 fr. 40 c. 


RS — 


TABLE DES MATIÈRES OU 2° TRIMESTRE 1883. 


PousADE et FALLOU. Planche 1", relative aux travaux publiés 
dans le 1° trimestre 1883. 


RÉGIMBART (D'° Maurice). Essai monographique de la famille des 
Gyrinidæ, 2° partie (fin), Gyrénini, genres Aulonogyrus 
et Gyrinus. — Planche 6 (Gyrinides, pl, IV). . . . . . . 
WacA. Note sur un Lucanide incrusté dans le Succin (Paleo- 
gnathus Leuthner succini Waga). — Planche 7, n° IL. . . 
Ozivier (Ernest). Description du Paussus Jousselini Guér. — 
Planche 7 ne RS nn RE RARE AA SEL RP EURENER 
MAGRETTI (D° Paul). Descriptions de trois nouvelles espèces 
d’Apiaires trouvées en Italie (Andrena Schmiedeknechti et 
florentina et Nomada Piccioliana). — Planche 7, n° IIL. 

(La planche 7°, relative aux trois notes qui précèdent, 

paraîtra dans le 5° trimestre.) 
ANDRÉ (Edmond). Description d’une Tenthrédine inédite de la 
faune de Sarepta (Allantus atratus) . . . . . . . . . .. 
SiGNoreT (Victor). Révision du groupe des Cydnides, 10° partie 
(genre Geotomus, fin). — PI. 4 et 5 (Cydnides, pl. XIX 
AO) EP EIN TN AE RO ASE RARES EP RE 
BIGOT (J.-M.-F.). Diptères nouveaux ou peu connus, 21° partie : 

XXXII. Syrphidi, 1"° partie : Généralités, Genres 

nouveaux, Tableaux synoptiques des Curies et des Genres. 
Simon (Eugène). Études arachnologiques, 44° mémoire : 

XXI. Matériaux pour servir à la Faune arachnologique 
des îles de l’Océan Atlantique (Açores, Madère, Salvages, 
Canaries, Cap Vert, Sainte-Hélène et Bermudes), commen- 
CEMEN DATA NAN NAS ER A PS en e  e dar ete 


DEsMAREST (Eugène). Bulletin des séances de Mai, Juin et Juillet 


Pages 


129 


191 


195 


199 


206 


207 


221 


259 


AC ETS NES ANS AE TAN A A Er XLIX à LXXX 


LÉVEILLÉ, BOURGEOIS et DESMAREST. Bulletin bibliographique, 


séances d'Avril, Mai, Juin el Juillet 1883. . . 3° partie, 17 à 3 


BEDEL (Louis). Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et 
de ses bassins secondaires (2° volume) : 
Sous-Ordre Rhynchophora : famille des Curculionidae : 
sous-famille Brachyrrhinidae (lin); sous-famille Curcu- 
lonilae/(COMMENCEMENLANE NIET 


Paris. — Typographie Énouarn Duruy er Ce, rue Dussoubs, 22 
(ancieiue maison Félix Malteste et Ce). 


Annonces d’ouvrages entomologiques (suite). 


{80 Deutsche Entomologische Zeitschrift (Société entomologique allemande, 
rédacteur M. le Dr KRAATz), cotisation annuelle, cahiers rendus franco : 
13 fr. 


190 Berliner Entomologische Zeitschrift, rédacteur M. le D'H. DEWITZ, eoli- 
sation annuelle, cahiers rendus franco : 12 fr. 50 c. 


20° Catalog der Coleopteren von Sibirien, elc., par Lucas VON HEYDEN. Broch. 
in-80. Berlin, 1880-1881. Prix : 7 fr. 50 c. ï 

219 Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phyto- 
phages (Clythrides), par M. Tu. LacorpaiRE; 2° vol. in-8° : au lieu de 
12 fr., prix: 10fr. 


22° Supplément à l’Essai monographique sur la famille des Histérides, 
par M. DE MARSEUL (extrait des Annales de la Société entomologique de 
France); 1 vol. in-8°, avec 13 planches noires. Prix : 10 fr. 


23° Essai monographique sur les Clérites, par M. le marquis MAx. SPINOrA ; 
47 planches coloriées, sans texte. Prix : 14 fr. 


24° La chasse aux Coléoptères, par M. LEPRIEUR. Brochure in-8° de 112 pages, 
prix franco pour la France : 2 fr. 25. 

25° Catalogi Coleopterorum Europæ, editio secunda, auctoribus Dr F. Srxin et 
Jul. We1sE. Prix : 5 fr.; par la poste : 5 fr. 30. 

260 Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus Dr L. v. HEYDEN, 
E. REITTER ET J. WEISE, editio tertia. Prix : 7 fr. 50 c.; par la poste, 
7 fr. 80 c. 

270 Monographie de la famille des Cicindélides, par M. J. Tomson; 1 vol. 
in-40 avec 11 planches. Avec planches coloriées, prix : 30 fr.; avec planches 
noires, prix : 24 fr. 

280 Archives entomologiques, par M. J. Taomson; 2 vol. in-8°, avec planches 
coloriées, prix : 75 fr.; avec planches noires, prix : 60 fr. 

99° Arcana Naturæ, par M. J. Taomson ; 1 vol. grand in-folio, avec planches 
noires, prix : 60 fr. 

300 Essai d’une classification de la famille des Cérambycides, par M. J. 
THomsON ; 1 vol. grand in-8°, avec 3 planches noires. Prix : 30 fr. 


31° Énumération des Carabiques et Hydrocanthares du Caucase, par MM. le 
baron DE CHAUDOIR et HOCHHUTH; 1 Vol. in-80, Prix : 5 fr. 


320 Otiorhynchiden S. STR. Von G. SEIDLITZ ; brochure in-80. Prix : 5 fr. 


330 Liste générale des Articulés cavernicoles de l’Europe (extrait du Journal 
de Zoologie), par MM. L. BEDEL et E. SIMON; broch. in-80. Prix-: 2 fr. 50. 


34° Monographie des Guépes solitaires, ou de la tribu des Euméniens, par 
M. HENR1 DE SAUSSURE; in-8°, avec planches coloriées. Prix : 36 fr. 


85° Monographie des Guépes sociales, ou de la tribu des Vespiens, par 
M. HENRI DE SAUSSURE ; in-80, avec planches coloriées. Prix : 66 fr. 


36° Monographie des Fausses Guëêpes et Supplément à la Monographie des 
Guëpes solitaires, par M. HENRI DE SAUSSURE ; { Vol. in-8°, avec planches. 
Prix : 36 fr. 

370 Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Mexique, des Antilles et 
des Etats-Unis, par M. HENRI DE SAUSSURE ; {re livraison : Crustacés ; 
2e livraison : Myriapodes. Prix de la livraison, avec planches : 9 fr. 

380 L’Olivier, son histoire, sa culture, ses ennemis, ses maladies et ses amis, 
1er fascicule ; — Le Frelon (Vespa crabro) et son nid, 2e fascicule. Broch. 
in-8°, avec une planche coloriée, par M, PERAGALLO, membre de diverses 
Sociétés savantes. Prix : 4 fr.; par la poste : 4 fr. 40 c. 


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À 


ANNALES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 
DE FRANCE 


FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 


RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE 
par décret du 23 août 1878 


7 


Natura maxime miranda in minimis 


6° SÉRIE. — TOME TROISIÈME. 


1883. — DEUXIÈME TRIMESTRE. 


( Il paraît quatre cahiers par an.) 


RD — 


| Avis. Pour ne pas retarder davantage la publication du 2° trimestre 

| des Annales de 1883, nous nous voyons forcés, à notre grand regret, de 
remettre au prochain numéro (qui paraîtra à la fin de décembre 1883) 
la PLANCHE 7° (Mémoires de MM. Olivier, Waga et Magretti) dont le 
coloriage n’est pas encore terminé. : 

| 


ET TO 


PARIS 


AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ 
M. LUCIEN BUQUET 
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain). 


91 OCTOBRE 1883. 


ANEONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES. 


— 2-0} 0% 0-0 — 


M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore 
de quelques exemplaires des ouvrages ci-après : 


10 Annales de la Société entomologique de France, 2e, 3e, et 4© séries, 
années 1843 à 1870 inclus (1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855 et 1857 
exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr.; la 5° série, années 1871 et sui- 
vantes, au prix de 24 fr. 


20 Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires, 
1er volume (Carnivora—Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : 5 francs. 


30 Catalogue de la Bibliothèque (1832-4866) dressé par M. HENRY DE BoN- 
VOULOIR. Prix : 1 fr. 

40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société 
entomologique de France (4832-186G0), par M. AUG.-Sim. PARIS, au 
prix réduit de 24 à 12 fr. 

5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de 
1870), par M. HENRY DE BoNvouLorr. 1 fort volume in-40 avec 42 planches, 
au prix réduit de 24 à 12 fr. 


60 Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens 
par M. ELZÉAR ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80. Prix : 5 fr. 


70 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Enmunp REITTER, Oeko- 
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50. 


8o Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar- 
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen 
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75. 


90 Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. DE 
Harozr. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50 c. 
et 12 fr. 50 c., pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un Index 
sont en vente.) 

10° Annuaires entomologiques pour 1873, 1874, 1875, 1876, 1877, 1878, 
1379, 1880 et 1881, par M. ALBERT FAUVEL. Prix : 1 fr. 50 le premier, et 
1 fr. 75 les autres. ? 


11° Opuscules entomologiques (Coléoptères), par M. J. DESBROCHERS DES LOGES. 
1er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr. 


120 Insectes Coléoptères du nord de l'Afrique nouveaux ou peu connus (Té- 
nébrionides), par M. J. DESBROCHERS DES LoGes (1er mémoire, 1881). Prix, 
franco pour la France : 2 fr. 50 c. 

13° Mémoire sur la famille des Clérites, par M. A. CHEVROLAT. Prix : 
2 fr. 50 c. 

14° Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune Gallo-Rhénane. 
par M. MAURICE DES Gozis. Br. in-12. Prix : 1 fr. 25 c.; par la poste: 
1 fr. 40 c. 

150 Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la 
faune de France, par M. le Dr A. GRENIER, {er cahier, prix : 5 fr.; 
2e cahier, prix : 2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50. 

160 Monographie des Otiorhynchus, par M. STiERLIN. Prix : 6 fr. 50. 

179 Physis. Recueil d'histoire naturelle, par M. J. TaomsoN ; grand in-80. 

1er volume, prix.................... S8f. » 18f. 15 
2 LVOlUME PIX. melon eo mes oreios . 10 15 k 


(Suite des Annonces à la 3° page de la couverture.) 


JC HEMBur j} 
SRE. S./885— | A 


ANNALES 


DE LA 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 
DE FRANCE | 


FONDÉE LE 29 FÉVRIER 18352 
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE 
par décret du 23 août 1878 


Natura maxime miranda in minimis 


6° SÉRIE. — TOME TROISIÈME. 


( IL paraît quatre cahiers par an.) 


PARIS 


AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ 
M. LUCIEN BUQUET 
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain). 


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\ 


, | 
1883. — TROISIÈME TRIMESTRE., 
| 


SA JANVIER 188/. 


| 


Avis. L’impression des Tables générales des Annales de 1861 à 1880, 
rédigées par M. Édouard Lefèvre, est commencée ; la souscription (fixée 
à 20 francs, payables de suite) reste encore ouverte chez le Trésorier 


ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES. 


0-0 0 00 —— 


M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore 
de quelques exemplaires des ouvrages ci-après : 


1o Annales de la Société entomologique de France, 2e, Se, et 4© séries, 
années 1843 à 1870 inclus (1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855 et 1857 
exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr.; la 5° série, années 1871 etsul- 
vantes, au prix de 24 fr. 


2° Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires, 
1er volume (Carnivora—Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : à francs 


30 Catalogue de la Bibliothèque (4832-2866) dressé par M. HENRY DE BON- 
VOULOIR. Prix : 1 fr. 

40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société 
entomologique de France (48323-186@), par M. AuG.-Sim. PARIS, au 
prix réduit de 24 à 12 fr. 

5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de 
1870), par M. HENRY DE BONVOuLoIR. 1 fort volume in-40 avec 42 planches, 
au prix réduit de 24 à 12 fr. 


6o Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens 
par M. ELZÉAR ABEILLE DE PERRIN; broch. in-80. Prix : à fr. 


70 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von EDuunD REITTER, Oeko- 
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50. 


80 Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar- 
rama und sierra Morena, Poriugal und den Cantabrischen Gebirgen 
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75. 


90 Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. bE 
HARGLD. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50e. 
et 12 fr. 50 c., pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un J»dex 
sont en vente.) 

10° Annuaïres entomologiques pour 1873, 1874, 1875, 1876, 1977, 1878, 
1379, 1880 et 1881, par M. ALBERT FAUVEL. Prix : { fr. 50 le premier, el 
1 fr. 75 les autres. 


11° Opuscules entomologiques (Coléoptères), par M. J. DESBROCHERS DES LOGES. 
{er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr. ë 


120 Insectes Coléoptères du nord de l'Afrique nouveaux ou peu connus (Té- 
nébrionides), par M. J. DESBROCHERS DES LoGes (1er mémoire, 1881). Prix, 
franco pour la France : 2 fr. 50 €. 


13° Mémoire sur la famille des Clérites, par M. A. CHEVROLAT. Prix : 
2 fr. 50 €. 
14° Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune Gallo-Rhénane. 


par M. MAuRIGE DES Gozis. Br. in-12. Prix : 1 fr. 25 c.; par la poste: 
1 fr. 40 c. 


150 Catalogue des Coléoptères de France et Matériauæ pour servir à la 
faune de France, par M. le Dr A. GRENIER, {er cahier, prix : 5 fr.; 
2° cahier, prix : 2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50. 

169 Monographie des Otiorhynchus, par M. Sr1ERLIN. Prix : 6 fr. 50. 

170 Physis. Recueil d'histoire naturelle, par M. J. THomsON ; grand in-80. 


ter polie, prix... Lee RSR 
2 volume, prix... ..« DL AN A0 ANNEES 


(Suite des Annonces à la 3° page de la couverture.) 


D. 


TABLE DES MATIÈRES DU 3° TAIMESTRE 1883. 


SIMON (Eugène). Études arachnologiques, 14° mémoire : 

XXI. Matériaux pour servir à la Faune arachnologique 
des îles de l'Océan Atlantique (Açores, Madère, Salvages, 
Canaries, Cap-Vert, Sainte-Hélène et Bermudes), suite et 
fiu. — Planche 8, parue dans le 9° trimestre 1883. . . 


BiGOT (J.-M.-F.). Diptères nouveaux ou peu connus, 22° partie : 
XXXIT. Syrphidi, 2° partie : Espèces nouvelles, n° [“. 


SIGNORET (Victor). Révision du groupe des Cydnides, 11° partie 
(genres Brachypeltus, Cydnopeltus, Hiverus, Dearcla, 
Pachymeroides et Amnestus). — PI. 9 et 10 (Cydnides, 
pl. XXI et XXII) 


+ eus ee + + + + + + + + © + + + «+ 


BOURGEO!S (Jules). Synopsis du genre T'honalmus (Lycides). . . 


REGIMBART (D° Maurice). Essai monographique de la famille des 
Gyrinidæ, 3° partie (commencement), Orectochilini, Gé- 
néralités. — La fin de ce mémoire, accompagnée de quatre 
planches, sera publiée dans le 4° trimestre des Annales 


CE OT EE ONE LE RP M PE OA NA 


PS T EE Pate 


WAGA, OLIVIER et MAGRETTI. — Planche 7. (Le texte relatif à 
celte planche a élé donné dans le 2° trimestre 1883, 
pages 491, 495 et 199.) 


ATEe 


= 
7 en 1 50 D 


DesmAREST (Eugène). Bulletin des séances de Juillet à Décembre 
1883. — Ce numéro trimestriel des Annales paraissant 
par exception aussi lardivement, nous avons cru devoir 
y donner la fin du Bulletin des séances et du Bulletin bi- 
bliographique de l'année 1883: . . . . . . . . . . LXXXI à CLII 


LÉVEILLÉ, BOURGEOIS et DEesmAREST. Bulletin bibliographique, 
séances de Juillét à Décembre 1883. . . . . . ‘ 8° partie, 35 à G4 


BenEz (Louis). Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et 
de ses bassins secondaires (2° volume) : 


Sous-Ordre Rhynchophora : famille et sous-famille Cur- 
ONE (EN NO) RARE se PAR nn a ne ee 


Paris —Typosrapluie ÉpouaArp Duruy Er Ce, rue Dussoubs, 
(ancienne maison Félix Malteste et Ge). 


Annonces d’ouvrages entomologiques (suite). 


180 Deutsche Entomologische Zeilschrift (Société entomologique allemande, 
rédacteur M. le Dr KRAATZ), cotisation annuelle, cahiers rendus franco : 
13 fr. 


190 Berliner Entomologische Zeitschrift, rédacteur M. le D’ H. DEwtTrz, coti- 
sation annuelle, cahiers rendus franco à 12 fr. 50 c. 


200 Catalog der Coleopieren von Sibirien, elc., par LucAs von HEwDEN. Broch. 
in-80. Berlin, 1880-1881. Prix : 7 fr. 50 c. 

219 Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phyto- 
phages (Clythrides), par M. Tn. LAcORDAIRE; 2° Vol. in-8° : au lieu de 
12 fr., prix: 10/fr. : 

22° Supplément à l’Essai monographique sur la famille des Histérides, 
par M. bE MARSEUL (extrait des Annales de la Société entomologique de 
Frante); 1 vol. in-8°, avec 13 planches noires. Prix : 10 fr. 


38° Essai monographique sur les Clérites, par M. le marquis MAx. SPINOLA ; 
47 planches coloriées, sans texte. Prix : 14 fr. 

24° La chasse aux Coléoptères, par M. Leprieur. Brochure in-8° de 112 pages, 
prix franco pour la France : 2 fr. 25. 

250 Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus D: L. v. HEYDEN, 
E. REITTER ET J. WEise, editio tertia. Prix : 7 fr. 50 c.; par la po:te, 
7 fr. 80 c. 

260 Monographie de la famille des Cicindélides, par M. J. Taomsow; 1 vol. 
in-40 avec 11 planches. Avec planches coloriées, prix : 30 fr.; avee planches 
noires, prix : 24 fr. 

270 Archives enlomologiques, par M. J. THowson; 2 vol. in-8°, avec planches 
coloriées, prix : 75 fr.; avec planches noires, prix : 60 fr. 

28° Arcana Naturæ, par M. J. THomson ; 1 vol. grand in-folio, avec planches 
noires, prix : 60 fr. 

290 Essai d'une classification de la famille des Cérambycides, par M: J. 
Tomso» ; 1 vol. grand in-$0, avec 3 planches noires. Prix : 30 fr. 


30° Enumération des Carabiques et Hydrocanthares du Caucase, par MM. le 
baron pE CxAUDOIR et HOcHBUTH; 1 vol. in-80. Prix : 5 fr. 


31o Otiorhynchiden S. STR. Von G. SEIDLITZ ; brochure in-80. Prix : 5 fr. 


‘320 Liste générale des Articulés cavernicoles de l’Europe (extrait du Journal 
de Zoologie), par MM. L. BEDEL et E. SIMON; broch.in-89. Prix : 2 fr. 50. 


33° Monographie des Guépes solitaires, ou de la tribu des Euméniens, par 
M. HENR:I DE SAUSSURE ; in-8°, avec planches caloriées. Prix : 36 fr. 


34° Monographie des Guëépes sociales, ow de la tribu des Vespiens, par 
M. HENRI DE SAUSSURE ; in-80, avec planches coloriées. Prix : 66 fr. 


350 Monographie des Fausses Guëpes et Supplément à la Monographie des 
Guëpes sulitaires, par M. HENRI DE SAUSSURE ; 1 Vol. in-8°, avec planches. 
Prix : 36 fr. 

36° Mémoires pour servir à l'hisloire naturelle du Mexique, des Antilles et 
des Etats-Unis, par M. HENRI DE SAUSSURE ; fre livraison : Crustacés ; 
2e livraison : Myriapodes. Prix de la livraison, avec planches : 9 fr. 

370 L’Olivier, son histoire, sa culture, ses ennemis, ses maladies et ses amis, 
{er fascicule ; — Le Frelon (Vespa crabro) et son nid, 2e fascicule. Broch: 
in-80, avec une planche coloriée, par M. PERAGALLO, membre de diverses 
Sociétés savantes. Prix : 4 fr.; par la poste : 4 fr. 40 c. 


RAR 


7 
AL. AO 


ANNALES 


SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIOUR 
DE FRANCE 


FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 
RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE 
par décret du 23 août 1878 


Natura maxime miranda in minimis 


6° SÉRIE. TOME TROISIÈME. 


1883. — QUATRIÈME TRIMESTRE. 


(Il paraît quatre cahiers par an.) 


a — 


RE NE 


Avis. Le premier trimestre de 1884 étant sous presse, M. le Trésorier | 


prie instamment ceux de ses collègues en retard de vouloir bien lui faire | 


parvenir, aussilôt que possible et. sans frais, le montant de leur cotisation 
(vingt-six francs) pour la susdite année. 


La même recommandation s’adresse à MM. les souscripteurs aux Tables 
de 1861-1880, également sous presse, dont le prix reste fixé à vingt francs, 
pour ces derniers seulement, 


er EE re 


| PARIS 


AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ 
M. LUCIEN BUQUET 
rue Saint-Placide, 52 (Faub. Saint-Germain). 


28 MAI 188/. 


ANNONCES D'OUVRAGES ENTOMOLOGIQUES. 


000 0 0— 


M. le Trésorier informe ses collègues qu’il peut disposer encore 
de quelques exemplaires des ouvrages ci-après : 


19 Annales de la Société entomologique de France, 2e, 3e, et 4° séries, 
annees 1843 à 1370 inclus (1850, 1851, 1852, 1853, 1854, 1855 et 1857 
exceptées), au prix réduit de 24 à 12 fr; .; la ge série, années 1871 et sui- 

 vantes, au prix de 24 fr. 


2° Faune des Coléoptères du bassin de la Seine et de ses bassins secondaires, 
1er volume (Carnivora—Palpicornia), par M. L. BEDEL. Prix : 5 francs 


30 Catalogue de la Bibliothèque (1832-1866) dressé par M. HENRY DE BON- 
VOULOIR. Prix : 1 fr. 

40 Tables générales alphabétiques et analytiques des Annales de la Société 
entomologique de France (4832-1860), par M. AUG.-SIm. PARIS, au 
prix réduit de 24 à 12 fr. 

5° Monographie de la famille des Eucnémides (Supplément aux Annales de 
1870), par M. HENRY LE BoNvouLoir. 1 fort volume in-40 avec 42 planches, 
au prix réduit de 24 à 12 fr. 

60 Essai monographique sur les Cisides européens et circaméditerranéens 
par M. ELZÉAR ABEILLE LE PERRIN; broch. in-80, Peix : 5 fr. 


70 Revision der Europäischen Meligethes-Arten, von Eomunp REITTER, Oeko- 
nomie-Bamte in Paskau. Prix : 7 fr. 50. 


80 Entomologische Reise nach dem süblichen spanien, der sierra Guadar- 
rama und sierra Morena, Portugal und den Cantabrischen Gebirgen 
beschrieben von Lucas von HEYDEN. Prix : 8 fr. 75. 


90 Coleopterologische Hefte, nouvelle revue entomologique publiée par M. DE 
Harozn. Ouvrage in-8° paraissant par cahiers du prix de 3 fr., 7 fr. 50 c. 
et 12 fr. 59 c., pris à Paris. (Les seize premiers cahiers et un Index 
sont en vente.) 

10° Annuaires entomologiques pour 1873, 1874, 1875, 1876, 1877, 1878, 
1879, 1880 el 1881, par M. ALBERT FAUVEL. Prix : 1 fr. 50 le premier, el 
1 fr. 75 les autres. 

11° Opuscules entomologiques (Coléoptères), par M. J. DESBROCRERS DES LOGES. 
1er cahier, 1874-1875. Prix : 2 fr. 

120 Insectes Coléoptères du nord de l'Afrique nouveaux ou peu connus (Té- 
nébrionides), par M J. DESBROCHERS DES LoGes (1er mémoire, 1881). Prix, 
franco pour la France : 2 fr. 50 c. 

13° Mémoire sur la famille des Clérites, par M. A. CHEVROLAT. Prix : 
2 fr. 50 c. 

149 Catalogue des Coléoptères de France et de la Faune Gallo-Rhénane 
par M. MAURIGE DES Gozis. Br. in-12. Prix : 1 fr. 25 c.; par la poste: 
1 fr. 40 c. 

150 Catalogue des Coléoptères de France et Matériaux pour servir à la 
faune de France, par M. le Dr A. GRENIER, 1er cahier, prix : 5 fr.; 
2° cahier, prix : 2 fr.; les deux cahiers franco, prix : 7 fr. 50. 


160 Monographie des Otiorhynchus, par M. STIERLIN. Prix : 6 fr. 50. 


179 Physis. Recueil d’hisloire naturelle, par M. J. THomsoON; grand in-80. 
dervolume prix SAIS NN E CE ETS EE) 18f. 15 
2° volume, prix. ... ss... se 10 15 À 


(Suite des Annonces à la 8° page de la couverture.) 
g 


a 


TABLE DES MATIÈRES DU 4° TRIMESTRE 1883. 


RÉGIMBART (D° Maurice). Essai MOnographique de la famille des 
Gyrinidæ, 3° partie (fin), Orectochilini (genres Gyretes, 
Orectochilus, Orectogyrus) et Catalogue des Gyrinidæ. — 
Planches 11, 19, 13 et 44 (Gyrinides, pl. V, VI VIL et VIII). 385 

FAIRMAIRE (Léon). Note sur quelques Coléoptères de Magellan 
Rate ÉAUE SCA As Nr PRES L83 


— Description de quelques Coléopières de Ja Patagonie et de 
la République ATÉCNÈNE een Nr ENS ANRT 507 


SIGNORET (Victor). Révision du groupe des Cydnides, 19° partie 
(genre Ghilocoris ; groupe des Séhirides : genres Pel- 
toxys, Macrhymenus, Microrhynchus Amaurocoris, Li- 
nopsa, Lobonotus, Gnathoconus). — Planches 15 et 16 
(Gydnides, pl. XXII et XIV Ce In ae VE ROR 517 


BIGOT (J.-M.-F.). Diptères nouveaux ou peu connus, 23° partie : 


XXXII. Syrphid, 2° partie : Espèces nouveiirs, n° IT. 995 
— Annotations et errata 


LC RO LEE IE ee de EURE AUS 559 
MABILLE (Paul). Notice nécrologique sur A. de Graslin. . AE 561 
JOURDHEUILLE (Camille). Notice biographique sur Jules Ray 0e 565 
SALLE (Auguste). Notice nécrologique sur John-L. Leconte. . ; 571 


Léveizré (Albert). Table du Bulletin bibliographique. . . 3e partie, 65 


DESMAREST (Eugène). Liste des Membres de la Société pour 
l’année 1883 


PNR AMEN ve CRE Id., 69 
— Table alphabétique et analytique des matières contenues 

GéT ie Vonine he, ARE CR Res Id., 95 

— Table alphabétique par noms ÉGUTEUTS EAN ANSE AIR Id., 415 
BEDEL (Louis). Faune des Goléoptères du bassin de la Seine et 

de ses bassins secondaires (2° volume) : 

Sous-Ordre Rhynchophora : famille et sous-famille Cur- 

HO APCE MAN NAS 81 à 96 


Nota. Les feuilles 3, 4, 5 et 6 de la Faune des Coléoptères du bassin 
de la Seine, par M. L. Bedel, doivent être jointes aux feuilles 4 et 2e 


publiées dans les Annales de 1882, pour former ultérieurement un volume 
spécial. 


Paris. —Typographie Épouarn Duruy ET Ce, rue Dussoubs, 22 
(ancienne maison Félix Malteste et Ce). 


Annonces d’ouvrages entomologiques (suite). 


180 Deutsche Entomologische Zeitschrift (Société entomologique allemande, 
A M. le Dr KRAATz), cotisation annuelle, cahiers rendus fraco : 
3 fr. 


190 Berliner Entomologische Zeitschrift, rédacteur M. le D' H. DEWITZ, coti- 
sation annuelle, cahiers rendus franco : 12 fr. 50 c. 


200 Catalog der Coleopteren von Sibirien, elc., par Lucas VON HEYDEN. Broch. 
in-80. Berlin, 1880-1881. Prix : 7 fr. 50 c. 


21° Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phyto- 
phages (Clythrides), par M. Ta. LacoRDAIRE; 2° vol. in-8° : au lieu de 
12 fr., prix: 10fr. 

22° Supplément à l’Essai monographique sur la famille des Histérides, 


par M. »E MARSEUL (extrait des Annales de la Société entomologique de 
France); 1 vol. in-8°, avec 13 planches noires. Prix : 10 fr. 


33° Essai monographique sur les Clérites, par M. le marquis Max. SPINOLA ; 
47 planches coloriées, sans texte. Prix : 14 fr. 


24° La chasse aux Coléoptères, par M. Leprieur. Brochure in-8° de 112 pages, 
prix franco pour la France : 2 fr. 25. 

250 Catalogus Coleopterorum Europae et Caucasi, auctoribus Dr L. v. HEYDEN, 
E. REITTER ET J. Weise, editio tertia. Prix : 7 fr, 50 c.; par la poste, 
7 fr. 80 c. 

260 Monographie de la famille des Cicindélides, par M. J. THomson; 1 vol. 
in-40 avec 11 planches. Avec planches coloriées, prix : 30 fr.; avec planches 
noires, prix : 24 fr. 

270 Archives entomologiques, par M. J. Taomson; 2 vol. in-8°, avec planches 
coloriées, prix : 75 fr.; avec planches noires, prix : 60 fr. 


28° Arcana Naturæ, par M. J. Tnomsow; 1 vol. grand in-folio, avec planches 
noires, prix : 60 fr. 

290 Essai d'une classification de la famille des Cérambycides, par M. 3. 
THOMSON ; 1 vol. grand in-80, avec 3 planches noires. Prix : 30 fr. 


30° Énumération des Carabiques et Hydrocanthares du Caucase, par MM. le 
baron DE CxAUDOIR et HOCHHUTH; 1 Vol. in-80. Prix : 5 fr. 


319 Otiorhynchiden S. STR. von G. SEIDLITZ ; brochure in-80. Prix : 5 fr. 


320 Liste générale des Articulés cavernicoles de l'Europe (extrait du Journal 
de Zoologie), par MM. L. BEDEL et E. SIMON; broch. in-8°. Prix : 2 fr. 50. 


33° Monographie des Guëpes solitaires, ou de la tribu des Euméniens, par 
M. HENRI DE SAUSSURE; in-8°, avec planches caloriées. Prix : 36 fr. 


34° Monographie des Guëpes sociales, ou de la tribu des Vespiens, par 
M. HENRI DE SAUSSURE ; in-80, avec planches coloriées. Prix : 66 fr. 


35° Monographie des Fausses Guêpes et Supplément à la Monographie des 
Guëpes sulitaires, par M. HENRI DE SAUSSURE ; 1 Vol. in-8°, avec planches. 
Prix : 36 fr. 

36° Mémoires pour servir à l'histoire naturelle du Mexique, des Antilles et 
des Etats-Unis, par M. HENRI DE SAUSSURE; {re livraison : Crustacés ; 
2e livraison : Myriapodes. Prix de la livraison, avec planches : 9 fr. 


370 L’Olivier, son histoire, sa culture, ses ennemis, ses maladies et ses amis, 
1er fascicule ; — Le Frelon (Vespa crabro) et son nid, 2e fascicule. Broch. 
in-8o, avec une planche coloriée, par M. PERAGALLO, membre de diverses 
Sociétés savantes. Prix : 4 fr.; par la poste : 4 fr. 40 c. 


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